Prostitution: les abolitionnistes font fausse route

Les députés français viennent d’en remettre une couche: ils ont voté une proposition de résolution prônant l’abolition de la prostitution. Cette résolution n’est pas contraignante et n’oblige pas à voter une loi sur la question, mais elle est une étape vers la criminalisation de cette activité et son éradication.

prostitution-01.jpgLes députés de droite et de gauche se rangent du côté de l’abolitionnisme. Celui-ci n’est pas nouveau. L’abolitionnisme moderne se développe au XIXe siècle.  A l’époque les prostituées étaient contrôlées médicalement, lequel contrôle médical faisait aussi office de contrôle administratif. Joséphine Butler, féministe anglaise, a fait campagne pour l’abolition des contrôles médicaux et de fait contre la réglementation. L’Angleterre renonce à ces contrôles en 1886 (la France en 1946). Suite à cela les prostituées n’ont plus eu de suivi ni médical ni administratif. Elles passent des maisons closes à la rue. L’abolitionnisme de l’époque ne propose pas l’éradication ou la prohibition de la prostitution mais la fin de sa réglementation.

Ensuite la prostitution n’est ni réglementée ni expressément interdite, seul le proxénétisme étant criminel en France. Il en est ainsi jusqu’en 2003 où la loi Sarkozy criminalise les prostituées au travers du délit de racolage.

L’antique condamnation morale de la prostitution, puis l’abolitionnisme et aujourd’hui le néo-abolitionnisme, se relaient donc au fil du temps. L’argument majeur actuel n’est plus moral: les abolitionnistes considèrent la prostitution comme une violence et une contrainte faite aux femmes. Dans le même temps le client, majoritairement masculin, est considéré comme un criminel.

La fausse route des abolitionnistes comme des prohibitionnistes peut être définie selon les points suivants:


1. La prostitution forcée et les réseaux mafieux sont bien une violence grave faite aux prostituées et doivent être combattus avec une détermination sans faille.

2. Les abolitionnistes amalgament cependant de manière abusive la prostitution forcée et celle qui est librement choisie.

3. La confusion entre prostitution forcée et choisie est entretenue aux fins de nourrir une idéologie d’origine moralisatrice, d’imposer une notion de «faute» morale et pénale au client et de réinstaurer un ordre moral contraire à la liberté de choix de sa vie et de sa profession. L’abolitionnisme participe à la mise en place d’un nouvel ordre moral contraignant dans lequel la sexualité est suspecte.

4. La volonté d’éradiquer la prostitution est opposée à celle des prostitué-e-s qui travaillent librement. Elle est une imposition autoritaire et anti-démocratique contraire aux libéralisme politique et social, et contraire à l’évolution de la société vers le libre choix et le consentement Prostitution-04.jpgpersonnel. Des prostitué-e-s s’opposent ouvertement à l’abolitionnisme et à la prohibition au nom de leur liberté de travail (Act Up, STRASS).

5. Des programme sociaux ont été mis en place pour inciter les prostitué-e-s à abandonner leur métier. De l’aveu même du Sénat français il semble qu’ils aient très peu d’impact. Le discours du Sénat est entièrement tourné vers la victimisation des prostitué-e-s. Mêmes ceux et celles qui l’ont choisie librement sont inclus abusivement dans un statut de victimes. C’est faire peu de cas de la parole et de la liberté de ces personnes. C’est les considérer comme «malades» malgré elles et leur dénier leur libre arbitre. La proposition du Sénat de faire bénéficier ces personnes du RMI ne semble pas vouloir prendre en compte que pour beaucoup des travailleuses du sexe, une ou deux passes par jour rapporte plus qu’une journée de RMI.

6. D’un point de vue anthropologique force est d’admettre que la sexualité - et son lieu anatomique - ont une signification particulière, en tant que lieu du désir et de l’interdit, et de la reproduction et de la survie de l’espèce. Ce seul argument pourrait expliquer la multitude et la complexité des règles et tabous qui entourent la sexualité. Toutefois l’argument anthropologique n’est pas relevant ici dans la mesure où les abolitionnistes n’y font pas appel. Seul l’argument de violence supposée est mis en avant, violence qui se traduirait par l’exploitation du corps du ou de la prostitué-e. Ce langage communiste fait actuellement loi dans les milieux féministes abolitionnistes. Pourtant, si l’on écarte la considération anthropologique, louer son sexe doit être considéré de la même manière que louer n’importe quelle partie de son corps: muscles, cerveau, mains. Le rapport marchand qui caractérise la plupart des activités professionnelles est fondé non pas sur une contrainte mais sur un contrat. Si l’on abolit le rapport prestataire-client dans le cadre de la prostitution librement choisie et contractualisée, il serait logique d’abolir toute relation marchande entre les humains et donc abolir le travail salarié par lequel on loue son corps ou ses facultés!

7. La description du client sous-entendue dans la description du rapport de violence ne ressemble en rien à celle faite par de nombreuses prostituées. L’image de prédateur sexuel instillée par les milieux abolitionnistes n’a rien à voir avec la timidité et la gêne montrée par une grande majorité de clients. A ce sujet il serait utile de diffuser largement le film de Jean-Michel Carré: «Travailleuses du sexe (et fières de l’être)».

8. L’abolition et l’éradication de la prostitution sont de nature à générer une prostitution illégale où ceux et celles qui la pratiqueront seront en danger. Là où l’Etat abandonne son rôle protecteur et régulateur les réseaux mafieux prolifèrent. Si l’abolition était votée, l’Etat, les député-e-s et les mouvements abolitionnistes seraient moralement responsables des conséquences d’une telle situation. De plus la prostitution cachée comme celle de mères de familles (la majorité des prostituées en France), ou d’étudiantes (au minimum 2‘000 en France, peut-être beaucoup plus, prostitution-03.jpggagnant 200 euros de l’heure ou 1‘500 euros la nuit), ne sera pas concernée car invisible. Enfin la prostitution classique ne représenterait que 1% des revenus de l’industrie du sexe. La plus grande part revient à l’industrie du film et des magazines, où l’acte sexuel est accompli contre rémunération. L’hypocrisie des abolitionnistes est patente sur cette question, car les producteurs devraient être arrêtés pour proxénétisme. Et puisque de nombreuses féministes considèrent le mariage comme une prostitution légale, il faudrait l’abolir!

9. La volonté d’établir une société «moralement pure» est généralement liée à une vision sectaire et autoritaire de la société. A choisir mieux vaut une société imparfaite mais libre qu’un monde «pur» et totalitaire. La contrainte est un crime. Le contrat n’est pas un crime. En faisant glisser le contrat dans la catégorie des crimes on dénature les fondements de la société: contrat, consentement, libre arbitre.

10. La volonté de punir le client (jusqu’à 6 mois de prison dans certains pays) criminalise un peu plus la sexualité masculine. C’est une nouvelle progression du sexisme. Le stéréotype homme bourreau/femme victime bat son plein. Il n’est que de lire les propos de Claire Quiret, porte-parole de la Convention abolition:

«La prostitution doit être reconnue comme un système de violences. Obliger les femmes à avoir des rapports sexuels en échange d'argent ne relève en rien de la liberté, c'est la perpétuation de l'idée selon laquelle la sexualité masculine est irrépressible et doit être satisfaite à n'importe quelle heure et à n'importe quel prix».

Il n’est d’une part pas question d’obliger les femmes à quoi que ce soit dans le cadre de la prostitution librement choisie par elles-mêmes. D’autre part, bien loin de cette caricature misandre typique du féminisme marxiste et radical, la sexualité des clients de prostituées est loin d’être irrépressible. Elle est dans la plupart des cas l’expression d’une misère sexuelle.

11. Si le client est considéré comme un criminel, celle qui fournit le service est complice du crime. De même que le vendeur et le consommateur d’herbe sont tous les deux des contrevenants à la loi, il ne peut être fait d’exception au principe d’égalité. Or après les lois sur le féminicide dans certains pays, ce projet de loi asymétrique est bien une entorse au principe d’égalité et de réciprocité de la loi.

12. En conclusion: soit on est du côté de la démocratie et du libéralisme intellectuel et politique, et la prostitution choisie relève du libre arbitre et de la relation contractuelle; et si l'on s'oppose à la prostitution on doit convaincre celles qui la pratiquent plus que punir leurs clients. Soit on soutient la dérive autoritaire de la société et la criminalisation du sexe masculin sous la pression d’un certain féminisme, et le principe d’égalité - donc la démocratie - est un peu plus perverti.

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Commentaires

  • éternel recommencement des recettes qui ne font qu'empirer ce que l'on veut éradiquer au nom de la morale (une certaine morale): souvenons de la prohibition qui a fait de l'alcool un produit très lucratif pour la mafia...l'alcool n'a fait que disparaitre des devantures mais il a continué a prospérer en cachette avec tous les risques évidents: banditisme, produits frelatés et toxiques ....
    Il faut traquer la prostitution forcée, et punir les profiteurs du crime, qui n'est pas la prostitution mais le fait de forcer quelqu'un a l'exercer. Et il faut foutre la paix a ceux et celle qui pratiquent la prostitution de leur plein gré, favoriser une vie décente pour ces personnes hommes ou femmes: suivi médical, impôts retraite.....

  • Ah ouais t'es un rigolo toi sans mauvais jeu de mots.
    C'en est pas aux citoyens qui n'ont rien demandé de payer pour les histoires de c.. des autres hein ?
    Faut trouver autre chose, il y a des choses bien plus importante que la prostitution que nos impôts auraient un rôle à jouer.

    "Les députés de droite et de gauche se rangent du côté de l’abolitionnisme."

    Coïncidence aujourd'hui F. Bayrou a annoncé sa candidature, je sais pour qui je vais ou pas voter dans 5 mois

    "L’antique condamnation morale de la prostitution, puis l’abolitionnisme et aujourd’hui le néo-abolitionnisme, se relaient donc au fil du temps. L’argument majeur actuel n’est plus moral: les abolitionnistes considèrent la prostitution comme une violence et une contrainte faite aux femmes. Dans le même temps le client, majoritairement masculin, est considéré comme un criminel."

    Oui on change de bouc-émissaire à chaque nouvelle réforme et étrangement, l'homme est un bouc émissaire évident chez certains illuminé(e)s. Tiens ça me rappelle Hadopi ça, on punit l'internaute et pas les warez, avec comme proxénète les FAI.
    Quel monde nous on laissé nos ancêtres ?

  • Je viens de tomber sur un article trop sobre retenir mon attention.

    http://www.sos-sexisme.org/infos/origine.htm

    Pour ceuxque ça intéresse y a un lien bien moins frivole que celui-ci haut ;)

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61818q/f3.image

  • Superbe article sur la liberté.

    C'est une nouvelle exclusion qui se profile à l'horizon. Désormais il y aura l'élite, les jeunes, les beaux qui auront droit à une sexualité correcte. Les vieux, les laids, les timides, les handicapés, eux seront condamnés à l'exclusion.

    Que cette voix humaniste et lucide se fasse entendre en France, vite et très fort.

    N'abandonnez pas les Français qui souffrent de la misère sexuelle et les Françaises qui veulent être libres de choisir leur vie.

  • "Si le client est considéré comme un criminel, celle qui fournit le service est complice du crime. De même que le vendeur et le consommateur d’herbe sont tous les deux des contrevenants à la loi, il ne peut être fait d’exception au principe d’égalité. Or après les lois sur le féminicide dans certains pays, ce projet de loi asymétrique est bien une entorse au principe d’égalité et de réciprocité de la loi."

    Oui c'est exactement ça, ces féministes ont donc raison quand elles disent qu'elles n'ont pas atteint l'égalité. Elles l'ont ouvertement dépassé.
    Saloperies de féministes, les vraies prostituées dans l'histoire, prostituées du capitalisme.

  • @ Kasilar

    Merci de ne pas faire d'amalgame. Le féminisme est un bon mouvement. Il y a deux type de féministes. Celles qui considèrent que l'homme est un partenaire, un égal, et les féministes radicales qui considèrent que l'homme est un adversaire, un prédateur voire un être inférieur (si ! si ! Lisez ce que pensent les féministes américaines).

  • Kalisar, si ta réponse m’est destinée, je crois que tu n'as pas compris ce que je disais. Pour moi il est important de reconnaitre la prostitution et de considérer que c'est de l’artisanat et qu'un statut normal doit s'y appliquer:cela suppose que les intéressé(e)s soit déclaré(e)s, qu'ils soient suivis médicalement comme tout citoyen et voir plus, qu'ils puissent payer leurs impôts et préparer leur retraite; ils ne doivent pas vivre en marge en sous marins du système, ni a sa charge.

  • Actuellement j'assiste à une coercition de ma vie privée et des manipulations, tracking,intimidations subtiles, homophobie(sorte de piège pour vous emmener au tribunal et vous piégez car vous est sans ressource) qui n’existaient pas dans la France des années avant les attentats de 2001 ,il y à beaucoup de communautarismes et les chômeurs par exemple n'ont pas droit à parole sauf de se faire aliéner par cette société hiérarchique communautaire et autoritaire et l’opposition ne fait que suivre la marche des populismes...et surtout de la démagogie.Le citoyen n’existe plus , le produit oui et le consumérisme aussi , vous achetez vous existez , sans achat vous n'avez aucune valeur c'est justement là que se cache le "si tout le monde fait ça ,vous devez le faire" sorte de dictature imposer aux personnes de la pensée ça rejoint le reste c'est à dire le courant libéral autoritaire et non humanistes de fausses valeurs quoi!

    Je ressens comme une agression à mon libre arbitre, je ne comprends pas trop ce qui m'arrive mais c'est en lien avec ce que vous dites , ça serait trop compliqué à vous expliquez mais il y à une autocensure des personnes et des médias qui est très dangereuse pour la démocratie.

    Je ne sais pas si cela est lié à la crise mais il y à une énorme monté des populismes...moi j’étouffe dans ce nationalisme exaspérant qui est pire que si l'Europe n'existait pas.
    Il se passe des choses bizarres en Europe très très bizarre comme la caricature de la chancelière en nazis , nous pouvons être impulsif sous l'emprise de notre caractère mais de là à les assimiler à des nazis je trouve ça dégueulasse, jouer avec des peurs comme ça dans les médias c'est très dangereux et ça reflète une chronologie des événements qui se répètent,il n' y à plus d'équilibre comprenne qui veut moi j'ai compris.

    ça nous entraine vers des lois ou les féministes auront toujours raison ce que vous appelez par inégalité devant la justice je pense que c'est affreux et intolérable , la justice se doit d'être impartiale et rapide.

    Ah oui pour finir cet loi sur la prostitution n'est faite que en partie pour me piéger et me mettre en tôle car il s'agit de ça (ils utilisent mon sexe masculin comme moyen de déstabiliser mon identité sexuelle ,de me discréditer,ils font en sorte que je ne puisse plus avoir de relations sexuelles pour protéger ceux qui le leur rendent bien aux élections en même temps mes bourreaux des manips , en vue de protéger toujours les mêmes les nantis qui ne sont même pas capable (certain pas tous j'espère) de dire bonjour en face à un pauvre ils doivent avoir des interlocuteurs , là ou le roi demander à voir le sujet en personne si je ne dis pas de bêtises les nôtres ont besoin d'intermédiaire , quel paradoxe si je ne dis pas de bêtise même si je ne suis pas pour la monarchie.

    Aujourd'hui je pense que je ne suis plus en démocratie en France , je le pense vraiment car le simple fait d'ouvrir un magazine ou un livre d'informatique ou de physique ou autre (culture) vous devenez suspect au yeux des autorités ,un hacker en puissance ou bien un fou , distiller des peurs c'est créer un ordre malsain très malsain. Malgré le fait que nous ayons des aides de l'Etat nous sommes 24H/24 sous surveillance du principe de précaution le même principe qui nous établis cette loi sur la prostitution et qui dérive complétement sur l'aliénation des individus et sur nos libertés individuelles.

    Oui l'Europe prend un nouveau chemin à mon sens très chaotique surtout quand la France décide de s'occuper du sexe des gens avant de s'occuper de leur propre système social, et les mêmes qui votent ces lois vont plus que souvent à mon humble avis voir les personnes qu'ils dénigrent dans leurs projets de loi mais pour eux point de pénitence ils ont du pouvoir et le pouvoir ça monte à la tête !!!!!!!!!!!!!!!
    Moi je suis au Rsa et je me considère en résidence surveillé puisque je fais fasse à des intimidations d'ordre psychologique et de discrédits, mais c'est une résidence douce..silencieuse, pernicieuse, suspicieuse qui vous écroule de sont poids et qui fait de vous le prochain criminel ajouté à cela un harcèlement dans votre vie privée et des provocations et peut être des écoutes illégales qui ne demandent qu'à être verifié, un isolement et des manips de votre banque ainsi que le désir d'échapper à la résidence parentale , c'est un cercle vicié et vicieux qui vous emmène tout droit en enfer.
    Personnellement c'est que je vis et qui m’exaspère surtout le fait de ne pas pouvoir décoller à cause de la lourdeur de l'Euro , la panoplie des parfaits aliénateurs qui s'occupe de votre vie privée et qui vous disent ce que vous DEVEZ FAIRE ET PAS FAIRE...et qui vous font comprendre que rester pauvre c'est toujours mieux pour la censure que devenir riche en vous laissant évoluer et vous y aidant..ça craint mais ce que je vis c'est pas du tout envoutant c'est plutôt déroutant..

    Voilà j'ai dit ce que j'avais à dire c'est très bien ce que vous avez écrit c'est ce qu'il faut ou alors encadré ces personnes là mais vous ne parlez pas des escorts boy eux aussi sont dans la même situation mais elle n'en parle pas.. c'est évident..nous savons pourquoi!

    Voilà à bientôt
    Hervé pardon pour les fautes je dois acheter "le bon usage".

  • J en serais pas étonner de voir des abolitionnistes aller aux putes à Genève ou en Allemangne après l'avoir interdit en France. Un peu comme ceux qui ont instaurés le permis à point et qui ne respectent pas le code de la route. C'est ce qu'ont constatés des journalistes il y a quelques années qui ont pris en filature sur la route des ministres et même Sarkozy.

    D.J

  • Ils ont déja suffisamment à faire comme ça en Belgique.

  • hl, qui n'a décidément rien compris à l'abolitionnisme, disait

    "La confusion entre prostitution forcée et choisie est entretenue aux fins de nourrir une idéologie d’origine moralisatrice, d’imposer une notion de «faute» morale et pénale au client et de réinstaurer un ordre moral contraire à la liberté de choix de sa vie et de sa profession. L’abolitionnisme participe à la mise en place d’un nouvel ordre moral contraignant dans lequel la sexualité est suspecte."

    Voici ce que dit la philosophe Rhéa Jean


    «Les réglementaristes reprochent aux abolitionnistes de privilégier une vision "essentialiste" de la sexualité, en clair une idée de ce qui serait "bien" ou "pas bien", plutôt que les choix des individus. Or, pour moi, l’abolitionnisme est loin d’être en contradiction avec les valeurs de droit à l’autonomie, de liberté individuelle et de droit à la vie privée que prétendent défendre les libéraux.
    Ce n’est pas au nom d’un ordre social ou d’une définition de la "normalité" sexuelle que la plupart des néoabolitionnistes s’opposent à la prostitution. C’est justement au nom de la liberté de chaque individu de pouvoir vivre sa sexualité selon ses choix et préférences, et non selon la nécessité économique. Les néoabolitionnistes ne cherchent pas à dire qu’une pratique sexuelle est meilleure qu’une autre ; ils pensent plutôt que l’expression des choix personnels n’est pas favorisée lors d’un échange de services sexuels contre de l’argent.

    Les penseurs libéraux font la promotion d’une société individualiste dans laquelle les personnes sont libres d’explorer leurs préférences sexuelles à condition que les pratiques se déroulent entre adultes consentants. En présentant la prostitution comme un simple contrat entre deux individus, ils échouent, selon moi, à définir l’autonomie sexuelle.

    En effet, cette autonomie ne peut exister qu’en l’absence de contraintes économiques. Le point de vue néoabolitionniste considère justement que la prostitution empêche l’expression des préférences sexuelles, notamment des femmes et des plus pauvres.
    Il dénonce non seulement le fait que cette industrie repose précisément sur le renoncement de ces personnes à l’autonomie sexuelle mais aussi sur l’exaltation d’une culture qui suppose que les besoins sexuels de certains individus, en l’occurrence masculins, puisse s’imposer à d’autres individus, en l’occurrence majoritairement féminins, en échange d’argent.»

    La suite ici : http://www.pourunesocietesansprostitution.org/Rhea-Jean-philosophe

    Je ne vais pas relever les autres arguments, tous fallacieux. Rien que comparer "l'abolitionnisme" du 19ème siècle avec le suédois montre bien la mauvaise foi de hl, comme si les situations étaient comparables.

  • surprenant !! des organismes sur le terrain (médecins par exemple) ou syndicats
    de prostituées, sont contre les nouvelles réglementation. Quant aux députés, à l'écart du terrain, accompagnés d'une association qui, sauf erreur de ma part a
    été créée par des religieux catholiques (il y a donc ici un sentiment religieux)
    ils décident de voter cette loi. Sur le terrain on voit de plus en plus en forêt des filles seules, sans surveillance, des sites internet qui prolifèrent, avec propositions de prostitution, des maisons de massage. Le résultat de cette loi sera tout simplement une précarisation supplémentaire et les filles qui sont à leur compte (payant des impôts), louant un studio et ayant leurs clientèle, rejoindront les millions de personnes en difficultés. Beau résultat. A noter aussi, à une époque ou les tribunaux "croûlent" sous les nouvelles lois, et deviennent incapables de les appliquer, qu'il aurait été souhaitable que les députés passent leur temps à faire des choses sérieuses.

  • @hervé/ Merçi pour ce témoignagne, les fautes n'ont pas grande importance car on recherche avant tout les "idées"

    je crois qu'il ne faut pas se formaliser d'une situation Francaise qui exclue
    et culpabilise. Ce que je reproche à SARKO (car il a aussi des qualités) c'est ce populisme, ce moralisme, dont je ne me souviens pas sous De gaulle, chirac, MITTerand et les autres. Cela rejoint un peu le problème des prostituées qui ne "sont pas dans l'ordre moral". Pourquoi une association fondée par des catholiques est pour l'abolition ?? par exemple.....

    Pour rejoindre votre problème j'ai été au chomage à 57ans et ai constaté dans une association nombre d'ingénieurs, cadres supérieurs, qui, après 3ans à faire du porte à porte pour avoir du boulot en France, partaient en Allemagne ou ils avaient 4 propositions (la France se caractèrise par une exclusion des seniors)......Il en découle qu'ils ne savent pas gérer, bien sûr les Entreprises, mais aussi le gouvernement qui joue sur le populisme, la discrimination.,....pour se justifier, s'en sortir !!! Je ne sais si la gauche sera mieux, mais je pense que ces décisions (prostituées ou autres) ont deux recurérer du fric (amendes, etc), culpabiliser et moraliser,
    Vous êtes "vous même", avec des qualités, une formation, une volonté, ne vous laissez pas influencer......regardez ces filles poussées vers la précarité, l'insécurité, par exemple !

  • De toute façon cette loi abolitionniste ne pourra jamais passer en France. Il y a un Conseil Constitutionnel qui s'opposera. Elle est trop liberticide pour la constitution française. Par ailleurs il y a assez de preuves qu'en Suède n'est pas la solution et que les statistiques son biaisées.

  • "...ils pensent plutôt que l’expression des choix personnels n’est pas favorisée lors d’un échange de services sexuels contre de l’argent."

    On pourrait dire la même chose de la plupart d'activités humaines, entre autres, la pratique de la médecine, la garde des enfants et les activités artistiques.

  • ... et même de certains mariages.

  • On devrait faire une enquête à chaque fois qu'une femme épouse un homme riche ?

  • L’abolitionnisme liberticide ? On n’a pas la même conception de la liberté. Aux USA, des gens défendent le port d’armes au nom de la « liberté » ! C’est la même chose pour ceux qui défendent la prostitution et que je soupçonne d’être des clients prostitueurs, sans quoi, il n’y a aucune raison de soutenir cette activité dégradante pour les femmes et réductrice pour les hommes, dont la sexualité n’est absolument pas réprimée. On peut très bien vivre seul sans avoir besoin d’aller se vider les c…es dans le corps d’une femme.
    D’autre part, je suis abolitionniste mais je n’ai rien à voir avec ces cathos intégristes qui sont effectivement moralisateurs, ce que je ne suis pas. Je ne dis pas au prostituées ni aux clients prostitueurs « c’est pas bien ce que vous faites », je m’interroge sur une pratique prédatrice qui n’a plus sa place dans le monde d’aujourd’hui.
    Ôtez-vous de l’esprit que les abolitionnistes ont des motifs moraux : renseignez-vous d’abord, lisez la littérature abolitionniste, écoutez les témoignages de ces prostituées qui ont vécu un enfer et qui témoignent après en être sorties.
    Voir le blog d'Angel K, ancienne prostituée

    http://survivrealaprostitution.blogspot.com/

    Extraits

    «Depuis que je suis sortie, je me retrouve toujours perdue, apeurée, souffrante. Il n'y a aucun endroit que je puisse appeler chez moi. Je n'ai pas l'impression de coller avec la majorité des gens normaux, avec leurs vies normales, leurs familles normales, leurs comportements normaux. Avec leur acceptation sans critique, sans questionnement, de la façon dont en tant que femme j'ai été traitée par la société, et le suis encore.

    C'est comme s'ils me voyaient sans me voir, ils voient ce qu'ils veulent et jettent le reste. Avec leur assertion confortable que la prostitution devrait être légalisée, que cela donne du pouvoir aux femmes de "choisir" le travail du sexe, que l'inégalité de genres est une chose du passé, qu'il y a plein d'aides partout pour les femmes maltraitées, si seulement elles voulaient bien en profiter. Ils parlent avec assurance de l'addiction, de l'alcoolisme, comme d'un choix de vie, rien de plus, médiocre s'il en est, un signe de personnalité faible et d'égoïsme et d'immoralité. Je me sens suffoquée, ignorée par eux et leurs croyances. C'est comme s'ils parlaient un langage différent du mien. C'est le cas.

    Leurs mots me font souffrir, mal informés, détachés de la réalité, voilés dans un langage étrangement hors de contexte étant donné la nature de l'industrie du sexe. Vides de sens, mais largement acceptés. Aseptisés jusqu'à l'abstraction. Réadaptés jusqu'à la vacuité. Un tel langage suggère qu'il serait prude de voir les femmes achetées et vendues dans la pornographie et la prostitution comme quoi que ce soit de plus qu'une expression de la liberté d'expression et du libéralisme. Et tu vois, elle sourit, c'est donc qu'elle aime ça ! Et puis on ne changera pas les hommes...

    Regardant une femme nue dans la pornographie, avec des objets dans son vagin et son rectum, les défendeurs de l'industrie du sexe ne parlent pas du tout des femmes, mais à la place ils parlent le langage des droits et de la liberté d'expression et de choix. Tellement plus proche, tellement moins affligeant. Tellement plus acceptable socialement. Après tout, qui ne serait pas en faveur des droits, de la liberté d'expression et de choix ? Pris hors de contexte, ces mots sont acceptés comme ayant des connotations positives. Notre société les promeut. La question que nous avons besoin de poser c'est, est-ce que ces mots ont leur place dans le contexte de l'industrie du sexe et de ses pratiques ?

    L'industrie du sexe et notre culture qui l'accepte regardent à travers les femmes qu'ils utilisent. Elles ont regardé à travers moi, regardent à travers moi. Tout en regardant une vraie femme vivante devant eux, nue, avec ses organes génitaux exposés, les défenseurs de la pornographie sont étrangement aveugles. Ils ne voient que ce qu'ils veulent. La valeur de son corps à leur yeux repose sur leur capacité à projeter leurs désirs et leurs croyances sur elle, et donc à l'utiliser sans reproche ni responsabilité. Elle reste un objet de fantasme à leurs yeux parce qu'ils ne voient pas, ne verront pas, la réalité. Tranquillement du bon côté de la caméra, les "utilisateurs" de la pornographie restent à une distance aseptisée des fluides corporels, des bleus, des émotions, de la réalité. Ils ne se connectent pas à la femme de l'autre côté de la caméra, se tenant ouverte, posant, insérant des godemichés ou autres objets pour la gratification d'hommes qu'elle ne connait pas, pour faire de l'argent pour quelqu'un d'autre. Avec leur langage de la "liberté d'expression" et de "prise de pouvoir" et de "choix", ces soi-disant "libéraux" sont en fait tout sauf cela. La liberté d'expression n'est pas tellement libre quand elle cherche à étouffer le débat, à faire taire les voix des femmes qui ont vécu la réalité du fantasme du consommateur.»

  • on ne parle pas dans cette loi de la pornographie et de l'industrie du sexe sur internet, dans de nombreux sites, des salons de massage, de la traque des filles, dans les bois, comme on le voit dans les forêts de campagne, aux abords de Paris.
    Tout cela se développe et prolifère, dans des conditions de plus en plus difficiles., et ce depuis que la pression se fait plus forte. Des mesures ont été appliquées pour les réseaux, les chambres louées par des mafias, les filles de l'Est et d'Afrique, et c'est déjà bien. Néanmoins plutôt que de traquer les filles et les clients (ne rêvons pas ! il y a des millions de précaires en France et l'Etat n'aidera pas ces dernières,) il serait plus sérieux de poursuivre les proxenetes

    on voit déjà les effets de cette répression. Ils ne feront qu'empirer !!!!

  • @ce n'est ni l'avis d'organisations de médecins qui eux sont sur le terrain ni de syndicat regroupant des prostituées. A part une association d'origine religieuse et des députés les personnes concernées ne sont pas entendues.

  • @ dernier blog @pierre

  • Pierre(tte) est de retour !
    T'as rien d'autre à faire que de venir ici ?
    Genre t'as pas de vie sociale ou quoi ? Achète t-en une

  • "Ôtez-vous de l’esprit que les abolitionnistes ont des motifs moraux : renseignez-vous d’abord, lisez la littérature abolitionniste, écoutez les témoignages de ces prostituées qui ont vécu un enfer et qui témoignent après en être sorties.
    Voir le blog d'Angel K, ancienne prostituée"

    Non mais faut pas confondre prostitution forcée et prostitution choisie hein ?
    Les femmes ont suffisamment de libertés pour lesquelles vous vous êtes battus pendant plus d'un siècle, donc bon. Pour moi y a pas débat, si une prostituée n'est pas forcée à faire ce' qu'elle fait c'est qu'elle l'a consentement choisi. C'est pas la peine de me sortir des romans de cas exceptionnels.

    Je ne vois pas en quoi on doit commenter quoique ce soit, si la femme a choisi la voie du sexe, tant mieux pour elle. Il y a un risque dans la vie lorsque l'on travaille dans le sexe, c'est celui de ne jamais être réellement accepté par le reste de la société, même si ces gens (dont je fais partie) le voulaient réellement.
    C'est un peu comme pour le nudisme, on ne va pas mélanger les nudistes et le reste de la société, nous savons tous les deux que c'est parfaitement impossible.
    J'ai toujours appris à faire des choix moi-même, et l'aspect extérieur qui en ressort pour mes proches du moins m'est plus ou moins favorable. C'est pas parce que on est convaincu d'avoir fait le bon choix qu'on a fait THE bon choix. Il faut savoir se remettre soi-même en question.

  • @ Pierre:

    La position de Rhea est un point de vue, ce n'est pas le seul. Un autre philosophe, Ruwen Ogien, démonte aussi ce projet de loi et son inspiration aujourd'hui dans Libé.

    Je reprends Rhéa selon votre citation:

    "Ce n’est pas au nom d’un ordre social ou d’une définition de la "normalité" sexuelle que la plupart des néoabolitionnistes s’opposent à la prostitution. C’est justement au nom de la liberté de chaque individu de pouvoir vivre sa sexualité selon ses choix et préférences, et non selon la nécessité économique. Les néoabolitionnistes ne cherchent pas à dire qu’une pratique sexuelle est meilleure qu’une autre ; ils pensent plutôt que l’expression des choix personnels n’est pas favorisée lors d’un échange de services sexuels contre de l’argent."

    Curieuse conception de la liberté individuelle dans un Etat démocratique et laïc où la justice ne doit intervenir contre les citoyens que pour des crimes avérés.

    Or la prostitution ne sera pas un crime ou un délit avec ce nouveau projet. Elle restera légale, les prostituées n'étant pas inquiétées. Comment expliquer qu'offrir la prestation légal, mais l'utiliser est illégal? C'est un non-sens.

    Et puis l'argument invoqué ici est que la liberté ou l'absence de liberté n'est pas liée à la sexualité mais à la contrainte économique. Mais qui travaille (dans n'importe quel travail) sans y être obligé par la nécessité économique? Cet argument vaut pour tout travail!

    Enfin l'argument invoqué va à l'encontre de la décision des personnes qui se prostituent de leur plein gré. Il y a là un problème majeur: on pense et on décide pour elles, comme si elles n'avaient pas la maturité psychique pour décider par elles-même. Il y a un déni de liberté et de démocratie.

  • "C’est la même chose pour ceux qui défendent la prostitution et que je soupçonne d’être des clients prostitueurs, sans quoi, il n’y a aucune raison de soutenir cette activité dégradante pour les femmes et réductrice pour les hommes"

    Je suis parfaitement d'accord avec toi, même pour la petite histoire des armes.
    Dans ce cas interdisons la prostitution (surtout celle forcée) à savoir poursuivons les proxénètes partout à travers le monde, c'est du reste beaucoup plus facile qu'une chasse aux sorcières des clients et des prostituées qui au lieu d'être rentables, ne feront que sanctionner les partis du Sénat qui ont fait voter cette loi.
    Autre chose, si des femmes choisissent de vouloir louer leurs charmes tu leur dis quoi ? Elles sont libres hein, si elles veulent se prostituer c'est leur droit, je ne vois pas pourquoi on devrait s'y opposer parce que une poignée de gens illuminés y voient une "rétrogradation" de la femme.
    Tu sais ce que je crois ? c'est que à force de trop en faire c'est VOUS qui dégradez la femme en l'infantilisant, sans la laisser prendre ses responsabilités. Quand aux clients, si ils veulent coucher avec des femmes, en dehors de contexte moral religieux, je ne vois pas où est le crime ? pourquoi ces femmes trouveraient celà dégradants si elles l'ont elles-même choisi ? Il y a un truc qui cloche dans ce pseudo-combat.
    De toute façon vous n'allez faire que vous mettre la société de prostitution à dos, et vous y perdrez dans ce cas.
    Vous nagez dans des eaux dangereuses ...

  • HL

    " Il y a un déni de liberté et de démocratie"

    Oui c'est un copié collé de la loi Hadopi qui ne sanctionne que les internautes pendant que les pirates et warez dorment tranquillement ou que des gens vendent des CD volés dans les marchés et les gares.
    Aussi il y a le client du cannabis qui subit cette même répression. Pierre ne comprend visiblement pas que les politiques sont si médiocres qu'ils ne prennent même pas la peine d'en savoir plus sur la prostitution. Ce métier mérite amplement que l'on se penche sur ses origines, ses évolutions ... mais m'est d'avis qu'aucun de ces pseudo-députés n'a ouvert un livre d'histoire.
    C'en est pathétique pour un vieux pays développé.

  • "On peut très bien vivre seul sans avoir besoin d’aller se vider les c…es dans le corps d’une femme. "

    Ah bon ? dis moi c'est pas toi qu'a joué dans 40 ans toujous puceau hier ouarf :/
    Faudrait que je poste tes écrits sur les forums jeux-video et informatique, tu ne deviendras pas qu'une mascotte de ce blog.
    Si t'y arrive, c'est que t'es vraiment seul dans ton genre

    Re LOOOL

  • Pierre pourquoi tu ne nous rend pas service ? va vivre en Iran ou en Afghanistan, là-bas tu te sentiras bien moins seul que dans un pays ou le droit d'avoir des relations consentis a heureusement été obtenu.

  • " je m’interroge sur une pratique prédatrice qui n’a plus sa place dans le monde d’aujourd’hui.
    Ôtez-vous de l’esprit que les abolitionnistes ont des motifs moraux : renseignez-vous d’abord, lisez la littérature abolitionniste, écoutez les témoignages de ces prostituées qui ont vécu un enfer et qui témoignent après en être sorties."

    Nan mais t'es vraiment à l'Ouest toi. Où as tu vu que des prostituées étaient des proies? Au contraire, ces femmes sont plutôt balèze pour faire ce métier; de plus elles sont bien souvent protégés, ou du moins elles peuvent avoir à défaut un garde du corps.
    C'est leur problème, quand je choisis de faire le taré en moto ou en voiture sur autoroute je sais que je risque un accident. Si je préfère être soumis aux femmes, plutôt que de les dominer ou l'inverse (avec bien entendu le consentement), c'est mon problème par exemple, tant pis pour l'image qu'ont les gens de moi.
    La société est comme ça elle a un certain regard sur les autres, heureusement d'ailleurs, nous ne sommes pas des zombies pour être indifférents à tout ce qui nous entoure. Bien que dans cette société merdique, on tend à le devenir.

    Tu dis que tu n'es pas toi-même un religieux, pourtant tu es contre la liberté des uns et des autres en imposant ta propre morale.Finalement t'es plutôt énigmatique comme type.

  • @Sylvain
    Vous avez peut-être raison sauf que quand je vois celà :
    http://encorefeministes.free.fr/manifeste/manifeste.php3
    J'ai juste envie de botter encore plus les fesses des féministes. Désolé, mais l'anarchie féministe est dangereuse pour l'équilibre démocratique et sociale

    " Par ailleurs il y a assez de preuves qu'en Suède n'est pas la solution et que les statistiques son biaisées."

    Ne pas oublier que dans ces pays scandinave c'est plutôt la femme qui dirige. Ce n'est pas en Europe du Nord qu'on trouvera un taux de testostérone élevé.
    http://www.feministisktinitiativ.se/franska.php?text=eu-valmanifest-2009
    http://sisyphe.org/spip.php?article1732

    Tain moi si je vois une femme politique féministe, elle pourrait être super compétente, j'hésiterais à voter pour elle surtout si elle est féministe.
    Le féminisme est de plus en plus une grande aversion pour une société normalement constituée.

  • "Je ne vais pas relever les autres arguments, tous fallacieux. Rien que comparer "l'abolitionnisme" du 19ème siècle avec le suédois montre bien la mauvaise foi de hl, comme si les situations étaient comparables."

    En effet c'est pas comparable, puisque la prostituée n'avait pas le droit au racolage en ces temps-là.
    Peut-être qu'il y voit un abolitionnisme inverse répressif envers l'homme (le fameux néo-abolitionnisme quoi) comme savent si bien faire les féministes en endormant les masses. C'est d'ailleurs ce qu'ils savent faire le mieux :D

  • "Non mais faut pas confondre prostitution forcée et prostitution choisie hein ?"

    Ulla, qui a été porte-parole des prostituées de Lyon, clamait être indépendante, elle a dit, beaucoup plus tard, quand elle en était sortie : « Comment avez-vous pu me croire ? » Leur manifestation été organisée par leurs proxénètes.

    La plupart des prostituées choisissent de commencer "librement" (pour des raisons financières bien souvent) et ensuite, cela devient un engrenage.
    Quand allez-vous comprendre que le "libre arbitre" des prostituées n'existe pas ? Voici ce que Angel K écrivait sur son blog, elle a aussi commencé tout à fait "librement" à se prostituer.

    «Tu ne choisis pas d'être traitée comme ça. Tu es foutue et tu te retrouves là-dedans. C'est ce qui m'est arrivé et j'ai vu la même histoire encore et encore avec les femmes que j'ai rencontré. Elles avaient été maltraitées. Elles étaient piégées par une addiction. Elles n'avaient pas d'argent. Elles n'avaient aucune estime de soi. Elles n'avaient aucun choix.
    Tu en arrives au point ou tu es tellement fracassée par tout ça, tellement consumée par tout ça, par les choses qu'ils te disent - les clients, ton partenaire qui te frappe, la clameur toute entière d'une société qui a gobé les mensonges de l'industrie -, que tu cesses de te préoccuper de ce qui t'arrive. Ils t'ont dit que tu aimais ça, que tu l'as choisi. Tu deviens confuse. Peut-être que oui. On s'en fout. Tellement fatiguée. Juste survivre. Juste survivre.
    Je suis chanceuse de m'en être sortie - de justesse. J'ai failli de pas y parvenir. Je connais beaucoup de femmes qui n'ont pas eu cette chance. Nous devons nous battre pour que le mal qui leur est fait reste visible.

    J'écris ce blog pour donner un peu de voix à la réalité de la prostitution. Quand j'étais en plein dedans, je devais dire que j'aimais ça, que c'était amusant, parce que c'est ce que les mecs veulent entendre. Ou ne rien dire, pour éviter d'être frappée. La vraie moi était effectivement muette. J'écris pour cette partie de moi qui s'endormait en pleurant toutes les nuits d'avoir eu à en arriver là, pour le moi qui vomissais avant et parfois après, rempli de peur et de honte. Et j'écris pour les femmes qui en sont encore là, qui n'auront peut-être jamais la chance d'être entendues.»

    Faut arrêter le fantasme des prostituées libres, ça n'existe pas. Celles qui commencent ne se lèvent pas un matin en se disant "tiens, j'ai envie de me faire sauter par des dizaines d'inconnus, c'est cool".
    Elles l'ont fait pour l'argent et c'est devenu ensuite un enfer, aucune liberté là-dedans.

  • L'argument parfois invoqué par des prostituées " j'aime le sexe " ne tient pas. Dans ce cas, pourquoi se font-elles payer si c'est génial ?
    D'autre part, si la prostitution "libre" existait vraiment, vu ce que ça rapporte comme fric, qqn peut m'expliquer pourquoi plus de femmes ne la pratiquent pas ? Si c'est tellement sans risque, où sont les candidates ? C'est la preuve par l'absurde de la violence liée à cette activité : les femmes savent bien que c'est terrible à vivre, que ce n'est pas une activité comme une autre. Voir les traumatismes psy subis par celles qui sont sorties de cet enfer.
    Je me demande également pourquoi 98% des prostituées sont des femmes. Un "métier" aussi génial et qui paie super bien, ça devrait attirer plein d'hommes non ? Ah zut, c'est réservé aux femmes, je me demande bien pourquoi.

  • Pierre complétement à côté de la plaque. C'est l'exemple typique de mec qui fantasme mais qui n'a jamais vue une prostituée de près seule avec lui dans une chambre.

    Je suis d'accord avec ce commentaire qui dit qu'une prostituée n'a rien d'une femme soumise. Soumise peut-être à un proxénète, celle qui est maquée, mais avec les clients elles sont un caractère assez ferme et ne se laissent pas faire. Le métier forme le caractère et si le client ne la respecte pas il se fait éjecter.

  • Pierre complétement à côté de la plaque. C'est l'exemple typique de mec qui fantasme mais qui n'a jamais vue une prostituée de près seule avec lui dans une chambre.

    Je suis d'accord avec ce commentaire qui dit qu'une prostituée n'a rien d'une femme soumise. Soumise peut-être à un proxénète, celle qui est maquée, mais avec les clients elles sont un caractère assez ferme et ne se laissent pas faire. Le métier forme le caractère et si le client ne la respecte pas il se fait éjecter.

  • @ Pierre:

    Ici le témoignage d'Amélie Jolie, travailleuse du sexe:

    http://www.youtube.com/watch?v=cF2Sv4Px0PA

    Il faut aussi regarder le film que j'ai mentionné: Travailleuse du sexe et fière de l'être.

  • @sylvain, au-lieu de la ramener sur mes soi-disant fantasmes dont tu ne connais RIEN, tu ferais bien de te renseigner sur la réalité de la prostitution. Je suis un exemple de probité par contre parce que je n’ai JAMAIS forcé une femme à quoi que ce soit ni frappé ni humilié une femme. Un client prostitueur achète son corps, ses orifices, pour assouvir des fantasmes. Désolé mais ça me débecte.
    Le client se fait éjecter ? Ce sont des femmes ayant pratiqué les arts martiaux ou quoi ?
    A Anvers (Belgique), il y a la "villa tinto", un établissement soi-disant pour la sécurité des prostituées. Mais qu’y trouve-t-on ? Une sonnette d’alarme pour que la prostituée puisse prévenir la police toute proche ! Génial comme boulot, qui nécessite une alarme pour les situations graves.
    Faut arrêter de délirer Sylvain, descends de ton petit nuage de pervers et ouvre les yeux sur la réalité de cette monstruosité qu’est la prostitution.

    J’ai connu 2 prostituées (je n’étais pas client prostitueur, c’était des connaissances à des amies). L’une d’elles se prostituait pour se payer ses doses de drogue et détestait se faire pénétrer par des inconnus. Mais oui, elle avait choisi « librement » de se prostituer, n’avait pas de mac, n’était pas dans un réseau ! Où était sa « liberté » ? L’autre prostituée a commencé parce que sa mère en était une et elle se disait que c’était un « job » comme un autre, qui permettait de gagner de l’argent sans avoir à rendre des comptes à un patron. Elle reconnaissait avoir été complètement influencée par sa mère.

    @hl, comme je l’ai dit, la très célèbre Ulla avait aussi un discours « je suis libre » mais elle était totalement conditionnée, lobotomisée par ses macs ! Après être sortie de la prostitution, elle s’est demandée comment les gens avaient pu croire une seconde à sa soi-disant liberté. Donc toutes ces prostituées qui se prétendent heureuses et libres ne sont que des personnes aliénées, ayant vécu de graves violences et/ou viols étant enfants. Ça, c’est la réalité. Et ce n'est pas les sous-estimer que de dire ça, c'est la triste vérité dont elles ne veulent pas prendre conscience.

  • @ Pierre : Tu sais comment marchent les forums. Quand on attend le point Goodwin (vois sur wikipedia) la discussion s'arrête. Tu l'as atteint en me traitant de pervers, alors que tu ne me connais pas, ni ma vie ni mes actes, ce qui prouve encore une fois que tu fantasmes.

    Par rapport à ton post, comme dit Nassim Nicholas Taïeb dans "Le Cygne Noir" dans une société complexe et abondant comme la nôtre on peut toujours trouver un exemple pour prouver nos dires.

    Sauf qu'un exemple ne suffit pas, il faut regarder la totalité du contexte la position de la plupart des acteurs (je dis bien "des acteurs" et non pas de ceux qui parlent à leur place).

    Que tu aies parlé avec DEUX prostitués ne te donne pas la crédibilité pour parler de la totalité. Moi je suis un jour parler avec des pilots civils qui ont eu des accidents. Ca ne me donne pas autorité pour parler du danger de l'aviation de tourisme. Je préfère laisser parler ceux qui la pratiquent.

    Fin de discussion avec toi.

  • @sylvain, t'es vraiment qu'une pauvre tache. Les exemples de prostituées que j'ai cité, c'est parce que TU disais que je ne savais pas ce que c'était que de parler à une prostituée. Alors la ramène pas avec mes fantasmes dont tu ne connais rien et dont tu n'arrêtes pas de parler.

    D'autre part, en dehors de ces exemples-là, il y a plein de cas de femmes qui étaient soi-disant libres de se prostituer et le clamaient bien fort, jusqu'au jour où elles ont arrêté de se mentir à elles-mêmes. Voir Ulla ou Rosen Hicher, la femme qui a témoigné cette semaine à l'Assemblée nationale, qui a dit que chaque passe était un viol mais que si on le lui avait demandé il y a qq années, elle aurait réagi comme ces prostituées qui s'offusquent " qu'on décide à leur place ".

    Voici ce que disait Rosen Hicher il y a qq mois, à propos de sa réaction quand elle se prostituait et qu'on parlait d'abolition

    « Et aux personnes prostituées qui se sentent « visées » par ce projet de loi ?

    Il faut savoir que quand on est prostituée, on est là pour gagner de l'argent. Moi je rageais quand il y avait un article sur un salon de massage, cela me cassait de moitié mon chiffre d'affaires. on nous empêche de travailler. C'est ce que je pensais quand j'étais dedans. Et aujourd'hui que j'en suis sorti, je fais comme tous les autres : je compte mon argent à la fin du mois ; si j'ai que dix euros à la fin du mois, je fais avec. Donc la prostituée, elle se sent visée (par ce type de mesure), quelle que soit la forme de prostitution.
    Mais d'ici quelques années, quand ce texte lui aura permis de sortir de la prostitution, quand elle aura retrouvé une vie normale (ce qui n'est pas simple ; je le vis actuellement et ce n'est pas simple), elle dira : « Merci». Mais pour le moment, elle ne le sait pas. Pour elle, dans son imaginaire, on veut lui enlever son gagne-pain. J'ai été dedans ; la seule préoccupation que j'avais, c'était ce que j'avais gagné le soir et d'y retourner le lendemain. Mais, si demain, cette loi passe et qu'elles n'ont plus rien, elles n'ont pas compris qu'elles allaient s'habituer à vivre autrement. C'est un peu comme quand on arrête l'alcool. C'est au bout d'un certain temps qu'on se rend compte qu'on peut vivre sans et qu'on vit mieux.
    Moi, personnellement, je n'ai éprouvé que du dégoût. Maintenant, il y a quelques femmes qui... Mais il n'y en a pas beaucoup. Je n'en ai pas rencontré. Dans les salons de massage, les bars à hôtesse, je n'en ai jamais rencontré une qui m'ait dit : « C'est super ». Aujourd'hui, je sais que je n'étais pas libre, on n'a pas le choix. Ce serait parfait si, tous les jours, tu ne pouvais avoir que des hommes que tu désires, ce serait génial... Tu y crois toi ? Ce n'est pas possible.


    Cela n'a rien à voir. Ce n'est pas pareil. On vend toujours quelque chose, mais vendre ses parties les plus intimes, c'est compliqué. En plus, quand on est dans le milieu, on a du mal à se sauver. Il n'y a pas de Prudhommes pour te sortir de là, ni d'Inspection du Travail. On est seul. La fille qui est sur le trottoir et qui est maquée, ce n'est pas la caissière qui travaille chez Leclerc. Ce n'est pas la même vie, ce n'est pas la même souffrance. Il y en a une qui pourra partir, quitter son travail si elle en a envie, même si cela lui paraît compliqué aussi ; la prostituée, par contre, une fois qu'elle est dedans, il va falloir lui expliquer.»

    La suite ici : http://infos.fondationscelles.org/index.php?option=com_content&view=article&id=391%3Adossier-interview&catid=89%3Afondation-scelles-infos-nd7-mai-2011&Itemid=203&lang=fr

    Toi et tous ceux qui sont pour la prostitution "libre", vous êtes comme oui-oui au pays des Bisounours. Ouvrez les yeux, écoutez la parole de celles qui en sont sortis et qui disent quasiment toutes la même chose : c'est un enfer. Et en allant chez les prostituées, "libres" ou pas, vous participez à un esclavagisme.

  • " Et en allant chez les prostituées, "libres" ou pas, vous participez à un esclavagisme."

    N'importe quoi !!!
    c'est parce que les femmes aujourd'hui ont suscité tant de misère sexuel chez l'homme en bridant sa sexualité. Il y a de plus en plus de garces c'est un fait qui répondent de moins en moins aux charmes des hommes. En plus ces femmes sont libres de coucher avec qui elles veulent, même si c'est tous les hommes.

  • "Celles qui commencent ne se lèvent pas un matin en se disant "tiens, j'ai envie de me faire sauter par des dizaines d'inconnus, c'est cool".
    Elles l'ont fait pour l'argent et c'est devenu ensuite un enfer, aucune liberté là-dedans."

    Tu le sais comment ? t'a interrogé ces femmes là ?
    C'est bien beau d'interroger les filles de l'Est mais faut aussi interroger les prostituées de luxe, celles qui le font par choix puisque confort financier.

  • " Et en allant chez les prostituées, "libres" ou pas, vous participez à un esclavagisme." "

    Et pour celles qui sont libres? vous en faites quoi du libre arbitre des personnes individuelles. Les esclaves n'avaient ou n'ont pas ce choix du libre arbitre.

    D.J

  • @ Pierre

    L'internet a comme particularité que n'importe qui peut dire n'importe quoi. Ça c'est la démocratie. Mais il a l'avantage que les visiteurs son intelligents et que la plupart sait distinguer le vrai du fake ou du fantasme de branleur devant son écran.

    Tes arguments :

    "Le client se fait éjecter ? Ce sont des femmes ayant pratiqué les arts martiaux ou quoi ?
    A Anvers (Belgique), il y a la "villa tinto", un établissement soi-disant pour la sécurité des prostituées. Mais qu’y trouve-t-on ? Une sonnette d’alarme pour que la prostituée puisse prévenir la police toute proche ! Génial comme boulot, qui nécessite une alarme pour les situations graves."

    La plupart de clients sont des gens timides et/ou souvent gentils et respectueux avec les prostitués. N'empêche certes qu'il y ait des psychopathes. Mais ça c'est le risque de toute profession, y compris les médecins qui se font souvent agresser. J'ai une copine psy qui ne veut pas faire de la pub sur internet, de peur de tomber sur un psychopathe (tiens il faudrait abolir la psychothérapie au passage) Les prostituées, elles, restent soudées entre elles et au moindre problème tu as deux ou trois qui te sautent dessus. C'est à ça que sert sans doute la sonnette d'alarme. D'autres professions gagneraient aussi à l'adopter. Infirmière, chauffer de taxi, contrôleur de SNCF, etc

    "J’ai connu 2 prostituées (je n’étais pas client prostitueur, c’était des connaissances à des amies). L’une d’elles se prostituait pour se payer ses doses de drogue et détestait se faire pénétrer par des inconnus. Mais oui, elle avait choisi « librement » de se prostituer, n’avait pas de mac, n’était pas dans un réseau ! Où était sa « liberté » ?"

    Désolé si tu es tombé sur un cas pathologique. Toutes les putes ne sont pas de droguées, et tous les clients ne demandent pas de pénétration.

    "L’autre prostituée a commencé parce que sa mère en était une et elle se disait que c’était un « job » comme un autre, qui permettait de gagner de l’argent sans avoir à rendre des comptes à un patron. Elle reconnaissait avoir été complètement influencée par sa mère."

    Et ce n'est pas légitime ça ? Ce n'est pas une maladie. Beaucoup de monde a été influencé par sa mère, j'ai un copain pharmacien qui a été influencé par sa mère. Charlotte Gainsbourg a aussi été complètement influencée par sa mère.

  • " Et en allant bosser chez son patron, "libre" ou pas, vous participez à un esclavagisme."
    On peut le resservir a toutes les sauces ce genre de raisonnement.
    La solution est simple "yzonkapayer" tout le monde 5000 euros par mois sans rien exiger en retour ce sera la fin de cet esclavagisme insupportable , la fin du monde aussi....

  • "Nous devons nous battre pour que le mal qui leur est fait reste visible."

    En effet nous devons nous battre pour délivrer les femmes comme les hommes d'une éventuelle contrainte, de toute forme de violence et de crime, comme celà nous y arriverons.
    Concernant la prostitution, encore une fois, je le répète, la chasse à l'homme n'est pas la solution ça s'est déjà vu pour l'alcool, la drogue ... faut faire de la prévention pour ces gens. Sinon quid du proxénète que l'on entend quasiment jamais parler dans les reportages ?

  • Sylvain, je vais encore citer Rosen Hicher concernant la violence de la prostitution. Elle a exercé 22 ans, elle sait de quoi elle parle.

    "Ces filles ne se rendent pas compte. Elles peuvent tomber sur un malade. Souvent, cela se passe à l'hôtel, elles n'ont aucune sécurité. L'homme va leur paraître tout ce qu'il y a de plus normal. Il va être gentil une fois, deux fois, dix fois, et avoir une réaction... En plus elles y vont décontractées, elles sont sures d'elles. Cet homme-là, elle ne sait pas s'il a un couteau, s'il ne va pas l'attacher, s'il ne va pas la frapper, s'il ne va pas la séquestrer. C'est terrifiant. Elles ne se rendent pas compte du danger ni de la gravité. Elles n'ont qu'une chose dans la tête : l'argent. D'abord, l'argent, elles ne sont pas sures de l'avoir. L'argent, on ne leur donne pas dans la rue. On leur donne en général après. Donc elles arrivent, elles vont se mettre à disposition d'un homme. Elles ne savent pas s'il a le sida, s'il a une hépatite. Elles ne savent rien et, en plus, elles ne sont même pas sures d'avoir le pognon. Elles peuvent avoir un rendez-vous avec un mec, il y en quatre ou cinq qui les attendent.

    J'ai pratiqué pendant 22 ans. J'ai été braquée, violée, agressée... Et, depuis quelques années, c'est les menaces : je t'attache... et puis tu me détaches ou tu me détaches pas ?? Toutes ces gamines ne connaissent pas suffisamment le client, l'homme pour aller.... J'avais des clients qui me disaient : « viens, on enterre la vie de garçon d'un mec, tu seras sa copine pour la soirée ». Je vais aller dans un milieu où il y aura que des mecs, je vais servir à quoi. Il y a mon image aussi. Ces gamines ne savent rien de ces hommes, elles ne les connaissent pas. Ils vont leur inventer une vie..."

    Comparer la violence d'autres activités n'a aucun sens. Comme le dit Rosen Hicher, pas de prud'hommes, personne pour défendre les prostituées. Dans TOUTES les autres professions, les gens ont la possibilité de faire appel à des syndicats, à des organismes, en cas d'agression.
    La sonnette d'alarme a la "villa tinto" est reliée directement au poste de police, ça veut tout dire.
    Je te rappelle au cas où tu l'ignorerais que l'espérance de vie d'une prostituée est de 34 ans ! A part mineur de fond au 19ème siècle, je ne connais aucune activité avec une espérance de vie aussi courte. On peut comparer maintenant avec celles des pharmaciens et psys, si tu veux.
    TOUTES les prostituées ont commencé pour l'argent ou été prises dans un réseau, même Zahia

    " L'instruction a permis de se pencher sur le passé de ­Zahia qui, dans ses jeunes années au Maroc, a été récupérée par un réseau de proxénètes puis envoyée en France."

    Voir ici : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/03/01016-20111103ARTFIG00749-carlton-les-antiprostitution-se-portent-partie-civile.php

    Donc la Zahia qui semble tellement attirer les hommes, c'est une victime de plus des réseaux. Ribéry (et d'autres) a donc participé à l'exploitation de cette fille, c'est de l'esclavage.

  • et donc cher "Pierre" il vaut mieux autoriser cette activité, l'encadrer et la protéger.

  • Bon je pense que je vais en rester ici. :/

  • @prat, pas du tout. Il faut interdire cette exploitation des corps de femmes et aussi de qq hommes. Zahia n'aurait jamais dû se retrouver dans une boîte de nuit avec des joueurs de foot mais elle a eu le tort d'être embarquée dans un trafic. Et comme elle gagne maintenant bcp d'argent, elle semble assumer tout ça, alors que se faire violer à 13 ans, ça n'a pu que la traumatiser, et pour longtemps.
    Bizarrement, quand les gens parlent de Zahia, personne n'évoque ce petit détail de l'histoire, qui change tout.

  • mon pauvre Pierre vous êtes le seul a penser qu'en légalisant la prostitution et en l'encadrant cela va favoriser la "mise sur le marché" de mineures violées, c'est en fait exactement le contraire.
    L'exploitation c'est du pipo quand l'exploité est majeure, responsable et consentante, ou alors c'est la m^me exploitation que le salarié classique qui prostitue ses capacités physiques ou intellectuelles.
    Avez vous déjà travaillé en usine ou sur un chantier, vous verrez comme c'est parfois physique et pénible.....ceux qui ont eu l'idée de supprimer ce type de travail au nom de l'exploitation on fait bien pire ensuite...

  • Voici ce que vous défendez, Mr Prat



    "Conséquences psychiques et physiques de la situation prostitutionnelle - Implications en termes de prise en charge socio-sanitaire

    Conséquences psychiques

    Les conséquences psychiques de la situation prostitutionnelle se manifestent par des troubles psychiques de types dissociatif, c'est-à-dire un véritable clivage ou dissociation psychique entre la personnalité prostituée et la personnalité " privée " de la personne prostituée, constituant l'aspect psychique de la décorporalisation.

    Ce clivage est un mécanisme de défense psychique contre les agressions et violences vécues dans la situation prostitutionnelle ; la première de ces violences est de subir des rapports sexuels non désirés de manière répétitive.

    Les notions fondamentales en matière de sexualité sont celles de désir, de plaisir et de partage, conséquent de la bilatéralité de la relation. Dans la situation prostitutionnelle, ces notions se trouvent complètement perverties, et la notion de bilatéralité de l'échange disparaît totalement. La situation prostitutionnelle n'est donc pas un échange ou une relation à caractère humain, pas plus qu'une forme de sexualité.

    Le fait de subir ces rapports sexuels de manière répétitive et non désirée entraîne une dissociation psychique afin de pouvoir départager les deux univers de la personne, et surtout protéger le domaine privé des atteintes vécues dans le domaine prostitutionnel en se coupant de ce qui est éprouvé dans ce dernier. Celui-ci est totalement factice : c'est une situation simulant une relation humaine mais où tout est artificiel ; les sentiments et les émotions n'existent pas, ils sont refoulés car considérés comme des obstacles par l'acheteur de services sexuels. L'absence de tout affect humain (autre que négatif, tel que mépris de la personnalité, déni de ses désirs, ignorance de son identité humaine, assimilation à un objet sexuel totalement soumis, en résumé tout ce qui fait le caractère humain unique d'une personne est nié et doit disparaître au bénéfice du rapport strictement commercial) est extrêmement destructeur pour toute personne vivant cette situation.

    Une étude américaine faite dans 5 pays (USA, Zambie, Turquie, Afrique du Sud et Thaïlande) auprès de personnes prostituées a montré la présence de troubles psychiques (dont fait partie la dissociation psychique) analogues à ceux diagnostiqués chez les vétérans de la guerre du Vietnam, chez 67% de ces personnes prostituées : c'est ce que l'on appelle le PTSD (Post Traumatic Stress Disorder), dans lequel peut s'intégrer une décorporalisation.

    Conséquences physiques

    La dissociation existant sur le plan psychique va se manifester aussi sur le plan physique, car on ne peut dissocier de manière contrôlée le ressenti physique de ce qui se passe dans la tête de la personne ; ces troubles perturbent le fonctionnement de la sensibilité corporelle des personnes prostituées, et sont aussi un mécanisme de défense : ne plus ressentir physiquement ce qui n'est pas désiré.

    Les manifestations physiques essentielles vont être des troubles de la sensibilité nociceptive (ou coenesthésique), c'est - à -dire de la sensibilité à la douleur et aux sensations tactiles (du toucher), dus à la dissociation " tête - corps ", non - organiques.

    Seuil de tolérance à la douleur supérieur à la moyenne et très élevé. Elles sont capables de supporter des douleurs nettement supérieures à celles que peut tolérer la population moyenne. Tolérance importante de symptômes d'alerte ou inquiétants.

    Hypoesthésie. Sensibilité tactile et à la douleur inférieure à celle de la population moyenne d'une manière diffuse et générale.

    Anesthésie. Plus la situation prostitutionnelle se prolonge dans le temps, plus l'hypoesthésie va se transformer en anesthésie.

    Troubles de la sexualité : elle est tronquée, dysfonctionnelle, ou absente. Les subterfuges utilisés pour se protéger des sensations physiques liées à la relation sexuelle dans la situation prostitutionnelle " contaminent " la vie privée, et détruisent la qualité des relations sexuelles privées que ces personnes peuvent avoir."


    Cela date de 2002 mais est toujours bien actuel, malheureusement.
    Ce qui est frappant, c'est la décorporalisation. Exactement comme ceux qui ont fait la guerre !
    De nombreuses prostitutées font d'ailleurs ce travail pendant une passe : elles se disent que ce n'est pas leur corps. Je ne connais pas bcp de métiers où l'on subit les mêmes dommages. Alors vos comparaisons avec le travail en usine, c'est du pipeau. Il y a des syndicats, une médecine du travail, les prud'hommes pour le travail officiel, pas pour les prostituées.

  • La violence qui est faite contre nous provient en grande partie ... et faite en grande partie par les mouvement abolitionnistes... vous avez juste à écouter comment on nous décrit... comment on parle de nous si c'est pas de la violence contre nous et face à nous... je sais vraiment pas comment on pourrait appeler ça... Parce que ce qu'il font c'est de vouloir nous interdire de travailler contre notre gré... Ce n'est pas comme ça qu'on souhaite être aidé, ce n'est pas comme ça qu'on souhaite être traité par des soi-disant alliée...

    Des difficultés ... et des problèmes dans des entreprises il y en a dans tout les secteurs... On va pas interdire des secteurs de télécommunication par que les journalistes font de la désinformation. Ou que les patrons leur impose des lignes éditorialiste... est ce qu'on va interdire les publications de journaux de masse parce qu'il font de la désinformation? Ou que le patron en demande trop d'heure supplémentaire à ses employés et les maintiens dans un stress constant... dead line et tout. ... Si vous saviez comment on travail... On est payé pour relaxer les gens... On choisi les heures qu'on veux... C'est nous qui décidons le service qu'on offre et chaque fille offre le service qu'elle est à l'aise d'offrir. ...

    Alors oui ça me fait chier quand j'entends des abolos dire qu'on a pas le choix et qu'on est des femme objet... c'est tout sauf ça... pis s'il y a des filles qui travaille mal dans l'industrie et je sais qu'il y en a ... ben il y a moyen de faire de l'éducation dans ce sens et de leur montrer comment bien travailler et comment fixé leur limites et de se faire respecter.

    Oui bien je suis du pour faire d'autre vidéo! :-)

  • Ce qu'il y a de bien avec les études américaines c'est qu'on trouve toujours une pour démontrer ce que l'on veut, même si c'est en dépit du bon sens....
    J'ai lu il y a quelques temps un article fort intéressant qui donnait la proportion d'études complètement erronées dans les revue scientifiques les plus prestigieuses. Le chiffre était loin d'être négligeable et l'auteur constatait qu'après les démentis formels, les résultats de ces études continuaient leur bonhomme de chemin sans être plus affectés que cela. Beaucoup de ces études biaisées provenaient de chercheurs légèrement orientés pas des lobbies aux intérêts financiers ou idéologiques bien marqués.

  • @prat, une fois de plus, vous niez la réalité de la souffrance de la majorité des prostituées. Dont acte.
    J'en conclus que le sort de ces femmes est le cadet de vos soucis. Il y a des moments où ça doit être dur de se regarder dans un miroir.

  • Pierre comme d'habitude vous suivez des raisonnements qui n'ont aucune base sérieuse et vous développez le politiquement correct au km. Peut être devriez vous confronter vos théories à la réalité et a l'histoire.
    Je n'ai par ailleurs aucune difficulté a me regarder dans un miroir et je trouve cette expression moralisatrice et déplacée.

  • L'esclavagiste c'est le travail,certains ont décidé de vendre leurs bras et d'autre leur cul,permettre à l'un d'être accepté et pas l'autre est de la connerie. C'est le côté moral qui entre en jeu et qui désigne comme malsain tout ce qui se porte dan un slip....
    Ce n'est plus le côté respect de l'être humain que les abolitionnistes défendent,ou alors c'en est une version tordue.

    Et j'ai bien dit "décidé",pas "été contraint par un méchant mac".

    Personne ne bosse pour le plaisir,apprenez que pour certains,la prostitution est un choix et que le sexe est une source de revenue comme une autre,peut-être pas le plus reluisant,voire honteux,mais QUAND MÊME un choix,et quand on veut manger ou gagner un peu de sous on fait parfois des choix extrêmes...Mais qui SONT PAS POUR AUTANT LE FAIT D'ESCLAVAGISTES puisque ça reste un choix de vie,une sorte de dernier recours.

    Et c'est ce dernier bastion que vous voulez leur enlever,comme ça,parce que vous vous êtes convaincus que c'était mal ou qu'on était systématiquement à la merci d'un sale type.

    Sinon on abolit le travail tout court.

    TOUT LE MONDE SOUFFRE EN BOSSANT !!!
    Et si je conçois que la majorité des gens se prostitue pas de son plein gré,ne perdez pas de vue qu'au moins une partie le fait bel et bien,et en connaissance des risques encourus.Comme des grands.

    Et vous n'avez pas le droit de décider pour eux.

    C'est les types qui sont derrière tout ces réseaux qu'il faut traquer,la prostitution,c'est autre chose.

    Demain j'interdis les mendiants et je chasse ceux qui leur donnent la pièce parce qu'il fait froid dehors,que c'est pas sain pour eux,et que certains idiots organisent des combats de clochards.

  • @nemo

    Pas étonnant que le capitalisme prospère, d'ailleurs le problème est directement issu de ce fléau de tous les temps. Bizarrement quand des gens se retrouvent à la rue parce qu'ils n'ont pas de boulot, on en fait pas tout un scandale.
    Forcément avec des médias qui nagent dans le moule du capitalisme. On voit d'ailleurs les abrut... oups les nantis qui ne savent plus quoi présenter.

  • J'adore (ironiquement) la façon dont Pierre à totalement ignoré l'opinion (opposée à la sienne), d'Amélie Jolie qui, contrairement à ce petit monsieur misandre et intolérant, connaît la réalité de la prostitution et des personnes qui s'y adonnent.

    J'adore (toujours ironiquement) la façon dont les extrémistes ignorent complètement les arguments (construits) qui jouent en leur défaveur pour continuer à véhiculer leur idéologie intolérante par la déformation, le mensonge et la haine de l'autre.

    Aliénation vous disiez ?

  • Je voudrais apporter un peu de lumière à cette conversation et à la culture de Pierre en faisant une petite chronique.

    A Barcelone il existe une boîte de nuit (il y peut-être plusieurs mais je ne connais qu'une) où des jeunes vous faire des rencontres et draguer, comme dans toutes les boîtes du monde.

    Dès que les partenaires se choisissent, et ceci de façon beaucoup plus rapide et beaucoup moins tordue et contraignante que dans la drague ordinaire, les partenaires louent une chambre et vont faire l'amour.

    La seule différence est que le partenaire le plus motivé paye l'autre pour la prestation, une somme qui rarement dépasse 100€, mais qui peut atteindre des sommes plus importantes en fonction de l'offre et de la demande et surtout en fonction du déséquilibre de l'attirance.

    Ceci change beaucoup de choses à la drague ordinaire avec ses contraintes, ses expectatives et se frustrations.

    Il s'agit de la prostitution, certes, mais qu'on ne me dise pas que ce type de prostitution est imposée, parce que les partenaires se choisissent.

    Évolution ou perversion ? La seule chose qu'on peut dire est que les mœurs changent, la civilisation aussi mais la liberté de choisir est intacte.

    @ Pierre. Allez faire un tour, soit vous évoluez soit vous faites une dépression.

  • "aussi mais la liberté de choisir est intacte."

    Oui et je tiens à préciser que je me batterais toute ma vie pour que celà demeure ainsi. N'en déplaise aux censeurs de tous bords

  • Encore une petite chronique. J'ai une amie, très belle, qui aime les hommes. C'est normal. Tous les soirs elle en met un différent dans son lit. Elle m'a dit un jour : "Quand une femme va dans une soirée et voit plusieurs hommes qui lui plaisent, elle voudrait faire l'amour avec celui qui lui plait le plus. Une homme c'est différent. Un homme veux faire l'amour avec toutes. J'ai une sexualité masculine, car je voudrais aire l'amour avec tous. Un après l'autre (note de moi : je viens de découvrir la récente pudibonderie hollywoodienne qui appelle ça péjorativement "addiction sexuelle" où le protagoniste a du mal à révéler son "lourd" secret à sa soeur)"

    Je continue : Mon amie me dit "C'est fou tout ce que certains hommes dépensent en invitations et diners pour m'amener dans leur lit, sans me l'avouer directement se croyant dans l'obligation de m'emballer progressivement, alors qu'une proposition directe, faite avec humour et élégance pourrait suffire.

    J'ai du mal à les voir dépenser autant d'argent (re note de moi : je vous ai dit qu'elle est super belle) et parfois j'aurais envie de leur dire qu'au lieu de dépenser 500 € dans un resto de luxe (me prenant pour une poupée avec des goûts de luxe) me le donnent à moi qui galère avec mon salaire d'hôtesse d'accueil. Je pourrais gagner très bien ma vie en faisant ce que j'aime le plus, baiser avec des beaux hommes, mais je n'ose pas faire le pas".

    Peut-être c'est ça l'état d'esprit de ces dames qui louent des services sexuels.

  • Bah... il y a les amateurs... et il y a les professionnelles... :-) quand on est dans le standard amateur... le jugement de la société n'est pas aussi cruelle envers ses femmes activent sexuellement... mais dès qu'on devient professionnelles... là tout les mots pour nous décrire et nous mépriser, nous dénigré sont utiliser par les féministes abolitionniste. et tout les gens qui on une mauvaise opinion sur nous... faut dire qu'elle a du être construite à quelque part cette opinion des TDS... Bizarrement quand je demande à ces gens là s'il connaissent personnellement une travailleuse du sexe... Personne est capable de me répondre oui. On a créé une distance entre la société et nous. On vous à fait croire qu'on était des monstres ou je sais pas trop quel genre de sous race... sous classe de la société, pourtant bien des clients on compris le bien qu'on pouvait leur apporter. Il y a un mélange de tendresse, sensualité, complicité, partage, amour, plaisir, émotion, sentiment.

    Pourquoi nous voir comme des monstres social? Une fois qu'on est rendu professionnel? C'est le sexe qui dérange ou c'est l'argent?

  • Ce n'est ni le sexe ni l'argent.

    Le sexe est l'un des trois puissants moteurs sociaux avec l'argent et le pouvoir.

    Dans l'arrière pensée d'un homme, faire l'amour avec une belle femme est vécu comme une récompense. La réussite sociale et professionnelle masculine, dans notre société, se voit récompensée souvent par la compagnie de belles femmes.

    Une sexualité épanouie libère l'esprit et rend les êtres humaines heureux. C'est pourquoi toutes les dictatures, la première chose qu'ils interdissent est la parole et la sexualité. La prostitution dérange parce que ça court-circuite les mécanismes du désir. Payer une prostituée est comme prendre le désert sans avoir mangé.

    Autrement dit, la plupart des hommes, s'ils baisaient comme ils voulaient avec les femmes qu'ils voulaient, ils n'auraient pas besoin d'aller travailler. C'est ce qui s'est passé avec le mouvement hippie dans les années 60.

  • "Autrement dit, la plupart des hommes, s'ils baisaient comme ils voulaient avec les femmes qu'ils voulaient, ils n'auraient pas besoin d'aller travailler. C'est ce qui s'est passé avec le mouvement hippie dans les années 60."

    Je dramatise certes, avec un peu d'humour (pardon Pierre), vous avez compris.

  • @ Amélie Jolie:

    Je peux admettre que les abolitionnistes, enfin certains au moins, ont une intention noble. Mais alors qu'ils aillent dans la rue convaincre les clients et les prostituées sans passer par la coercition et par une loi qui remet une couche de crime dans cette activité, qui ne touche pas le problème des réseaux mafieux, qui est contraire au principe d'égalité et qui déplacera le problème en laissant les professionnelles plus démunies et moins protégées.

    Ce qui est franchement désagréable de leur part c'est cette volonté de parler à la place des autres, de décider pour elles quels sont leurs besoins. Attitude autoritaire qui, sous des prétextes a priori louables, tord un peu plus la démocratie et pense la liberté à la place des autres.

    De plus je vois dans l'unanimité des député-e-s un aspect moralisant et électoraliste. Cela m'étonnerait fort que sur l'ensemble de la députation il n'y en ait pas qui soient opposés mais qui n'osent pas le dire de peur d'être traités d'esclavagistes et de déplaire à leur électorat féministe. Cela m'étonnerait aussi qu'il n'y ait pas de député client. Auquel cas on est dans la tartufferie.


    @ Lunatu:

    J'apprécie votre analyse, en particulier sur le fait de l'interdit sexuel qui est l'apanage des régimes politiques autoritaires. L'exemple des hippies souligne bien votre idée.

  • "autrement dit, la plupart des hommes, s'ils baisaient comme ils voulaient avec les femmes qu'ils voulaient, ils n'auraient pas besoin d'aller travailler."

    Ni de faire la guerre... ^^
    Le pouvoir,le combat et la richesse,comme vous dites,ne sont que des moyens pour arriver à quelque chose,ce quelque chose au final c'est le sexe.

    Si on passe directement à la dernière étape,on supprime les atrocités qu'accompagnent les trois premières.
    A méditer pour les radicales qui viendraient à passer par là.
    Personne ne passe directement à la dernière étape parce qu'il y a la trouille de se retrouver avec un gosse sur les bras,que beaucoup croient qu'il faut être terriblement amoureux pour coucher et que d'autres veulent garder cette femme ou cet homme pour lui/elle tout(e) seul(e).

    On peut depuis longtemps se défaire de ces trois entraves,il a des lois contre le harcèlement et la contraception existe mais c'est elles qui ont pris le dessus...dommage non ?

    Comment font les bonobos pour se réconcilier déjà ?

    Ces types qui nous gouvernent ont peur du sexe.

  • @ hommelibre

    Je suis navré de vous contrarier sur un point. Je ne suis pas certain que les abolitionnistes aient des intentions nobles. La plupart des abolitionnistes sont des féministes radicales misandres et malbaisées qui, d'un côté cherchent à stigmatiser la condition masculine et d'un autre côté sont envieuses du pouvoir de séduction (condition essentielle pour exercer ce métier) des prostituées ainsi que de leur liberté de contestation vis-à-vis de la société catho et pudibonde.

  • @lunatu qui débarque sans doute de la Lune, les abolitionnistes sont aussi des hommes avec une sexualité épanouie mais qui refusent d'accepter l'aliénation et le commerce des corps.
    Vos commentaires sur les cathos sont pathétiques : l'Eglise a toujours défendu (ou toléré) la prostitution.
    Comme le disait Rosen Hicher, qui sait de quoi elle parle et dont j'ai parlé plus haut : "chaque passe était un viol".
    Rien à rajouter sur sa soi-disant "liberté". Elle était esclave d'un système qui faisait qu'elle gagnait bcp d'argent mais elle s'est détruite psychologiquement et physiquement.
    Petit rappel : la durée de vie moyenne d'une prostituée est de 34 ans.

  • @Pierre l'extrémiste misandre qui débarque de la planète Mauvaise-foi :
    "les abolitionnistes sont aussi des hommes avec une sexualité épanouie mais qui refusent d'accepter l'aliénation et le commerce des corps."

    Et pour ceux qui n'ont pas cette chance, à savoir les "moches" et/ou les "pauvres" qui ne rentrent pas dans les critères de sélection de la plupart des femmes d'aujourd'hui, vous en faites quoi ? Ils doivent se contenter de la veuve poignet et accepter le fait, qu'étant laids ou pas assez fortunés par rapport aux standards féminins, jamais de toute leur vie ils ne goûteront à l'amour charnel ?

    La prostituée n'existe pas que pour assouvir les bas instincts de pervers cherchant à tromper leur compagne, elles ont également un rôle social pour les malheureux laissés de côté par ces mêmes femmes qui fantasment sur des mannequins et des footballers (aisés bien-entendu). Mais les abolitionnistes savent mieux que les intéressé(e)s et les hommes rejetés (pas faute d'efforts) par la gente féminine ce qui est bon pour eux, à savoir l'abstinence et la frustration, n'est-ce pas ?

    A ce sujet, que pensez-vous des prostitués mâles (qui tiennent aussi ce rôle social) ? Je suppose que vous les tolérez puisqu'ils sont à vos yeux une race inférieure ne méritant aucun égards.

    PS : J'attends toujours des réponses aux questions que je vous ai posé dernièrement. Je suis désolé si elles vous mettent mal à l'aise vous et votre idéologie nauséabonde, mais la moindre des choses serait d'y répondre et d'assumer vos positions extrémistes.

  • "Et pour ceux qui n'ont pas cette chance, à savoir les "moches" et/ou les "pauvres" qui ne rentrent pas dans les critères de sélection de la plupart des femmes d'aujourd'hui, vous en faites quoi ?"

    Ils ont le droit d'être moches s'ils sont riches. L'argent et surtout le pouvoir qu'il procure, ça embellit, c'est bien connu.
    Un tas d'hommes vraiment moches et la poche porte monnaie bien garnie se promènent une superbe jeune femme au bras.

    Ils peuvent être pauvres s'ils sont très beaux. Ils trouveront toujours preneuse.
    Pour les pauvres très moches, ça se complique.

    A noter que c'est un peu pareil pour les femmes :
    Belle et pauvre trouvera preneur.
    Moche et riche, aussi.
    Moche et pauvre....ça sera encore plus compliqué pour elle de s'envoyer en l'air qu'un homme qui peut toujours avoir recours aux prostituées.
    A contrario, je ne crois pas que les gigolos fassent dans les bonnes oeuvres.


    Sauf qu'en fait, tout ça, c'est pur cliché : vous constaterez que le monde n'est pas peuplé de canons et que la plupart des couples vivent avec 2 SMICS.
    "Pauvres" et "moches" trouvent donc globalement preneurs.

  • ça me fait penser à une émission de télé où il y avait un agriculteur qui avouait aller de temps en temps voir une prostituée, la féministe de service lui a répondu séchement "mais monsieur il faut vous faire soigné"

    à méditer

  • Le problème n'est pas de savoir si on trouvera preneur, mais de savoir si le sexe entre adultes consentants est répréhensible s'il n'est pas gratuit.
    Si oui c'est donc que le consentement d'une prostituée est nul qu'elle n'a pas de libre arbitre et qu'il faut bien le lui expliquer parce qu'elle doit en tenir une bonne couche.
    J'adore ceux qui veulent faire le bonheur des gens malgré eux, ceux qui savent ce qui est bon pour les autres, ça me rappelle un peu les dictateurs qui vous vendent leur soupe au nom du bonheur du peuple

  • @ Patricia

    Il n'y a pas que les pauvres et moches qui peuvent avoir d'autres atouts de séduction. Il y a aussi les timides, les handicapés, les personnes de petite taille (croyez vous que les personnes de petite taille s'attirent entre eux comme la société veux nous faire croire ?)

    Beaucoup de familles engagent des prostituées pour assister des handicapés qui autrement n'auraient droit qu'à de Valium pour calmer leurs désirs ou a des "guili-guili" pourris sur le dos pour leur relaxer.

    Mais bien sûr, pour comprendre ça il faut accepter qu'une sexualité plus ou moins épanouie participe à l'équilibre psychologique (j'ai connu un psy qui me disait que "le meilleur antidépresseur est tirer un bon coup"), mais ça les abolitionnistes et les cathos ne le comprendront jamais.

    Si cette loi passe (elle ne passera pas, il y a un Conseil Constitutionnel en France), je vois mal la police faire une perquisition chez un handicapé pour l'arrêter lui et sa famille avoir fait venir chez lui une prostituée.

  • Encore plus : Les beaux handicapés sur fauteuil roulant qui draguent des canons sont pour les films hollywoodiens ou pur les publicités pour demander des dons.

    En plus ça me dégoute cette image désexualisée qu'on veut donner des handicapés ou des personnes de petite taille et de les montrer comme des êtres tout spirituels quand on veut attirer la sympathie envers eux.

    Il y a une scène qui aurait manqué au film "Intouchables". Le titre même du film ne serait-ce un acte manqué ?

  • @ Pierre:

    J'ai de la peine à vous suivre quand vous citez un exemple dont vous faites une généralité. Sans vouloir vous attaquer personnellement vous me donnez l'impression d'être pris dans des représentations excessives du réel.

    J'ai aussi cru à une époque à l'image manichéenne que l'on donne aujourd'hui des relations hommes-femmes. Puis j'ai ouvert les yeux, et j'ai regardé plus loin. Et je ne peux plus adhérer à cette théorie.

  • "en particulier sur le fait de l'interdit sexuel qui est l'apanage des régimes politiques autoritaires."

    Exemple : l'URSS. Autre exemple: les USA.
    MDR!

  • "Et pour ceux qui n'ont pas cette chance, à savoir les "moches" et/ou les "pauvres" qui ne rentrent pas dans les critères de sélection de la plupart des femmes d'aujourd'hui, vous en faites quoi ? "

    Et les femmes qui ne sont pas dans les critères et qui ne trouvent pas d'hommes, vous en faites quoi ?
    Pourquoi ne parle-t-on jamais du désir des femmes, de leur envie de sexualité ? Ah oui c'est vrai, les hormones, la testostérone, toussa.

    "A ce sujet, que pensez-vous des prostitués mâles (qui tiennent aussi ce rôle social) ?"

    Ce sont aussi des hommes qui sont clients. Cela ne change rien au discours abolitionniste. Il y a une violence exercée à leur égard aussi et les prostitués ne choisissent de faire ce métier qu'en dernier recours.

    "PS : J'attends toujours des réponses aux questions que je vous ai posé dernièrement."

    Aucune question ne met mal à l'aise mais je ne réponds pas aux ordres de gens sectaires qui sont aveugles, ne connaissent RIEN DU TOUT à l'abolitonnisme, n'en ont rien lu mais se permettent de critiquer.

  • Pour la soi-disant liberté des prostituées de faire une activité tellement valorisante, il y a la fameuse Griséldis Réal, décédée en 2005, qui a toujours revendiqué aimer ça, le faire "librement". Elle parle ici

    http://www.rts.ch/archives/tv/culture/grands-entretiens/3461942-griselidis-real.html

    Un moment, elle dit que le fait de leur faire l'amour les sauverait du suicide alors qu'elle avoue avoir plusieurs fois risqué la mort en se prostituant "Certains ont voulu me tuer, m'étrangler".

    Connaissez-vous bcp d'activités où l'on menace de vous tuer, où l'on vous étrangle, alors que normalement, les clients prostitueurs sont là pour du plaisir ?
    Encore heureux qu'ils ne sont pas tous violents mais CHAQUE prostituée "libre" a vécu au moins une fois une agression, quand ce n'est pas une tentative de meurtre.

    Si on retire celles dont le libre choix est plus que douteux càd celles qui ont commencé mineures, celles qui sont sous l'emprise d'un réseau ou un proxénète, celles qui ont dû choisir entre la peste et le choléra (un frigo vide et des enfants à charge par exemple), il en reste bien peu (2-3 % dont une partie changera de discours une fois sorties de là).
    Admettons qu'elles s'éclatent à se faire pénétrer par des inconnus (de plus parfois violents, insultants, pas propres) plusieurs fois par jour, tous les jours. Admettons.
    Elles ne sont pas assez nombreuses pour la demande des "clients". Donc, il faut contraindre d'autres femmes à se prostituer, logique commerciale.
    Donc, il faut priver ces quelques femmes du plaisir de se prostituer pour protéger la majorité.

  • "J'ai de la peine à vous suivre quand vous citez un exemple dont vous faites une généralité."

    De quel exemple parlez-vous ? Si c'est celui de Rosen Hicher, il y en a d'autres. Je peux vous donner des liens où des ex-prostituées expliquent très bien le déni qu'elles ont vécu en exercçant leur activité et dès qu'elles ont arrêté, la plupart disent "mais comment ai-je pu me laisser ainsi aveugler ?". Très peu d'ex-prostituées parlent de leur ancienne activité comme du "bon vieux temps", elles ont presque toutes des anecdotes terribles à raconter sur les violences subies, les vols, les viols (oui, des prostituées sont violées, si par exemple elles refusent la sodomie et qu'au cours de l'acte, l'homme la sodomise de force).

    Donc la parole de celles qui sont actives en ce moment et se prétendent "libres", je la mets fortement en doute. Comme la parole des anorexiques qui croient aussi tout contrôler, jusqu'au jour où elles se libèrent de l'anorexie et leurs yeux s'ouvrent enfin sur le déni.

  • @ Pierre
    "Connaissez-vous bcp d'activités où l'on menace de vous tuer, où l'on vous étrangle, alors que normalement, les clients prostitueurs sont là pour du plaisir ?"

    Je connais beaucoup d'activités où les gens risquent de se faire tuer. Bijoutier, pharmacien, gardien de prison, portier de nuit, etc.

    Et si les psychopathes se sentent impunis pour agresser les prostituées, c'est parce qu'elles sont obligées de travailler dans des endroits cachés, à l'abri justement de ceux qui sont censés de les protéger, c'est à dire la police.

    Aucune prostituée n'est agressée dans les maisons closes espagnoles ou allemandes.

  • Je vais te rebaptiser « oui-oui au pays des bisounours ». A Anvers (Belgique), dans la « villa tinto », un établissement pour les prostituées, elles ont une sonnette d’alarme reliée en direct à la police en cas d’agression.
    La comparaison avec les autres métiers ne tient pas. Pour les autres métiers, la « visite » des voleurs n’a rien à voir avec la personne agressée. Pour la prostitution, on va la voir normalement pour du plaisir, pas pour la tuer.

  • @ Pierre encore :

    Et pourquoi les acteurs et actrices porno ou les tenanciers de porno shops ne se font pas agresser ? Parce que ce sont des activités encadrées.

    Mais vous n'est pas le premier à faire l'association entre sexe et violence.

    Vous n'avez pas parlé des dealers ni des trafiquants d'armes. C'est le sexe qui vous dérange.

    Quoi qu'il en soit, depuis que vous êtes dans ce forum vous avez beaucoup évolué. On n'a plus à subir vos insultes. Continuez comme ça !

  • La police, censée protéger les prostituées ? Hahaha, quelle farce. Vous voulez mettre un flic dans les chambres, c'est ça ? Mais arrêtez de délirer mon vieux, la police n'est pas là pour surveiller tout le monde.

    La prostitution, ce n'est pas de la sexualité. Tous les sexologues le disent, pour qu'il y a relation sexuelle, il faut du désir MUTUEL. Or, la prostituée n'a aucun désir pour un client inconnu. Elle n'accepte d'être pénétrée que parce qu'il paie. C'est donc une relation déséquilibrée.
    Si elle aime le sexe, ok, pourquoi alors ne pas le faire gratuitement, dans les clubs échangistes ? Ah ben non, elles ne veulent pas. Donc, c'est l'argent qui les motive mais pour de mauvaises raisons bien souvent, comme je l'explique plus haut.

    Pour ceux qui croient que la prostitution, c'est glamour, voici ce que je disais à une femme récemment.

    Tu vas dans un parc et tu t'installes sur un banc. Les 10 premiers hommes qui passent devant toi, imagine que ce sont des clients prostitueurs.
    Combien déjà te plaisent physiquement ? Ils sont peut-être âgés, moches, sales, que sais-je encore. Mais la prostituée, on ne lui demande pas son avis sur le client. A la limite, il y en aura peut-être un ou deux de " potables ".
    Ensuite, imagine qq scénarios à propos de leurs fantasmes.
    L'un d'eux veut absolument faire l'amour sans capote, quitte à payer 3 fois le prix.
    Un autre veut te sodomiser mais sans lubrification.
    Un autre veut éjaculer sur ton visage et que tu lèches son sperme comme si c'était du nectar.
    Un autre veut t'insulter, etc.
    Finalement, il n'y en a qu'un qui veut du sexe "normal" mais bon, il est repoussant physiquement.
    Tu remarqueras que j'ai évité les scénarios trash, SM ou uro, j'ai fait dans le " soft ".
    Imagine alors des trucs complètement dégueu. Si tu dis " ah oui mais c'est moi qui choisis ". Ok mais ce n'est plus de la prostitution alors, le principe c'est d'accepter tout ce que veut le client.
    A propos de mon scénario, on peut l'inverser pour les hommes défendant la prostitution.
    On imagine donc un homme sur un banc et les 10 premières femmes qui passent devant lui veulent du sexe avec lui, avec des demandes tout aussi glauques, des femmes peut-être pas du tout "bien" physiquement. Ça fait réfléchir et ça calme, en général.

  • Les femmes savent qu'elles peuvent contrôler les hommes avec le sexe. Il y a même des œuvres littéraires qui ont été écrit sur le sujet.

    Si un homme peut aller tirer un coup quand ça lui chante, les femmes perdront ce pouvoir.

    Ça les féministes le savent. C'est pourquoi ils veulent brimer les hommes et stigmatiser la condition masculine encore plus.

  • @ Pierre

    "Ils sont peut-être âgés, moches, sales, que sais-je encore. Mais la prostituée, on ne lui demande pas son avis sur le client. A la limite, il y en aura peut-être un ou deux de " potables ".

    Je suppose que vous êtes jeune, beau et propre pour avoir ce mépris pour les vieux et laids qui souffrent de misère sexuelle.

    Et si vous êtes vous même vieux et laid, ça veut dire que votre système génital ne fonctionne plus et que vous jugez en conséquence. Laissez donc les autres faire leur vie.

  • Pierre. Arrêtez de regarder des films pornos. Ça trouble votre perception de la réalité. Demandez à une prostituée une fellation sans capote, vous allez voir ce qu'elle vous répond.

    La prostitution c'est pour les hommes normaux (Si ! Si !). Vous ne voyez que des psychopathes. Ils sont l'exception et vous avec vos clichés vous croyez que c'est la règle.

  • "Je suppose que vous êtes jeune, beau et propre pour avoir ce mépris pour les vieux et laids qui souffrent de misère sexuelle."

    Je suppose que vous êtes vraiment c*n pour écrire des choses pareilles. Où voyez-vous du mépris dans une simple constatation ? Un homme âgé de 60 ans a priori, ne devrait pas attirer une femme de 20-25 ans. Je parlais du fait que la prostituée doit accepter TOUS les hommes, qu'ils soient à son "goût" ou non.
    D'autre part, vous n'allez pas m'avoir avec les gens qui "souffrent de misère sexuelle". Déjà, quel est le % des hommes qui disent en souffrir parmi les clients prostitueurs ? Et pourquoi ne parle-t-on jamais de la misère sexuelle des femmes ?
    La "misère sexuelle", il y a plein de façons de la soigner et la prostitution n'est certainement pas la meilleure solution.
    Je l’ai déjà dit, la prostitution, ce n’est pas de la sexualité puisque celle-ci implique un désir MUTUEL. Tout le contraire de la relation déséquilibrée entre un client et une prostituée.

    "Et si vous êtes vous même vieux et laid, ça veut dire que votre système génital ne fonctionne plus et que vous jugez en conséquence."

    A AUCUN endroit sur cette page, je n'ai porté de jugement sur les clients prostitueurs. Je n'ai pas écrit que c'était mal, j'ai juste dit qu'en faisant appel aux services d'une prostituée, ils entretenaient une monstruosité qui s'appelle la traite des êtres humains. Ils sont complices, qu'ils le veuillent ou non.
    Vos remarques DEBILES sur mon système génital me feraient presque hurler de rire, tellement c'est pathétique.

    "Laissez donc les autres faire leur vie
    Arrêtez de regarder des films pornos"

    Vous êtes QUI pour me dire ce que je dois faire ? Non mais je rêve là.
    Je m'interrogerais à votre place sur votre entêtement à défendre les clients prostitueurs, plutôt que de vous occuper de ma vie et de me donner des ordres en plus.

    Votre remarque sur les « hommes normaux » montre bien que vous banalisez l’achat du corps des femmes, c’est très parlant, je trouve. Encore heureux que tous les clients prostitueurs ne sont pas des tarés. J’aimerais néanmoins une définition de « l’homme normal ».

    Pour clarifier mon propos, je reprends ce que je disais ci-dessus

    "Elles ne sont pas assez nombreuses pour la demande des "clients". Donc, il faut contraindre d'autres femmes à se prostituer, logique commerciale.
    Donc, il faut priver ces quelques femmes du plaisir de se prostituer pour protéger la majorité."

  • Merci Pierre, pour tout le mal que vous vous donnez à essayer de nous convaincre d'accepter une loi qui, de toute façon, ne passera pas.

    Mais surtout si vous avec un remède pour soulager la misère sexuelle, ne manquez pas de faire un blog. Il y a beaucoup de monde qui en a besoin, et ça pourrait être une aide inestimable pour soutenir vos idées.

    Et parce que vous êtes là, faites le nous savoir.

  • "ça me fait penser à une émission de télé où il y avait un agriculteur qui avouait aller de temps en temps voir une prostituée, la féministe de service lui a répondu séchement "mais monsieur il faut vous faire soigné"

    "La "misère sexuelle", il y a plein de façons de la soigner et la prostitution n'est certainement pas la meilleure solution."

    pierre vous avez la même arrogance que cette féministe, cet agriculteur il faut qu'il se fasse soigner, mais vous vous rendez compte de la monstruosité de votre réponse !!!

  • @ Leclercq

    Très bonne remarque. Vous avez mis en évidence l'état d'esprit révélé par l'utilisation des mots. J'avais bien lu "soigner" mais je ne l'ai pas retenu, et pour répondre j'ai utilisé "soulager".

  • Anne Sinclair élue "femme de l'année" par les femmes.
    Voyez qu'il n'y a pas quoi flipper avec les féministes : ça prouve qu'elles ont encore du pain sur la planche.
    Préférer une cocue qui n'a rien fait à Irène Frachon qui a bataillé pour dénoncer le scandale du Médiator.
    Pas possible ce que mes congénères sont connes....
    Il y aurait de quoi éclater de rire si ce n'était pas si désolant.

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/224255;sinclair-femme-de-l-annee-les-francaises-preferent-une-cocue-a-une-resistante.html

  • @ lunatu

    pierre est un idéologue. les personnes qui ne sonts pas d'accord avec les théses féministes sonts dissidentes, elles doivent se faire soignées.

    les communistes eux rééduquaient "au goulag"

  • "Préférer une cocue qui n'a rien fait à Irène Frachon qui a bataillé pour dénoncer le scandale du Médiator."

    Irène Frachon est une héroïne moderne, une femme totalement admirable. Il est bien clair que les médias n'ont pas assez parlé de Mme Frachon. La raison en est simple: la crainte de se voir sucrer les encarts publicitaires du labo criminel.
    Le pot de terre contre le pot de fer et c'est le pot de terre qui gagne!

    Vivent les pots de terre!

  • Patricia,

    Non, pas élue: sacrée! C'est quand-même mieux. Elue n'importe qui peut l'être. Mais sacrée ce n'est qu'une reine ou une impératrice.

    Cela dit la question est: Quelle femme vous a le plus marqué-e cette année? Et pas: Quelle est la femme de l'année, celle qui surclasse les autres?


    Et les hommes ont élu Christine Lagarde.


    Le plus lamentable est la manière dont cette blogueuse crache sur les femmes qui ont voté. Elles n'ont visiblement pas bien voté. Elles auraient dû voter autrement. Vive l'intolérance!

    Il y a aussi Nolwen Leroy au palmarès. Ce qui fait dire à une internaute: c'est la Bretagne, c'est assez tendance le Made in France. En effet il y a des ***** sur terre...


    Des femmes de l'année il y en a des milliers, des millions. qui élèvent leurs enfants avec droiture, qui soutiennent leur homme, qui font de leur mieux pour que le monde tourne un peu moins mal que si c'était pire.

    Où peut-on voter pour elles?


    Maintenant pour ce qui est de traiter Anne Sinclair de cocue, avec ce dégueulis à la bouche, quelle indignité pour celle qui écrit. Même Eva Joly a dit que c'était une triste image de la femme. Elles dont les méthodes judiciaires ont été à la fois excessives et inefficaces. Elle qui manipulait la perquisition chez Dumas pour sortir juste pour qu'il passe en direct au journal de 13 heures. Pas joli, la Joly.


    Cocue... Au minimum c'est une souffrance, et pour elle peut-être une exigence morale de rester avec lui. Je n'en sais rien mais cette idée vaut au moins autant que les conneries dites sur elle. Au mieux c'est un contrat entre eux et personne n'a à s'en occuper.

    Lancé comme ça, ce "cocue" a une drôle de sonorité. C'est dit avec le même mépris qu'on traiterait quelqu'un de "pédé".

    Lamentable.

  • Personnellement, je n'ai aucun problème avec la condition de cocu. Lorsque mon ex compagne m'a avoué (ce qui est un grand mot) qu'elle couchait avec un autre homme, je lui ai dit que c'est la condition humaine, que les êtres humaine sommes ainsi faits (elle le savait d'ailleurs) et je lui ai donné même volontairement de l'argent pour qu'elle puisse partir et recommencer une nouvelle vie.

    Elle se sentait tellement mal à l'aise de me le dire que j'ai inventé une petite aventure quelques mois avant pour la déculpabiliser. Alors elle m'a engueulé )-: Ah les femmes !

    C'est une bonne personne d'ailleurs et on est toujours en bonnes relations.

  • Et je vous avoue que j'aime bien DSK et Anne Sinclair. Même s'il s'est fait piéger surtout par lui même parce qu'il n'a pas compris qu'on n'est plus en après 68 et que maintenant le paradigme social a changé (n'est pas Pierre ?) il représente l'un des derniers des mohicans, avec F Mitterrand, Polansky et Cohn Bendit.

    Mais on y reviendra peut-être, quand le SIDA sera vaincu et qu'il ne provoquera plus la méfiance de l'autre, quand les féministes (radicales) arrêteront de stigmatiser la condition masculine et que la curiosité, l'amitié et l'amour de l'autre reviendront.

  • @john :
    "Et les hommes ont élu Christine Lagarde".
    Ce qui prouvent qu'ils ont plus de discernement que les femmes.
    Je ne peux même pas comprendre qu'on vote avec une liste pareille. Vu les propositions, il y a de quoi partir en courant.
    Vous voteriez pour "l'homme qui vous a le plus marqué" entre johnny Halliday, Sarkozy (parce qu'il est devenu papa, la belle affaire), Jean Luc Mélanchon et Patrick Sébastien ?
    Non mais franchement, vous demanderiez si on ne se moque pas de vous par hasard et vous seriez tenté d'établir une vraie liste, non ?
    Sans compter l'insulte faite à ceux, qui, eux, ont vraiment réalisé quelque chose.

    On peut employer le terme "trompée" si vous préférez mais cela revient au même sur le fond.
    Pourquoi on ne lui decernerait pas non plus la Légion d'honneur pendant qu'on y est ?
    Depuis quand le fait d'être trompée et de rester malgré tout avec son son mari mérite une remise de titre ?
    Parce que dans ce cas, que les françaises se rassurent, elles sont des centaines de milliers à pouvoir prétendre au titre.
    Compte tenu de la période de l'année, moi je l'élis "Dinde de Noël" tiens, ça lui ira mieux.

    @Lunatu :
    "Mais on y reviendra peut-être, quand le SIDA sera vaincu et qu'il ne provoquera plus la méfiance de l'autre"
    Vous vous trompez, le Sida ne fait plus peur, les jeunes utilisent très mal ou pas du tout le préservatif (la première et la deuxième fois et puis plus du tout).
    On n'a jamais autant enregistré de grossesses adolescentes et il y a une recrudescence d'infections au papillomavirus et chlamydiae chez les jeunes qu'on ne constate pas chez les femmes mûres.

    Ne vous leurrez pas, Mai 68, la libération sexuelle et la contraception sont à l'origine de l'élaboration des techniques de procréation médicalement assistée.
    A force de multiplier les partenaires, un grand nombre de femmes à l'époque ont été victimes de MST à l'origine de stérilité.
    C'est sur ce constat que des gynécologues de l'époque ont commencé à chercher des solutions pour que ces femmes puissent tout de même enfanter...Comme quoi, la réalité n'est pas que celle qu'on vous présente.

  • Le SIDA fait toujours peur. Qu'on le refoule c'est une tout autre chose.

    Un jour sur un forum j'ai fait un sondage :

    Vous faites la connaissance d'un(e) nouveau partenaire sexuel et lorsque vous vous disposez à faire l'amour, il (elle) vous révèle être séropositif (ve).

    Options

    Sur 61 réponses

    1- Vous vous en foutez, il faut vivre dangereusement. 3 réponses
    2- Vous utilisez un préservatif et vous ne parlez plus du sujet. 0 réponse
    3- Vous utilisez un préservatif mais vous restez un peu inquiet(ète). 8 réponses.
    4- Vous pratiquez une forme de rapport sans pénétration. 12 réponses
    5- Vous dites courtoisement à votre partenaire que vous ne pouvez pas dans ces conditions. 35 réponses
    6- Vous vous fâchez avec votre partenaire, elle n'aurait dû vous prévenir avant ou s'abstenir de draguer. (3 réponses)

    Sur 61 réponses, seules 11 acceptaient d'avoir des rapports normaux avec une personne confirmé séropositive.

    12 un rapport sans risque.

    38 (plus de la moitié) ont refusé tout rapport.

  • "La "misère sexuelle", il y a plein de façons de la soigner et la prostitution n'est certainement pas la meilleure solution. "

    Ah oui comme quoi ? comme aller voir une femme non prostituée dénuée de norme morale à qui l'on peut s'attendre au pire ? Désolé mais quand je vois la tournure que prennent les relations homme-femme, je préfère encore les prostituées ou la pornographie ;)

    "Un homme âgé de 60 ans a priori, ne devrait pas attirer une femme de 20-25 ans."

    Et pourtant l'inverse est une évidence même. Les femmes qui épousent leur cadet de 25 ans de moins ça passe ou bien ?

    "D'autre part, vous n'allez pas m'avoir avec les gens qui "souffrent de misère sexuelle". Déjà, quel est le % des hommes qui disent en souffrir parmi les clients prostitueurs ? Et pourquoi ne parle-t-on jamais de la misère sexuelle des femmes ?"

    Beaucoup, tu sais on a tellement placé de barrières entre hommes et femmes que finalement la relation entre ces derniers est utopique. Les femmes tendent à devenir indésirables, c'est bien pourquoi, heureusement que les prostituées et la pornographie est là pour combler le vide.
    Quand à tes femmes qui souffrent de misère sexuelle, elles avaient qu'à mieux traiter les hommes et non les prendre de haut comme elles savent mieux le faire.
    D'ailleurs beaucoup de femmes payent pour une minorité de garces qui ont fait souffrir des hommes.
    Il y a aussi des hommes qui font souffrir des femmes volontairement ça je ne le cautionne pas.

    "Vous êtes QUI pour me dire ce que je dois faire ? Non mais je rêve là."

    Alors toi aussi t'aimes pas qu'on te dise quoi faire dans la vie ?

    "Ils sont complices, qu'ils le veuillent ou non."

    Du moment que la prostituée a choisi elle-même je ne vois pas en quoi nous sommes complices. Si elle est d'accord, en plus des frais.

    "J’aimerais néanmoins une définition de « l’homme normal ». "

    Tu risque d'avoir des surprises :/

  • "Voyez qu'il n'y a pas quoi flipper avec les féministes : ça prouve qu'elles ont encore du pain sur la planche."

    Tout simplement que le bon sens et l'instinct protecteur de la femme a primé. Si pour toi le féminisme se résume à du militantisme pour une connerie de médoc, plutôt qu'une femme héroine prête à sacrifier son capital pour un homme pesant sur lui les pires soupçons, alors en effet le féminisme a du travail.

  • J'ai uploadé un bout de JT de la télé belge sur la prostitution, ça ne dure que 3 mn mais c'est édifiant

    http//www.megaupload.com/?d=V7Q3A03C

    Soyez attentif au témoignage de la prostituée, de ce qu'elle a subi dans son enfance. Le sociologue Richard Poulin à la fin résume exactement tout ce que je dis ici.

  • "Alors toi aussi t'aimes pas qu'on te dise quoi faire dans la vie ? "

    Dis-moi où j'ai dit à qqn ici ce qu'il devait faire. Cherche pas, tu trouveras pas. C'est la différence entre les névrosés (ceux qui donnent des ordres) et les autres.

  • C'est drôle ! C'est une prostitué qui défend la prostitution :

    "J'ai subis des intrusions pendant mon enfance, et depuis je ne sentais plus les sensations de mon corps, mais la prostitution m'a permis de me reconnecter avec ce corps meurtri"

    Et c'est encore un infantilisateur qui la condamne.

    Pourquoi on n'a pas mis des témoignages des femmes qui souffrent de la prostitution et qui s'en plaignent ?

  • @Lunatu :
    "Un jour sur un forum j'ai fait un sondage :"

    Quel âge moyen avaient les sondés ? Hommes ? femmes ?
    Est ce que vous pensez vraiment que les réponses sont les mêmes lorsqu'elles sont réfléchies, posées à des personnes seules devant leur écran et lorsque les personnes se trouvent en situation de séduction?
    Les gens sont mal informés en général, n'ont pour la plupart aucune notion de la lourdeur d'un traitement contre le Sida.
    Ce qu'ils retiennent, faussement, c'est "qu'on n'en meurt plus", ce qui est faux.
    Les jeunes filles ne prennent, pour la plupart pas la pilule, ce qui est une erreur.
    Les mères rechignent à les faire vacciner contre le papillomavirus parce qu'elles ne connaissent pas la problématique réelle. C'est un virus qui a des conséquences sur toute la vie d'une femme : non seulement lésions précancéreuses mais col de l'utérus abimé : fausses couches à des stades de grossesse avancée.
    Si vous avez des filles et qu'elles sont encore en âge, insistez, elles doivent être vaccinées.

    @Kasilar :
    Si tu penses que l'honneur d'un homme qui n'hésite pas, par ses imprudences répétées à humilier sa femme devant le monde entier vaut plus qu'une bataille pour un médicament qui a fait officiellement plus de 500 morts (alors qu'on est loin du compte), effectivement, on ne vit pas dans le même monde.
    Je considère faire partie des femmes qui ont le sens des priorités. Pour ma part, je largue le gros con et je me consacre au dossier médical.
    D'autant plus que des hommes bien, il y en a pleins et certains sont seuls.
    Pas la peine, donc, de perdre son énergie pour un type qui n'en vaut pas la peine.

  • Tous les abolitionnistes sont des faux-cul qui feraient bien de s'en tapper un vrai pour dégorger leur cerveau de frustrés.
    Dans chaque homme il y a un mâle et dans chaque femme une gérante de charmes. la première fois c'est la nature dirige après de plus en plus ça ce négocie. Une pute c'est une fois tant. Une femme mariée c'est comme un bail, y a qua voir quand on divorce combien ça coûte.
    Et le grand amour c'est magnifique mais ça rend pas benet au point de pas voir les beautés de la nature.
    Pour être abolitionnistes y faut être hypocrite ou désespérés mais bon ça existe.

  • "une recrudescence d'infections au papillomavirus et chlamydiae"

    Ainsi que de la syphilis...


    "Lancé comme ça, ce "cocue" a une drôle de sonorité."

    Et en le disant comme ceci, ça passe mieux?

    http://www.youtube.com/watch?v=Pl22-LoWDIk

    Ou comme cela?

    http://www.wat.tv/video/serge-lama-petites-femmes-44zbj_3om01_.html

    Il y a aussi le problème du sida (entre autres):

    http://bipolairemd.forumactif.fr/t6135-je-suis-content-cocu-mais-content

    Mais faut pas dramatiser :

    http://forum.actudz.com/topic15563.html

  • Petit florilège.

    "Un cocu, c'est un type qu'est marié et que sa femme lui fait des blagues avec d'autres types."
    Citation d'Alphonse Allais ; Deux et deux font cinq - 1895.

    "Un cocu, c'est à mourir de rire."
    Citation de Jean-Paul Sartre ; L'idiot de la famille (1971-1972)

    "Les vrais cocus n'ont pas d'intérêt à divorcer : un vrai cocu est un homme qui rend les femmes infidèles... alors, pourquoi en changerait-il ? Que ce soit celle-là ou une autre !"
    Citation de Sacha Guitry ; Un miracle - 1927.

    "Cocu - Après la preuve, mon parti est pris : adieu à la fois l'amour et la jalousie !"
    Citation de William Shakespeare ; Othello, III, 3 - 1604.

    "J'imagine un cocu disant :
    Ce qui m'exaspère, c'est de penser que ce monsieur sait maintenant de quoi je me contentais !"
    Citation de Sacha Guitry ; Elles et toi - 1946.

    "Cocu - Chose étrange que ce petit mot n'ait pas de féminin."
    Citation de Jules Renard ; Journal du 2 août 1902.

    "Le drame du cocu, c'est le drame de l'homme : la connaissance."
    Citation de Jean Anouilh ; Colombe - 1974.

    "Que vous portiez chapeau ou bonnet, mine de cocu vous garderez."
    Citation bretonne ; Proverbes Bretons.

    "Cocu pour cocu, autant être marié."
    Citation de Marcel Achard ; L'amour ne paie pas - 1963.

    "La vengeance du mari cocu : faire manger à l'épouse infidèle le cœur de son amant."
    Citation de Robert Sabatier ; Le lit de la merveille - 1997.

    "Au début d'une aventure, le cocu y est toujours pour quelque chose."
    Citation de Sacha Guitry ; Quadrille - 1937.

    "N'est pas cocu qui veut."
    Citation de Sacha Guitry ; Elles et toi - 1946.

    "L'amour fait des fous, le mariage des cocus, le patriotisme des imbéciles malfaisants."
    Citation de Paul Léautaud ; Passe-Temps - 1928.

    "Je viens de faire vingt cocus ! Comment donc ? J'ai baisé ma femme !"
    Citation d'Antoine-Louis Le Brun ; Épigrammes, madrigaux et chansons - 1714.

    "Mieux vaut être cocu sans le savoir qu'un époux jaloux sans raison."
    Citation française ; Proverbes et dictons français - 1882.

    "C'est un cocu, et c'est pour ça que je le trompe."
    Citation de Sacha Guitry ; Tao - 1949.

    "Cocuage est naturellement des apanages du mariage."
    Citation de François Rabelais ; La vie inestimable du grand Gargantua - 1534.

    "Si n'être point cocu vous semble un si grand bien, ne vous point marier en est le vrai moyen."
    Citation de Molière ; L'école des femmes, V, 9 - 26 décembre 1662.

    "Il y a des femmes dont l'infidélité est le seul lien qui les attache encore à leur mari."
    de Sacha Guitry

    "Il faut avoir été cocu pour avoir le droit de parler de l'amour."
    Citation de Louis Aragon ; Théâtre, Roman - 1974.

    "Cette femme-là ne demandait qu'à être fidèle, malheureusement, elle a épousé un cocu !"
    Citation de Sacha Guitry ; Un miracle - 1927.

    "Les cocus, cela fait toujours rire !"
    Citation de Robert Sabatier ; Olivier 1940 (2003)

    "Quel est l'heureux époux qui n'ait pas un adjoint ?
    Je suis cocu, dit-on, cela peut fort bien être,
    Peu m'importe, pourvu que je ne trouve point
    L'outil du compagnon dans l'atelier du maître."
    Citation de Jean-François Guichard ; Mot d'un autre - 1802.

    "Une femme fait son amant cocu en couchant avec son mari."
    Citation d'Honoré de Balzac ; Les cent contes drolatiques (1832-1837)

    "Vous êtes faite pour tromper votre mari, et votre mari est fait pour être cocu."
    Citation de Sacha Guitry ; Pages choisies - 1932.

    "Je ne te reproche pas d'être cocu, ce n'est pas de ta faute : Et puis, tout le monde le sait !"
    Citation de Marcel Pagnol ; Marius - Le 9 mars 1929.

    "Pourquoi l'appelles-tu cocu ? — Parce que c'est un cocu, parbleu !"
    Citation d'Émile Zola ; Nana - 1879.

  • @Patricia

    Admettons (si si) que DSK est un sale type. C'est pas lui que j'admire, mais le courage si rare d'une femme pleine aux as. Essayez de voir la réaction du côté d'une bourge du coin si elle se retrouvait dans cette situation.
    Anne Sinclair est admirative, n'importe quelle femme dans son cas aurait ouvertement envoyé bouler la mascotte.

  • Un bon coup de karcher une bonne fois pour toutes hommelibre!

  • "C'est drôle ! C'est une prostitué qui défend la prostitution :"

    Il a rien compris, lui. Elle ne défend pas la prostitution, elle est aliénée, dans le déni. Sans les abus dans l'enfance, elle ne se serait jamais prostituée.
    Elle s'imagine qu'elle se venge en se prostituant, alors qu'elle ne fait que se comporter à nouveau en victime des hommes. Exactement comme dans l'excellent film " la domination masculine " de Patric Jean où l'on voit une femme d'une trentaine d'années, qui a subi de graves abus sexuels dans son enfance, imaginer qu'elles se venge des hommes en étant stripteaseuse dans un bar ! C'est le déni, l'aliénation à un point qu'on ne peut imaginer. Comme l'exemple de Rosen Hicher dont j'ai parlé plus haut : tant qu'elle exerçait, elle était dans le déni, pensait contrôler la situation. Après en être sortie, c'est la chute, on retombe les pieds sur terre et ça fait mal d'avoir été aveugle à ce point.

    "Et c'est encore un infantilisateur qui la condamne."

    Vous parlez de qui là ? Pour moi, c'est VOUS qui infantilisez les femmes en trouvant normal de les faire être des objets sexuels pour les hommes.

    C'est tellement drôle parce que tout ce que vous dites que je suis, cela parle de vous. En fait, vous projetez vos TARES sur les autres mais vous ne vous en rendez même pas compte. Tous les qualificatifs peu avenants dont vous me taxez, c'est de vous que ça parle, en fait. Ça saute tellement aux yeux, pour peu qu'on connaisse le fonctionnement des inconscients.

    En tout cas, vous n'avez pas retenu les points importants de ce reportage : 9 prostituées sur 10 ont subi des abus sexuels dans leur enfance. Aux USA, la prostitution est le " métier " où l'on se suicide le plus. En Europe, la moyenne d'âge des prostituées est de 14 ans ! Stress post-traumatiques 2 x plus importants que des soldats qui reviennent de la guerre, la prostitution s'appelait au départ " esclavage féminin". C'est une violence à l'encontre des femmes à cause des EFFETS de la prostitution sur leur santé. Ça, c'est la réalité. Ce reportage n'était pas fait par des abolitionnistes mais des journalistes qui n'ont pas eu de mal à démontrer ce que je dis mais que vous refusez de reconnaître parce que vous n'en avez rien à cirer de la santé de ses femmes et vous la ramenez avec une soi-disant "liberté d'exercer".

  • "Tous les abolitionnistes sont des faux-cul qui feraient bien de s'en tapper un vrai pour dégorger leur cerveau de frustrés"

    Et c'est reparti, encore un GROS NEVROSE qui vient me donner des ordres. Dites hl, vous avez déniché un troupeau de névrosés en cavale ou quoi ?
    Je ne suis absolument pas frustré, j'ai une vie sexuelle très satisfaisante et je ne considère pas le corps des femmes comme un réceptacle à frustrations. Si un jour, j'étais face à une prostituée, j'essaierais de la faire parler de son enfance, des abus qu'elle a subis avec des clients. Je ne pourrais JAMAIS me servir d'elle comme objet sexuel.

    Revenons à la misère sexuelle, évoquée dès le début part hl.

    Qu'est-ce donc ? Ne pas pouvoir utiliser sexuellement une femme?
    Il n'y a pas de besoin sexuel.
    La frustration sexuelle, ça se supporte, comme les autres frustrations que chaque être humain doit supporter. Ce n'est pas confortable, mais on n'en meurt pas.
    Et si on est incapable de supporter une frustration, oui, ça se soigne! Ça, c'est pour leclercq, le monstre qui projette ses névroses sur les autres.

    Sinon, comment me soulager de ma frustration d'avoir une plus petite voiture que mon voisin ? C'est injuste, il magouille, il est pistonné à son boulot et moi je trime 40 heures par semaine pour un salaire me permettant à peine d'entretenir une 206 déglinguée. Alors je lui vole ou lui casse, mais c'est interdit, que faire ?

    On peut soigner les clients de prostituées, non pas contre leur misère sexuelle, mais contre leur tendance à utiliser/consommer le corps d'autres personnes pour soulager leurs envies sexuelles.

  • "Et si on est incapable de supporter une frustration, oui, ça se soigne! Ça, c'est pour leclerq, le monstre qui projette ses névroses sur les autres."
    Appliquez cette maxime à vous-même et vous venez de faire le premier pas vers la guérison.

    Si vous n'êtes pas un frustré qui essaie d'imposer à tous sa propre vision des choses en dénigrant systématiquement l'avis des premiers concernés (à savoir les prostituées qui assument ce qu'elles font et que vous traitez de folles dans l'irrespect le plus total), merci de m'expliquer ce que vous êtes.

    Vous n'aimez pas la prostitution ? Alors n'allez pas voir de prostituées, c'est aussi simple que ça.

    Tiens, ça me fait penser à la blague "Quand un mec de droite est contre quelque chose, il ne la fait pas. Quand un mec de gauche est contre quelque chose, il fait tout pour la faire interdire à tous.", mais bon, on va pas commencer sur le registre gauche-droite, le niveau du débat est bien assez bas comme ça.

    Bref, vous proposez de "soigner" les clients des prostituées, c'est bien joli : que proposez vous à ces dames une fois que les abolitionnistes leur auront retiré le pain de la bouche ? Et que proposez vous pour soigner les gens frustrés tels que vous qui ne peuvent s'empêcher de vouloir dicter leur opinion personnelle à tous ?

    PS : Concernant le SCUM manifesto, il a été renié par son auteure, mais jamais par les milieux féministes radicaux qui continuent de voir en lui une source d'inspiration et le plus grand texte du féminisme à lire absolument.

  • @Patoucha

    On parie que ce fil sera encore animé l'année prochaine LOL ?

  • "Dites hl, vous avez déniché un troupeau de névrosés en cavale ou quoi ? "

    Pourquoi t'es de quel troupeau ? :D

  • @ Pierre. On va arrêter là, parce qu'on on ne va jamais jamais s'entendre.

    Je fais confiance aux législateurs pour déterminer ce qui est bon pour le peuple, mais surtout au Conseil Constitutionnel, (que vous appellerez Conseil Prostitutionnel quand ils stopperont cette loi anticonstitutionnelle au cas où elle soit votée :-)).

    Je vous signale qu'il y a des grosses pointures comme Élisabeth Badinter, un vrai icône du féminisme (comparons à Christine Boutin), qui s'oppose à cette loi.

  • "" la domination masculine " de Patric Jean où l'on voit une femme d'une trentaine d'années, qui a subi de graves abus sexuels dans son enfance, "

    C'est drôle parce que j'ai lu pas plus tard qu'hier dans le magazine sciences humaines que en 1960 des femmes soeurs maquerelles en Amérique du Sud auraient forcé des filles à se prostituer. Par ailleurs, elles avaient tué des tas d'hommes et de femmes. Ca parlaient de criminalité il me semble.

    Comme quoi y a pas que domination masculine dans l'histoire et ce n'est pour le coup pas le "patriarcat" qui a tué.

  • @Lunatu

    quand je pense que certains sont pour l'anarchie, c'est à dire la justice de n'importe qui

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-anarchie-ce-n-est-pas-le-bordel-106451

  • Tous les jours, ce sont les mêmes qui commentent, les mêmes blogueurs qui publient, c'est à croire qu'ils ne bossent jamais! Les contribuables, ces pigeons qui renflouent les caisses sociales apprécieront.

  • "Tous les jours, ce sont les mêmes qui commentent, les mêmes blogueurs qui publient, c'est à croire qu'ils ne bossent jamais! Les contribuables, ces pigeons qui renflouent les caisses sociales apprécieront."
    Et vous d'où postez vous ? De votre poste de travail de la même façon que vous le reprochez aux autres ? Ou du poste que vous avez acheté avec l'argent du social que nous finançons de nos impôts, car vous préférez laisser les pigeons travailler et payer des impôts ? =]

  • Pierre,

    Je reprends ce passage d'un de vos commentaires plus haut:

    "Exactement comme dans l'excellent film " la domination masculine " de Patric Jean où l'on voit une femme d'une trentaine d'années, qui a subi de graves abus sexuels dans son enfance, imaginer qu'elles se venge des hommes en étant stripteaseuse dans un bar ! C'est le déni, l'aliénation à un point qu'on ne peut imaginer. "

    Euh... l'excellent film de Patric Jean... hum hum... un ramassis de clichés où tout est bon pour montrer les hommes comme des esclavagistes brutaux. Un excellent film pour petits enfants qui n'ont pas encore de sens critique, oui. Une propagande misandre, oui. Avec des interviews tronqués et manipulés. Une vitrine de la malhonnêteté professionnelle et intellectuelle de l'auteur.

    N'importe qui pourrait réaliser un film avec les femmes de pouvoir qui faisaient tuer leurs ennemis sans vergogne, celles qui utilisaient la promotion canapé pour accéder au pouvoir, celle qui tuaient par jalousie ou par folie, les vénales, les fausses accusatrices, les manipulatrices, les dominatrices, celles qui dénigrent habituellement les hommes, celles qui se vengent, celles qui les jettent comme des kleenex, celles qui reprennent les clichés sur les hommes, celles qui les criminalisent habituellement, etc. On ne montrera que cela, on bidouillera quelques interviews pour leur faire dire ce que l'on vent, et à la fin le spectateur croira que toutes les femmes sont comme celle vues à l'écran et que c'est une stratégie de domination de genre.

    Franchement Patric Jean n'est pas une référence en matière d'analyse objective. C'est un super manipulateur. C'est lui d'ailleurs qui a réalisé le clip qui montre des femmes plutôt âgées qui ne suscitent que le dégoût de l'homme prostitué - un clip si dégradant pour les femmes qu'il aurait dû soulever la colère des féministes.

    Quand à celle qui veut faire du streap tease pour se venger, comment pouvez-vous appeler cela de l'aliénation? La vengeance est courante chez les humains. Dans ce cas c'est même peut-être sa résilience, même si la morale du pardon n'y trouve pas son compte. Elle reprend le pouvoir sur sa vie.

    C'est terrible l'usage immodéré que vous faites du concept d'aliénation. Vous jugez les gens fous malgré eux (car l'aliénation est bien une altération de la conscience, donc une maladie mentale). Je comprends donc votre message: pour expliquer qu'il y a des femmes qui choisissent librement de se prostituer, il faut forcément qu'elles soient malades mentalement. Elles ne seraient donc pas autonomes, et ce constat permet aux abolitionnistes de décider et de parler à leur place, et de leur faire suivre une thérapie ensuite pour les corriger, les redresser. Bref, il me semble que ce sont les régimes fascistes qui utilisent ces méthodes.

    Les abolitionnistes ont besoin de fabriquer des irresponsables pour justifier leur position.

    Ce projet de loi va-t-il ensuite s'appliquer aux mendiants? Beaucoup de mendiants sont dans des réseaux où ils sont exploités par une sorte de proxénète de la mendicité roulant en Mercedes. Donner aux mendiants c'est alimenter ces réseaux et encourager l'exploitation du corps des mendiantes, souvent d'ailleurs accompagnées d'enfants qui sont donc eux aussi exploités. Va-t-on proposer de condamner les personnes qui donnent aux mendiants?

    Non bien sûr. Ce n'est que la prostitution qui est visée, pas des formes aussi banales de l'exploitation que la mendicité. Signe que c'est bien ce qui à trait à la sexualité qui dérange les abolitionnistes. L'exploitation les dérange moins que le sexe.

  • @ arbeit macht frei:

    Vous ne manquez pas d'audace avec ce pseudo qui rappelle la phrase inscrite sur les camps de concentration en Allemagne nazie. Prévoyez-vous de demander la construction de camps pour les personnes ayant des horaires différents de la majorité, pour les retraités, pour les malades, bref tous ceux qui bloguent et commentent d'une manière qui vous dérange?

    Votre remarque est d'autant plus amusante que postée dans les horaires de bureau. Vous en passez du temps pour repérer les commentateurs, les blogueurs, leur rythme de production, etc, etc. Le prenez-vous sur votre temps de travail au bureau? Votre patron en est-il informé?

    Votre remarque renvoie donc à votre propre utilisation de votre temps pendant les heures de bureau.

    Sachez par ailleurs que l'écriture fait partie de mon activité, que le blog est un exercice utile dont je tire des éléments pour d'autres publications à venir, que j'écris souvent tôt le matin ou le soir, que j'écris assez rapidement, et que je peux me brancher lors de pauses où dans les jours où j'ai des horaires plus souples.

    Voilà. Il suffisait de demander...

  • @ arbeit macht frei:

    Vous parlez avec la même rancune et la même médiocrité de ceux qui disent que les artistes sont des parasites. Comme si animer un blog n'était pas un acte créatif envers la société et simplement un loisir pour se faire plaisir, ce que les braves gens bien pensants pensent des hommes qui font la culture.

    Mais je suppose que compte tenu de votre pseudo, quand vous entendez le mot culture vous sortez votre revolver.

  • On dirait que j'ai fait mouche! Je suis en vacances depuis hier pour trois bonnes semaines et, autre précision non négligeable, je suis mon propre patron. Rassurez-vous, je n'ai rien contre les blogs mais je trouve exagéré d'y passer plusieurs heures par jour au détriment du travail. Quelqu'un est forcément lésé.

  • Vous êtes votre propre patron, alors vous connaissez certainement le fonctionnement des petites PME :

    Aucun problème pour partir a 13h si l'envie m'en prend et que le boulot est fait. A l'inverse, quand il y a un coup de bourre, je ne suis pas regardant sur les heures supplémentaires que je ne note pas. C'est donnant donnant et tout le monde y trouve son compte.

    La glandouille sur le net rentre dans le même registre, tant qu'elle ne porte pas préjudice à la charge de travail, aux délais et qu'elle n'a pas pour objet des contenus illicites et/ou immoraux, aucun problème. ça fait même du bien de faire une coupure pendant le boulot et comme j'ai cessé de fumer et sérieusement ralenti le café, il ne me reste plus que le trolling des blogs de la TDG. =]

    De toutes façons c'est simple : si le boulot n'est pas fait l'argent ne rentre pas. Si l'argent ne rentre pas, je perds ma place, car impossible de verser mon salaire. J'ai donc tout intérêt à ne pas faire passer le surf avant le boulot.

    PS : Vous avez beaucoup chance de pouvoir vous offrir le luxe de prendre 3 semaines de vacances d'affilés (je parle des 4 semaines obligatoires of course). Vous bossez dans quel secteur ?

  • Chers amis. Je prends congé de vous pour un certain temps.

    A hommelibre, je vous encourage à continuer d'enrichir la vie de nos concitoyens avec votre lucidité et votre générosité en nous accordant votre temps et votre énergie.

    On a besoins des voi comme la vôtre.

    Lunatu

  • Je voulais dire : des voix :-)

  • Non mais arbeit trucmuche parlait de pigeons ou je ne sais quoi alors que lui passe sont temps à travailler c'est à dire être plus imposable.

    Alors qui est le pigeon dans l'histoire ?

  • "Et si on est incapable de supporter une frustration, oui, ça se soigne! Ça, c'est pour leclercq, le monstre qui projette ses névroses sur les autres."

    Triste hein d'un côté on fait tout pour rendre la femme indépendante ce qui du reste nous met inévitablement en conflit et de l'autre vous interdisez aux femmes de pouvoir assouvir sa satisfaction sexuel, qui est payant et qui ne regarde que la prostituée elle-même.

    Soral avait bien raison quand il disant que dans les pays orientaux ce sont les barbus qui interdisent aux hommes leur libération sexuel et ici ce sont les féministes qui leur interdisent.

    En fait si jamais (utopie) un régime taliban venait en France, les premiers à en souffrir seraient les femmes je pense.

  • "On peut soigner les clients de prostituées, non pas contre leur misère sexuelle, mais contre leur tendance à utiliser/consommer le corps d'autres personnes pour soulager leurs envies sexuelles."

    Pierre je crois que comme disent les autres commentateurs plus haut on va en rester là. Ca fait 2 semaines que l'on tourne en rond dans ce billet, et tu ne veux rien entendre de nos affirmations, j'ai essayé la manière forte et la manière douce, mais je pense que c'est sans espoir avec toi.

    Ca doit être vachement triste d'être ami avec toi, je te souhaite une bonne continuation cependant et merci pour ta contribution

    "Tiens, ça me fait penser à la blague "Quand un mec de droite est contre quelque chose, il ne la fait pas. Quand un mec de gauche est contre quelque chose, il fait tout pour la faire interdire à tous.", mais bon, on va pas commencer sur le registre gauche-droite, le niveau du débat est bien assez bas comme ça."

    Nom/Prenom

    Gauche droite, centre, vert , PCF ... il suffit de voir l'avancée du féminisme depuis Veil avant l'accession au pouvoir de Miterrand jusqu'à maintenant (la droite est au pouvoir depuis allez 2002 presque 9 ans)
    Le féminisme pourritain a avancé surtout grace à la droite. La dernière fois j'ai vu dans un sondage que 17 % de droite n'était pas féministes pour 7 % à gauche.
    De plus Morano, Bachelot, Lagarde, Jouanno ... sont loin d'être antiféministes.
    C'est comme Soral qui nous sort que "ni pute ni soumise" de Sihem Habchi est un mouvement gauchiste, c'est n'importe quoi alors qu'ils ont vendu leurs derrières à l'UMP.
    Je te passe la surveillance, la ségrégation, la répression et l'asservissement total au capitalisme.

    Voilà ce qu'est la droite en France. Je te laisse entrevoir ce qu'elle est aux Etats-Unis avec les Républicains de Bush.

    Alors par pitié et pour la dernière fois arrêtez de dire que le féminisme est un mouvement gauchiste, le féminisme après 70 a été peu à peu exporté des Etats-Unis et est désormais partout dans la sphère publique.

  • "t de l'autre vous interdisez aux femmes "

    Je voulais dire aux hommes hum hum ^^

  • "Je vous signale qu'il y a des grosses pointures comme Élisabeth Badinter, un vrai icône du féminisme (comparons à Christine Boutin), qui s'oppose à cette loi."

    J'aime bien cette femme, parce que elle dit tout de même ce qu'elle pense bien qu'elle soit marginalisé par les hystériques.
    C'est une des féministes avec qui j'aimerais volontiers débattre, mais bon on a pas de chance on se tape toujours les plus obtus :'(

  • "L'exploitation les dérange moins que le sexe."

    Très bien dit homme libre.
    L'exploitation de toute façon personne n'y échappe. De ceux qui investissent un ou des organes à un patron peu scrupuleux et qui nous parlent parfois comme un demeuré, de la consommation, on dépense sa propre sueur sur des biens de consommation si tout n'est pas parti dans le besoin : electricité, gaz, maison, nourriture, eau ...

    L'argent est ce qui exploite en réalité les individus, ce n'est pas le sexe à proprement parler. Les abolitionnistes font un raccourci bien médiocre là-dessus.

  • OÛ ai-je dit que le féminisme était un mouvement de gauche ?

    Je faisais le parallèle avec les courants politiques conventionnels à savoir que quand quelque chose déplaît aux mouvements de gauche, ils cherchent généralement à faire interdire cette chose à tous sans exception (la propriété privée ou la voiture par exemple).

    Par contre j'avoue avoir du mal à comprendre quel intérêts auraient les mouvements de droite à soutenir et se servir du féminisme comme vous le sous-entendez.

  • @ Nom/Prénom

    " - Pourquoi les hommes, premiers ciblés par cette idéologie séparatiste et cette vision grimaçante de la masculinité, ne protestent-ils pas ?

    Ils sont tétanisés par la bien-pensance féministe et crèvent de trouille à l’idée de passer pour des machos, donc des salauds et des réactionnaires. Au moment du débat sur la parité, quiconque disait son dissentiment était flingué par les deux grands quotidiens de gauche, Le Monde et Libération. Il faut n’avoir rien à perdre pour affronter ces outrages...

    - Ce différentialisme que vous dénoncez est-il en progression ?

    Oui, car le mode de pensée communautariste s’étend de jour en jour face à l’inertie républicaine. Depuis plus de dix ans, la République a plusieurs fois plié le genou devant le différentialisme. De crainte d’être accusée d’intolérance ou d’ethnocentrisme, elle a, selon les cas, laissé faire (le port du voile à l’école), combattu mollement (l’excision, ou la polygamie des nouveaux arrivants) ou, au pire, officialisé (la différence des sexes inscrite dans la Constitution). Aujourd’hui, nous voyons monter en puissance le différentialisme religieux, qui non seulement est source de guerre entre les communautés, mais utilise cyniquement le différentialisme sexuel pour le retourner contre les femmes. Beau résultat ! "

    http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article119

    ce n'est pas une question de droite où de gaucge tout le monde politique est gangréné par le féminisme.

  • @hl

    De larousse.fr
    Aliénation : État de quelqu'un qui est aliéné, qui a perdu son libre arbitre.
    Aucune notion de folie. Merci de ne pas déformer mes propos. Je peux aussi utiliser le mot conditionnement si aliénation vous dérange.
    Le clip de Patric Jean sur ce prostitué montre au contraire une toute petite partie de la réalité de ce qu'est la prostitution : car cet homme, tout dégoûté qu’il est ne se fait pas pénétré par tous les orifices. Moi je trouve que ce clip devrait être vu par tout le monde, on inverse ainsi les rôles.
    On peut le voir ici : http://www.womenlobby.org/spip.php?rubrique187&lang=fr

  • @hl, une amie qui tient un blog abolitionniste me disait ceci, sur le fait que les prostituées sont à 90% des victimes de violence dans leur enfance.

    «En fait, après réflexion avec d'autres, je pense que c'est la répétition de l'événement traumatique. Elles rejouent constamment les viols de leur enfance, pour se donner une chance de comprendre ce qui c'est passé et trouver une solution.
    Il y a soulagement (l'angoisse que ça arrive est arrêtée quand ça arrive), puis réactivation du traumatisme. C'est aussi pour ça que c'est difficile d'en sortir.»

  • Dans une émission TV - il y a quelques années - "...Sortir de la prostitution". Sur le plateau, un homme "très" intéressé par une prostituée, avait émis une suggestion pour l'en "sortir". Elle: "Qui vous dit que je veux en sortir"!

    Hommelibre : "@ arbeit macht frei:

    "Vous ne manquez pas d'audace avec ce pseudo qui rappelle la phrase inscrite sur les camps de concentration en Allemagne nazie. Prévoyez-vous de demander la construction de camps..."

    Sûrement l'enseigne de sa société.. aussi JUDENFREI!

  • "Madame Claude, de son vrai nom Fernande Grudet (née le 6 juillet 1923), était dans les années 1960-1970 à la tête d'un réseau de prostitution qui exerçait ses talents pour des dignitaires de gouvernements, des diplomates et de hauts fonctionnaires.

    Comme quoi.....

    "Les confidences sur l'oreiller, transmises par Madame Claude aux services secrets, la mettaient à l'abri de tout désagrément. Une situation qui perdura jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing. A cette époque, de nouvelles dispositions législatives sont prises à l'encontre de la prostitution, ce qui se concrétisera par la fermeture de tous les « hôtels de passes » mais aussi les « maisons » célèbres, comme celle de Madame Billy, autre pourvoyeuse de plaisirs pour la « jet-set » de l'époque."

    Pourtant Valéry Giscard d'Estaing était connu pour ses escapades la nuit tombée..... Quelle hypocrisie!

    À partir de 1976, le juge Bruguière entreprend de démanteler le réseau et Madame Claude "

    Qui se sont multiplier depuis!

  • Corr: "multipliés"....

    Oublié de remercier WIKI :)

  • "Par contre j'avoue avoir du mal à comprendre quel intérêts auraient les mouvements de droite à soutenir et se servir du féminisme comme vous le sous-entendez."

    Pour récupérer des electeurs par exemple.
    Mais vous savez au niveau politique je ne cherche plus à comprendre

  • "L'exploitation de toute façon personne n'y échappe. De ceux qui investissent un ou des organes "

    que je sache, la vente d'organes est interdite en Europe. On ne peut vendre son rein ou d’autres organes et c’est une bonne chose. Mais bizarrement, vendre le corps des femmes, ça ne vous dérange pas. On voit directement les machos complices du système prostitutionnel, il n’y a pas de quoi être fier en se regardant un miroir « je suis pour un système qui condamne 90% des femmes à être exploitées, je suis pour un système où les corps des femmes sont au même niveau qu’une marchandise, un objet. »
    Ça, c’est la réalité de votre schéma de pensée égoïste.

    Tout le monde sait qu’il n’y a pas assez de prostituées soi-disant « libres » pour répondre à la demande des clients prostitueurs. Donc, si on est pour la prostitution, on est AUTOMATIQUEMENT pour la traite des femmes. Seul l’abolitionnisme résout le problème en pénalisant les clients complices d’un esclavage.

  • Je reviens sur la vidéo qu'on peut voir ici

    http://www.womenlobby.org/spip.php?rubrique187&lang=fr

    Je l'ai montrée à des ados (pas féministes). Auparavant, je leur avais demandé ce qu'illes pensaient de la prostitution, il y avait une espèce de consensus mou, genre " c'est comme ça, on n'y peut rien ". Après avoir vu la vidéo(1mn22s), illes étaient tous/toutes choqué-e-s. Bien que ce soit une fiction, illes trouvaient ça humiliant pour l'homme, c'était juste une chose, un objet aux mains de ces femmes.

    Je leur ai dit que dans la réalité, c'était ça la prostitution : une femme objet dont les hommes achètent le corps. Ces ados ne sont pas devenus abolitionnistes mais au moins, illes réfléchissent à cet esclavage qui ne dit pas son nom.
    Leur esprit n’est pas imprégné de cette violence faite aux femmes, il est encore temps de les sensibiliser pour qu’ils comprennent l’horreur de cette pratique.
    Je précise que s’il existait un endroit de cette planète où des hommes étaient exploités sexuellement comme dans la fiction, je serais évidemment opposé à cette forme d’esclavage.

    Je cite Patric Jean, à l'origine de ce clip

    "Nous demandons aux spectateurs de se mettre à la place d’une personne prostituée et de s’imaginer ce que cela peut représenter de louer son corps et sa sexualité pour de l’argent. Si cet aspect basique de la réalité de la prostitution les rend mal à l’aise ou pire, alors ils devraient se positionner contre le système prostitueur"

  • " alors ils devraient se positionner contre le système prostitueur"

    mais qui êtes vous pour décider ce que les gens devraient faire.

  • Ce n'est pas moi qui parle mais Patric Jean, apprenez à lire, mon vieux, j'ai écrit "je cite".
    PFff, mais quelle bande de nazes, j'ai jamais vu ça.

  • Ça s’enflamme, ça s’excite, comme une tempête dans un verre d’eau. Mais sur le fond de mon message, là ya personne. Pas étonnant, quand on n'a plus d’arguments, on invente n’importe quoi.

  • De toute façon, la phrase de PJ n’est pas un ordre, c’est un conditionnel. Contrairement à qq tristes sires de ce site qui me donnent des ordres sans arrêt parce que ma parole dérange. Quand ce ne sont pas des menaces de mort. Pathétique.

  • Ah oui patric jean le malhonnête je vois.

    votre parole pierre quelle valeur elle a vous passez déjà depuis quelque termp pour un illuminé.

  • Comment faut-ils nommer les abolitionnistes, quand ceux-ci, comme vous le faites utilisent un mauvais jeu de mot pour désigner les clients?

    Non, les clients ne sont pas des prostitueurs. Ce sont des clients. Les méthodes abolitionnistes sont assez moches, de type fascistes. Elles visent, en répétant ce mot, à inciter à la haine.

    Ces gens sont malsains et autoritaires.


    Sur l'aliénation, la différence n'est guère signifiante. Ou même c'est pire: un concept du "sachant" vers "l'ignorant". Un concept de dominant qui veut justifier sa domination et fonder sa volonté d'imposer aux autres ce qui est bon pour eux. Je n'ose imaginer par quelle torsion intellectuelle ou pression psychologique les nabots-litionnistes vont démontrer l'aliénation supposée de celles qu'ils veulent sauver malgré elles.

  • "votre parole pierre quelle valeur elle a vous passez déjà depuis quelque termp pour un illuminé."

    Je peux vous dire char leclercq (hihihi) que l'illuminé, c'est vous, kasilar et qq autres. J'ai fait lire ce blog à plein de gens (non féministes pour la plupart) et les gens ne comprennent pas cette obstination à défendre le "droit" de se prostituer, je ne parle même pas des non-arguments présentés, comme les insultes et autres joyeusetés.

  • Les prostituées sont des victimes. Point.
    Vous voulez sauver 2 ou 3% de prostituées soi-disant libres qui tiendront un tout autre discours, une fois sorties de la prostitution (quand elles n’en sortiront pas les pieds devant), vous CONDAMNEZ donc les 97% restants et vous traitez les abolitionnistes d’utiliser des méthodes fascistes ? Non mais je rêve là.
    Vous perdez votre calme hl, ça ne sent pas bon. De toute façon, avec votre raisonnement que je ne qualifierais pas, vous êtes en train de dire que la Suède utilise des méthodes fascistes alors que 80% des Suédois-e-s sont content-e-s de la loi abolitionniste. Que je sache, ce n’est pas un pays fasciste. Je n’ai rien de malsain ni d’autoritaire. La seule façon de sauver 97% des prostituées, c’est d’abolir la prostitution.
    Et les clients sont prostitueurs, selon le principe d’auto-alimentation. Sans clients, plus de demande. Donc, plus besoin de prostituées. CHAQUE client d’une prostituée, même si elle se prétend libre, contribue au système. C’est pourtant tellement évident à comprendre.

    La torsion psychologique cher hl n’est pas nécessaire : il n’y a qu’à lire les témoignages des ex-prostituées. CE SONT ELLES qui disent que c’était un enfer, les abolitionnistes n’inventent rien. Ce sont elles qui disent "mais comment avez-vous pu nous croire ?".

    Le ton des commentaires commence à tourner au saumâtre puisqu’on en vient à parler de fascisme. Je ne convaincrai pas les pro-prostitution d’avoir une étincelle de compassion pour 97% des 20 mille prostituées de France mais au moins, d’autres gens qui tomberont sur cette page pourront se faire une idée de ceux qui défendent la « liberté » des prostituées.

  • Un peu de lecture

    http://www.lemonde.fr/m/​article/2011/12/23/​pays-bas-flop-de-la-legalis​ation-de-la-prostitution_1​621755_1575563.html

    "Les Néerlandais commencent à regretter la légalisation de la prostitution
    Constat d'échec pour une loi qui a dérapé et qui apparaît souvent comme un alibi à l'esclavage. "
    On va encore dire que j'invente, que je veux imposer des méthodes fascistes sans doute ?

  • Extraits de l'article du monde

    " cette universitaire ancrée à gauche passait à la moulinette tous ceux qui avaient plaidé pour une légalisation qui n'a rien résolu. A savoir les milieux libéraux, qui espéraient combattre l'emprise de groupes mafieux, et les représentantes du courant féministe, qui prônaient la liberté de choix pour chaque femme.
    dans le quartier De Wallen, la célèbre "zone rouge" d'Amsterdam, seules 2 % des quelque 6 000 prostituées avouent aimer leur travail, a indiqué une enquête.
    De nombreuses femmes originaires d'Afrique, d'Europe de l'Est et d'Asie se voient toujours confisquer leur passeport à l'arrivée et sont contraintes de se livrer à de "l'abattage" en échange de quelque 2 000 euros par mois pour les plus chanceuses
    D'autres responsables dénoncent l'échec d'une politique qui fut inspirée par la peur du moralisme ainsi que les notions de liberté individuelle. "La légalisation montre surtout comment, ici, la liberté a dérapé et n'est qu'un alibi à l'esclavage" explique Evelien Tonkens."

    98% de prostituées qui n'aiment pas leur travail, que faut-il rajouter ?
    Pour "sauver" 2% d'entre elles, on garde le système en place, alors que tout le monde aux Pays-Bas reconnaît son échec ?
    C'est curieux mais vos arguments cher hl, sont ceux justement repris dans cet article, dont la fameuse liberté dont vous parlez à toutes les sauces. Il serait temps d’arrêter de théoriser et de voir la réalité en face, la MISERE, le drame humain vécu par ces femmes.

  • Même les féministes non abolitionnistes ont fait fausse route, en parlant de liberté "pour chaque femme". On voit où mène cette soi-disant liberté, quand il s'agit d'un esclavage vieux de 2 mille ans.

  • Pierre, vous allez trouver 10, 20 ou 30 témoignages qui vont dans votre sens. J'en trouverai 10, 20 ou 30 qui vont en sens contraire. Avez-vous pu trouver et regarder le film "Travailleuse du sexe et fière de l'être"?

    J'ai mis plus haut un lien concernant la Suède: la prostitution s'est déplacée et les prostitué-e-s sont maintenant sans aucune protection. La Suède est un peu le Meilleur des Mondes, et la politique s'immisce dans la vie des gens à un point où l'on peut parler de fascisme rampant. On s'attaque au client parce que la police ne veut pas toucher les proxénètes?

    L'article que vous citez à propos des Pays-Bas mériterait plus de détails, attendus qu'il cite une féministe radicale d'extrême-gauche. Il ne contient que des généralité, dommage. Il montre aussi que cela a manqué de mesures d'accompagnement. Sur le pourcentage de prostituées qui aiment leur métier j'aimerais avoir les détails de l'enquête, les questions posées, la méthodologie précise. Et faire une enquête comparative avec d'autres métiers.

    Les lois qui criminalisent les clients sont, comme je l'ai déjà dit, non démocratiques. Il n'est pas normal de pouvoir proposer sans risque juridique une prestation sexuelle et criminaliser sa consommation. Dans cette logique il n'y a pas lieu de poursuivre les dealers de shit, mais seulement les consommateurs.

    Par ailleurs il y en a marre d'être traité de nazes, de débiteurs de conneries, de subir régulièrement vos procès d'intention, dès que l'on n'est pas d'accord avec vous. Et quant à laisser croire que l'on se moque des femmes réduites en esclavages, vous êtes vraiment tordu.

    Au fond, vous avez tout du troll.

  • Sur l'article à propos des Pays-Bas, votre procès d'intention à propos de la sociologue montre bien votre méconnaissance du problème.
    D'abord, il n'est écrit nulle part dans l'article qu'elle est féministe et encore moins féministe radicale. Tous les gens de gauche ne sont pas des féministes, je bataille en ce moment avec un certain Raoul Depreche sur Facebook qui est d'extrême-gauche mais hoministe figurez-vous ! Il défend la prostitution pour les pauvres hommes au chômage dont soi-disant, aucune femme ne veut ! La prostitution sociale, sans doute ?
    D'autre part, si vous vous étiez un peu renseigné sur le débat en France, qu'auriez-vous constaté ? Que bcp de députés de droite sont abolitionnistes ! Eh oui, ce ne sont pas tous des radicaux de gauche. Ah zut alors, ce n'est donc pas une question politique ? Et bien non. Des gens à gauche comme à droite sont contre la prostitution.

    En relisant votre réponse, je constate que vous refusez de comprendre qu'en défendant avec acharnement les prostituées "libres", vous condamnez automatiquement les forcées. Le fait de ne pas comprendre ce lien automatique entre TOUTES les prostituées montre bien que vous n'avez pas de compassion.
    Evidemment que vous êtes contre les femmes exploitées, encore heureux. A part les proxénètes, je vois pas trop qui peut être pour. Mais comment pouvez-vous ignorer que leur destin soit lié aux autres ?
    D'autre part, quand on vote une loi restrictive, il y a toujours des gens qui s'estiment lésés, c'est le principe même des lois. Donc oui, il y aura des femmes lésées mais si elles tiennent vraiment à vendre leur corps, ce métier si cool, il y a d'autres pays non abolitionnistes où elles pourront aller, si elles y tiennent vraiment.
    Je n'ai pas vu "travailleuses du sexe" mais je connais très bien Sonia Verstappen, la Belge qu'on y voit. En fait, c'est toujours elle qu'on voit dans les médias belges et elle parlent au nom de TOUTES les prostituées, ce qui est évidemment scandaleux. Celles qui sont sous la coupe d'un proxénète par définition, n'ont pas accès aux médias.
    Donc, ce genre de reportage n'a pour moi aucun intérêt. Et encore une fois, je serais très intéressé d'entendre le discours de ces femmes quand elles seront sorties de la prostitution car on en sort toujours à un moment donné. C'est là que la vérité éclate.
    Votre naïveté est belle à voir, je trouve. Gober la parole des prostituées "libres", s'y accrocher en brandissant leur message (mais en occultant que la plupart d'entre elles disent avoir frôlé la mort), c'est digne d'un enfant de 6 ans.

  • "On s'attaque au client parce que la police ne veut pas toucher les proxénètes? "

    Manquait plus que ça maintenant. Etre abolitionniste, c'est défendre les proxénètes. Et c'est moi le troll ? Vous vous moquez de qui là ?

    "J'ai mis plus haut un lien concernant la Suède: la prostitution s'est déplacée et les prostitué-e-s sont maintenant sans aucune protection"

    Les abolitionnistes n'ont jamais prétendu que la loi allait tout régler. Le but est de provoquer un électrochoc, que les gens prennent conscience de la réalité de la prostitution. Et que la nouvelle génération comprenne que le corps des femmes n'est pas une marchandise.
    Quant à votre remarque sur le "fascisme" suédois, c'est la paille et la poutre. Dans votre pays, il y a des relents NAUSEABONDS qui rendent la Suède extrêmement sympa, avec ses lois soi-disant liberticides. La Suisse est le dernier endroit au monde où je voudrais vivre mais ce n'est pas le lieu pour en discuter. Donc avant de faire la leçon démocratique aux Suédois, interrogez-vous plutôt sur la "démocratie" suisse et les thèses fascistes et racistes qui fleurissent de tous les côtés.
    Rien que le fait de ne pas vouloir faire sauter le secret bancaire, ça en dit long sur la " démocratie " suisse, complice des Nazis pendant la guerre et qui n'a pas fait son devoir de mémoire.

    Votre comparaison entre mendiant-e-s et prostituées m'a choqué. Je suis contre tout trafic et proxénétisme mais les féministes s'occupent principalement des femmes, c'est écrit dans le nom du mouvement.
    De plus, lorsque l'on donne à un-e mendiant-e, on n'achète pas son corps, il n'y a pas de satisfaction personnelle, ni vente de qqch. D'ailleurs, c'est dans le vocabulaire: donner à quelqu'un versus payer pour le corps de quelqu'un.

    On m'a insulté, menacé de mort et j'en passe et qu'est-ce que je lis " y en a marre de blablabla " ? Non mais je rêve ou quoi ?
    Leclercq s'excite parce que j'aurais donné des ordres. Premièrement, ce n'est pas moi qui ai écrit la phrase, je cite P Jean. Deuxième, entre " ils doivent " et " ils devraient ", la nuance est énorme. J'y peux rien si les défenseurs de vos idées sont des incultes qui ne savent pas conjuguer. Et comme ils n'ont pas de soucis pour m'insulter ou me voir pendu au bout d'une corde, je me permets de me lâcher de temps en temps.

  • Vous continuez Pierre. Depuis le début ceux qui défendent la liberté des gens sont l'objet de votre vindicte. Je ne vais pas reprendre tous les mots que vous avez écrits, mais il y en a pas mal. Ne vous étonnez pas d'être pris pour cible en retour.

    Il n'y a pas de forte volonté politique et policière de lutte contre le proxénétisme. Cela ne permet même pas de connaître l'ampleur du phénomène. Difficile de croie vos chiffres plus que d'autres. Quand au film que je cite, il y a toute une série de prostituées qui parlent, femmes intelligentes.

    Je me suis renseigné sur la sociologue, figurez-vous. Et en effet, la droite suit bêtement la gauche en matière de féminisme. Or le féminisme faisant enjeu de tout, tout ce qui en vient est aujourd'hui biaisé.

    Pour la compassion... Je doute que votre pathos puisse être appelé de la compassion.

    Et quant à l'odeur de la Suisse, je crois que le passé et le présent de la France vous interdit de vouloir donner des leçons aux autres. Mais cela, c'est le résidu de la mentalité coloniale et dominante. Vous la reproduisez très bien.

    Sachez aussi que la prostitution est réglementée en Suisse, et que cela se passe plutôt bien. Cela n'a pas encore réglé tous les problèmes de violences (qui surviennent surtout lors de rapports dans des cadres non protégés). Par contre, l'abolitionnisme et la stigmatisation de ce métier (même par... "compassion") est pénalisant:

    "La thématique de la violence est également très présente dans ce milieu. Des études exposent les différents facteurs face à la violence : ne pas savoir (par manque d'expérience) ou ne pas pouvoir (par besoin urgent d'argent) sélectionner les clients, rencontrer le client dans un lieu inhabituel, ainsi qu'exercer la prostitution dans un cadre juridique abolitionniste (impossibilité de porter plainte en cas d'agression et abus fréquents de la part des forces de l'ordre) constituent des facteurs aggravant le risque de subir des violences.

    Les travailleuses du sexe rencontrent également des problèmes de santé psychique. De par le contexte dans lequel elles exercent leur activité et le stigmate social qui pèse sur elles, les travailleuses du sexe représentent une population particulièrement vulnérable aux troubles psychiques, et par conséquent une population-cible pour les projets de prévention et soutien psychologique."

    https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:ew6-duA78v0J:www.bag.admin.ch/hiv_aids/05464/05470/05480/index.html%3Flang%3Dfr%26download%3DNHzLpZeg7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1ae2IZn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCJdIB5e2ym162epYbg2c_JjKbNoKSn6A--+suisse+prostitution+r%C3%A9glement%C3%A9e&hl=fr&gl=ch&pid=bl&srcid=ADGEESgJDlvFSxDT3jymR_mC144lHuztTJ2RAmdW_NyE35fOLgXetaoBnJMoXYDQ-9goE_rORxoAHyoInt0qkfT4KvjLhOuEdlxtXsutoVzqqEroRIN1-7urbq79YHmTMdF6X3_Pklf7&sig=AHIEtbTrrBbesDrfuLYkSohCYomxiVSLoQ

  • Vous continuez Pierre. Depuis le début ceux qui défendent la liberté des gens sont l'objet de votre vindicte. Je ne vais pas reprendre tous les mots que vous avez écrits, mais il y en a pas mal. Ne vous étonnez pas d'être pris pour cible en retour.

    Il n'y a pas de forte volonté politique et policière de lutte contre le proxénétisme. Cela ne permet même pas de connaître l'ampleur du phénomène. Difficile de croie vos chiffres plus que d'autres. Quand au film que je cite, il y a toute une série de prostituées qui parlent, femmes intelligentes.

    Je me suis renseigné sur la sociologue, figurez-vous. Et en effet, la droite suit bêtement la gauche en matière de féminisme. Or le féminisme faisant enjeu de tout, tout ce qui en vient est aujourd'hui biaisé.

    Pour la compassion... Je doute que votre pathos puisse être appelé de la compassion.

    Et quant à l'odeur de la Suisse, je crois que le passé et le présent de la France vous interdit de vouloir donner des leçons aux autres. Mais cela, c'est le résidu de la mentalité coloniale et dominante. Vous la reproduisez très bien.

    Sachez aussi que la prostitution est réglementée en Suisse, et que cela se passe plutôt bien. Cela n'a pas encore réglé tous les problèmes de violences (qui surviennent surtout lors de rapports dans des cadres non protégés). Par contre, l'abolitionnisme et la stigmatisation de ce métier (même par... "compassion") est pénalisant:

    "La thématique de la violence est également très présente dans ce milieu. Des études exposent les différents facteurs face à la violence : ne pas savoir (par manque d'expérience) ou ne pas pouvoir (par besoin urgent d'argent) sélectionner les clients, rencontrer le client dans un lieu inhabituel, ainsi qu'exercer la prostitution dans un cadre juridique abolitionniste (impossibilité de porter plainte en cas d'agression et abus fréquents de la part des forces de l'ordre) constituent des facteurs aggravant le risque de subir des violences.

    Les travailleuses du sexe rencontrent également des problèmes de santé psychique. De par le contexte dans lequel elles exercent leur activité et le stigmate social qui pèse sur elles, les travailleuses du sexe représentent une population particulièrement vulnérable aux troubles psychiques, et par conséquent une population-cible pour les projets de prévention et soutien psychologique."

    Il s'agit d'une étude réalisée par la Confédération suisse, l'Université de Genève et des groupes de prévention santé. Le lien ne passe pas sur le commentaire mais vous pouvez chercher sur Google, "synthèse du marché du sexe en suisse". Chez moi c'est le premier résultat qui vient.

  • Vous vous montrez trop gentils hommelibre, sincèrement vous devriez changer envers certaines personnes.
    Regardez ce billet il attire n'importe qui n'étant pas sérieux du tout ce qui du coup brise tout envie d'une éventuelle discussion ou débat.

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2011/12/10/hommes-et-femmes-l-asymetrie-des-sexes-2e-partie.html

    Homme libre, il est plus que temps de placer un filtre et éviter les pollutions de tous ces vilains trolls.

  • "Et en effet, la droite suit bêtement la gauche en matière de féminisme. Or le féminisme faisant enjeu de tout, tout ce qui en vient est aujourd'hui biaisé."

    Merci mon Dieu enfin un qui a compris :)

  • "Le fait de ne pas comprendre ce lien automatique entre TOUTES les prostituées montre bien que vous n'avez pas de compassion. "

    Il est où le lien ? je veux dire tu te bases sur quoi pour parler de ce fameux lien ?

    "Donc oui, il y aura des femmes lésées mais si elles tiennent vraiment à vendre leur corps, ce métier si cool, il y a d'autres pays non abolitionnistes où elles pourront aller, si elles y tiennent vraiment."

    Génial en somme on leur dit allez faire vos saloperies ailleurs ;)
    Quel bel exemple de démocratie

    "Votre naïveté est belle à voir, je trouve. Gober la parole des prostituées "libres", s'y accrocher en brandissant leur message (mais en occultant que la plupart d'entre elles disent avoir frôlé la mort), c'est digne d'un enfant de 6 ans."

    Et vous pour gober celle des féministes nous faisant croire que les prostituées sont maltraités à tout instant, c'est encore plus naif et malhonnête intellectuellement parlant. J'arrive pas à cerner pourquoi les proxénètes ne sont jamais trouvés, ni jamais cernés eux ? Sont ils si insaisissables que celà ?
    C'est bien beau de regarder des reportages toussah pierre, mais faut aussi faire une analyse personnelle, car de l'analyse d'une personne, celà ne reflète pas forcément l'opinion publique.

  • "On s'attaque au client parce que la police ne veut pas toucher les proxénètes? "

    Oui tiens si c'était les prostituées que l'on touchait, je parie que pierre et ses semblables se mobiliseraient main dans la main avec ses ennemis, les libéraux, pour revendiquer le droit de propriété de corps.

    Comme vous disiez plus haut john, le féminisme est un mouvement pour les femmes, avec toutes les hypocrisies qui en découlent. La preuve quand je lis ça

    "je bataille en ce moment avec un certain Raoul Depreche sur Facebook qui est d'extrême-gauche mais hoministe figurez-vous ! Il défend la prostitution pour les pauvres hommes au chômage dont soi-disant, aucune femme ne veut ! La prostitution sociale, sans doute ?"

    Donc je n'ai rien à ajouter.

    Pierre cherchera d'une façon ou d'une autre à avoir raison, mais il n'y arrivera pas, car il se décrédibilisera plus qu'il ne se fera entendre.

    Sinon ce billet risque à mon avis de durer encore un moment, sans doute jusqu'en 2012 LOOOOL

  • "Quant à votre remarque sur le "fascisme" suédois, c'est la paille et la poutre. Dans votre pays, il y a des relents NAUSEABONDS qui rendent la Suède extrêmement sympa, avec ses lois soi-disant liberticides. La Suisse est le dernier endroit au monde où je voudrais vivre mais ce n'est pas le lieu pour en discuter. Donc avant de faire la leçon démocratique aux Suédois, interrogez-vous plutôt sur la "démocratie" suisse et les thèses fascistes et racistes qui fleurissent de tous les côtés.
    Rien que le fait de ne pas vouloir faire sauter le secret bancaire, ça en dit long sur la " démocratie " suisse, complice des Nazis pendant la guerre et qui n'a pas fait son devoir de mémoire."

    D'accord pour dire qu'aucun pays n'est un exemple en matière de démocratie, mais ce mode de vie anti-traditionnel est une forme de totalitarisme.
    C'est ces pays scandinaves, qui sont contre natures. C'est de ces pays aussi que j'ai vu des photos de femmes à première vue mignonne, puis quand j'ai vu les gros biceps de la femme j'en étais dégoûté. Beurk.
    C'est ce pays aussi qui encourage le féminisme en dépit des conséquences : divorces, hausse du viol, parité...
    Bref toute la branche totalitariste du féminisme.

    En tout cas, c'est sans doute grace à la Suède et les pays y prenant exemple que le féminisme suscite une aversion pour certains d'entre nous.

    La Suède n'est pas non plus un pays propspère il me semble.

    Edit: si tu réponds à ce messages, je te prie d'être courtois, sinon j'ignorerai toutes tes interventions.

  • oui en suéde c'est du fascime rampant

    exemple cette famille a qui on a retiré les quatres enfants pour cause de fessées, quelle violence envvers les familles quel totalitarisme.

    la réalité du féminisme radical dans toute son ampleur.

    des péres qui ne sonts plus libres d'éququer leurs enfants comme des péres la justice et la mére des enfants le contrôle et le surveille

    http://lesvendredisintellos.com/2011/12/16/au-pays-de-la-fessee-interdite-reportage-arte-suede/

  • Bonjour à tous. Je reviens après quelques jours de silence et je vois que vous êtes toujours au moment endroit dans vos discussions

    Une petite anecdote pour illustrer les charmes de la démocratie suédoise.

    C'est arrivé à Marcus, un musicien suédois de 25 ans qui se produit régulièrement avec son groupe de rock à Stockholm.

    Une de ses fans est tombée amoureuse de lui et le suivait régulièrement à ces concerts depuis plusieurs jours. Jusqu'à ce qu'il soit arrivé ce qui devait arriver dans ces cas. À la fin d'une de ses prestations, son admiratrice est allée le voir et ils ont fini la nuit ensemble.

    Pour elle c'était le grand amour, mais pour Marcus ce n'était qu'une aventure.

    Il a porté plainte pour viol en disant « il a profité de moi parce que j'étais tellement amoureuse de lui que je n'ai pas pu résister ».

    Marcus est en prison préventive depuis deux mois en attendant son procès. Et ça se présente très mal.

    Si ça c'est l'exemple de société ou certains veulent vivre je perds ma confiance en la condition humaine.

  • Je voulais dire "elle a porté plainte..."

  • ça y est j'ai retrouvé la vidéo d'ARTE

    c'est le même type de fonctionnement que les suédois avec la fessée que veulent nous instaurer les abolitionnistes

    http://fdesouche.com/2011/12/11/suede-au-pays-de-la-fessee-interdite-video/

    c'est de la dictature rampante

  • Certains font semblant de ne pas savoir que la Norvège a suivi la Suède, ainsi que l'Islande, après avoir comparé les systèmes... et que les Pays-Bas ne savent plus comment s'en sortir avec la traite ...

    Et la prostitution, ce n'est pas la vie des gens, c'est le domaine public, c'est du commerce.

    L'idée que les prostituées seraient sans protection dans les pays abolitionnistes est absurde.

    1 Les "clients" les plus violents étaient déjà là avant la loi
    2 Les prostituées peuvent maintenant porter plainte et être aidées (ça les protège plutôt des plus durs)
    3 Pour avoir des "clients", il faut quand même être assez visible
    4 La solidarité entre prostituées est un mythe : ce sont plus certainement des concurrentes.
    5 Qui y croit à la fable du "client" qui secourt une prostituée agressée par un autre "client"?

    Abolitionnistes= liberticides, prostituée "libre"...
    Les prostitueurs aiment les mots de la famille de "liberté" comme la république démocratique du Congo est démocratique.

    La Suisse essaie en vain jusqu'à présent de remonter l'âge où on peut se prostituer à 18 ans : dans certains cantons, c'est 16... Aux Pays-Bas, ils ont remonté l'age autorisé à 21 ans.
    On se demande pourquoi personne ne dit craindre les dangers de l'interdiction quand il s'agit de prostitution de mineurs!

  • "Il est où le lien ? je veux dire tu te bases sur quoi pour parler de ce fameux lien ? "

    Parce qu’un client prostitueur ne sait pas à qui il a affaire, quand il va chez une prostituée. Celles qui sont dans des réseaux ne parlent pas car sinon, on les menace ou on menace leur famille de représailles, si pas de mort. Donc, le client fait sa petite affaire, s’en va et n’y pense déjà plus, alors qu'il est complice d'une horreur ! Tandis que la prostituée forcée d’être là, elle attend le client suivant et l’esclavage continue.
    Donc, le lien est évident : toutes les prostituées, celles qui se prétendent « libres » et celles qui ne le sont pas ont un sort commun. Et si on maintient la prostitution, on condamne celles dans les réseaux.

    Pour la lutte contre le proxénétisme, j’ignore pourquoi on n’arrête pas plus souvent des proxénètes. Sans doute que l’argent est blanchi dans les paradis fiscaux, comme la Suisse par exemple ?
    Je pense qu’ils sont très malins, il y a des hommes de paille, qq sbires qui font la police et menacent les filles, ils ont des comptes numérotés et ne se « salissent » pas les mains. D’où la difficulté à les arrêter.
    Mais cela ne change rien au système prostitutionnel, on n’a pas le droit en Europe de vendre un rein ou un poumon, pourquoi peut-on vendre son corps ?

  • "Oui tiens si c'était les prostituées que l'on touchait, je parie que pierre et ses semblables se mobiliseraient main dans la main avec ses ennemis, les libéraux, pour revendiquer le droit de propriété de corps."

    Pas du tout. Quand le racolage passif est devenu punissable en France (en 2002), je pense, j’ai trouvé ça complètement aberrant. Elles sont plus victimes qu’autre chose (je rappelle que 90% d’entre elles ont subi des violences et/ou viols dans leur enfance). Ce n’est pas en s’en prenant à elles qu’on va résoudre le problème.

  • "Et quant à l'odeur de la Suisse, je crois que le passé et le présent de la France vous interdit de vouloir donner des leçons aux autres. Mais cela, c'est le résidu de la mentalité coloniale et dominante. Vous la reproduisez très bien."

    Je suis Belge. Et je n'ai fait la leçon à personne. Je trouve simplement déplacé que des Suisses viennent faire la morale aux pays nordiques, en matière de "fascisme". J'aurais dit pareil à un Autrichien, un Italien du Nord et même un Flamand (donc un Belge), tous des gens qui ont collaboré avec les Nazis mais qui n'ont pas fait le travail de mémoire après la guerre. Résultat, dans ces pays ou régions, on a 30 à 50% de gens qui votent pour la droite nationaliste, ou l'extrême-droite. On est toujours rattrapé par son passé, quand on ne le regarde pas en face.
    Les Allemands l'ont fait, pas les alliés des Nazis.

  • "//...on n’a pas le droit en Europe de vendre un rein ou un poumon, pourquoi peut-on vendre son corps ?//"

    Ah ! Quelle bonne nouvelle ! Je ne savais pas que je pouvais m'acheter un corps de jeune femme pour me le greffer !!

  • Je trouve attendrissant cette défense que Pierre fait des putes et son désir de les protéger autant.

    Un peu comme moi qui a une tendresse énorme envers les gardiennes d’immeuble par exemple parce que moi même je suis fils de gardienne.

    Ce ne serait pas une histoire de lien familial par hasard ? :-)

  • Celle-là, je l’attendais. Je parle du principe de vendre son corps, qu’on cède un morceau de façon définitive ou pas, ça reste le commerce des corps.
    Mais bon, pour faire le lien entre les deux, il faut réfléchir.

  • "Pas du tout. Quand le racolage passif est devenu punissable en France (en 2002), je pense, j’ai trouvé ça complètement aberrant. Elles sont plus victimes qu’autre chose (je rappelle que 90% d’entre elles ont subi des violences et/ou viols dans leur enfance). Ce n’est pas en s’en prenant à elles qu’on va résoudre le problème."

    Donc on a le droit de poursuivre le client ce vil prostituteur parce que c'est un homme c'est pas grave toussah toussah
    Donc tu es du côté des libéraux sur ce coup "on appelle un chat un chat" pierre

  • Oh ma déesse, Lunatu m’a démasqué. Quel fin psy, ce lunatu.
    Sans déc, retourne sur ta Lune ou relis ce que j’ai écrit plus haut.
    Je ne suis lié d’aucune façon à des prostituées. C’est depuis que je suis féministe que j’ai analysé la prostitution. Avant, j’aurais sans doute pensé la même chose que d’autres sur cette page.
    Je suis aussi contre la prostitution des hommes, pour lever toute ambiguïté.

  • "La Suisse essaie en vain jusqu'à présent de remonter l'âge où on peut se prostituer à 18 ans : dans certains cantons, c'est 16... Aux Pays-Bas, ils ont remonté l'age autorisé à 21 ans.
    On se demande pourquoi personne ne dit craindre les dangers de l'interdiction quand il s'agit de prostitution de mineurs!"

    Pour ma part j'estime quela prostitution devrait être interdite en deça de l'âge légal pour être majeur.
    Donc les prostituées mineures si ça me choque ?
    Oh que oui

  • @kasilar, j'ai écrit ceci plus haut, en parlant de la vidéo

    "Je précise que s’il existait un endroit de cette planète où des hommes étaient exploités sexuellement comme dans la fiction, je serais évidemment opposé à cette forme d’esclavage."

    Merci de ne pas déformer mes propos.

  • Pierre, Belge? Fort bien. J'aime beaucoup les belges. Des gens très gentils et drôles.

    Enfin, il ne fallait juste pas être noir au Congo il y a un siècle... Je préfère encore être suisse. A part cela, ce sont des gens très convenables. Ma famille est belge.

    Vos attaques contre la Suisse montrent qu'au fond vous êtes bien un troll. Vous provoquez avec des arguments qui ne tiennent pas, des clichés. Etonnant comme vous semblez savoir pourquoi la police ne traque pas plus les réseaux de proxénètes. Comme la police est bête...

    Vendre son corps? Non, les prostituées ne le vendent pas. Elle louent leur temps pour une prestation sexuelle.

    Bref.....

  • @lunatu et leclerq

    Oui les pays pensants être démocratiques sont en réalité les pires.
    En fait quand on regarde bien il n'y a plus d'exemple de démocratie dans le monde.

  • "Merci de ne pas déformer mes propos."

    Où ai-je déformé tes propos ? o_O
    Je n'ai d'ailleurs pas commenté la phrase citée.
    Pierre vous allez bien ?

  • @kasilar, qui se croit encore plus malin que les autres, a donc dit ceci

    «Donc on a le droit de poursuivre le client ce vil prostituteur parce que c'est un homme c'est pas grave toussah toussah»

    Ce à quoi je réponds

    "Je précise que s’il existait un endroit de cette planète où des hommes étaient exploités sexuellement comme dans la fiction, je serais évidemment opposé à cette forme d’esclavage."

    Donc, c'est bien ce que je disais, votre phrase déformait mes propos en faisant croire que j'étais d'accord de poursuivre un client parce que c'est un homme. Pour le dire autrement et plus clairement encore, je suis pour poursuivre TOUTES les personnes qui exploitent le corps des autres.

    hl disait "Elle louent leur temps pour une prestation sexuelle."

    Mais comme c'est mignon, revoilà oui-oui au pays des Bisounours. "Salut toi, tu fais quoi aujourd'hui ? Ben je vais louer le corps d'une femme". "Ah cool, je peux venir avec toi ?".

    On dirait un loueur de voiture "vous la voulez pour combien de temps ? C'est une longue course ? N'oubliez pas de mettre de l'essence ! Et faites attention, la route est glissante".

    Un tel déni de la réalité de la prise de possession du corps des femmes par les hommes, j'en ai rarement vu.
    En tout cas, je l'encadre, votre phrase.

    Quant à votre remarque sur le Congo, elle est complètement incongrue. A l'origine, vous accusez les Suédois-e-s d'être en route vers le fascisme. J'ai donc rappelé aux amnésiques dont vous faites partie les différents pays qui ont collaboré avec les fascistes, dont la Suisse. Ce que les Belges ont fait au Congo est bien triste mais n'a rien à voir avec les Nazis.
    Un bon moyen de faire tomber des proxénètes serait de faire sauter le secret bancaire en Suisse : je suis sûr qu'ils doivent être nombreux à y planquer leur fric.
    Alors hl, à quand une pétition pour lever le secret bancaire ?

  • Décidément c'est la faute à la Suisse s'il y a des proxénètes et si la police ne fait pas grand chose pour les arrêter... Ben tiens, Pierre a inventé la poudre.

    Quelle mauvais procès d'intention. Vos arguments tournent à l'aigre. Déjà que vous changez le sens des mots - comme celui de "vendre": vendre suppose acheter, acheter suppose être propriétaire. Les clients n'achètent pas une femme. Mais évidemment cela fait mieux dans la rhétorique du pathos de dire "vendre son corps" que "louer son temps pour une prestation sexuelle".

    Vous faites feu de tout bois Pierre et j'en ai assez. Je ferme les commentaires.

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