28 juin 2012

La parité: un système de blocage de la société

On pourrait imaginer que la parité part d'un bon sentiment ou d'une intention liée à l'égalité. Mais on voit dans la parité comment le principe même d'égalité a dégénéré et comment la démocratie est dénaturée. C'est un thème dont il sera beaucoup question dans les prochaines années chez nos vosins français. Un thème dont on peut supposer qu'il servira d'écran de fumée quand le gouvernement sera contraint à renier ses promesses électorales, comme c'est déjà le cas acutellement.


parité-1.jpgL'égalité est l'égalité de droits et de chances. Elle ne contient ni la symétrie (femmes et hommes ne sont pas symétriques), ni l’absence de différences (hommes et femmes ne sont pas identiques), ni l’exact décompte des volumes ou quantités. Elle concerne non seulement les femmes et les hommes mais toutes les couches de la société.

La parité telle qu'on en parle aujourd'hui est le fait de mettre quantitativement le même nombre de femmes et d'hommes dans les représentations politiques mais aussi les métiers, comme par exemple les postes de direction d'entreprise.

L’égalité ne devrait pas être aussi polarisée sur les genres et sur un concept purement numérique. D’ailleurs elle ne l’est pas dans tous les domaines. L’égalité numérique des sexes est demandée par les organisations féministes en particulier dans les postes de pouvoir et d'argent. Pas dans les domaines subalternes: on ne voit nulle part d'exigence de parité dans les métiers difficiles comme ceux du bâtiment, ou pour avoir autant de femmes éboueurs que d'hommes. La parité serait-elle une lutte de dominantes qui veulent avoir les bonnes places? Parité et égalité seraient-elles seulement des prétextes? On ne voit pas non plus de demande féministe pour limiter le nombre de femmes médecins (plus nombreuses que les hommes) et pour instaurer un numerus clausus de genre à l'université dans les branches où les femmes sont plus représentées que les hommes. Rien de pareil non plus dans l'enseignement primaire où les hommes sont très peu présents.

L'égalité est donc exigée dans un sens, pas dans les deux. Pourtant la logique numérique demanderait que l'on impose une représentation volumique identique des genres dans tous les domaines. On imagine à quels blocages on en arriverait: des branches fermées aux hommes parce qu'ils sont plus nombreux, ou aux femmes parce qu'elles sont plus nombreuses. Le choix d'une profession, l'ambition politique, le recrutement des collaborateurs et collaboratrices ne seraient plus liés à la liberté garantie par les sociétés avancées ni à l'excellence ou la compétence, mais seraient imposées par des lois issues d’un centralisme régressif.

Pour aller au bout de l'absurde, on choisirait alternativement une femme - un homme - une femme - un homme, par ordre d'inscription à l'université ou de postulation dans une entreprise. Il est évident que l’on ne pourrait choisir selon le résultat de tests ou les compétences. Imaginons en effet que les femmes candidates aient obtenus les meilleurs résultats aux tests d’entrée dans une université: les prendre pour leur excellence conduirait à ce qu’il y ait plus de femmes que d’hommes représentés dans cette branche. La parité est une prime à l’insignifiance et une ennemie de l’excellence.

Imaginons aussi qu’un jour il y ait plus de femmes que d’hommes en politique. Où serait le problème? Et bien ce ne serait pas possible! Interdit. Système fermé. Système bloqué. Vous aurez votre place parce que vous êtes programmé dans une alternance de genre digne de régimes autoritaires.

La parité est donc un système de blocage de la société. C’est une rigidité intellectuelle, philosophique et politique. Elle empêche les mouvements naturels de s’opérer. Elle est le résultat d’une idéologie de genre et un projet de politisation anti-libéral de la société. Elle réduit la liberté de choix et la notion d’excellence. Elle réduit l’égalité à une notion de nombre, à une simple addition. La parité est une valeur mathématique, une robotisation de la société humaine. Les femmes ne devraient pas s’y tromper: la parité ne les valorise pas. C’est la société des fourmis se rapproche.

17:04 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Bien vu et bien expliqué.

Écrit par : Ivan Skyol | 29 juin 2012

euh trés intéressant

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/08/triple-impair-sur-la-parite_824807

" prôner la généralisation des privilèges dont jouissent les plus aisées par une véritable prise en charge des enfants par des structures collectives."

mais les femmes onts telles vraiment envie de ça, le probléme quand les enfants rentrent à la créche ce ne sonts pas les enfants mais les méres !!!

Écrit par : leclercq | 01 juillet 2012

Ca devrait avoir un certain poids sur la société oui,mais je ne comprends pas comment l'élimination de la disparité homme-femme pourrait accabler la femme elle-même.

Écrit par : Arborus | 03 août 2012

il est vrai que ce sont les plus aisés qui jouissent vraiment des droits de l'homme,examinons l'exemple des femmes bourgeoises;elle jouissent bien sur de droits et de chances qu'une autre femme pauvre n'obtient pas aussi facilement.

Écrit par : jardinerie égalité | 14 août 2012

Les commentaires sont fermés.