Hollande l’iceberg

Les petits mots ne font pas les grandes campagnes. Mais sans eux il y aurait des jours d’insupportable attente: «Où en sont-ils? Qu’ont-ils dit? Qu a flingué l’autre?» Car autant que le programme, les personnalités des candidats conditionnent le choix des électeurs. Au jeu de qui a flingué l’autre Hollande est gagnant.

iceberg5.jpgLa presse française a déjà tourné sa veste et choisi François Hollande. Il semble relativement échapper à la critique alors que Nicolas Sarkozy y est constamment soumis. De plus les photos les plus fréquentes de Sarkozy le montrent avec le visage tendu, traits tirés et fatigués, alors que Hollande a repris des kilos et son visage rondouillard marqué de son sourire enfantin semble fait pour inspirer confiance et normalité, comme s’il surfait en eau calme et que la France était une lagune sans un souffle de vent. La presse se couche-t-elle déjà devant son possible nouveau maître?

Hollande se positionne déjà en président. L’attitude fait le discours. L’habit fait le moine. Au point où on lui demande déjà qui sera son premier ministre. Hollande fait mine de prendre Sarkozy de haut, d’être déjà président comme si l’actuel n’existait plus. Le nouveau monarque s’avance. Quelle impudeur chez ce candidat qui était entré dans la synagogue à Toulouse, le jour de la tuerie dans l’école juive, avant que le président en exercice n’y entre lui-même, et qui plus est avec sa compagne qui ne représentait pourtant rien. Le style affable de Franfrelande cache une bonne dose d'irrespect et d'usurpation de place. L'art de réaliser un hold-up avec le sourire. Et Nicolas Sarkozy, cassé, qui ne sait plus où donner de la tête.

S’il fallait voter sur le style, le sourire poupon de Fanfrelande n’inquiète pas. Il suscite même un réflexe maternel. Mais chez cet homme d’appareil, ce qui est devant ne peut être comme ce qui est derrière. Il a été dans la position de ceux qui intriguent. Il n’a jamais montré d’énergie tranchée, décidée, déterminée. Ce que l’on sait avec lui n’est que le sommet de l’iceberg. La base molle se traite dans les couloirs, négocie des places dans les petites salle à l’abri des regards.

«Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en 30 ans de vie politique une seule.» La phrase assassine est de son ancienne compagne Ségolène Royal. Même en ôtant le contentieux personnel entre eux, cette sentence est terrible. L’inaction. Nous avons tous un ou plusieurs mécanismes récurrents, de ceux sur lesquels il faut des années de travail personnel opiniâtre pour les voir perdre un peu de leur emprise. L’inaction semble faire partie de ce genre de mécanismes. Cela ne semble pas étranger au personnage. L’inaction, pour un président et dans la situation actuelle, c’est terrible.

On pourrait se demander si Nicolas Sarkozy vaut mieux. Lui on le connaît. Histrionique, il s’est assez exposé pour que l’on sache par coeur ses ticssegolene-royal-francois-hollande.jpg même les plus détestables. François Hollande, qui jusqu’il y a peu n’arrivait pas à placer des phrases entières, qui avait l’élocution d’un enfant auquel on va couper la parole, arbore le sourire narcissique de celui qui fera tout pour se faire aimer. Un gentil garçon, Fanfrelande. Comme Sarkozy. Au déficit d’attention de Nicolas Sarkozy qui le pousse à se montrer, répond le déficit d’affection de François Hollande qui le pousse à chercher à être aimé.

Deux immaturités. Et d'une manière ou d'une autre les deux candidats sont des miroirs du pays.

Pour se faire aimer Hollande paiera: subventions sélectives, clientélisme, dépenses de l’Etat, promesses. J'ai le sentiment qu'il ne lâchera rien sans faire le calcul de ce qu’il engrange au titre de son aura personnelle. Ce n’est pas par hasard qu’il copie François Mitterrand. Chacun a ses défauts après tout. Mais le double langage, à propos de la vertu par exemple alors que son parti n'en montre pas vraiment la couleur, est particulièrement désagréable. D’autant plus qu’il est pratiqué par le représentant d’un mouvement dont les bons sentiments dégoulinent.

Hollande sera plus Mitterrandien, plus secret. Y a-t-il eu de vrais grands débats au PS quand il était premier secrétaire? Pas formellement. Les primaires par exemple n’ont pas été des débats, mais des catalogues juxtaposés. Seuls les congrès servaient à lâcher un peu la pression que le reste du temps il maintenait sous le couvercle. Sans toutefois montrer assez de vraie autorité pour discipliner son parti. Et quand je vois cet homme déclarer avec autant d’insistance qu’il est normal, j’ai envie d’aller regarder ce qu’il cache. Image d'un iceberg.

Peut-être faut-il un iceberg, à l'image de ces temps de fracas. Le Titanic est une allégorie d'un temps où la superbe et la puissance affichées font naufrage. Peut-être faut-il que vienne celui qui fera couler le navire. L'image n'a aucune valeur de pronostic politique. Elle traduit surtout une profonde méfiance envers un discours trop lisse et hautain. Cela ne rend pas Nicolas Sarkozy aimable pour autant. Mais il ne cherche visiblement pas à se faire aimer.

 

Cette élection me fait réaliser à quel point l'Europe en général et la France en particulier ont plongé dans la morosité et une sorte de déprime. Comment ranimer le désir?

Catégories : Politique 19 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • L'élection de l'un ou de l'autre est loin de la réalité qui nous attend dans les semaines après l'élection...

    Notre économie est basée sur une ère industrielle qui est remise en cause depuis les années » fin 1970 début 1980. » Le premier choc pétrolier a sonné l’alarme, mais nos politiciens de droite comme de gauche n’ont rien entendu.

    Bayrou n’ont plus, il était absent.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que depuis la standardisation des produits et des moyens de productions, nous avons créé des écoles pour répondre aux besoins des entreprises en matière de –salariés.

    Dès les années 80, des pans entier d’industries ont été liquidés aux USA, ensuite en Europe. Les populations ont augmenté créant une vague de salariés de plus en plus mal formés avec des diplômes de moins en moins valorisés.

    Exemple, on a construit des raffineries et des usines de liquéfaction de gaz à l’étranger, là ou étaient les hydro-carbures.(délocalisation) (voir également les dégâts de la VPC sur l’économie en Europe)

    On a fait à peu près tout et n’importe quoi, en matière d’éducation et formation; faisant plaisir à des électorats tantôt à gauche, tantôt à droite. Au point que des milliers d’emplois étaient incompatibles avec les savoirs!

    Dès les années 1990 nous avons travaillé sue le sujet: -remise en cause des cadres dans les entreprises, -remise en cause des salariés, -avènement des nouveaux entrepreneurs.

    Nos conclusions étaient claires; il fallait créer des centres ou les cadres au chômage, les salariés pouvaient « s’entraîner » à entreprendre. J’ai même rencontré Sarkozy à ce sujet lorsqu’il était Maire de Neuilly. Résultat, il n’était pas intéressé. J’ai envoyé un courrier à Giscard d’ESTAING qui m’a répondu, mais rien de plus un glaçon.

    J’ai fait des interventions pour « semer » la bonne parole, mais je remettais en cause les entreprises qui accompagnaient les cadres au chômage….

    Vingt ans après, notre économie produit de moins en moins car il manque quoi? Des entrepreneurs! Des gagnants! On peu être salarié ou fonctionnaire et entreprendre.

    Nos écoles continuent la fabrication de salariés non formés ou peu formés. On fait du « sur-place » ce faisant, on en arrive à ce constat, des candidats obligés de mentir soit par ignorance, soit par soumission face à l’ampleur du problème à résoudre, qui c’est ajouté à la crise économique.

    Nous avons aussi de belles et grandes écoles, mais ce n'est pas des écoles entreprenariales.

    Nous avons commencé à changer de monde économique du fait de la rareté des énergies fossiles. Les moyens de communications sont beaucoup plus performants, il y a donc là un outil fabuleux pour mieux rebondir… qu’est-ce que l’on attend?

  • Finalement, c'est une charge relativement bon enfant, à l'image du candidat en question. Il s'avère délicat de gommer des rondeurs dont vous suspectez qu'elles soient un leurre. Toutefois, sur l'impudeur, je suis en partie d'accord. C'est le drame d'une campagne, et cette attitude a été fort bien analysée par les "experts" en communication. Il importait, pour un candidat, d'être physiquement présent et que cette présence soit relayée par les caméras. Je trouve cela déplorable, nous sommes d'accord. Toutefois, je constate que Nicolas Sarkozy n'a jamais excellé dans la pudeur, c'est même le président qui a le plus mis sa vie privée en scène (qu'on se souvienne de cette séquence ridicule de sa visite à Eurodisney - quel symbole! - avec Carla Bruni). Aucune pudeur, non plus, dans le mépris de l'autre. Je me souviens de cette chute d'un reportage de Karl Zero, ou l'actuel président lui confiait: "Vous aussi, vous êtes obligé de travailler avec des cons?".
    Alors quoi? Alors, on peut considérer qu'Hollande n'a pas encore exercé le pouvoir et que ce qui peut être interprété comme un handicap est également un atout. On peut aussi dire que la crise dans laquelle nous nous trouvons actuellement est essentiellement dû à la politique économique qu'a toujours prônée Nicolas Sarkozy (qu'on se souvienne de ses déclarations sur le crédit avant son élection) et, qu'à ce titre, c'est à lui de nous sortir. Seulement voilà: il n'aura pas tôt fait de prendre les commandes qu'il recommencera à arroser les plus riches, son sérail, sa famille. Si encore ses choix avaient évité une catastrophe, mais ce n'est pas même le cas quand on voit le niveau de la dette du pays. Et que dire des résultats en terme de politique sécuritaire: une augmentation sensible des méfaits en tout genre, un refus d'anticiper plutôt que de punir. La droite n'a jamais eu le désir d'en finir avec l'insécurité pour une unique raison: c'est son matelas électorale. Son existence même dépend de la pérennité du sentiment de peur chez le citoyen.

  • Finalement, c'est une charge relativement bon enfant, à l'image du candidat en question. Il s'avère délicat de gommer des rondeurs dont vous suspectez qu'elles soient un leurre. Toutefois, sur l'impudeur, je suis en partie d'accord. C'est le drame d'une campagne, et cette attitude a été fort bien analysée par les "experts" en communication. Il importait, pour un candidat, d'être physiquement présent et que cette présence soit relayée par les caméras. Je trouve cela déplorable, nous sommes d'accord. Toutefois, je constate que Nicolas Sarkozy n'a jamais excellé dans la pudeur, c'est même le président qui a le plus mis sa vie privée en scène (qu'on se souvienne de cette séquence ridicule de sa visite à Eurodisney - quel symbole! - avec Carla Bruni). Aucune pudeur, non plus, dans le mépris de l'autre. Je me souviens de cette chute d'un reportage de Karl Zero, ou l'actuel président lui confiait: "Vous aussi, vous êtes obligé de travailler avec des cons?".
    Alors quoi? Alors, on peut considérer qu'Hollande n'a pas encore exercé le pouvoir et que ce qui peut être interprété comme un handicap est également un atout. On peut aussi dire que la crise dans laquelle nous nous trouvons actuellement est essentiellement dû à la politique économique qu'a toujours prônée Nicolas Sarkozy (qu'on se souvienne de ses déclarations sur le crédit avant son élection) et, qu'à ce titre, c'est à lui de nous sortir. Seulement voilà: il n'aura pas tôt fait de prendre les commandes qu'il recommencera à arroser les plus riches, son sérail, sa famille. Si encore ses choix avaient évité une catastrophe, mais ce n'est pas même le cas quand on voit le niveau de la dette du pays. Et que dire des résultats en terme de politique sécuritaire: une augmentation sensible des méfaits en tout genre, un refus d'anticiper plutôt que de punir. La droite n'a jamais eu le désir d'en finir avec l'insécurité pour une unique raison: c'est son matelas électorale. Son existence même dépend de la pérennité du sentiment de peur chez le citoyen.

  • Si l'on prend l'exemple de la Belgique sans gouvernement, Hollande
    est le bon cheval :

    "En août, le Financial Times résumait cela par un titre cruel pour l'action politique : «La croissance belge dopée par la paralysie politique»."

    http://www.liberation.fr/politiques/01012380855-crise-et-s-il-suffisait-de-ne-rien-faire

  • il parait que Fanfreluche lui tire les joues en disant fait risette à maman,quand il se cache sous sa jupe,;)))
    http://i.huffpost.com/gen/583463/thumbs/o-HOLLANDE-900.jpg?4
    http://static1.purepeople.com/articles/4/83/91/4/@/664005-voila-ce-qu-il-y-a-sous-la-jupe-la-637x0-2.jpg
    Sarkozy, jaloux qu'on lui fasse des gouzis gouzis, s'est fait sponsorisé par bb cadum aux dernières nouvelles,Mam Bettancourt lui a racheté la société, ;)))
    bizzzouxxx!!!

  • Bonjour John. Ma parole! Pas un mais deux icebergs maintenant. Ma parole, le Titanic français coule par tous ses flancs...ou ses flans hollandais. Gardons le moral à défaut de la morale. Il vaut mieux rire que pleurer quand le bateau coule. "La vie est belle", c'est un film pour les enfants condamnés à la mort par le régime nazi tourné dans le décor du pire des crimes de l'Histoire moderne. Comme les références à Pétain sont désormais nombreuses concernant Sarkozy, on ne peut s'empêcher de parler de catastrophe nationale qui perdure... Bonne journée à vous.

  • C'est Fanfreluche qui va desservir Hollande.
    cette femme est une erreur de casting, une égocentrique incapable de se controler..elle tweete à tout va..un jour, elle fera un faux pas, elle n'est pas faite pour cette fonction.
    D'ailleurs, tant qu'elle n'aura pas épousé hollande, elle ne sera première Dame de rien du tout compte tenu du fait qu'elle n'au aucun lien officiel avec lui pas même un enfant.
    je me demande à quel point il serait légitime qu'elle habite l' Elysée.
    A voir dans les textes de loi.

  • Hello homme libre,
    Merci d'ajouter à ma déprime.
    Opter pour Charybde ou Scylla, tu parles d'un choix !
    Je crois que je vais demander l'asile politique à la Papouasie :-p
    Amicalement,

  • Chère Râleuse,

    J'ai une bonne nouvelle pour vous: en 2022 ce sera forcément quelqu'un d'autre. Vous reviendrez de Papouasie avec de nouvelles danses et la mer plein les yeux. C'est pas beau la vie?

  • @ Pli:

    Intéressant article sur la Belgique. Cela pose question sur l'utilité et le bien-fondé de l'interventionnisme.

  • @ Zorg,

    Je ne suis pas convaincu par Sarkozy. Je n'arrive pas à savoir s'il a vraiment fait évoluer quelque chose en France. Il a tant manqué de pédagogie, peut-être paie-t-il aussi son hyperactivité qui le rend parfois illisible par trop d'informations.

    Il s'est dit quand-même que son interventionnisme a minimisé les effets de la crise en France. Est-ce vrai ou non? Je n'ai pas les compétences pour en juger.

    En général, je crois que je l'ai dit ailleurs, je trouve qu'il n'est pas allé assez loin dans des réformes comme la simplification administrative, la relance industrielle (où sauf erreur il n'a rien fait). Il y a eu des réformes utiles dont on ne parle pas forcément (j'en avais vu une liste quelque part), mais aussi beaucoup d'effets d'annonces.

    Vue de Suisse la France paraît si pétrifiée dans son moule jacobin-corporatiste qu'il faudrait soit un dictateur à la Napoléon, soit une situation encore pire pour que quelque chose change vraiment.

  • @ Pierre:

    Cette analyse est mérite attention. Mais une formation entrepreneuriale suffirait-elle? Ne faut-il pas en même temps une politique qui facilite la vie des entreprises? Après c'est toute la question des charges sur les entreprises qui mérite une réforme, à condition de trouver d'autres ressources.

    Ne faudrait-il pas aussi alléger l'Etat d'un certain nombre de fonctions (plus de libéralisme)? Mais alors si l'Etat est diminué qui sera l'arbitre de la société?

  • La France est trop centralisée. Les tentatives de décentralisation ont échoué, car trop de budgets d'investissements dépendent de l'état et non des régions.

  • Tout autre chose, à propos de la photo de Hollande et de Ségolène.

    Je suis souvent critique envers S. Royal. Sa forme de féminisme est pénible, elle a parlé de manière inconvenante de son père devant toute la France, et je la trouvais trop autoritaire.

    Mais je trouve cette photo touchante, grâce surtout à elle. Elle aimait son François, tout son visage le montre.

  • J'ajoute, Zorg:

    D'accord avec vous sur l'impudeur de Sarkozy. Et son style, son parler, Ça passe difficilement. Je ne me sens pas de sa famille de sensibilité. Mais je trouve intéressant qu'il ne soit pas maternant. Et il a de la résistance pour avoir tenu face à tout ce qu'il a reçu. J'ai parfois l'impression qu'autour de lui se joue plus qu'une simple opposition de programme et de méthode. On lui fait incarner un rôle de méchant à mon avis nettement exagéré. Il est devenu le bouc émissaire d'autres frustrations. Au désaccord avec lui qui peut être tout à fait légitime se rajoute une dissonance.

  • John tu poses la bonne question. Dans nos cercles de discussion, il avait été souligné le fait qu'il y avait un délai de temps pour transformer les opinions. En 1993 nous parlions de la fin du siècle pour se donner les moyens.

    Les fonctions principales de l'état devaient être sauvegardées mais pas à n'importe quel prix. L'éducation, la formation le service social, la santé, le sport, la culture, les moyens de communications, le transport, l'armée, la police, les nouvelles technologies, la recherche devaient rester protégés.

    Un état allégé n'est pas en situation de faiblesse bien au contraire. Giscard avait eu le bon terme en parlant du "juste milieu" l'équilibre en tout...

    Le transfert des pouvoirs à donné un effet inverse privilégiant les fiefs, les notables le tout poils au détriment de tous. Comme d'habitude je caricature pour ne pas faire long.

    Le transfert des pouvoirs vers les régions ne veut pas dire qu'une majorité régionale puisse dépenser sans compter, en dépensant bêtement les subventions allouées jusqu'à épuisement, sous peine de ne plus les retrouver l'année suivante.

    Le temps que nous n'avons pas compris que les charges doivent correspondre à des dépenses maîtrisées en acceptant quelques déficits amortis sur deux ans notamment en matière de santé, rien ne pourra se faire.

    Des dépenses peuvent être amorties sur quarante ans voir un peu plus, comme les grosses infrastructures, les nouvelles technologies, les nouveaux moyens de communication, les nouvelles énergies etc..

    Pour être concret, l'entreprise personne morale (*) ne doit pas être pénalisée. Les personnes physiques doivent pouvoir gagner des milliards et se payer tous les châteaux du monde, mais en payant leurs charges et impôts de manière proportionnelle. Même le chômeur doit payer de l'impôt et des charges dans sa juste proportion. En dessous de 100 €d'impôts par an non car les frais de gestion pour si peu, sont exorbitant.

    (*) il faut faire la différence entre les dirigeants personnes physiques et l'entreprise personne morale. Bien des chefs d'entreprises "oublient" que la personne morale c'est l'état. L'état, c'est la nation avec les solidarités obligatoires comme par exemple la santé...

    Les syndicats ou l'opinion publique "oublient" également cette notion très importante dans une nation.

    Un état à besoin des impôts et taxes pour que la nation fonctionne.

    L'entreprise personne morale, n'a pas à supporter certaines charges qui sont du domaine de la solidarité nationale.Je dis solidarité, je pourrais employer le terme -obligations.(sécurité, santé etc...)

    Enfin, le partage des richesses, l'éventail des revenus doit être revus. Les devoirs, les droits doivent être équitables.

    Un petit chef d'entreprise (5 salariés) qui se permet d'offrir un 4X4 à ses enfants de moins de trente ans, en plus d'une belle maison alors que ses ouvriers qualifiés sont à peine au dessus du smic n'est pas digne d'appartenir à une nation. Ce n'est pas comme cela que cela se passe.

    Je connais bon nombre de commerçants, artisans, petits chefs d'entreprises (moins de 50 salariés) qui hurlent la bouche pleine, les poches pleines, les comptes qui débordent etc alors que leurs salariés n'ont même pas les moyens de travailler en toute sécurité!

    Le socialisme ne répond pas aux nouvelles données économiques puisqu'il s'agit de prendre de la poche de l'un pour nourrir l'autre. Le partage est ainsi non productif. Il vaut mieux parler de répartition des richesses, répartitions des charges, répartition des taxes et de l'impôt etc...

    Le socialisme comme le communisme sont des idéologies dépassées au même titre que le libéralisme et je ne sais quoi.

    Il me semble qu'il faille parler d'un capitalisme vertueux, ou chacun est responsable, entreprend en connaissance de cause. L'idéal d'un peuple doit être de très haut niveau, il nourrit la force de la volonté, elle même amenant la réussite, à la pérennité.

    C'est une autre éducation, une autre vision du monde, d'autres comportements qui écartent l'assistanat; le bien être des uns fera le bonheur de tous. Tout dépend du statut. Tout dépend de ce que l'on met dans la boîte crânienne des gamins. Le statut du salarié qui attend tout, est mort et enterré depuis les années 1990!

    Pardon d'avoir été trop long...

  • Pas de souci pour la longueur Pierre.

    Très intéressant. Je vais y réfléchir. J'y reviendrai sûrement. J'ai envie de reposer des questions, tenter de contribuer à redéfinir des "Pourquoi".

  • Salut John,

    Juste une précision de taille; l'économie est composée de trois parties. L'économie intérieur et extérieur. L'import, l'export. Le capital irrationnel est un autre moyen qui s'ajoute au autres.

    Vaste sujet...

  • Pour se faire aimer Hollande paiera: subventions sélectives, clientélisme, dépenses de l’Etat, promesses. J'ai le sentiment qu'il ne lâchera rien sans faire le calcul de ce qu’il engrange au titre de son aura personnelle.

    camille

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