22 avril 2012

Le grand retour de la séparation des sexes?

La liberté et l’égalité sont deux notions différentes et parfois opposées. La liberté engage d’abord l’individu: il est libre dans ses actions politiques, économiques ou culturelles, et dans ses opinions. L’égalité, elle, engage la société dans la place donnée aux individus, comme l’égalité devant la loi ou l’égalité des chances indépendamment de notre origine sociale.


révolution2.jpgMixité et décloisonnement

La liberté c’est aussi le droit de s’organiser avec qui l’on veut dans le but que l’on veut. Ce principe est consacré entre autres par la liberté d’association. On peut créer une amicale des chasseurs de doryphores ou un cercle exclusivement masculin en vue de prendre le pouvoir. On a bien vu un parti féministe en Suède et une liste féminine à une élection à Genève. La seule limite au principe de liberté est ce que la loi définit comme illégal.

L’égalité suppose que tous les humains ont les mêmes possibilités juridiques et sociales. Elle était initialement conçue pour décloisonner la société. Les cloisons à rendre perméables étant en particulier celles des classes sociales, de l’économie, des sexes. L’égalité met en cause l’hégémonie d’un pouvoir ou d’un groupe dans un domaine d’activité donné puisque désormais chacune et chacun peut accéder à tous les domaines.

En principe. Le régime de liberté permet toutefois à des personnes se connaissant des affinités de se regrouper en écartant celles qui n’ont pas les mêmes affinités. Les sociétés fourmillent de «familles» ou de «clans»: partis politiques, amicales littéraires, corporations professionnelles, regroupements de diasporas, confréries spirituelles, entre autres. La plupart du temps ces associations sont mixtes: femmes et hommes sont admis indifféremment.

Quelques associations religieuses restent non mixtes. Et de manière informelle les femmes ont une propension à parler entre elles et les hommes entre eux. Cela tient peut-être à une forme de proximité et à des vécus propres à chaque sexe - tout ne peut être mélangé dans la mesure où hommes et femmes sont dissymétriques. L’égalité n’est pas la similarité des humains.

Mais on assiste aujourd’hui à un retour du cloisonnement des sexes dans un domaine bien spécifique: celui du travail. Les clubs féminins dans les entreprises connaissent une croissance forte et rapide. Le Figaro fait un tour d’horizon de la question.

«Au sein des entreprises, le mouvement s’organise. Lancé en 2011, le réseau féminin de la SNCF compte ainsi déjà plus de 2 000 inscrites. Celui de la Caisse des dépôts et consignations, créé la même année, plus de 1 000. Partout, le même objectif : aider les femmes à progresser plus rapidement dans leur vie professionnelle.»


La nouvelle séparation des sexesEgalité-jump.png

Les hommes sont exclus de ces clubs réservés aux femmes et à leur développement professionnel. Et quand ils y sont admis c’est pour favoriser uniquement les carrières féminines, pas les leurs.

Mais pourquoi des clubs exclusivement féminins?

«Dans nos premières études, 78 % des femmes de notre réseau déclaraient se sentir « singulières » au travail. Elles avaient l’impression que leurs difficultés à monter dans la hiérarchie venaient entièrement d’elles, de certains manquements dans leur personnalité.»

Ainsi, «au sein des grandes entreprises, par secteurs d'activité ou par centres d'intérêt, les cercles réservés aux femmes explosent. Accroître ses compétences, doper sa carrière, mais aussi débattre et s'entraider...»


A qui s’adressent ces clubs? L’article ne mentionne pas d’étude à ce sujet. Toutefois les signes sont assez clairs. Il est question de femmes cadres dirigeantes, d’anciennes des Hautes écoles, de femmes ambassadeurs ou chefs d’entreprises, de chercheuses, de hauts fonctionnaires. Soit une élite. Du beau linge. Leur but étant le pouvoir dans l’entreprise. Le féminisme reproduirait-il les schémas classiques de domination? La question est posée.

«Je conseille vraiment de s’inscrire dans le réseau féminin de son entreprise, s’il existe, ou le cas échéant, de le créer », assure Sophie Vernay, secrétaire générale de Financi’Elles (le réseau des femmes cadres de la banque et de l’assurance). « C’est une source d’informations très importante en interne, doublée d’un vrai engagement au service de la promotion des femmes dans l’entreprise.»

«Être coachée, gagner en confiance, se familiariser avec les codes du leadership auxquels bien souvent elles sont étrangères..., voilà le vrai effet plus des réseaux.»


D’ailleurs pourquoi pas? Tout le monde désire un bout de pouvoir ainsi que l’argent et les honneurs qui vont avec.


Egalité-hommesoubliés.pngNeo-corporatisme et guerre des sexes

Mais en clair il s’agit ici de considérer les femmes cadres et dirigeantes comme une corporation séparée des hommes. On remarque aussi que l’égalité dont se réclame notre société sert de plus en plus les intérêts d’une classe de femmes dominantes. Au fond le pouvoir ne change pas de mains, il ne change que de sexe. Il n’y a d’ailleurs pas de club féminin pour la promotion des caissières de supermarché.

Ainsi le féminisme produit aujourd’hui non seulement une discrimination morale à l’encontre des hommes, considérés comme esclavagistes immémoriaux et comme seuls cause de violence dans le monde, mais aussi une exclusion sociale progressive. Car au fond, pourquoi ne pas créer des clubs mixtes de progression professionnelle? On n’est jamais loin de la victimisation qui justifie toute action entreprise au seul nom des femmes. Pourtant les hommes sont en majorité dans des emplois non-décidants. Beaucoup sont freinés dans leur évolution professionnelle, à cause par exemple des copinages ou lobbys. Or on voit simplement se développer un autre lobby, celui des femmes pour les femmes, sans les hommes.

C’est la liberté. Mais est-ce bien cela l’égalité?

On imagine ce qu’il y a d’esprit de revanche dans cette démarche, qui se développe sur un fond de guerre des sexes qui n’ose pas dire son nom. Pourtant une mixité dans l’entraide serait plus à même de diminuer les distances qui séparent les sexes, et d’éviter un retour de bâton sous forme d’une révolte masculine. Mais pour cela il faudrait quitter le discours féministe radical selon lequel la société de répartition des rôles qui a prévalu dans le passé était une mise en esclavage délibérée des femmes.

De plus ce corporatisme féminin est un leurre. Les entreprises étant structurées de manière pyramidale la quantité de places de pouvoir est réduite par rapport aux places intermédiaires. Plus les femmes cadres sont nombreuses à adhérer, plus nombreuses elles se verront limitées dans leur progression professionnelle. En effet sur l’ensemble des femmes qui adhèrent à ces clubs seule une partie d’entre elles aura réellement la possibilité de faire avancer sa carrière.

Par contre celles qui fondent ces clubs se fabriquent un job sur mesure grâce aux cotisations des membres.

Enfin ces clubs fonctionnent fondamentalement sur le différentialisme des sexes. Que ce soit pour valoriser uniquement les carrière féminines ou pour prétendre que les femmes managent différemment et mieux l’entreprise, l’égalité est jetée aux oubliettes. Ainsi sur le site du club féminin «Administration moderne» une page est réservée au management féminin. On peut y lire:

«C’est pourquoi je me demande si nous, les femmes, ne sommes pas les plus à même de pratiquer le management moderne dont notre société, notre économie et - pourquoi pas? - notre administration ont également besoin.»

Deux choses semblent se confirmer: la guerre des sexes bat son plein, et l’égalité n’est plus qu’un prétexte, un paravent pour prendre le pouvoir sans les hommes.

La Féminista peut être satisfaite.

 

(Image 1: Delacroix (partiel) - 2: Jump Belgique - 3: an.)

 

 

Pour continuer le débat:

FéministaPanneauA4.jpg

12:41 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : hommes, femmes, travail, féminisme, sexes, égalité, liberté, différences, domination, classes, féminin, clubs, lobby | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

En vous lisant, John, nous pouvons rapprocher la manière de combattre de certains de ces mouvements féminins des types de pensée qui agissent en Afrique, par exemple. Anciennes colonies aujourd'hui indépendantes, une bonne partie des populations continuent à penser en terme de colonialisme et d'esclavagisme hors même qu'ils ont acquis l'indépendance. Nous le constatons très fortement dans les conséquences suite au Printemps arabe. Une partie des populations du Maghreb et de l'Egypte n'assument pas leur Histoire personnelle. D'un côté on reproche à l'Europe d'avoir soutenu les dictateurs qui ont occupé le pouvoir. De l'autre, on reproche à la France et l'Otan d'être intervenu (par le ciel uniquement) en Libye pour protéger et libérer la population libyenne. Nous-mêmes, Européens et Américains, avons parfois des attitudes totalement paradoxales. En même temps nous jugeons nos gouvernements de trafiquer avec les dictateurs en place et de ne rien faire pour l'éclosion de la démocratie dans ces pays et nous accusons l'impérialisme occidentale intervenant pour libérer les peuples du joug de la dictature! Les esprits sont totalement brouillés. Et ce brouillage de l'esprit appartient aussi à la lutte pour la parité homme-femme.

Les codes de nos sociétés quitte un ancien temps ou le monde global n'avait pas atteint un tel développement technologique qui nous relient irrémédiablement tous les uns aux autres. Les nouveaux codes d'identité matérielle, corporelle, et spirituelle ne sont pas en place dans toutes les parties du monde. Nous avançons dans une sorte de mixité culturelle qui n'a pas encore défini des lignes acceptables et acceptées d'une majorité populaire mondiale. Cela fait le lit de la mauvaise foi crasse, de la démagogie, des divisions identitaires, et de tous les extrémismes... Y compris quand il s'agit des rapports entretenus entre les femmes et les hommes.

Long et semé d'embûches sera notre chemin de Damas... Nous y travaillons. C'est déjà ça d'espoir gagné sur le négativisme et la haine.

Écrit par : pachakmac | 22 avril 2012

Pourquoi des clubs exclusivement féminins?

A une époque pas si lointaine certains clubs étaient strictement interdits aux femmes ils doivent encore exister.
Donc, pourquoi des clubs exclusivements féminins, je vous donne la réponse gratuitement, parceque les hommes le faisaient déjà avant sans se gêner du que dirons les femmes de ce genre de pratique.
Prendre le pouvoir, c'est la seule chose qui vous inquiète, tant que ce sont les hommes qui l'ont ce pouvoir, les choses sont bien mais quand la situation se renverse ce n'est pas normal. Où est-il écrit que le pouvoir appartient exclusivement aux hommes? L'égalite ne passera pas par là, foi d'hommes.
Vous faites de la publicité gratuite d'une pour votre propre livre et de deux pour votre propre club réservé aux hommes.
Je remercie par avance les empêcheurs de tourner en rond de leurs agréables commentaires. C'est une façon de voir la démocratie, la liberté de s'exprimer.
Il n'y a pas de ruelle sombre près de chez moi non plus.
Je vais aller voter maintenant, c'est l'heure de m'exprimer pour la France.

Écrit par : le maçon aurélien | 22 avril 2012

Toute trop grande liberté entraîne la solitude.
Alors faut croire que la solitude est voulue !
J' en connais un qui joue bien avec cette solitude mais il n'est pas le seul.
Alors pour comprendre...
Se mélanger c' est faire le tri de nos anciennetés pour innover.
Alors (+) + (+) = (-) pour mieux.
C' est savoir quitter sa vie pour une autre à diluer avec une autre.
Marre ! :)

Écrit par : Cristal Gagnante | 22 avril 2012

Pachakmac:

Je partage bien votre analyse sur les paradoxes actuels. Je ne suis pas opposé aux paradoxes, ils sont souvent facteurs d'ouverture de l'esprit et d'avancée, mais trop de paradoxes brouille en effet les esprits. Nous y sommes en plein.

Les codes anciens semblent tous patiner dans la choucroute. Il reste encore l'espace de tenter de poser des questions et de se questionner sur le fondement de ces nouveaux codes à venir. Il est délicat de vouloir proposer de nouveaux codes. Il en faudra pourtant, malgré ce qu'un code représente de relative rigidité. Mais comme vous le suggérez implicitement un code bien posé impliquera une plus grande clarté des références et relations. Pour le moment, en effet, c'est le bordel!

Écrit par : hommelibre | 22 avril 2012

@ Aurélien:

En effet il y a eu des clubs d'hommes. Cela a été remis en question. Je ne vois pas l'intérêt d'avoir remis cela en question si c'est pour reproduire la même chose.

Les hommes ont travaillé pour leurs familles, pas simplement pour leur profit personnel. Je n'entends pas cette solidarité dans le système soutenu par les clubs féminins, où seule la réalisation personnelle et la montée dans la hiérarchie compte.

Si le féminisme n'a pour but que de prendre le pouvoir sur les hommes, alors c'est une idéologie la plus nauséabonde qui soit. Auparavant le pouvoir était réparti, il n'appartenait pas seulement aux hommes. Il semble qu'aujourd'hui le but est de le concentrer entièrement. Vous justifiez un système de domination sous le prétexte d'une supposée légitime revanche: nous ne parlons donc pas la même langue.

Je tiens ce discours depuis bien avant d'avoir écrit mon dernier livre. Il est parfaitement normal que je le mette en avant, d'autant qu'il creuse le même débat. Je n'ai pas les moyens de promotion et les millions des associations féministes.

A part cela, non, je n'ai pas de club réservé aux hommes. Mais c'est bien, inventez, inventez.

Écrit par : hommelibre | 22 avril 2012

Du point de vue logique, de deux choses l'une :
il faut que l'on interdise aux femmes de s'entraider , car elles pratiquent ainsi une concurrence déloyale,
ou alors il faut que les hommes créent des clubs pour se soutenir parmi.
Il est clair que ces clubs existent actuellement uniquement au niveau des cadres. Est-il exact qu'il y a davantage d'hommes cadres que de femmes ? Vous connaissez mieux les chiffres que moi.
C'est un univers dans lequel il y a grande compétition et dont l'entraide me semble être une notion assez éloignée. Je me demande si les femmes vont pouvoir aller loin avec leur combine.
Les hommes ont malgré tout eu leurs réseaux (copains d'armée, franc-maçons, membres du Rotary).
En Finlande, les hommes ont depuis toujours une arme fatale : le sauna ! Les affaires s'y traitent beaucoup. Même en politique, paraît-il. Ce lieu emblématique n'est absolument pas mixte entre des personnes qui ne sont pas de la même famille.
Au risque de me faire zigouiller illico, j'ose une hypothèse : les femmes ont davantage le réflexe de l'entraide. Ca se pratique encore beaucoup, entre mères de famille en ce qui concerne la prise en charge des enfants à midi ou à 4 heures, mais aussi pour les transports divers et le partage de bons tuyaux. Les pères étaient partie prenante dans le système que j'ai connu, mais ils n'en étaient pas les moteurs.
Il est clair que la cellule familiale doit être un lieu où règne la solidarité, mais j'ai toujours trouvé que pour les enfants, de participer à un réseau plus vaste était un bon exemple.
Les femmes ont bien sûr une capacité vive à entrer en rivalité et pas toutes ont la fibre solidaire. Le jour où deux femmes sont en compétition pour un poste ou que l'une doit faire passer un dossier contre celui d'une autre, cette belle entraide va voler en éclat et avec fracas !
Il est bien possible que cet article du "Madame Figaro" dépeigne la situation de façon un peu angélisante ....

Écrit par : Calendula | 22 avril 2012

@ le maçon aurélien

"L'égalite ne passera pas par là" l'égalité quelle égalité ?

celle là !!! " l’égalité n’est plus qu’un prétexte, un paravent pour prendre le pouvoir sans les hommes."

Écrit par : leclercq | 22 avril 2012

@aurélien (franc) maçon sbire de la feminista
"A une époque pas si lointaine certains clubs étaient strictement interdits aux femmes ils doivent encore exister. "

Source ? parce que ça m'intéresse de connaître les faits historiques que j'ai passé outre durant ma scolarité selon les dires de sieur Aurélien

"Prendre le pouvoir, c'est la seule chose qui vous inquiète, tant que ce sont les hommes qui l'ont ce pouvoir, les choses sont bien mais quand la situation se renverse ce n'est pas normal."

Un pouvoir ça se mérite et si on a un minimum d'amour propre pour sa personne ou pour ceux à qui l'on tien on les laisse se sortir les doigts tous seuls.
Mais bon avec les féministes c'est plus de l'assistanat qu'autre chose, c'est bien pourquoi les féministes de de genre là resteront selon moi des humains de seconde zone.
Ce qui est inquiétant en revanche, c'est de prendre une place que l'on mérite pas forcément, et le fait d'être médiocre ne tient pas selon le sexe. On le voit très bien à travers l'eugénisme du féminisme.

Écrit par : kasilar | 22 avril 2012

"Vous faites de la publicité gratuite d'une pour votre propre livre et de deux pour votre propre club réservé aux hommes. "

Non il ne fait qu'évoquer un fait ouvertement anti-démocratique, c'est à dire aider les femmes dans une société donnée, et laisser tomber les hommes de l'autre. De plus les femmes qui ont réellement de la volonté n'ont pas besoin de ces pauvres tâches débiles qui ont besoin du féminisme pour exister, afin de compenser leur carence intellectuelles. Je me demande même comment elles sont arrivées au sommet ces femmes, puisque obligée de passer par le féminisme, probablement en couchant avec tous leurs dirigeants :)

Notre club réservé aux "hommes" comme tu l'as pas remarqué il y est composé de personnalités féminines qui valent 10 000 individus comme toi ou les féministes quant à l'enrichissement des contributions. On devrait parler des femmes et pas des hommes ? Deux poids deux mesures ?
Je n'ai jamais vu autant de malhonnêteté intellectuelle dans un commentaire.
Laisse nous parler d'hommes et va te faire (hum hum...) par tes chiennes de garde comme ça tu laisseras les gens qui se réclament de vivre en démocratie ;)

Écrit par : kasilar | 22 avril 2012

"Je remercie par avance les empêcheurs de tourner en rond de leurs agréables commentaires. C'est une façon de voir la démocratie, la liberté de s'exprimer."

Si ton commenbtaire n'était pas stupide, dénué de sens et atteint les profondeurs abyssales de la connerie humaine, surtout profondément victimaire, tu n'aurais pas tous ces commentaires qui tournent en rond. Il n'y a pas un soupçon d'arguments.
Remarque je n'ai pas besoin d'utiliser une majorité de mes neurones afin de répondre à ton commentaire neuneu, et ça me permet de me détendre :D
La liberté d'expression devrait être réformée pour empêcher les gens comme toi de raconter des énormités, et celà te permettrait de moins te décrédibiliser ;)

"Je vais aller voter maintenant, c'est l'heure de m'exprimer pour la France."

Vote inutile :/

Écrit par : kasilar | 22 avril 2012

Personnellement je m'en moque, qu'elles fassent joujou avec leur jouet quand elles vont se rendre compte qu'elles vont être 100 pour 1 poste à pourvoir ça va leur faire bizarre.
Ajouté à cela qu'avec les années, les hommes vont être de plus-en plus en compétition avec les femmes, ce qui va pousser les hommes à voir les femmes comme des hommes, là c'est un barrage qui lâche, catastrophe pour les femmes, c’est tout simplement la fin annoncé de la femme comme nous le concevons aujourd'hui.
Et j'ajoute que personnellement je suis pour la non mixité des classes (ce qui me mets dans la catégorie des séparateurs) car les expériences ont montrés que les garçons y étudiés beaucoup mieux.

Écrit par : dereck | 22 avril 2012

Calendula,

En effet la compétition est la même pour les femmes comme pour les hommes. Je ne suis pas convaincu que l'entraide dure en cas de compétition dure, ou comme dit Derek au cas où 100 femmes sont en lice pour 1 poste.


@ Derek:

"c’est tout simplement la fin annoncé de la femme comme nous le concevons aujourd'hui":

Peut-être en effet. Et vu sous cet angle je pense que l'on est davantage dans une logique de masculinisation de la société que de féminisation, dans la mesure où de plus en plus de femmes adoptent des stratégies d'hommes. Car même en cas d'entraide (sous forme d'échange d'informations dans le club, cela ne mange pas de pain), la finalité est de jouer des coude, de gagner du temps sur sa carrière et de l'argent, d'être la première (forcément). Donc des stratégies plus habituelles chez les hommes.

Écrit par : hommelibre | 22 avril 2012

un club sans homme, j'y mets pas les pieds,pire que le couvent ça, une soirée sans homme, c'est comme une pizza sans olive, comme un gâteau sans la cerise dessus ;)))!!!
bizzzouxxx Homme Libre!!!

Écrit par : Sarah | 22 avril 2012

Sarah, vous me faites infiniment plaisir! J'adore être une cerise... :-))))

Et inversement, une soirée sans femme, c'est comme... comme... non, trop terrible, je ne peux même pas l'imaginer...

Bizzzouxxx à vous aussi Sarah!!!

Écrit par : hommelibre | 22 avril 2012

"Les hommes sont exclus de ces clubs réservés aux femmes et à leur développement professionnel. "

Ils sont aussi exclus des chambres à coucher? Parce que là adieu à leur développement sexuel....

Un autre commentaire etc.. IP à confondre svp. Merci!

Écrit par : Patoucha | 23 avril 2012

"Et j'ajoute que personnellement je suis pour la non mixité des classes (ce qui me mets dans la catégorie des séparateurs) car les expériences ont montrés que les garçons y étudiés beaucoup mieux."

Ce n'st pas pour rien que dans certaines cultures on sépare les sexes même si ça ne me d&érange pas de bosser avec des femmes pourvu qu'elles soient pas féministes

Écrit par : kasilar | 23 avril 2012

@Sarah:

Toutes les femmes entre elles ne sont pas aussi tendres que voudraient nous le faire croire les féministes

Écrit par : kasilar | 23 avril 2012

"Et vu sous cet angle je pense que l'on est davantage dans une logique de masculinisation de la société que de féminisation, dans la mesure où de plus en plus de femmes adoptent des stratégies d'hommes."

seulement sous cet angle

http://www.passereve.com/journal/PDF/machos.pdf

"Au sein des entreprises, cette injonction féminisante sévit aussi. Même s'il y a du bon dans ces valeurs se recentrant enfin ! sur l'humain, pourquoi en oublier pour autant la nécessité de poser par moments des actes énergiques ? Prenons deux exemples. Il n'est plus demandé à un patron de décider mais d'arbitrer. L'arbitre, du latin arbitror, est le témoin du jeu. Position certes plus maternelle que celle du décideur, qui a, quant à lui, la même étymologie que ciseaux ! De son côté, un chef de projet n'est plus responsable de la mission mais pilote. Il ne répond donc plus devant la loi, comme le voudrait respondere, mais sert de gouvernail, origine grecque de pilote ! Ainsi, même l'étymologie nous convoque au... bon sens."

cette féminisation est une catastrophe dans les entreprises, il y régne maintenant une ambiance faux cul lamentable, qui s'ajoute à la discrimination positive pour les femmes, suites aux campagnes mensongéres sur l'inégalité salariale.

http://archives.madame.lefigaro.fr/psycho/20050204.MAD0319.html

"– Il règne aujourd’hui dans les entreprises un terrorisme anti-masculin ; le “ chef ” est devenu politiquement incorrect et le vocabulaire s’est féminisé pour être plus doux… Voire plus infantilisant. Résultat : on hésite aujourd’hui à imposer, ordonner, refuser, sanctionner. La grande tendance du jour est d’inscrire les cadres – en particulier les hommes – à des “ séminaires de management au féminin ” avec, au programme, écoute, intuition, émotion, complaisance… Ces valeurs soi-disant féminines, dont on se gargarise tant, mais qui ne correspondent pas toujours aux réalités de l’entreprise ! Il faut être parfois dur, tranchant, directif. Poser la loi, la faire respecter. On ne zappe pas impunément la virilité…"

Écrit par : leclercq | 25 avril 2012

http://archives.madame.lefigaro.fr/psycho/20050204.MAD0319.html

l'archive n'existe plus je donne le texte en entier

Sophie Carquain. – Dans cet essai *, vous prônez le retour de l’homme, “ le vrai, le dur le tatoué ”… C’est un peu réac, non ?
Hélène Vecchiali.
Si être réactionnaire c’est souhaiter que l’on arrête de travestir les hommes, alors oui ! Mais je ne veux surtout pas voir les femmes soumises. Bien au contraire, je dénonce le fait qu’elles se sont fait flouer après mai 68, où elles ont été reconnues en paroles, mais pas en actes ! On prétend que la femme est l’avenir de l’homme, mais on la laisse se dépatouiller toute seule dans tous ses rôles (femme, compagne, travailleuse, amante…). Pour s’en sortir, dans un sursaut inconscient, elle a poussé l’homme à exprimer sa “ part féminine ”, comme s’il pouvait l’aider ainsi. Mais cette féminisation à outrance a engendré des dégâts considérables : société hyper maternante, effacement de la loi, problèmes de couple, panne de désir…
Vous constatez une perte de désir… chez les hommes aussi ?
Surtout chez les hommes. Je “ coache ” beaucoup de PDG qui travaillent comme des fous et ont placé leur vie amoureuse entre parenthèses. Autrement dit, ils subliment leur libido dans le travail. Plus que de “ panne de désir ”, on peut parler de “ peur de désirer ”. Certains reconnaissent même que les femmes sont devenues si compliquées qu’ils préfèrent y renoncer. Ils sont dans le déni des besoins sexuels et affectifs et ça, c’est nouveau. Souvent, ils n’ont même plus de maîtresses ! D’autres se disent révoltés contre ces femmes exigeantes, ingérables, beaucoup plus complexes à gérer qu’une entreprise…
Ingérables… Parce que libres ? Vous allez jusqu’à dire que nous avons tort de “ draguer ” les hommes, de faire le premier pas. C’est un sacré pas en arrière !
Revenons à l’enfance. Tout petits, les hommes ont été élevés par une mère qui les a adorés, désirés, qui les a inventés comme des petits héros, de parfaits réparateurs de tous les hommes qui les ont déçues. Autrement dit, les mères “ surclassent ” d’emblée leurs petits garçons. Dès leur enfance, ils évoluent et grandissent en position d’imposteur. Ce sont des petits génies ! Plus tard, pour se dégager de cette imposture-là, ils mettent un point d’honneur à remporter des galons. S’ils se laissent séduire par une femme qui les drague, ils ont l’impression de revivre la préhistoire amoureuse avec leur mère. Ils doivent se heurter à un éventuel refus. C’est pour eux un parcours initiatique…
La fameuse et éternelle idée de l’homme-chasseur ! De là à considérer la femme comme un “ gibier ”…
Bien sûr, c’est provocateur, je le sais, mais il y a un peu de cela. À travers les nouvelles formes de séduction, comme les “ speed dating ”, les “ blind dates ”, les femmes leur sont acquises d’emblée, tout comme leurs mamans l’étaient… Et, pour reprendre la métaphore de la chasse, elles sont comme du gibier mort – ou à moitié “ estourbi ” ! Qu’ont-ils à y gagner ? Rien. Et surtout pas le sentiment, qu’ils recherchent tant, d’être confirmés dans leur valeur. En outre, celles qui draguent leur font peur : ils ont le sentiment de retrouver le désir de leur mère, ce désir excessif, qui leur plaisait, mais qui les “ cannibalisait ”. Ne pensez pas que les femmes exigeantes, sur le plan sexuel, plaisent tant aux hommes. Ça les effraie. Ou bien, ils succombent juste pour un soir, demandent “ alors, heureuse ? ”, en se gardant bien d’écouter la réponse !
Donc, d’après vous, les femmes doivent attendre le bon vouloir de ces messieurs ?
Mais elles ont tout à gagner, à jouer le jeu de la cour amoureuse ! Toutes petites, elles se sont crues, à tort, indésirables, car élevées par une personne du même sexe qu’elles : leur mère, qui les aimait bien sûr, mais sans être émerveillée comme elle aurait pu l’être par un garçon. Alors, les petites filles vont se tourner vers leur père, guettant chez cet “ autre ” la possibilité de nouer enfin des liens de désir. Elles vont tenter de le séduire, enfilent les escarpins de maman, se maquillent, se coiffent… et se lancent ainsi dans une logique de séduction et de mascarade (même étymologie que mascara !). Mais, heureusement, ça ne marche pas. Leur père leur répond : “ Non ! Je ne t’épouserai pas ! ”. Les filles sont dans ce double échec de désir, maternel et paternel. Quand les hommes les conquièrent, ils réparent quelque chose de cette faille narcissique, dont elles souffrent depuis l’enfance. En prenant les initiatives, elles court-circuitent ce désir masculin qui serait susceptible de soigner leurs blessures.
OK, il n’est pas bon d’inviter un homme à prendre un dernier verre, encore moins de lui proposer le mariage. Mais, au moment précisément où le nom du père n’est plus obligatoire, vous, vous allez jusqu’à recommander aux femmes de prendre le nom de leur mari !
En adoptant son patronyme, elle lui prouve qu’elle a bel et bien coupé le lien œdipien avec son père. Pour l’homme aussi, donner son propre nom à son épouse, équivaut à “ défusionner ” avec sa mère. Quand sa femme accepte de porter son nom, elle le rassure sur sa légitimité : il n’est plus le fils de sa mère, il est son mari. Elle se rassure aussi elle-même sur le fait d’être plus désirée que la première “ femme ” de son mari, sa mère ! C’est donc bénéfique pour les deux.
– Parce que les femmes sont ambivalentes ! Elles se demandent où sont passés les hommes… Mais elles recherchent aussi les liens de tendresse qu’elles ont vécus avec leur mère, ces relations “ désérotisées ”, donc rassurantes pour elles, qui craignent toujours de n’être pas désirables. C’est pourquoi elles aiment tant la compagnie des homosexuels, et les fameux “ dîners de copines ” – dans lesquelles elles retrouvent cette complicité. Pour moi, les Métrosexuels, c’est le syndrome de Stockholm : c’est prendre fait et cause pour son bourreau, accepter de répondre à cette demande insensée d’être femme et homme à la fois !
En se féminisant, les hommes se sont pliés
à cette demande féminine. En sont-ils plus heureux pour autant ? Je ne pense pas. Comme je l’écris, les femmes sont des “ éponges émotionnelles ”, qui ont toujours besoin de se rassurer par la parole, alors que les hommes “ parlent utile ”. Un exemple : quand la femme l’interroge : “ Tu m’aimes ? Dis-moi que tu m’aimes ! ” l’homme, effrayé par cette demande qui lui rappelle tant celle de sa mère, se tait pour protéger son intimité... Ce qui angoisse sa compagne, qui le harcèle encore plus ! Un vrai cercle vicieux. On ne parle pas la même langue. Je suggère aux femmes de communiquer avec les hommes de manière plus synthétique, et aux hommes d’être plus analytiques…
S. C. – On croirait entendre la théorie de John Gray, l’auteur de “ Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ” ! A-t-on une chance de se rencontrer ?
H. V.
– Oui, à condition de bien comprendre comment nous fonctionnons. Si les femmes demandent tant aux hommes, c’est parce qu’elles pensent que leur guérison pourra venir de l’extérieur. Elles sont obsédées par les preuves d’amour. À travers le bijou, le bouquet de fleurs, le diamant, les mots tendres... elles cherchent le médicament qui les guérira. Plus on doute de sa capacité à être désirable, plus on en réclame. Et puis, un jour, on comprend que tous les objets du monde, toutes les robes, tous les bijoux ne nous guériront pas de cette insatisfaction qui nous habite ; qu’il vaut mieux en chercher les causes plus loin, dans nos “ préhistoires amoureuses ”.
S. C. – Quand vous évoquez les preuves d’amour, on a l’impression d’être dans un téléfilm américain... quand le héros offre une bague à sa fiancée et qu’elle resplendit de bonheur…
H. V.
– Nous sommes dans ce cliché-là ! Les femmes rêvent encore et toujours du prince charmant. Toutes ont, dans leur “ placard affectif ”, un homme idéal (voisin, médecin, copain d’enfance...) entr’aperçu, croisé, dans la rue, parfois même disparu et dont elles continuent à rêver, même mariées ! Récemment, une femme de 75 ans, affectée par la mort de son mari, est venue me consulter. Eh bien, ce qui la faisait le plus souffrir n’était pas la perte de l’époux, mais la reviviscence d’un “ fantôme ”, un fiancé mort à la guerre ! C’est un peu le syndrome du Titanic : la vieille dame, incarnée par Kate Winslet, rêve toujours à cet amoureux qui s’est sacrifié pour elle. Et ce, même si elle a fait sa vie avec un autre…
S. C. – Une sorte d’amant virtuel dans le placard ? Ça n’est pas sympa pour le mari !
H. V.
– Il s’agit en fait d’un amour narcissique. Comme les hommes n’arrivent pas à les rassurer totalement, les femmes tentent de le faire elles-mêmes, en “ bricolant ” leurs propres solutions. Ainsi, pour l’obsession du corps parfait, la chasse à la cellulite, la ride : si les femmes cherchent à se muscler, à viriliser leur corps, à le “ dégraisser ” de toute féminité, c’est toujours pour plaire… à elles-mêmes. Mais elles font fausse route, car les hommes n’aiment pas ces corps androgynes ou phalliques. Un de mes patients m’a confié un jour : “ C’est vrai, elle a de la cellulite. Mais si elle se fait faire une liposuccion, c’est simple : je la quitte ”. Ça n’est pas une pirouette… Les hommes sont émus par le naturel, par un corps pas forcément parfait.
S. C. – Donc, nous aurions tort de faire des régimes. De là à préconiser le retour des bons petits plats, il n’y a qu’un pas… Que vous franchissez allègrement ! Doit-on cuisiner pour garder son homme ?
H. V.
– Pas uniquement pour eux… Mais pour nous aussi ! Pour nombre de femmes, les repas ont été dégraissés de leur fonction symbolique. Or, préparer de bons petits plats, c’est aussi faire “ monter la mayonnaise ”… du désir. La relation entre sexualité et nourriture est bien connue, et la préparation, en matière de gastronomie, est très proche des préliminaires amoureux. Or, aujourd’hui, les femmes développent une relation phobique à la nourriture. On se contente de glisser un plat surgelé dans le micro-ondes, et basta. Une façon, encore, de zapper le désir… Quand un homme voit une femme chipoter une feuille de salade du bout des dents, ce n’est pas très engageant pour la suite ! C’est même proche de la castration. “ Je ne finis pas la soirée avec une femme qui ne se nourrit que de fils de haricots verts ”, m’a confié un patient. Les femmes qui s’infligent ces restrictions sont dans le contrôle absolu de leur corps et de leur sexualité. Avouez qu’il y a de quoi faire fuir les hommes !
S. C. – C’est sûr, ils préfèrent un petit salé aux lentilles à une salade composée… En épilogue, vous évoquez l’histoire du loup de “ Marlaguette ” **, qui dépérit faute
de viande rouge. Jolie métaphore. Pensez-vous que les hommes aujourd’hui dépérissent faute de virilité ?
H. V.
– Oui. Marlaguette trouve, un jour, un loup blessé. Elle le soigne avec de la tisane, des légumes... Et lui interdit de se nourrir d’animaux. Mais bientôt le loup s’affaiblit et, la mort dans l’âme, la fillette l’autorise enfin à redevenir carnivore. J’ai beaucoup pleuré sur cette histoire, enfant. On ne peut pas changer l’autre, c’est utopique ! Tout comme les loups ont besoin de viande rouge pour survivre, les hommes ont besoin de se retremper dans un bain de virilité.
S. C. – Vous, qui coachez les managers et les comités de direction, vous dénoncez aussi le “ management au féminin ”.
H. V.
– Il règne aujourd’hui dans les entreprises un terrorisme anti-masculin ; le “ chef ” est devenu politiquement incorrect et le vocabulaire s’est féminisé pour être plus doux… Voire plus infantilisant. Résultat : on hésite aujourd’hui à imposer, ordonner, refuser, sanctionner. La grande tendance du jour est d’inscrire les cadres – en particulier les hommes – à des “ séminaires de management au féminin ” avec, au programme, écoute, intuition, émotion, complaisance… Ces valeurs soi-disant féminines, dont on se gargarise tant, mais qui ne correspondent pas toujours aux réalités de l’entreprise ! Il faut être parfois dur, tranchant, directif. Poser la loi, la faire respecter. On ne zappe pas impunément la virilité…

Écrit par : leclercq | 25 avril 2012

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