23 août 2011

Qui connaît Monsieur X?

Les erreurs judiciaires sont un cauchemar pour qui en est victime. On espère toujours qu'elles soient les plus rares possibles. La justice étant rendue par des humains on ne peut en attendre l'infailibilité. Mais quand l'erreur arrive, celui ou celle qui est frappé entre dans le monde de Kafka.

J'ouvre ce soir mon blog à patrick Guillot pour un article qu'il a publié ce matin sur un portail français: "Connaissez-vous Monsieur X?" Qui est Monsieur X? Une victime d'une erreur judiciaire qui ne fait pas la une des journaux. Alors il en parle. Et je lui cède la parole.

Patrick Guillot est l'animateur du site La Cause des hommes, et auteur du livre "La Misandrie".


misandrie3.jpg"Fin juillet, un ami m’a donné à lire une coupure récente de Ouest-France, relatant la terrifiante histoire vécue par M. X (désigné ainsi par protection). Depuis, celle-ci est enrobée d’un assourdissant silence.

Le 13 mai 2006, alors qu’il se promène tranquillement dans les rues de Laval, M. X est interpellé par la police. Motif : il a été reconnu avec certitude par une femme, Mme Y., comme étant l’auteur de l’agression subie par elle deux ans auparavant, dans cette même ville, au domicile de sa mère ; l’agresseur, s’étant fait ouvrir, s’était livré sur elle à des attouchements et lui avait volé sa carte bancaire, avec laquelle il avait ensuite retiré de l’argent. M. X crie son innocence, mais il est inculpé de vol et d’agression sexuelle. Il est relaxé lors d’un premier procès le 2 novembre 2006. Mais le ministère public et l’accusatrice, toujours campée dans sa certitude, font appel : il est condamné le 29 mai 2007. Son pourvoi en cassation est rejeté un an plus tard.

Son sort semble scellé. Mais, peu après en 2008, un certain Bruno Z., mis en examen pour divers délits, reconnaît être l’auteur de l’agression de Laval. Confrontée à lui, Mme Y, cette fois bien inspirée, confirme. Il est jugé et condamné. M. X fait une demande en révision. La Cour de cassation dépose son arrêt le 20 juillet dernier : la condamnation de Z. annule logiquement sa propre condamnation. Sauvé… Il s’est tout de même écoulé cinq ans.

 

Un phénomène de société

M’intéressant de près au phénomène de société que sont devenues les fausses accusations d’abus sexuel, j’ai cherché à en savoir plus. A ma grande surprise, je n’ai trouvé sur cette affaire que deux articles de fond, proposés par des sites de jurisprudence : lextimes et juritravail : Rien dans les grands quotidiens, rien dans les hebdos. Et aujourd’hui, un mois plus tard, il n’y a rien de nouveau."

 

Suite ici...

21:38 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : justice, viol, sexualité, fausse accusation, erreur judiciaire | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

bonjour je recherche cette article de Ouest-France pourriez vous m'indiquer un lien internet ou bien une date de parution ?

Écrit par : richard | 09 septembre 2011

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