08 juillet 2012

Violence en France: un criminologue brise l'omerta

On a l’habitude d’entendre dire que les violences dans certaines cités françaises sont la conséquence d’une exclusion dont seraient victimes certaines populations. La sociologie, qui use depuis des décennies d’analyses de type marxistes pour rendre compte de la société française, fait tout pour accréditer cette thèse.


Elle gomme ainsi la responsabilité personnelle et encourage au déni.

En conséquence les politiques ne prennent pas le taureau par les cornes. Pourtant un crime est un crime. Aucune sociologie ne peut justifier d’abandonner les règles qui maintiennent la société. La France est dans un déni de ce à quoi elle a mal.

Le risque à terme est d’encourager l’ascension de forces politiques plus dures et plus extrêmes. C’est ce qui pend au nez des français. Sur la criminalité, la gauche est historiquement aveugle. On peut donc s’attendre à ce que la situation se dégrade encore. Plus de violence, plus de dérèglement de la société, et un boulevard pour les extrêmes.

Certains acteurs sociaux et institutionnels tentent de se faire entendre. Un criminologue s’en fait le porte-parole: édifiant.


21:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : france, cité, violence, crime, police, école, sociologie, marixste, gauche | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Il faut comprendre la HAINE des anciens esclaves et colonisés, que l'on recueilli chez soi.
C'est de la pure vengeance !
Seulement de la vengeance !

C'est la même chose lorsque les colonisateurs profitent de la société, ils le font par pure vengeance !

Écrit par : Victor Winteregg | 08 juillet 2012

@ Victor Winteregg

"Il faut comprendre la HAINE des anciens esclaves et colonisés, que l'on recueilli chez soi.
C'est de la pure vengeance !
Seulement de la vengeance !

c'est ton ramassis d'inepties !!!

Contre les jeunes immatures qui brûlent des voitures, les idéologies victimistes sont vaines. Chaos urbain: le besoin d'école
Par Sophie ERNST, lundi 28 novembre 2005

Sophie Ernst philosophe et chargée d'étude à l'Institut national de recherche pédagogique.
Les enquêtes réalisées sur les violences urbaines par toutes sortes d'institutions ayant à en connaître (justice, police, école, travail social...) ont mis en évidence avant tout la dimension sociale et globale : banlieues enclavées, pluriethnicité, grande pauvreté, familles nombreuses, chômage, échec scolaire. Il est hors de doute que ces facteurs touchant globalement une population sinistrée sont essentiels. Cela étant, en rester à une description ne nous donne aucune prise pour comprendre les passages à l'acte ni pour y remédier, car il manque les articulations fines ¬ il n'y a que depuis les lieux du pouvoir que les pauvres sont une masse indistincte sans différences individuelles dans les conduites, les valeurs et les aspirations. La télévision s'est faite, tout particulièrement, l'écho de cette vision où la compassion la plus convenue le dispute à la fascination pour le spectacle. C'est ainsi qu'un sociologue nous a doctement expliqué pourquoi l'on brûle les voitures : parce qu'on n'en a pas. Normal, quoi. Mais peut-on en rester là ? L'insistance sur la grande pauvreté et le chômage, comme causes déterminantes et automatiques des violences éveille immédiatement un réflexe offensé de toutes les catégories sociales pauvres ou qui ont grandi dans un milieu pauvre, qui ont le sentiment d'avoir subi avec dignité des situations au moins aussi difficiles : nous n'avions rien, nous non plus, et nous n'avons jamais tout cassé ¬ et certainement pas mis le feu aux autobus, attaqué les pompiers, et détruit les écoles !
C'est une petite partie des jeunes qui passent à l'acte et pas n'importe lesquels : les études révèlent des êtres qui sont bien moins intrinsèquement violents que perturbés et gravement immatures, au sens où ils n'ont pas intégré des apprentissages minimaux de maîtrise de l'émotivité, de l'impulsivité et ne sont pas à même de se poser comme sujets si peu que ce soit autonomes (cette analyse concerne le gros des troupes, non pas les meneurs, dont le profil est sensiblement différent). Le trop court circuit de l'explication par le chômage et les discriminations occulte une difficulté majeure qu'il faudra bien surmonter ¬ ces jeunes qui basculent dans des comportements anomiques, souvent autodestructeurs, parfois délinquants, sont difficilement employables, à peu près pour les mêmes raisons qui les rendaient difficilement scolarisables... On est en deçà même de la disponibilité à l'apprentissage, si celui-ci n'est pas soigneusement soutenu par un dispositif de soutien très attentif. Rares parmi les enseignants, parmi les employeurs sont ceux qui sont préparés à gérer des conduites aussi imprévisibles et réactives.
On a affaire à des individus dont la subjectivité est en grave souffrance, notamment du point de vue de la liaison du temps vécu : enfermement dans le présent, difficulté à réaliser les conséquences d'un acte, encore plus à l'anticiper, chaîne temporelle dangereusement hachée, difficulté à se mettre en pensée à la place d'autrui. Toute situation est structurée de façon binaire, dans la dépréciation stéréotypée des «autres» : territoire ¬ étranger au territoire, eux-nous, gagnant-perdant, fort-faible...
Le tableau nous présente en creux les finalités des apprentissages premiers de l'école. Toute prévention devrait d'abord concentrer ses efforts dans l'encadrement éducatif de proximité, dans les établissements scolaires et dans le soutien aux familles, car il est probable que ces ratages éducatifs viennent en partie de déstructurations familiales, dont les causes sont diverses et complexes, jamais réductibles à un seul facteur (et certainement pas à l'islam). Durement touchées sont les familles issues de mondes traditionnels eux-mêmes ébranlés, qui sont le plus désaccordées à une société postmoderne qui les déstructure à bien des égards. Les diffractions symboliques produisent ici du chaos, où il n'y a pas tant une «perte de repères» qu'une pléthore d'injonctions contradictoires et désarticulées, dans une immense confusion.
La différence avec les années 90 est que certaines idéologies ont été abondamment diffusées par des groupes associatifs et politiques, et ont donné lieu à des versions Internet très violentes. Notamment toutes sortes de discours qui héroïsent et justifient les actions violentes en leur fournissant une explication stéréotypée jouant de l'inversion de culpabilité. Ce sont ces discours manichéens qui vont fournir une cohérence et une identité en liant des éléments chaotiques et en leur donnant une apparence de sens. Ainsi, à cette immaturité subjective se superpose une posture d'ex-colonisé, indigène de la République, victime du néocolonialisme républicain, descendant d'esclave, victime du racisme et des discriminations, condamné au chômage ou au rejet sur le seul critère de son appartenance ethnique. Ces idéologies sont d'autant plus propagées et facilement intégrées qu'elles reposent sur une base de vérité, importante à reconnaître et à faire connaître, et que du coup, elles touchent une corde sensible dans l'opinion. C'est le propre de l'idéologie, d'être non pas un mensonge ou une erreur, mais une vision tronquée de la réalité. Lorsque le débat se situe entre intellectuels, pas de gros problème, quelque polémiques et anachroniques que puissent être les dénonciations... Mais la vulgarisation démagogique et venimeuse des mêmes débats a des effets désastreux sur une jeunesse déjantée, qui, faute de pouvoir élaborer une subjectivité cohérente et réaliste, se précipite sur un discours qui lui donne non pas une consistance, mais une posture.
Ces idéologies victimistes et vindicatives donnent une illusion de subjectivité, parce qu'elles permettent de dire quelque chose à la télé. Puis l'on reçoit de son image télévisuelle la garantie que l'on est bien ce qu'elle montre, dans un bouclage sans fin et cela bloque les évolutions nécessaires. Il faut mesurer la détresse et le sentiment de chaos qui sous-tendent une telle posture de «dépendance agressive», pour comprendre que le chemin de construction de personnalités plus structurées sera bien ardu.
En tout état de cause, ce n'est pas le colmatage des subjectivités immatures par les idéologies vindicatives qui permettra ce chemin. Tout au contraire, en déréalisant la vision de soi et du monde, elles entretiennent des erreurs graves d'adaptation. Une politique de remédiation demande de la persévérance et de la cohérence, et impose de distinguer les problèmes pour apporter des réponses ciblées, finement ajustées et coordonnées. Toutes choses dont s'accommodent mal les dénonciations massives, qui s'enivrent de leur propre intransigeance impatiente et exaspérée. Je doute qu'elles aident à repenser les dispositifs d'accompagnement, déjà tellement mis à mal par les politiques de court terme.
Mais qui sait, le temps est peut-être venu pour les dénonciateurs eux aussi d'accéder à plus de maturité ?

http://www.liberation.fr/page.php?Article=340860


par Jean-Pierre Le Goff, sociologue, président du club Politique autrement
La mort de deux jeunes à Clichy-sous-Bois a servi de déclencheur à des violences et des actes de vandalisme de bandes de jeunes dans les banlieues. Les formules, provocatrices et indignes d’un homme d’État, du ministre de l’intérieur accompagné d’une cohorte de journalistes et de caméras, avaient auparavant contribué a exacerber la tension. Ces violences dans les cités révèlent une réalité dont il faut prendre la mesure en évitant l’angélisme et les faux-fuyants.




Jean-Pierre Le Goff (photo d'Olivier Roller, 2002) Quelle solidarité première ?

La vie dans les banlieues ne se confond pas avec les images de ces nuits de violence et de destruction. Des réseaux d’entraide et de solidarité entre habitants se sont mis en place dans des conditions souvent difficiles. La grande majorité désire plus de sécurité, plus d’emploi, de meilleures conditions de vie et d’habitat. C’est sur ce terreau-là qu’une dynamique positive peut se développer et non sur les bandes de jeunes adolescents et post-adolescents qui ont basculé dans la délinquance et la destruction.
Attaquer les pompiers, brûler la voiture de son voisin, ou tuer ce dernier comme par inadvertance, - « sans le faire exprès » diront certains -, incendier des magasins, des écoles, des gymnases du quartier où l’on habite, arrêter des bus pour y déverser de l’essence et y mettre le feu devant des passagers affolés... Face à de tels actes sauvages, la condamnation claire et la nécessité urgente d’un retour à l’ordre ne se discutent pas. C’est le préalable à tout débat sensé sur la question.
Mais, là aussi, on a pu assister à des réactions minoritaires, au sein du milieu journalistique et gauchiste, qui rompent avec la morale et le civisme élémentaires. Le mouvement spontané de sympathie ne se tourne pas vers les victimes des violences qui sont, non seulement les pompiers et les policiers, mais les habitants de ces quartiers qui craignent pour leur sécurité et leurs biens, se voient privés de moyens de transport, de commerces, d’écoles... On ne prend guère en considération la crainte des autres jeunes des quartiers qui ne veulent pas être confondus avec les bandes, continuent de croire à l’école et au travail pour « s’en sortir ».
Chez certains beaux esprits s’opère un curieux renversement : ce sont les agresseurs eux-mêmes qui sont considérés d’emblée comme les victimes. De telles réactions délétères rejoignent la façon dont les agresseurs mettent en avant leur statut de victime comme justification de leur violence et de leurs exactions ; elles contribuent à enfoncer un peu plus ces jeunes déstructurés dans l’impasse.
Les mesures pour rétablir l’ordre donnent lieu pareillement à des protestations qui dénoncent aussitôt les mesures prises comme une marque supplémentaire de répression et de « stigmatisation » des banlieues, sans se soucier outre mesure du climat de peur et de « ras-le-bol » des populations concernées.
On peut se demander si la prolongation des mesures de couvre-feu est l’instrument approprié du retour au calme ; on doit demeurer vigilant contre des brutalités policières et des atteintes possibles à l’État de droit. Mais considérer la répression nécessaire comme une dangereuse atteinte aux libertés ou une marque supplémentaire de la « stigmatisation » des banlieues relève d’une idéologie gauchisante de plus en plus coupée des réalités et du sens commun.

Comment interpréter les événements ?

De multiples analyses et commentaires interprètent les événements avec des schémas qui, pour l’essentiel, se refusent à voir ou secondarisent le caractère sauvage, désespéré et nihiliste de la révolte des bandes de jeunes. Certains y voient un signe de la montée des communautarismes, de l’emprise de l’islam radical, voire la concrétisation d’une guerre des civilisations. D’autres au contraire les considèrent à tout prix comme l’expression d’une pure révolte contre les discriminations et les inégalités, ou encore, à l’inverse de toutes les apparences, comme étant le signe d’une intégration. De tels schémas idéologiques ont pour effet de rabattre des événements dans des catégories générales prédéterminées qui en dissolvent la singularité. Avant même d’aborder les conditions qui ont rendu possible de tels événements et de le situer dans le cadre des banlieues et de la société, il convient de délimiter le phénomène et de cerner ses aspects nouveaux.
Il importe en tout premier lieu de prendre en compte ce que les éducateurs, les enseignants, les psychiatres observent depuis des années. Il existe un phénomène de bandes constituées de jeunes adolescents et de post-adolescents en situation d’échec et désocialisés, animés par le ressentiment et la haine à l’égard de la société et des institutions. Ces jeunes minoritaires sont désœuvrés et déstructurés ; ils ont perdu l’estime d’eux-mêmes et le sens du réel. Leur sentiment d’appartenance se limite souvent à leur quartier ou à leur immeuble. Leur langage colle aux affects et aux pulsions ; ils ne mesurent pas la portée de leurs actes et le sentiment de culpabilité est le plus souvent absent. Fascinés par les clichés sur la réussite et l’argent, ils vivent dans un univers où l’image est maître, et ils acquièrent des comportements de dépendance à l’égard des stupéfiants. Ils se réfugient dans des bandes machistes où les rapports de force dominent avec les phénomènes de caïds et s’enferment dans une sous-culture de la délinquance et du ghetto. Nombre d’animateurs, d’éducateurs sociaux, mais aussi d’enseignants se trouvent désemparés devant de tels individus perpétuellement agités, aux comportements asociaux et immaîtrisables. Ces jeunes ont une image dépréciative d’eux-mêmes qui peut se retourner en agression. Lors des nuits de violence, ils sont entrés dans une logique de destruction et d’autodestruction en s’attaquant aux quartiers où ils habitent.
C’est précisément cette réalité dérangeante qu’il s’agit d’aborder en face. Des militants de gauche et des journalistes bien-pensants la dénient en y collant des formules passées en complet décalage. C’est ainsi qu’on répète bêtement la formule attribuée aux classes dominantes de l’ère industrielle : « Classes laborieuses, classes dangereuses », pour l’appliquer aux actes de vandalisme des banlieues. Quel rapport avec des jeunes désocialisés qui ne travaillent pas et ne forment pas une classe ? S’il fallait tenter des comparaisons historiques, la notion de lumpenprolétariat serait plus proche de la réalité. Mais là aussi, le caractère très jeune des casseurs qui ne sont guère en haillons [1] et agissent souvent par mimétisme télévisuel, sort du schéma.
On invoque également le chômage pour expliquer les événements. Mais il est d’autres périodes dans l’histoire de France où le chômage était massif, comme dans les années trente, sans qu’on assiste pour autant à de pareils phénomènes de destruction. Comme on oublie souvent de le dire, ces jeunes ne sont pas en total abandon, mais ils sont assistés par l’État providence. Leur univers n’est pas la survie matérielle, mais ils sont fascinés par l’argent facile et les marques du look branché. Les chômeurs ne s’attaquent pas, que l’on sache, aux écoles, aux gymnases, aux centres sociaux, aux bus... comme le font ces bandes. Et si l’on tient, là aussi, à la comparaison historique, il faudrait poser la question : a-t-on jamais vu les chômeurs des années trente s’attaquer à la « soupe populaire » ?
Quant aux conditions matérielles de vie et de logement dans les cités, elles n’ont rien à envier à la pauvreté et aux logements insalubres des cités ouvrières du début du siècle. Chômage et habitat, s’ils entrent bien en ligne de compte, ne suffisent pas à expliquer le phénomène dans sa nouveauté. Contrairement à ce que laissent entendre nombre de commentateurs attitrés, le type de violence auquel on assiste aujourd’hui n’est pas mécaniquement et unilatéralement déterminé par la situation économique et sociale des banlieues, sinon c’est à un autre mouvement de révolte d’une bien plus grande ampleur à laquelle on aurait assisté. La misère existante dans les cités de banlieues n’est pas comparable à celle qu’ont pu connaître les couches populaires dans le passé : il existe des mécanismes d’assistance sociale qui, s’ils ne transforment pas les conditions matérielles de vie, en atténuent la dureté.
Les événements des banlieues relèvent moins de la pauvreté et de la misère telles qu’on a pu les connaître autrefois que de phénomènes de déstructurations identitaires qui sont plus difficiles à comprendre. Les violences des bandes de jeunes des banlieues révèlent de façon paroxystique une désaffiliation due à l’érosion des collectivités d’appartenance qui inscrivaient l’individu dans une collectivité et le structuraient « de l’intérieur » : famille, collectivité de travail, classes sociales, appartenance nationale... Autant d’éléments qui sont aujourd’hui érodés ou en crise et qui, contrairement aux discours angéliques « post-modernes », sont constitutifs des identités individuelles et collectives. Les situations de chômage et d’habitat dégradé se combinent avec une déliquescence des liens familiaux, pudiquement dénommée « famille monoparentale » : le plus souvent absence du père, la mère subsistant tant bien que mal des revenus de l’aide sociale et étant la plupart du temps absente lorsqu’elle travaille. Dans les familles issues de l’immigration, cette situation peut être aggravée par une inadaptation des parents à la culture française, entraînant une désorientation des jeunes qui coincés entre deux cultures peuvent « errer sans repère dans une sorte de no man’s land anthropologique » [2]. C’est sur ce terreau que les groupes fondamentalistes musulmans présents dans les quartiers peuvent tenter de se développer en présentant leur doctrine comme le levier d’une restructuration identitaire et leur encadrement des jeunes désœuvrés comme la condition de la paix sociale dans les banlieues.

Que faire ?

Face à cette réalité, il n’existe pas de remèdes simples dont les effets seraient immédiats. Mais il est important à la fois de fixer des repères et de tirer des leçons des pratiques passées. Avant même d’envisager des mesures particulières, il est des questions centrales auxquelles il n’est plus possible d’échapper.
Tout d’abord, la question de l’érosion de l’autorité parentale n’est pas facile à traiter. Les mesures de sanctions financières envers les parents des familles décomposées sont démagogiques et ne résolvent rien. Les associations aidées par des psychologues et des psychiatres pour s’occuper des parents et des enfants en difficulté paraissent indispensables, mais on ne peut reconstruire de façon volontariste des familles déstructurées. La puissance publique ne peut pas se substituer complètement aux familles et les aides psychologiques ne peuvent pas tout. Le problème n’est pas seulement à poser dans des termes psychologiques - le risque existe bien de s’enfermer dans cette problématique - en dehors du terreau social et culturel, d’un ethos commun. On ne peut échapper à la question de la famille comme une des structures anthropologiques de base de la société que des conceptions modernistes et gauchistes ont rapidement mis de côté. Il en va de même des fonctions structurantes de la morale, de l’interdit et de la limite qu’un angélisme post-soixante-huitard et rousseauiste a trop longtemps dénié. Dans ce domaine, comme dans d’autres, ce qui se passe dans les banlieues, reflète de façon extrême des phénomènes que l’on retrouve à différents degrés dans l’ensemble de la société.
D’autre part, le comportement fortement instable et violent d’une minorité de jeunes en grande difficulté n’est compatible ni avec l’enseignement ni avec le travail en entreprise. La réponse à cette situation ne peut pas être seulement répressive. Elle implique avant tout un type d’aide et d’encadrement social relevant d’institutions spécialisées, avant même d’envisager de les réinsérer dans le cursus scolaire ou dans les entreprises. Il existe des stages fortement encadrés mêlant vie collective, travail, réalisations concrètes et activités physiques dans des lieux fermés ou ouverts qui sortent les jeunes de la cité. L’idée d’un service civil pour tous les jeunes alliant réalisations de tâches utiles, apprentissage de la vie collective et formation professionnelle va dans le même sens. Cela suppose d’importants moyens, particulièrement en termes d’encadrement, et tout cela à un coût pour des résultats qui ne sont pas acquis pour la totalité des jeunes concernés.
L’apprentissage, s’il doit être pleinement pris en compte et valorisé, ne constitue donc pas une panacée. L’appel constant à l’« éthique » et à la « citoyenneté » des entreprises, pour nécessaires qu’il puisse paraître, ne suffit pas : même si les entreprises peuvent faire des efforts pour accueillir des jeunes en difficulté, leurs perspectives d’embauche sont liées à celles des carnets de commande et leurs critères restent avant tout ceux de la compétence et de l’efficacité. Les employeurs ne sont pas vraiment désireux de prendre en charge des jeunes instables, peu assidus. Et l’association de l’idée d’apprentissage à celle de jeunes en grande difficulté risque de nuire à la revalorisation de l’image de l’apprentissage dans l’opinion.
Il n’y a donc pas de solution simple. Mais il n’en demeure pas moins que la réalisation de tâches pratiques, l’insertion dans un collectif de travail, sont des éléments indispensables pour retrouver une confiance en soi pour ceux qui sont en situation d’échec scolaire, quitte à retrouver une filière scolaire après cette expérience. Qu’on le veuille ou non, dans sa dimension anthropologique, le travail demeure un élément fondamental de la structuration individuelle et sociale. Il est un élément décisif de la constitution de l’estime de soi, de la confrontation avec la réalité et de l’apprentissage de la limite, de l’insertion dans les rapports sociaux. Toute la question est de savoir quelles conditions favorables sont à mettre en place pour que l’insertion et la formation des jeunes en situation de travail puissent se faire dans de bonnes conditions. L’expérience des entreprises dites « intermédiaires » » qui insèrent les jeunes dans le travail en échappant pour partie aux contraintes et aux lois du marché méritent, dans cette optique, d’être valorisées.
Le discours généreux de la citoyenneté coupée du travail est une impasse. Toutes les mesures d’assistanat économique et social, de même que les activités associatives multiples, pour nécessaires et utiles qu’elles soient, ne peuvent suppléer à l’absence de travail. Les responsables associatifs, les animateurs, les formateurs, les psychologues..., malgré tous leurs efforts, se voient condamnés à jouer un rôle d’accompagnateur ou de « pompier » du social, s’il n’existe pas d’activité de travail et de perspective d’emploi pour les jeunes en difficulté.
Le modèle républicain implique un modèle d’égalité et de citoyenneté qui fait fi des appartenances ethniques et communautaires. Ce modèle a un caractère d’idéalité qui ne coïncide jamais avec les faits, mais c’est ce caractère d’idéalité lui confère sa dynamique et il a su au cours de l’histoire passer des compromis. Ce modèle s’appuie sur une certaine morale du travail, sur une culture commune liée à notre histoire, sur l’idée de promotion sociale... Ces points-clés sont en panne, mais la question est de savoir comment les relancer, plutôt que d’affirmer qu’il a définitivement échoué et passer rapidement à un autre modèle de type anglo-saxon qui n’a pas d’ancrage solide dans notre tradition et qui montre aussi ses limites. La discrimination positive dans le domaine économique et social mérite d’être évaluée à la lumière de ses résultas effectifs et non aux « bonnes intentions » qu’elle affiche. Elle peut créer des effets pervers comme l’évaluation des ZEP l’a montré. Dans le domaine de l’habitat, la discrimination positive apparaît comme une mesure pouvant favoriser la rencontre et l’échange entre les différentes catégories sociales. Là aussi il convient d’examiner avec soin à quelles conditions précises elle peut être efficace, en évitant les effets qui amèneraient les catégories sociales plus favorisées à aller habiter ailleurs. Mais dans ces deux domaines, la discrimination positive nous paraît rester dans le cadre du débat sur les adaptations possibles et nécessaires.
La discrimination positive à destination de ce qu’on appelle désormais les « minorités visibles » - autrement dit une différence de traitement, notamment à l’embauche, fondée sur les critères de race et de couleurs de peau - , est d’une autre nature et portée. Elle ouvre la boîte de Pandore en favorisant la généralisation de la suspicion de racisme dans les rapports sociaux, l’hypertrophie des plaintes et des droits. Elle renforce la « victimisation » existante dans une logique de concurrence sans fin entre tous ceux qui s’estiment être des victimes, contribuant ainsi au délitement du lien social et de la citoyenneté. _ La discrimination positive en faveur de ce qu’on appelle les « minorités visibles » constitue un nouveau tremplin pour le courant xénophobe et raciste, et peut favoriser à terme des affrontements ethniques.
On ne saurait enfin passer outre la question de la nation comme cadre central d’intégration, élément constitutif de l’existence collective d’un peuple, et partie constitutive de l’héritage européen. Qu’on le veuille ou non, la nation demeure une référence identitaire et le lieu central de la citoyenneté. Elle constitue un pôle d’identification avant même l’appartenance européenne dont la prégnance demeure faible, tout particulièrement dans les banlieues. Cela implique l’acceptation de l’ambivalence de son histoire en étant conscient qu’aucun peuple en l’affaire ne dispose d’un blanc-seing et un patriotisme qui ne se confond pas avec le nationalisme chauvin et xénophobe. À l’inverse, toute une idéologie gauchisante minoritaire au sein du milieu associatif réduit l’histoire de notre pays à ses pages les plus sombres et renforce la mentalité victimaire des jeunes désaffiliés en présentant leur situation dans la continuité de celle qui fut celle des esclaves et des peuples colonisés. Cette idéologie travaille à l’encontre de l’intégration et elle peut recouper ou se trouver mêlée à des thèmes fondamentalistes musulmans. Sans nier les pages sombres de notre histoire, l’intégration implique la conscience des acquis de notre histoire et le partage d’un patrimoine culturel commun. C’est aussi dans ce cadre, que l’éducation populaire peut retrouver un nouveau souffle. La citoyenneté n’est pas l’affichage des différences dans une logique de victimisation, mais elle implique le souci de partager les acquis de notre propre histoire et de créer un avenir commun.
L’histoire n’est pas tracée d’avance ; elle est ouverte sur de possibles régressions. Les violences récentes nous le rappellent. Les problèmes rencontrés dans les banlieues sont les nôtres, ils concernent une partie de nos compatriotes fragilisés par la crise que nous vivons. Dans cette affaire, notre responsabilité est engagée et il importe à la fois de regarder la réalité en face et de savoir quel modèle de vivre-ensemble et de citoyenneté nous voulons essayer de faire prévaloir au milieu du chaos ambiant. Les paroles d’Albert Camus « empêcher que le monde se défasse » prononcées dans d’autres circonstances [3] gardent leur acuité dans la situation présente.


"À l’inverse, toute une idéologie gauchisante minoritaire au sein du milieu associatif réduit l’histoire de notre pays à ses pages les plus sombres et renforce la mentalité victimaire des jeunes désaffiliés en présentant leur situation dans la continuité de celle qui fut celle des esclaves et des peuples colonisés. Cette idéologie travaille à l’encontre de l’intégration et elle peut recouper ou se trouver mêlée à des thèmes fondamentalistes musulmans"

Écrit par : leclercq | 09 juillet 2012

http://christinetasin.over-blog.fr/ext/http://www.bivouac-id.com/2009/05/15/un-psychologue-danois-%e2%80%9cl%e2%80%99integration-des-musulmans-dans-nos-societes-occidentales-est-impossible%c2%bb/

Un Psychologue Danois : “L’intégration des Musulmans dans nos sociétés occidentales est impossible».
Par Yann le 15 mai 2009

Une interview de Nicolai Sennels par Felix Struening
Les problèmes d’intégration des musulmans au Danemark sont devenus chose connue dans le monde entier en 2006, quand le journal Jyllands-Posten publia 12 caricatures du prophète Mahomet. Deux années plus tard, des émeutes éclatent à nouveau en raison de la réédition des caricatures de Mahomet dans tous les grands journaux danois.
Actuellement, 70% de la population carcérale dans les prisons de Copenhague est constituée de jeunes gens de culture musulmane. La question se pose quant à savoir si les récents accès de violence et la tendance générale à la violence au sein de la culture musulmane seule ont simplement coïncidés avec les publications ou s’il y a une connexion directe entre les deux faits.
En Février 2009, Nicolai Sennels, psychologue danois, publia un livre intitulé « Parmi les Criminels Musulmans L’expérience d’un Psychologue à Copenhague”…. Dans son livre, Nicolai Sennels adopte une approche psychologique quant à la relation de la culture musulmane, à la colère, à la gestion des émotions et à la religion musulmane elle-même. Sa recherche est fondée sur des centaines d’heures d’observations au cours des traitement thérapeutique de 150 jeunes musulmans internés dans la prison des jeunes de Copenhague. EuropeNews a interviewé l’auteur, sur son livre et ses analyses sur l’intégration des musulmans en Europe.
EuropeNews : Nicolai Sennels, comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre sur les criminels musulmans au Danemark?
Nicolai Sennels : Cette idée m’est venue en Février 2008 lors d’une conférence sur l’intégration, à Copenhague, où j’ai été invité en tant que premier et seul psychologue travaillant dans une prison de jeunes à Copenhague… Mon discours à cette conférence portait sur le rôle important joué par la culture des étrangers concernant l’intégration, la criminalité et l’extrémisme religieux. J’avais souligné, que les personnes de culture musulmane, sont confrontées à une difficulté si ce n’est une impossibilité de s’intégrer harmonieusement et de s’épanouir au Danemark.
Plus de 70% de tous les crimes commis dans la capitale danoise, le sont par des musulmans.
Cette déclaration fut accueillie avec de fortes résistances par les hommes politiques danois, et par mon supérieur hiérarchique de la prison des jeunes. Je fus fort surpris car, je pensais que dire que certaines cultures s’intègrent mieux que d’autres dans les sociétés occidentales, était une évidence. Toute l’Europe a actuellement du mal à intégrer les musulmans, et cette entreprise semble relever du domaine de l’impossible. Selon la police danoise et le Bureau danois de la statistique, plus de 70% de tous les crimes commis dans la capitale danoise, le sont par des musulmans. La Banque Nationale a récemment publié un rapport indiquant que, les coûts d’un musulman étranger s’élèvent à plus de 2 millions de couronnes danoises (300.000 euros) en aides sociales fédérales, dû au faible niveau d’emploi au sein de cette population. À cela, il faut ajouter de nombreux autres types d’aides sociales que les chômeurs perçoivent dans notre pays, les dépenses pour les interprètes, les classes spéciales dans les écoles (64% des enfants scolarisés dont les parents sont musulmans ne peuvent ni lire ni écrire correctement le Danois après 10 ans de scolarisation dans une école danoise) le travail social, les policiers supplémentaires etc.…
Mon intervention a abouti à une injonction légale, une sorte de sanction professionnelle, indiquant que si je réitérais mes propos je serais licencié. Selon les autorités de Copenhague, il est apparemment autorisé de déclarer que les problèmes rencontrés par les musulmans sont causés par la pauvreté, les médias, la police, les Danois eux –mêmes, les politiciens, etc. Mais deux choses ne sont pas admises : 1) discuter de l’importance de la culture et 2) de la responsabilité propre des étrangers quant à leurs difficultés d’ intégration dans nos sociétés. Malheureusement, beaucoup d’hommes politiques très puissants n’appréhendent pas clairement la dimension psychologique de la culture et son influence sur l’intégration.
EuropeNews : Quelles ont été les réactions au Danemark?
Sennels : Le livre a suscité une grande attention, même avant le 24 Février 2009 date de sa publication officielle. Il était en page de couverture de l’un des plus grands journaux nationaux, au Danemark, et j’ai été invité à la radio et à la télévision pour participer à des débats avec des hommes politiques et autres experts sur ce sujet. La première édition fut épuisée en trois semaines.
Depuis lors, de grands changements sont intervenus dans la politique d’intégration Danoise, changements qui semblent avoir été influencés par le livre et l’attention qu’il a obtenu. De mon point de vue personnel, l’attention généralisée portée à mes propos démontre le bien fondé de ma démarche: il y a tout simplement un besoin important d’une compréhension plus approfondie quant à l’influence de la culture des musulmans sur leurs chances d’intégration.
Le très célèbre politicien, Naser Khader, musulman et auteur du best-seller « Honneur et Honte » (”Honor and Shame”,) déclara que mon livre devrait être une “lecture obligatoire pour les étudiants, les travailleurs sociaux et les enseignants”. Le Jyllands-Posten, premier journal a publier les caricatures de Mahomet, qualifia le livre comme “un véritable travail de pionnier”.
EuropeNews : Examinons votre livre de plus près. Vous parlez de quatre mythes sur l’intégration… Le premier porte sur la différence entre les cultures des immigrants.
Sennels : Ce que j’ai découvert au cours de mon travail à la prison des jeunes, c’est que les jeunes gens de confession ou d’origine musulmane avaient d’autres besoins en matière de travail social que les Danois ou les personnes de culture non musulmane. Ces besoins différents nécessitent plus d’attention, et les psychologues doivent faire plus de recherches sur ces sujets pour être en mesure de créer des politiques sociales efficaces.
Les huit premières places dans le classement de la criminalité par pays d’origine des criminels reviennent à des pays musulmans. Le Danemark étant classé neuvième sur cette liste
Je suis entièrement d’accord avec mes critiques, pour dire que les problèmes personnels et sociaux peuvent entraîner des comportements anti-sociaux chez les occidentaux et les musulmans. Il y a toutefois, tout le temps, chez les musulmans, une disproportion extrême dans le comportement anti-social et anti-démocratique. Le Bureau danois de la statistique a publié un rapport (1 et 2) indiquant que les huit premières places dans le classement de la criminalité par pays d’origine des criminels reviennent à des pays musulmans. Le Danemark étant classé neuvième sur cette liste.
EuropeNews : Ceci voudrait donc dire que nous devons traiter musulmans et non- musulmans de manière différente?
Les musulmans ne comprennent pas notre façon toute occidentale de gérer les conflits par le dialogue.
Sennels : D’un point de vue psychologique et humaniste, il est très clair que des personnes de cultures différentes ont des besoins différents, quand ils ont ou quand ils créent des problèmes. Ma propre expérience est que les musulmans ne comprennent pas notre façon toute occidentale de gérer les conflits par le dialogue. Ils sont élevés dans une culture comportant des figures d’autorités et des conséquences externes à l’individu et très bien définies. La tradition occidentale, qui utilise compromis et introspections comme principaux outils pour gérer les conflits tant intérieurs qu’extérieurs, est considérée comme une faiblesse dans la culture musulmane. Dans une large mesure, ils ne comprennent tout simplement pas cette façon plus douce et plus humaniste de traiter les affaires sociales. Dans le contexte du travail social et de la politique, cela signifie que l’individu a besoin de plus de limitations et de conséquences plus sévères pour être en mesure d’adapter son comportement.
EuropeNews : Cela nous mène directement au deuxième mythe: car il est souvent dit, que la criminalité des immigrés est causée par les problèmes sociaux, et non par leur origine culturelle. Dans votre livre, vous êtes en désaccord avec cette thèse et désignez la religion comme source de criminalité chez les musulmans.
Sennels : Je reformulerai votre assertion en parlant de la culture musulmane et non pas de la religion, car il y a beaucoup de musulmans qui ignorent ce qui est écrit dans le Coran et ne fréquentent pas les mosquées. Mais ils sont fortement influencés sur le plan culturel. Nous constatons que particulièrement la colère est bien plus acceptée dans la culture musulmane.
L’agressivité vous donne un statut inférieur dans nos cultures, mais un statut plus élevé dans la culture musulmane.
A titre d’exemple: dans la culture occidentale et dans d’autres cultures non musulmanes, comme en Asie, l’agressivité ou une brusque explosion de colère sont vues comme comportements que l’on regrette par la suite et dont on aura honte. C’est complètement l’inverse dans la culture musulmane. Si quelqu’un bafoue votre honneur - ce que j’appelle en tant que psychologue la confiance en soi – il est attendu de vous que vous démontriez votre agressivité, et souvent également, que vous vous vengiez tant verbalement que physiquement. Ainsi, l’agressivité vous donne un statut inférieur dans nos cultures, mais un statut plus élevé dans la culture musulmane.
Il y a toutefois une autre raison plus profonde pour expliquer le comportement anti-social largement répandu dans les communautés musulmanes et la forte résistance à l’intégration, et c’est la très forte identification que les musulmans ont d’appartenir à la culture musulmane.
Quand il s’agit d’identité chez les musulmans, la nationalité ne compte pas du tout en comparaison de la culture et de la religion.
Ma rencontre avec la culture musulmane a été une rencontre avec une culture excessivement forte et une culture très fière. C’est certainement un attribut qui peut garantir la survie d’une ancienne culture à travers le temps (l’islam et la culture musulmane en sont une excellente illustration). Malheureusement, une culture forte et fière rend également ses membres presque incapables de s’adapter à d’autres valeurs. En Allemagne, seuls 12% des 3,5 millions de musulmans se considèrent plus allemands que musulmans, en France et au Danemark, 14% seulement des musulmans, se voient plus français ou danois que musulmans. Les recherches, effectuées au sein des communautés musulmanes vivant au Danemark, montrent également que 50% de la 1ère et 2ème génération d’immigrés sont contre la liberté de parole et que 11% d’entre eux aimeraient voir la charia en lieu et place de la constitution danoise (de plus larges extraits de ces recherches se trouvent dans la version imprimée du journal). Ces pourcentages élevés sont évidemment effrayants, mais ce qui particulièrement inquiétant c’est qu’il n’y a pas sur ces thèmes de divergences d’opinion entre les musulmans nés et élevés dans les pays musulmans et leurs enfants qui sont nés et ont grandi dans la société danoise. Quand il s’agit d’identité chez les musulmans, la nationalité ne compte pas du tout en comparaison de la culture et de la religion. D’où une opposition puissante et croissante à la culture et aux valeurs occidentales dans les ghettos musulmans à Copenhague et dans d’autres grandes villes européennes.
EuropeNews : Comme vous l’avez déjà souligné, de nombreux musulmans ont un lien très fort avec leur identité religieuse. Le troisième mythe que vous réfutez dans votre livre concerne le pourcentage d’extrémistes et de fondamentalistes musulmans. Il est souvent présumé que ce pourcentage est relativement faible. Quelle est votre expérience?
Sennels : Les gens espèrent que la plupart des musulmans sont modernes et acceptent les valeurs occidentales. Mon expérience est différente, et cela a été démontré par les statistiques européennes que je viens de citer. En Février 2008, nous avons été confronté à de très graves émeutes de la part de jeunes musulmans au Danemark.
Ces émeutes étaient partiellement en réaction à l‘attention accordée par la police danoise à la forte augmentation des taux de criminalité dans les zones musulmanes. L’autre raison étant la réimpression des caricatures de Mahomet dans tous les journaux danois. Cette réédition est un acte de solidarité avec le caricaturiste Kurt Westergaard, dont la vie a été et est toujours sérieusement menacée.
Dans ces émeutes, nous avons vu des musulmans non pratiquants dans leur vie quotidienne, prendre la défense de leur culture et de leur religion d’une manière très agressive. Copenhague était en fumée pendant toute une semaine en raison de plusieurs centaines d’incendies, et la police et les pompiers tentant de calmer la situation ont aussi été attaqués. Une grande partie des émeutiers s’est retrouvée dans la prison où je travaillais, et j’ai donc eu l’occasion de dialoguer avec eux. La quasi-totalité d’entre eux étaient des musulmans, et ils ont tous affirmé que leurs actes – démarrer des incendies, attaquer la police etc. – étaient justifiés dans la mesure où la société danoise, augmentant la pression sur l’intégration et réimprimant les caricatures de Mahomet, faisait preuve de racisme envers l’islam et la culture musulmane. Les quelques Danois qui ont pris part aux émeutes l’avaient fait pour des raisons complètement différentes. Leurs actions étaient principalement motivées par la recherche d’aventure ou d’excitation.
EuropeNews : Le quatrième mythe est que la pauvreté chez les immigrants conduit à la mauvaise situation sociale. Dans votre livre, vous dites que c’est le contraire qui est vrai.
Sennels : Vous pouvez formuler cette importante question de la manière suivante : les gens ont-ils des problèmes sociaux parce qu’ils sont pauvres, ou bien deviennent-ils pauvres parce qu’ils créent des problèmes sociaux?.
Un quart de tous les jeunes hommes musulmans au Danemark ont un casier judiciaire non vierge. C’est le comportement asocial qui rend pauvre et non pas l’inverse.
Mon expérience est que la très faible priorité accordée à la scolarité de leurs propres enfants, à leur propre éducation et le manque de motivation pour planifier une carrière professionnelle sont autant de facteurs déterminant de la pauvreté. Ces facteurs sont expérimentés par de nombreux musulmans aussi bien dans nos sociétés que dans les pays musulmans. De plus, un quart de tous les jeunes hommes musulmans au Danemark ont un casier judiciaire non vierge. De très faibles capacités en lecture, une forte aversion contre l’autorité et un dossier criminel déjà rempli, rendent très difficile l’obtention d’ un emploi bien rémunéré. C’est le comportement asocial qui rend pauvre et non pas l’inverse.
Malheureusement, de nombreux politiciens voient la pauvreté comme la principale cause de problèmes d’intégration. Je pense que c’est un point de vue horrible et unidimensionnel sur les personnes pauvres et sur les individus en général. L’idée que le comportement des gens est déterminé par la quantité d’argent qu’ils ont sur leur compte en banque tous les mois est un point de vue extrêmement limité. En tant que psychologue diplômé de l’Université de Copenhague, je dirai que des facteurs bien plus importants dans la vie que l’argent, influencent le comportement et la façon de penser des individus
EuropeNews : Quelle est la conclusion de votre recherche? Est-ce que l’intégration des personnes de culture musulmane dans les sociétés occidentales est possible?
Sennels : Je dirais que les optimistes, les gens qui disent que l’intégration est possible portent une très grande responsabilité. Il y a de grands risques qu’ils soient en train d’entretenir un espoir, un rêve, sans fondement dans la réalité. Ceci signifie qu’ils seront responsables du fait que l’Europe détourne son regard et ne confronte pas ces problèmes avant qu’il ne soit trop tard.
Toutes les recherches dont nous disposons sur l’intégration des musulmans dans les sociétés occidentales montrent que nous continuons à nous diriger dans la mauvaise direction.
Il n’y a tout simplement pas de recherche en Europe qui vient à l’appui de la vison optimiste. Bien au contraire, toutes les recherches dont nous disposons sur l’intégration des musulmans dans les sociétés occidentales montrent que nous continuons à nous diriger dans la mauvaise direction. Je ne sais donc pas comment les optimistes parviennent à leur conclusion. C’est peut-être un espoir vain et puéril que tout se terminera bien, comme dans les contes de fées. Ou bien est-ce peut-être une idée pseudo Darwiniste que tout développement s’effectue dans un sens positif. Une chose est sûre: ils ne fondent pas leurs opinions sur des faits.
Bien sûr, des exceptions existent, mais en majeure partie l’intégration des musulmans au niveau nécessaire n’est pas possible. Des personnes qualifiées et pleines de compassion travaillent à travers toute l’Europe sur ces problèmes pour tenter de trouver des solutions, des milliards d’euros ont été dépensés sur ces projets mais les problèmes continuent de s’aggraver.
L’explication psychologique est en fait simple… Les cultures musulmanes et occidentales sont fondamentalement très différentes. Cela signifie que les musulmans doivent subir de grands changements dans leur identité et dans leurs valeurs pour être en mesure d’accepter les valeurs des sociétés occidentales… Changer les structures de base de sa propre personnalité est un processus psychologique et émotionnel extrêmement exigeant. Apparemment, très peu de musulmans se sentent motivés par cette entreprise. Je ne connais que quelques-uns qui ont réussi. Mais je sais aussi que c’est au prix d’ une longue et épuisante lutte à l’intérieur d’eux-mêmes et souvent, ils paient un prix personnel élevé à l’extérieur car leurs amis et leurs familles les dédaignent ou les renient pour avoir quitté leur culture d’origine.
EuropeNews : Mais qu’allons nous faire avec les musulmans, qui sont déjà chez nous?
Sennels : Je vois deux possibilités. Premièrement, nous devons cesser immédiatement toute immigration de personnes en provenance de pays musulmans vers l’Europe jusqu’à ce que nous ayons prouvé que l’intégration des musulmans est possible.
Nous devons cesser immédiatement toute immigration de personnes en provenance de pays musulmans vers l’Europe.
Deuxièmement, nous devons aider les musulmans qui ne veulent pas ou ne sont pas en mesure de s’intégrer dans nos sociétés occidentales, à construire un nouveau sens à leur vie dans une société qu’ils comprennent mieux et qui les comprend. Cela signifie les aider à démarrer une nouvelle vie dans un pays musulman. Nous avons actuellement les moyens économiques de le faire. Comme je l’ai mentionné précédemment, la Banque nationale danoise a calculé, que tous les immigrants en provenance des pays musulmans coûtent 300.000 Euros en moyenne. Avec cet argent, nous pourrions aider ces gens à vivre une vie heureuse dans un pays musulman, sans avoir à s’intégrer dans une société qu’ils ne comprennent pas et ne peuvent donc pas accepter. Avoir assez d’argent pour soutenir sa famille et vivre dans un pays où ils se sentent complètement assimilés à la culture environnante serait un grand pas en avant dans la qualité de leur vie. Et nous devons les aider à atteindre cet objectif. Non seulement les musulmans, mais les sociétés européennes en bénéficieront. L’immigration des musulmans de l’Europe vers les pays musulmans fonctionnera comme des ambassades pour des sociétés plus libres et plus démocratiques, en raison de leur expérience de vie dans des démocraties avec de vrais droits de l’homme et en raison de leurs connaissances des systèmes sociaux en Europe. Ils amèneront avec eux des idées et des valeurs très importantes. De cette façon, ils pourront être en mesure de faire ce à quoi la plupart d’entre eux rêvent, à savoir aider leurs frères et sœurs musulmans dans leur pays d’origine en changeant les mauvaises conditions de vie auxquelles eux-mêmes avaient tenté d’échapper initialement.
Nicolai Sennels 33 ans est psychologue et a travaillé pour les autorités de Copenhague pendant plusieurs années. De 2005 à 2008 il a travaillé à la prison Sønderbro pour les jeunes à Copenhague.

racisme anti-blanc" de Tarik Yildiz

Entretien avec Bastien, lycéen : « Quand on dit racisme, personne ne pense au racisme anti-Français ».Bastien est en seconde, lui aussi dans un lycée ZEP. Il décrit le même enfer au quotidien, les brimades, les moqueries, la violence. « Le pire, c'était les années collège. Au lycée il y a plus de Français de souche, je me sens moins seul. Cela n'a rien à voir avec ce que je vivais avant. Chaque matin, en allant en cours, j'avais la peur au ventre. Chaque jour, la seule chose que j'espérais c'était de rentrer sans avoir pris de coup ou sans me faire insulter. »Au départ, il n'osait pas en parler à ses parents : « Je ne voulais pas leur faire de peine, qu'ils sachent ce que je vivais au quotidien. Je ne sais pas tellement pourquoi, mais je n'en parlais pas. » Cependant, un événement l'a convaincu de partager cette souffrance avec ses parents.«J'étais en cinquième. Mes parents avaient remarqué que je n'aimais pas l'école, mais ils ne savaient pas vraiment pourquoi. Un jour, dans la cour, certains ont commencé à jouer au "petit pont massacreur". C'est un jeu qui se joue avec un ballon ou une balle de tennis. On joue au foot et l'objectif est de faire un "petit pont", faire passer la balle entre les jambes de quelqu'un. Ce dernier est ensuite roué de coups par tout le monde. Moi, je ne jouais pas, je ne faisais que passer par là. Un des élèves s'est diri¬gé vers moi et m'a fait un petit pont. C'est alors que tous ceux qui jouaient et même d'autres qui étaient dans la cour se sont précipités sur moi et m'ont donné des coups à n'en plus finir jusqu'à ce qu'un surveillant intervienne. J'ai eu mal pen¬dant plusieurs jours et j'ai tout raconté à mes pa¬rents. »
La douleur n'était pas seulement phy¬sique, Bastien a souffert longtemps psychologi¬quement de cette agression qui n'était pas la première. « Je suis allé consulter un psychologue parce que je ne voulais plus aller à l'école, j'avais peur tout le temps. À mon retour en cours, rien n'avait changé, au contraire, c'était encore pire ». Il explique que la seule règle au collège était celle de la loi du plus fort. « Quand on se fait frapper une fois, on est la victime, la victime perpétuelle et plus personne ne nous respecte alors qu'on n'a rien fait de mal, on s'est juste fait agresser ! C'est le monde à l'envers. »
La victime est donc la personne qui n'est pas respectée. Et selon Bastien, les victimes sont presque toujours les Français de souche pour une raison qu'il ne s'explique pas. « Je crois que comme nous sommes différents d'eux, pas mu-sulmans, et qu'on a l'air d'être plus faibles alors ils s'attaquent tout de suite à nous. Ensuite, une fois qu'on reçoit les premières insultes ou les premiers coups, ça ne s'arrête plus. » Il déplore la situation, mais se sent impuissant. «Qu'est-ce qu'on peut faire contre ça ? Je ne sais pas, vrai-ment pas. Le seul moyen ce serait de les punir à chaque fois, mais dans ces cas-là ça veut dire qu'il faut beaucoup de surveillants qui écoutent ce qui se dit. Sinon ça ne sert à rien. »
Comme Guillaume, il pense être délaissé des adultes, des représentants de l'autorité qui n'interviennent pas. «Un jour, j'ai hurlé en classe alors qu'on était en cours de mathéma¬tiques. Un de mes camarades me demande une cartouche d'encre. Je lui réponds que je n'en ai plus et là, il commence à m'insulter. À plusieurs reprises il me dit "sale Français de merde", m'insulte en arabe. Après, il me crache dessus. C'est à ce moment-là que j'ai crié, le prof a de¬mandé ce qu'il se passait, mais il n'a pas écouté les explications. Il nous a demandé à tous les deux de sortir ! Dehors, celui qui m'a insulté m'a mis une claque, j'ai rien pu faire, le prof ne vou¬lait rien entendre par la suite. Je suis certain que si moi j'avais proféré des insultes racistes, le prof n'aurait pas eu la même réaction. »
Ce sentiment de deux poids et deux me-sures est prépondérant dans les différents témoi-gnages de ce livre. Bastien le dit très clairement et sans aucune ambiguïté, il a l'impression que
toutes les formes du racisme ne sont pas traitées de la même façon. « Quand on dit racisme, per-sonne ne pense au racisme anti-Français. Si moi je dis que je suis victime de racisme, on va trou¬ver beaucoup d'excuses à celui qui a dit ça. Par contre, si c'est un Français de souche qui commet un acte raciste, là tout le monde va en parler par-tout. C'est complètement injuste. J'ai l'impres¬sion que je suis un étranger ici en banlieue. Même pas un étranger, parce qu'un étranger on l'agresse pas. Pour eux, je suis un moins que rien, ils pensent qu'ils ont tous les droits. » Quand je lui demande de préciser le "ils" qu'il emploie, il répond qu'il s'agit de « certains élèves, pas tous, mais ce sont ceux qui sont dans le rapport de force permanent. Ils sont arabes ou noirs, musul¬mans en tout cas. » Il tient enfin à préciser qu'il ne prétend pas que « tous sont comme ça. Il y a des gens bien aussi. » Entretien avec Anne, mère de Bastien : « J'ai vraiment l'impression que c'est la loi de la jungle ».
Anne, la mère de Bastien, est en colère. Elle est très remontée et veut crier à tout le monde le malaise général en banlieue et cette réalité qu'elle estime trop peu connue. « J'ai l'impression qu'en banlieue, ou même en France en général, on n'a pas le droit de se plaindre si on est Français de souche ! »
Elle était loin de s'imaginer ce qu'endu¬rait son fils au collège. « Lorsqu'il m'a raconté tout ça, les insultes, les violences, ce racisme terrible, ça a été un choc incroyable. Je n'arrivais pas à y croire et je m'en suis voulu de ne pas avoir été plus vigilante, de ne pas avoir pris le temps de discuter davantage avec mon fils. Et puis, on en parle tellement peu que jamais j'aurais pu penser qu'un tel racisme pouvait exis¬ter chez des enfants. » Elle dit elle-même avoir subi des injures racistes, mais elle n'imaginait pas le phénomène aussi développé.
Cela fait donc déjà quelques années qu'elle est au courant de tout et qu'elle tente de faire changer les choses. Elle refuse de fuir : « Bien sûr, il y a l'aspect financier. On vit ici parce qu'on n'a pas les moyens d'habiter dans des quartiers chics. Mais moi je ne veux pas abandonner. Je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de fuir alors que des voyous nous rendent la vie impossible. J'ai vraiment l'impression que c'est la loi de la jungle. »
Anne et son époux ont en effet déjà pensé à déménager, avant même que Bastien ne fasse état des violences et du racisme qui le visent. « Mes parents et mes grands-parents vivaient déjà ici, mais beaucoup de familles ont déménagé. À un moment, on s'est dit, pourquoi pas nous en aller nous aussi parce qu'on ne se sentait pas très bien. La population a changé et on s'est retrouvés minoritaires. Bastien était parfois le seul "Gau¬lois" de sa classe. »
Pour elle, l'attention que l'on porte aux personnes issues de l'immigration est beaucoup plus importante que celle accordée aux Français de souche. « Diversité, quand on entend ce mot dans les médias, on veut dire qu'il faut qu'il y ait plus de gens issus de l'immigration dans les en-treprises, etc. Mais c'est ici qu'on a besoin de diversité ! Il n'y a presque plus de Français de souche, de non-musulmans ! »
Elle a déjà parlé de ce problème aux diffé-rents professeurs de Bastien et elle a parfois été excédée par les réactions qu'elle a entendues : « Je suis bien évidemment allée plusieurs fois rencontrer les professeurs pour évoquer la situa-
tion de Bastien, les injures racistes et les vio-lences. Parfois, on nous dit qu'ils ne peuvent pas être derrière chaque élève. Parfois, on nous dit qu'ils vont faire plus attention. Mais le pire, c'est quand ils disent que ça vient d'un sentiment, comme le sentiment d'insécurité et qu'ils préten-dent à demi-mot que c'est de la paranoïa ! »
Indignée, Anne veut que les pouvoirs pu-blics fassent quelque chose pour plus de diversité en banlieue et pour que le racisme anti-blanc soit reconnu. « C'est un racisme comme un autre, j'en ai marre de ceux qui trouvent des justifications à tout. Peut-être qu'ils ont des problèmes, mais tout le monde a des problèmes. Il y a une véritable impunité, il ne faut pas s'étonner du fait que les derniers Français de souche s'en vont. »
Anne explique donc que les "Gaulois" ont de bonnes raisons de s'en aller, même s'ils n'ont pas d'enfants scolarisés. Elle a subi ce racisme personnellement à plusieurs reprises : « Un jour, dans une grande surface, une gamine d'une quin-zaine d'années avec une de ses amies passe de-vant moi alors que je fais la queue. Je lui dis gen-timent que j'étais là avant elle et c'est alors qu'elle commence à m'insulter et se fait mena¬çante. Elle me crache dessus et me dit, "sale Française de merde". J'étais terriblement cho¬quée. Des gens impolis, il y en a partout, mais ce racisme-là je ne le vois qu'en banlieue, je n'ai
pas de problème quand je fais mes courses à côté de mon lieu de travail, dans le sixième arrondis-sement de Paris ».
Anne nous raconte d'autres événements où à chaque fois, une dispute éclate. Au-delà des incivilités, les insultes visent tout de suite ses origines : « Heureusement, ce n'est pas mon quo-tidien. Mais c'est après avoir pris conscience de la situation de Bastien que tous ces événements et ces insultes ont commencé à résonner en moi. Maintenant, je considère que c'est inacceptable donc je ne veux pas l'accepter et je veux que l'on reste ici, dans notre ville. C'est à ceux qui ne res-pectent rien de s'en aller ou d'être punis. »
Entretien avec Hasan, père de famille : « On
nous reprochait de ne pas être de "bons musul-mans " ».
Hasan est père de trois enfants. Après avoir habité des années en banlieue parisienne dans des villes défavorisées, il a décidé de démé-nager, notamment à cause des pressions qu'il subissait. Il se dit musulman, mais il ne fait pas le jeûne du ramadan et consomme, de temps à autre, de l'alcool. Il n'a jamais imposé le jeûne à ses enfants qui n'ont jamais fait le ramadan.
À l'école et dans la cité, lui et ses enfants ont subi de nombreuses pressions : « Quand on recevait des amis à la maison, il nous arrivait d'acheter une bouteille de vin ou de la bière. C'était tout à fait normal pour nous, mon épouse et moi, mais quand des voisins nous voyaient, ils nous regardaient avec mépris. » Ces regards n'étaient pas la seule manifestation d'hostilité : « Plusieurs fois, des voisins nous ont fait des ré-flexions sur notre consommation d'alcool. Il est arrivé que sur notre porte, on lise "gaouri", "har-ki". On nous reprochait de ne pas être de "bons musulmans" et c'est vite devenu très pesant. »
Ces reproches et ces intimidations ont forcé la famille à se cacher : « On était obligés d'acheter les boissons dans des magasins se trou-vant plus loin de la cité. Ensuite, on cachait le
tout avec des sacs noirs, non transparents. » L'autre difficulté pour eux était de ne pas manger en public lors du jeûne du ramadan : « La pre-mière fois, j'avais oublié que le jeûne avait com-mencé et j'étais allé prendre un café en bas de la cité. J'ai très vite compris que j'avais fait une erreur. Tout le monde l'a su. On m'a fait des ré-flexions et des sermons dans le meilleur des cas. Sinon, c'était des insultes, j'étais un vendu. Là encore, nous avons dû nous cacher, mais le plus grave, c'est la situation des enfants. »
Ses enfants ont en effet subi le même type de pressions à l'école pendant le mois du jeûne. Des camarades de classe les invectivaient régu-lièrement et leur reprochaient de ne pas jeûner : « Le plus dur pour nous, ça a été de savoir ce qu'enduraient nos enfants. Mon fils me disait qu'à l'école, on lui demandait sans cesse pour¬quoi il ne jeûnait pas, s'il n'était pas musulman et qu'il commettait un péché grave. Il a, pendant longtemps, fait semblant de jeûner alors que ce n'était pas le cas ».
Ce contrôle social était si difficile à vivre pour Hasan qu'il a tout fait pour déménager. « Je trouve cela désolant. Vous imaginez ? Nous sommes en France ! En France, on doit se cacher pour boire un verre de vin, pour ne pas faire le ramadan... Je suis musulman, mais à ma façon et je n'ai pas envie qu'on s'immisce dans ma vie

privée, cela ne regarde que moi. Mais malheureu-sement, dans les cités, en tout cas dans celles que j'ai connues, ce n'est pas possible, on n'échappe pas au regard des autres. »
Hasan explique que le racisme anti-blanc dans la cité est en fait un racisme contre ceux qui n'appliquent pas à la lettre certaines obligations religieuses de l'islam. « Je ne sais pas si on peut dire que c'est du racisme parce que je suis moi-même issu de l'immigration et que je suis mu-sulman. Mais en tout cas, c'est de l'intolérance contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux. » Il dit qu'il se sentait plus proche des rares familles françaises de souche que de la plupart des familles issues de l'immigration.
Finalement, Hasan a déménagé : « Cela a été un grand soulagement. On a commencé à avoir une vie normale, sans avoir à se cacher. J'ai le regret de ne pas avoir pu le faire avant, mais les prix sont tellement chers qu'on est contraint de rester dans les cités. Il a fallu travailler dur pour se sauver de cette situation. » Il déplore le fait de devoir fuir, mais il s'agit pour lui de l'unique solution : « Que voulez-vous qu'on fasse d'autre ? Rester là-bas et vivre un enfer, se ca¬cher, jouer le rôle d'une personne qu'on n'est pas ? Ou alors essayer d'imposer notre manière de vivre aux autres ? En réalité, il ne s'agit pas d'imposer, mais juste de leur faire accepter que
l'on puisse être différent. Pour moi, c'est impos-sible parce que même s'il y a des familles qui respectent cela, on aura de toute façon une mau-vaise image auprès des gens, des voisins. »
Le témoignage de Hasan montre donc un nouvel aspect du problème. Il existe un racisme anti-blanc mais plus généralement, on constate une intolérance envers ceux qui ont une manière de vivre différente, qu'ils soient issus de l'immigration, musulmans ou non.
Entretien avec Fatma, étudiante : « Le racisme anti-blanc n 'est pas très connu alors que ceux qui vivent en banlieue le constatent au quoti¬dien ».
Aujourd'hui étudiante en droit, Fatma a fait toute sa scolarité dans les villes défavorisées d'Île-de-France : « J'ai fait ma scolarité en France, mais j'avais l'impression d'être autre part, parfois en Arabie Saoudite ! On faisait toutes et tous le ramadan en même temps, ceux qui ne le faisaient pas, mais étaient musulmans étaient traités de harkis. Et on voyait aussi clai¬rement du racisme envers les Français de souche. » Française issue de l'immigration, elle s'est toujours sentie mal à l'aise avec ce qu'elle voyait.
Protégée parce que du sexe féminin et musulmane, elle décrit cependant une violence quotidienne qui pouvait toucher n'importe qui : « En règle général, celui qui trinquait, c'était le Français de souche de la classe. Mais il ne faut pas croire qu'il était le seul à vivre les violences, nous aussi on en souffrait. C'est vrai que pour les filles, c'est plus facile parce qu'on ne frappe pas aussi facilement une fille qu'un garçon. Mais les moqueries fusaient en permanence, c'était la vio-lence au quotidien, surtout au collège. »
Pour elle, aucun doute, il y a un véritable
racisme anti-blanc qui s'exprimait régulièrement dans sa classe : «Un jour, alors que j'étais en sixième, le petit caïd de la classe va voir un ca-marade de classe et lui dit, "gros porc", l'insulte et le traite de tous les noms gratuitement. Le malheureux a répondu, et a essayé de se défendre verbalement. Le petit caïd n'attendait visiblement que ça et a commencé à le frapper, d'autres sont venus le brutaliser aussi. Quelques-uns l'ont ti-midement défendu. Quelle était sa faute ? Pour-quoi l'avoir choisi lui plutôt qu'un autre ? La réponse est simple, c'est parce qu'il est Français de souche qu'il s'en est d'abord pris à lui. »
Elle a d'autres anecdotes qui vont dans ce sens. Elle s'étonne qu'on ne parle pas davantage de ce racisme. Elle ne veut pas nier l'existence d'autres formes de racisme et ne fait pas de hié-rarchie : « Souvent on entend qu'il ne faut pas faire de hiérarchie entre les racismes, que ce soit un racisme anti-noir, anti-blanc, anti-juif, anti-arabe... Je suis d'accord. J'ai vécu personnelle¬ment le racisme, un propriétaire a refusé de me louer son appartement quand il a appris mon nom en me disant qu'il a déjà été loué. J'ai demandé à une amie avec un nom français de le rappeler pour lui demander et il lui a dit que l'appartement était disponible. »
Ayant donc vécu elle-même le racisme, elle considère qu'il faut en parler le plus possible
pour faire évoluer les mentalités : « Pas de hié-rarchie, d'accord. Mais il faut dénoncer le ra¬cisme quel qu'il soit et je constate que le racisme anti-blanc n'est pas très connu alors que ceux qui vivent en banlieue le constatent au quotidien. Le racisme que j'ai subi, on en parle plus souvent, mais pour moi l'un n'est pas plus important que l'autre. Les deux sont à combattre de manière égale. » Elle veut une égalité de traitement des différentes affaires liées au racisme.
Fatma pense qu'il est difficile de changer la situation : « Comment changer les choses, je n'en sais rien. D'abord en parler, pour que ça se sache, mais ensuite il faut faire quelque chose. Pourquoi ne pas inciter les élèves ou les gens victimes à porter plainte directement, à chaque agression, même verbale ? Je pense que pas beaucoup oseront parce qu'on a toujours peur des représailles, mais si tout le monde s'y met, ça peut changer la donne. Il faudrait que les adultes dans les écoles soutiennent les élèves. »
Parmi les adultes qui ont, selon elle, un grand rôle à jouer, il y a avant tout les ensei-gnants : « Les profs pourraient avoir ce rôle de soutien aux enfants agressés et les inciter à porter plainte. Mais il est vrai que c'est tellement diffi-cile de tenir une classe dans ce genre d'établis-sement de banlieue que ce serait une charge sup-plémentaire pour des profs déjà dépassés. »
Elle considère par ailleurs que les surveil-lants pourraient être plus actifs et plus vigilants : « Les surveillants que j'ai connus ne sont pas très actifs, ils contrôlent les entrées, surveillent les classes de permanence et surveillent la cour d'assez loin. Il faudrait leur donner un peu plus de pouvoir pour qu'ils incarnent vraiment l'autorité. »
Enfin, elle précise que les familles issues de l'immigration vivant en banlieue parisienne ne sont pas forcément toutes racistes : « Moi dans ma famille, on m'a jamais appris que les Français de souche sont mauvais ou quelque chose du genre. Au contraire, on m'a toujours incitée à bien m'intégrer. Je ne suis pas la seule à être dans ce cas. »

Écrit par : leclercq | 09 juillet 2012

Damned. Nous avons un fanatique du copié/collé qui n'a pas le QI nécessaire à la compréhension l'abstraction du hyperlien qui débarque. Au moins, ca fera un copain pour Bedoume.

Écrit par : Djinus | 09 juillet 2012

@ Djinus

j'apporte des analyses trés pointues sur le sujet et tout ce que tu sais faire c'est écrire ça "un fanatique du copié/collé qui n'a pas le QI nécessaire à la compréhension "

pauvre imbécile.

Écrit par : leclercq | 09 juillet 2012

sauf que coller l'entièreté d'un texte alors qu'il suffit d'insérer un hyperlien qui pointe à l'endroit où il a été déjà publié permet de ne pas polluer le forum sous un flot de mot.

Les quelques énergumènes qui font ça n'apparaissent pas à mes yeux comme les participants les plus intéressants des forums ...

Quand à parler "d'analyse pointue" pour de la propagande raciste, désolé, mais c'est un peu gros ...

Écrit par : Djinus | 09 juillet 2012

Suivre à la lettre les concepts de vie du Coran, plutôt que les visualiser en esprit pour en garder les principaux fondamentaux d'une vie harmonieuse, respectueuse et fidèle à une certaine adhésion spirituelle, sera à jamais une catastrophe dans une société libre et démocratique. Sans révolution spirituelle, les musulmans croyants (un-non croyant n'est pas musulman, il est athée d'origine musulmane) ne pourront tenir dans la démocratie et surtout ne pourront pas développer les principes démocratiques dans les pays qui font aujourd'hui leur révolution de jasmin.

Ce que le long commentaire ci-dessus met en évidence, c'est la douleur musulmane à accepter d'abord que dans sa propre famille spirituelle des jeunes et moins jeunes sortent des traditions ancestrales, se mettent à boire de l'alcool, ne font pas le ramadan, ne se rendent plus à la mosquée, que les filles s'émancipent et adoptent des modes de vie occidentalisés. La séparation entre "bons" et "mauvais" musulmans est alors radicale. Sortir du Livre, sa parole sacrée, respectée à la lettre (manque plus que les coups de fouet, la lapidation pour adultère, la main coupée pour le voleur,etc.), est un acte d'insoumission à Allah, donc de séduction satanique, dont il faut s'éloigner si on ne veut pas finir dans la perdition et la déperdition cultuelle et culturelle. D'où la rupture en amitié, la séparation du bon grain et de l'ivraie. L'alcool présent sur une table est un symbole parlant. Celle ou celui qui use de cette pratique perdra obligatoirement ses amis très stricts en matière religieuse.

Les musulmans doivent absolument perdre leur "attitude supérieure" en matière de Dieu et d'interdits communautaires. Mohammed, le Prophète est sans doute l'ultime Prophète à fonder une branche de la grande religion du Livre (judaisme, christianisme, islam). Cependant, rien n'indique dans le Livre que la triple grande religion monothéiste du monde se termine avec le Coran. Elle se termine avec l'Apocalypse, le retour de l'Amour et le Royaume de Dieu...

Quand les musulmans sauront se faire confiance et faire confiance aux autres humains non islamisés, qui ne sont pas plus diaboliques, à priori, que les gens nés en islam, ils n'auront alors aucune crainte à se confronter à la relativité du Livre, son Esprit plutôt que sa Lettre. Il faudra encore du temps...et une sacrée révolution des consciences musulmanes. Les artistes sont les premiers libérateurs qui rendront leurs lettres de noblesse au grand islam.

Écrit par : pachakmac | 09 juillet 2012

Je comprends pas ces commentaires au sujet de l'Islam. Car il ne semble pas que le sujet mis en cause par le moustachu soit cette religion. Il parle de voyous de culture de domination. L'Islam est une religion de domination, certes. Mais je pense qu'il parle de cette culture de La rue caractérisée par le machisme, violence, adoration des gangsters et terroriste, haine de la France, amour de l'argent,.... Ceci dit, l'émission "C'est dans l'air" est un exemple parfait de tromperie médiatique.... car je doute fort que leurs questions SMS soient rédigées par des téléspectateurs. De plus, on y voit toujours les memes experts.

Écrit par : Riro | 09 juillet 2012

En effet ce n'est pas l'islam qui est mis en cause par le criminologue. Il s'agit d'un comportement. Lequel peut être lié à une culture, mais pas exclusivement.

@ Djinus: vous utilisez facilement l'accusation de racisme. Cela ne mage pas de pain et cela ne demande pas d'argument. Cela me fait penser à la France qui n'ose pas parler de l'immigration par peur d'être traitée de raciste. Alors que n'importe quel politique responsable doit traiter des capacités matérielles, sanitaires, psychologiques d'un pays à accueillir des immigrés, et dans quelle proportion. Avoir laissé la question de l'immigration à Le Pen par peur de lui ressembler a été l'une des grandes lâchetés de la gauche française. Cela a fait du mal à la France. Cette gauche est largement responsable de l'état de certaines banlieues. Voilà, traitez-moi de raciste maintenant si cela vous plaît, je n'en ai rien à cirer. Je ne me sens pas concerné par ce genre d'attaque.

La critique de personnes, y compris si elles appartiennent à une entité nationale, religieuse, culturelle, est encore permise il me semble. Des accusations dénigrantes et généralisées seraient, si elles n'était pas démontrées, du racisme. Mais on se souvient des propos de Zemmour sur l'origine majoritaire des détenus en France. Ce n'est pas sur ces propos qu'il a été condamné.

Écrit par : hommelibre | 09 juillet 2012

@ Djinus

sauf que coller l'entièreté d'un texte alors qu'il suffit d'insérer un hyperlien qui pointe à l'endroit.

si tu avais controlé le lien dans le texte (d'ailleurs il y a deux textes), tu aurais vu qu'il est invalide !!!rigolo !!!

et sur le racisme anti-blanc c'est un extrait du livre du même non, et oui les logiciels de reconnaissance de texte ça existe.

"Quand à parler "d'analyse pointue" pour de la propagande raciste, désolé, mais c'est un peu gros ..."

raciste, ça va pas dans ton sens de bobob qui met la tête dans le sable donc c'est raciste !!! rigolo, balaye devant ta porte avant de prendre les autres pour des cons.

Écrit par : leclercq | 09 juillet 2012

suite

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/invitons-les-a-devenir-francaises_494992.html

http://www.paperblog.fr/2819080/jean-sevillia-le-terrorisme-intellectuel/

"Pas de complot organisé (même si le Kominform l’a initié après guerre). Il s’agit surtout de la connivence d’un milieu étroit, doctrinaire, issu de la même génération, qui fait réseau. Il s’épanouit en force dans le centralisme français ! Etonnez-vous après ça que les média n’aient rien compris au vote Le Pen en 2002, au « non » au traité européen et à la révolte des banlieues en 2005, au dégonflement de la baudruche socialiste en 2009 ? C’est que technocrates de droite et intellos de gauche ont leur bonne conscience – mais celle-ci les aveugle ; ils n’écoutent pas. Toute nuance est pour eux un crime de lèse-vérité et tout « non » un symptôme de maladie mentale. Cet esprit stalinien ouvrirait volontiers des camps de rééducation comme Mao le fit, après Lénine et Staline, pour mettre les mains des intellos dans la merde des champs, ou comme Pol Pot le réussit si bien en vidant les villes du Cambodge de millions de citoyens ravalés au rang de bêtes. Quatre bourreaux que les intellos français ont fort adulés, de Sartre à Sollers en passant entre autres par Aragon, Jean Lacouture ou Jean-Marie Domenach. Qu’importent les morts à ceux qui veulent construire ici-bas l’utopie ? "

voilà comment tu fonctionne Djinius

http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=169

"A ceux qui aujourd'hui stigmatisent le comportement discriminatoire de la République à l'égard des immigrés et enfants d'immigrés, Daniel Lefeuvre offre un aperçu de l'accueil reçu en d'autres temps par les immigrants européens (Belges, Polonais, Italiens).

En août 1893, à Aigues-Mortes, la population fait la chasse aux immigrants italiens aux cris de : «Mort aux Christos !» (Mort aux chrétiens !). Les malheureux sont roués de coups. On relève huit morts. La chronique rapporte ça et là d'autres incidents violents et souvent mortels...

Si l'on s'attarde sur les immigrants européens qui, au tournant du XXe siècle, se sont magnifiquement intégrés à la société française, on ne voit pas, et pour cause, ceux, en nombre équivalent, qui n'y ont pas réussi par le simple fait que, découragés par l'hostilité ambiante, ils sont rentrés au bercail.

Félicitons-nous que la situation actuelle n'ait rien de comparable à celle-là. A rebours des idées convenues, Daniel Lefeuvre considère que les immigrés originaires des anciennes colonies sont somme toute mieux accueillis et mieux intégrés que ne le furent les immigrés européens, prétendûment si proches des «Français de souche».

L'historien craint en conclusion qu'à trop minimiser le processus d'intégration des Français originaires des anciennes colonies, on ne «persuade ces populations que la République s'est définitivement fermée à elles et qu'il leur faut donc chercher ailleurs les voies de leur réussite».

La repentance pourrait en définitive réussir là où les colonistes et les racistes d'antan ont échoué, en enfermant les Français originaires des Antilles, d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire dans un statut de victimes innocentes et de grands enfants irresponsables et en les convainquant qu'il leur est impossible d'en sortir par leur effort personnel !

Paralysés par le complexe victimaire, ils pourraient alors se détourner de la compétition sociale («A quoi bon travailler à l'école, acquérir des diplômes et devenir un bon professionnel puisque je serai toujours marqué au fer rouge de la colonisation et de l'esclavage ?»). Ce renoncement marquerait le triomphe des bourgeois «repentants», tartuffes modernes, en facilitant à leurs rejetons la conquête des postes de commandement."

Écrit par : leclercq | 09 juillet 2012

Leclerq, il suffit donc de coller le texte chez pastebin et d'en fournir le lien, a la place d'innonder les forum, car je te rappelle que tu as collé cette tartine déja 3 fois chez hommelibre cette année.

Un exemple : http://pastebin.com/gFMamurx

Voila, comme ca, ca permet d'éviter de submerger la discussion.

Écrit par : Djinus | 09 juillet 2012

oullàlà comme c'est puissant

"tu as collé cette tartine déja 3 fois chez hommelibre cette année." et alors du moment que c'a se rapporte au sujet.

moi j'aime bien ce genre de tartine de personnes spécialistes qui connaissent leur sujet et le traitent à fond, ça change d'écrits d'ignares à coté de la plaque qui croient être en mesure de dialoguer sur un sujet sans se documenter d'avoir un avis sur tout et n'importe quoi.

Écrit par : leclercq | 09 juillet 2012

Oups, il me semble qu'il y a plusieurs violations de copyright sur cette page. Citer n'est pas copier-coller.
Et après une longue lecture, je connais toujours pas l'opinion de leclercq à ce sujet.

Écrit par : benpal | 09 juillet 2012

ces copier-coller j'adhére complétement aux textes.

donc c'est mon opinion sur le sujet

Écrit par : leclercq | 10 juillet 2012

Les exploits des racailles n'ont rien à voir avec une quelconque idéologie. Ils ne sont que le produit de l'envie ,de la jalousie et traduisent un complexe d'infériorité. Pas plus bourgeois et réacs que ces zèbres malgré leurs accoutrements qui se veulent provocateurs copiés par une multitude de leurs victimes potentielles. Cette engeance ,bien souvent allogène (mais pas toujours)et pleine d'un ressentiment éternel envers le petit blanc ,ne reproche rien à ce système immoral et aberrant mais ne sont motivés que par le besoin d'acquérir les marques extérieures de richesses les plus tapageuses. Pas meilleure briseuse de grèves potentielle que la crapule délinquante qui par le passé et bientôt dans le futur sera stipendiée par les tireurs de ficelles. La fascination qu'ils exercent sur nos "élites" qui ne risquent pas d'apprécier leurs facultés de nuisance en est un signe certain ; leur mépris commun affiché envers ceux qui transpirent une preuve de leur collusion.

Écrit par : ROSSEL | 21 juillet 2012

Félicitations pour ce post!
A plus !

Écrit par : Achat appartement Bordeaux | 03 décembre 2012

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