22 mai 2012

Pourquoi une critique de ce féminisme? Précisions

Dans le feu de l’action on n’a plus assez de recul pour se rappeler les motifs et les buts d’une démarche. De plus la perception que d’autres ont de notre propre action varie selon leurs expériences et convictions personnelles, les malentendus, et les accords ou désaccords théoriques.


Fem-1.jpgDans certains cas il n’est pas important d’être compris ou non: par exemple quand on suit sa propre voie sans avoir de raison d’en référer au monde extérieur. Dans d’autre cas, les malentendus ou la perte de vue des objectifs oriente la perception dans un sens qui n’est pas celui souhaité.

Je pense donc utile de faire ici une courte synthèse de ce qui motive la critique du féminisme radical. Je passe sur les noms d’oiseaux ou les procès d’intention que l’on me fait régulièrement. C’est sans intérêt ni pertinence. Il y en a moins qu’un temps mais il y en a toujours, en particulier quand j’interviens sur des forums français où le clivage et l’agression sont le langage courant, ordinaire, presque «normal».

Je précise ici encore une fois que le féminisme réformiste a été rendu nécessaire pour en finir avec les lois du code Napoléon qui assujettissaient les femmes au mari. Même si cela fut loin d’être pratiqué de manière générale et ne concernait en réalité qu’une fraction de la bourgeoisie aisée, ces lois n’étaient que l’expression de la misogynie crasse du dictateur. J’aime les femmes, j’aime partager avec elles, et je serais donc très mal à l’aise d’avoir à jouer le maître même si une loi me le demandait. J'écris souvent mon amour pour les femmes, ainsi que mon soutien face aux injustices qu'elles peuvent subir. Suffirait-il pour régler le problème du féminisme radical de dire que l'on aime les femmes? Je ne le pense pas: ce serait encore suspect à leur yeux. Il faut aussi dénoncer frontalement.

Voici donc en quelques points une piqûre de rappel.


1. Le problème majeur posé par le fémrad est la dualité qu’il impose à la société: d’une part les hommes seraient des esclavagistes, des prédateurs, des violeurs, des bourreaux, des patrons exploiteurs, et les femmes de pauvres victimes immémoriales tenues en esclavage depuis la nuit des temps.

«Les femmes restent des proies» (Cynthia Fleury, philosophe féministe, 2011)

Ou Peggy Sastre utilisant une théorie darwinienne pour justifier que les hommes seraient des violeurs par nature: «... tout ce que cette dense littérature m'a appris, c'est que tout homme est un violeur en puissance, qu'il faut juste quelques circonstances, de minimes variations environnementales, pour que tout bascule.» Peggy Sastre, ex utero, 21 mai 2011.

Or environ 1‘600 hommes sont condamnée pour viol chaque année en France. Même en admettant qu’une partie seulement serait dénoncée, mettons 10% (ce que rien ne prouve) cela ferait 16‘000 hommes, soit 0,08% des hommes adultes. 1‘600 font 0,008% des français adultes. Comment peut-on généraliser un tel pourcentage? Cela n’a aucune réalité.



2. Cela ne mériterait qu’un éclat de rire si les fémrad n’avaient acquis une influence pernicieuse sur les medias, les politiciens et la justice. Qu’un Loïc Sécher ait pu faire sept ans de prison pour une accusation de viol inventée, avant la révision de son procès et la levée de toute charge, Fem-3.gifest dû avant tout au fait qu’il est homme et que la victime femme, est devenue une icône intouchable. C’est le résultat de décennies de victimisation féministe à outrance.


3. Imaginer que le système de répartition des rôles qui prévalait dans le passé n’était qu’une domination des hommes et une mise en esclavage est une manière de lire l’Histoire de travers et d’alimenter encore le stéréotype anti-homme.


4. Le dénigrement des hommes pour justifier la volonté de les changer et de les éduquer montre d’une part une profonde inacceptation et incompréhension des hommes, et d’autre part une tentative de domination de type maternante sur eux qui est inacceptable. Je n’invente rien:

«Maintenant, j’ai l’impression que le féminisme « acte I » a éduqué les femmes, et que le féminisme « acte II » devrait éduquer les hommes.» Cynthia Fleury.


5. Le mythe de la femme silencieuse baissant la tête devant son mari et maître a existé. A un faible pourcentage. On en a fait un symbole de la domination masculine, que je nomme le «syndrome du couple Cohen». Par ailleurs dans d’autres couples c’est la femme qui domine, qui est violente, et l’homme qui se tait.


6. Sous l’influence du féminisme radical des lois sont faites en faveur d’un genre contre un autre, ce qui est une atteinte à la démocratie. Les lois contre les violences faites aux femmes sont abusives à cause de cela et parce qu’elles dénient que les hommes soient aussi victimes de violence conjugale (30% à 50% des victimes en sont des hommes selon les pays). Tout ce qui se construit sur le déni des violences faites aux hommes installe une vision sociétale erronée et biaisée. L’égalité ne saurait y trouver son compte.


7. Faire des hommes des esclavagistes c’est passer un peu vite sur le fait que les femmes ont toujours travaillé, ont très souvent géré l’argent du ménage, avaient leur domaine de pouvoir, et que les hommes se faisaient tuer à la guerre entre autre pour protéger leurs femmes et leur famille. Où sont les dominants, sur ces champs de bataille rouges du sang des millions d’hommes morts?


8. Enfin l’image d’éternelle victime ne sert pas les femmes. Comment ne voit-on pas le mépris qu’il y a des femmes à les présenter ainsi? Comment ne voit-on pas que cette image sert les cheffes féministes qui ont besoin de s’appuyer sur cette victimisation et sur le stéréotype de l’homme bourreau pour se faire leur place au soleil?


Je pense donc que ce féminisme radical, influent, est en train de pervertir la société et de salir durablement les hommes. Le dénoncer n’est en rien une attitude anti-femmes. Au contraire. Les débats parfois acrimonieux qui émaillent ce genre de sujet montrent à la fois que le sujet est sensible et que des blessures restent vives. J’espère qu’à force l’agressivité et les procès d’intention laisseront place uniquement au débat. Ce qui n’empêche pas celui-ci d’être parfois vif.

 

 


Pour aller plus loin dans le débat:

FéministaPanneau.jpg

Commentaires

S'il y a un point parmi ceux que tu énumères qu'il faut développer en toute première priorité, c'est le 2, c'est-à-dire la fabrication de victimes, et de victimes graves.

Les chiffres-bidon, les idéologies haineuses, les mensonges historiques ? Il y en a tellement de tous les côtés que les gens (même ouverts et dynamiques) haussent les épaules. Ca fait partie du paysage.

Mais l'évocation des victimes (pères volés de leurs enfants, hommes battus abandonnés par la société, hommes assassinés par la justice pour de fausses accusations), ça c'est du vécu, du charnel, ça les remue.

C'est pourquoi je propose de partir toujours des victimes, et non de la critique du "féminisme", que les gens considèrent comme une idéologie plutôt moins pire que les autres,même s'il est qualifié de "radical" (mais on a déjà eu la discussion).

Écrit par : Antisthene | 22 mai 2012

@Antistène : C'est effectivement un bon angle de partir des victimes.
Comment trouver des critères fiables pour établir la réalité des faits?

Malheureusement, il y a de "fausses victimes" et elles font des dégats terribles. La crédibilité des plaignants en général est mise en doute à cause des agissements de certain(e)s.
L'histoire récente de ce grand-père qui a passé des années en prison à cause des accusations-rétractations de son petit-fils en est un triste exemple.
Je connais un homme qui a été agressé par un autre homme (tentative de vol de voiture). D'avoir accompagné cette victime dans son parcours de combattant pour que la réalité des faits soit reconstitué a été très instructif et épuisant. C'est difficile de se faire entendre et d'obtenir justice. D'autant plus si les faits se sont passés dans le pays voisin.

Écrit par : Calendula | 22 mai 2012

"Par ailleurs dans d’autres couples c’est la femme qui domine, qui est violente, et l’homme qui se tait."

Et dans beaucoup de couple celà se passe comme ça. François Hollande n'a pas été élu par hasard, et je trouve très bien qu'il soit devenu président, puisque le féminisme du nouveau gouvernement s'avérera être un système antidémocratique aussi bien pour les hommes que pour les femmes, car on impose à ces dernières une norme : femme professionnelle (mode des USA je le rappelle dans les années 1970)ou femme vicieuse (égoÏste, vénale, castratrice ...) via les magazines féminins "Elle". "Elle" (pour ceux qui me rétorqueront que c'est un magazine où la femme est réduite à l'état d'objet) était présent lors de la conférence des politiciens à Science Po avant le premier tour afin de valider la conformité des candidats au féminisme bien-pensant.
Donc oui le magazine féminin Elle où la femme est réduite à l'état d'objet pour reprendre les termes des féministes, soutient fermement le féminisme

Pour ceux ou celles qui doutent de la véracité je mets un lien prouvant que le magazine a été fondé par ... une femme
"La fondatrice du magazine Elle Hélène Gordon-Lazareff est une journaliste, qui avait précédemment travaillé aux Etats-Unis pour le magazine Marie-Claire."
http://www.gralon.net/articles/news-et-media/magazines/article-le-magazine-elle-557.htm

A noter que la femme en question a également travaillé pour le magazine Marie Claire qui n'est autre qu'un magazine féminin
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Claire

Voilà, c'est bien la preuve que les femmes qui sont dans les couvertures ne sont pas exploité par des vilains hommes ponctués par leur libido sexuel. Encore une idée prêt à penser de la feminista :))

Écrit par : kasilar | 22 mai 2012

Franchement HL, Vos images manque d'hémoglobine! La première par exemple, on en trouve des animées, et le sang gicle!
Le texte on l'a pas lu, promis!
Fin de la transe mission!

Écrit par : Trio-octet Infernal | 23 mai 2012

Bonjour
Il est bien inutile de vouloir changer ses idées, lorsque l'on constate la duplicité de certain. Mensonge et mauvais esprit sont les maîtres mots de certain. On voudrait nous faire croire à grands coups de statistiques que le féminisme est mauvais et mensonger mais certains hommes le sont tout autant.
point final.
Portez vous bien Hommelibre, ou alors non c'est comme vous le voulez.

Écrit par : madison | 23 mai 2012

Tiens il ne manquait plus que la meilleure du trio :
En quoi le féminisme serait il une idéologie sincère et confiant ? Demandez aux gens autres que dans le monde de la téléréalité et du showbiz hommes et femmes (les ouvriers) ce qu'ils pensent du féminisme ?

Mais bon des décennies de mensonge, de stéréotypes de révisionnisme de misandrie ... on est plus à ça près.
J'ai presque envie de chanter pour masquer la misère masculine :

Ne le laisse pas tomber il est devenu fragile être un homme libéré tu sais c'est pas si facile
Ne le laisse pas tomber il est devenu fragile être un homme libéré tu sais c'est pas si facile

Écrit par : kasilar | 23 mai 2012

Je m'adressais bien sur au commentaire ci-dessus hein, des fois qu'il y ait malentendu ;)

Écrit par : kasilar | 23 mai 2012

@ John, Kasilar, Leclerq, Pierre Noël...:
Je regardais hier soir ce soir ou jamais l'émission de F.TAddeï sur la 3.
Je vous imaginais tous les 4 en train de faire des bonds sur le canapé :-))))
Le thème est la parité.
on va en avoir partout, je préfère vous prévenir..CSA, préfectures, métiers du cinéma etc...Les socialistes se préparent à faire voter des lois qui vont obliger une parité 50/50 PARTOUT.
ça va être pratique dans les wagons de RER aux heures de pointe :-))))
Vous pouvez regarder l'émission ici, ça vaut le coup :
http://www.pluzz.fr/ce-soir-ou-jamais.html

Écrit par : Patricia | 23 mai 2012

Merci patricia, mais pour ce soir je vais m'abstenir, c'est déjà bien assez cauchemardesque comme celà.

Je vais quand même regarder.

Écrit par : kasilar | 23 mai 2012

@patricia

Quand un homme dit président de la république est dirigé par sa femme, il fallait s'y attendre, c'est pas comme si on était pas au courant.

Mais honnêtement quel politique ne se coucherait pas devant la feminista ?

Écrit par : kasilar | 23 mai 2012

kasilar, comme homme vous êtes le néandertalien dans toute sa splendeur. Vous êtes de ceux qui sont restés dans leur arbre car ils ignoraient qu'ils pouvaient en descendre juste en bougeant leur cul. Vous et vos patés stupides que vous laissez trainer sur le blog de Hommelibre dévalorisez les hommes.
Un homme ce n'est nullement un crétin à pattes qui vomit à longueur d'articles sur les femmes en se plaignant d'être un un con pris.
Vous me prenez pour une féministe, une misandre, je m'en fiche royalement car votre niveau de caniveau m'amuse surtout lorsque je vous imagine bondir de votre arbre, suite à mes commentaires.
Il est facile d'aligner les mots surtout en sachant qui va les lire!!!
Vous vous plaignez de votre misère masculine? mais vous y avez grandement contribué à ce que l'on vous considère comme ce que vous êtes.
Je me suis suffisamment amusée à écrire des commentaires sur ce blog, je vais aller voir ailleurs.
Hommelibre portez-vous bien et c'est une pensée sincère.
Vos articles sur la féminista m'ont peut-être intéréssée au début mais aujourd'hui, c'est du réchauffé bourratif.

Écrit par : madison | 24 mai 2012

T' en a mis du temps à me répondre, pas trop de migraine ?
Une femme ce n' est nullement une perruche qui piaille des noms d' oiseaux qui decredibilise l' image de la femme. C' est parce que vous ne me comprenez pas, normal vous avez perdu quelques neurones en route.
Je représente l' homme que je veux et tes arguments à l' emporte cruche ne me font ni chaud ni froid, puisque débile et vides de sens.
Vous êtes un petit roquet qui aboie et ne mord pas.

Sans doute avez vous quelque chose à prouver mais honnêtement j' ai du mal à voir quoi.

Oui bien le bonjour à ton équipe d' ignares ils m' ont bien fait rigoler, vous n' êtes que de bien pitoyables personnes.

En effet fin de la parenthèse et bonjour chez toi.

Écrit par : kasilar | 25 mai 2012

Moi, je suis contre l'hyperféminisme, et je crois que même si la tentation est quelque part de se venger de longues périodes où nos avons été des sous-choses. Mais je n'ai pas vécu cette situation , j'ai été considérée à égal et ne vois pas pourquoi je voudrais crucifier tous les hommes pour quelque chose qu'ils ne m'ont pas fait.
C'est certes du au changement de mentalité apparu avant ma naissance.
Bien sûr, ceux qui possèdent toujours ces idées que la femme est stupide et juste bonne à tenir une maison, m'énervent au plus haut point.
Mais voilà, je crois que ce que l'on doit chercher, c'est justement une égalité, pas un contrebalancement, hop mort aux hommes et vive nous, c'est jouer le jeu de ceux qui en ont fait baver à nos grand mères...et c'est pas ça qu'on déteste ?
Maintenant, je trouve qu'en France... quand on a été violée, le mec prend trois ans au pire, et sort pour recommencer...c'est difficile à avaler pour une victime, qui elle a sa vie brisée.
3 ans pour le prix d'une vie, je trouve ça trop facile. Bien sûr, même si je crois que c'est beaucoup moins courant, il est évident qu'une violeuse devrait de même être beaucoup plus sévèrement punie.

Écrit par : Xaphania | 31 mai 2012

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