Eloge de la différence 2: des hommes insoumis

Depuis Simone de Beauvoir, une lecture productiviste et unisexe du genre humain s’est développée. Il paraît qu’on ne naît pas femme (ni homme), on le devient. Notre biologie n’aurait rien à voir dans la définition de notre masculinité et de notre féminité. Le corps et la culture sont découplés, dissociés. Mais pourquoi donc avoir produit une théorie aussi extrême et désincarnée? Et pourquoi avoir continué à la développer alors qu’elle n’est pas démontrée?

maternité.jpgLa maternité, marqueur fondamental

Dans la première partie de ce billet j’avançais l’idée que la lecture des relations hommes-femmes n’est pas objective. Elle est étroitement dépendante de notre propre état d’esprit, de nos concepts, de notre histoire personnelle. Ainsi l’alliance entre clans, «l’échange des femmes» que je mentionnais hier, peut être perçue comme si les femmes avaient moins de valeur puisqu’on se donnait le droit de les échanger comme une marchandise. Cela c’est la vision sombre des choses, celle de Françoise Héritier. Je disais aussi qu’au contraire, les femmes représentaient une valeur ajoutée pour un clan et je n’excluais pas qu’elles aient donné leur accord à ces échanges.

Les femmes sont perçues principalement pour leur fonction de mère, donc de reproduction de l’espèce. Or à la suite de Simone de Beauvoir un fort courant féministe s’est rebellé contre la maternité perçue comme une tyrannie. La maternité est pourtant un marqueur biologique et social fondamental pour les femmes. La génétique dans ce qu’elle a de plus cru, de plus irréductible, en décide ainsi. L’homme n’enfante pas et n’enfantera probablement jamais, sauf à muter et à ne plus être un homme. On en est là depuis la nuit des temps: l’identité socio-biologique la plus manifeste des femmes est celle de mère.

Sans le ventre des femmes nous ne serions pas là. Tout le reste de nos activités est donc subordonné à cette réalité.

Le marqueur «mère» n’est évidemment pas le seul pour définir les femmes, même s’il est le premier. Les hommes, de leur côté, n’ont pas de marqueur aussi fort que la maternité chez les femmes. L’identité des hommes a peut-être toujours posé problème, ce qui pourrait expliquer leur apparente rigidité dans le maintient de leur rôle, et la plus grande plasticité des femmes. Pour eux la marque de la culture paraît bien plus forte que pour les femmes. On est un homme parce que l’on produit du sperme, certes - mais cela on ne le savait pas à la préhistoire. La paternité n’avait pas la force naturelle de la maternité. On est aussi un homme parce que l’on a plus de muscles, mais ce n’est pas aussi spécifique que le fait d’enfanter. On touche peut-être ici une angoisse immémorielle des hommes: qui suis-je à part mon rang (donc mon travail), à quoi sers-je?


Norme et différence
Insoumission1.jpg
Les différences hommes-femmes associées à la maternité sont nombreuses. Le bassin féminin est par exemple plus large que celui des hommes, le fémur s’implante différemment, cela en vue de l’accouchement. Ce qui donne aux femmes en général cette démarche chaloupée alors que celle est hommes est plus raide, conséquence d’un bassin plus «carré». Bassin et démarche féminines sont plus dans la courbure, et les archétypes existent déjà dans la morphologie. En principe car on voit aujourd’hui de plus en plus de femmes au bassin raidi, accentué par des habits plus masculins. On pensait que la société se féminise, en réalité elle se masculinise. Unisex tend à signifier masculin.

Donc les différences s’estompent. Certaines veulent même en nier la valeur formatrice puisque les tenantes de la théorie gender refusent d’élever les enfants selon des critères de genre. L’idée est que les enfants doivent être indifférenciés jusqu’à ce qu’ils choisissent eux-même leur appartenance. Le gender nie donc la possibilité au biologique d’être en lien avec le culturel. Quel modèle les enfants imiteront-ils, s’ils en sont privés? La théorie ne le dit pas. Ceci est très étrange: alors que l’on admet des marqueurs de groupes: groupes sanguins, groupes ethniques, groupes culturels, on refuserait les marqueurs de genre. Les garçons n’auraient pas le droit d’avoir quelque chose en propre, dans quoi ils se reconnaissent différents, et les filles non plus.

« L’humain a pourtant besoin de racines et d’une appartenance collective dans laquelle s’épanouir. Une appartenance reconnue par sa communauté, validée au moyen d’une transmission par l’exemple ou par l’enseignement. Il se construit avec des matériaux extérieurs. Comment pourrait-il être à lui-même son propre modèle ? L’individu a besoin de modèles extérieurs, biologiques et sociaux, pour prendre forme. L’eau ne peut tenir verticalement sans un vase. Ôtons le vase, modèle extérieur : l’eau ne prend pas la forme qu’elle veut. Elle n’en a plus aucune. Accepter un modèle extérieur ouvre au monde et à la socialisation. Il y a toujours un modèle dont nous nous faisons et défaisons et qui sert de contrainte dynamique. C’est comme une maison : elle permet de grandir mais rien n’oblige à y rester toute sa vie. Le gender prive l’humain de vase et de maison mentale.»

Il ne s’agit pas soutenir ici une théorie purement génétique et déterministe. Les femmes ne sont pas que mères, comme les hommes ne sont pas que pères. La biologie est certes formatrice mais elle n’est pas la seule. L'identification à un groupe n'exclut pas les déclinaisons individuelles. Les avancées actuelles de l’épigénétique montrent que l’interaction entre l’individu et son milieu sont tout aussi importants. Ce devrait être une évidence. Deux plantes de la même espèce poussant dans des climats différents vont développer des adaptations spécifiques. Il y a la structure fondamentale, normative, et l’interaction, la «culture», prolongement symbolique et adaptatif de la norme.

Toutefois la culture n’invente pas en elle-même des espèces. Tout ce qu’elle développe est en rapport avec la structure fondamentale. Ainsi le genre masculin est associé à la masculinité, donc aux hommes, et le genre féminin est associé aux femmes. Les différences ont un versant biologique. Dès lors, si l’on admet cette hypothèse de travail, imaginer que l’on puisse choisir librement, selon l’envie, son identité de genre, est illusoire. Croire cela est une attitude d’esprit très consumériste: «Je deviens ce que je veux, comme je veux, quand je veux». Cela fait penser au slogan du Club Med: «Le bonheur, si je veux».


insoumission4-cabre.jpgLa généreuse insoumission des hommes

J’ai déjà développé ici et dans mon dernier livre une réflexion sur l’école d’Egalia en Suède. C’est un thème de réflexion important. Construire une éducation sans en référer dès la petite enfance au genre est un pari déraisonnable. Si l’adulte veut plonger dans la confusion d’une culture sans support concret, découplée du corps, dissociative, cela le concerne. Mais un enfant se construit par et avec le corps. La préparation, l’éducation de l’enfant à un genre lié à son sexe est une manière de le préparer à la société et de lui faire gagner des années. Alors que vouloir lui laisser le choix de son genre, c’est lui donner une responsabilité inouïe! Bien trop lourde pour lui. C’est peut-être ralentir son développement tout en relativisant la transmission par la communauté d’un critère fondamental de l’identité. La différenciation produit la catégorisation, qui est un outil essentiel de l’apprentissage du monde et de l’adaptation. Il semble que cette théorie gender n’a pas fait sa propre autocritique.

Découpler la culture et le corps n’est pas sans risque. L’incapacité de discriminer, de différencier les choses, est une pathologie de confusion. La différenciation qui surviendra tôt ou tard pourrait se faire de manière violente, en réaction au refoulement de l’identité. En place d’un projet initial d’inclusion développé par le gender, on aboutirait au contraire à une exclusion de l’autre, éventuellement violente et théorisée, pour se réapproprier quelque chose qui n’appartient pas à l’autre. A moins que cela n’induise à terme une révolution conservatrice. On a pu voir en effet que les enfants élevés dans les kibboutz dans les années 50, sur le modèle d’Egalia, reviennent aux valeurs plus traditionnelles de la différenciation-répartition du couple. Une observation de 14 ans sur des chimpanzés dans la nature montre aussi que les petites femelles portent des bouts de bois comme des poupées et les mâles en font des armes.

La notion de différence suppose un effort d’adaptation très en phase avec l’épigénétique. La différence renforce l’espèce. Elle renforce les deux genres. Culturellement il n’est pas souhaitable de voir se développer trop d’hommes roses comme on les nomme au Québec, très féministes et coupables de leur virilité. Les hommes devraient rester des insoumis. Il ne s’agit pas de ne pas négocier avec nos compagnes. Il s’agit de ne pas se soumettre aux nouveaux diktats, aux obligations de toutes sortes que les femrad voudrait imposer aux hommes. Il n’y a pas à vouloir changer les hommes. Ils changeront de l’intérieur si cela leur convient. L’insoumission de l’homme est une forme de sa générosité en ce sens qu’elle fait de la place pour deux. Elle n’exclut pas la tendresse. Elle renforce l’homme dans son estime de lui, et renforce la femme dans l’expression de ses besoins.

On ne sait pas toujours pourquoi on refuse de se soumettre. Mais il faut suivre son instinct et tôt ou tard on en découvrira la raison.

 

 

 

 

Approfondir le débat de société:

FéministaPanneauA4.jpg

Catégories : Féminisme, société 37 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • jsuis d'accord avec vous, l'homme étalon sauvage insoumis, c'est bien mieux, surtout pour le coté rodéo,;)))
    bizzzouxxx!!!

  • Ce qui est drôle avec égalia c'est que la quasi totalité du personnel est féminin.
    Il y a comme un fail dans leur "logique" égalitaire.

    D’ailleurs dans le genre aliénation de genre ça a fait fort sur 400culs:
    http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/04/les-femmes-sont-elles-moins-fortes-que-les-hommes-.html

    ps: non ça n'a pas était posté le 1er avril.

  • @ baracuda

    trés intéressant ce lien jusqu'où peuvent aller les féministes dans le délire du grand n'importe quoi.

    trés belle réponse

    "Cet article est assez étrange.

    Aucune athlète féminine professionnelle que j'ai côtoyé limitait ses entraînements pour ne pas "abîmer" son corps. Chacune faisait le mieux et le plus possible pour tenter d'accrocher une victoire (et ainsi de gagner leur vie).

    Les athlètes masculins idem.

    Et pourtant les performances des athlètes masculins étaient meilleures que celles des athlètes féminins. C'est un fait dans la plupart des sports.

    Vous voulez vous persuader du contraire ? Ou n'ai-je pas bien compris le sens de votre article."

    " Imaginez maintenant que l'on décide de séparer les athlètes blancs des athlètes noirs, au nom d'une soi-disant égalité des chances ? »

    Typique de la bien-pensance : la transposition abusive de tout et n'importe quoi sur le modèle du racisme, figure du Mal absolu."

    " Certes, il y a des disciplines que l'on pourrait rendre mixtes mais seulement quelques unes : les épreuves de tir, le tennis (l'épreuve mixte n'existe pas aux JO) ou encore l'haltérophilie selon les chercheuses nommées (et sûrement d'autres). "celui là écrit vraiment n'importe quoi.

    "On est dans le grandiose là...

    Certes une femme qui s'entraine peut devenir plus forte qu'un homme qui ne s'entraine pas.

    Mais pour prendre les JO, les deux s'entrainent et, du coup, la testostérone et la musculature font la différence.

    La conclusion est totalement débile.

    En supposant qu'on fasse courir hommes et femmes ensemble :
    Les hommes vont faire du 9.8 s au 100 m environ et les femmes 1s de plus...
    Les compétitions vont vite tourner à la monotonie...

    Autant j'apprécie certains articles, autant là, c'est du pur n'importe quoi..."


    On est dans le grandiose là...

    Certes une femme qui s'entraine peut devenir plus forte qu'un homme qui ne s'entraine pas.

    Mais pour prendre les JO, les deux s'entrainent et, du coup, la testostérone et la musculature font la différence.

    La conclusion est totalement débile.

    En supposant qu'on fasse courir hommes et femmes ensemble :
    Les hommes vont faire du 9.8 s au 100 m environ et les femmes 1s de plus...
    Les compétitions vont vite tourner à la monotonie...

    Autant j'apprécie certains articles, autant là, c'est du pur n'importe quoi...

    "Le dimorphisme sexuel existe bel et bien dans l'espèce humaine. Les hommes sont en moyenne plus grands (de 10 cm), plus lourds (d'une dizaine de kilos) et plus forts (ils possèdent une masse musculaire nettement supérieure et une moindre masse graisseuse que les femmes, notamment sous l'effet anabolisant des androgènes). La force physique allant de pair avec la masse musculaire, la taille et le poids, la force isométrique maximale (moyenne de 25 groupes musculaires) de la femme moyenne ne représente que 60% de la force isométrique maximale de l'homme moyen (source Traité de physiologie de l'exercice et du sport, éditions Masson, 2002). Ces différences sont par ailleurs plus importantes pour les muscles du haut du corps (bras, épaules) que pour les muscles des jambes. "

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarcat_(sociologie)

  • Baracuda:

    Merci pour ce lien. Space. De quoi écrire d'autres billets!

    Intéressant car d'une certaine manière elle récuse la philosophie victimaire, tout en s'en servant quand même. On est à un stade assez avancé d'incohérence idéologique.

    Tiens, le canton de Vaud a élu une majorité de femmes à son exécutif dimanche. Article le lendemain: "Un laboratoire pour le pouvoir au féminin". Et à l'intérieur une femme qui assure que c'est différent.

    M'enfin, depuis le temps qu'elles s'efforcent de nous convaincre qu'il n'y a pas de différence!...


    @Sarah:

    Quand je vous lis je hennis de plaisir!!!

    :-))))))

    Bizzzouxxx!!!

  • Je me demande si l' homme lui même est capable de subvenir à des tâches maternelles. Quand je vois qu' un instit a violé deux eleves de maternelle, à Créteil, je me dis que la femme est irremplaçable dans le monde des enfants.

  • Ecrivez tous les billets qui vous chantent, et vous enchantent il reste au minimum un problème, c'est que visiblement vous (et vos commentateurs et commentatrices au vu de leurs écrits) ne comprenez rien au phrases que vous citez, ici Simone de Beauvoir, "on ne naît pas femme (ni homme), on le devient".
    Avec votre rajouti entre parenthèse, c'est cool, space, parce qu'il suffit d'écrire ceci:
    "On ne nait pas fille ou (garcon)on le devient"
    et on voit ici que toute la suite est nulle est non avenue, tout au plus quelques pensées monomaniaques.
    Nous qui vous lisons ici et parfois en voyons plusieurs, l'impossibilité d'être mère, la paranoïa du sperme perdu, le pouvoir et l'impuissance.
    Entre autres.
    Bien à vous

  • http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/04/les-femmes-sont-elles-moins-fortes-que-les-hommes-.html

    "Quant à Jeanne d'Arc, peut-on l'imaginer frêle jeune-fille, façon Kate Moss, alors même qu'elle devait endosser au combat presque 40 kg de ferraille forgée? "

    40Kgrs !!!


    http://www.liberation.fr/culture/0101183325-l-armure-de-jeanne-d-arc-retrouvee

    plutôt 16,5 Kgrs.

    "" Certes, il y a des disciplines que l'on pourrait rendre mixtes mais seulement quelques unes : les épreuves de tir, le tennis (l'épreuve mixte n'existe pas aux JO) ou encore l'haltérophilie selon les chercheuses nommées (et sûrement d'autres). "

    le tennis !!!

    http://forums.france2.fr/sport/tennis/equivalent-feminin-niveau-sujet_33162_1.htm

    "j'ai un pote qui joue actuellement dans le classement ATP. Lorsqu'il etait tout juste negatif, il s'entrainait avec dokitch et lui faisait amorti lob expres pour l'enerver, il m'a raconté qu'il faisait vraiment ce qu'il voulait avec elle.

    Heuhh a l'epoque elle etait classé top 5 je crois.

    Non vraiment il n'y a aucune espece de comparaison à tenir entre le niveau Homme et le niveau femme "


    "encore l'haltérophilie"

    "Les écarts en "performance pure" en athlétisme sont de l'ordre de 12% entre hommes et femmes surentraînées, ce qui signifie bien sûr qu'une professionnelle battra à plate couture 99,99% des hommes.
    Dans des sports de "force brute" comme l"haltérophilie ou le cyclisme sur piste, c'est plus."

    "
    Quel plaisir de lire ces mots pleins de sagesse. J'espère que l'Europe rattrapera bientôt son retard dans la déconstruction des genres...

    Rédigé par : bigbend | 02/04/2012 à 16:51"

    de la sagesse !!!!

    " merci une fois de plus de niveler les fausses idées reçues :)

    Rédigé par : tykayn | 02/04/2012 à 17:20"

    raconter n'importe quoi il appelle ça niveller de fausses idées reçues, il y en a qui croient vraiment n'importe quoi !!!

    " Je trouve très bien cet article (je suis agrégée d'EPS, BEES 2 en voile, et j'ai travaillé à l'INSEP et en UFR STAPS). Je crois que le principe même des qualités physiques que les unes ou les autres parviennent à développer suppose d'y croire et de vivre avec plaisir les répétitions et l'effort : cet érotisme de l'entraînement est sexué, et oriente probablement l'engagement à l'entraînement(c'est le corps qui s'engage, et même si l'objectif est musculaire, le corps humain est éprouvé et n'est pas juste un organisme). Donc si on parvient à "y coire" au delà du sexisme des références, beaucoup de travail peut se faire. Mais je ne crois pas encore aux compétitions mixtes compte tenu de l'engagement sexiste des garçons et des hommes dans le sport : il faudrait encore plus de travail aux filles-femmes pour "vaincre" non seulement l'héritage de référence, mais vivre ces rivalités où ils sont toujours leaders dans l'absolu pour les disciplines sportives de force (le sprint en est, par exemple).

    Rédigé par : Feuille | 02/04/2012 à 20:53"

    et elle a ce niveau d'étude là elle croit à ses fadaises, c'est beau le formatage féministe dans l'éducation nationale.

    " "Les femmes sarclent, binent, fauchent, creusent, tracent des sillons, cueillent, plantent et charrient des tombereaux depuis des siècles dans les campagnes."

    Anne Sylvestre ironisait délicieusement sur ce sujet vers la fin des années 70, dans "La faute à Eve"


    Rédigé par : Antoine | 02/04/2012 à 21:51

    eux ces travaux là n'étaient ils pas réservés aux hommes.

    http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/bac/1GM/dossiers/femmes.htm

    "4/ La pénibilité du travail dans les usines d'armement

    La journaliste Marcelle CAPY, féministe et libertaire, travaille quelques semaines incognito dans une usine de guerre.
    Son témoignage paraît dans La Voix des femmes entre novembre 1917 et janvier 1918 :

    « L'ouvrière, toujours debout, saisit l'obus, le porte sur l'appareil dont elle soulève la partie supérieure. L'engin en place, elle abaisse cette partie, vérifie les dimensions ( c'est le but de l'opération), relève la cloche, prend l'obus et le dépose à gauche.
    Chaque obus pèse sept kilos. En temps de production normale, 2 500 obus passent en 11 heures entre ses mains. Comme elle doit soulever deux fois chaque engin, elle soupèse en un jour 35 000 kg.
    Au bout de 3/4 d'heure, je me suis avouée vaincue.
    J'ai vu ma compagne toute frêle, toute jeune, toute gentille dans son grand tablier noir, poursuivre sa besogne. Elle est à la cloche depuis un an. 900 000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a donc soulevé un fardeau de 7 millions de kilos.
    Arrivée fraîche et forte à l'usine, elle a perdu ses belles couleurs et n'est plus qu'une mince fillette épuisée.
    Je la regarde avec stupeur et ces mots résonnent dans ma tête :
    35 000 kg »."

    "L'appel aux femmes dans les campagnes comme dans les villes pour remplacer aux champs et dans les usines les hommes mobilisés au front n'a pas permis à lui seul de faire face à la pénurie de main d'oeuvre.
    Il a fallu aussi recourir aux jeunes, aux personnes âgées et aux travailleurs indigènes venus des colonies."

    et les outils agricoles ne sonts pas adaptés pour elles

    "Pas très sérieux comme article. Les faits sont têtus, même si la chercheuse souhaite y apporter un autre regard. Son point de vu est... Amusant. Mais il est surtout idéologique et non connecté aux faits: en moyenne, les femmes sont moins fortes physiquement que les hommes."

    c'est beau la mauvaise foi idéologique des dites chercheuses, leur manque d'objectivité."

    "J'avais lu que les femmes sont plus endurantes que les hommes, notamment à la douleur. Exemples: accouchements, marathon. Billie Jean King avait bien battu Bobby Rigg au tennis!

    Combien de filles (non athlètes) ne savent pas courir, ne mettent pas le pied à terre correctement, courent les jambes raides et les baguetes en l'air, etc.? C'est culturel. On leur enseigne à ne pas aimer le sport ou l'exercice, que suer ce n'est pas féminin.

    Beaucoup de masculinistes disent qu'il ne devrait pas y avoir de femmes policiers, qu'elles sont un fardeau. Pourtant certaines femmes ont de meilleurs réflexes que des hommes et sont aussi plus habiles pour négocier.

    Autre exemple stupide: les hommes seraient plus intelligents aprce que leur cerveau est plus gros (1,3 kg contre 1,0 kg en moyenne). Ceci ne tient pas compte de l'organisation et du fonctionnement.

    Les deux sexes sont complémentaires et de nos jours avec l'automatisation, les différences physiques sont de moins en moins pertinentes.

    Rédigé par : Line Merrette Vincent | 03/04/2012 à 04:01

    celle là elle ne lis même pas les autres commentaires, elle croit allégrement ce qui est écrit ben oui c'est scientifique, et sort allégrement du sujet. sur le tennis un exemple bidon non généralisable.

    "Il me semble que les travaux anthropologiques de Françoise Lhéritier montrent que le fait que la force physique des femmes est moins importante que celle des hommes est du à un conditionnement culturel. Mais peut-être en avez-vous déjà parlé sur ce blog :)

    Rédigé par : OJpoint | 03/04/2012 à 11:11

    elle raconte vraiment n'importe quoi françoise l'héritier.

  • Kasilar vous qui dites " Quand je vois qu' un instit a violé deux eleves de maternelle, à Créteil, je me dis que la femme est irremplaçable dans le monde des enfants." vous riquez de changer d'avis le jour ou les articles a sensations seront recoupés avec une lecture d'autres sources, comme celles par exemple qui prouvent que la mère arrive en premier dans les maltraitances contre les enfants, très loin devant les pédophiles qui défraient la chronique.
    Assurément il faut défendre les enfants contre les pédophiles (hommes et femmes) mais aussi et encore plus souvent contre leurs propres parents et sans oublier la mère...

  • http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/04/les-femmes-sont-elles-moins-fortes-que-les-hommes-/comments/page/2/#comments

    "Il y a sept ans, je faisais une formation pour avoir un équivalent CAP en charpente bois. J'étais au beau milieu d'un cheptel de machos comme je n'en ai jamais fréquenté avant ni après, j'évite ce qui en groupe a un QI proche du zéro. Comme tous bons machos qui se respectent ( est-ce que vraiment ce type d'hommes se respectent ? ), ça parlait "bonne femmes" à tour de bras. Et chez ces gens-là, la taille est une obsession. La taille du truc entre les jambes, mais aussi le tour de taille, et la taille des biceps, et la taille du morceau de bois qu'on peut porter en risquant de se péter les lombaires, et la force qu'on met à planter un clou du premier coup, ce genre de trucs passionnants. Et bien sûr pour ces hommes-là, les femmes sont faibles. Tout juste bonnes à faire menuiserie et à demander un coup de main pour porter la moindre planche. Et certaines femmes usent et abusent de ce stéréotype, elles se sentent valorisées d'être considérées comme des famelettes.

    Un jour j'en ai eu marre de leurs fanfaronnades, j'ai parié que ma copine qui mesure 1m60 pour 53 kilos, et qui faisait un CAP menuiserie dans l'atelier d'à-côté pouvait porter un madrier de 20 kilos sur une distance de 15 mètres. Il y a une façon de porter du poids sans se faire mal, on utilise les jambes, on place le poids sur ses épaules avant de se redresser bien droit, et on respire. Et voilà le gros bourrin qui arrache le madrier du sol avec la seule force du dos, "crac", bobo, arrêté 15 jours.
    Ma copine elle a soulever le madrier avec la force de ses jambes, puis elle a glisser son épaule sous la pièce de bois, c'est un geste qui ressemble à celui des altérophiles, puis elle s'est relevée doucement bien droite et enfin bien campée sur ses pieds, la pièce de bois bien équilibrée, elle a fait ses 15 mètres en respirant régulièrement et en marchant doucement.
    Bien sûr, celui qui s'est péter le dos en faisant n'importe quoi a invoqué le fait qu'il n'était pas échauffé. Bouffon.

    La force n'est pas une question de sexe, d'âge ou même de musculature, c'est une question d'individu, c'est aussi et surtout une question d'intelligence, avec le bon levier, on peut lever n'importe quoi. Soulever du poids ça s'apprend, ce n'est pas inné.

    Rédigé par : UnGarçon | 02/04/2012 à 19:18"

    un qui se complait dans la valorisation des valeurs féminines.

    " Et chez ces gens-là, la taille est une obsession. La taille du truc entre les jambes, mais aussi le tour de taille, et la taille des biceps, et la taille du morceau de bois qu'on peut porter en risquant de se péter les lombaires, et la force qu'on met à planter un clou du premier coup, ce genre de trucs passionnants. Et bien sûr pour ces hommes-là, les femmes sont faibles. Tout juste bonnes à faire menuiserie et à demander un coup de main pour porter la moindre planche. "

    il voit du machisme partout ce ne sonts que de jeunes ados qui se testent, qui testent leur virilité, il n'y a rien de mal à ça, c'est un comportement masculin normal, ce commentateur est content parce qu'il dénigre les valeurs masculines.

    "Un jour j'en ai eu marre de leurs fanfaronnades, j'ai parié que ma copine qui mesure 1m60 pour 53 kilos, et qui faisait un CAP menuiserie dans l'atelier d'à-côté pouvait porter un madrier de 20 kilos sur une distance de 15 mètres. Il y a une façon de porter du poids sans se faire mal, on utilise les jambes, on place le poids sur ses épaules avant de se redresser bien droit, et on respire. Et voilà le gros bourrin qui arrache le madrier du sol avec la seule force du dos, "crac", bobo, arrêté 15 jours.
    Ma copine elle a soulever le madrier avec la force de ses jambes, puis elle a glisser son épaule sous la pièce de bois, c'est un geste qui ressemble à celui des altérophiles, puis elle s'est relevée doucement bien droite et enfin bien campée sur ses pieds, la pièce de bois bien équilibrée, elle a fait ses 15 mètres en respirant régulièrement et en marchant doucement.
    Bien sûr, celui qui s'est péter le dos en faisant n'importe quoi a invoqué le fait qu'il n'était pas échauffé. Bouffon."

    exemple bidon, le jeune homme s'y est mal pris c'est tout, 20 kgrs c'est quoi c'est rien dans ma fin d'adolescence j'ai fait un peu d'haltérophilie.

    je pesais 67 kgrs pour 1m 77, je soulevais 65 kgrs à l'arraché c'est à dire d'un seul mouvement du sol à bout de bras, et 80 kgrs a l'épaulé jeté. et 100 kgrs en squat. avec mon pére on a monté d'un étage une pallette de sacs de ciment de 50 kgrs en moins d'une heure, le sac pris par les deux mains devant et en un seul mouvement posé sur les épaules derriére la tête."

    tout ça pour dire que cette phrase c'est du n'importe quoi.

    " La force n'est pas une question de sexe, d'âge ou même de musculature, c'est une question d'individu, c'est aussi et surtout une question d'intelligence, avec le bon levier, on peut lever n'importe quoi. Soulever du poids ça s'apprend, ce n'est pas inné."

    un bon levier qu'il dit quel levier ?

  • "Quand je vous lis je hennis de plaisir!!!"

    Dites donc, ça devient très hot ici !!!! :-))))

  • http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/04/les-femmes-sont-elles-moins-fortes-que-les-hommes-/comments/page/2/#comments

    ça fait plaisir à voir dans les commentaires le nombre de personne hommes et femmes qui onts analyser lucidement ce texte ouf

  • La différence des sexes est un fait et il est inutile d'essayer de nier qu'il y a une énorme différence biologique.
    La grossesse représente à la fois un privilège et une complication.
    Autrefois, un accouchement était un moment très dangereux et pour la mère et pour le bébé. Heureusement, on est arrivé à en réduire les risques.
    Les progrès de la médecine ont au fond permis aux femmes d'être de moins en moins soumises aux aléas de leur condition biologique: contraception, suivi de la grossesse, accouchements "sans douleurs", hormones de remplacement à la ménopause, dépistage des cancers spécifiques et simplement l'invention du tampon hygiénique pour remplacer toutes sortes de protections extérieures qui encombraient les femmes pendant leurs règles.
    Notre vie actuelle permet aux femmes d'avoir une vie en-dehors de leur rôle biologique. Pourtant, cette possibilté représente un sacré défi: comment faire pour tout reconciler...
    Beaucoup de femmes qui font une carrière renoncent à avoir des enfants, d'autres retardent l'arrivée des bébés et les plus audacieuses arrivent à tout faire. Les célèbres "superwomen".
    Je me suis souvent demandé si on ne nous trompait pas avec cette image d'Epinal.
    Il est clair que les hommes ne doivent pas se soumettre à quoi que ce soit. En fait, personne doit être soumis. La soumission n'est pas un projet que l'on pourrait formuler pour autrui.

  • Je me permets de faire partager un fait divers marquant qui relate que la femme est tout autant capable de violence que l'homme voire même de façon plus injuste :

    "Une femme de 24 ans se trouvait mardi en garde à vue après avoir tué lundi après-midi son conjoint d'un tir à bout portant au fusil de chasse lors d'une dispute à leur domicile d'Origny-en-Thiérache (Aisne), a-t-on appris de sources proche de l'enquête et judiciaire.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple, qui a trois enfants en bas âge, aurait eu une dispute vers 15H30 lundi au sujet d'une relation extra-conjugale qu'entretenait la jeune femme. Se sentant menacée, elle se serait emparé d'un fusil de chasse et aurait tiré une fois à bout portant sur son compagnon de quatre ans son aîné pour se défendre, a précisé la source judiciaire."

    source
    http://www.europe1.fr/Faits-divers/Aisne-elle-tue-son-conjoint-avec-un-fusil-1019961/

    Si jamais quelqu'un me rétorque que l'homme est plus violent que la femme je lui fait avaler sa langue nanmaishého !

  • "A la suite des féministes matérialistes, rappelons qu’il n’y a pas de masculinité, quelle qu’elle soit, sans domination des femmes et sans hiérarchisation bi-catégorisante."

  • "je choisis volontiers, car je m’y reconnais davantage, le rôle de la « demi-fiotte » post-soixantuitarde, plutôt que celui du « vrai mec » à la mode de « jadis », ce « macho » sûr de lui qui savait « respecter sa mère, protèger sa femme et se sentir responsable de ses enfants ». Question de tempéremment, ou de sensibilité. Ce que je refuse, en cochant la case « demi-fiotte », c’est toute une tradition, millénaire mais encore vivace, que l’on peut qualifier de masculiniste ou de viriliste, dans la mesure où elle fait toute une histoire et fonde tout un empire sur la masculinité, en unifiant trois réalités aussi étrangères l’une à l’autre que

    - le hasard de la naissance et de l’anatomie (naître garçon plutôt que fille, pourvu de testicules plutôt que d’ovaires)

    - la position dominante au sein des rapports sociaux de sexe et de genre, que confèrent l’appartenance au genre masculin et la conformité à la norme hétérosexuelle

    - une qualité morale : le courage, que le dictionnaire définit comme la capacité à endurer ou affronter la souffrance, la difficulté ou le danger.

    Cette fusion entre l’anatomie, le social et la morale trouve son expression la plus concise dans un énoncé aussi vide d’intérêt dans son sens littéral que chargé de sens, de valeur et d’affect dans ses usages sociaux :

    « Moi, j’ai des couilles ! »

    Ou dans cet autre énoncé :

    « Je ne suis pas une gonzesse ! »

    Ou encore dans celui-ci :

    « Je ne suis pas un pédé ! »

    Ce « virilisme » se fonde évidemment sur une subversion complète du concept de « courage », qui ne désigne plus la capacité à affronter le danger ou la difficulté, mais exactement le contraire : la capacité, pour le dominant (c’est-à-dire celui pour qui tout est facile) d’assumer son privilège et/ou d’écraser plus faible que soi (c’est-à-dire d’exercer la violence sans courir aucun risque), et de le faire sans problèmes de conscience [5].

    Le « courage » devient, dans cette acception viriliste, la propriété exclusive (ou au moins la spécialité) des mâles, et le principe de légitimation de leurs privilèges. L’idéologie viriliste peut, en d’autres termes, se résumer par ce cercle vicieux :

    J’opprime donc je suis courageux.

    Je suis courageux, donc je mérite d’être distingué et de jouir de privilèges.

    Mes privilèges me permettent d’opprimer...

    ... et donc de me sentir courageux, et donc de me sentir digne de mes privilèges, qui me permettent d’opprimer...

    ... Etc."

  • "Il est bien connu que les positions antiféministes convoquent différentes thématiques dont : « le malaise des hommes », « leurs souffrances », « le trouble » ou « la crise de la masculinité », etc. Aussi, que Daniel W-L reprenne dans un sous-titre une telle banalité masculiniste ne pouvait me laisser indifférent. Et c’est donc par l’intermédiaire de son travail que j’ai décidé d’aller voir de plus près ce que signifie le prétendu « trouble des hommes ». Il me paraît en effet important de ne pas balayer d’un revers de main ce discours régulier, mais au contraire de s’y attarder pour révéler ses enjeux réactionnaires."
    La suite ICI:
    http://lmsi.net/Pour-en-finir-avec-Nous-les-mecs

  • @ Trio-Octet Infernal

    natacha Polony va t'expliquer ce que c'est la virilité si t'a pas compris

    http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article12

  • Bonjour, leclercq,
    Je suis allée lire le texte de N. Polony.
    Ce que j'apprécie dans son intervention: une perspective personnelle. A mon sens, elle ne cherche pas à prouver des choses, elle dit sa vision, ce en quoi elle croit. Sans agressivité et avec mesure. Et une maîtrise envoûtante de la langue.

    Elle a choisi l'homme avec lequel elle vit et elle assume. Quoi de plus respectable. A chacune son chacun.
    Explique-t-elle vraiment ce qu'est la virilité ? Je crois qu'elle exprime sa vision de l'homme, tel qu'elle l'aime.
    Je la comprends, parce que j'aime aussi l'altérité et le mystère. Mais pour moi, chaque autre être est autre, même mes enfants et ceci dès la naissance. J'aime qu'on me résiste et j'aime résister. Je crois que ça s'appelle s'affirmer. On peut le faire sans agressivité et de façon assez factuelle, si on pense être dans son bon droit.
    En cela, le texte de N. Plony est très fort, la force tranquille ( elle détesterait se voir attribuer cette étiquette, n'est-ce pas ?).

  • @ Calendula

    tout à fait de votre avis, vous avez fait une trés bonne analyse de son texte.

  • http://lmsi.net/Pour-en-finir-avec-Nous-les-mecs

    ce lien est un ramassis de mensonges et de mauvaise foi féministe.

    lien plus objectif

    http://www.passereve.com/journal/PDF/machos.pdf

    "La pression sociale contre le mâle"
    « Si mon lecteur me permet un jeu de mots, j'expliquerai un des aspects de la "pression sociale vers le mal" par "la pression sociale contre le mâle". »
    Abbé Didier Bonneterre (Fideliter n° 166)


    Il est remarquable de constater que ce sont ceux qui ont le plus travaillé à la libération des femmes qui déplorent aujourd'hui la disparition des hommes.
    La presse de gauche, au printemps dernier, a largement ouvert ses colonnes à la crise de l'identité masculine. De Marianne à Libération en passant par le Nouvel Observateur et l'Express, chacun y est allé de son enquête, en des termes tragiques qui traduisent un profond désarroi social : "De la crise d'identité à l'angoisse de la disparition" , ouvrait un dossier du Nouvel Obs de juin 2004. Philippe Muray, écrivain de 58 ans, ne manque pas d'esprit en écrivant dans le même hebdomadaire dirigé par Jean Daniel :
    « Ce qui définit un homme aujourd'hui, c'est littéralement la disparition de sa définition, qui était d'ailleurs une antidéfinition puisque le mot homme avait en propre de désigner à lui seul les hommes et les femmes. Dépouillé de ce pouvoir indifférenciateur, tous les autres prestiges s'effondrent Le piédestal d'où il tombe est précisément celui du non-sexuel où il trônait de par son nom générique, et d'où s'ordonnait l'humanité sexué. Simultanément, celle-ci l'est de moins en moins, et elle va faire payer cher à l'homme de n'être plus, après sa chute qu'un mâle sans qualités. »
    Samuel Legastier, psychiatre et psychanalyste, a de son côté une comparaison éclairante. A la question du Nouvel Observateur « Qu'est-ce qui arrive aux hommes ? », il répond :
    « Ils sont comme ces anciennes puissances coloniales qui ont perdu leur empire, et se demandent ce qui leur reste. »
    Ébauchant une perception du noeud du problème, un ancien militant de Mai 68, devenu à 57 ans un grand architecte parisien, écrit pour achever le constat de la même revue :
    « Je suis catastrophé par l'évolution actuelle. Je pense que la différenciation hommesfemmes est absolument fondamentale, dans la société et dans la famille. Il faut un père et une mère. Si le père joue le rôle de la mère, les gosses n'ont plus de repères; je ne sais même pas définir le rôle du père. Il ne s'agit pas tellement de le définir, mais d'admettre que les rôles sont différents. En se féminisant, la société s'est assexuée. L'homme a renoncé à toute manifestation virile, et déjà les femmes éprouvent ce manque. A terme, personne n'y trouvera son compte, chacun déplorera de ne pas avoir d'identité. Moi, j'ai été à fond là-dedans, la féminisation, parce que je trouvais ça contemporain. Maintenant, je fais le bilan et je me dis que c'est une erreur. »
    L'enquête de Marianne, confuse et libertaire, peut se résumer par son titre : « Le couple sens dessus dessous », et son sous-titre : « Et les enfants dans tout ça ? ».
    Michel Schneider étend le drame familial à celui de la société et de la politique actuelle dans un livre passionnant : "Big mother, psychopathologie de la vie politique", paru en janvier 2005 chez Odile Jacob.
    Cette « pression sociale vers le mal », qui se caractérise par « une pression sociale contre le mâle », a tout de même trouvé deux adversaires de taille dans les milieux de la psychiatrie et de la pédiatrie.
    Le célèbre Boris Cyrulnik vient d'écrire un livre au titre terriblement lucide : "Parler d'amour au bord du gouffre" (Odile Jacob). Il y dénonce en termes clairs la disparition des pères :
    « Ce n'est pas très original de dire que beaucoup d'hommes ne se sentent plus pères aujourd'hui et sont en grande difficulté, fragilisés ou carrément démissionnaires. Dans une famille affaiblie, où les rôles ont changé, ils ne perçoivent plus clairement leur place...Dans la famille moderne, le père est symboliquement absent et pratiquement transparent. Les mères ont donc, sans forcément le vouloir, capté le monopole des images identificatrices et de l'affectivité. »

  • @ leclercq: les interventions que vous citez sont très intéressantes, mais c'est presque trop riche !

    Peut-être une réflexion au sujet de la citation de B. Cyrulnik : à mon sens, les pères étaient déjà souvent absents avant l'émergence du féminisme plus ou moins militant. Que ce soit pour des raisons professionnelles, militaires ou parce que l'éducation des enfants et tout ce qui touchait à la domesticité était justement tellement du ressort des épouses. Le père pouvait être la figure menaçante qui allait punir les enfants pas sages, lorsqu'il rentrait au bercail. Il n'était pas symboliquement absent et pas transparent, certes, mais ce rôle de l'autorité un peu musclée est-il enviable et faut-il le regretter ? Je suis un peu surprise que B. Cyrulnik nous fasse miroiter un passé, dans lequel les pères auraient eu une "image identificatrice et de l'affectivité" plus fortes que de nos jours. Cette citation est probablement trop réductrice.
    De nos jours, il n'y a pas que des pères tout mous, absents et féminisés ! La généralisation abusive n'est pas une bonne arme. A moins que de savoir changer une couche ou donner un biberon ne soit déjà perçu comme un acte de capitulation totale.

    Encore une nuance : la réflexion sur le mot "homme" qui a perdu son sens générique, et qui ordonnait l'humanité sexuée, selon Ph. Muray ?
    Voilà une vision totalement centrée sur le français (et d'autres langues romanes?)
    Cela ne concerne pas l'humanité dans son entier, puisqu'il existe des langues qui ont, depuis bien longtemps, des termes différents pour désigner hommes-femmes- êtres humains. Là, il n'y a rien à déboulonner au niveau d'une violence linguistique ou à démasquer comme attaque pernicieuse.

    Elever des enfants est tellement compliqué que l'on est pas de trop en étant deux. Il est possible que la notion d'autorité est à questionner, davantage encore que le rôle des hommes et femmes. Sommes-nous prêts, en tant qu'adultes, à assumer un rôle de référence solide face à nos enfants et adolescents ? Pour certaines personnes, cela semble très difficile, elles s'époumonent à crier sur leurs enfants désobéissants, sans se rendre compte que, par ailleurs, elles ne demandent pas à leur progéniture de respecter des règles simples p.ex. dans le cadre scolaire. Beaucoup de nos contemporains ne s'assument pas en tant qu'adultes, n'ont pas envie de faire le boulot peu gratifiant de dire "non".

  • Calendula,

    Vous m'avez devancé dans votre commentaire. J'abonde tellement dans votre sens que je ne vois pas l'utilité de m'exprimer. Votre réaction est juste et pertinente.

    Je veux ajouter l'expression de mon admiration pour les pères de la nouvelle génération. Ils sont présents. Ils ne jouent pas seulement de leur autorité mais participent dans leur rôle d'éducateur responsable.

  • @ Calendula

    merci de ce commentaire, j'ai pas beaucoup le temps de développer je m'en excuse, par rapport au rôle éducatif du pére différent de celui de la mére.

    je mets deux trois que je trouve trés bien sur le sujet.

    http://www.psychasoc.com/Textes/Male-dominant-!-Pere-conteste-!-N-y-aurait-il-pas-d-autres-voies

    "La dénégation de la différence des sexes ne serait d’ailleurs pas si grave si elle n’entraînait qu’une culpabilisation de l’homme, mais les conséquences sont beaucoup plus dramatiques quand il s’agit de l’éducation des enfants.




    La dénégation de la différence des sexes et l’éducation des enfants


    L’éducation des enfants a en effet subi un énorme bouleversement ces cinquante dernières années. Les fonctions éducatives ayant souvent été mal jouées, deviennent, comme les tâches ménagères, des tâches interchangeables. La complémentarité dans le couple parental n’apparaît plus aussi évidente : une personne peut alors avoir l’impression de se suffire à elle-même. L’autre, risque de s’effacer ou d’être évincée.


    Un ménage sur deux se sépare laissant des enfants sans maman ou le plus souvent sans papa. Et même s’il n’éclate pas, il n’y a souvent plus de place dans le nouveau couple parental pour les fonctions symboliques de père et de mère.


    Si l’homme et la femme ne semblent pas toujours réaliser ce qu’ils perdent, persuadés de s’être libérés de trop vieux carcans, les conséquences sont par contre plus visibles pour des enfants que l’on dit de plus en plus « rois », « sans père et sans repères ». En effet, le petit enfant a naturellement envie de sa maman, de n’écouter qu’elle, pour lui plaire et continuer de fusionner avec elle. S’il ne perçoit pas dans l’attitude, dans les paroles de sa maman qu’elle écoute un homme, et donc qu’elle est manquante, l’enfant continuera de la rêver toute-puissante et de la considérer comme son unique référence. L’homme peut alors tenir le rôle de papa donnant de l’affection, mais sa parole ne sera pas écoutée et il n’aura pas d’autorité. Ceci ne gênerait pas l’enfant, si la maman pouvait, seule, lui faire intégrer les limites. Mais ceci risque d’être difficile ! Et ceci n’est pas dû à une quelconque infériorité de la femme, comme voudraient nous le faire croire les machos.


    S’il doit y avoir égalité en droits entre les hommes et les femmes, il n’y a pas égalité. En effet, comment voulez-vous qu’un enfant puisse intégrer des limites si celles-ci viennent d’une personne censée ne pas en avoir, puisque perçue toute-puissante ? L’enfant peut, certes, obéir à sa maman, mais ce sera pour lui faire plaisir et ne pas la perdre. A aucun moment il n’est question pour lui de règle à intégrer. Il n’obéit pas à la loi mais cède à ce qui est pour lui un chantage affectif. Au contraire il va chercher à imiter sa maman, à être comme il la voit : dans la toute-puissance, en dehors des limites. C’est ainsi que l’autorité paternelle n’est pas devenue, comme on le croît, une autorité parentale, ni même une autorité maternelle, mais « une autorité pas rentable » !


    Cette « évaporation de l’homme » (5) et de l’autorité engendre des enfants incapables d’assumer la frustration, incapables de se structurer, incapables de suivre la moindre règle et donc d’apprendre à l’école et de bien vivre en société. Elle donne aussi des garçons sans véritable modèle masculin. En mal d’identité et pour se prouver qu’ils sont des hommes, nombreux sont ceux qui adoptent des conduites à risques ou s’inventent des rôles d’hommes totalement caricaturaux. Ainsi, alors qu’il était escompté « un homme réconcilié» d’une éducation moderne débarrassée de la violence des mâles et de la rigueur des pères, notre société post soixante-huitarde accouche de nouveaux machos totalement « hors la loi », encore plus déroutants que pouvaient l’être les anciens qui étaient malgré tout cadrés.


    Culpabilisation de l’homme, pour ne pas dire diabolisation ! Fabrication d’enfants-rois, sans pères, sans repères, hors la loi ! En voulant créer cet « homme nouveau » et en quelque sorte s’approcher de l’unité de sexe, ne risquons-nous pas, comme ceux qui recherchaient l’unité de race ou l’unité de classe, de verser dans l’utopie totalitaire et la confusion ? Ne sommes-nous pas déjà un peu dans l’indifférence… ? Alors, n’y aurait-il pas d’autres voies ?


    Une différence des sexes à assumer et gérer"

  • @ Trio-octet infernal:

    Je n'ai pas répondu à votre premier comm, trop confus pour être prenable.

    Pour aujourd'hui, je retiens cette phrase que vous citez:

    "A la suite des féministes matérialistes, rappelons qu’il n’y a pas de masculinité, quelle qu’elle soit, sans domination des femmes et sans hiérarchisation bi-catégorisante."

    La lecture de la masculinité comme d'une domination est un biais de genre assez essentialiste! On refuse les stéréotypes de sexe mais on se précipite sur ceux de genre. Amazing...

    Mais je conteste cette lecture. J'ai déjà argumenté, j'y reviendrai certainement encore, j'argumente dans mon livre. Cette lecture est de l'idéologie appliquée, rien de plus. Quand à la catégorisation, ou différenciation-répartition-spécialisation, c'est un système qui a marché. On peut le changer, la société évolue, mais en faire l'enfer de l'humanité... Le dogme sert d'autres intérêts. Des intérêts de classe dominante déguisés en parade d'oppression. L'oppression, qui était subie par les hommes et les femmes indistinctement, est ici privatisée par un seul genre et capitalisée comme un trésor. Le féminisme radical est la revanche réactionnaire d'une partie de la bourgeoisie. Après le pouvoir aux bourgeois, voici le pouvoir aux bourgeoises. Cela reste en famille... Peut-être un jour vous réveillerez-vous. A moins que vous ne les défendiez par choix et familiarité de classe. Pour ma part je suis plus proche des caissières de supermarché. Elles, on ne les verra pas revendiquer de places aux conseils d'administration, et ni Halimi, ni Héritier, ni Butler, ni Badinter, etc, ne parlent pour elles.

    Le féminisme actuel est une lutte des classes possédantes contre une autre partie des classes possédantes. Fut un temps où le féminisme était fun, quand toutes les femmes parlaient en même temps. Maintenant elles ont leurs représentantes officielles qui disent la bonne parole. Rien de nouveau sous le soleil. Jeu de dominantes.

    Ah mais c'est bien sûr, j'oubliais: les femmes, ces icônes silencieuses, tête baissée, yeux baissés, esclaves, boniches (ah non, il y avait aussi des hommes bonichons, ou esclaves, zut alors ils n'étaient pas tous des tyrans dominateurs esclavagistes etc etc, c'est embêtant ça), incapables de dire non, etc, etc... Car c'est bien cela le pendant de la supposée domination masculine. Relisez l'histoire, mais pas seulement celle de quelques femmes de la bourgeoisie. Il n'y a pas que le 19e siècle dans l'Histoire, et même là tous les couples ne vivaient pas selon le code Napoléon, beaucoup s'en faut.

    J'ai déjà cité ce lien dans un autre billet. Il vaut d'être remis ici. C'est le résumé d'un mémoire d'historien sur la société réelle au 19e siècle dans une petite ville de province.

    http://www.chateaubriant.org/16-La-femme-au-XVIIIe-siecle

  • suite

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/remettre-l-enfant-a-la-bonne-place_489894.html

    http://www.lausannefamille.ch/N121820/management-familial-un-pere-ca-sert-a-quoi.html

    http://209.85.229.132/search?q=cache:Yor0VWZrPpAJ:www.aldonaouri.com/textes/m4aj.pdf+Peut-il+y+avoir+un+nouveau+r%C3%B4le+du+p%C3%A8re+dans+le+monde+de&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

    http://www.mmmfrance.org/education/etreparent.htm

  • @leclercq : J'ai essayé de tout lire, mais je cale. En fait, ce qui est super difficile pour de jeunes parents, c'est de devoir lire de la théorie pour être sûrs de ne pas se tromper dans la pratique. Ils devraient au fond être de bons élèves.
    Ca me rappelle l'époque où j'ai commencé le jardinage : j'avais le bouquin dans une main et la bineuse dans l'autre et j'espérais que les voisins ne me voyaient pas !
    Ce qui est frappant: tant A. Naouri que G.Salem parlent comme si les mères n'avaient qu'un seul enfant, avec lequel elles chercheraient à tout prix à rester fusionnelles. Dans la pratique, on en a parfois 2 ou 3 et là, l'exclusivité est impossible. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. De plus, une grande partie des mères recommence le travail et elles doivent déléguer leurs tâches.
    J'ai bien compris qu'il fallait un père symbolique qui doit se placer (en théorie) dans une position hiérarchiquement supérieure à la mère, afin de dire et appliquer la loi. Ca peut être pratique, ainsi la mère peut rester douce et "faire appel à la police". Ca a le mérite d'être clair, mais un peu simpliste malgré tout...

    Il y a une solitude certaine des couples face à l'éducation, puisque les repères communs ont été en quelque sorte perdus.
    Mes enfants sont majeurs et je n'ai pas lu grand'chose à l'époque, sauf que j'avais le trac parce que j'attendais de jumeaux. Je m'en suis sortie malgré tout et le père a eu un comportement que je qualifierais de naturel. Il m'a aidée, parce qu'il était difficile de me regarder faire tout toute seule. Le père faisait les choses à sa façon. Il était bruyant, il faisait des choses brusques avec ses filles, pas comme moi.
    Je ne pense pas m'être soumise à sa loi. On était plutôt solidaires, faisant bloc et édictant des règles qui nous semblaient de bon sens. Le moment où on a su qu'on était sur la bonne voie : nos règles ressemblaient à s'y méprendre à celles du jardin d'enfants.
    Je crois énormément à la socialisation précoce des enfants, qu'on les sorte du huis-clos familial et qu'ils se retrouvent parmi leurs semblables quelques heures par jour. De l'air, de l'air !
    Les articles pour lesquels vous avez donné les liens donnent une image étrange de la femme. Je n'en connais pas beaucoup dont la vie tourne exclusivement autour de leurs enfants. J'ai parfois l'impression que bien des parents cherchent plutôt à retrouver une liberté perdue.

  • J'aime bien les remarques de TOI, ça rejoint exactement le billet "si ce n'est toi c'est ton frère ..." publié il y a quelques mois.
    En fait il prend le cas spécifique pour ne pas dire pathétique d'un homme qu'il applique à tous ceux qui ne sont pas dans la norme féministe.

    La crise masculine est ancrée psychologiquement en l'homme dans le cas de l'hétérosexuel qui a peur de perdre sa virilité. Certaines tribus africaines pratiquaient des rituelles sous la torture, digne d'un commando avant les années 60, il y avait même des relations sexuels entre ces hommes afin de renforcer la virilité de ces mâles.

    Il faut dire qu'avant les années 70 l'homosexualité se pratiquait dans un souci de l'identité masculine, notamment chez les Grecs et les Romains, on était loin du choix sexuel de chacun.

    Au contraire c'est la féminisation qui fait peur en réalité à l'homme hétérosexuel.

    Tentez une expérience Trio octet faites venir un homosexuel d'apparence beauf avec un hétérosexuel d'apparence beauf et vous verrez que ce dernier n'éprouverait sans doute aucune aversion pour le premier.

  • Par ailleurs j'ai lu dans Badinter XY identité mâle qu'il existerait 7 formes de virilités.
    Donc ce que vous citez ici
    "Ce « virilisme » se fonde évidemment sur une subversion complète du concept de « courage », qui ne désigne plus la capacité à affronter le danger ou la difficulté, mais exactement le contraire : la capacité, pour le dominant (c’est-à-dire celui pour qui tout est facile) d’assumer son privilège et/ou d’écraser plus faible que soi (c’est-à-dire d’exercer la violence sans courir aucun risque), et de le faire sans problèmes de conscience "

    n'est qu'une spécificité d'ordre inconsciente d'une virilité en crise.
    Par contre l'auteur(e) de ce lien a la prétention de pouvoir cerner la psychologie de chacun des individus, celà concerne les hommes "antiféministes" dans son cas.

    D'ailleurs on pourrait tout à fait l'associer aux féministes ce type de comportement, puisqu'il existe de plus en plus de femmes qui aiment dominer. Prenons comme exemple les maîtresses sadomasochistes par exemple, vous pensez réellement qu'elles ne sont pas capables d'autant de cruauté, barbarie et violence ?

    Je pense que le féminisme dans son propre intérêt se doit d'être cohérent envers lui-même et surtout envers l'ensemble de la société actuelle. Tant que le féminisme cherchera à valoriser les femmes (d'ailleurs quid des femmes au foyer tiens, on en entend jamais parler ou bien des caissières de chez carrouf ?) et à les exempter de leurs devoirs, en punissant uniquement les hommes et en protégeant les femmes , ce que je peux constater à travers la propagande nauséeuse médiatique dans les journaux, reportages, films ...

  • il y aura toujours de loin ou de près des opposants. Surtout si on avance dans une société qui se féminise davantage au détriment de l'homme, cet éternel bourreau :o

  • @Leclercq, de notaire? TU vois Tes inter et minabkles interventions, et Tes liens sont d'une bêtise tellement crasse, qu'on use même pas notre souris à cliquer dessus TU saisis?
    Bien à vous

  • @HKL, vous nous sommes imprenables, c'est donc normal que vous n'ayez RIEn compris à notre premier comm', et nous n'en attendions pas moins de vous, l'idéologue anti-idéologie, et surtout féministe.
    Ce que vous ne comprenez pas, c'est qu'il y a des hommes et des femmes qui sont et ont toujours été d'accord pour abattre ensemble ce qu'il reste de la société à laquelle, vous tenez tant! C'est celà qui vous vois trembler vous et vos contempteurs de tous sexes!
    Il suffit de voir la réaction de ceux-ci à trois copié/collé de banalités de base, même pas des plus subversives!
    Nous continuerons à intervenir, "Troll" ou pas, quand nous le jugerons bon, au nom de la démocratie!
    Parce que si l'époque et ses admirateurs et ses renfloueurs, clament à tous vents leur haine de "l'idéologie" -(C.à.D de tous et tout ce qui n'est pas EUX)- il est pour nous, justiciers masqués, un devoir de les dièsés
    Bien à vous
    Que le Lapin et sa Poule vous visite

  • Aah! Ca réchauffe!

  • "Pour ma part je suis plus proche des caissières de supermarché." Ah, bon? Et de quel côté le vent souffle ces temps?
    Parce que nous avons quelques souvenirs, à propos de coaching, et de femmes travaillant debout avec l'interdiction de s'asseoir...
    Vent debout?
    Et votre réponse D'APPARENCE, "lutte des classes", perd celle-ci à la phrase qui suit, pour tout lecteur attentif!
    Bon les hommes vraiment hommes et les femmes vraiment femmes comme slogandait un magazine nous vous laissons continuer votre passionnant débat, baille, baille.

  • @ Trio-octet infernal:

    Intervenez, trollez, c'est sans intérêt. S'il y avait au moins un peu de contenu. Vous êtes bien méprisants avec ceux qui ne pensent pas comme vous. Réflexe de classe dominante?

    Vous ne m'aurez pas avec votre charabia confus. Votre manière de traiter les gens est navrante. Il ne suffit pas d'avoir de supposées idées révolutionnaires, il serait intéressant d'avoir aussi changé son comportement. Notez c'est ainsi depuis les Mao: ils n'ont jamais compris que même avec un autre discours, un dictateur reste un dictateur. On connaît assez les gens qui parlent du peuple, qui s'apitoient sur lui, pour se faire leur propre place sur son dos.


    Vous avez sorti du contexte mon intervention sur les gens qui travaillent debout. Pour démontrer quoi? Rien. Les caissières de supermarché sont assises, pas debout. On voit que vous n'y allez pas souvent au supermarché. C'est trop peuple? C'est Nestor qui fait vos commissions?

    Au fait, écrire en majuscule ne donne pas plus de sens à votre phrase. Troll troll troll.

    Bye bye, vieux monde.

  • "C'est Nestor qui fait vos commissions? "
    Trio Octet, c'est le capitaine Haddock ?

    Suis fatiguée aujourd'hui......

  • HL, sans vouloir me mêler de tout, juste pour dire, le trio, fils de prolo devenue lumpen prolo pour amour de l'art, vit dans une grotte sans chauffage au fin fond du canton de Vaud, parce que ses ressources ne lui permettent même plus de vivre en ville. S'il en est un dans toute la Suisse romande, qui mérite le respect pour la manière dont il met sa pratique en adéquation avec ses idées (avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord), c'est bien lui. Encore plus que vous ou moi. Amitiés
    ps: évidemment que la force physique des hommes et des femmes n'est pas la même et que les causes en sont génétiques, physiologiques, le conditionnement venant amplifier le phénomène. Même si ma tante a mis une veste au maire de sa commune, à 50 ans, qui l'avait défié aur le tour de l'église et de la place du village. Bon elle avait fait les JO d'Helsinki en 800m, 25 ans plus tôt et en gardait de beaux restes... Cela n'empêche pas qu'il faille oeuvrer à assurer l'égalité des droits et des tâches ménagères, dans la complémentarité. Que ça, c'est une question d'éducation...

  • @ Trio et Kasilar:

    J'ai supprimé des commentaires insultants ou volontairement violents.


    @ Trio:

    Les masques tombent, j'ai cette fois bien compris votre jeu. Moche.


    @ Séraphin:

    Si ce que vous dites est vrai, je ne vois pas en quoi cela l'autorise à insulter, déformer, faire des procès d'intention, avoir ses boucs émissaires, et d'insulter de manière diffamatoire dans son dernier comm. Là ce qu'il fait est dégueulasse. Les trolls j'ai déjà donné.

    Enfin content pour lui qu'il ait internet dans sa grotte.

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