16 juillet 2012

Porno scolaire: Monsieur Egalité marque son territoire!

A peine en fonction au Bureau de l’égalité du canton de Zürich, le délégué aux questions masculines lance un pavé dans la mare. J’ai failli éclater de rire. D’abord, disons-le tout net: les hommes ne sont pas des cochons et les femmes ne sont pas des pimbêches. Enfin parfois si. Mais c’est normal. Hommes et femmes n’abordent pas la sexualité sous le même angle. Et ce n’est pas que cul-turel. Non, je ne ferai pas de dessin...


couple3.jpgExpliquer cela aux adolescents, leur dire quelles sont les modes de fonctionnements prévalents et les règles du jeu, pourquoi pas? Si cela peut améliorer les relations entre femmes et hommes, j’abonde. Le blog Civitas en a fait un billet. Je vais aborder le sujet sous un angle légèrement différent.


Le fond

D’un côté je me dis que si les ados regardent de toutes façons du porno, autant que ce soit dans des conditions pédagogiques. Car les images servent bien sûr à éveiller une excitation normale à cet âge, mais aussi à voir comment l’autre est fait ou faite et comment cela marche. Quand j’avais 13 ans, avec mes copains on fauchait un magazine de mode à l’une de nos soeurs et on regardait les pubs de femmes en soutien-gorge! La curiosité pour le sexe et le corps est normale.

L’intérêt des images est de montrer les représentations de la relation sexuelle selon chaque sexe. On montrerait que les femmes ont souvent besoin de temps, de montée progressive, même si parfois elles sont aussi excitées par un coït vite fait à la hussarde à la cuisine avant que les pâtes ne débordent, ou dans un ascenseur (il faut quand-même plus que deux étages...). On montrerait aussi que les hommes ont une belle impulsivité mais qu’ils gagnent parfois à prendre leur temps. Le plaisir partagé est plus intense. On déculpabiliserait ceux qui ne tiennent pas plus de quelques minutes: les acteurs qui durent une heure se sont beaucoup entraînés! Et ils font des pauses.

A partir des images on pourrait aussi parler de la taille des pénis, question souvent angoissante pour les jeunes mecs. Les acteurs pornos étant choisis dans les haras, couple2.jpgils n’ont que peu à voir avec l’humain lambda. Mais un pénis moyen peut être tout aussi efficace. D’autant que le vagin s’adapte et que la conjonction des désirs fait monter les sensations.

De l’autre côté, on demande encore à l’école d’éduquer à la place des parents. Ce qui me dérange. Et puis mettre ensemble les filles et les garçons ne serait peut-être pas une bonne idée. Il me paraît préférable que chacun connaisse les mystères de la sexualité mais qu’à deux ils aient l’impression de les découvrir. Si les deux ont fait le même cours, on peut s’attendre à ce que l’un ou l’une dise à l’autre: «Non, pas comme ça, tu as vu». Et qu’en place d’inventer leur propre modèle, ils se moulent dans les images et soient moins eux-mêmes.

Et puis il me semble avoir lu quelque part que les hommes seraient assez sensibles à l’excitation par les images, et les femmes le seraient plus aux mots et aux situations. Ce n’est pas absolu. Les mots, les regards et les attitudes me touchent personnellement beaucoup. Et bien des femmes aiment se voir pénétrées. Il faudrait donc choisir des films où il y a un vrai érotisme, pas seulement un mouvement de piston avec des cris surajoutés. Il faudra enfin que les profs femmes et hommes sachent ne pas montrer d’émotion après le film...


La forme

Je trouve très amusant que ce soit Monsieur Egalité de Zürich, Markus Theunert, qui lance cette proposition. Lui, homme fin et sensible, psychologue de métier, montre aussi de l’audace et ne craint pas la confrontation. Un mec, quoi! Pour faire le pendant des fémrads professionnelles qui ont décrété que l’égalité leur appartenait en propre, il faut bien un mâle qui sache marquer son territoire.

couple5.jpgEt là il le marque fort. Surtout quand on sait que nombre d’abolitionnistes de la prostitution se recrutent chez les fémrads. Les voici devant une question qu’elles contournent habituellement: la pornographie est-elle de la prostitution? Vont-elles se dresser contre cette proposition au nom de la représentation de la femme dans le porno?

Et les hommes se dresseront-ils contre la représentation de l’homme dans le porno?

Non bien sûr, les hommes n’ont rien contre le porno, au contraire. A croire que leurs femmes se sont tellement refusées à eux, ou ont mis tellement de conditions au sexe, qu’ils ont besoin d’images crues pour respirer un peu.

J’exagère, bien sûr. Enfin j’espère. Les filles ne sont pas de simples rabat-sjoie face à des hordes de  fauves en rut. Parce que si je n’exagère pas, alors la proposition de Markus Theunert est peut-être une manière d’aider à comprendre que le désir de l’homme et celui de la femme sont pareillement importants.

18:11 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : porno, école, sexualité, égalité, theunert, hommes, femmes, féminisme, adolescents, écoles, pénis, vagin, coït | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Débattre de pornographie avec des ados, après visionnement ?
Pourquoi à l'école ?
J'espère que cette tâche n'incomberait pas aux profs, selon ce marqueur de territoire !
Il veut montrer des images "soft", sélectionnées, est-ce que c'est encore du vrai porno ?
Regarder du porno à l'école, même sélectionné, avec des élèves, franchement là, on va trop loin.
Parler de pornographie, sans en regarder ensemble, c'est envisageable.
J'ai même dû le faire, en urgence, car les garçons d'une classe d'élèves de 12 ans essayaient d'imposer aux filles d'en visionner, en leur flanquant leur natel sous les yeux. De plus, ils étaient devenus hyper-grossiers et méprisants avec leurs camarades de classe féminines. Ces garçons étaient intenables, hors de leurs gonds et en fait, très perturbés, malgré leurs fanfaronnades. Les filles n'ont pas osé en parler, et pour finir, un garçon un peu extérieur au groupe m'a révélé le pot aux roses.
Quitte à passer pour une mauviette, voici ma position, telle que je l'ai définie face à la classe :
Ces images ne leur sont pas destinées et elles représentent, le plus souvent, une image faussée de la réalité et qu'elles ne peuvent pas servir de modèle ou d'idéal. Il est compréhensible que ces images envahissent leurs pensées, parce qu'elles sont tellement surprenantes et fortes, qu'elles en deviennent tyranniques. Elles sont faites pour provoquer des réactions et de l'excitation. C'est pour ça

Écrit par : Calendula | 16 juillet 2012

Je ne pense pas que ce soit être "mauviette", Calendula.
Je reprends votre conclusion:

1. Les images ne leur sont pas destinées, en effet. Elles sont destinées à des adultes.

2. C'est une image faussé de la réalité: certainement. Comme tout film ou roman,, sauf que là la suggestion est esclusivement sexuelle.

3. Les images sont prenantes. Oui. C'est d'ailleurs fait pour.

4. Oui, elles sont faites pour provoquer de l'excitation.


Toutefois le sujet n'est pas simple. La première chose que j'entends dans cette proposition est que les ados regardent déjà ces images. Votre expérience le confirme, et cela dès l'âge de 12 ans. Avec le résultat que vous décrivez. Il y a peut-être là un décalage entre ce que les éducateurs enseignent et ce que les ados regardent.

Voici par exemple un flyer de présentation du programme d'éducation sexuelle du DIP:

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:gVD2ihLyOR0J:www.ge.ch/oj/pdf/flyer_a_l_ecole_aussi.pdf+histoire+de+la+vie+%C3%A9ducation+sexuelle&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESh1fDA8NGcjMh0LcKw4E5vXZTEbWp2sfi7j1xOr6vlkkeNLruKY1JsHGG3Dv1Yivz67VO8mrii1U8N2_ZYZA0l43Y2XgvjC5ezTjR7We6oSYRBLb_XAuXAccP976SHjgMYr2bC1&sig=AHIEtbRGGbcPjedA9f227pkiSTahQd1Dqw


J'en reprends la présentation générale:

"Aujourd’hui, l'éducation sexuelle c'est :

 enrichir les connaissances sur tout ce qui concerne la vie sexuelle
et affective
 renforcer les valeurs telles que le respect de soi-même et d'autrui
 montrer les limites entre ce qui est intime et ce qui ne l'est pas
 donner des repères sur ce que la société montre de la sexualité (médias)
 informer sur certains risques et moyens de prévention liés aux relations
sexuelles et grossesse précoce, infections sexuellement transmissibles
et SIDA
 développer les compétences à exprimer ce que l'on vit ou ressent et
à savoir dire non
 prévenir différentes formes de violence (maltraitance, abus sexuels,
homophobie, etc.)
 connaître les personnes ou institutions à qui s'adresser en cas de besoin
 promouvoir les droits de l'enfant"

Et plus loin:

"En 8ème année CO

Éducation à la vie affective et sexuelle :
 valorisation du respect de l'autre et de la dimension affective de la sexualité
 clarification des connaissances sur la procréation
 prévention des risques de grossesse précoce, des infections
sexuellement transmissibles et du SIDA."


C'est très joli comme présentation, très correct. Mais n'est-on pas à des lieues des préoccupations réelles des ados? Ça me rappelle presque le prof que j'ai eu et qui nous parlait de la fleur et la graine... En un peu plus moderne.

Ce que vous décrivez de cette classe et de ce groupe contient une violence énorme. Qu'en faire? Interdire les images: impossible avec les portables. Attendre que les familles en parlent: on peut rêver, à part quelques cas. Les parents eux-mêmes sont-ils assez clairs avec la sexualité pour en parler en tant qu'éducateurs? Ce serait bien, mais c'est peu réaliste.

Je ne sais pas ce que M. Theunert a précisément comme idée sur la question. Mais j'imagine bien le malaise qu'il y aurait à passer de telles images en classe. Sauf pour en faire un vrai décryptage: analyse des images, des relations, leurs faire exprimer leur ressenti face au type de relation qu'ils voient à l'écran. Accepter l'attrait du corps mais les pousser à chercher en eux-mêmes quel est le rêve profond qu'ils ont.

Le risque éventuel, mais je ne sais pas s'il est grand, serait que ces images soient banalisées par le fait d'êtres vues en classe. Mais n'apprend-on pas aussi l'anatomie, la physiologie humaine et animale, ainsi que la reproduction? Les images sont alors "techniques", et en parler techniquement permet de contourner le fait qu'il y faut en plus le désir.

J'ai l'impression que M. Theunert touche un point juste mais très difficile à détricoter. Et votre expérience montre que les garçons ont quelque chose d'autre que les filles à gérer en matière de sexualité. Mais cela ne semble pas vraiment pris en compte.

Je pense aussi que l'éducation genrée avait du sens car on pouvait cadrer les garçons très tôt dans un rôle et un comportement où ils étaient reconnus. La tendance actuelle unisexe ou indifférenciée va - et c'est une de mes thèses - aggraver et généraliser les situations comme celle que vous avez eue à gérer. Elle est potentiellement génératrice de violence et va exactement au contraire du but rechercher: améliorer les relations hommes-femmes.

Je ne dis pas pour autant qu'il faut prendre la proposition telle quelle mais elle appelle à une vraie réflexion, plus loin qu'une simple provocation.

Écrit par : hommelibre | 16 juillet 2012

Je continue: l'indifférenciation vers laquelle on va est génératrice d'une grande violence, parce que les sexes et la relation sexuelle hétérosexuelle sont fondamentalement différents.

Par exemple, devant de telles images, je verrais bien les filles dire aux garçons vraiment ce qu'elles en pensent, et vice-versa, sans jugement, sans stigmatisation, ou alors avec un constant décryptage des interactions, et avec le but de faire passer la parole des unes et des autres et de leur permettre de s'ancrer dans leur ressenti, ressenti reconnu par un éducateur donc par la société. Mais il faudrait des éducateurs d'un certain âge et avec une bonne formation en psychologie.

Je pense de plus en plus que l'indifférenciation est une fausse route. L'égalité de droit confondue avec la similarité est en train de faire des ravages. La violence est une des manières radicales de marquer sa différence et de sortir de ce "1984" culturel.

Il faut rétablir les différences (qui n'empêche en rien la nécessaire égalité de droits et de chances) et valoriser à la même hauteur les garçons et les filles.

Écrit par : hommelibre | 16 juillet 2012

L'article de la TdG est plus précise que celui du Matin.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/montrer-films-x-enfants---absurde-/story/10789417

On y apprend que cette idée du débat à l'école date du mandat précédent de M.Theunert et que on la ressort probablement pour créer une embrouille.
Car souvenons-nous : en Suisse-Alémanique, il se trouve beaucoup de parents pour remettre en cause l'éducation sexuelle tout court. J'imagine l'effet que cette histoire de pornographie peut provoquer. Aux abris !

Déjà, je constate avec soulagement que Monsieur T. ne préconise pas que ces hypothétiques débats illustrés soient menés par les profs. :-))))

J'entends bien votre souci de différenciation filles/garçons et il est complètement légitime, car différences il y a. A 12 ans, ça saute aux yeux. Nous avons déjà parlé des différences dans le rendement académique.

Les ados peuvent être très désinhibés, lorsqu'il s'agit de brocarder les autres, mais très prudents lorsqu'il s'agit de parler de leurs vrais sentiments devant leurs camarades.
Je les comprends, ils vont se retrouver en classe, dans le bus, sur facebook et ne peuvent pas compter sur la confidentialité exigée d'emblée par les adultes. Vous écrivez :
"Par exemple, devant de telles images, je verrais bien les filles dire aux garçons vraiment ce qu'elles en pensent, et vice-versa, sans jugement, sans stigmatisation." Oui, on aimerait bien, mais rien n'est moins sûr.

Vous trouvez le programme d'éducation sexuelle bien prudent. Il y est pourtant question des médias, du fait de pouvoir dire non, de prévenir la violence. D'après ce que je sais, c'est fait de façon directe et sans prendre de pincettes. Les élèves peuvent poser des questions anonymement, par écrit. A certains moments,les filles et garçons sont pris séparément, pour qu'ils puissent parler librement.

La grave question de la prise en compte des spécificités et des différences entre filles et garçons peut être abordée par d'autres thématiques que la pornographie, qui me semble être l'angle d'attaque la plus dramatique et difficile. Des lectures en cours de Français, des débats en heure de maîtrise de classe suite à des conflits ou difficultés relationnelles s'y prêtent bien.
P.ex. un garçon qui se bagarrait beaucoup a déclaré : "Pour se faire respecter, un garçon doit taper. Les filles n'ont pas besoin de se faire respecter, donc elles ne tapent pas." Vaste débat, mais passionnant. J'avais trouvé compliqué de répondre à ça, tellement il y avait de présupposés. Ma première question était : Pourquoi certains garçons on besoin de taper et d'autres pas ?

Dans mon école, nous essayons de pratiquer "le débat philosophique" avec nos élèves. C'est dans ces cours-là que j'ai pu entendre les choses les plus étonnantes. Nous suivons une démarche assez cadrante, dont l'objectif est d'apprendre à écouter, à s'exprimer en argumentant et en tenant compte ce que les autres ont dit. C'est vrai que cela ne se pratique pas dans l'idée de faire ressortir des différences sexuées, mais avec l'objectif de reconnaître que les autres ont des idées différentes, mais pas idiotes pour autant.

Pour en revenir au visionnement de la pornographie : c'est donc un fait avec lequel il faut compter. Ca ne veut toujours pas dire que tous les ados la regardent. Je trouverais dingue que certains voient leur premier film porno à l'école et qu'on leur demande d'en débattre. Ca, ça me semble assez violent.

Je pense que c'est malgré tout important de continuer à interdire, en expliquant pourquoi. S'ils transgressent, les ados doivent pouvoir en parler avec des adultes, mais seulement ceux que cette expérience fait souffrir ou dont le comportement pose problème.
Prendre du temps scolaire pour cette problématique supplémentaire me semble disproportionné. Nous vivons dans une société dans laquelle la sexualité est représentée de façon très ouverte. Il faut l'assumer collectivement et ne pas demander à l'école seule de prévenir les dommages collatéraux.

Écrit par : Calendula | 17 juillet 2012

coucou Homme Libre,
mais c'est pas interdit au moins de 16 ans???jpense que chacun devrait suivre son rythme pour découvrir la sexualité, jcrois pas que tous soient au même stade de maturité?
perso,je suis réceptive à tout, mot, musique,voix,danse, image, torse sans poil, bras,kilt,tatouage...;))) sauf le film x, j'en ai vu 5 min, à 14 ans, le film a commencé sur le coit,on a dit "laisse tombé, vas y mets nous un dessin animé"!!!;)))
bizzzouxxx!!!

Écrit par : Sarah | 17 juillet 2012

Bonjour à tous.
Abominable comment le sexe perd de sa valeur en fonction du culte du moi et du tout tout de suite.
Et dire que la crise d'ados est mal acceptée alors que les adultes sont encore plus troublés par leurs hormones.

J'ai mon slogan :
Porno, ça manque d'imagination.

L'image du sexe tant extériorisée prouve que la sexualité se fait du tabou pour son vivant.

Le sexe ça se mérite comme une cerise sur le gâteau.
Après tout être coincé c'est un atout :)
La vulgarité commence là où on ne prend pas le temps d'apprécier.
Je pense.
Et malgré les dégâts solides objet d'éducation à rattraper.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

Peut être que le plus tôt les jeunes se déniaiserons que le plutôt ils passerons sur les effets pervers pouvant se lier à ce phénomène !

Nous sortons de pas mal de siècles de réprssions accompagnés de pédophilie instutionalisées et protégées, que risquons nous de pire ?

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

Peut être que le plus tôt les jeunes se déniaiserons que le plutôt ils passerons sur les effets pervers pouvant se lier à ce phénomène !

Nous sortons de pas mal de siècles de répressions accompagnés de pédophilie instutionalisée et protégée, que risquons nous de pire ?

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

Et puis les gens du porno ne sont qu'une minorité à vouloir dominer le monde des idées sexuelles.
Après les médias en font leur idée bien rodée pour le multiplier en appât.
Et le sexe devient chantage...
Le monde a besoin d'une cure de rappel à la grâce du mouvement de son existence: l'exploration intuitive.
Mais faut pas avoir peur de l'inconnu.
C'est ce qui fait la différence avec le vouloir parce que je connais.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

Cristal, pas très beaucoup comprendre la dernière phrase ??

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

Bonjour Corto. Merci de votre attention.
La dernière phrase veut dire que l'effet de surprise n'a plus de sens pour ceux qui prennent connaissance avant de la découvrir dans l'action.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

Coucou John! Merci de m'avoir citée dans ton article. J'apprécie ta déontologie!
On a en effet pas attendu l'école pour se procurer des journaux prono à l'âge de 12-13 ans ...

"Les filles ne sont pas de simples rabat-sjoie face à des hordes de fauves en rut. Parce que si je n’exagère pas, alors la proposition de Markus Theunert est peut-être une manière d’aider à comprendre que le désir de l’homme et celui de la femme sont pareillement importants." Si c'est l'intention du sexologue zurichois, l'initiative peut avoir un sens d'autant que la sexualité a trop longtemps été dénigrée (son mécanisme du désir et la nature de son plaisir érotiques) ... souvent présentée comme un simple morceau de chair sans volonté propre, donc réduite à l'animalité, la femme illustrée dans les média pornos est rarement traitée comme une personne. Tu as raison de relever que si l'activité pédagogique en question est la reconnaissance publique de l'importance égale du désir de l'homme et de la femme.

Écrit par : Micheline P. | 17 juillet 2012

Chrital, ça s'appel aussi l'effet mille-pattes, si un mille-pattes devait réfléchir, il se péterait la gueule !

Tout à fait d'accord avec vous chrstal!

Non mais, ça va pas le chalet !!!! pourquoi pas encore nous dire comment nous torcher pendant qu'on y est, ou plutôt, con y est !!

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

Calendula, J'ai lu l'article dans l'édition papier et sur le site, Sur papier il replace les propos qu'il a tenus à l'époque, qui ne sont pas la phrase de 20minutes, canard qui affirme simplement qu'il faut donner du porno à l'école. Il contextualise en proposant une vraie analyse des images. C'est plus dans le sens de ce que je pense.

Le site TdG précise:

"L’association justifie également sa position sur le sujet, en expliquant être pour une clarification de l’article 197 du Code pénal, qui interdit le visionnage de films pornographiques aux moins de 16 ans, afin que : « les parents et des professionnels formés ne soient pas punissables s’ils rendent accessible à des jeunes de moins de 16 ans des documents pornographiques selon des objectifs éducatifs clairs et en sélectionnant soigneusement les images.»

En clair, Männer.ch est pour une dépénalisation de l’interdiction de l’accès aux films, images et autres contenus pornographiques pour les parents et enseignants qui tentent d’éduquer leurs enfants sur ce problème."


N'empêche, plusieurs questions sont posées avec cette idée:

1. Les jeunes ados ont accès à de la porno sur leur portable. Qu'est-ce qu'on en pense, qu'est-ce qu'on en fait?

2. Faut-il en parler avec eux ou laisser faire? Et s'il faut en parler,: qui, comment, à quel âge, dans quel contexte, avec quel risque éducatif et pénal?

3. En parler sans décrypter les images a-t-il un véritable effet pédagogique?

4. Faut-il l'imposer à ceux qui ne sont pas captés par ces images? Séparer les filles et les garçons? Traiter pédagogiquement les sexes de manière différente?

5. D'une manière générale, dans une société ouverte à la sexualité, comment gérer ces sollicitations et éveils précoces?


Au fond, c'est en résumé le débat proposé. Débat important puisqu'il est question des premières modélisations des relations sexuées. Ce débat a certainement déjà en partie lieu parmi les enseignants. Ce qui l'éclaire différemment est l'idée de visionner des images légalement.

Le mot "porno", comme certains autres, font appel à des réactions très émotionnelles, porteuses de jugements négatifs, alors que dans une société libre et adulte les humains majeurs vivent leur sexualité comme ils l'entendent. Tout est permis s'il n'y a ni souffrance ni contrainte.

Merci pour votre développement, très instructif.

Écrit par : hommelibre | 17 juillet 2012

Ce qui me choque dans des explications mécaniques c'est qu'elles ne font pas reflet de la singularité. Chacun et chacune a sa morphologie, sa physiologie et son rapport au corps.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

Cristal,

"La vulgarité commence là où on ne prend pas le temps d'apprécier." Point de vue intéressant. Et sujet difficile.

En fait les cours ont été introduits à l'école parce que la sexualité était très peu ou pas du tout abordée dans les familles: grossesses précoces, maladies, connaissance du corps, etc.
La découverte spontanée ne donnait pas réponse à tout.

Écrit par : hommelibre | 17 juillet 2012

hommelibre, le porno est dépassé, c'est un truc pour les vielles carcasses de 16 ans !!

Attendez, ou plutôt attendons-nous a quelque chose plus fun de cette nouvelle génération, pouvoir prévoir ce que nous concocte la jeunesse, reviendrait à conclure, qu'ils sont déjà vieux !!!!!

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

@hommelibre
Merci du commentaire.
Peut-être que les cours devraient être une option pour ceux qui se sentent motivés et prêts... Cela donnerait plus d'autonomie libre, d'engagement, d'implication et de l'intérêt spontané... Et de l'inspiration... Un bouche-à-oreille sain pour susciter l'intérêt des autres par une bonne curiosité et une meilleure attention pour les cours.
Volontaire c'est le mot.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

© Cristal: oui, volontaire, bonne suggestion, avec l'effet de curiosité qui ouvre davantage l'esprit.

Écrit par : hommelibre | 17 juillet 2012

Non mais je rêve là! STOP. Faire visionner du porno hard, même scato et sado masochiste, d'après ce que j'ai lu, à l'école???? non mais c'est un grand malade ce type. La sexualité, que je sache, ne se résume pas sur le modèle des films pornographiques. avec tous les problèmes que l'on connaît chez les jeunes aujourd'hui qui, justement, visionnent trop tôt ce genre de films et en font une référence en matière de sexualité jusqu'à déraper parfois, je trouve incroyable que ce mec puisse oser proposer une telle ineptie. La seule chose positive là-dedans, c'est que, au moins, les masques tombent lorsqu'un type comme cela dérape et il est alors plus facile de l'avoir à l'oeil!
J'ai beaucoup d'humour sur les questions de la sexualité car je ne suis pas une "pimbêche" je crois, mais dès que cela touche aux enfants, là je perds totalement mon sens de l'humour. Et pourquoi pas l'autre abruti de Rael pour distiller en classe ses fameux cours d'éveil à la sexualité des tout petits! non mais on nage en plein délire

Écrit par : vali | 17 juillet 2012

"qu’elles contournent habituellement: la pornographie est-elle de la prostitution? Vont-elles se dresser contre cette proposition au nom de la représentation de la femme dans le porno?"

C'est ce que je me suis toujours demandé moi-même. Je ne suis pas sur que l'on interdise aux femmes de faire du porno. Sans doute ceux qui regardent sur le Web seront censurés. Je parle bien évidemment des hommes, puisque chacun sait que la répression de la liberté sexuelle ne concerne que le sexe masculin.

Écrit par : kasilar | 17 juillet 2012

@vali
Un enfant peut tomber sans le vouloir sur des images pornographiques et puis il peut après selon sa sensibilité être traumatisé pour de longues années, c'est clair.
Et dans ce cas là le laisser s'exprimer à sa manière ce qu'il en a ressenti peut lui éviter bien des frustrations pour sa croissance... Il peut retrouver une bonne image, une image qui le détermine à sa manière de construire sa vie future.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

@kasilar
Aujourd'hui la femme c'est couche-toi si t'es une femme.
A force de la persuader elle s'en sert pour dominer et se dire qu'elle assume sa féminité.
Et puis vient sa maîtrise comme un don naturel d'être à son image au-delà de l'homme.
Aller changer ça ou lui faire comprendre que cette liberté n'est propre qu'à elle après tant de chemin pour arriver à se sentir comme bon lui semble par le masculin.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

@cristal
On ne parle pas de tomber par hasard sur ce genre d'images, on parle bien d'instituer une sorte d'accompagnement dans la découverte de la pornographie.
Il est question dans ce que prône le monsieur d'éducation...sic
Je suis fermement contre. Il faut bien que les jeunes ados comprennent que la pornographie, c'est un jeu d'acteurs/actrices ou les sentiments n'ont rien à voir. La découverte de la sexualité et du rapport amoureux se jouent sur d'autres bases et c'est cela dont il faut rendre attentif les jeunes. Qu'ils fassent bien la différence entre sexualité épanouie entre deux partenaires qui ont des sentiments l'un envers l'autre et du cinéma où il n'est question que de l'acte sexuel

Écrit par : vali | 17 juillet 2012

Ok, @vali.
Alors c'est un sujet qui pourrait être aborder en cours de philosophie.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

En philosophie !!

Les gamins qui mattent des adultes en pleine action, fallait pas attendre internet ! Quand j'était môme, y avait pas internet, c'est tout juste si tout le monde avait le téléphone, mais ça n'empèchait une voisine du rez de tirer des coups avec un store pas très regardant sur les fissures, tous les gamins du quartier attendaient leur tours pour matter et ça chauffait chez la laitière !!!

Faudrait pas croire que le 2D va encore surpplanter la 3D ! Plus tard dans le même immeuble, 3 fenêtres plus loin, c'était la serveuse du café qui se métait des secouées toute seule, ça à durer des années, je peux vous garantir que déjà dans les années 60, pas besoin de suivre des cours pour se faire un dessin, parait-il selon des "spécialistes" du baton, que notre société n'a jamais été aussi pudique que depuis que le porno sur le net est apparu, faisons plutôt attention au puritanistes, ce sont les plus vicieux !!!

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

Cette proposition sensationnaliste est droite ligne de cette tendance à valider par l'adulte les dérives que cette société d'adultes crée déjà chez les ados. Pffffff !

C'est aussi absurde que les théories "gender". Une pensée déconnectée de l'humain.
Dans le même genre, on pourrait établir des cours de prévention de la violence en regardant des films gore, puisque certain le fond ...

Que les ados cherchent par tous les moyens possibles d'approcher les mystères excitants de la sexualité est parfaitement normal. Aujourd'hui l'excitation de la découverte est réduite à des images explicites, caricaturales à l'émotion factice.

L'émotion, justement est une des choses principales dans le message hormonal; dans ces instant de rapprochement et d'échange d'intimité, l'acte sexuel est une sorte de transe où s'efface les limitations de constructions mentales. Où est le message culturel dans ces débats, qui permet de retrouver des repères épanouissants.
Je suis souvent bien perplexe de cette tendance à ramener ces aspects à du biologique, factuels ou technique. Le guide des comportements ramené à de l'éthique de base fait pour des idiots qui n'ont ni bon sens, ni sensibilité.

Tout est fait pour créer des dérives parce qu'en fait, l'émotion de la sexualité est toujours un espèce de tabou. C'est pourtant bien cette émotion qui est au coeur de la chose et qui est évacuée.

Nul besoin de surenchérir en amenant du porno dans les écoles.
Quelle galère cette époque !

Écrit par : aoki | 17 juillet 2012

Commençont par arrêté tous les pédophiles protégés par l'église et la police !!!!

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

Je précise. En philosophie, les ados pourraient s'exprimer avec leurs propres références...
La question serait: Est-ce que la pornographie est un modèle d'existence ?
Et peut-être qu'on serait beaucoup plus surpris par leur réalité et leur besoin face à des sondages superficiels utilisés à outrance quand il y en a pour se décider envers la société.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

@hommelibre,
Votre résumé en 5 points a le mérite de la clarté.
La vraie question est : que faire au sujet du visionnement de la pornographie par de jeunes ados ? Comment les adultes peuvent-ils prendre leurs responsabilités face à ce problème réel ?
On doit pouvoir rendre cet accès aux images plus difficile. N'étant pas une spécialiste du cryptage et autres codes d'accès, je ne peux pas imaginer de vraies pistes. Toutefois, je n'arrive pas à croire que ce ne serait pas possible.
Il me semble évident qu'il faut parler de ce sujet, lorsqu'il se présente, mais ne pas visionner quoi que ce soit avec des jeunes. Ce n'est pas aux adultes d'amener une problématique, qui effectivement ne concerne pas tous les jeunes et pas simultanément.

@aoki, je suis totalement d'accord avec vous quant à cette incroyable technicité et l'absence d'émotion dans l'approche pornographique.
Bien sûr, M. Theunert voulait justement débattre de cela, mais quelle vision abstraite que la sienne ! Comment imaginer que ça puisse réussir, à large échelle, avec les problèmes concrets (points 2-4 de la liste d'hommelibre)?
Les émotions sont du domaine de l'intimité et les ados ont une grande pudeur, malgré les apparences.

Écrit par : Calendula | 17 juillet 2012

Je trouve que l'intimité devient tabou à cause du peu de place de liberté spatio-temporel qui lui reste sur cette planète.
Et je pense alors que les questions essentielles et simples sont très difficiles tant l'imaginaire est exposé à la réalité.
Bref, le virtuel prend le pas sur cette dernière et c'est vrai qu'il est temps d'y penser et d'agir en fonction de l'époque.
Voilà, le sujet me dépasse mais c'est sympa d'échanger.
Merci à tous. Bonne soirée.

Écrit par : Cristal Gagnante | 17 juillet 2012

Tout ce scénario n'a été mis en place par nos goebels de la communication afin de pouvoir appater le goujon, c'est du pain sec jetté en pature pour amuser la galerie, pendant ce temps la banque nationale nous bouffe notre avs à coup de centaines de milliards !

D'un coté on balance que le déficit de l'avs dépasse 4 milliards et de l'autre nos technocrates fillent les infos aux copainsm aux grandes banques et à leur femme, et font péter des dizaines de milliards et cerise sur gâteaui pour distraire un peu, un petit coup de pédophilie institutionnelle balancée par dessus bord et vous vous jetez tous à l'eau comme des jeunes premiers ! Voilà ce qu'il se passe dans ce pays de privilégiers parmi les privilégiers !!!

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

@ John :
"Et votre expérience montre que les garçons ont quelque chose d'autre que les filles à gérer en matière de sexualité"
Je ne crois pas.
je pense que les filles briment leurs désirs sexuels et leur dimension pornographique parce qu'il est bien entendu dans notre société que , contrairement aux hommes,si elles s'y adonnent, elles sont des "salopes".
Pou rester "respectables", elles s'ouvriront à leurs désirs dans le cadre d'une relation fidèle et amoureuse.
L'homme n'a pas ce problème je pense.

Écrit par : Patricia | 17 juillet 2012

@ Vali et Aoki:

La proposition concrète de Markus Theunert est quelque peu différente. J'ai regardé le site mais tout en allemand je n'ai pas trouvé d'autre info que celle diffusée hier par Le Matin et 20 minutes. Connaissant un peu les positions de "maenner" je pensais bien que ce n'était pas du premier degré.

Il propose que le fait de montrer une vidéo pornographique dans un cadre scolaire (ou familial) ne soit pas pénalisé comme c'est le cas, dans la mesure où il s'agirait d'une action pédagogique, et si elle s'impose. Ce n'est pas une incitation à généraliser la chose. Il ne s'agit donc pas de l'introduire à l'école par principe, et encore moins de montrer des images scabreuses comme on a pu le lire sous la plume délirante d'un journaliste. Comme le suggère Calendula, il pourrait y avoir une volonté d'embrouille derrière ce délire. La nomination de Markus Theunert a été accueillie plus que fraîchement par les milieux féministes.

Je ne suis pas trop favorable à ce que l'école éduque à la sexualité. Dans le flyer du DIP dont j'ai mis un lien plus haut, on y parle de beaucoup de choses qui débordent. Par exemple la violence conjugale. Dans l'état d'esprit actuel je me demande bien quel message on fait passer. Là comme dans la sexualité, les stéréotype fleurissent.

La question des ados qui visionnent des images crues sur leur portable reste. On laisse aller? On en discute? Mais en discuter, sans les voir, l'analyse aura-t-elle un impact? Dire simplement que le sexe sans sentiment ce n'est pas terrible, est-ce que cela entrera dans l'oreille des ados?

L'exemple donné par Calendula avec ces élèves de 12 ans est symptomatique de quelque chose qui se joue et qui peut avoir des conséquences. Qu'est-ce qu'on en fait?

Écrit par : hommelibre | 17 juillet 2012

Tout ce que je peut certifier, c'est qu'avec ce genre d'intox particulièrement malsaine, vendez vos francs suisses, ça sent la grosse arnaque comme il y a quelques mois !!!!

Écrit par : Corto | 17 juillet 2012

@ Patricia:

Une réponse à votre comm n'est pas passée. La voici à peu près:

Pensez-vous que ce soit simplement le regard de la société? N'est-ce pas une façon pour les femmes de se préserver de grossesses dans des conditions précaires? (Ce malgré la contraception, qui n'efface pas ainsi les modélisations).

Écrit par : hommelibre | 18 juillet 2012

Comme hommelibre, je pense que les garçons ont autre chose à gérer que les filles.
Ceci n'est qu'une intuition, puisque je ne peux pas faire l'expérience d'être "dans la peau d'un blond", pour pasticher le titre d'un film comique connu.
Même si ce qui est différent n'était que culturel et basé sur notre éducation, n'empêche que c'est là.
Je m'engage sur un terrain un peu glissant, puisque pas le mien, mais il me semble que les érections involontaires et intempestifs que connaissent les ados(et également des moins ados) doivent avoir quelque chose de très impérieux. Je me suis toujours imaginé que c'était presque comme une force un peu extérieure et donc difficile à contrôler ou gérer. Il y a un truc à apprendre, comme quand on apprend à conduire une voiture : le frein, l'accélérateur, l'embrayage.
Pour moi, c'est un grand mystère.
Il ne me semble pas que les jeunes filles (et moins jeunes) ne fassent l'expérience d'un phénomène aussi fort.
Maintenant, si les garçons de 12-13 ans se mettent à regarder de la pornographie, c'est comme s'ils s'engageaient sur une route de montagne, sans forcément avoir bien appris le code de la route ou le fonctionnement de leur véhicule.

Écrit par : Calendula | 18 juillet 2012

Ce sont les obsédés voulant instituer ce bordel qui se branlent devant leurs écrans dégoulinants, les gamins passent sur ce phénomène comme l'eau sur un canard !

Par contre le nombre de politicards fendus du baton, on va pas dire que ça manque dans les rangs !!!

Écrit par : Corto | 18 juillet 2012

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