03 juillet 2011

Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent...

... je sais ce que je fais.»

Cette petite phrase fait le tour du monde. Une phrase qui va devenir culte. «Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais.»

Phrase qui suppose une belle détermination, une volonté, un sang-froid. Qui suppose aussi que l’on sait très bien de qui on parle.


Diallo1.jpgJ’imagine que l’on sait déjà sur quelle corde on va jouer sa partition. Le pauvre contre le riche, le petit contre le grand, l’immigrée contre le puissant, le noir contre le blanc. Personne n’ose défendre un riche alors qu’une cohorte de bonne âmes sont prêtes à défendre bec et ongles le pauvre. Dans un sens heureusement! Mais encore faut-il bien choisir ses pauvres. Et sur ce point être une bonne âme n’est pas forcément signe de lucidité.

«Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais.» C’est la petite phrase terrible de Nassifatou Diallo, femme de chambre au Sofitel de New-York, prononcée (et enregistrée à son insu) 24 heures après avoir dénoncé une agression sexuelle par un homme qu’elle dit ne pas connaître. 24 heures après, alors qu’elle est présentée comme effondrée, détruite, en pleurs.

D’accord. Admettons. Admettons qu’entre deux sanglots elle ait réussi à prendre l’un de ses 5 téléphones portables, à appeler cet ami trafiquant de drogue en prison, et à lui dire cette petite phrase. Juste avant de retomber en larme.

Admettons qu’elle se soit trompée dans son premier témoignage sous serment. Admettons qu’une heure après elle ait oublié être sortie de la suite et avoir nettoyé une autre chambre (avec un ligament déchiré à l’épaule, se dit-il), avant de retourner dans la suite 2806.

Admettons qu’elle se soit trompée en décrivant avec précision l’endroit où elle se serait cachée, attendant le départ de Dominique Strauss-Kahn. Après tout, tout le monde peut se tromper. De même que l’on peut se tromper en racontant un ancien viol collectif que l’on reconnaît ensuite avoir inventé. Ou que l’on peut se tromper en racontant avoir subi des mutilations génitales avant de se rétracter.

Bien sûr, cela ne prouve rien sur ce qui s’est passé ou non dans la suite 2806. Et personne ne doit anticiper sur la fin de cette affaire. Mais qu’elle est terrible cette petite phrase: «Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais.» Comment l’insérer dans l’histoire? Comment la placer de manière cohérente et sans mettre en doute le récit?

Terrible petite phrase. Terrible. Insupportable.


Bien sûr on peut invoquer le comportement de DSK avec les femmes - dont on ne sait exactement où est la démarcation entre le réel et le fantasmé - pour justifier qu’il serait un prédateur. Le sexisme misandre habituel, alimenté par un féminisme marxiste harcelant, aime bien traiter les hommes de prédateurs et de violeurs potentiels.

On peut aussi accuser son personnage, sa richesse, cherchant ainsi à faire preuve non par des faits avérés mais par la réputation. On peut la jouer noir contre blanc, femme contre homme, petit peuple contre puissant.

Comme on est aujourd’hui loin de ce dimanche 22 mai où Caroline de Haas et 500 consoeurs féministes manifestaient à Paris en fustigeant les hommes, le viol, le sexisme, et affichaient haut cette phrase: «Nous sommes toutes des femmes de chambre».

Six semaines plus tard la phrase prend un sens très différent. Non, Mesdames, vous n’êtes pas toutes des femmes de chambre. Du moins je l’espère. Laissez-moi encore rêver un peu. Laissez-moi croire que vous ne mentez pas toutes. Dites-moi que vous n’êtes pas toutes des femmes de chambre! Pas toutes des protégées de Carolines de Haas.


Aujourd’hui la presse titre: «DSK savoure sa première journée d'homme libre.» Mais, quelle que soit la décision finale dans cette affaire, on n’est pas près d’oublier la petite phrase, la terrible phrase de Nassifatou Diallo.

Terrible.


 

 

 

Un roman pour l'été, un roman bon pour la tête par les temps qui courent. Un roman où les hommes et les femmes ne se mentent pas:

CouvDiable.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je rappelle aussi le livre de Patrick Guillot, «La Misandrie, histoire et actualité du sexisme anti-hommes», à découvrir sur le site la-cause-des-hommes.

misandrie3.jpg


Commentaires

Bravo pour votre article, Homme Libre. C’est toujours, pour moi, un réel plaisir de lire ce que vous écrivez.

Les gens qui n’ont pas été accusés faussement ne peuvent absolument pas imaginer les dégâts que cela occasionne directement et durant TOUTE la vie des gens faussement accusés… et pas nécessairement accusés pour des faits de crimes sexuels !

Et je sais que, vous aussi, vous avez été accusé faussement. Moi aussi, j’ai été faussement accusé de violence conjugale et d’atteinte à la sexualité de mes filles. Ce qui est totalement faux. Mais la justice m’a fait expulser de mon foyer sans s’inquiéter du bien-fondé des accusations de madame, mon épouse, qui voulait divorcer après 28 ans de mariage.
Ici, je ne me place nullement en « victime » de fausses accusations… mais je me place en tant que témoin de ce fléau que l’on appelle « MENSONGE ».
Et… malheureusement, je ne pourrai JAMAIS oublier cette terrible, abominable, incroyable, inimaginable,… situation de déchéances, de privations, d’exclusions,… et surtout de souffrances.
Mentez, mentez, mentez… il restera toujours quelque chose.


En fait, cette femme, qui a accusé DSK, ne s’est pas trompée. Elle ne s’est JAMAIS trompée ! Elle n’a fait que mentir de manière délibérée… De manière intentionnelle !
Et pourquoi a-t-elle menti ? C’est ce que nous saurons après le 18 juillet, lorsque DSK repassera devant ses juges.

En espérant que cette « Affaire DSK » puisse réveiller et ouvrir les esprits des responsables politiques afin de légiférer dans le but de punir très sévèrement les mensonges.

Du temps de Socrate les avocats qui utilisaient le mensonge pour tromper la justice, étaient… tout simplement… mis à mort.
Aujourd’hui, la « Justice » est un « Marché du mensonge » ! Elle n’est plus que l’« Industrie du conflit » ! Une Industrie polluante, toxique, délétère, morbide…

C’est une terrible dérive et une terrible perversité !

Écrit par : Will | 03 juillet 2011

En tous cas, bravo à HommeLibre d'avoir jusqu'au bout posé des questions et mis en cause la version Diallo.

Moi-même, quoique très méfiant sur ces sujets, j'ai cru qu'elle était une vraie victime, surtout à cause à cause du lourd passif de DSK, personnage par rapport auquel le scénario du viol n'a rien d'invraisemblable.

Méfiant tous azimuts, je continue à me demander si le lobby qui le soutient n'a pas assez de puissance pour organiser un tel renversement de situation...

S'il est acquitté, il faudra bien insister sur le fait que c'est à cause de la non-crédibilité de l'accusatrice, et non parce que son innocence aurait été démontrée.

Pour ceux qui en France, en Suisse, réclament une réforme en profondeur du traitement des accusations en matière de moeurs, la justice américaine montre la voie : s'il n'y a ni preuves, ni témoins, il faut procéder absolument à une enquête sur le passé de la victime, sa moralité, son entourage, afin de déterminer ce que vaut sa parole. Ce sera peut-être dur à supporter pour les vraies victimes, mais cela évitera de condamner des innocents.

Écrit par : ntisthene | 03 juillet 2011

Avant, c'était: "Le mâle est fait". Depuis, c'est devenu: "Le mal est fait".

Écrit par : Zorg | 03 juillet 2011

Si il est innocenté,j'espère bien voir le vent tourner et qu'il y ait au moins un débat autour des fausses accusations...
Ces enragées ,qui répètent en boucle ce qu'on leur dit à la télé,ont été si promptes à le descendre sur l'autel d'un féminisme inquisiteur et "bien-pensant" (j'ai des doutes sur le verbe "penser",ça n'a été que répétitions d'exagérations et de bêtises plus ou moins ouvertement sexistes,accolés à quelques vérités si bien que tout est passé comme si de rien n'était) qu'il serait vraiment dommage de les laisser s'en tirer comme ça.

J'ai même plus envi de descendre les ministres hommes et leur phrases misogynes,la flemme sans doute...rien que ça...le malaise qui suit...après avoir critiqué des pseudo-féministes il faudrait se justifier et parler obligatoirement de la misogynie...peuvent rêver.

Écrit par : nani | 03 juillet 2011

La femme de chambre serait une prostituée qui faisait des extras avec certains clients de l'hotel.
Apparement, DSK et elle auraient eu un rapport mais il aurait refusé de la payer une fois la prestation terminée.
On connait la suite.
Qu'elle soit une prostituée, pourquoi pas, mais qu'elle sévissait dans l'hotel sans que personne ne se soit jamais aperçu de rien y compris sa direction, j'en doute un peu.....

Écrit par : Patricia | 03 juillet 2011

@ Nani:

Je partage votre souhait d'un vrai débat sur cette question. Il faudra le provoquer. Il faut attendre la fin de cette affaire, qui malgré la grande tristesse qu'elle soulève autant pour les hommes que pour les femmes qui sont vraiment victimes, aura eu le mérite de mettre le problème en pleine lumière.

J'ai reçu hors ligne un courriel d'un ami du Canada. Il a parlé hier avec un juge québecquois, qui lui a dit que les cas identiques représentent près de 50% des dénonciations. 50%!

Je réfléchis à un appel à une manifestation ou une marche à Paris en septembre, si quelqu'un sur place peut prendre en main les demandes d'autorisation. J'y reviendrai et développerai des thèmes et un projet dans un billet je pense d'ici la fin de ce mois.

Écrit par : hommelibre | 03 juillet 2011

Patricia, d'accord avec vous. La direction du Sofitel devrait être sérieusement questionnée et cuisinée.

Écrit par : hommelibre | 03 juillet 2011

Patricia encore: je reste plus circonspect par contre sur le fait qu'elle soit prostituée. Cela pourrait expliquer certaines choses, mais tant que cela ne vient pas du bureau du procureur je me méfie des médias qui peuvent en rajouter dans l'autre sens. La situation actuelle de Madame Diallo est déjà assez compromise comme ça.

Écrit par : hommelibre | 03 juillet 2011

John,
Vous avez tout à fait raison concernant la direction de l'hotel :
je suis tout à coup en train de me souvenir que dès le lendemain, Debré enfonçait DSK, racontait qu'il n'en était pas à son coup d'essai dans l'hotel et parlait de la femme de ménage en la nommant Ophelia...
il la connaissait ??? sous ce nom d'emprunt ????
Il y a des complicités quelque part : l'hotel même ??? ça serait incroyable.

Écrit par : Patricia | 03 juillet 2011

La présence de sperme prouve qu'il y a eu acte sexuel... consenti ?... On peut en douter ! Le métier de femme de chambre ne laisse pas de temps pour le batifolage et de plus ce n'est pas sans risque de licenciement (à moins que Sofitel se soit reconverti en hôtel de passe !) Donc quel était l'intérêt pour cette femme de chambre de se faire sauter par ce gros DSK ?
Elle aurait eu antérieurement aux faits des "relations sexuelles tarifées"... Quel rapport avec l'affaire DSK puisque DSK lui-même n'a jamais fait état de demande d'argent de la part de cette femme de chambre.
La femme de chambre aurait déformé les faits... Est-ce que en matière de justice "déformer des faits" à savoir les "exagérer" ou les "minimiser" c'est mentir ? Non ! La réalité des faits est toujours absente d'un Tribunal ; s'y confrontent les arguments contradictoires déformés de l'accusation et de la défense.
«Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais.» "Terrible" petite phrase dites-vous ? Mais qui n'a pas envie de faire rendre gorge à celui qui vous a méprisée et violentée. Si le code pénal prévoit une peine de prison et une amende au regard de la société, la victime, elle, reçoit une compensation financière. Quel mal y a-t-il à faire remarquer que le délinquant DSK peut payer cette compensation financière, contrairement à d'autres qui sont sans ressources !
Chantal Cottet représentant www.collectif-justice.net

Écrit par : COTTET | 03 juillet 2011

Il y a lieu de faire la distinction entre les faits avérés, tels ceux qui ressortent de la lettre du Procureur à la défense publiée par le NYT, les faits hautement probables, tels ceux rapportés par le NYT sur la base de fuites judiciaires, et les faits vraisemblables, tels ceux publiés par le New York Post, le journal qui avait titré à la une "the perv", journal qui demeure un tabloïde et dont les informations semblent fuiter de la défense.

Selon les deux premières catégories de fait, il est impossible de soutenir qu'il est établi, au delà de tout doute raisonnable, que DSK est coupable.

Selon les faits relatés par le dernier articles du Post, elle est coupable. Tout s'enchaîne et est cohérent. Elle fait le ménage, s'adonne volontairement a des pratiques qu'elle pense à tort tarifées, il ne veut pas payer, cela tourne à la violence et elle se sent humiliée. Elle sort de la chambre, hésite, fait le ménage dans certaines chambre et finalement décide de se faire du fric... Et en fin de compte, DSK refuse un plea bargain autour de la prostitution dès lors qu'il ne savait pas que la relation était tarifée.

Cette version n'a qu'un défaut, celle d'être trop limpide. Avérée elle mettrait en évidence la faiblesse de la justice à New York. Les Pieds Nickelés ce n'est pas seulement Dialo et son entourages mais aussi la Justice New Yorkaise. On me rétorquera que le Procureur a apporté de l'eau au moulin de la défense. C'est perdre de vue qu'il l'a fait parce que l'affaire était médiatisée, médiatisation qui l'a conduit a des investigations plus poussées ... et qu'il était aiguillonné par une défense non dénuée de moyen.

Monsieur toute le monde demeure exposé a être victime d'une accusation formulée sans grande préparation, par des Pieds Nickelés.

Tant que l'on pourra du principe que la femme dit vrai et l'homme ment il en sera ainsi.

Écrit par : CEDH | 03 juillet 2011

@ Cottet

"Elle aurait eu antérieurement aux faits des "relations sexuelles tarifées"... Quel rapport avec l'affaire DSK puisque DSK lui-même n'a jamais fait état de demande d'argent de la part de cette femme de chambre."

DSK n'a jamais fait état de rien. Il ne s'est jamais exprimé, que cela soit devant la police ou devant la justice. C'est son droit. La Constitution US interdit que l'on en tire la moindre conclusion, comme vous le faites.

Écrit par : CEDH | 03 juillet 2011

La présence de sperme prouve qu'il y a eu acte sexuel... consenti ?... On peut en douter ! Le métier de femme de chambre ne laisse pas de temps pour le batifolage et de plus ce n'est pas sans risque de licenciement (à moins que Sofitel se soit reconverti en hôtel de passe !) Donc quel était l'intérêt pour cette femme de chambre de se faire sauter par ce gros DSK ?
Elle aurait eu antérieurement aux faits des "relations sexuelles tarifées"... Quel rapport avec l'affaire DSK puisque DSK lui-même n'a jamais fait état de demande d'argent de la part de cette femme de chambre.
La femme de chambre aurait déformé les faits... Est-ce que en matière de justice "déformer des faits" à savoir les "exagérer" ou les "minimiser" c'est mentir ? Non ! La réalité des faits est toujours absente d'un Tribunal ; s'y confrontent les arguments contradictoires déformés de l'accusation et de la défense.
«Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais.» "Terrible" petite phrase dites-vous ? Mais qui n'a pas envie de faire rendre gorge à celui qui vous a méprisée et violentée. Si le code pénal prévoit une peine de prison et une amende au regard de la société, la victime, elle, reçoit une compensation financière. Quel mal y a-t-il à faire remarquer que le délinquant DSK peut payer cette compensation financière, contrairement à d'autres qui sont sans ressources !
Chantal Cottet représentant www.collectif-justice.net

Écrit par : COTTET | 03 juillet 2011

Tant que les gens continueront à fonctionner avec le principe (ou l’idée) que la femme est une victime, et qu’elle dit vrai… et que l'homme est un coupable, et qu’il ment… il en sera TOUJOURS ainsi. Point !
Et des hommes, faussement accusés, seront TOUJOURS sanctionnés de manières injustes ! Point !

Sur une assez longue existence (la mienne depuis plus d’un demi siècle) je n’ai jamais connu une seule femme qui s’est retrouvée dans la même situation que celle de DSK… et sanctionnée comme lui !
Pourtant j’ai pu constater qu’il y a de plus en plus de femmes dragueuses, prédatrices,… depuis la libération de la femme !
A plusieurs reprises, j’ai… moi aussi… été assailli par ces dragueuses, prédatrices,… pour des relations sexuelles que j’ai repoussées parce que j’avais tout ce qu’un homme puisse avoir chez lui. Difficile de refuser… je dois l’admettre !

Mais, ici, il faut que cela change ! A mon avis, il sera nécessaire d’organiser des débats dans tous les « pays des droits de l’homme » sur la question de ce fléau de fausses accusations ! Que ces accusations soient à propos de crimes sexuels, ou non ! Oui, il faut que ça change !

Stop aux fausses accusations qui sont des viols moraux !

Écrit par : Will | 03 juillet 2011

Voici ce que je viens encore de recevoir sur Facebook:
"adege Bonyccslt
je me prenomme nadege j'ai 32ans je vie seul a lyon plus precisemant dans le quartier de vieux lyon a saint jean je suis ici dans le but de rencontres un homme pour une relation sincere stable et durable et j'ai vue ton pofil sur le site facebook.com et je souhaite entrer en contacte avec toi je te laisse mon adresse msn pour que tu puisse me contacter
j'etait as lyon mais je suis venue en cote d'ivoire pour des contrare de produit comme cella n'as pas marche je suis reste vivre en cote d'ivoire et sais pour cella je suis sur le facebook.com cherche un homme bien sincère serieux et honnette pour faire ma vie avec cet dernier ok merci a toi labelle.rose1@hotmail.fr
merci!!!
bisou"

--> Pour ma tranquilité, je vais donc encore devoir changer ma photo de profil, dès que possible. Lolll

Écrit par : Will | 03 juillet 2011

Quelle affaire palpitante que cette affaire DSK. Bon moi j'ai un sérieux problème de positionnement!
Je suis d'accord avec tout le monde, les anti, les pro, c grave docteur? Il est vrai que je dois bien avouer que DSK avait vraiment le profil du coupable idéal, quoique, son donjuanisme ne faisait pas forcément de lui un prédateur sexuel violent. Qu'il se soit passé quelque chose dans cette suite, là je crois que c'est finalement le seul fait avéré de cette histoire. rapport tarifé, complot, agression, voire les 3! moi je pense que l'on va encore entendre parler de cette histoire un bon moment et que les remous ne sont pas terminés.....en attendant, la présomption d'innocence a fait totalement défaut depuis le début et maintenant on est à l'inverse et la miss qui a menti sur certains points est donc forcément une fausse accusatrice.....attendons de voir ce qui ressort mais bon je sais pas vous mais moi, cette affaire est presque sur le point de dépasser dans ma vie l'amour est dans le pré que je regarde pourtant avec délectation.... bon elle aurait du annoncer la couleur dès le début cette jeune femme et bien dire à DSK que "tout travail mérite salaire" il aurait pas refusé chaud comme la braise qu'il est.....enfin qu'il semble être, perso j'ai pas testé la bête!

Écrit par : vali | 04 juillet 2011

@Hommelibre

"Ne t’en fais pas, ce type a beaucoup d’argent, je sais ce que je fais."

Je ne partage pas votre avis quant au fait qu'il s'agisse là d'un sérieux élément qui mette en doute la crédibilité de l'accusatrice. S'en faire un max sur le dos de l'accusé est de mise, notamment aux USA où existent des dommages et intérêts punitifs. Son premier avocat niait que cela soit las cas. Qui l'a crû ?

Par contre, cela met en évidence le caractère pervers du système : se faire du fric est de nature à amener les gens à mentir. Et aux USA, il y en a du fric avec les dommages intérêts punitifs. Avec l'effet pervers que plus la victime est pauvre, moins on la croit et que plus l'accusé est riche, plus on pourra lui en extorquer via des dommages et intérêts punitifs.

Mais l'accusatrice était mal informée. Le fric de DSK c'est pour l'essentiel celui de sa femme. Et les jugements condamnant à des dommages et intérêts punitifs ne peuvent pas être exécutés dans de nombreux pays (ordre public international).

La même phrase ne peut avoir amené, comme le prétend le Monde, le Procureur NY à avoir changé d'avis. Je crois que l'on sous estime de ce coté-ci de l'atlantique les conséquences du fait qu'elle ait menti devant le Grand jury dans cette procédure. C'est bien sur la foi des propos d'une femme qui lui a menti que le Grand jury a lancé l'accusation.

Écrit par : CEDH | 04 juillet 2011

CEDH, voici les éléments de preuve qui ont amené le Procureur à revoir ses accusations:

Document
Affaire DSK : les mensonges de la femme de chambre
Par Rue89 | 01/07/2011 | 20H13

Selon les procureurs, l'accusatrice de Dominique Strauss-Kahn a menti sur son emploi du temps juste après le viol supposé, mais a aussi dissimulé une partie de son histoire personnelle aux autorités américaines dans sa demande d'asile, alors qu'elle était sous serment. C'est ce qui ressort du courrier adressé par le procureur de New York aux avocats de DSK. Voici le document, mis en ligne par le New York Times et traduit par Rue89. (Téléchargez la lettre en anglais)

Télécharger la lettre du procureur de New York aux avocats de DSK.« Dans sa demande d'asile datée du 30 décembre 2004, la plaignante a fourni au service de l'immigration et des naturalisations du département de la Justice des Etats-Unis des informations factuelles sur elle-même, son parcours et ses expériences dans son pays d'origine, la Guinée.
Des violences imaginaires en Guinée

Ces renseignements ont pris la forme d'une déclaration écrite attachée à un formulaire, et ont été soumis comme base de sa demande d'asile. Dans le formulaire, elle a certifié sous peine de parjure que sa déposition écrite était exacte.

En substance, la déclaration de la plaignante affirmait qu'elle et son mari avaient été persécutés et harcelés par le régime dictatorial alors en place en Guinée. La plaignante a notamment déclaré que la maison qu'elle partageait avec son mari avait été détruite par la police et des soldats agissant sur ordre du régime, et qu'ils les avaient battus.
Un faux visa

Quand son mari a tenté de retourner à ce qu'il restait de leur maison le lendemain, elle a déclaré qu'il avait été à nouveau battu, arrêté et emprisonné par la police et les soldats. Elle a affirmé qu'elle avait été également battue quand elle avait tenté de lui porter secours. Dans sa déclaration, elle a expliqué ces violences par le fait que le couple était opposé au régime. Elle a déclaré que durant son incarcération, son mari avait été torturé, privé de soins médicaux et qu'il était finalement mort des suites de ces mauvais traitements.

Après sa mort, selon elle, elle a commencé à dénoncer le régime et a finalement fui le pays. Craignant pour sa vie, elle est entrée aux Etats-Unis en juin 2004 pour y trouver refuge (elle a déclaré aux procureurs qu'elle avait utilisé un faux visa).

Elle a répété ces déclarations par oral au cours de l'examen de sa demande d'asile. Dans des entretiens liés à l'enquête sur l'affaire en cours, la plaignante a admis que les renseignements factuels qu'elle avaient fournis dans sa demande d'asile étaient faux.
Une version apprise sur cassette

Elle a déclaré qu'elle avait mis au point cette déclaration avec l'aide d'un homme qui lui avait fourni un enregistrement sur cassette des faits évoqués […]. Elle avait mémorisé cette version en écoutant l'enregistrement de manière répétée.

Au cours de plusieurs entretiens avec les procureurs, elle a réitéré ces mensonges quand elle était interrogée sur son histoire et son parcours, et elle a affirmé qu'elle avait agi de la sorte pour rester cohérente avec la déclaration effectuée lors de sa demande d'asile.

De plus, lors de deux auditions avec le procureur adjoint chargé de l'affaire, la plaignante a déclaré qu'elle avait été victime d'un viol en réunion par le passé dans son pays natal, et fourni des détails sur cette agression. Au cours de ces auditions, la victime a pleuré et semblait visiblement bouleversée en racontant cet événement.

Lors d'auditions ultérieures, elle a admis que ce viol en réunion n'avait jamais eu lieu. A la place, elle a reconnu qu'elle avait menti sur le fait qu'il avait eu lieu et inventé tous les détails, et que ce faux incident faisait partie du récit qu'on lui avait recommandé de mémoriser lors de sa demande d'asile. Actuellement, la plaignante affirme qu'elle est prête à certifier qu'elle a bien été violée dans le passé dans son pays natal, mais dans des circonstances différentes de celles qu'elle avait décrites.
“La plaignante a par la suite admis que ce récit était erroné”

Dans les semaines qui ont suivi l'événement décrit dans l'acte d'accusation, la plaignante a déclaré à plusieurs occasions aux enquêteurs de police et aux services du procureur qu'elle s'était enfuie, après avoir été agressée sexuellement par l'accusé le 14 mai 2011 dans la suite 2806, dans une zone du couloir principal du 28e étage et qu'elle avait attendu là, jusqu'à ce qu'elle constate que l'accusé avait quitté la suite 2806 et le 28e étage en prenant l'ascenseur.

C'est après cela qu'elle a raconté l'événement à sa supérieure hiérarchique, qui est arrivée au 28e étage peu après. Elle a déclaré que, dans l'intervalle entre l'événement et l'arrivée de sa supérieure, elle était restée au même endroit du même couloir du 28e étage, là où elle s'était réfugiée.
Une chambre voisine nettoyée avant de donner l'alerte

La plaignante a livré ce récit des événements lorsqu'elle a été interrogée par le Grand Jury sur ce qu'elle avait fait après les événements intervenus dans la suite 2806.

La plaignante a par la suite admis que ce récit était erroné et qu'après l'événement survenu dans la chambre 2806, elle avait nettoyé une chambre voisine puis qu'elle était retournée dans la suite 2806 et qu'elle avait commencé à la nettoyer, avant de raconter l'événement à sa supérieure.

De plus, la plaignante a indiqué que pendant les deux dernières années fiscales, elle a déclaré avoir à sa charge l'enfant d'une amie en plus du sien, dans le but d'obtenir un avantage fiscal supplémentaire. Elle a également admis avoir dissimulé des revenus dans le but de conserver son logement.

Enfin, au cours de cette enquête, la plaignante s'est montrée peu sincère avec les services du procureur à propos de divers sujets supplémentaires touchant à son histoire, son environnement, les circonstances présentes, et ses relations personnelles.

N'hésitez pas à nous contacter pour toute question.

Sincèrement,

Johan Illuzzi-Orbon, District Attorney Assistant

John (Artie) McConnell District Attorney Assistant »

Traduit par Mathieu Deslandes, François Krug et Pascal Riché.

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On apprend que SOFITEL a informé l'Elysée - Sarkozy et Guéant - de "affaire" à minuit..... ce 14 mai?!!!!!

Écrit par : Patoucha | 04 juillet 2011

Bonjour John,
Tristane Banon porte plainte contre DSK pour tentative de viol.
Son avocat a déclaré qu'il envoyait le dépôt de plainte demain au parquet.

Écrit par : Patricia | 04 juillet 2011

Bonjour Patricia,

J'ai un petit moment et je prépare un billet sur cette plainte.

Écrit par : hmoelibre | 04 juillet 2011

@Patoucha

Quel est l'intérêt de m'informer, en date du 4 juillet, par un coupé-collé de la traduction d'une lettre publiée dans le NYT, à laquelle j'ai fait référence le premier juillet au petit matin ?

Écrit par : CEDH | 04 juillet 2011

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