Candidats aux élections administratives: pauvre Genève

Les jeux sont probablement faits. Je me suis plus intéressé à la ville qu’à ma commune où il ne se passe pas grand chose politiquement. A part le candidat des Verts qui pose ses panneaux partout dans les pelouses... Et tous ces visages qui nous sourient comme s’ils faisaient partie de notre album photo. Ciel! Seraient-ils de ma famille? Ils me regardent avec comme une attente dans leurs yeux: ils attendent que je leur dise OUI. Tous attendent la même chose!

PS-affiche_CA_light_0.jpgMon voisin n’étant pas candidat dimanche, rien à dire sur ma commune. Je me suis donc un peu plus intéressé à la ville de Genève. Oh, je n’avais rien envie d’écrire. Ces catalogues de promesses sans originalité, ces discours faits et refaits, ces certitudes balancées comme des boules de billard, bof. Cela ne m’inspirait pas trop. J’aime la politique quand il y a du contenu.

Donc je n’étais pas plus motivé que cela. Jusqu’à aujourd’hui. J’ai lu un billet de blog d’un candidat, et tout est sorti. Une montée d’adrénaline.

Le billet? Celui, brutal, de Soli Pardo, sous le titre: «Mendicité = brutalité». A cause du mendiant couillon qui a craché sur un gars puis l'a tapé avec sa canne en métal après avoir reçu une baffe.  Un gars qui  refusait de lui donner son obole. Il a le droit de refuser, bien évidemment. Mais, hum, il lui avait répondu comment, le gars, au fait, quand le mendiant lui a demandé de l'argent? Parce qu'un mendiant qui tape, soit il en tient une couche, soit il se sent humilié par les propos tenus à son encontre. Cela dit, taper c'est pas cool. Baffer non plus. Cracher encore moins. Les deux ont visiblement monté les tours.

Je reviens à Soli pardo et les exclus. On savait déjà que Stauffer le bouledog voulait parquer les SDF dans la caserne sous la surveillance de l’armée, comme dans les bonnes vieilles années 30-40. Voilà que Solo Pardi tape sur les mendiants. Histoire de glaner quelques dernières voix, on ne sait jamais, ça ne mange pas de pain les mendiants, ça en demande. Ce n’est pas eux qui vont écrire aux journaux, tenir un blog, et dire à Solo qu’il dérape. Parce qu'établir un lien aussi généralisant entre mendicité et brutalité, ce n'est plus de la politique, c'est de la désinformation. Pire: c'est de l'amalgame.

Donc il trouve que les mendiants sont de plus en plus nombreux, agressifs, harcelants, et qu’il est grand temps de prendre le Karcher - que dis-je le Karcher: le trax! (Il ne le dit pas comme ça, ça c'est moi qui traduis). Et bien je trouve pour ma part qu'il y a moins de mendiants qu'il y a un an ou deux. Et qu'ils sont moins pressants. Mon expérience invalide son billet, même si l'un d'eux a pété un câble. Et je ne suis pas le seul dans ce cas.

Il faudrait lui rappeler qu’un conseiller administratif, même candidat, n'est pas en plaidoirie dans un tribunal où tous les excès et les démagogies sont permis. Il est censé être mesuré et réaliste.

Ce n'est pas son cas. Il confond la politique et le prétoire.

desert03.jpg
Aucune raison de laisser ce monsieur utiliser ainsi ses mendiants à des fins électorales. S’il est élu j’espère d’ailleurs qu’il pensera à les remercier d’exister: Pardi! ils seront pour quelque chose dans son succès. Et je prends le pari: s’il est élu, il y aura encore ou à nouveau des mendiants dans un ou deux ans. D’ailleurs il n’en parlera plus dès lundi.

C’est comme Stauffer: les mendiants c’était un de ses thèmes. L’avez-vous entendu reparler d’eux depuis l’élection du Conseil d’Etat? Plus rien. Silence radio. Opportunisme politique. Rien d’autre. Actuellement les mendiants ne lui servent à rien. Il n’y a pas d’élection en vue.

Ah, Solo Pardi, que ne s’est-il mordu la langue ou cassé le doigt avant d’écrire ce malheureux billet qui transpire la mauvaise foi et la manipulation. Cela dit il n’est pas le seul candidat à foutre la déprime à cause de tant de blabla et de si peu de contenu. Parce qu’entre lui qui en rajoute, Salerno la sexiste narcissique dont la photo trône quasiment en chaque page du site internet de la mairie, et Alder dont les propos sont du véritable racolage impudique: pauvre Genève...

Notez que Salerno n’a pas trop mobilisé la presse ces dernières semaines. Il valait mieux faire profil bas après ses propos navrants au salon de l’auto, sur les hommes - ces bêtes - et les hôtesses - ces allumeuses. Enfin il faut dire que l’affiche avec elle et son co-listier Sami Kanaan est suffisamment distrayante (photo 1). On dirait Bonnie et Clyde. En fin de soirée. Notez aussi le look: même costume à rayures. On a dû leur faire un prix: deux pour un.

Pour Solo Pardi je n’ai pas trouvé de portrait attrayant. Mais j’ai une image exclusive du contenu de son discours politique (photo 2).

Bon. Assez de radio vipère pour ce soir. Je vais encore me faire des amis!

Catégories : Politique 16 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Oui, moi!

    MDR!

  • Malheureusement, il n’y a pas que ce Soli Pardo et autres membres des deux partis d’extrême droite qui exècre et fustige les Roms, un « bon vieux » membre du Parti Démocrate Chrétien – et oui, chrétien - y va de temps à autre de sa plume infecte sur son blog de la TdG.
    Voici un des trois billets que ce notable PDC ose publier :

    http://fvelen.blog.tdg.ch/archive/2011/03/23/les-roms-avez-vous-la-solution.html

    Les deux autres billets datent des 6 juillet et 8 octobre 2010, ils ont été choucroutés par son auteur. Le courage de ses opinions sans doute !

    Triste François Velen.

    PS – J’ai les copies de ces deux billets manquants, si jamais…

  • Une fois encore on nous fait le coût de l'angélisme, celui qui critique ou qui constate est le méchant, le vilain petit canard.
    Alors, voilà un autre vilain petit canard, souvent j'emprunte les transports publiques et j'ai été à maintes reprises solliciter avec véhémence par quelque mendiant qui me mettait son gobelet son le nez en feignant vouloir me l'enfoncer dans le visage avec une telle agressivité qu'à chaque fois je devais me résoudre à esquiver le geste. Tout cela parce initialement je lui avait signifié mon refus de lui donner une pièce, en lui faisant non d'un signe de la tête.
    Que vous le vouliez ou non ces personnages sont agressifs. Et je ne vous parlerais pas de la fois où l'un d'eux m'a fait le coup de la bague en or trouvée soit disant à mes pieds. Ce personnage le visage hirsute, avec sa bouche où traînaient encore quelques unes de ses dents au milieu de couronnes en or, se mis à m'agresser en brandissant le poing à deux centimètres de mon visage et en m'exhortant à lui donner un billet de 50 francs pour sa peine. Tout cela parce que je ne cédait pas à sa requête. Ce jour là j'ai pris peur et je me suis mise à crier ce qui l'a fait partir...
    Vous savez, vous et toute la cohorte de bonnes âmes au grand cœur, vous faites plus de mal aux habitants de ce pays en faisant de ces gens des angelots alors qu'ils vivent dans une indigence feinte et qu'ils ont étés éduqués pour voler, mendier et agresser à l'envie. Ils sont majoritairement des délinquants qui exploitent sans retenu leurs propres enfants. Et bons nombres d'entre eux au pays possèdent maisons et voitures de luxe. Ho les pauvres !!!
    Personnellement je suis de gauche et je vote à gauche, mais je constate la même chose que de nombreux résidents de notre république peuvent constater à leur dépens...
    Mais je ne pense pas que je vais vous convaincre qu'un pauvre puisse être quelqu'un peu recommandable, ni qu'une association de malfaiteur regroupée en clans qui feignent l'extrême misère puisse être des gens peu recommandables...
    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... Devise que vous partager sans doute et qui est aujourd'hui dans notre République politiquement correcte...
    Les victimes des ces gens-là vous remercient pour l'empathie que vous témoigner à cette engeance...

  • J'ai autant de peine à voir en quoi il serait d'extrême droite de virer les mendiants de la ville qu’à comprendre comment M. Rochat serait nazi, quoique les verts veulent un état plus fort et plus réducteur de libertés individuelles.

    Je n'ai pas encore voté mais ayant maintenant lu le blog de Soli Pardo, mon choix est fait.

    Les bandes de mendiants dirigées par des chefs de clan mafieux n'ont pas leur place à Genève.

  • Les dealers kosovars, maghrébiens, africains et joueurs de bonneteau ont pris racine à Genève, justice complaisante et laxiste, policiers démotivés. Résultat : La Plaine dePlainpalais,Rue Dancet, et les rues avvoisinantes sont le nouveau repère de la vente de drogues en autre, les lieux de Genève sont oris d'assaut les uns après les autres. Des milliers de personnes sans emploi, sans titre de travail et de séjour se sont installés sur le territoire fausant leur business sans être inquiétés. Ce chiffre est exponentiel.Durcissement et application des lois avec renvoi doivent prévaloir pour donner un signal que trop c'est trop.

  • Emma, je suis critique à l'égard de la mendicité. C'est un système d'exploitation. Le coup de la grosse voiture je l'ai vu moi-même après avoir une fois donné à une femme en larme, et je l'ai revue 15 minutes après, riant avec deux hommes en Mercedes. Sur la pression et la violence, je prends acte de votre témoignage. J'entends moins ce genre de témoignages, je vois des mendiants plus calmes.

    Il faut aussi être très déterminé. Ils ont une technique de vendeur: si même vous leur dites non ils insistent car vous avez créé le contact. Moi je fais comme s'ils n'étaient pas là, et ça marche. C'est le jeu.

    Je ne fais pas dans l'angélisme. Je déplore l'utilisation politicienne qui est faite des mendiants et de la violence verbale ou des exagérations à leur encontre.

  • @ Benoit: je me souviens de ces billets d'une rare violence et des commentaires qui viennent encore parfois et qu'il laisse. Complaisance? J'ai une copie d'un des billets aussi, au cas où.

    Je ne soutiens pas la mendicité, je pense que ce sont des bandes et des réseaux. Je pense qu'il est préférable d'avoir son pays et d'y produire de la richesse.

    Mais je ne peux accepter un discours manifestement excessif à l'encontre d'une population entière, ni de laisser faire une généralités pour le cas en question.

    En d'autres temps c'étaient les juifs...

  • "Le prétoire"? Vous voulez dire "la pétoire" je suppose..
    Pour les reste, les cerveaux reptiliens sont déchaînés,comme d'ordinaire...RAS

  • Heureusement que je n'habite pas sur le canton de Genève, ce qui m'évitera de choisir des candidats. C'eût été un terrible dilemme, car je n'aime pas voter blanc...

    Tristes trahisons intellectuelles et fallacieuses promesses de toute façon jamais tenues seront toujours le lot des politiciens et des partis qui ne font des élections non pas un début, mais une fin en soi.

    Il n'y a qu'à voir les députés ou magistrats enfoncés dans leur siège respectif en prenant soin d'attacher leur ceinture.

    La seule consolation du citoyen c'est de constater que même attachés davantage à leur siège qu'à leur programme, les élus sont sur des sièges éjectables.

    Ouf. La démocratie n'est pas (encore) morte.

  • Il fut un temps vous étiez de la bande à Stauffer et Cerutti ... vous avez bien changé depuis !

  • Victor, être de leur bande, pas vraiment puisque j'étais sur la liste pour la Constituante, formée par des gens de différents bords (ce qui m'a motivé, en plus de certaines approches de la Justice), mais pas dans le parti. C'est vrai aussi que le style direct de cette bande m'a à un moment intéressé. Mais c'était avant l'idée de parquer les sdf, et avant que je voie la virulence contre les frontaliers. Avant aussi qu'un reportage bidon aux Pâquis fasse d'un africain un dealer simplement parce qu'il avait la peau noire (comme quoi on peut être fort en gueule et incompétent). Avant aussi le rapprochement avec la Lega, qui ne saurait être ma tasse de thé.

    Poser des limites au nombre d'étrangers qu'un pays peut accueillir est normal. Tous les pays le font. Mais cette manière de stigmatiser et d'en rajouter n'entre plus dans ma perception de l'humain.

    Cela fait un moment que j'ai bien changé. Et je ne le regrette pas. Je me serais renié moi-même si j'avais suivi cette voie dont la violence verbale sert de justificatif et de programme.

    Bonne soirée!

  • J'ajoute encore que l'absence de véritable pensée politique, de corps théorique qui fonde la vision, me manquaient. Je l'avais exprimé à l'époque.

    La politique de la réaction épidermique ne me suffit pas. J'ai besoin de fond et de sens dans les choses.

    Et puis le MCG est un outil promotionnel pour Stauffer. Je ne vois pas la politique de cette manière.

  • @Hommelibre en effet que de courbettes de leur part,on dirait qu'ils sont tous à l'identique puisque vous avez remarqué ce qui nous faire rire en voyant leurs trognes avant chaque élection se parer d'un sourire aussi gracieux que celui du Roi Soleil saluant bien bas sa cour,mais qui aura tôt fait de diparaitre votations ou élections passées!de vrais théatraux la politique est un art aussi et ceux et celles sachant le manier savent comment récolter des voix ,vieux truc de renard mais qui ne prend plus depuis très longtemps!
    toute bonne soirée à vous

  • "Emma, je suis critique à l'égard de la mendicité. C'est un système d'exploitation. Le coup de la grosse voiture je l'ai vu moi-même après avoir une fois donné à une femme en larme, et je l'ai revue 15 minutes après, riant avec deux hommes en Mercedes"

    Hommelibre, il y a eu un reportage sur la TSR à ce sujet. Ils ont été suivi de jour et de nuit. Je vous relate en gros ce dont je me souviens:

    Tout d'abord, et bien avant de voir le reportage, voyant un homme handicapé, se tenant sur son fessier, les jambes tordues dont une en l'air, qui se trainait (sautillait serait plus juste) vers les passants, sur les quai, main tendu! Je métais-dit: Impossible qu'il soit là si ce n'est qu'on l'ait fait venir exprès. Et j'ai pensé à un réseau mafieux! Le reportage m'a conforté dans mon appréciation:

    La journée, on film les mendiants à leur insu. Fin d'après-midi, le jour tombe. Des voitures Mercédès passent et prennent au passage les mendiants dans Genève. Les journalistes suivent...... Le long d'un trottoir, des vieilles voitures et camionnettes. On voit des silhouettes, y compris des enfants, descendre des voitures et monter dans les voitures en stationnement.... ce manège a duré un moment. Au petit matin même manège mais dans le sens inverse.

    Voyant un jeune homme,proprement mis, tenant une pancarte, allant timidement d'une voiture à l'autre à un feu rouge, essuyant des refus. Arrivé à ma hauteur, il me regardait et là, une peine immense m'envahit. Je n'ai pu résister à la tentation de lui donner un billet de 10 fr. Désolée, mais on ne peut rester indifférents devant tant de détresse! Je ne crois pas, en revanche, qu'on l'aurait vu dans une Mercedes car il ne semblait pas faire partie du "groupe"...

  • Les loups sont lâchés!

    Et c'est une injure pour les « Canis lupus », de comparer les promoteurs des camps et du « Raus » à ces animaux fascinants...


    Pour en revenir au sujet des mendiants, je vais faire comme tous le monde, et évoquer mes expériences in situ vis-à-vis de ce phénomène. Habitant le quartier de Plainpalais depuis une douzaine d'années, j'ai effectivement constaté que depuis 4-5 ans, l'abritram (?) de la ligne 17 direction Moillezul' et l'emplacement pique-nique de la place de jeu en face d'Uni Dufour sert de point de rassemblement à de nombreux Roms... encore que leur origine de soit (heureusement) pas inscrite sur leur front, n'en déplaise à certain(e)s nostalgiques de l'« Ausweis » et des catalogages « au faciès », des classements raciaux...

    Il y a donc effectivement pas mal de mendiants dans ce quartier. Par contre, je n'ai pas noté une augmentation du nombre de grosses berlines allemandes parquées sur la Plaine de Plainpalais!! En revanche, je constate que depuis 7-8 ans, le nombre de personnes qui DORMENT dehors dans les environs de la Plaine augmente, ou en tous cas ne diminue pas. Été comme hiver.... Ils se sont d'abord installés dans le petit square en face de l'église catholique romaine. Depuis 3-4 ans, ils passent la nuit sous l'abri de l'arcade (?) Swisscom à côté du skatepark, sous les rampes de ce même skatepark, côté boulevard Georges-Favon, ou plus récemment aux abords immédiats de l'église romaine. Toujours pas de trace de camping-cars Mercedes ou de caravanes VIP... Étrange!?!

    En ce qui concerne l'acte de mendicité à proprement parler, je peux témoigner en tant qu'utilisateur des transports publiques exclusivement (Ouin!! Je veux aussi ma Mercedes!!!), que lorsque l'on répond aimablement à leurs sollicitations par un « Désolé, non... », en regardant la personne dans les yeux (on n'est pas des chiens!) et en leur renvoyant leur sourire, je n'ai jamais constaté de l'agressivité ou une quelconque insistance déplacée... C'est tout simple! Il suffit de faire preuve de calme, de bienveillance... et d'un minimum d'empathie. Et pas besoin d'avoir la présence d'un Sébastien Chabal pour se faire respecter et être respectueux, j'en suis la preuve! Encore qu'avec mes cheveux long et ma barbe de trois jours... ;o)


    Quand à l'insécurité que ce phénomène engendrerait, c'est de la fumisterie pure, de la propagande de caniveau. Et je m'appuie à nouveau sur mon expérience personnelle; les rares fois où je me suis fais prendre à partie, toujours dans les transports publiques (où est mon 4x4-fourgon-blindé?!?), ce fut le fait de jeunes mâles, bien blancs, propres sur eux et majoritairement étudiants (du coin ou européens), mais qui avaient tous en point commun un goût prononcé pour la vinasse. Cela expliquant leur atrophie cérébrale... Pareil lorsque je me suis fais agressé par trois petits génies, en bas de mon allée, l'année dernière: n'en déplaise aux rats xénophobes qui peuplent notre république (encore une insulte pour les rongeurs...), ces petits caïds n'étaient ni roumains, ni noirs, ni même maghrébins... mais simplement trois latinos, d'après leurs accents, rasés de près et bien sapés, avec jeans fashion et brillants aux oreilles. Des p'tits « djeunes » des plus ordinaires, quoi. Et avec un courage chevillé au corps, qui leur a permis de s'attaquer à quelqu'un de seul, de se défiler lorsque je leur ai opposé une résistance, et de déguerpir comme des lapins quand j'ai voulu leur « offrir » deux morceaux de pavés sur lesquels j'ai pu mettre la main... Quelle ingratitude!

    Cela m'amène à préciser une chose; à tous les sacs-à-merde racistes qui sentent leur bras droit de raidir (à défaut d'autre chose! Un lien de cause à effet??) et lisant ma mésaventure, et qui rêveraient de revenir au temps des ratonnades ou du Far-West, je leur répondrais que je me fiche complètement de l'origine des trois connos qui ont tenté de me faire les poches. Rien à foutre de leur pedigree! Je ne juge pas les gens sur leurs origines, leurs papiers, mais sur ce qu'ils ont, ou pas, entre les oreilles... Tout ce que je sais, c'est ce que j'aurais éventuellement fais preuve de compréhension s'ils avaient été SDF, affamés ou dans le besoin... ce qui manifestement ne fut pas le cas.


    Enfin, pour finir par une petite pique, je m'étonne de constater que se sont exclusivement les tenants de la droite libérale qui cherchent à criminaliser le fait de mendier... La mendicité est pourtant le « métier » libéral par excellence: ils ne payent pas d'impôts sur les bénéfices, pas de charges sociales, on n'y croise guère de syndicalistes, et les « employés » n'ont quasiment aucuns droits. Bref, l'idéal utopique dont rêvent tous les libéraux-radicaux et autres UDC... du moins pour leur propre compte! Pour les autres, leurs projets sont bien différents: interdictions, verbalisations, incarcérations, expulsions. Preuve en est la chasse aux mendiants et aux marginaux qu'ils mènent ici et ailleurs...



    Allez, bonne soirée.



    =:oB

  • Hé oui Brian, pendant ce temps-là, des membres et sympathisants de partis politiques que nous connaissons mendiaient des voix pour les élections.
    Des mendiants certifiés voulant manger des mendiants désœuvrés.
    De l’anthropophagisme en quelque sorte.

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