Eloge de la différence: l'abondance des femmes

Les petits garçons et les petites filles sont différents. Comment le savent-ils? Parce que les parents le leur disent: «Tu es fille, tu es garçon». L’identité sexuée est très vite apprise. Elle est renforcée par des signes sociaux comme les habits et les jeux.

hommes-prehistoriques1.jpgL’alliance

Ils l’apprennent également quand ils se voient nus, ou en regardant des statues. La différenciation des sexes est une des premières catégorisations, peut-être la plus fondamentale puisqu’elle conditionne la reproduction de l’espèce. Cette catégorisation est binaire. Elle a possiblement conduit aux différences de rôles dans la société. Par la grossesse les femmes sont plus logiquement portées à nourrir et à soigner. Par l’absence de grossesse et la plus grande masse musculaire les hommes sont plus logiquement portés à la défense du clan.

Entre ces deux directions, très binaires en effet, on trouve un éventail de possibilités. Cet éventail est renforcé par la société actuelle où l’organisation sociale (médicalisation, crèches, armées professionnelles) a pris en partie la relève des organisations anciennes. Cette binarité doit remonter à des temps très anciens. Les tombes de la préhistoire européenne recèlent fréquemment des objets d’artisanat auprès des ossements de femmes, et des armes auprès des ossements d’hommes.

Le principe d’égalité de nos sociétés fait poser la question d’une possible subordination des sexes, l’homme étant supposé avoir dominé la femme. Pierre Bourdieu et Françoise Héritier ont entre autres répandu cette interprétation.

L’anthropologue féministe Françoise Héritier a repris à l’époque la théorie de Claude Lévi-Strauss. Le célèbre anthropologue affirmait que les sociétés plus originelles pratiquaient l’alliance, soit l’échange des femmes entre clans, afin de créer des liens de collaboration et éviter la consanguinité. L’interdit de l’inceste en serait à l’origine:

«  La prohibition de l'usage sexuel de la fille ou de la sœur contraint à la donner en mariage à un autre homme, et, en même temps, elle crée un droit sur la fille ou sur la sœur de cet autre homme. Ainsi, toutes les stipulations négatives de la prohibition ont-elles une contrepartie positive. La défense équivaut à une obligation : et la renonciation ouvre la voie à une revendication.  »
— Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté, Paris, Mouton, 1967, 2e édition, p.60'


Lévi-Strauss parle d’obligations positives, alors que Françoise Héritier va plus loin en affirmant que les hommes se donnaient le droit de céder leurs femmes à d’autres hommes clans et que cela montre bien la domination masculine et la moindre valeur qui aurait été attribuée aux femmes:


Des battantesfemmes_commune_m.jpg

«Sous toutes les latitudes, dans des groupes très différents les uns des autres, nous voyons des hommes qui échangent des femmes, et non l’inverse. Nous ne voyons jamais des femmes qui échangent des hommes, ni non plus des groupes mixtes, hommes et femmes, qui échangent entre eux des hommes et des femmes. Non, seuls, les hommes ont ce droit, et ils l’ont partout. C’est ce qui me fait dire que la valence différentielle des sexes existait déjà dès le paléolithique, dès les débuts de l’humanité.»

L’interprétation de Françoise Héritier est une illustration de la négativité qui a entouré et qui entoure encore ce type de féminisme assez ultra: l’image de la femme qui est véhiculée est sombre, victimaire, dénigrante des femmes elles-mêmes. Comment affirmer avec certitude que ce sont les hommes qui s’échangeaient les femmes? Pourquoi une telle pratique ne serait-elle pas décidée d’un commun accord entre les femmes et les hommes d’un clan? Rien ne prouve un point de vue plus que l’autre et Françoise Héritier n’administre aucune démonstration de ses affirmations. Si les femmes y avaient été opposées, n’auraient-elles pas su s’y opposer? Il ne s’agit pas ici des captures de femmes par un clan lors d’une victoire sur un autre: les femmes et les hommes étaient capturés pour être esclaves. Ou même les hommes étaient simplement tués. Quand on relit l’invasion des Cimbres et des Teutons en l’an 63 avant notre ère, on voit combien les femmes savaient ce qu’elles voulaient. Alors que les armées venues du nord avaient perdu contre les légions romaines menées par Marius, les femmes tuaient leurs propres guerriers fuyards, leurs enfants, se suicidaient, pour ne pas être faites esclaves de Rome. Les femmes de la Commune de Paris n’étaient pas moins combatives et déterminées. Sans oublier toutes les mères qui ont porté et nourri des enfants depuis la nuit des temps, parfois dans des conditions extrêmes.

En réalité Françoise Héritier est en conflit avec la binarité et donc avec la différence.

«Je crois que la pensée humaine s’est organisée à partir de cette constatation: il existe de l’identique et du différent. Toutes les choses vont ensuite être analysées et classées entre ces deux rubriques (…). Voilà comment pense l’humanité, on n’a pas observé de sociétés qui ne souscrivent pas à cette règle. Dans toutes les langues il y a des catégories binaires, qui opposent le chaud et le froid, le sec et l’humide, le dur et le mou, le haut et le bas, l’actif et le passif, le sain et le malsain…»


tribuWE.jpgL’abondance

Remarquons qu’elle glisse d’une notion à une autre sans sourciller et amalgame des binarités contradictoires et complémentaires, comme le sec et l’humide, avec une binarité de valeur comme le sain et le malsain. Cela revient à mélanger les pommes et les canards. On décèle aussi une forme de relecture du passé selon les normes modernes, ce qui ne peut aboutir qu’à une interprétation biaisée. C’est comme analyser la technologie du char romain selon le modèle des automobiles actuelles.

Mais en allant plus loin on voit que l’anthropologue considère la différence des genres et la différence valuée qui est supposée aller avec comme une source de violence. Pourtant on pourrait aussi bien inverser la différence valuée: ce sont les femmes qui avaient plus de valeur puisque se sont elles qui quittaient leur clan. Elle apportent au nouveau clan la fécondité, l’enrichissement génétique, et la promesse de nouveaux membres pour croître et se renforcer. En ce sens les hommes n’apportaient rien de particulier. La différence entre les sexes et les rôles sociaux trouve ici une évidence et une valeur à la fois biologique et sociale. La répartition des rôles, dont l’efficacité est démontrée par la croissance de l’espèce, ne saurait être assimilée à une simple subordination au sens où on l’entend aujourd’hui. Homo Sapiens n’étant pas idiot, la situation d’alors devait déjà être plus complexe que cela. On ne peut la réduire aux clichés victimaires modernes.
 Les femmes représentent l'abondance. Leur "nomadisme" a répandu cette abondance sur toute la planète.

Dans cette vision les femmes ont apporté la mobilité et l’abondance pendant que les hommes posaient et sauvegardaient les limites-frontières. Cette interprétation est une hypothèse de réflexion. Elle a le mérite de voir les femmes comme une force positive de la société plutôt que comme des victimes, dans une époque où la survie de l’espèce n’avait pas encore été remplacée par les vacances au Club Med. Le choix de l’interprétation se fait selon la vision personnelle de l’humanité et des femmes, positive ou négative, de celui ou celle qui analyse. Si l'on choisit la vision positive, pourquoi donc vouloir gommer les différences?


Deuxième partie à suivre.

Catégories : Féminisme, société 13 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Intéressant.
    Néanmoins, il ne s'agit pas de gommer les différences. Il faut les nuancer. Elles sont d'ordre physique, mais au-delà, nos comportements sont socialement construits, selon moi. C'est une hypothèse plus facilement démontrable que postuler le contraire, qu'en pensez-vous ?
    Scientifiquement, il n'y a pas à ma connaissance de recherche-s satisfaisante-s qui affirme-nt que nos comportements sont induits par la forme de notre sexe...

  • "Scientifiquement, il n'y a pas à ma connaissance de recherche-s satisfaisante-s qui affirme-nt que nos comportements sont induits par la forme de notre sexe..."

    Il y a moultes études qui indiquent que hommes et femmes sont hormonalement différents (ça c'est une évidence), que cette différence hormonale a un impact sur la formation du cerveau, que la résultante est que hommes et femmes utilisent leurs cerveaux respectifs de manière différente, ce qui tend à indiquer que hommes et femmes ne sont pas égaux devant certaines tâches.

    Tout ça pour dire que si le fait est d'être un homme ou une femme est de toute évidence en partie une construction sociale, croir que l'on ne nait pas femme mais qu'on le devient représente la totalité de l'équation est un leurre.

  • Personne ou presque ne se penche en effet sur les preuves des différences de comportement entre homme et femmes lorsqu'ils ont été élevés de la même manière, parce que sans doute cela n'est pas a la mode, ça pourrait gêner aux entournures certains théoriciens.
    on pourrait par exemple étudier ce qu'il est advenu des enfants des kibboutz élevés ensemble sans distinction et a l'écart des parents...
    On aura bientot des retours d'Egalia, enfin je pense que nous n'en aurons que si cela peut prouver les théories de genre sinon l'expérience passera aux oubliettes.
    Beaucoup de recherches actuelles sont lourdement entachées du biais de confirmation: on ne considère que ce qui illustre le postulat de départ...le reste est évacué. Ce n'est pas comme cela qu'on va vers la vérité.

  • "on pourrait par exemple étudier ce qu'il est advenu des enfants des kibboutz élevés ensemble sans distinction et a l'écart des parents..."

    c'est déjà fait


    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/03/13/si-ce-n-est-toi-6-et-fin-back-to-basic.html

  • Je suis d'accord avec vous sur vos réserves concernant les thèses de Françoise Héritier. Quant à la célèbre phrase de Simone de Beauvoir, elle a fait l'objet de tant de questions d'examens scolaires qu'elle est peut-être bien une bonne introduction à une réflexion sur le sujet, mais elle a tout des affirmations polémiques, donc incomplètes et caricaturales, de son époque et de son milieu.

  • @ Grégoire

    Si vous vous intéressez un tant soit peu à la science, vous verriez que la science a demontre que la différence n' est pas une construction. S' il est vrai que ce sujet ne fait pas consensus au sein de la communauté, le cerveau est loin d' avoir dévoilé tous ses secrets et par conséquent, le psychisme et les comportements en découlant.

  • Sur la célèbre phrase de Simone de Beauvoir, en effet, il y a ce constat d'une théorie certes utile par sa provocation mais trop absolue pour construire une société dessus. J'y viendrai rapidement dans la deuxième partie. En faire la totalité de l'équation c'est découpler le corps de la culture. Une de mes thèses de travail est que justement corps et culture sont associés et se prolongent. Les découpler c'est déculturer l'humain.


    @ Grégoire:

    Personnellement je vois plus de difficultés à démontrer l'hypothèse du découplage corps-culture que son inverse. La théorie du tout-culture évacue le corps. Quand la théorie n'est pas vérifiée par le corps, soit elle s'affaiblit et disparaît, soit elle force la dose pour exister et devient totalitaire. Le corps est le lieu des vérifications et des ancrages. De Beauvoir a évacué le corps. Peut-être parce que dans son expérience d'amour libre avec Sartre, c'était une manière de supporter l'implosion des ancrages émotionnels associés aux sentiments?


    Le simple fait que la femme ne pouvait faire la guerre sans risquer la survie de l'espèce induit une fonction sociale particulière.

    "On remarque cependant qu’il n’y a pas eu durablement d’armée féminine ou de cheffe militaire. Comme si la femme devait être tenue à l’écart de la guerre. S’agissait-il de mettre les femmes sous la tutelle des hommes ou sous leur domination comme la Féminista et la sociologie de Pierre Bourdieu l’affirment ? Etant donné le nombre d’hommes qui mouraient à la guerre et qui donc mouraient jeunes, il n’est pas illégitime de penser qu’il s’agissait plutôt de protéger les femmes et à travers elles de protéger l’espèce. Car dans la reproduction un homme est plus facilement remplaçable qu’une femme. Il peut essaimer ses spermatozoïdes partout, féconder plusieurs femmes dans la même période, alors qu’une femme ne porte qu’un petit à la fois. Il lui faut du temps pour la gestation et le soin de début de vie. Si les femmes étaient mortes au combat elles n’auraient pas pu se reproduire et l’espèce en eût été menacée, alors qu’un homme qui disparaît peut être rapidement remplacé par un autre valide."

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/03/29/pourquoi-les-hommes-ont-ils-ete-devolus-a-la-guerre.html


    La biologie et la physiologie ont là un rôle normatif. Le fait qu'aujourd'hui la société protège mieux la grossesse et qu'il n'y ait plus de guerre (en Europe!) ne change à mon avis pas fondamentalement les choses. L'homme ne porte pas d'enfant, n'allaite pas, et ne peut être le même type de nourricier que la mère. Cependant les rôles ne sont pas hermétiquement cloisonnés, et il y a des pères maternant et des mères pas. Mais la biologie a donné des fonctions corporelles à chaque sexe, fonctions qui rejaillissent inévitablement sur l'organisation de la société.

    Je trouve intéressant qu'aujourd'hui les rôles soient décloisonnés. Moi-même je n'ai pas envie d'être enfermé dans une image ou un rôle définitif. Mais je suis un homme, que je le veuille ou non. Et cela induit par exemple une sexualité différente de celle de la femme, et par conséquent un relationnel différent.

    Il y a un fond, un filigrane, une répartition qui a été mise en place avec des raisons non seulement culturelles, à mon avis.

    Les recherches actuelles ne proposent à ma connaissance pas encore de certitude intangible sur l'origine biologique des différences hommes-femmes. Mais il faut continuer à chercher dans ce sens. Une répartition des tâches est facilitante. Toutes les sociétés, toutes les formes de connaissance, ont passé et passent par des catégorisations et des répartitions dans ces catégories. La catégorisation est culturelle, mais l'objet qu'elle catégorise (l'humain en l'occurrence) est physique.

  • Bonsoir Hommelibre,
    Je ne comprend pas trop le titre de votre article : "éloge de la différence, l'abondance des femmes" pourquoi abondance ?
    Sur le net j'ai trouvé une des définitions : abondance : grande quantité supérieure aux besoins.

    Vous, qui êtes plutôt du côté des hommes de leurs droits de leur défense contre le féminisme, je trouve étrange et dérangeant ces articles parlant de femmes censés les encenser!
    C'est plutôt malsain comme façon de faire, vous ne croyez pas?

  • @ Malicieux:

    Je ne vois pas bien où il y aurait problème. J'ai souvent dit le bien que je pense des femmes. J'ai aussi déjà parlé de l'excision, des afghanes mutilées à l'acide, des fillettes tuées en Inde, de la lapidation, du crime d'honneur, de leur capacité à gérer le monde quand les hommes ne sont pas là, et de bien d'autres choses encore. J'ai souvent dit et redit l'image positive que j'ai des femmes en général, même si cela peut différer pour quelques-unes en particulier. J'ai aussi un fort sentiment de la puissance maternelle, et je trouve cela positif. Ce qui ne m'empêche pas de valoriser la puissance paternelle et/ou masculine. L'un n'exclut pas l'autre.

    Non, je ne crois pas que ce soit malsain.

    Je suis même certain que c'est sain. Très sain.

    Je ne suis pas clivé. Je fais la part des choses. L'injustice n'a pas de sexe préféré.

    Je formule une critique ferme et argumentée du féminisme radical. Je travaille à démonter le grand stéréotype misandre. Cela ne m'empêche pas de reconnaître l'importance des femmes pour les hommes et pour la société.

    Ce qui est étrange, c'est que vous trouviez cela malsain. Voudriez-vous me confiner à une image unique, et me dire ce que je devrais être ou non, écrire ou non? C'est ce que je ressens dans votre propos. Si c'est votre intention, je vous décourage tout de suite: cela ne marche pas avec moi. Désolé ... :-)


    Pour le mot abondance, je vois plutôt la corne d'abondance, qui donne généreusement de quoi vivre.

  • "Dans cette vision les femmes ont apporté la mobilité et l’abondance pendant que les hommes posaient et sauvegardaient les limites-frontières."
    C'est une remarque totalement subjective : avez-vous remarqué l'attrait immédiat qu'exercent les étrangers sur la population féminine ? Quels que soient les étrangers, quelles que soient les populations féminines, bien sûr. Des soldats qui arrivent dans un village, un joueur de foot dans un club, un élève dans une classe, etc...

  • J'oubliais : vous ne faites nulle part mention du privilège qu'ont les femmes : la procréation. Pour assurer leur descendance, l'avenir de leur gênes à eux et pas ceux du voisin, les hommes ont essayé de tenir leurs femmes en laisse...et cela a indubitablement freiné leur liberté.
    Cela dit, le pourcentage d'enfants illégitimes a toujours été élevé et s'il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour la suite, c'est simplement parce que le futur du couple marié qui construit une famille est plutôt sombre voire inexistant. Dans 50 ans, il n'y aura que des individus homo, bi ou hétérosexuels et des usines à bébés éprouvettes comme dans "Le meilleur des mondes"...
    A moins d'une révolution conservatrice quelconque, pas à exclure.

  • Nous ne somme pas différent parce qu'on nous l'as dit depuis la naissance, mais je penses que d'une manière naturel nous pouvons distinguer cette différence.

  • Aux anti-féministes, j'aimerais attirer votre attention sur un point dont on ne parle jamais.

    Nous sommes évidemment nombreux à avoir observé la féminisation des hommes dans nos sociétés, accompagnée d'une certaine masculinisation des femmes, et à nous en plaindre.
    Pourtant, j'ai l'impression que dès que vous vous retrouvez face à des modèles contraires à cette situation que nous déplorons tous; vous allez dans le sens des féministes!

    Par exemple lorsqu'il y a une femme avec un comportement typiquement féminin, culturellement acquis ou non (maquillage, fausse candeur astucieuse, look féminin, douceur, sociabilité affectueuse etc..). Beaucoup n'apprécient pas, voire se montrent méprisant ou agressif envers ce genre de femmes, qui pourtant sont souvent l'incarnation féminine vivante de ce qu'exècrent les féministes (elles se garderont de le dire ouvertement).

    Ou alors pour les hommes si on prend Zemmour; personnellement je ne le trouve pas viril, en tout cas pas plus qu'un individu lambda. Il a bien une véritable culture virile avec ses principes, ses règles; mais à un niveau plus individuel, il n'a pas la dégaine d'un Gabin ou d'un Belmondo dont il nous vante souvent les mérites. Cela n'enlève rien à l'excellent et courageux travail d'analyse du féminisme que lui et d'autres ont fait ainsi que le respect que j'ai pour lui à ce sujet.
    Mais honnêtement aujourd'hui même parmi les anti-féministes, vous êtes nombreux à avoir été conditionné pour détester le genre d'attitudes à la Sentenza, Blondin, ou Tuco (3 personnages, 3 attitudes typiquement masculines). Vous les détestez chez les autres, mais surtout en vous-même.

    Je penses qu'il faut arrêter de jeter la pierre à celles ou ceux qui pourraient nous rejoindre dans notre rejet du féminisme, sinon nous ne nous en sortirons pas. Au contraire nous alimentons nos amies les féministes, qui sont friandes des divisions entre hommes, entre femmes (pour les retourner contre les hommes), et entre hommes et femmes.

    C'est mon avis sur la question, qu'en penses les autres anti-féministes du blog?

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