25 avril 2012

Violence féminine: Isabelle Alonzy Alonso ne savait pas...

Isabelle Alonso est une des fondatrices des Chiennes de Garde. Elle est interviewée dans la Tribune de Genève à propos de la sortie d’un ancien roman réécrit, «Roman à l’eau de bleu». C’est une fiction où les femmes prennent le pouvoir sur les hommes. Pour mémoire Isabelle Alonso, en vraie dominante, disait sur un plateau de la télévision suisse romande comment les hommes devaient se comporter, qu’ils devaient pleurer, bref elle formatait les hommes selon sa volonté. La prise de pouvoir sur les hommes elle connait bien. Une vraie pro.


Alonso2.jpgCe doit être un doux rêve chez elle, la domination. Un désir presque amoureux de pouvoir? Car l’histoire qu’elle raconte est bien que les femmes prennent le pouvoir sur les hommes. Elles pourraient prendre le pouvoir sur la politique, sur les armées, non: c’est sur les hommes. C’est peut-être pour elle une aide à la jouissance. Dominer lui donnerait-il une extase?

Dans son roman les hommes sont donc dominés, se maquillent, et le héros est violé. Parce que bien sûr, il faut du viol pour montrer en sens inverse que l’homme est forcément un violeur. Et elle déroule son évangile:

«Si l’on a un statut inférieur, il y a une nécessité de plaire aux dominants. Les hommes se maquillent, s’épilent et s’habillent élégamment pour attirer l’attention des femmes». Ce qu’elle veut dire, puisque son roman serait une inversion de la réalité, c’est que les femmes se maquillent, s’épilent et s’habillent élégamment parce qu’elles seraient dominées.

C’est amusant. D’une part Isabelle Alonso assume donc qu’elle serait dominée vu son maquillage. D’autre part parce que de tous temps, et au moins autant que le femmes cherchent à séduire les hommes, ceux-ci dans leur majorité ont cherché à séduire les femmes, par leur élégance, par les mots, en prenant le pouvoir (certaines aiment les hommes de pouvoir) ou en développant leur apparence musculaire. Si les hommes cherchent autant à plaire c’est que dans leur majorité ils seraient dominés par les femmes?

Mais ça ne va pas ça: si les hommes veulent plaire aux femmes, et si les femmes se maquillent pour plaire aux hommes, tout le monde est dominé?!?!?! Il n’y aurait pas de dominants? Tout l’évangile de la Féminista s’effondre!

Donc, Mesdames, sachez que, selon sainte Isabelle Alonso, vous vous faites séduisantes parce que vous êtes de pauvres petites choses soumises et dominées et que vous cherchez à plaire aux mâles forcément dominateurs. Il n’y a de femme bonne et libre que mal sapée, les yeux cernés, le teint blafard, pas coiffée et les mains sèches. Ne pensez même plus au rouge à lèvres: c’est le diable inspiré par les mâles qui vous pousse à en mettre.


Mais il y a mieux: Isabelle Alonso ne savait pas.

Elle ne savait pas que les femmes pouvaient aussi être violentes. Et elle semble croire à ce qu’elle dit:

«Dans mon écriture, je devais rendre envisageable que le pouvoir fasse de la femme un être violent et brutal».

Et elle dit cela sérieusement. Ce qui signifie que pour elle les femmes sont incapables d’être violentes ou brutales, qu’elles sont incapables de violence, et que seuls les hommes porteraient la charge de la violence. Ben tiens!

Elle a trop lu Blanche Neige réécrit par Landru. La violence masculine serait la seule. Et la violence féminine, qu’elle «a dû rendre envisageable», n’existerait que dans son roman. On sent bien l’effort surhumain et contre nature qu’elle a dû faire pour la rendre envisageable. On sait bien que par nature les femmes sont douces, soumises, silencieuses, et les hommes dominateurs, brutaux et tonitruants. Pauvre Isabelle Alonzy Alonso. Elle aurait pu se simplifier la vie et prendre au hasard les faits divers. Tiens, par exemple, tiré de Nice-Matin:

«Six filles de 10 ans et demi à 15 ans ont été interpellées par la police pour une série de six faits commis entre le 20 octobre et le 13 décembre 2011 à Nice et au centre commercial Cap 3000 à Saint-Laurent-du-Var. Essentiellement des vols de téléphones portables commis avec violences pour la plupart. La victime la plus durement touchée a eu une incapacité temporaire de travail de 5 jours.»


Ça doit encore être un coup du vilain méchant patriarcat. Bouuuuhhhhhh! Snif, méchant patriarcat!


Et demain est un autre jour...

 

 

Pour continuer le débat:

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01:03 Publié dans Féminisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : isabelle alonso, roman, féminisme, hommes, femmes, domination, soumission, violence, pouvoir | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Alonso représente bien le simplisme du féminisme post-soixanthuitard

Écrit par : kasilar | 25 avril 2012

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Bonsoir homme libre je viens de tomber sur un article qui n'a rien à voir mais néanmoins intéressant (j'ai pas fini de le lire ^^)

http://www.atlantico.fr/decryptage/journee-homme-femme-chomage-violences-conjugales-divorce-garde-enfants-exclusion-sociale-suicide-arthur-vivien-304796.html

Écrit par : kasilar | 25 avril 2012

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Depuis le temps que je dis que ce genre de personne souffrent de délire de persécutions.
Ça pourrait lui faire bizarre de regarder l'autre coté de la pièce.

Écrit par : dereck | 25 avril 2012

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http://www.europe1.fr/France/Dix-ans-de-prison-pour-avoir-congele-son-mari-1056955/

Une petite histoire de violence domestique " inversée " pour madame Alonso .

Écrit par : nemotyrannus | 26 avril 2012

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@nemotyrranus

cherche sur google "tue son mari" tu auras 2 pages sur la crauté de certaines femmes

Écrit par : kasilar | 23 mai 2012

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