Pilule, pesticides et baisse de fertilité: nouvelles informations

La diminution quantitative et qualitative du sperme chez les hommes est un sujet inquiète les scientifiques depuis plusieurs années. Moins 40% de spermatozoïdes en 20 ans. Les recherches concernent en premier lieu les hommes occidentaux mais la dissémination des polluants concerne l’ensemble de la population masculine: produits phytosanitaires, cosmétiques, peintures, etc.

fertilite1.jpgLes pesticides sont en première ligne, mais aussi les déjections urinaires des vaches, les résidus de soja, entre autres. Par contre une publiée en décembre dernier exonère en grande partie la pilule contraceptive. Des substances oestrogéniques ou oestrogène-like d’origine agricole entrent en beaucoup plus grande quantité dans l’eau potable, selon cette étude.


Une autre étude réalisée sur des pesticides confirme la toxicité sur le sperme de 14 d’entre eux déjà connus et de 9 nouveaux.


Pour mémoire je cite à nouveau un chercheur danois: «Les problèmes de l'appareil reproducteur masculin sont aujourd'hui potentiellement aussi graves que le réchauffement climatique", affirme sans détour le professeur danois Niels Skakkebaek, directeur de recherche à l'hôpital universitaire de Copenhague.»


Cela, ajouté à d’autres polluants, pose évidemment avec acuité la question de la charge toxique qui se répand dans la nature - toxique pour les espèces vivantes dont les humains. C’est toute la problématique de la société industrielle. Elle ouvre de nombreuses opportunités à notre espèce mais elle a un coût environnemental.
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C’est en faisant que l’humain apprend. Il apprend beaucoup et rapidement actuellement. De cet apprentissage quels choix doivent être faits? Abandonner l’industrie chimique, par exemple? Elle contribue non seulement à créer des emplois mais à fabriquer des médicaments utiles, pour ne citer que cet aspect. L’abandonner serait une régression. D’ailleurs, la tentation d’un retour au passé serait assurément une régression globale.

Le culte d’un passé meilleur perdure. J’en lis régulièrement des traces sur internet. Les théories apocalyptiques se nourrissent de nos difficultés et prédisent le pire pour l’humanité. Nous pourrions bien sûr choisir de renoncer à la technologie, aux voitures, à une alimentation abondante et variée, au chauffage, à la contraception chimique, au soja, que sais-je? Ce ne serait pas sans conséquences. Comme tout se tient, enlever un maillon majeur en fragilise ou annule d’autres. Par exemple la recherche spatiale contribue aux progrès médicaux et à des avancées technologiques qualitatives.

Le mythe d’un passé meilleur est indémontrable et ce que nous en savons ne va pas dans ce sens. Mais peut-on sans autre valider un autre mythe, celui du progrès supposé nous apporter une vie meilleure? Cela n’est pas encore entièrement démontré. Toutefois je n’imagine pas les société humaines renoncer à ce que des générations ont construit.

La voie technologique a du sens, elle n’est pas encore aboutie et stabilisée. Il est possible qu’elle ne se stabilise jamais et que tous les 50 ou cents ans le monde change, comme les nanotechnologies vont faire changer le monde que nous connaissons. Il se peut aussi que nous arrivions un jour aux limites de l’invention matérielle. D’ici là nous continuerons à inventer et à avancer dans tout ce que la science et l’industrie peuvent apporter.

Il n’est pas interdit de penser que l’apprentissage que fait actuellement l’humanité devrait conduire à un saut qualitatif majeur. Au point de vue technologique et humain.


En vidéo: quand les composants du plastic ont un effet hormone-like...


Les perturbateurs endocriniens ont envahi notre quotidien
envoyé par BADER49. -

 

 

 

Eviv le romantisme:

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Catégories : Santé 1 commentaire Lien permanent

Commentaires

  • Hommelibre, si chez D-j c'était en bas de la page chez vous c'est en haut qu'on trouve cet interdit?!

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