Radios des dents et risques de tumeurs du cerveau

L’information est relayée par de nombreux médias. Il faut dire que les mots «tumeur du cerveau» font peur. On imagine quelque chose d’irrémédiable. De quoi s’agit-il?

meningiome1.jpgUne étude réalisée par des chercheurs de l’Université américaine de Yale ont corrélé la fréquence des radiographies des dents avec l’apparition de méningiomes. L’étude a été menée pendant 5 ans sur 1’433 patients ayant développé la maladie, comparés à 1’350 patients sains.

Ils démontrent que les patients ayant reçu au moins une radio des dents par année depuis l’enfance ont  40% à 90% plus de risques que les autres de développer un méningiome, l’augmentation du risque dépendant du type de radio. Les radios panoramiques de la mâchoire sont les plus agressives pour le cerveau.

Donnée de cette manière l’information a en effet de quoi effrayer toutes les personnes ayant reçu plus ou moins régulièrement des radiographies dentaires. Toutefois il faut préciser ceci:

1. La fréquence des radios doit être au moins annuelle et depuis l’âge de 10 ans.

2. Tous les patients ayant reçu des radios chez leur dentiste ne contractent pas de méningiome.

3. Le méningiome est une tumeur bénigne. Elle peut être grave à cause de la compression du cerveau qu’elle produit mais ce n’est pas un cancer. Elle s’opère.

4. «Cependant, comme le rappelle dans le Telegraph Paul Pharoah, un spécialiste de l’épidémiologie du cancer de l’université de Cambridge, il faut modérer ces données et les mettre en perspective de la réalité. Si le scientifique ne nie pas la pertinence et la significativité des résultats, il rassure en précisant que « la maladie étant rare, l’augmentation absolue du risque est infime », précisant que sur un échantillon de 10.000 personnes, cela concernera 7 patients supplémentaires (22 au lieu de 15).»

Les chercheurs confirment ces propos et insistent sur le fait que les radiographies doivent être réalisées seulement en cas de nécessité démontrée. Ils affirment «qu’il est peut-être nécessaire de réévaluer les raisons qui poussent à pratiquer de tels examens dentaires.»

Le message s’adresse aux professionnels mais aussi aux patients qui sont en droit de discuter avec leur dentiste de l’utilité et du nombre de radios que celui-ci estime devoir leur faire. Le patient n’a pas la compétence pour décider de ce qui lui est utile mais le fait d’en parler incitera sans doute le praticien à la prudence.

 

(Image Futura Science)

Catégories : Santé 1 commentaire Lien permanent

Commentaires

  • @Homme libre,c'est on ne peut plus juste cependant n'oubliez pas la rentabilité qui a vu dès 1980 des déferlantes de soins chez certains dentistes /souvent suédois / qui venaient de s'installer et qui n'hésitèrent pas à faire nombre de radios souvent inutiles,car les patients souffrant uniquement de névralgies dentaires suite à des détartrages sur des machoires atteintes de maladies lieés à la malnutrition des années 50 .Mais voilà un mot d'ordre était donné à celui-ci dès la première douleur et surtout sans avoir pris un antalgique,venez tout de suite Ce fut la même chose dans d'autres domaines.
    Il suffit d'une nouveauté dans les appareils médicaux pour qu'ensuite nombre de maux fassent leur apparition,faut bien rentabiliser toutes ces énorme dépenses qui elles aussi ont vu l'ascenseur des assurances monter en flèche
    Et pour ne pas accuser de tous les maux les médecins,il suffit juste d'avoir lu cette phrase,pourquoi soigner quelqu'un qui n'en a pas envie? vrai je prends pour exemple un alcoolique,souffrant de migraines atroces,il va chez le médecin ,si celui -ci refuse de lui donner son médicament il sera critiqué ,pas évident d'être toubib non plus!

Les commentaires sont fermés.