12 juin 2011

Sexisme - 1

Contribution au débat sur le sexisme. Premier volet aujourd’hui: les formes sociales de la misandrie. La misandrie est la forme la moins racontée du sexisme, ou la plus cachée. Je me concentrerai donc sur lui, l’autre versant du sexisme - la misogynie - étant largement documenté et raconté.  Le texte qui suit est diffusé sur le net depuis plusieurs années par différents auteurs de blogs.

Je précise que pour qu’il y ait sexisme il faut une volonté d‘englober tous un genre dans un discours, des actes, des attitudes ou des dispositions sociales, légales et juridiques visant à le dénigrer, le stigmatiser ou atteindre à ses droits et à son intégrité.


misandrie3.jpgFormes sociales de la misandrie

Depuis les années 1980, des hommes et des femmes d'origines diverses dénoncent, dans les sociétés développées, des aspects qu'ils considèrent comme misandres. Ce sont des pères divorcés, des hommes victimes de violence conjugale, des féministes comme Élisabeth Badinter ou Doris Lessing, des militants hoministes, des sociologues, etc. Ils dénoncent entre autres :

- dans le domaine des naissances, l'absence de tout pouvoir de décision donné aux pères, et le pouvoir total donné aux mères : choix de garder ou non l'enfant, choix de pratiquer ou non l'interruption volontaire de grossesse (IVG), choix d'accoucher ou non sous X ;

- l'impossibilité légale pour les hommes, en cas de doute sur une paternité qui leur est attribuée, de procéder à une recherche de paternité par eux-même sans l'accord de la mère ou sans une décision de justice; les test illégaux n'ont pas de valeur juridique ; au Canada les pères ont obtenu le droit de faire réaliser un test eux-mêmes;

- la préférence donnée par les juridictions de nombreux pays aux mères pour la résidence des enfants, en cas de divorce ou de séparation, comme au Québec où la proportion en leur faveur était de 63% en 2000 (Bulletin de la statistique du Québec, octobre 2002, volume 7, n1) ;

- la surestimation des violences faites aux femmes par des hommes et la négation ou la sous-estimation des violences faites aux hommes par des femmes. C'est la thèse de Marcela Iacub et Hervé Le Bras, analysant l'enquête ENVEFF (Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France, 2000) : cette enquête, financée par les contribuables des deux sexes, ne fait aucune place aux victimes masculines ; inversement, elle gonfle artificiellement la proportion de victimes féminines en ajoutant aux données objectives concernant les violences physiques les données forcément subjectives qui concernent les violences psychiques ;

- la définition légale du viol comme "pénétration", ce qui en exclut de nombreuses formes de viol féminin, en particulier sur les enfants ;
misandrieBoysAreStupid.jpg
- la présentation négative des hommes faite par les médias (violents, violeurs, parasites, etc.). Les Canadiens Paul Nathanson et Katherine K.Young, dans Spreading Misandry (2002) et Legalizing misandry (2006) ont plus particulièrement mis en évidence ce phénomène dans les feuilletons télévisés;

- la mise en place d'organismes voués à soutenir la condition féminine dans le cadre des institutions nationales (ministères, secrétariats d'État) ou internationales (commissions spécifiques à l'ONU, au Conseil de l'Europe) et de certaines ONG (Amnesty International), alors que rien d'équivalent n'existe en faveur de la condition masculine, et que les associations masculines sont rarement subventionnées ;

- dans le domaine scolaire, l'absence de recherches et d'actions concernant la sous-performance scolaire des garçons, qui contraste avec la poursuite de recherches et d'actions en faveur de l'amélioration de la performance des filles. Ainsi, en France, dans le cadre du prix de la vocation scientifique et technique, le ministère de l'Éducation nationale attribue chaque année plusieurs centaines de bourses à des élèves filles des classes terminales souhaitant s'orienter vers une branche professionnelle où elles sont peu présentes. Mais aucune initiative symétrique ne vient encourager les élèves garçons à choisir les filières menant à des branches où la proportion d'hommes diminue régulièrement (enseignement, santé, justice) ;

- le rejet de la plupart des caractéristiques habituelles de la masculinité, la critique systématique de toute tentative de valorisation par les hommes de leurs spécificités, et parallèlement la valorisation sans retenue des caractéristiques spécifiques de la féminité.


Je rappelle le livre de Patrick Guillot, «La Misandrie, histoire et actualité du sexisme anti-hommes», à découvrir sur le site la-cause-des-hommes.

A suivre

 

 

Le diable en été

CouvDiable.jpg

Commentaires

Tronc commun

Il nous faut nous entendre la dessus tout de même
même si c'est le vent que l'on sème pour nous rencontrer nous-mêmes
la séduction c'est du harcèlement au féminin
le harcèlement, c'est de la séduction au masculin
un sourire suffit à la femme pour séduire
pour l'homme, c'est beaucoup plus dur à cuire
il faut qu'il insiste, qu'il persiste et qu'il existe
toute une liste pour se faire passer pour un artiste.
la légèreté d'une femme au propre comme au figuré...
reste une chose bien compliquée pour le mâle
qui ne sait jamais sur quel pied danser ?
Mais c'est tout le charme de la séduction :
les points de suspension...le point d'interrogation : j'y vais ? Ou j'y vais pas ?
La lourdeur d'un homme au premier comme au second degré...
ne peut être balayée, simplifiée, ni réduite à sa petite part d'animalité...
elle en dit long sur la difficulté des hommes à conquérir l'objet de leur désir...
ils sont peut-être plus démunis, moins armés pour gagner ce genre de guerre,
il y a en tout cas, quelque chose à creuser...
non... Pas le fossé qui les sépare déjà
et que l'on doit aux féministes et machistes de tout bord
Creuser... la-dedans... un tunnel, pour capter l'autre au lieu de la capturer
l'éluder au lieu de le dénoncer comme un obsédé

La séduction est un jeu mais ce n'est pas un jeu de dupes...
ni oui... ni non...
c'est l'art de plaire...
mais c'est aussi l'art de se défaire de celui ou celle qui ne nous plaît pas.
Je crois qu'il y a un mot pour dire NON à la nature...
c'est... c'est la culture... des sens et dans tous les sens !

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/tronc-commun/

Écrit par : le journal de personne | 13 juin 2011

La gôche genevoise en possède quelques beaux exemples dans ces rangs de ces chiennes de garde d'avortoirs.

Dès la fin des années 60, sous ce haut patronage des Halimi, Fouques, de Beauvoir, Veil et autre Cixous, les fâââmes, bourgeoises et petites bourgeoises, se mirent partout en Europe à défiler, couiner et glapir dans d'invraisemblables monstrations d'hystérie collective pour réclamer le "droit à la jouissance sans limite"(sic), le droit d'avorter sans frein ni contrôle, des produits contraceptifs en vente libre et remboursés par la sécurité sociale.

Écrit par : Hypolithe | 13 juin 2011

Bravo pour cet excellent article sur la misandrie. À diffuser sans modération ! En Belgique, plus de 100 associations féminines sont subsidiées par l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes… mais aucune association masculine ne reçoit un subside !
On se demande où se situe l’égalité la dedans ?

Écrit par : Will | 13 juin 2011

Hommelibre,

Le livre ne se vend que sur internet. L'indication de sa vente à la Fnac est fausse.

Bien à vous

Écrit par : Corniche | 13 juin 2011

@ Corniche:

En effet. L'erreur vient de mon côté, j'ai lu trop vite les infos que j'ai reçues, il est bien question du site fnac. Désolé. Par contre il peut être commandé dans les librairies suivantes (pour qu'il soit en rayon il faut qu'il y ait assez de demandes et que le libraire en commande):

Au paradoxe perdu
Place Grenus 3
CH 1201 Genève
022 732 59 61


Librairie Le rameau d'or
17-19 boulevrad Georges Favon
CH 1204 Genève
022 310 26 33


Delphica
Bvd Georges-Favon 19
CH 1204 Genève
022 310 76 86


Librairie le parnasse
Rue des eaux vives 20
CH 1207 Genève
022 736 27 26


Nouvelle librairie Descombes SA
6 rue Verdaine
CH 1204 Genève
022 311 56 56


Librairie Alexandre Jullien
Bourg de four 32
CH 1204 Genève
022 310 36 70


Librairie des auteurs suisses
Rue Hugo-de-Senger 8
CH 1205 Genève
022 320 23 23

Écrit par : hommelibre | 13 juin 2011

Bonjour,
En tant que fils de féminisme, j'ai subi la misandrie près de quarante ans. Je peux dire que je suis pointu sur le sujet!
En tant que technicien médical à domicile, je me suis rendu chez deux à trois mille personnes en quinze ans, j'ai cotoyé tous ces gens, je les ai vu vivre, j'ai entendu une foule de témoignages à propos de leur quotidien. Et bien, je certifie que la misandrie est bien plus fréquente que la misogynie! Mis à part quelques cas exceptionnels d'attitudes méprisantes envers les femmes (correspondant d'ailleurs à certaines communautés précises, mais passons), j'ai assisté surtout à des violences verbales des épouses envers leurs maris : injures, mépris, humiliations diverses... Oh, bien sûr, pas de violences physiques, mais les violences morales sont-elles innocentes? Moi, dans ma famille, j'ai vécu ça de longues années. Le dernier mot doux de ma mère à l'égard de mon père, alors qu'il tentait misérablement de tremper sa tartine dans son café était "tas de merde". Le mot de trop. Il en est mort.

Écrit par : choffel | 23 juin 2011

@choffel

merci de cet excellent témoignage.
et qui ne va pas dans le sens des derniéres campagnes féministes contre la violence psychologique, féministes qui veulent nous faire croire que seule la violence psychologique masculine existerait.
votre témoignage honnête qui porte sur un nombre important de personne nous prouve le contraire.

Écrit par : leclercq | 23 juin 2011

« derniéres campagnes féministes contre la violence psychologique »…

Bien merci de rappeler cette autre réalité ! Elles vous répondront (comme à nous) quelque chose dans ce genre :

« Mais, les associations féministes n'ont PAS à se préoccuper des violences faites contre les hommes, mais contre les femmes !! »

Écrit par : Will | 24 juin 2011

Will: si elles répondent cela elles confirment que leur démarche n'a rien d'humaniste et d'universaliste, comme c'est parfois prétendu, mais qu'il s'agit d'un communautarisme.

Écrit par : hommelibre | 24 juin 2011

@Homme libre : Tout à fait exact ! Et puis, le féminisme est une idéologie comme une autre ! En fait, l'égalité entre les hommes et les femmes doit être une lutte fondamentale de la culture de paix. Point.

Écrit par : Will | 24 juin 2011

Bonjours, j'aimerais rencontré des gens qui partage nos convictions contre la misandrie, c'est un vrai bonheur de tomber sur un site comme celui la, on se sent moins seul dans sa visions des choses, j'habite dans le sud entre toulouse (31) et montauban (82)

Écrit par : set | 16 décembre 2011

La société moderne (noyautée par la misandrie féministe) a décidé de faire disparaître purement et simplement le masculin. Oh, bien sûr, pas dans des camps et sous la mitraille (encore que ça s'est fait dans le passé, Verdun un million de morts, un million d'hommes!), non, petit à petit, insidieusement, par la suppression systématique de la représentation masculine ; observez bien les sites de la Sncf, des différentes institutions, des assurances, des tours-operators et d'une manière générale de tout ce qui touche à la collectivité : "le" modèle de client est une femme à plus de 90%! J'exagère? Observez encore le site de la Sécurité Sociale française : les personnages présents symbolisent le cours de la vie ; les enfants, 1/5ème de l'image, la vieillesse, un homme évidemment, et enfin la vie elle-même, une femme, bondissante et pleine d'énergie bien sûr, et couvrant au moins 3/5ème de l'image... Toutes les notions de vie, plaisir, énergie, santé, études, voyages, équilibre, confort, sont féminisées. Le seul domaine où les hommes sont encore un peu représentés est... l'argent (les banques)! Etonnant, non?

Écrit par : Philippe-cho1 | 30 décembre 2011

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