05 mars 2012

Salaires féminins: il n’y a pas de discrimination sexiste massive et élevée

La question du jour est: pourquoi annoncer jusqu’à 25% d’écart salarial entre les hommes et les femmes quand le vrai chiffre est de 5% à 7%? Y a-t-il réellement une discrimination sexiste dans les salaires? La femme est-elle «moins chère» que l’homme, comme l’annonce une affiche provocatrice? Non. Les données ci-après concernent la France mais il est probable qu’il en soit de même en Suisse. Le discours sur l’inégalité salariale vient de haut puisqu’il est proféré par une députée, Marie-Jo Zimmermann, membre de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.


EcartSalarial1.jpg20%, 25%, 27% de moins que les hommes

Au passage, remarquons encore une fois l’usage de cette expression «droits des femmes». En démocratie il n’y a pas de droits de genre et des lois différentes selon les genres. Mais passons. Ce qui suit est plus sérieux puisque c’est un cheval de bataille féministe depuis plusieurs années: l’inégalité salariale, qui montrerait encore la supposée domination masculine sur les femmes. En réalité c’est une manipulation de l’information.

Comment nommer autrement le fait de donner au public des chiffres que l’on dément quand on parle aux députés? Après avoir lu ce qui suit on ne pourra plus dire que la critique d’un certain féminisme n’a pas lieu d’être. On est ici devant une manoeuvre dont les motivations devraient être éclaircies et le public informé.

On connaît les chiffres avancés habituellement: les femmes toucheraient 25% de salaire en moins que les hommes. C’est le gouvernement qui le dit, précisément l’Observatoire des inégalités, organisme paragouvernemental:

«Le salaire mensuel net moyen des hommes est de 2 221 euros pour un équivalent temps plein, celui des femmes de 1 777 euros (données 2009). Les hommes perçoivent donc, en moyenne, un salaire supérieur de 25 % (en équivalent temps plein) à celui des femmes. Ou, ce qui revient au même, les femmes touchent un salaire équivalent à 80 % de celui des hommes, donc inférieur de 20 % (voir notre encadré méthodologique en fin d’article). L’écart mensuel moyen est de 445 euros, soit presque un demi Smic.»

C’est le chiffre habituel. Parfois il est de 27%. En inversant la référence, les hommes gagneraient 37% de plus que les femmes! Force Ouvrière en avait fait son beurre en 2009: «Aujourd’hui, les derniers chiffres connus parlent: les hommes gagnent, dans le secteur privé, en moyenne près de quarante pour cent de plus que les femmes.» Spectaculaire manipulation des chiffres! Mais fausse. Récemment il semblait retomber à 20%. Ce thème sert à faire adhérer les femmes à l’idée que le féminisme les défendrait contre une société d’hommes prêts à exploiter leurs compagnes.


Mais quelle est la vérité?

J’y viens. En 2010 la députée Marie-Jo Zimmermann répondait à une question dans une interview au Point:

«Q: La rémunération des femmes est encore inférieure de 25 % à celle des hommes, à compétence égale. Faut-il, là encore, passer par la loi pour corriger cette inégalité ?
MJZ: Tout à fait. On va être obligé d'y venir.»


Elle confirmait donc 25% d’écart en défaveur des femmes.

Oui mais... En 2005 elle rendait un «Rapport d’information au nom de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes» dont elle était membre. Un rapport officiel pour les députés imprimé avec l’en-tête de l’Assemblée nationale. C’est du sérieux. Et que dit-elle en page 5?

«... la persistance d’écarts salariaux élevés entre les hommes et les femmes (25 % d’écart moyen et 5 % d’écart résiduel correspondant à une réelle discrimination) a alerté les pouvoirs publics.»



EcartSalarial2.jpg5% d’écart résiduel? C’est la réelle différence. Celle que l’on n’explique pas. Une discrimination - si cela peut être démontré pour les 5% restants - 5 fois moindre qu'annoncée. Comment arrive-t-on à ce chiffre quand on annonce 25% d’écart? L’observatoire des inégalités, dont le lien est cité plus haut répond en partie à cette question. On découvre qu’il y a des raisons structurelles totalement indépendantes des hommes et qui ne sont pas une discrimination

 

Les critères de comparaison

«2- L’écart pour des temps complets : les femmes touchent 19 % de moins
Le premier facteur explicatif des inégalités de salaires provient des différences de temps de travail. Les femmes sont cinq fois plus souvent en temps partiel que les hommes : leur revenu tous temps de travail confondu est logiquement inférieur à celui des hommes.

3- L’écart à poste et expérience équivalents : les femmes touchent 10 % de moins

Si l’on tient compte des différences de statut d’emploi (cadre, employé, ouvrier), d’expérience, de qualification (niveau de diplôme) et de secteur d’activité (éducation ou finance) environ 10 % de l’écart demeure inexpliqué.»


Si l’on tient compte encore d’autres facteurs, « La discrimination pure serait de l’ordre de 6 ou 7 %.»

C’est l’Etat lui-même qui le dit.

On rejoint ici les études réalisées par l’Insee, citée en particulier dans cet article très complet de Cyrille Godonou (lire ici). Un autre fait explique aussi: les femmes, qui sont globalement plus diplômées que les hommes, choisissent souvent des métiers moins payés, soit parce que ce sont des métiers moins durs ou avec moins de risques, ou des métiers qui ne génèrent pas directement d’argent (comme les métiers dits sociaux).

C’est également l’analyse du blog Contrepoints:

«Si on s’en tient aux éléments statistiques collectés avec soin, on se rend compte que la thèse Méchants Patrons et discrimination sexiste… ne vaut rien : les femmes employées à temps complet travaillent en moyenne 8.01h par jour, à comparer au 8.75h pour les hommes… Et cette différence de 9% pourrait expliquer, au moins en partie, une différence salariale.

Un autre élément à prendre en compte et très vite oublié par certaines activistes est le type de travail qu’occupent les hommes et les femmes. Et bingo, statistiquement aussi, un nombre de femmes — suffisant pour être visible sur les grandes masses de populations observées — choisit un travail un peu moins bien rémunéré mais aux horaires plus réguliers et aux conditions mieux adaptées à leurs demandes. Les hommes, a contrario, choisissent des jobs un peu plus risqués, un peu mieux rémunérés mais aux contraintes plus fortes. Cela se traduit d’ailleurs directement dans les accidents sur les lieux de travail, avec une sur-représentation masculine.»


Pour comparer deux revenus dans le même travail il faut tenir compte des critères suivants: niveau de formation et mode de formation, diplôme, nombre d’heures travaillées, ancienneté, niveau de responsabilité, pénibilité du travail, productivité, absentéisme (déduit du salaire et compensé par la sécurité sociale). En mêlant tout et en montrant un chiffre global on noie le poisson et l'on fait monter les enchères victimaires. Mais ce chiffre global est faux et cela se démontre.


Conclusion

Donc en conclusion on n’est plus à 27%, 25% ou 20%? Non. On est à 5, 6 ou 7%. La stratégie victimaire ne tient pas la route. On n’est pas loin d’une escroquerie intellectuelle de grande ampleur. Il n’y a pas de discrimination sexiste générale, collective, massive et élevée. Encore un décalage entre ce qui est dit et la réalité, décalage que j’ai mentionné entre autres dans ce billet. C’est ce chiffre de 5, 6 ou 7% qui doit encore être analysé et compris: est-ce une véritable discrimination, tenant compte de compétences, diplômes, niveau de responsabilité, ancienneté, absentéisme, productivité équivalents? Si c’est le cas il s’agit d’une injustice. Ou cette différence a-t-elle une autre explication, auquel cas il n’y a plus d’inégalité salariale, ou seulement résiduelle et sectorisée?

Et pourquoi cette présentation tronquée, gonflée des chiffres? Pourquoi faire chauffer ainsi le public féminin sur des raisons aussi douteuses? Pourquoi développer de toutes pièces une frustration chez les femmes? Cherche-t-on simplement à alimenter une tension entre les sexes et culpabiliser un peu plus les hommes? Quelle est la stratégie en place et à quoi sert-elle? Dans quel but les organisations concernées manipulent-elles les femmes? Qui, grâce à ces campagnes, bénéficie d’éventuelles augmentations de salaire: les représentantes de la nomenklatura Féminista, ou les caissières de supermarchés? Est-ce le haut de l’échelle de la Féminista qui rafle la mise au détriment du peuple d’en bas? Il est aujourd’hui indispensable que le gouvernement français et les organisations féministes concernées s’en expliquent. C’est leur crédibilité qui se joue, et une partie des relations femmes-hommes. Dire la vérité inspirerait le respect et l’envie de collaborer. Manipuler l’information et exploiter un réflexe victimaire qui n’a pas lieu d’être engendre une fracture supplémentaire entre les femmes et les hommes, et fait monter la légitime méfiance des hommes.


Pour terminer, voici un genre de clip sexiste (les hommes étant présentés comme des bradeurs de femmes à bas prix) qui surfe sur le mensonge:


Commentaires

"Qui, grâce à ces campagnes, bénéficie d’éventuelles augmentations de salaire:"

dans une compagnie d'assurance, une femme a été à leur tête ce quelle a fait immédiatement c'est aligner les salaires des hommes et des femmes du même âge sans se poser plus de questions persuadée que les différences ne pouvaient provenir que de discriminations sexistes, on est en pleine discrimination positive avec ce mensonge féministe sur les inégalités salariales.

de toute façon ça ne fait jamais qu'un domaine de plus où elles mentent, en réalité quel est le domaine où elles se sentent concernées où elles ne mentent pas ? la question est mieux dans ce sens, elles s'en moquent d'inspirer le respect d'être intégres, d'être crédibles.

les spécialistes de l'enquête féministes ne sonts pas dans la déontologie de leur profession.

elles devraient s'inspirer de la rigueur de michéle Tribalat.

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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Je ne suis pas forte en droit mais je connais qu'il la loi qui régit les salaires féminins existe belle et bien! merci pour l'article

Écrit par : faire part | 05 mars 2012

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@ faire part

quel est cette loi qui sois disant régirait les salaires féminins ?

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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Les patrons seraient ils si stupides et si mauvais gestionnaires pour ne pas sauter sur une si belle occasion: augmenter la rentabilité de leur entreprise en employant une main d'oeuvre légale fournissant un travail de qualité égale en quantité égale, a 25 % moins cher? Il y en a qui traversent les océans pour ça.

Écrit par : pat | 05 mars 2012

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@ pat

"une main d'oeuvre légale fournissant un travail de qualité égale en quantité égale, a 25 % moins cher"

en ce qui concerne les femmes aucune enquête n'écrit quelles effectueraient exactement le même travail que les hommes 25% moins cher.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2011/03/24/differences-hommes-femmes-2e-partie.html

http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=1&ref_id=14463#sept

"A situations professionnelles comparables, les femmes gagnent 9 % de moins que les hommes
Ainsi, sur les 15 % d'écart observé en Languedoc-Roussillon, 6 % sont dus à des effets de structure. Ils correspondent aux disparités d'emplois occupés par les femmes et les hommes. Les 9 % restants constituent la part de l'écart salarial non expliqué. Cette part mesure l'écart " hors effet de structure " et constitue une estimation " à emplois équivalents " de l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes.

a emploi équivalent ne veux pas du tout dire que c'est le même travail.

"Certaines variables explicatives du salaire n'ont pas été prises en compte dans l'étude, car elles ne sont pas disponibles. Il s'agit, par exemple, de l'expérience professionnelle, de l'ancienneté dans l'entreprise, du niveau et de la filière du diplôme, de la durée éventuelle d'une interruption de carrière et de caractéristiques socio-culturelles non mesurables. Les effets de structure mesurés ici ne prennent donc pas en compte la totalité de l'effet de ces variables(1)

(1)Une partie de leur effet est toutefois pris en compte indirectement à travers les variables disponibles qui leur sont corrélées. Ainsi, la catégorie socioprofessionnelle prend en partie en compte le diplôme et l'expérience. D'autres études montrent que l'ajout de ces variables manquantes ne modifierait pas considérablement l'analyse."

" Il s'agit, par exemple, de l'expérience professionnelle, de l'ancienneté dans l'entreprise, du niveau et de la filière du diplôme, de la durée éventuelle d'une interruption de carrière et de caractéristiques socio-culturelles non mesurables"

tout ça pas pris en compte ça fait quand même beaucoup.

"Ainsi, la catégorie socioprofessionnelle prend en partie en compte le diplôme et l'expérience."

ça reste encore à prouver. " D'autres études montrent que l'ajout de ces variables manquantes ne modifierait pas considérablement l'analyse"

quelles études on sait pas ?

ça fait léger tout ça pour justifier le tapage actuel sur les inégalités salariales.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=20&ref_id=15921&page=alapage/alap329/alap329_encad1.htm

"Pour estimer l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes, on utilise la décomposition de Blinder-Oaxaca. On calcule une équation de salaire pour les hommes et une équation de salaire pour les femmes. Puis on décompose la différence de ces deux équations en une part « expliquée » par la structure des variables explicatives et une part « non expliquée » par ces variables, qui constitue une estimation de l’inégalité salariale « à emploi comparable ».

donc la part non expliquée par uniquement les variables utilisées serait de l'inégalité salariale.

vu les varaibles utilisées ça fait léger !!!!

"tranche d’âge du salarié ;
catégorie socioprofessionnelle en 11 postes ;
condition d’emploi (temps complet, temps non complet) ;
type de contrat de travail (CDI, CDD et autres contrats) ;
domaine d’activité (entreprises du secteur privé, entreprises du secteur semi-public, associations, établissements hospitaliers, collectivités territoriales) ;
secteur d’activité de l’établissement employeur en NES16 (regroupée pour l’industrie) ;
taille de l’entreprise."

"La décomposition de Blinder-Oaxaca fournit une estimation imparfaite de l’inégalité salariale"

enfin une phrase honnête.

"D’une part, les caractéristiques observables dans l’emploi peuvent être influencées par des pratiques discriminatoires à l’embauche du salarié ou au cours de son déroulement de carrière."

le mot "peuvent" est utilisé, alors que le tapage mensonger affirme qu'il y a une différence de salaire discriminatoire entre homme et femmes !!!

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=11081

"Pour isoler l’influence respective de ces différents facteurs, on réalise une analyse « toutes choses égales par ailleurs ». Cette analyse calcule l’écart qui subsisterait entre les salaires masculins et féminins si les profils des salariés et des salariées (âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi) et des établissements dans lesquels ils et elles travaillent (secteur d’activité, taille, département d’implantation) étaient les mêmes."

Ah d'accord en réalité tout est bidon !!!
"« toutes choses égales par ailleurs ». si les profils étaient les mêmes !!!

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=11081

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=20&ref_id=15921&page=alapage/alap329/alap329_encad1.htm

http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=1&ref_id=14463#sept


http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=11081

"Pour isoler l’influence respective de ces différents facteurs, on réalise une analyse « toutes choses égales par ailleurs ». Cette analyse calcule l’écart qui subsisterait entre les salaires masculins et féminins si les profils des salariés et des salariées (âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi) et des établissements dans lesquels ils et elles travaillent (secteur d’activité, taille, département d’implantation) étaient les mêmes."

sous entendu, en partant du postulat que les hommes et les femmes onts les mêmes compétences les mêmes aptitudes la même ambition, la même force physique.
et comme tout celà est différent entre les hommes et les femmes, ça n'a aucun sens d'écrire "si les profils des salariés et des salariées (âge, catégorie socioprofessionnelle, condition d’emploi) et des établissements dans lesquels ils et elles travaillent (secteur d’activité, taille, département d’implantation) étaient les mêmes."

donc tout celà est une vaste fumisterie mensongére. un bel exemple de la mauvaise foi féministe.

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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en fouinant on trouve des trucs intéressants !!!

http://lecercle.lesechos.fr/node/36097

"Les femmes ne sont-elles pas moins disponibles que les hommes au travail parce qu’elles doivent justement assumer une part plus grande des charges familiales ? C’est bien entendu une partie de l’explication, mais ne perdons pas de vue que c’est souvent le fruit d’un choix. Nombreuses sont les femmes qui comme moi ne voudraient pour rien au monde rater le bain de bébé, les contes du bambin et les devoirs scolaires du préado qui manque décidément de concentration.

L’écart salarial entre hommes et femmes est un fait. Il s’explique en grande partie par des facteurs objectifs : heures supplémentaires, temps partiel, secteur d’activité, niveau de responsabilité, niveau de qualification, ancienneté etc. A facteurs identiques, d’autres éléments entrent en compte comme la durée hebdomadaire au travail et la productivité horaire. Si discrimination, il y a, elle semble très faible. Avant de faire passer les femmes pour des victimes et les employeurs pour des bourreaux, rappelons-nous que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars et que nous n’accordons pas nécessairement de l’importance aux mêmes choses.

D’ailleurs, à ce compte-là, ne faudrait-il pas ériger les hommes en victimes des femmes du fait que les hommes ont deux fois plus de chances d’être accidentés du travail que les femmes(2). Et, qu’entre 2007 et 2008, plus de 90% des morts au travail étaient masculins.

Chercher à gommer systématiquement les différences entre hommes et femmes et vouloir éluder les raisons objectives de certains phénomènes (comme les différences de salaire) mènent à une impasse. Les politiques de lutte contre la discrimination salariale – loin d’offrir des solutions constructives – nient la diversité des situations et crée une lutte entre homme et femme, là où elle n’a pas de raison d’être.

Cécile Philippe, Institut économique Molinari


http://www.crest.fr/ckfinder/userfiles/files/Pageperso/raeberhardt/SALFRA06ac.pdf

"Les résultats présentés ici ne permettent pas une quantification de la discrimination"

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES398-399f.pdf

"L’écart des salaires entre les femmes et les hommes
peut-il encore baisser ? Le problème de fond
n’est manifestement pas dans la discrimination
salariale au sens strict, qui pèse relativement
peu face aux facteurs structurels de l’écart"

à noté que l'expérience effective n'est pas quantifié donc pas prise en compte.

"Mais, cette part inexpliquée dans les travaux évoqués ne signifie pas qu’il n’existe aucune explication dans l’absolu. Autrement dit, ces 4 % ou 5 % (en plus pour les hommes ou en moins pour les femmes) ne sont pas forcément entièrement dus à de la discrimination."

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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"Le problème de fond
n’est manifestement pas dans la discrimination
salariale au sens strict, qui pèse relativement
peu face aux facteurs structurels de l’écart ; son
élimination totale laisserait, toutes choses égales
par ailleurs, un écart de 19 %. Peut-on dire
alors que l’explication vaut raison, et que la discrimination
à l’encontre des femmes n’est pas
un problème sur le marché du travail ? Ce serait négliger que les sources les plus importantes de
l’inégalité constatée sont liées à des phénomènes
de ségrégation, eux-mêmes largement issus
de normes sociales et de leur traduction dans
le partage des tâches domestiques et familiales
entre les femmes et les hommes"

Cela n’est pas le cas,
car la structure des emplois salariés demeure
nettement sexuée

Le degré de ségrégation des femmes et des
hommes dans les emplois peut être résumé par
un indicateur, l’indice de Duncan (16) . Plus
l’indice est proche de 100, plus la ségrégation
est forte (une valeur de l’indice égale à 100 indiquerait
une absence totale de mixité), plus il est
proche de 0, plus la structure des emplois occupés
par les femmes est proche de celle observée
pour les hommes.

Dominique Meurs* et Sophie Ponthieux* *

et oui ces chercheuses onts trouvé la solution pour réduire l'écart salarial entre hommes et femmes il faut lutter contre la ségrégation pour celà pousser à l'indifférentiation hommes femmes, ah magnifique conclusion !!!

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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"eux-mêmes largement issus
de normes sociales et de leur traduction dans
le partage des tâches domestiques et familiales
entre les femmes et les hommes"

ces chercheuses ne seraient elles pas féministes et gender !!!

N’y a-t-il pas propagande et même sexisme,


quand « 80% du noyau dur des tâches domestiques (cuisine-vaisselle-ménage-linge) » devient « 80% des tâches domestiques » ou « 80% du travail à la maison » ou « les femmes travaillent deux fois plus que les hommes » ?

D’après les mêmes chiffres si les femmes font effectivement 80% du noyau dur des tâches ménagère, elles ne font plus que 65,2% de l’ensemble des tâches domestiques (et les hommes 34,8%). Si l’on additionne le temps passé pour l’ensemble des tâches domestiques et pour les activités professionnelles, les femmes font 51,8% de l’ensemble du travail contre 48,2% pour les hommes. La différence existe bien mais on est loin des 80% - 20%.

Serait-il accepté de dire que les hommes assurent 80% du travail à la maison parce qu’ils assurent 89,1% du bricolage et 71% du jardinage (suivant les mêmes études) ?



N’y a-t-il pas propagande et même sexisme


quand, afin de victimiser les femmes les tâches domestiques de celles-ci sont jugées « contraintes » et les tâches des hommes « nobles » ?

Tondre la pelouse, tailler la haie, s’occuper des poubelles … ne seraient-elles pas des tâches tout aussi « contraintes » ?



N’y a-t-il pas propagande et même sexisme


quand il est dit que les hommes ont des revenus 20% supérieurs à ceux des femmes, en faisant croire que c’est pour le même travail ?



N’y a-t-il pas propagande et même sexisme


quand toutes les différences sont considérées comme des discriminations parce qu’une idéologie féministe les attribue uniquement à une construction sociale sexiste, alors qu’elles proviennent aussi de différences biologiques et de la structuration différente du psychisme, indépendante de la culture ?

http://justice.pa-pa.normandie.over-blog.com/article-31512256.html

Écrit par : leclercq | 05 mars 2012

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C'est étonnant de voir comment des chiffres aussi démontables sont lancés dans le public. Tout cela pour mettre une pression permanente sur la société.

Ce ne sont pas les femmes des couches populaires que l'on entend, celles-là je les rencontre tous les jours dans mon quartier. Je parle avec elles. Elles ont aussi des rognes contre leur mec, ou pas. On rit beaucoup, on blague dès qu'on peut, sur les hommes, sur les femmes, sur un peu tout.

Celles qui noyautent la société ce sont les dominantes de la Féminista. Une nouvelle classe dominante!

Écrit par : hommelibre | 05 mars 2012

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Le truc c'est que même pour les 5% d’écart résiduel il n'est en rien prouvé que c'est discriminatoire.
Ça vient probablement de divers éléments minimes objectifs qu'ils n'ont pas pris en compte.
Aux USA les féministes continuent de gueulé a la pseudo différence salarial, le fameux pour 1 dollars = 75ct femme.
Naturellement ça a été démonté en premier par une étude demandé par le gouvernement le fameux rapport consad qui dit très clairement qu'il n'y a aucune différence de salaire entre hommes et femmes qui puisse s’expliquer par de la discrimination envers les femmes.
Et rebelote plus tard on se rend compte que les jeunes femmes gagnent plus que les jeunes hommes.
Et petit fait d'importance plus de 65 % de la richesse aux usa est détenue par les femmes (merci le vol légalisé que l'on appel plus communément mariage et autre joyeuseté de pension alimentaire).
Venir parlé de domination masculine à quelque niveau que ce soit est une pure aberration.

Écrit par : licho | 05 mars 2012

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C'est le petit impact psychologique.
Plus on entend dire qu'on est discriminé et à la traîne plus on a tendance à le croire.

Enfin,bon,je m'y connais pas trop mais si il n'y a pas tant de différence que ça voire pas du tout,je ne pense pas qu'on continuera à en parler vraiment longtemps.Il y aura peut-être une loi qui passera et dans ce cas elle sera inutile et se retournera contre ceux qui en sont à l'origine.
Affaire à suivre.De près.

Il serait également intéressant de voire en quelle proportion les radicales profitent de l'aura révolutionnaire des autres féministes et,aussi,quelle est notre propension à croire sans recul ni vérification tout ce qui vient de gens bénéficiant de ces auras considérées comme progressistes/modernes par la majorité .
Surtout auprès des jeunes,très branchés Révolution Sociale .

Écrit par : nemotyrannus | 05 mars 2012

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Nemotyrannus:

Remarque qui vaut son pesant de chocolat:

"... notre propension à croire sans recul ni vérification tout ce qui vient de gens bénéficiant de ces auras considérées comme progressistes/modernes par la majorité"

Ouaip! La modernité est un mythe qui fonctionne. Et qui crée une sorte de système de vases communicants. J'adhère bien à votre remarque.

Écrit par : hommelibre | 05 mars 2012

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Moi ce qui m'inquiète surtout, c' est l'influence qu'ont ces féministes primaires dans le monde de l' éducation qui est la clef de l'avenir de l'humanite; mais aussi dans le monde politique ou merd... médiatique. Comme dis John, l'ouvriere n'est pas plus misandre que la bourgeoise de base.
Moi sauf Soral ou Zemmour, je ne vois personne qui osent tenir tête au féminisme contemporain.
Est-ce un projet du 21 ème siècle, siècle de la démence à l'instar de la mondialisation ? Oú est-ce la cupidité de certaines malades tel un ouragan ?
N'y a t il que des féministes au pouvoir ?
Nemotyrannus
Mouais sauf que ceux qui ont participé/ laisser faire l' apres 68 ce ne sont pas des jeunes, mais nos soixantenaires. Soit les fondements de notre société contemporaine. Ce seront sûrement les jeunes qui se souleveront contre ces tyrans de la nouvelle ère.

Écrit par : kasilar | 05 mars 2012

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http://www.macon-infos.com/article.php?sid=24658&thold=0

"aux progrès qui restent à faire en matière d’égalité" c'est à dire vers l'indifférenciation.

et on a droit aux mensonges habituels.

" Une femme gagne en moyenne entre 18% et 20% de moins qu’un homme à temps de travail équivalent."

Féminisme

"LesBienNées contre Daniel Welzer-Lang
Synthèse de l’actualité – Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes – 06/12/2011 - 10
L’association lesbienne et féministe nancéenne LesBienNées s’indigne dans un communiqué des positions prises par le sociologue Daniel Welzer-Lang lors d’un exposé le lundi 21 novembre au forum de l'IRTS de Lorraine à Nancy dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. « Ou comment transformer ce 25 novembre 2011 en plaidoyer contre les violences faites aux hommes » ironisent LesBienNées qui racontent que « dans le cadre de la prévention des violences faites aux femmes, les étudiantEs promisEs à des carrières dans le domaine social, étaient conviéEs à réfléchir à l’intervention sociale auprès des hommes ». Et de souligner que Daniel Welzer-Lang « s’évertue à clamer que les hommes violents sont avant tout des victimes, perdus sans leurs privilèges de dominants, des hommes ordinaires que le système et certaines femmes malmènent »… Ce spécialiste de la masculinité, auteur de « L’utilité du viol chez les hommes », a dû démissionner du laboratoire de recherche féministe Simone Sagesse en 2004 et est accusé par certains, au mieux, d’être un « faux ami du féminisme », au pire, d’avoir rallié les masculinistes."

http://www.solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/synthese_actualite_06_12_11.pdf

solidarité gouv est bien une antenne féministe, Welzer-Lang
ne va plus exactement dans leur sens on le jette. où comment il est interdit de réfléchir à l'intervention sociale auprés des hommes elles dévoilent dans ce texte leur vrai visage.

Hommages
Devoir de mémoire au nom des 14 victimes de Polytechnique
Le réseau Encore féministes ! et l’association Osez le Féminisme ! commémorent le massacre de l’école Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989, au cours duquel 14 femmes furent assassinées par un antiféministe déclaré (synthèse du 4 décembre 2009). Les deux associations organisaient un rassemblement à Paris, place du Québec le 6 décembre.
Lire l’hommage d’Elaine Audet sur Sisyphe

on a même droit au victimes de polytechnique. avec les mensonges habituels.

Réédition de « La Domination masculine » de Pierre Bourdieu

Pour une littérature de jeunesse non sexiste
A l’occasion du 27e Salon du livre et de la presse jeunesse qui s’est tenu à Montreuil du 30 novembre au 5 décembre, Mélanie Decourt, cofondatrice des éditions Talents Hauts (avec Laurence Faron) (synthèses des 7 avril 2008 et 16 juin 2010) était « L’invitée de la semaine » du 28 novembre dans L’Humanité. Mélanie Decourt revendique une littérature de jeunesse engagée et en particulier féministe ! Et de souligner que chez Talents Hauts « les princesses sauvent les princes » et « les garçons jouent à la poupée ». Les auteur-e-s de la maison d’édition « n’ont pas peur"

ne pas faire jouer ses garçons à la poupée c'est sexiste.

Écrit par : leclercq | 06 mars 2012

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pourquoi les hommes devrait gagner plus que les femmes ses de l'inégalité.

Écrit par : stephanie | 19 juin 2012

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@ stephanie

Ah parce que les hommes gagnent plus que les femmes premiére nouvelle !!!

absolument rien ne prouve qu'a poste égal et domaine de travail les femmes gagnent moins que les hommes, il y a 5% d'écart, et il y a aussi des variables qui rentrent en compte et qui sonts non mesurables.

Écrit par : leclercq | 19 juin 2012

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Soit tu le fais exprès, soit tu sais pas lire oú est il écrit que les hommes doivent gagner plus que les femmes ?

Écrit par : kasilar | 19 juin 2012

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Un article très intéressant illustré par une video pour le moins frappante, difficile de suivre le débat dans les commentaires, il y a quand même pas mal de débordements, mais c'est vrai que le sujet est sensible

Écrit par : jeu de barbie | 18 juillet 2012

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