09 février 2011

Sur Infrarouge, Isabelle Alonso montre les dents

«Pauvres chouchous», dit-elle. Pauvres chouchous. Elle s’arrête. Fait une tête presque sympathique, genre pitbull qui se ferait passer pour un cocker. Pauvres chouchous. C’est spontané, cela sort du coeur, mais c'est tout ce qu’elle trouve à dire quand l’animatrice lui demande si elle comprend que des hommes soient mal à l’aise avec le féminisme.


Ces deux mots expriment tout le mépris d’Isabelle Alonso pour les hommes. Ils ne digèrent pas ses théories? Ce sont de pauvres chouchous!... On remarquera la profondeur de la pensée et la pertinence de l’argumentaire...

infrarouge1.jpgIl faut bien dire que dans l’émission Infrarouge d’hier soir à la TSR sur le féminisme, elle s’est d’emblée placée comme une marxiste recyclant son idéologie totalitaire via le féminisme. Le débat, animé par Esther Mamarbachi, est comme souvent trop court pour aller au fond du sujet. Retenons cependant l’évangile Alonzien: les relations hommes femmes seraient des relations dominants-dominés, maître à esclave. Le féminisme serait donc la révolte des esclaves, ces femmes écrasées depuis la nuit des temps par des hommes qui n’auraient cherché qu’à les dominer et les faire taire. C’est le langage que je décrivais et critiquais il y a peu. Langage qui ne tient pas à l’examen de la réalité. Ne pas disposer du pouvoir politique (que jusqu’à récemment les hommes dans leur majorité n’avaient pas non plus, voir mon billet précédent) ne signifiait pas être écrasé. Ou alors les hommes dans leur majorité étaient aussi écrasés, et ils perdent leur rôle de maîtres esclavagistes des femmes.

Tout son discours est à l’avenant. Isabelle Alonso est le prototype, ou le concentré de ce que le féminisme peut produire: hargne, hypocrisie, réalité déformée, guerre des sexes. Pourquoi hypocrisie? Parce qu’elle prétend vouloir que les choses soient simples et se passent bien entre hommes et femmes, alors qu’elle agresse constamment les hommes qui ne pensent pas comme elle.

Elle ne supporte pas que les hommes parlent pour elle, considérant que ce comportement est une prise de pouvoir sur elle. Mais elle se permet de parler abondamment à la place des hommes, de dire comment ils doivent être, assénant au passage des clichés parmi les plus éculés et réducteurs. «Les hommes ont le droit de pleurer», «avant ils étaient des blocs d’insensibilité mais grâce au féminisme ils changent», «avant ils devaient être les plus forts, maintenant ils peuvent aussi être faibles».
alonso-paris_2008.jpg
Un concentré d’inepties. Les hommes pleurent moins. Et alors? Leur éducation leur apprenait à serrer les dents? C’est grâce à cela qu’ils faisaient des guerriers capables de défendre le pays et leurs familles. Ce n’est certainement pas par un homme qui pleure à la vue du sang que l’on va être défendus! Les hommes ont toujours été plus pudiques que les femmes pour exprimer leur sensibilité. En faire des blocs d’insensibilité est une mauvaise caricature démagogique. Demandez à Ronsard, à Verlaine, à Henri Dunant, et à des millions d’autres, s’ils étaient des blocs insensibles? Et demandez à la majorité des femmes ce qu’elles pensent des hommes fragiles, des hommes qui doutent: comme amants passe encore mais pas comme mari! Pas assez solides.

Et puis, qu’elle leur fiche la paix, Madame Alonso: les hommes sont comme ils ont envie d’être. Ce n’est certainement pas à elle, et à elle moins qu’à personne, de dire qui ils doivent être et de prendre le pouvoir sur eux. Sa volonté de féminiser les hommes ressort d’un mépris profond pour leur réalité, qu’elle soit culturelle ou naturelle - ou mixte. On voit bien la dominante en pleine action. La dominante? Plus encore: la prédatrice. Il n’y a qu’à écouter le ton de sa voix, entre le serpent et le sergent-major. Il n’y a qu’à voir l’expression de sa bouche quand on la contredit: une vraie prédatrice. Qui fait une guerre permanente aux hommes sous couvert de les «libérer». En fait, son but est visiblement de déconstruire le masculin.

Elle a ajouté un petit couplet sur la violence des hommes contre les femmes, prolongeant au passage le déni fait aux pourcentages importants d’hommes maltraités et battus (de 20% à 50% selon les pays et les enquêtes). L’émission finissant, elle n’a pas pu aller plus loin dans son couplet victimiste.

Quand j’entends Isabelle Alonso, je sais que j’ai raison de contrer ce féminisme-là, pathologique, et de le faire avec vigueur. Il est si réducteur des femmes et des hommes que je m’étonne qu’il existe encore.

Commentaires

Toi aussi t'es fatiguant avec ta hargne contre tout et tous! Tu devrai faire une retraite dans un monastère pour apprendre la méditation. Tu fatigues ta pauvre bouche avec ton flot intarissable. Vite quelqu'un pour actionner le bouton off!

Écrit par : lassé | 09 février 2011

Encore ceci, ton cas aussi est pathologique!

Écrit par : lassé | 09 février 2011

@Hommelibre ,dites vous que son disque dur est rayé,c'est monnaie courante au demeurant cette pauverté linguistique existe aussi chez certains messieurs!

Écrit par : lovsmeralda | 09 février 2011

@ Lasse: pas de bouton off... (o:

Votre sentiment est subjectif et ne correspond pas à la réalité: sur mes 10 derniers billets, 5 sont de belles histoires ou de l'humour. Mais la subjectivité n'est pas dénuée de sens. Je trouvais moi-même que mes billets étaient plus critiques depuis quelques temps. J'en parlais il y a 15 jours environ sous un de mes billets avec une internaute.

Sur le terme pathologique: il est choisi. Quand on traite la moitié du genre humain d'esclavagistes, que l'on affirme que 10, 20 ou 30% des femmes sont battues et que le domicile conjugal est l'endroit le plus dangereux sur Terre pour les femmes (discours féministe radical habituel) je pense qu'on alimente une paranoïa.

Petit détail: pas la peine de me dire ce que je dois faire, ça ne marche pas avec moi.

Écrit par : hommelibre | 09 février 2011

@ Hypolite et Lovsmeralda: vous avez raison, mais bon, je pense qu'il ne faut pas laisser un tel discours sans contrepoint, pour que les éventuelles nouvelles recrues y réfléchissent à deux fois.

Lovsmeralda: je sais bien que certains hommes sont du même acabit que cette dame. Et je peux être aussi critique avec eux. Entre le "Tous des esclavagistes" de Madame Alonso et le "Toutes des s....." de certains messieurs, il n'y a guère de différence. Dans les deux cas c'est déplorable.

Écrit par : hommelibre | 09 février 2011

Hommelibre, la "retapée" (sa photo) Alonso est un cas désespéré qui se faisait ridiculiser à chacune de ses apparitions tant à la TV que chez Bouvard! Elle est hors service depuis un sacré bout de temps et la TSR fait de la récupération en l'invitant!

Écrit par : Patoucha | 09 février 2011

Bonjour à toutes et à tous,

Hello Hommelibre,

je me réjouis du jour où les féministes convaincues de l'égalité se battront pour que le droit suisse en matière civile tende à l'égalité.

Parce que pour le moment, si elles revendiquent toutes l'égalité totale, aucune différence, pas une ne se lève pour dire que Monsieur et Madame en cas de divorce doivent être traités à égalité.

MDR :o)

Moralité, les féministes devraient commencer par la pire des inégalités, celles que le droit civil suisse leur accorde si grassement...

Mais là, je pense que nous allons les attendre longtemps... longtemps... et dans ce cas de figure, Monsieur restera encore longtemps "Le bon pigeon" de ces dames...

C'est bÔ l'égalité non ?

Bien à toi,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 09 février 2011

C'est stupide ces débats, et si besoin est, cela démontre comment le service public télévisuel et radiophonique fait pour tronquer les vrais sujets. La liberté d'expression ne pouvant pas être muselée clairement, on fait des débats bidons, on invite les plus benêt(e)s et on monte les gens les uns contre les autres pour en arriver là!
Mare-mare-bachi, je ne regarde plus, elle m'énerve au plus au point.

Une femme, un homme, chacun sa différence, chacun s'y reconnait, chacun sa place et les enfants seront bien gardés.

Toute cette féminisation pour se faire reconnaitre n'a été que contre productive pour les femmes. Celles qui ne s'y sont pas reconnues, ont quand même fait leur vie, ont assumés la famille, le foyer, le travail, le relationnel et s'en portent bien sans avoir eu recours aux revendications outrancières. Chacun à sa place et c'est bien plus facile pour se retrouver et se rejoindre, avec ses différences si complémentaires qui font le terreau du bonheur.

Écrit par : Corélande | 09 février 2011

Corélande, votre forme de sagesse pose bien les choses. Dans la réalité les femmes assurent. Elles assurent depuis longtemps. Comme vous le soulignez elles assument beaucoup de choses. Je suis toujours admiratif de leur capacité à faire face à la vie, à tenir leur place et à l'énergie qu'elles mettent dans les choses. Pour ma part dans mon environnement j'ai rencontré beaucoup de femmes qui assurent, et qui ne se taisent pas. Cela depuis mon enfance.

Écrit par : hommelibre | 09 février 2011

Personne n'a demandé à Alonzo si elle baisait uniquement à l'amazone plutôt qu'à la missionnaire comme une soumise?

D.J

Écrit par : D.J | 09 février 2011

D.J ni à l'amazone, ni à l missionnaire. Si ce n'est elle qui refuse toute relation avec un homme pour rester fidèle à son image, c'est tout vrai homme qui refuserait de lui faire le plaisir.

Écrit par : benpal | 09 février 2011

C'est pas avec ce genre de déclarations qu'elle me convaincra :

« Seule la loi du plus fort nous autorise à considérer que l’humain a droit de vie et de mort sur cet autre qu’est l’animal. Le végétarianisme est aussi inéluctable dans le progrès de l’humanisme que la fin de l’esclavage et l’abolition de la peine de mort. »

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10 février 2011

Mais par pitité taisez vous. Isabelle Alonso argumente bien, d'une façon juste et raisonnable. Elle est intelligente. Ce qu'elle dit à travers ses livres est fondé. I A aime les hommes (les vrais, pas les machos), il suffit de la lire pour s'en rendre compte...
Les gens qui la critiquent sont à côté de la plaque, a plus forte raison s'ils s'agit de femmes. On aurait envie de les laisser se dé......er seules. Pauvres sottes. Même pas capable de se rendre compte qu'elles font le jeu du machisme. Eux au moins ont une raison de défendre le partriarcat, de garder leurs acquis, pour glauques qu'ils soient. Mais elles...je ne comprends pas. Vous devriez remercier Isabelle de faire entendre sa voix. Vous avez subi un lavage de cerveau ?
Le machisme, la pornographie, le viol, le plafond de verre, le voile, les femmes battues, tout cela EST PATHOLOGIQUE. Les HOMMES en sont responsables, et les femmes soumises, non éduquées (désolée) qui jouent le jeu et fond perdurer ce système. C'est cela qui est PATHOLOGIQUE, pas ceux qui dénoncent ces folies...

Écrit par : Cantor | 08 juin 2011

Isabelle Alonso a écrit plusieurs livres plein d'humour. Ce qu'elle décrit des relations hommes-femmes est juste, malheureusement. Je pense qu'il vous manque le vécu d'une femme, vous n'êtes pas dans leur situation, donc les situations qu'elles décrit, vous n'avez jamais du y faire face. Votre vision des choses est donc tronquée. Vous la jugez également à travers un présupposé, à savoir qu'une féministe est une frustrée agressive. Lorsqu'elle parle de ses compagnons, elle le fait avec énormément de tendresse.
Vous êtes vous-même infinimment plus agressif qu'elle dans votre discours, Isabelle utilise quant à elle l'humour.
Je suis CERTAINE que vous n'avez jamais lu un seuls de ses livres, vous vous basez sur quelques extraits télévisés sortis de leur contexte..
Vous êtes totalement dans l'erreur, monsieur. Plongez-vous dans ses livres et réfléchissez...

Écrit par : Cantaremos | 21 janvier 2012

Isabelle Alonso a écrit plusieurs livres plein d'humour. Ce qu'elle décrit des relations hommes-femmes est juste, malheureusement. Je pense qu'il vous manque le vécu d'une femme, vous n'êtes pas dans leur situation, donc les situations qu'elles décrit, vous n'avez jamais du y faire face. Votre vision des choses est donc tronquée. Vous la jugez également à travers un présupposé, à savoir qu'une féministe est une frustrée agressive. Lorsqu'elle parle de ses compagnons, elle le fait avec énormément de tendresse.
Vous êtes vous-même infinimment plus agressif qu'elle dans votre discours, Isabelle utilise quant à elle l'humour.
Je suis CERTAINE que vous n'avez jamais lu un seuls de ses livres, vous vous basez sur quelques extraits télévisés sortis de leur contexte..
Vous êtes totalement dans l'erreur, monsieur. Plongez-vous dans ses livres et réfléchissez...

Écrit par : Cantaremos | 21 janvier 2012

Isabelle Alonso a écrit plusieurs livres plein d'humour. Ce qu'elle décrit des relations hommes-femmes est juste, malheureusement. Je pense qu'il vous manque le vécu d'une femme, vous n'êtes pas dans leur situation, donc les situations qu'elles décrit, vous n'avez jamais du y faire face. Votre vision des choses est donc tronquée. Vous la jugez également à travers un présupposé, à savoir qu'une féministe est une frustrée agressive. Lorsqu'elle parle de ses compagnons, elle le fait avec énormément de tendresse.
Vous êtes vous-même infinimment plus agressif qu'elle dans votre discours, Isabelle utilise quant à elle l'humour.
Je suis CERTAINE que vous n'avez jamais lu un seuls de ses livres, vous vous basez sur quelques extraits télévisés sortis de leur contexte..
Vous êtes totalement dans l'erreur, monsieur. Plongez-vous dans ses livres et réfléchissez...

Écrit par : Cantaremos | 21 janvier 2012

Bonjour,
Je n'ai pas lu les livres d'IA, mais je l'ai hélas trop souvent entendue chez Ruquier. A 16h30,à une heure de grande écoute, raconter que les godemichés (rebaptisés sex-toys) remplacent pleinement un homme, c'est tout simplement infect.

Écrit par : redcho28 | 16 octobre 2013

Bonjour. Je suis l'épouse d'un réfugié espagnol, notre histoire ressemble beaucoup à la votre. Ma belle mère et son mari ont combatu contre franco. Et passe la frontiere au moment où la guerre commençait ici j'ai voulu écrire son histoire mais impossible pour elle c'était trop dur. Si vous souhaitez avoir d'autres renseignements pour completer votre propre histoire faites ? Nous le savoir. Merci. Salutations sincères

Écrit par : sala armelle | 06 février 2015

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