Décès aux Bastions: accident ou crime?

Le quotidien Le Matin version papier donne une nouvelle information aujourd'hui. Il reproduit un entretien avec le frère de la victime. Il l’a vu à l'hôpital le jour de son décès. Celui-ci a été retrouvé devant les tentes des Indignés, selon Le Matin. Il avait un oedème cérébral et était dans le coma.

unige_13492.jpgCe frère s’exprime publiquement pour corriger tout ce qui a été dit et qui ne semble pas correspondre à la réalité. Selon lui, qui relaie la position des médecins de l’hôpital, et si ses propos ont été retranscrits avec justesse, son frère n'est pas mort d'une overdose ou d'une hypothermie mais des suites de cet oedème cérébral. Les examens médicaux ont montré que le cerveau avait bougé de deux centimètres! L'autopsie donnera plus d'informations dans les semaines à venir.

La question que se pose le frère est: cet oedème cérébral est-il dû à une chute ou lui a-t-on porté volontairement un coup à la tête?

En l'état, et selon la source du frère et de l'hôpital, la thèse du suicide n'est pas retenue - l’a-t-elle même été au début? Difficile à croire si les médecins ont vu immédiatement l’oedème cérébral. Il pourrait s'agir d'un accident ou d'un crime. Cette thèse du suicide comme celle de l'overdose n’est en tous cas pas citée médicalement et est démentie par le frère.

Il est nécessaire d'attendre dorénavant les résultats de l'enquête policière avant de pouvoir affirmer quoi que ce soit.


Par ailleurs la Tribune de Genève publie une interview de Rémy Pagani, Conseiller administratif en charge du dossier du campement des Bastions depuis le 5 décembre. M. Maudet s'était dessaisi du dossier parce qu'en désaccord avec la majorité de gauche du Conseil administratif de la ville sur la prolongation du camp.

Monsieur Pagani a reconduit l'autorisation pour février après avoir pris connaissance du décès.

Concernant la note que M. Maudet lui a envoyé récemment à la suite de ce décès, et demandant à nouveau l’arrêt du campement, M. Pagani affirme que c’est de la provocation. Chacun son point de vue et son appréciation, donc.



En pensée avec la famille.

 

Image: photothèque unige.

Catégories : Divers 4 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Et voilà, ça continue de plus belle avec Le Matin et le titre de votre blog!

    Ce drame a plusieurs dimensions et son aspect social est très important dans la mesure où la mort a eu lieu dans un Parc ouvert au Public mais dont un espace a officiellement été attribué à un mouvement qui n'a jamais été un lieu d'hébergement pour SDF, pour la bonne et simple raison qu'il n'en a eu ni la vocation ni les conditions requises.

    C'est pourquoi ce décès va être désormais objet de toutes les attentions. Parce qu'il recèle une situation humaine qu'aussi bien les Indignés que les pouvoirs locaux en place ont négligée. Et le drame est là aussi, dans l'irresponsabilités des uns et des autres alors que l'évidence criait au bon sens qu'aucun n'a eu, de renoncer à mener un combat d'idées dans de telles conditions.

  • Hélène, il me semble important de relayer cette information. Si elle est exacte cela change la compréhension de l'événement et ce que l'on peut en dire. Si l'information n'est pas exacte elle sera démentie. Au moins cette information-ci vient-elle du plus proche de l'homme qui est décédé.

    On peut attendre le résultat de l'autopsie, bien d'accord, et c'est ce que je fais depuis ce matin: je n'interviens plus - sauf cette unique fois. Mais comme l'opinion dégagée dans la presse et les blogs parlait soit de suicide soit d'overdose et d'hypothermie, il me semblait important de dire que cette opinion s'est (peut-être) forgée un peu vite.

    Hier je n'avais pas d'opinion. Je questionnais. Aujourd'hui je n'ai toujours pas d'opinion. Je ne peux donc renchérir ni sur l'aspect social, ni sur les faits, ni sur les charognards qui parlent de cet événement. Je signale une information de presse singulièrement différente de ce qu'on lit depuis 2 jours. Personne n'en parlait ce matin, alors que l'on continuait à renchérir sur les billets d'hier, ou à en écrire des nouveaux. N'est-ce pas surprenant que l'on ignore ainsi la parole du frère de l'homme décédé? Pour moi ce l'était, surprenant.

    "Foin du silence exigé par toute attente du résultat d'autopsie, on communique désormais à tout va sur d'hypothétiques causes ayant entraîné la mort de l'homme des Bastions."

    Désormais? Mais cela se fait depuis 2 jours, et vous y participez abondamment.

  • Je participe, certes, par le regret d'absence de bon sens de part et d'autre des Indignés comme des pouvoirs en place.

    Je participe aussi par le constat de silences et de titres racoleurs.
    Pour le reste, je vous laisse à vos hypothèses et autres explications, John.

  • Oui.

    A part cela ce ne sont pas mes hypothèses.

Les commentaires sont fermés.