Les deux sexismes

La tension qui a suivi l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn redescendait à peine qu’on pouvait lire dans la presse les propos d’une call girl new-yorkaise affirmant que l’homme avait déjà fait appel à son agence à plusieurs reprises. Puis on lisait les aventures d’une supposée ex-maîtresse de Schwarzenegger. Puis un livre sortait, où une transsexuelle nomme ses clients, dont supposément un acteur noir américain très connu.

 

Sexisme1.jpgPeggy Sastre se lâche

D’autres affaires sont maintenant mises sur la place publique, en parallèle avec une accusation générale de machisme et de criminalité portée contre les hommes. Cela s’exprime très clairement dans les propos tenus par madame Peggy Sastre sur son blog:

«... ma « formation » darwinienne ne me rend pas « ambiguë » face au viol, au contraire, loin de là : tout ce que cette dense littérature m'a appris, c'est que tout homme est un violeur en puissance, qu'il faut juste quelques circonstances, de minimes variations environnementales, pour que tout bascule. Non, il faut être précis : pour que tout se mette en place. Les carrés avec les carrés, et les ronds à la chaîne. Banalité prévisible d'une source qui coule, de haut en bas.»

«... l'homme et sa descente aux enfers, les larmes aux yeux, l'homme et son suicide médiatico-politique. Ce n'est pas grave non, vraiment pas grave qu'un suicide, ça se passe en général seul avec ses comptes à régler, et pas en éjaculant de force dans la bouche d'une femme de ménage.»

C’est étonnant de la part d’une auteure en rupture d’avec le féminisme des chiennes de garde, une féministe hédoniste et pro-sexe.

L’étonnement n’est pas qu’elle tienne une position claire contre les crimes sexuels. Sur ce point on ne peut que parler à l’unisson avec elle. Je rappelle ce fondement du droit: nous sommes dans un régime de liberté individuelle. Chacun dispose de soi-même et nul n’est autorisé à contraindre qui que ce soit. Si cela n’est pas respecté la civilisation n’est plus qu’un mot creux.

L’étonnement est cette affirmation: «... tout homme est un violeur en puissance». La généralisation d’une critique est ce qui est reproché au racisme. Ici l’on plonge dans le racisme anti-homme. Le racisme anti-genre est du sexisme. Et le sexisme anti-homme est de la misandrie.

Je comprends combien des femmes peuvent être mal à l’aise et blessées quand elles sont l’objet de dénigrement ou de réduction à leur seule fonction sexuelle. Il faut aussi entendre qu’il en est de même dans l’autre versant du sexisme, celui qui attaque les hommes. Et l’affaire DSK a ceci de paradoxal: en faisant monter des féministes au créneau à cause des propos de Jean-François Kahn (trousser une soubrette), elle révèle l’ampleur du sexisme contre les hommes. Un sexisme si habituel, si «naturel» presque, que peu le soulèvent et peu le voient alors qu’il est juste devant notre nez.

«Tout homme est un violeur en puissance». La messe est dite. La moitié de l’humanité est définitivement monstrueuse. C’est à se demander comment la civilisation, la poésie, la littérature, la science, la justice, les structures sociales et familiales ont pu s’élaborer, avec ce monstre aux aguets n’attendant que le moment propice pour renier tout ce que son intelligence a patiemment construit pendant des milliers d’années.

 

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Acquitté mais pas innocent: le paradoxe qui tue

Dans la foulée du grand déballage sexuel, tout y passe. La limite entre la séduction et le harcèlement s’estompe, ce qui promet de sombres jours à venir pour les relations hommes-femmes. En sortant du cas précis qui occupe l’actualité, la généralisation du crime sexuel est l’expression au mieux d’une perte de la mesure, au pire d’une stratégie délibérée.

Pourquoi suggérer une stratégie alors que le chiffre de 75’000 viols annuels est articulé en France? D’abord parce que ce chiffre même est objet de controverse. J’y reviendrai dans un prochain billet. Mais dans la mesure où environ 1’600 hommes sont condamnés par année pour viol, et si l’on admet comme véridique l’éventualité que seulement 10% de viols sont dénoncés, cela devrait faire 16’000 et non 75’000. Mais 16’000 ou 1’600 c’est trop. Un seul est déjà de trop. Toutefois, si l’on sort du grossissement des chiffres, 1’600 condamnés pour viol cela ne fait environ que 0,005% de la population masculine de l’hexagone. Pourtant on ne parle que de cela comme si rien d’autre n’existait car l’époque très médiatique grossit tout. De plus les affaires mises sur la place publique sont jugées par le tribunal de l’opinion, qui ne s’embarrasse pas de fioritures. DSK en est un exemple: homme, puissant, riche, coureur: cela suffit à le condamner. Il n’est pas jugé sur un acte dont aucun procès n’a encore déterminé la réalité ou l’absence de réalité. Il est jugé sur son comportement et ses qualités hors de l’affaire.

Et comme, en soutien à ce jugement, les féministes qui passent dans les débats télévisés globalisent toutes les femmes comme victimes des hommes, la misandrie s’installe avec presque une légitimité. Pour se défendre du sexisme qui les touchent, des professionnelles du féminisme font de la surenchère dans le sexisme contre les hommes. Et pas que des femmes: la presse et la magistrature emboîtent le pas. Ainsi pour le célèbre présentateur météo qui vient d’être acquitté en Allemagne.

«Le tribunal du Land de Bade-Würtemberg a ainsi suivi les arguments de l'avocate de la défense, qui avait demandé mardi dernier l'acquittement de son client, jugeant que l'ex-amie du prévenu l'a accusé par haine et pour se venger d'avoir été quittée.» Et un peu plus loin: «Mais l’acquittement «ne signifie pas que Kachelmann soit innocent, ni que la victime ait menti», précise le juge, à la lecture du jugement.» Acquitté, mais pas innocent?! On se marche sur la tête, là! A vouloir à n’importe quel prix un salaud désigné par son genre, on tombe dans le déni de justice. De toutes façons il est acquitté mais mort. Car comme d’hab, le tribunal de l’opinion l’a chargé: «Les anciennes maîtresses de Kachelmann se relaient au barreau ou accordent des interviews exclusives à la presse populaire, décrivent une vie sexuelle particulièrement mouvementée, «à la limite du pathologique», affirme un sexologue.» Quand tu veux abattre ton chien tu dis qu’il a la rage.

La place publique est devenu le salon-lavoir des affaires de cul. Prenons garde: ce genre de déballage n'épargnera personne. Un jour on retrouvera le ticket de location d'un film X de monsieur, ou la preuve d'achat du sex toy de madame, et cela sera porté à charge.

 

love-romeo-et-juliette.jpgVers une méfiance généralisée?

De tout cela je doute qu’il sorte quelque chose de très clair. La séduction des hommes est souvent plus visible, parfois insistante, et dans certains cas pénale. Mais la séduction des femmes n’est pas montrée: les regards appuyés, les attitudes qui appellent, tout en gardant une position ambiguë de «ni oui ni non», par exemple. La cristallisation des sexismes à laquelle on assiste risque fort de produire un climat de peur et de méfiance généralisées. Le jeu de la séduction tel que Marivaux le décrivait avec précision et affection pour l’humain va passer aux pertes et profits. L’espace privé devient dangereux. La séduction féminine elle-même devra disparaître au profit d’une clarté tranchante et d’attitudes plus nettes. Finis les peut-être et les oeillades incertaines. Une femme qui veut une aventure ou une relation devra aller le dire clairement à l’homme, prenant le risque de ce qu’elle craint tant: être considérée comme une chercheuse d’hommes. Ou pire. Elle devra contredire non seulement la culture qui pousse l’homme à proposer et la femme à choisir, puisqu’elle devra elle aussi aller «à la conquête», mais aussi les archétypes (très différents dans leur origine et leur fonction des stéréotypes) dont nul ne sait ce qu’il adviendra en cas de rupture avec ces modèles profonds de comportement.

 

Ce qu’il y avait de beau dans le dialogue amoureux de Marivaux, avec quoi je tente de renouer dans mon roman Le Diable en été, est bien cet espace où l’homme et la femme sont différents, ne jouent pas la même partition, mais sont partenaires hors de toute volonté dominatrice si chère à Bourdieu et à certaines féministes. La relation homme-femme a connu et peut toujours connaître cet espace clair et ludique. En tant qu’homme, c’est ce que j’aime. Prendre des initiatives, entraîner l’autre par mon dynamisme, oui; mais contraindre, je n'y ai aucun intérêt. La domination, qu’elle soit imposée ou subie, ne m’intéresse pas.

Le climat actuel n’est guère propice au jeu amoureux ludique et partagé. Il est grinçant et pousse à la méfiance. La démagogie coule à flot, les sexismes se déchaînent, les jugement moraux, les tribunaux de l’opinion, les justiciers, les ayatollahs de la transparence (qui le demandent pour les autres sans forcément l’appliquer à eux-mêmes) tiennent le haut du pavé.

 

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Camescope, enregistreur: prévoyez tout!

Roméo et Juliette, ou les personnages si modernes de Musset, l’un des plus libres écrivains de son époque, trouveraient-ils encore à s’aimer aujourd’hui? En faisant signer une décharge confirmant qu’il n’y a pas de harcèlement? Ou, comme je l’ai lu dans ce commentaire sur l’acquittement du Monsieur Météo d’Allemagne:

«Bientôt il faudra filmer ses ébats pour avoir une preuve en cas de plainte intempestive...»

Car une fausse accusation c’est un viol moral qui dure des années et détruit durablement la vie professionnelle et personnelle. J’entends bien que l’on combatte le sexisme contre les femmes. Mais je pense qu’il faut aussi s’occuper de celui-là dont les hommes sont victimes et dont on ne parle pas. L’omerta dénoncée par les féministes, les hommes la connaissent aussi.

Toutes les accusations ne sont pas fausses, loin de là. Comme toutes les attitudes masculines ne sont pas du harcèlement. Le sexisme grandit même alors qu'on voudrait le réduire. La méthode n’est pas la bonne. Là on est tombé dans une gonfle. Comment en sortir sans mettre un gendarme derrière chaque homme et une caméra de surveillance dans les cheveux de chaque femme?

On pourrait commencer par redéfinir les besoins et souhaits des uns et des autres. Et ne pas jeter d’anathèmes ou judiciariser trop rapidement les comportements.

 

PS: Je rappelle le livre de Patrick Guillot, «La Misandrie, histoire et actualité du sexisme anti-hommes», à découvrir sur le site la-cause-des-hommes.

 

 

CouvDiable.jpg

 

 

 

Catégories : société 11 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • "tout ce que cette dense littérature m'a appris, c'est que tout homme est un violeur en puissance, qu'il faut juste quelques circonstances, de minimes variations environnementales, pour que tout bascule."

    Comme un retour à l'homme des cavernes...


    "Le climat actuel n’est guère propice au jeu amoureux ludique et partagé."

    Mais si, mais si. Rien de changé sous le soleil. C'est seulement pour les harceleurs qu'enfin le ciel s'obscurcit. C'est une très bonne nouvelle. Beaucoup de femmes et un nombre beaucoup moins important d'hommes vont être soulagés.

    Pour prouver le harcèlement, il faut effectivement conseiller des micros espions à toutes les victimes. Ce sera bien fait pour la gueule des harceleurs.

    Et pour ne pas être victime de fausses accusations, mieux vaut ne pas mélanger sentiments et travail ou sexe et travail. Principe de base. A bon entendeur.

  • Il est incroyable de pouvoir lire des propos tel que : "Et pour ne pas être victime de fausses accusations, mieux vaut ne pas mélanger sentiments et travail ou sexe et travail."

    Quel réaction y aurait il à la phrase : "Et pour ne pas être victime 'viol', mieux vaut ne pas mélanger sentiments et travail ou sexe et travail." Et pourtant, les deux phrases sont intolérables, l'un comme l'autre.

    Condamner uniquement l'un ou l'autre montre toute l'hypocrisie de la personne qui porte ses propos...

  • Bonjour l'amalgame entre viol et fausse accusation!

  • Tronc commun

    Il nous faut nous entendre la dessus tout de même
    même si c'est le vent que l'on sème pour nous rencontrer nous-mêmes
    la séduction c'est du harcèlement au féminin
    le harcèlement, c'est de la séduction au masculin
    un sourire suffit à la femme pour séduire
    pour l'homme, c'est beaucoup plus dur à cuire
    il faut qu'il insiste, qu'il persiste et qu'il existe
    toute une liste pour se faire passer pour un artiste.
    la légèreté d'une femme au propre comme au figuré...
    reste une chose bien compliquée pour le mâle
    qui ne sait jamais sur quel pied danser ?
    Mais c'est tout le charme de la séduction :
    les points de suspension...le point d'interrogation : j'y vais ? Ou j'y vais pas ?
    La lourdeur d'un homme au premier comme au second degré...
    ne peut être balayée, simplifiée, ni réduite à sa petite part d'animalité...
    elle en dit long sur la difficulté des hommes à conquérir l'objet de leur désir...
    ils sont peut-être plus démunis, moins armés pour gagner ce genre de guerre,
    il y a en tout cas, quelque chose à creuser...
    non... Pas le fossé qui les sépare déjà
    et que l'on doit aux féministes et machistes de tout bord
    Creuser... la-dedans... un tunnel, pour capter l'autre au lieu de la capturer
    l'éluder au lieu de le dénoncer comme un obsédé

    La séduction est un jeu mais ce n'est pas un jeu de dupes...
    ni oui... ni non...
    c'est l'art de plaire...
    mais c'est aussi l'art de se défaire de celui ou celle qui ne nous plaît pas.
    Je crois qu'il y a un mot pour dire NON à la nature...
    c'est... c'est la culture... des sens et dans tous les sens !

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/tronc-commun/

  • "Et pour ne pas être victime de fausses accusations, mieux vaut ne pas mélanger sentiments et travail ou sexe et travail."

    Complètement stupide. L'instituteur faussement accusé par une élève, le père en cours de divorce faussement accusé par son épouse qui veut garder les enfants pour elle toute seule, le policier faussement accusé par la délinquante qu'il a interpellée, en quoi font-ils le moindre mélange de ceci ou de cela ?

    "Bonjour l'amalgame entre viol et fausse accusation!"

    Les deux ne sont pas forcément très éloignés.

  • Cette Peggy Sastre aurait une légère tendance à l'exagération que cela ne m'étonnerait pas! C'est dégoutant et perfide de prétendre qu'un violeur se cache derrière chaque homme. Les harcèlements de femmes envers des hommes existent aussi mais je pense que c'est encore tabou malheureusement. Je le sais car j'ai fait le coup à mon plombier en me baissant en jupette pour lui montrer mon lavabo bouché.... (c de l'humour attention)
    @johann : ne pas mélanger travail et sentiments, sexe et tavail : ah bon pourquoi? c'est indépendant de notre volonté ca parfois et personnellement, cela ne m'a jamais porté préjudice (mais non c'était pas le directeur) au contraire ca met de bonne humeur et on est plus performants au travail.
    ouh je suis d'humeur un peu coquine aujourd'hui. Ceci dit merci HL pour ce billet et de rappeller combien effectivement il est humiliant pour une femme d'être forcée, contrainte à des actes sexuels non désirés. Mais dire que les hommes sont tous des violeurs en puissance me choque profondément moi qui ai tant aimé des hommes aimables et qui aimerai encore ceux-là même qui sont de vrais gentlemen, drôles, un peu fous, parfois un brin machos (allez toutes les femmes aiment ces hommes aussi), bref ce serait comme prétendre que toutes les femmes sont des Sal.... en puissance, ce ne serait que question d'environnement, de circonstances, d'éléments réunis etc...... NON MAIS

  • Vali, vous savez visiblement garder un caractère ludique aux relations hommes-femmes. Je pense que non seulement les hommes vous apprécient mais ils ont de vous une opinion positive.

  • @Homme libre ,

    Bonjour ,

    C'est un très bon papier sur ce sujet qui n'a pas fini de faire couler de l'encre dans cette Europe "terminale" comme aurait dit le père Baudrillard.

    Mais dans cette fête finissante,le désordre dynamique du monde va bien finir par nous amener avec plus ou moins de destruction le retour du principe de réalité,ainsi que le laisse percevoir cette superbe lecture au phrasé enlevé:

    "Hervé Juvin

    LE RENVERSEMENT DU MONDE . Politique de la crise [2010] , 272 pages sous couv. ill., 140 x 205 mm. Collection Le Débat, Gallimard -étu. ISBN 9782070130511. 17,90 €


    Résumé
    Si la crise qui frappe le monde entier est certes une crise bancaire et financière, c'est d'abord la première crise de l'unification planétaire, affirme Hervé Juvin, qui cherche à montrer les logiques, les intérêts et les passions à l'œuvre derrière le désordre des systèmes, des actions et des comportements.
    Le système occidental dominait le monde, mais c'en est fini. Il n'a plus le monopole du bien ni des certitudes. Nous vivons le renversement du monde. Cette crise le rend sensible avec acuité, si elle n'en est pas la cause : elle révèle que l'économie ne peut constituer le fondement, hors marché, des sociétés."

  • @ Alpin:

    J'ai commandé le livre. Merci pour vos infos, qui alimentent la réflexion. Il y a du pain sur la planche.

  • c'est que tout homme est un violeur en puissance,

    ==> Difficile de faire plus misandre, c'est du haut niveau.
    Elle dirait quoi cette pseudo darwienne, si on disait que toute les femmes sont des serial killeuse d'enfant en puissance (référence aux meurtres des nouveaux nées à la chaine).

    Et pour ne pas être victime de fausses accusations, mieux vaut ne pas mélanger sentiments et travail ou sexe et travail. Principe de base. A bon entendeur.

    ==> Ça aussi niveau misandrie a coup de négation de l'humanité de l'homme c'est du haut niveau.
    Remplaçons fausses accusations par viol et le discours serait tout autre.
    Personnellement je considère qu'une fausse accusation de viol est pire qu'un viol.

  • Effectivement, dire qu'un homme est un violeur en puissance, c'est une bêtise. Certains hommes ont une sexualité en berne, certaines femmes sont de grandes consommatrices de sexe.

    Mais si on y réfléchit, cette affirmation n'est elle pas en droite ligne de ce dont une société patriarcale nous rebat les oreilles ? Pur essentialisme.
    A savoir, l'homme qui aurait des pulsions sexuelles irrésistibles, ce qui impliquerait que ses besoins seraient supérieurs à ceux des femmes (et au passage légitimerait le Don juanisme, refusé aux femmes sous peine de passer pour une s)... L'homme "violeur" est dans le même ordre d'idées...

    ça ne vous dit rien ? C'est pourtant une idée extrêmement répandue...

    Faut pas venir se plaindre en suite, qui est responsable de ce genre d'idées ?

    Les féministes ? Ce n'est pas ce qu'elles disent. Au contraire, elles dénoncent ce genre de propos. Faut pas tout mélanger.

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