Indignés: Me Marc Bonnant est-il hors saison?

On s’indigne beaucoup ces temps. L’indignation initiale face à la situation économique, ses causes possibles et ses conséquences probables sur l’emploi et le mode de vie occidental, a fait des petits. Maintenant on s’indigne de tout et pour tout.

indignés1.jpgJ’avoue ne pas être très fan de ce mot. L’indignation désigne plus une réaction personnelle qu’une mise en cause d’un système. Elle résonne comme une posture individuelle plus que comme une analyse de la société. Et puis toute étiquette est réductrice. Enfin il semble que l’indignation est très polarisée politiquement et largement inspirée d’un discours anti-libéral très à gauche - alors même que c’est le libéralisme intellectuel et politique (dont l’origine est la gauche du 19e siècle) qui permet de manifester et d’occuper l’espace public avec une liberté rare.

On n’est ni en Russie ni en Syrie. Quels que soient les reproches que l’on peut faire à la manière dont le monde est géré, même si l’on peut s’étonner (c’est un euphémisme) de l’enrichissement immense de quelques-uns alors que la grande majorité des autres est à la peine, le libéralisme a été et reste l’occasion d’une progression des idées, de la culture, et du développement économique. Et il est réformable.

Mais l’indignation peut être le point de départ d’une réflexion. Je comprends donc que des gens sincèrement touchés et préoccupés par l’état du monde se désignent eux-mêmes comme des indignés. Il est logique qu’ils se réunissent en un forum où ils partagent, débattent, discutent. Le faire en plein air dans l’espace public c’est avoir un lieu de rencontre connu et ouvert. Je ne soutiens pas par principe le fait d’occuper l’espace public au détriment peut-être d’autres personnes. Mais sortir des cadres dans une société à la fois si libre et si conformiste, c’est comme une bouffée d’air dans une pièce fermée.

Des débats d’indignés, je ne connais que ce qu’en dit la presse. Si je le souhaite je peux aller auprès d’eux et les écouter. Et certainement j’irai. Ne serait-ce que pour vérifier les propos désobligeants de Me Marc Bonnant.

«Les indignés ne servent absolument à rien», tel est le rude constat du célèbre avocat genevois Marc Bonnant. D’après lui, l’indignation n’est qu’une dépense psychique inutile. Leur présence au parc des Bastions ? «C’est un camping hors-saison qui ne présente aucun intérêt. Je ne vois pas pourquoi ils exhibent leur insignifiance dans un lieu public. C’est esthétiquement offensant !»


C’est un peu court pour quelqu’un qui aime autant s’écouter parler. «Dépense psychique inutile»: que veut-il dire? Et quelle serait à son avis une dépense psychique utile?

«Je ne vois pas pourquoi ils exhibent leur insignifiance dans un lieu public». Pour la même raison, peut-être, que lui-même exhibe le sentiment de sa propre importance dans un quotidien régional. Car il ne s’en prive pas et sa phrase a visiblement été préparée: «camping hors-saison». On dirait du Cabrel, l’accent en moins!

Quant à sa conclusion: «C’est esthétiquement offensant!» elle est significative. Il faudrait sans doute que les indignés des Bastions s’habillent en Prada ou en Saint-Laurent pour avoir l’heur de lui plaire. Doivent-ils arborer une Rolex ou une Breitling et loger dans des yourtes Jean Nouvel pour être crédibles? Seraient-ils moins esthétiquement offensants dans le parc de l’hôtel La Réserve?

Monsieur Bonnant aime faire des jolies phrases. Il faut d’ailleurs lui en reconnaître le talent: il sait choisir l’emballage. On aimerait y trouver un contenu plus consistant.

Mais peut-être Me Bonnant est-il devenu, lui-même, hors-saison?

Catégories : Politique 57 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Je vois "indignés", "Bonnant", ça m'interpelle, je lis, je suis d'accord, parce que depuis longtemps ça nous pendait au nez que les gens descendent dans la rue partout dans le monde, vu les nombreuses raisons de mécontentement (working poors, licenciements et riches indécents, entre autre) et paf!, avec la chanson de Cabrel, je me retrouve encore à la mer!
    Merci, homme libre...

  • Merci d'avoir remis les pendules à l'heure homme libre!

    Etant perçu de gauche, par certain et de droite par d'autre, je clame simplement ma liberté de penser comme j'ai envie sans être repris par un parti politique.

    Si la grogne continue de monter de part le monde, c'est des personnes comme Me Bonnant qui seront bientôt obsolète.

    Enfin, je terminerai en vous disant simplement que je ne suis pas tout à fait d'accord sur le fait que la gauche à créer la vision libéral au 19ème siècle. Tout bon anarchiste sait que la gauche est née en Angleterre avec la création de syndicat. Lors de la révolution industrielle les patrons ont mis une pression intolérable sur les individus et sur la politique. Je vous en ferai part dans un billet futur lorsque ma grippe sera passée.

    Bien à vous!

  • En anglais les pauvres sont "the poor" et les riches "the rich" sans "s" ou "es" du pluriel. Pardonnez-moi cette intrusion.

  • En français et en anglais, les pauvres sont sans $ et les riches en ont plus qu'un $ ;-)

  • Hors-saison, la fille otage de sa religion. Hors-saison, le garçon volage qui n'a plus d'opinion. Hors-saison les femmes et les hommes qui s'aiment et se séparent par une nuit d'orage puis s'aiment à nouveau dans une marée de pleine lune. Sur le quai, la mer. Sur la mer, le train. Un voyage et des odeurs hors-saison, un déshabillage au milieu de nos maquillages. Au centre du monde est un village qui s'appelle "Los Indignados"... Des revolvers et des balles pour des enfants perdus que l'on condamne avant même de comprendre ce qu'ils vivent et ce dont ils rêvent. Ils étaient des mille, vingt et cent... Indignés qui ont fini leur vie dans un silence mortel. C'était dans une autre saison.

  • Me Bonnand a toujours été un beau parleur.
    Avec les années la forme s'améliore mais le fonds de ses propos frisants l'extrême droite se péjorent..

    Vive les indignés!
    Béatrice Deslarzes
    Conseillère Municipale Verte à Veyrier

  • @plume noire
    Excellent, merci! ;-)

  • Oui c'est vrai on m'avait dit que cela existait en dehors de la télévision des gens comme ce Bonnant....j'ai quand même un peu de mal a y croire

  • Chaque habitant genevois a le droit de s'exprimer sur l'existence de ce camp d'indignés qui fait rigoler certains qu'ils soient riches et puissants ou pauvres et insignifiants. Marc Bonnant est libre de s'indigner publiquement de ce mouvement avec le choix de ses mots, et c'est bravo. La suffisance de Marc Bonnant s'estompe lorsqu'on réalise que ce mouvement volatile est loin de plaire à de nombreux genevois.

  • Il ne s'est pas remit de ses rencontres à Champ-d'Olon avec sa Cécile, tout ça pendant qu'elle se faisait aussi sauté par un proc et un flic !!!

  • Genevoiserie ce n'est parce que M Bonnant n'est pas le seul a penser ce genre de chose que son opinion et la manière de l'exprimer ont plus de valeur. Cela peut prouver bien d'autres choses

  • @ Genevoiserie:

    Je comprends bien que tous les genevois ne soient pas d'accord, c'est la plus élémentaire des libertés. Et donc que certains ne goûtent pas cette occupation d'une partie du parc des Bastions. Occupation qui, contrairement par exemple aux Fêtes de Genève ou de la musique, n'est pas limitée dans le temps et ne rapporte pas d'argent.

    Mais les propos de Me Bonnant sont, je trouve, non seulement suffisants mais donnent un exemple de ce à quoi peut ressembler le vide intersidéral. Qu'il donne de vrais arguments, et qu'il respecte ses interlocuteurs, et cela ferait déjà une différence. Il en serait même peut-être crédible.

    Pour les jeunes qui ont besoin de repenser le monde et de le faire dans un cadre et d'une manière peu formelle, cela a été le fait de nombreuses générations qui, l'une après l'autre, sont sorties des routes tracées pour tenter d'en créer d'autres. Les mouvements contestataires du passé n'ont pas forcément changé fondamentalement le monde mais ils ont apporté un autre regard et de nouvelles idées.

  • Bonjour Homme libre, je voudrais apporter ici une opinion nettement plus différente, et nettement moins convenue que celles que je viens de lire ci-dessus, et qui recueillent pour l’essentiel l’idéologie et les points de vue de la presse mainstream. Je le ferai, si vous permettez, sous pseudonyme, bien que vous connaissiez mon vrai nom…

    Pour commencer, les indignés ne m’inspirent pas le mépris et la dérision dont fait preuve Me Bonnant. Ce n’est pas à mon avis la bonne approche, ou peut-être elle correspond à une approche purement genevoise ou suisse, où de jeunes nantis jouent les rebelles par pur ennui, et ne tient pas vraiment compte de la réalité ailleurs dans le monde. Les indignés sont pour moi, en revanche, de dangereux fascistes qu’il faut combattre, voyons-en quelques raisons pour le faire.

    Le mouvement a connu des débuts en Espagne et il serait intéressant de se pencher sur le cas de ce pays. Au mois d’avril, certaines personnes ont commencé par occuper l’espace public des villes avec des revendications diverses et liées à la crise économique. Cette première phase a attiré des gens venus d’horizons divers et dont les revendications étaient concrètes et légitimes. Cela a donné lieu à de grandes manifestations. C’est la liberté d’expression et c’est quelque chose d’absolument sain et nécessaire en démocratie. Jusque-là tout allait bien.

    Ensuite, le mouvement s’est essoufflé, ou du moins ses variantes démocratiques, entre autres parce que beaucoup se sont aperçus que les « indignados » n’étaient en réalité qu’une excrétion du parti socialiste et de l’extrême gauche qui cherchait désespérément à semer le désordre devant la perspective d’une débâcle électorale en novembre (qui a tout de même eu lieu). Les indignés restants ont commencé alors à s’adonner au seul loisir pour lequel ils occupaient l’espace public : la violence envers les institutions, les médias ou les particuliers qui avaient le malheur de leur déplaire : ce fut alors la négation absolue de la démocratie et, il faut le dire, cela se passa en grande partie dans l’impunité : agressions de journalistes, de policiers, séquestrations d’élus locaux, vandalisme et pillage de commerces se sont succédés sous le regard complaisant d’autorités qui n’étaient pas à leur coup d’essai (en 2004, des tarés d’extrême gauche avaient profité du choc provoqué par les attentats d’Atocha pour manifester violemment pendant la dénommée « journée de réflexion », la veille des élections, où toute manifestation ou propagande est interdite ; c’était une violation de la règle du jeu que les autres partis respectaient, mais on dirait que plus on se positionne à senestre, moins on est concerné par une quelconque règle du jeu). Ces « indignados » disaient vouloir changer la société (mais sans demander son avis au peuple, seulement en occupant, en menaçant, en intimidant). Ils voulaient changer la société, mais leurs seules propositions étaient de vieilles rengaines marxistes, ils n’ont rien proposé de concret contre le chômage, l’endettement ou la pauvreté. Leur mouvement n’était qu’un alibi et l’attrait qu’ils ont inspiré ne peut s’expliquer que par l’ignorance ou peut-être la jouissance par procuration qu’évoque la violence chez des gens en mal d’expériences heureuses…

    Donc, ces jeunes et moins jeunes fascistes de gauche ont appliqué leurs méthodes violentes pendant que la société espagnole commençait à se lasser et à leur tourner le dos. Les dernières années, de nouveaux partis ont vu le jour : par exemple, le parti de Mme Diez, ancienne élue socialiste qui a dérivé vers le centre-gauche et recueilli ainsi des centaines de milliers de voix. Les alternatives démocratiques ont toujours existé et la population a préféré, contre la crise et tout le reste, ces solutions-là : les dernières élections ont été une claque cinglante pour le mouvement des indignés-cinglés, qui souhaitait une abstention massive. Le bon sens s’est maintenu, peut-être parce que les indignés avaient un peu trop dévoilé leur vrai visage.

    On peut énoncer également, pour finir, deux raisons profondes qui expliquent pourquoi ils ont échoué et échoueront toujours, cela tient à la nature même de la crise :
    1-Aucune courbe de croissance ne peut évoluer toujours de la même manière, les crises sont cycliques et dépendent d’un tas de facteurs où la place et la marge de manœuvre du politique est parfois assez limitée (industrialisation, niveau d’éducation d’une population, courbe démographique etc.). Des facteurs inattendus peuvent jouer un grand rôle. Autrement dit, on peut soulager ou aider les gens affectés par la crise, mais un monde sans crises, cela n’existe pas.

    2-Les situations équilibrées sont parfaitement anormales et éphémères, notamment dans une économie mondialisée et dynamique. Il ne sert à rien de s’en prendre aux banques, aux hommes politiques ou aux institutions avec des propositions simplistes du genre « yaka ». On peut changer les règles du jeu, mais de manière consensuelle, dans le secret de l’isoloir plutôt que dans les vociférations de rue et, tant que les règles tant sont en place, il faut les respecter et chercher des solutions individuelles ou de proximité aux problèmes individuels et de proximité. En somme, se mettre dans la tête l’idée que le risque de précarité existe toujours, parce que le monde est un lieu précaire et que l’utopie n’existe et n’existera jamais.
    Excusez la longueur de mon commentaire. Je ne sais pas si vous le publierez, mais j’aurai tout de même fourni quelques arguments au débat.

  • Mauve , je me souviens de discours qui sonnaient comme le votre, mais c'était il y a longtemps et j'étais bien jeune , fin avril 1968 je crois......
    Tous des jeunes qui bougent contre l'ordre sans réelle raison, et qui ne connaissent rien de la vie.
    Certains les traitaient de tous les noms à l'époque, n'empêche qu'après mai 68 il m'a semblé que je respirais mieux

  • Peut-être que vous êtes resté à cette époque-là, êtes incapable d'évoluer, et la nostalgie du temps jadis, c'est aussi une raison de soutenir n'importe quelle bêtise... Je ne dis pas qu'il bougent sans raison, mais qu'ils le font pour des raisons criminelles (détruire la démocratie et ses institutions).

  • De toutes façons, les fascismes (de droite ou de gauche)et leurs manifestations ont toujours attiré les nostalgiques de grands rassemblements, du collectivisme à outrance, bref, de l'irrationnel à l'état pur. C'est pour cela que la claque que se sont pris les indignés-cinglés en Espagne m'a paru particulièrement jouissive. Et il n'y avait pas que des jeunes, il y a aussi quelques gâteux et gâteuses.

  • D'un côté il y a les gens qui veulent que tous le monde puissent vivre avec dignité. De l'autre il y a ceux qui défende leur système. Jusqu'au jour ou ils font comme "l'opportuniste" de Jacques Dutronc, c'est à dire retourner leur veste.

    Ca me rappelle Alain Delon proche du FN dans les années 80 qui a retourné sa veste...après on se demande ou sont les fascistes...

  • Il est bien clair que les nantis qui sont aux commandes n'ont pas la même vision de la démocratie que les exclus les marginaux et ceux qui rament toute l'année pour joindre les deux bouts. Quand ils parlent de démocratie les premiers devraient se souvenir qu'ils sont tres minoritaires et que si ils ont le verbe haut et plein de suffisance un coup de pied aux fesses est parfois une thérapie salutaire. Le mépris que vous affichez montre la distance qu'il y a entre les deux mondes.
    Quant a moi je ne suis pas particulièrement a gauche, pas spécialement pauvre mais je comprends que certains étouffent dans ce que leur laisse le mode de vie qui profite tant aux grands et à leurs laquets.

  • Je constate que, jusqu'à présent, personne n'a su (ou n'a pu) opposer quelque chose qui ressemble de plus ou de loin à un argument concernant ce que j'ai écrit, seulement des souvenirs sentimentaux, des approximations et des émotions mal gérées.

  • "pas spécialement pauvre". Oui, les bons sentiments, c'est la drogue de certains nantis, qui vivent hors du réel...

  • On peut gagner correctement sa vie avoir un minimum de compassion et ne pas être drogué ni hors du réel. Vous ne semblez pas être dans ce cas Mauve, vos certitudes sont des croyances tout comme les miennes, mais ils me semble que les miennses sont plus aptes a rendre le monde vivable.

  • En attendant votre "grand soir" (décidément, votre envie de paraître jeune ne vous rajeunit pas, vous devriez essayer le lifting au lieu de l'indignation), que feriez-vous de ces nantis que vous haïssez tant? Les envoyer au goulag? Au camp de rééducation? Construire un mur autour de chaque pays pour en faire une prison à ciel ouvert? Cette division de la société en classes est un des restes de crasse marxiste dont il faudrait se débarrasser de toute urgence. Cela ne correspond pas du tout au monde actuel, où les échanges sont beaucoup plus instables et le déclassement une réalité. La mondialisation libérale est là pour rester, avec des hauts et des bas, des avantages et des inconvénients, des anciens et des nouveaux venus, des opportunités et des injustices. Et si elle s’installe durablement, avec toutes ses imperfections, c’est parce qu’elle correspond aux intérêts du plus grand nombre et pas à une minorité hurlante et passéiste, restée dans la poussière de 68. En revanche, les idées des indignés ont été mises en pratique il y a longtemps, et cela a donné les pires charniers du XXe siècle...

    Ce que je voudrais qu'on me démontre, mais, apparemment personne ne sait ou ne peut, c'est en quoi les indignés ne sont pas un mouvement fasciste, parce qu'ils en ont toutes les caractéristiques:

    -les rassemblements de masse
    -les attaques systématiques aux institutions
    -le populisme et la démagogie ("tous pourris", "un autre monde est possible" etc.)
    -promettre la lune, ou le rasage gratis pour demain
    -la violence verbale et physique
    -le recours à l'intimidation (bloquer des ports, empêcher les gens d'aller voter, terroriser le voisinage etc.)
    -la doctrine politique brouillonne et irrationnelle, ne tenant pas compte de la récurrence des crises et de la complexité du monde (le constant "yaka")

    Entre temps, le salutaire coup de pied aux fesses, c'est les indignés espagnols qui se l'ont pris. Et c'est la société civile (des gens riches ou pauvres, avec ou sans problèmes) qui le leur a donné en votant massivement pour le parti qu'ils haïssaient le plus. Vous pouvez en étouffer de frustration et de rage, cela ne changera rien à ces choses-là.

    Et non, je n'ai aucune compassion pour les hypocrites qui se permettent de parler au nom des pauvres et des marginaux sans les connaître, juste pour entretenir la bonne opinion qu'ils ont d'eux-mêmes.

  • Bonjour

    Ma compagne et moi adorons Me Bonnant et nous amusons à presque chacune de ses "sorties"...il nous semble être(un peu)à l'homme ce que feue & regrettée Mme Sapritch était à la femme...à consommer avec humour :-))

    cordialement

  • Mme Sapritch qui jouait Folcoche? Excellent :-))) C'est vrai qu'il s'exprime délicieusement, mais je voudrais parfois qu'il profite de sont talent pour approfondir les sujets qu'il évoque.

  • Oui..parce que ce Monsieur est loin d'être idiot. Mais peut-être est-il las de se faire attaquer à la moindre de ses tentatives d'approfondissement ?...je l'ai suivi une fois ou l'autre sur "infrarouge" et je dois dire qu'en terme de courtoisie, je ne voyais à peu près que lui à la connaître sur le plateau...

    Ma foi :-)

  • Oui, il ne faut pas que la plupart des médias parlent d'une seule voix, et les discours des empêcheurs de ronronner en rond comme Me Bonnant créent une certaine panique chez les hypocrites et les auto-complaisants.

  • Oups, "il ne faut pas oublier" ;-)))

  • @ Absolom:

    Vu sous cet angle, évidemment...

    :-)))

    @ Mauve:

    Je ne suis pas aussi tranché que vous sur quelques points, même si je suis assez proche de certains de vos arguments. L'analyse de la société selon la seule ou principale grille de lecture des classes est devenue assez peu adaptée à l'époque actuelle. La démocratie a passablement rebrassé la société. Mais il en reste des traces.

    Je pense que le libéralisme n'exclut pas la redistribution et que celle-ci est nécessaire pour la survie même du modèle social. Un trop grand différentiel économique ou social engendre des tensions qui minent la société elle-même, d'où risque de retour à la grille de lecture des classes. On pourrait prendre la grille de lecture bouddhique par exemple, où chacun a son karma, ou bien la grille chrétienne qui recommande de ne pas céder à l'envie et à la jalousie de ceux qui ont plus. Il reste que la faim, la pauvreté et l'exclusion génèrent des conflits, c'est ainsi. Et que le modèle social libéral s'est développé parce qu'il a inclus des lois sociales dans son organisation.

    Je suis toujours en quête d'une grille de lecture assez globale qui inclue tout le monde et ne génère pas de guerre sociale inutile. La grille marxiste ne peut me convenir car elle divise le monde artificiellement. Alors qu'elle devait avoir une fonction corrective des déséquilibres socio-économiques, elle a voulu s'imposer comme un système à part entière (URSS, Chine). Par contre elle a profité aux pays occidentaux: création de lois sur le travail pour que le salarié ne soit pas à la merci d'employeurs pas toujours scrupuleux, par exemple.

    Une société sans crise je n'y crois pas trop non plus. Un humain sans crise non plus. Aucune théorie ne fera un humain et un monde lisse - sauf les théories fascistes. L'URSS était dans une sorte de crise permanente, avec ses goulags où elle enfermait toute contestation, avec des entreprises d'Etat dont certaines ne tournaient pas mais que l'on dopait pour montrer la "réussite" du système, l'absence de liberté et la paranoïa d'Etat permanente, la domination des pays vassaux grâce auxquels le pays-mère s'enrichissait.

    La liberté avec ses risques me paraît infiniment préférable à la mort intellectuelle dans la sécurité.

    Par contre il est normal d'anticiper, de mettre en place des mécanismes régulateurs ou protecteurs: on le fait dans l'agriculture, on doit préserver les sols d'un productivisme pur où ils finiraient par s'épuiser, doit le faire aussi dans l'économie. Mais la gauche n'a à ce point de vue pas le monopole de la protection. Son discours est obsolète. Le "tous pourris" est une facilité intellectuelle navrante. Moi qui suis sensible à la justice sociale, à la notion de partage et redistribution, à ne pas construire le monde sur les battants sans tenir compte de ceux qui courent moins vite, je ne peux pourtant pas me reconnaître dans le discours de gauche, trop anti-libéral et vindicatif pour moi.

    Je pense que ce qui dérange dans le monde actuel c'est par exemple le peu de responsabilités prise par les responsables économiques (Madoff, les dirigeants de feu Swissair, etc). Des gens qui gagnent autant et font perdre d'autres, font perdre des emplois, font douter de la justice, participent à détruire la société et à démoraliser les populations. De plus on doit organiser les relations humaines. La notion de justice implique que les règles ne soient pas faites selon le bon vouloir de ceux qui en ont les moyens financiers. Des règles du jeu sont nécessaires. Or beaucoup de gens ont aujourd'hui l'impression qu'il n'y a plus de règles hormis un productivisme effréné qui génère des crises évitables, ou que seuls les mieux placés décident de ces règles et que les Etats n'ont plus assez le rôle d'arbitre.


    Sur 68, j'y apprécie la prise de parole et le combat anti-autoritaire, la desserrement de la morale sexuelle, l'irruption plus grande de l'individu, entre autres. Par contre le rejet d'une forme normale d'autorité a été désastreuse pour l'éducation et déstructurant pour les individus. Bon, il y aurait là un long débat à faire.

    J'ai noté aussi, comme vous, que les espagnols ont choisi majoritairement la droite alors que les indignados semblaient vouloir représenter les aspirations du pays entier. C'était manifestement faux. J'ai vu divers comptes-rendus de la manif d'indignés Place des Nations à Genève, il y a quelques mois. Très gauchisante, hélas.


    Pour finir (provisoirement), même après le commentaire d'Absolom, je regrette toujours que Me Bonnant-Sapritch lance ainsi des fatwas et n'argumente pas sur le fond, et je pense que dans de tels mouvements il y a des gens qui donneront des personnalités intéressantes dans la société. J'aimerais que dans ces mouvements il y ait des défenseurs du libéralisme. En 68, il y avait certes les Mao et compagnie mais il y avait un très fort courant libertaire. Et je pense que l'on ne peut nier le fait que la société se soit "desserrée" après, par rapports aux contraintes qui existaient avant. Le vrai libéralisme a fait un bond en avant avec 68.

  • Une pointe de jalousie peut-être ?...perso, j'adore ce qui dépasse, ça me donne de l'espoir :-)

  • Tout à fait d'accord avec vous, absolom, j'aime aussi les défis, il n'y a pas plus désespérant que les discours obtus et convenus ;-)

  • Bonjour Homme Libre...

    Je ne connais pas Me Bonnant mais il me semble que c'est homme à encore donner poids au mot. Donc ses réponses se trouvent dans ses réponses...

    :-))

  • Cher Mauve,

    Pour ma part ma réponse a été très courte car un petit souci informatique est arrivé et par conséquent mon long argumentaire n'a pas pu être enregistré mais cela ne saurait tarder.

    N'étant pas actif dans ce mouvement mais l'ayant observé et discuté avec beaucoup de gens dans le camp des bastion, j'ai pu voir qu'il n'y avait pas que des marginaux ignare mais aussi des anciens banquiers et même une économiste.

    Je compte vous répondre sur votre prétendu essouflement du mouvement et les petites réussites de ce mouvement. Je demande déjà pardon à homme libre de la future longueur de mon argumentaire qui arrivera un peu plus tard...

    @absalom

    votre humour aussi libre que votre personne m'a manqué ravis de vous voir à nouveau. Il y a tellement de choses qui vont dépasser que des cours de couture pour apprendre à faire des ourlets vont bientôt être à la mode!

  • Enchanté Mauve et Bonjour plume noire...le plaisir est partagé ;-)

  • Certains veulent voir en mai 68 un mouvement faciste!
    Moi ce que j'ai vécu à partir de cette révolte, c'est une ouverture incroyable:
    une liberté d'expression enfin possible
    une sexualité avouable et libérée (contraception.
    la possibilité de s'affranchir du conformisme.
    des avancées révolutionnaires pour la conditions des femmes.
    Un fachisme de ce tonneau j'en redemande de temps en temps.

    Il est facile de ne retenir que l'image d'Epinal des hippies mais il n'étaient qu'une infime minorité et le gros des troupes était constitué de jeunes et moins jeunes qui en avaient marre d'un systeme oppressant et sans issue.

  • "Je compte vous répondre sur votre prétendu essouflement du mouvement"

    Je comprends que ce mouvement fasciste vous titille, après tout, il est toujours plus facile et plus excitant de hurler des consignes, de jeter des pavés et de jouer les génies incompris que de réfléchir calmement. Vos conversations avec un tel ou un autre ne sont pas objectives. Le résultat des élections, en revanche, l'est. Et en Espagne, le mouvement a connu un échec cuisant, le nier suppose vivre dans une autre planète, mais enfin...

    Dans d'autres pays, ce mouvement fasciste a connu aussi un petit élan initial et, si vous avez lu mon premier commentaire, j'ai bien dit qu'au début cela regroupait des gens de tout horizon dont les revendications étaient justes et raisonnables, mais c'est en train de partir en eau de boudin, en partie par la récupération immédiate faite par une extrême gauche au stade terminal, et cela malgré l'acharnement et la complaisance des médias à nous resservir toujours la même non-information, comme si une bande d'agités sous la tente (quand ils y sont, parce que ceux de Londres rentrent chez eux le soir ;-), représentait quelqu'un, ils ne représentent qu'eux-mêmes, et encore.

    Cela me rappelle une petite histoire. L'université où j'ai fait une partie de mes études regroupait des étudiants venus de la région de ***, c'est-à-dire, des gens venus de petites villes de province qui découvraient soudain la grande ville. Les deux premières années, j'ai observé un phénomène fascinant, car quasi-balzacien: le nombre d'étudiantes, jadis sages et plutôt neutres, à rentrer dans des mouvements d'extrême gauche ou féministes radicaux était impressionnant. Assez sceptique quant à leur idéalisme réel, j'ai fini par me rendre compte que, pour elles, la politisation n'était qu'un moyen comme un autre de grimper socialement, dans un milieu universitaire, médiatique et éducationnel orienté à gauche d'une manière que, moi, était étouffant. Mais ces filles-là devaient trouver là un moyen d'échapper à une vie ennuyeuse et, malheureusement, très peu avaient le courage d'avouer leurs motivations réelles. Rien n'a changé aujourd'hui. Mais depuis cette époque je n'ai que du mépris pour tous les bouffis qui instrumentalisent la souffrance des autres et font étalage de compassion pour servir leurs propres intérêts.

  • Homme Libre...ce que je vais vous dire maintenant me désole mais le futur proche se résume à ceci:

    Tout ce qui pourrait de près ou de loin tendre à destabiliser l'équilibre mondial sera immédiatement combattu et neutralisé.

    D'où la vanité du mouvement. Il est trop tard pour s'indigner. La terre est ronde, la prison est jetée...et les riches sont aussi emmerdés que les pauvres.

    Voyez-vous Me Bonnant dire ceci ?

    ;-))

  • Generosité, bienveillance, idéalisme, jeunesse, sont des mots obcenes pour certains, je parie qu'ils considèrent qu'ils ne peuvent être qu'un paravent pour cacher la perversion la plus absolue.

  • "Tout ce qui pourrait de près ou de loin tendre à destabiliser l'équilibre mondial sera immédiatement combattu et neutralisé."

    La seule chose qui déstabilise un supposé équilibre mondial est le progrès technique. C'est ce qui me permet d'être là tranquillement en train de vous écrire au lieu de couper du bois dans le froid ou laver à la main comme faisaient nos aïeules, parce qu'elles n'avaient pas le choix. Les seules révolutions authentiques sont silencieuses, elles changent réellement la vie et poussent à penser autrement, et elles sont le fait de chercheurs, d'entrepreneurs, de consommateurs et non de vociférateurs. A côté de l'invention du lave-linge, que valent toutes les utopies des féministes les plus enragées?

  • Concilier riches et pauvres, les couleurs, les religions, les inégalités etc, ce sur toute la planète alors que d'autres refusent de faire 500m sans 4x4...

    Rude sera la tâche...

    Bonne soirée à tous :-))

  • Ouaip, Mauve: le lave-linge a été une vraie révolution dans la vie quotidienne! Combien d'heures libérées pour autre chose d'un coup? Impressionnant.

  • Plume noire:

    Ben alors, votre long argumentaire?
    :)

  • Bonjour Homme Libre,

    Je repasse chez vous car j'ai deux questions que je désirais vous poser depuis un certain temps déjà...

    Qu'est-ce pour vous que la liberté ?

    Qu'aimeriez-vous en plus, comme liberté ?

  • Vous êtes la médiocrité personnifiée Monsieur, celle-ci n'a d'égale que votre perfidie !

  • Une chose est certaine: celui qui signe M. Bonnant n'a pas le langage du maître.

  • @ Absolom:

    Vaste question. Je vous remercie de me la poser, cela permet de faire une petite mise à jour. Je vais faire court.

    J'ai choisi mon pseudo après la fin et l'échec d'un épisode judiciaire contre moi malveillant et d'une violence extrême, quand j'ai retrouvé enfin ma liberté psychologique. L'épreuve m'avait marqué.

    Mais la liberté est une notion plus vaste et plus permanente pour moi. C'est la liberté de parole, de choix, de décision bien sûr. Qui se manifeste par l'indépendance d'esprit, l'insoumission aux dépendances affectives et loyautés parasites.

    C'est aussi la capacité de détachement intérieur à l'égard de mes propres adhérences (le mot est voulu) psychologiques.

    C'est aussi admettre que certaines choses sont en l'état impossible: voler, par exemple. Sauf en sortant de mes perceptions habituelles et en entrant dans un état de conscience de type transe, comme les chamans.

    C'est le refus des clivages, politiques en particulier. Le monde n'est pas OU/OU mais ET/ET. C'est aussi le refus viscéral des autoritarismes politiques ou intellectuels.

    C'est la possibilité de faire évoluer au moins partiellement les paramètres de ma vie, de mon passé.


    Voilà en très rapide!

    C'est quelque chose que je réalise en partie, mais qui est aussi encore un objectif. Je ne sais pas si j'ai besoin de plus: j'ai surtout à réaliser la plénitude de ce que j'ai. Etre plus en gratitude envers ce que la vie donne de bon (la gratitude est selon moi une liberté).

    J'aimerais avoir assez d'argent pour créer ou soutenir des projets qui me tiennent à coeur. Mais je dois aussi admettre ma limite et en rester libre intérieurement.


    Bon, j'envoie. Mais il se peut que demain je trouve ma réponse peu explicite!...

    Bonne soirée.

  • @ Mère-Grand:

    D'accord avec vous.

  • Bonjour Homme Libre

    Merci à vous d'avoir pris la peine de me donner réponses, ces dernières me suffisant amplement...dans l'attente de vous lire,je m'étais permis d'imaginer "voler" et "ailes" dans ma petite tête, un peu comme le goéland...j'avais bien aimé ce film, il y a bien longtemps :-))

    Pour en terminer avec Me Bonnant, je tenais à vous dire que sur la forme, vous avez certainement raison avec votre "hors saison" hihi, mais pour ma part, si Genève n'avait plus son "Me Bonnant", il y aurait un petit vide tout de même !

    Peut-être faudrait-il l'inscrire sur la liste de l'Unesco ?

    Bien à vous

  • Bonsoir,

    Les aléas de la vie m'ayant retenu je n'ai pas perdu à l'esprit la promesse faite.
    Tout d'abord il est important de partir du principe que je suis libre de penser et que je ne m'affilie avec aucun parti. Les idées étant elle-même libre d'être exploitées, je ne les résume pas par un parti.

    Dans notre histoire il est question des indignés. Vous les montrez, Mauve, comme un groupe anti capitaliste, violent et fascistes de gauche. Ce ne sont que des apparences. Mon affirmation est irréfragable car avant même d'oser en parler, je suis allé les voir pour m'en faire une idée juste et pas une idée rapportée des médias ou des personnes.

    La première personne auprès de laquelle je me suis renseigné était une dame qui devait avoir la 40aine. L'image de l'ado rebel bobo s'est très vite envolée. Nous avons échangé et j'ai pu appendre qu'elle était économiste. L'image de personne ignare s'est également envolée. Puis j'ai discuté avec l'un de nos fervent blogger à savoir Adrien Faure. Malgré nos divergences nous avons trouvé beaucoup de points communs. Mais pas l'once d'une violence comme vous les accusez.

    Ce mouvement n'est rien de plus qu'un groupe de jeune utopiste qui se posent des questions. Ce simple fait est toujours dans la liberté individuelle et vouloir leur destruction ressemblerait à une idée totalitaire.

    A Madrid, le mouvement a poussé vers des élections anticipées. Le PP a gagné car le peuple continue dans sa logique du ping pong au lieu de s'impliquer plus dans la politique. Mais cet événement précipitera le destin des espagnols vers une nouvelle constatation le PP ne peut faire mieux que le PS. La grogne reviendra. Pendant ce temps le danger que vous appelez arrivent à faire parler d'eux avec de petites victoires

    "des expulsions d'étrangers sont retardées grâce à la mobilisation d'assemblées de quartier ;
    un boulanger, quelques individus dont un homme de 74 ans qui devaient être expulsés de leur domicile ou de leur boutique, les ont conservés"
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Indign%C3%A9s

    Pour des personnes sensées être anti-commerce et violentes, je trouve que vous y allé un fort. Si défendre les faibles est indigne, je suis indignés.

    Enfin, dire que le mouvement s’essouffle est une affirmation qui va totalement en contradiction avec ce que l'on a vu. Des mouvements sont partis de Grèce d'Espagne du Portugal, des USA, et ses mouvements ont gagnés la France, l'Allemagne, la Suisse l'Italie et l'Angleterre. En France Mélanchon a bien sûr subtilement essayé de faire de la récupération politique. Wikipedia nous apprend d'ailleurs que le 15 octobre il y a eu des manifestations dans 951 villes de 82 pays. Bien que le chiffre reste bas, le mouvement en lui même prend de l'ampleur. Je rajouterai au passage deux pays importants, la Belgique et Israël.

    Enfin le chapitre violence. Il est à déplorer que très souvent des casseurs se mêlent aux manifestations pacifique. Ces manifestations sont toujours polluées par deux types d'individus; les casseurs et les policiers déguisés. C'est un secret de polichinelle pour personne. En France, on a par exemple une section spéciale qui avait pour mission de repérer les gens de gauche et de les surveiller. Mais je n'ouvrirai pas longtemps ces hypothèses. On a des images qui nous montrent clairement des étudiants sur un campus qui ont été aspergé de gaz. La méthode est un peu musclée et fasciste. Nécessaire, si l'on est une personne qui veut protéger un système.

    La société humaine a ses failles. Elle ne peut être parfaite. Mais si il y a une chose qui sûr c'est que le système que nous vivons à ce jour il a été amené grâce à notre histoire et les différentes révolutions que l'Homme a faite. Notre siècle mériterait un changement vers une évolution supérieur et plus juste dans le pacifisme. Notre système de loi pourrait nous le permettre. Cependant, nous sommes obligé de constater que le niveau de vie baisse pour la majorité et augmente inutilement pour une minorité. La crise social va laisser une place à une crise alimentaire. Si le peuple se retrouve à avoir faim et qu'il constate qu'il y a trop de privilégié, il fera le mauvais choix d'aller à la violence qui pourra faire émerger un nouveau dictateur. Mais ne voulant pas en arriver là, je pense comme beaucoup que le système financier doit être repensé afin que l'argent circule et que l'économie soit au service de l'homme et par l'inverse.

  • Bonjour, j'ai essayé de poster un commentaire à deux reprises, mais visiblement il ne passe pas? trop long? je peux le diviser en deux

  • "Ce mouvement n'est rien de plus qu'un groupe de jeune utopiste qui se posent des questions."

    Les utopistes ne se posent aucune question, ils veulent un monde idéal qui n'existe pas et n'existera jamais. Des exemples célèbres d'utopie? Le fascisme, le nazisme, le communisme, vous voyez bien où mène l'utopie. L'utopie est la face souriante de la société totalitaire.

    Alors, vos discussions avec des péronnelles de 40 ans qui préfèrent s'agiter dehors et jouer les petites rebelles au lieu de bovaryser chez elles...

    Le pire, dans votre longue tirade, ce que vous prétendez me répondre alors que vous n'avez pas lu mon texte. Je n'ai parlé A AUCUN MOMENT d'"ignares", de "marginaux". Précisément, c'est ce que je reproche à Me Bonnant: en adoptant une posture esthétisante, il transforme ces fascistes en presque-victimes, en pauvres hères. Alors que je ne doute pas un instant que ce sont des fachos de gauche qui n'ont rien à faire de la crise économique, mais qui l'instrumentalisent pour assouvir qui des ambitions politiques personnelles, qui un profond ennui, qui une frustration encore plus profonde. Ce ne sont pas des marginaux, sauf par le nombre. Ils correspondent plutôt à ce que Hans Magnus Enzensberger appelle "les perdants radicaux". Essayez de trouver ce à quoi correspond ce concept, c'est drôlement intéressant.

    "A Madrid, le mouvement a poussé vers des élections anticipées. Le PP a gagné car le peuple continue dans sa logique du ping pong au lieu de s'impliquer plus dans la politique."

    Ouais, c'est vrai, le peuple n'a pas voté juste, il faut alors dissoudre le peuple et élire un autre à la place...

    Les socialistes ont perdu parce que, pendant 8 ans n'ont fait rien d'autre qu'une politique irresponsable et, pour tout dire, criminelle: le problème principal de partis de gauche, c’est que leur électorat traditionnel leur a tourné le dos il y a déjà une vingtaine d’années. Alors ils se sont mis à la recherche d’une nouvelle clientèle, car le mode de fonctionnement social-démocrate, fondé sur la mise sous tutelle d’une bonne partie de la population, sur le flicage de la vie privée et la redistribution par l’endettement, est par définition plus enclin au clientélisme que celui d'autres idéologies. C’est ainsi qu’ils se sont intéressés aux minorités les plus hurlantes, exclusives et marginales, et à les favoriser tout en méprisant les majorités. C’est également ainsi qu’ils ne peuvent accéder au pouvoir qu’en eaux troubles (le lendemain d’un attentat, comme en Espagne, ou en s’alliant aux f(r)anges les moins fréquentables de l’extrême gauche, comme en France).
    Les deux gouvernements Zapatero sont un vrai cas d’école de ces dérives socialistes : une arrivée au pouvoir dans des conditions louches (après l’attentat d’Atocha) ; une politique antilibérale accompagnée d’un gaspillage sans frein pour entretenir les nouvelles clientèles, ou financer les projets fumeux des proches du gouvernement ; un mépris absolu des majorités, illustré, par exemple, par une loi sur l’avortement que le plus grand nombre rejetait et n’a pas manqué de le faire savoir ; une déconstruction affirmée de toute majorité en favorisant les conflits ou en les déterrant (conflits entre hommes et femmes, avec le « ministère de l’égalité » de sinistre mémoire, conflits entre régions, en agitant les fantômes de la guerre civile ou en favorisant certains par rapport à d’autres, conflits entre espagnols et immigrés etc.)

    Et vous attribuez les élections anticipées aux indignés fachos alors qu'anticiper les élections c'est presque une tradition là-bas depuis au moins vingt-cinq ans!

    Vous voyez, votre image de l'Espagne est celle du touriste qui trouve les tentes et les barricades très romantiques.

    " le niveau de vie baisse pour la majorité et augmente inutilement pour une minorité."

    Je veux des sources, claires et crédibles, pas de la bouse anticapitaliste qui est en train de dévoyer toute une génération. Les idéologues de ce mouvement facho parlent d'une crise sans précédent, d'une société à l'agonie etc. Et, pourtant, l'espérance de vie n'a jamais été aussi élevée, la protection sociale n'a jamais été aussi bonne. J'en viens à penser qu'un des problèmes, non pas des indignés-cinglés, mais de les jobards qui les soutiennent, est le même que celui des anti-vaccin. Ils n'arrivent pas à imaginer ce que donnerait une société "sans". Parce que, la vraie misère, les pays de l'Europe occidentale ne la connaissent plus depuis des décennies. Imaginez-vous une famille où, sur 7 enfants, seulement 3 arriveraient à l'âge adulte? Et non, ce n'est pas l'Afrique d'aujourd'hui, mais un exemple réel (et courant) de l'Europe des années 1930. A côté de la misère de cette époque-là, le niveau de confort de notre époque à nous et simplement fantastique. Et cela atteint désormais aussi d'autres pays, autrefois sous-développés, et c'est tant mieux, malgré la pauvreté et les injustices qui existent toujours, et contre lesquelles il faut lutter par des moyens démocratiques et dignes, pas en cassant, en intimidant ou en envoyant des lettres piégées, comme en Italie, récemment.

    "il fera le mauvais choix d'aller à la violence qui pourra faire émerger un nouveau dictateur."

    Oui, c'est cela, si vous respectez encore les indignés, s'ils ne vous font pas encore peur, ce qu'ils n'ont pas encore trouvé leur führer...

  • C'est résolu, j'ai enlevé les liens, mais c'est dommage, parce que ces liens-là appuyaient mon argumentation. (0-0)

  • "Enfin, dire que le mouvement s’essouffle est une affirmation qui va totalement en contradiction avec ce que l'on a vu."

    Qui a vu quoi? seulement si vous prenez vos rêves pour des réalités... Voici ce qui se passe dans le monde entier depuis deux mois:

    http://www.lesaffaires.com/blogues/rene-vezina/l-echec-des--indignes---encore-la-faute-des-medias-/538211

    http://www.liberation.fr/monde/01012339573-espagne-la-mobilisation-des-indignes-s-essouffle

    http://www.tdg.ch/actu/monde/usa-mouvement-indignes-essouffle-2011-11-14

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111109trib000662985/les-indignes-francais-en-mal-de-popularite.html

    http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/11/20111122-225507.html

    Ca commence! Bon débarras!

    "Ces manifestations sont toujours polluées par deux types d'individus; les casseurs et les policiers déguisés."

    Mais bien sûr, la théorie du complot, on l'attendait, celle-là...

    " Mon affirmation est irréfragable car avant même d'oser en parler, je suis allé les voir pour m'en faire une idée juste et pas une idée rapportée des médias ou des personnes. "

    Votre affirmation est partielle et partiale, elle découle uniquement du petit catéchisme de gauche qu'on vous a bien mis dans la tête. Vous ne pouvez convaincre personne à partir des délires d'une pouffe qui fait du camping sauvage parce que c'est à la mode et d'un petit blogueur en pleine régression intellectuelle ne représentant personne d'autre qu'eux-mêmes.

  • "Les socialistes ont perdu parce que, pendant 8 ans n'ont fait rien d'autre qu'une politique irresponsable et, pour tout dire, criminelle: le problème principal de partis de gauche, c’est que leur électorat traditionnel leur a tourné le dos il y a déjà une vingtaine d’années."

    "Non c'est le jeu continuel du ping pong...
    Votre affirmation est partielle et partiale, elle découle uniquement du petit catéchisme de gauche qu'on vous a bien mis dans la tête."

    Pardonnez-moi de rire... j'ai été élevé justement pas dans une famille à tendance de gauche. J'ai même pris la voie économique. Donc je n'ai justement pas le catéchisme de gauche j'ai celui de droite. Je sais vers quoi le catéchisme libéral nous pousse. Désolé de vous dire mais vous avez tout faux. Je ne veux convaincre personne de de faire du camping car cela ne résoud rien. Je fais ce que je dois faire en dehors de mon blogg et sur scène.

    Si je dois prendre vos sources sur l'essouflement je ne peux constater des affirmations de médias qui avaient 3 mois de retard sur des mouvements en marche.

    "Mais bien sûr, la théorie du complot, on l'attendait, celle-là..."

    Ben oui on utilise ce terme cet expression à tout va mais pour n'importe quoi. Renseignez-vous sur les années 80 en France. Il faut savoir que même Coluche était sous surveillance de cette cellule anti-gauche. Si vous préférez ne pas assumer votre société ne vous cachez pas derrière une soit disante théorie du complot...

    En conclusion, vous pensez que je veux convaincre alors que j'expose. Vous essayez de convaincre les lecteurs en parlant de moi et vous vous trompez. Parler d'essouflement est juste si on parle de vente dans le commerce. Le mouvement existe et je n'en fais pas partie. Mais n'étant pas aveuglé par la haine je reste rationel. Si la misère continue à grandir, ce type de mouvement ne va sûrement pas s'essoufler!

    Vous m'avez convaincu d'une chose: vous ne connaissez pas le mouvement des indignés. Vous pensez qu'ils cherchent un nouveau "Fürer" alors que c'est un mouvement qui justement prône ne pas avoir de chef et n'en veulent pas. Ils sont plutôt proche d'une démocratie participative plutôt que représentative.

  • "Non c'est le jeu continuel du ping pong..."

    Vous riez, mais vous n'apportez aucun argument, vous vous bornez à répéter tout le temps à quel point ce mouvement débile vous semble chouette, grand bien vous fasse.

    "Désolé de vous dire mais vous avez tout faux. Je ne veux convaincre personne de de faire du camping"

    Vous avez-tout de même appris à lire? Je n'ai pas dit que vous vouliez pousser quiconque à faire du camping, mais que les bonnes femmes qui font du camping en ville pour échapper à leur ennui ou frustration (ou les deux) ne représentent qu'elles-mêmes.

    "je ne peux constater des affirmations de médias qui avaient 3 mois de retard sur des mouvements en marche"

    En français ça donne quoi? Votre phrase est quasi incompréhensible.Toutes mes sources, sauf une, dataient des mois de novembre et décembre. Et je n'ai pas mis une dizaine d'autres articles en lien qui constataient tous la même réalité, celle d'un mouvement qui, après un buzz initial, finit par lasser et dégénérer.

    "Le mouvement existe et je n'en fais pas partie"

    Vous goûts vous regardent... Vous n'aimez pas le mot essoufflement? essayez donc "éteindre", "mourir" et bientôt "disparaître". Cela n'arrive pas du jour au lendemain, mais ça arrive doucement.

    En tout cas, vous n'aimez, ni l'ironie, ni sortir des idées reçues et des chemins balisés. Continuez à lire donc la presse complaisante avec les campeurs sans terrain de camping. Je n'interviendrai plus.

  • Cher Mauve,

    Vos propos manque de courtoisie. Votre colère que vous balancez ne sert à rien sauf à vous faire du bien. Depuis le début vous balancez des idées et vous sous entendez beaucoup de choses. Vous avez résumé ce mouvement avec des arguements bien pauvres sans même avoir pris le temps de découvrir qui faisait partie de ce mouvement. Vous en avez peut être pas envie libre à vous! Mais ne parlez pas sans connaître. Soyez un rationel dans le traitement de la communication de ce mouvement.

    "Vous riez, mais vous n'apportez aucun argument, vous vous bornez à répéter tout le temps à quel point ce mouvement débile vous semble chouette, grand bien vous fasse"

    Voilà qui prouve bien que j'aime l'ironie. Vous qualifiez de débile des gens. Mais de quel droit ? On voit que le respect humain est une notion qui vous échappe. D'ailleurs n'ayant pas dit que ce mouvement est chouette je crois que mes propos aussi vous échappe. Ce mouvement n'est pas chouette, j'aurai préféré qu'il n'existe pas. Son existance est juste une petite réponse pour beaucoup de gens déspéré. Y-répondra-t-il ? seul le temps nous le dira.

    "je ne peux constater des affirmations de médias qui avaient 3 mois de retard sur des mouvements en marche"

    Mais il semblerait que vous connaissez ce mouvement à travers les médias. Ma phrase étant peu clair je vais vous l'exposer.

    Le mouvement a commencé aux alentours du 15 mai en Espagne. Au départ les médias traditionnels ont parlé de manifestations sans parler du mouvement. Il fallut attendre plusieurs mois avant que le mouvement des indignés intéressent les médias. Je vous rappelle que la presse parle plus de ce qui fait vendre que ce qui renseigne. Je ne dis pas que vos sources sont fausses. Vous avez mis en avant les derniers articles sur les indignés. Cela dit je vous rappelle que le mouvement s'occupe d'actions locals. Comme je vous l'ai dit plus haut, un boulanger à conserver son magasin et une personne agée a conservé son habitat. (on retrouve sur wikipedia ces actions)

    Aux USA, des actions de même ampleur ont été menée. Cela a été relaté aux 20heures. Le mouvement depuis sa création ne s'essoufle pas. Il gagne de l'ampleur. Si vous ne voulez pas le voir libre à vous. Pour une fois depuis longtemps un mouvement est international. Dire qu'il s'essoufle veut dire que le mouvement arrive à saturation. Ce qui n'est pas du tout le cas. Le simple fait que Stephane Hessel soit passé faire une conférence prouve que justement que l'on parle toujours du mouvement.

    Ce qui arrive doucement c'est l'acroissement de la misère. Entre les changements de l'assurance chômage, les baisses de l'AVS dans certains pays comme l'Italie vont donner du poids à ce que des personnes descendent manifester. Il suffit de regarder par la fenêtre pour se rendre compte que les choses ne peuvent continuer comme cela.

    J'adore l'ironie et j'en fais assurément très souvent. Ce que je n'aime pas c'est la haine et les gens qui manque de courtoisie. Dans cette discussion, il n'était pas question de POUR ou CONTRE les indignés mais d'exposé ce qui est avec des visions différentes. Si vous n'êtes pas assez gentleman pour discuter, effectivement ne venez plus partager ou débattre.

  • "Les utopistes ne se posent aucune question, ils veulent un monde idéal qui n'existe pas et n'existera jamais. Des exemples célèbres d'utopie? Le fascisme, le nazisme, le communisme, vous voyez bien où mène l'utopie. L'utopie est la face souriante de la société totalitaire."

    ?? Un record d'absurdités! Cette commentatrice devrait ouvrir son dictionnaire!

  • "«C’est esthétiquement offensant!» elle est significative. Il faudrait sans doute que les indignés des Bastions s’habillent en Prada ou en Saint-Laurent pour avoir l’heur de lui plaire. Doivent-ils arborer une Rolex ou une Breitling et loger dans des yourtes Jean Nouvel pour être crédibles? "

    Aucun rapport! L'esthétique n'est pas que dans les vêtements...

    "Seraient-ils moins esthétiquement offensants dans le parc de l’hôtel La Réserve?"

    Pas du tout! Ce que Me Bonnant a voulu dire, c'est tout simplement "esthétiquement offensant" à la vue. Cela fait désordre!

    Bonne nuit :)

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