Bureau de l’égalité, vote des femmes et propagande féministe

Certains clous doivent être enfoncés longtemps, régulièrement. Celui-ci en est un. Tout à la célébration du suffrage féminin voté en 1971, on ne parle à aucun moment du suffrage masculin. J’en ai déjà fait mention dans un précédent billet. J’ajoute quelques précisions.

vote1.gifLa lutte des hommes pour le droit de vote

D’abord sur la date de l’introduction du suffrage masculin à Genève: il date de la Constitution de 1848, soit à peine plus d’un siècle avant le suffrage féminin. Or Genève est une république depuis le milieu du 16e siècle. Les hommes n’ont donc reçu le droit de voter et d’élire que trois siècles après la première véritable déclaration d’indépendance de la cité. Où est la supposée domination masculine?

Pourtant, dans la célébration du suffrage féminin, aucun, je dis bien aucun rappel à l’introduction du suffrage masculin, obtenu grâce à la révolution de 1848. Les hommes se sont battus pour cette liberté. La Suisse était alors un moteur de l’évolution libérale et sociale en Europe. Le suffrage masculin universel était une grande avancée vers la démocratie. Sans lui il n’y aurait même pas eu de suffrage féminin.

Or, à entendre et lire ce qui se dit et s’écrit sur le suffrage féminin, on constate qu’il n’y a aucune mise en perspective par rapport aux hommes. A croire que les hommes votent universellement depuis toujours. Cela fait partie de la stratégie d’intoxication féministe. Il faut se montrer écrasées, dominées, victimes à tout prix des hommes, afin de prendre de plus en plus de pouvoir sur eux.

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Une présidente délinquante

On voit la présidente de la Confédération, totalement inféodée à cet évangile féministe, repêcher trois nouvelles candidates à la diplomatie pourtant recalées par une commission spécialisée. On se souvient qu’en 2006 elle avait rejeté des candidats masculins pourtant meilleurs que les candidates, au seul titre qu’il étaient des hommes.


Je rappelle ici l’article 8 de la Constitution Fédérale:

 

«Art. 8 Egalité
1 Tous les êtres humains sont égaux devant la loi.

2 Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience corporelle, mentale ou psychique.

3 L’homme et la femme sont égaux en droit. (...)»


La politique de discrimination de la présidente suisse est donc anticonstitutionnelle. Elle commet un délit en privilégiant  les femmes au détriment des hommes. Il est temps qu’une instruction pénale soit diligentée contre cette femme qui ne respecte pas la loi fondamentale. Son dogmatisme féministe la conduit à justifier la délinquance.




Vote1.jpgPropagande féministe

Je dis aux jeunes générations, en particulier aux jeunes hommes: les hommes se sont battus pour le droit de vote. Ils ont fait avancer la démocratie. Ils ont voté pour le suffrage féminin en 1971. Ils se sont faits tuer dans des guerres pour défendre pays et famille. Soyez fiers d’être des hommes. Les hommes dans leur très grande majorité aiment les femmes et n’ont ni l’envie ni la raison de vouloir les dominer. Ils ne sont pas ces caricatures que les féministes brandissent pour les culpabiliser et les dominer. Les femmes sont des partenaires formidables, elles valent toute notre attention, notre amitié, notre amour.

Le code Napoléon a déclassé les femmes, il était juste de corriger cette injustice. Mais ne vous laissez pas contaminer par la propagande féministe, qui ne représente pas les femmes et qui tord l’image historique des hommes et l’Histoire elle-même. Cette propagande s’étale en plein dans le Bureau de l’égalité, grâce à l’argent public. Cette officine communautariste féministe comporte une page sur le suffrage féminin. Dans cette page il n’y a aucune, je dis bien aucune mention au suffrage universel masculin.

Jeunes hommes, le féminisme n’est pas bon pour les hommes. Il n’y a pas besoin de cette idéologie de type marxiste pour vivre en paix et dans l’égalité. Le féminisme réformiste a eu son utilité. Le féministe radical et marxiste desservent les hommes et la société. Il faut se dresser contre ce féminisme, plaie moderne.

Le féminisme n’est pas l’avenir de l’Homme.

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Commentaires

  • Encore un excellent article!

  • Merci benpal.

  • @Hommelibre ,vous avez raison et nombreuses sommes nous des premières féministes je vous le rappelle a nous insurger contre ce qui n'était pas dans l'optique du mouvement tel qu'il fut créé à l'époque,le nôtre demandait de la liberté féminine pour accompagner les hommes sans être dénoncées par les églises du moment et surtout pour pouvoir marier protestants et catholiques sans l'excommunion meurtrière car c'est un meurtre psychologique en soi que cette manière de porter l'oprobe sur un couple mixte et dieu sait si cette méthode avait ses adeptes en son temps,non les féministes d'aujourd'hui du moins celles se prétendant comme telles,ne ressemblent en rien à ce que nous demandions mais comme dans toutes mouvances qu'elles soient sectaires,religieuses ou politique les dérapages interviennent tot ou tard,dommage qu'en féminisant trop ce mouvement.celui-ci a créé un schisme entre hommes et femmes!
    bonne journée à vous

  • et ceci pour complèter le commentaire précédent,les féministes de ce jour comme beaucoup se targuant de être préfèrent sauver un animal qu'un humain quand on entend un raisonnement pareil on comprend les ignominies qui se sont passées dans ces foyers pour enfants hadicapés!le mot féministe qui veut dire maman,mère , en premier a bien étét galvaudé,et quand je pense aux luttes menées par les anciennes c'est rageant de voir les résultats d'un monde bientot pire qu'en 1950!

  • Lovsmeralda, en effet il y a schisme entre les théories féministes radicales et marxistes et les hommes. Ce féminisme prétend souvent être un humanisme incluant aussi les hommes. Mais dans la réalité les hommes ont disparu de la pratique féministe. Cette page du Bureau de l'égalité que je cite dans mon billet le montre trop bien.
    Bonne journée!

  • Le féminisme nécessaire des années 60 sur l'avortement, sur l'égalité de salaire ou encore pour la prévention contre la violence domestique est révolu. Soit cela a été un temps soit peu rectifié soit c'est encore malheureusement en discussion (pour les salaires). Non, aujourd'hui ce n'est plus l'égalité féminine qui est prôné mais la suprématie de la femme sur l'homme. Sous prétexte que cela a été fait pendant des siècles, elles veulent prendre le relais. Surtout que celles qui sont le moins à plaindre dans nos sociétés occidentales, même si OUI tout n'est pas parfait, comparé aux situations précaires des femmes dans le reste du monde. Bizarrement, ce sont les femmes occidentales les plus malheureuses, célibataires, voir malades dû en partie au stress, à la solitude et surpassement de soi au niveau professionnel et à la frustration de n'être entourées d'hommes qui ne valent pas un clou. Elles doivent pouvoir travailler, faire de leur vie ce qui leur plaît, nous en conviendrons. Les théories féministes qui prônent les cougars, les buziness-women, une identité sexuelle toujours dominante, ne font que séparer encore plus l'homme et la femme qui déjà doivent faire des pieds et des mains pour une bonne cohésion. La psychologie féministe ne veut plus l'égalité, elle prône ce que l'on a toujours reprocher aux hommes, la lutte pour le pouvoir sur l'autre! En résumé se rabaisser aux niveaux même niveau que ceux qu'elles combattent.... parfois à juste titre.

  • @equal,merci en effet votre commentaire est très réaliste!

  • Mouais... au risque de détonner quelque peu ici, je trouve que ça frise la mauvaise foi.

    En l'occurrence, avant que tous les hommes aient le droit de vote, ce n'était pas des pingouins qui votaient me semble-t-il.

    Et pour ce fameux droit de vote enfin accordé en 1971, la différence c'est qu'on a pu entendre (par exemple à la radio ce matin) les commentaires datant de cette votation qui eux sont révélateurs de l'immense chemin parcouru. Ce que je trouve plutôt rassurant.

    Sérieusement, les commentaires, aussi bien d'hommes que de femmes d'ailleurs, sont effarants.

    Jusqu'il y a peu vous défendiez un certain féminisme et en critiquiez un autre. Il semblerait que vous soyez devenu plus radical.

    De quoi alimenter le "combat" ;-)

  • Quoi ? Madame Calmy-Rey serait féministe ? Elle enfreindrait la loi ?

  • @ Lala: Ben oui, des pingouins... Enfin plus exactement on ne votait pas du tout pendant très longtemps. Puis on a un peu voté. "On": quelques hommes privilégiés, qui même payaient pour ce droit de vote. Pendant des milliers d'années les hommes ne votaient pas plus que les femmes. Ils subissaient comme les femmes. Ils partageaient les travaux des fermes avec les femmes. Il y a 3'000 ans le code Hamourabi préservait les biens des femmes et punissait la violence à leur égard.

    Historiquement les hommes prenaient les décisions politiques et militaires, pour la majorité. Il y a eu aussi quelques femmes reines, régentes, impératrices. Sans compter les femmes de dirigeants dont le rôle était souvent très influent.

    Que des hommes (une toute petite minorité, une poignée) aient pris les décisions était l'organisation, la répartition des fonctions dans la société pendant longtemps.

    Mais dire que c'était pour dominer les femmes comme on l'entends habituellement, c'est une honteuse invention d'esprits délirants. Comment, comment peut-on imaginer que les hommes n'aient eu d'autre but que de dominer et/ou d'écraser les femmes? Quels sont les esprits pervers qui ont pu imaginer cela? Hallucinant. Il n'y a qu'à voir les sages de nombreuses époques, les poètes du passé, qui aimaient les femmes, les hommes actuels dont le comportement ne permet en aucun cas de dire qu'ils sont les représentants d'un genre ayant de tous temps voulu dominer les femmes.

    J'ai une autre hypothèse à ce sujet, qui est beaucoup plus plausible: les clans de Néanderthal ou de Sapiens devaient certainement lutter pour défendre leurs territoires. Les guerriers assuraient la survie du clan, bien avant que les politiques ne fassent des alliances. Les guerriers, qui étaient des hommes pour des raison de force musculaire et de maternité des femmes, étaient investis aussi de la politique - soit la survie du clan. Une preuve possible de cette hypothèse est l'amalgame fait entre le pouvoir politique et militaire pendant très longtemps. Les guerriers étaient aussi des politiques.

    Les choses ont changé avec l'apparition des Etats nations et des liens de droit qui géraient la vie entre Etats et entre citoyens. La séparation armée-pouvoir est relativement récente dans l'Histoire humaine.

    Il y a, bien sûr, des hommes dominants, comme il y a des femmes dominantes. Mais en aucun cas je n'assimilerais la globalité des femmes à une Borgia, une Cléopâtre, une Thatcher, etc.

    Donc ce discours féministe, fer de lance du radical-féminisme, est une intoxication perverse. Un faussement de l'Histoire. Une interprétation a posteriori biaisée. Et un communautarisme discriminant, anti-démocratique.

    Il y a de quoi se radicaliser face à ce radical-féminisme, formé d'un clan de bourgeoises qui veut dominer les hommes et prendre les bonnes places. Elle ne militent jamais pour qu'il y ait autant de femmes que d'hommes dans la profession d'éboueur... Leur but est le pouvoir et le fric. Point barre. Et elle font passer leur idéologie pour du bon pain.

    Est-ce que je me radicalise? Je ne sais pas. Je reconnais toujours la valeur de ce féminisme réformiste qui a permis de corriger l'aberration napoléonienne en particulier. Pour le reste, j'espère que viendra une révolution masculine, anti-communautaire, anti-féministe, aimante des femmes comme des hommes, dont le slogan pourrait être - à l'instar de ce qui se passe en Afrique du nord: "Féminisme dégage".

    La révolution contre les idéologies, contre les clans qui veulent accaparer le pouvoir et pour la liberté est contagieuse. C'est peut-être cela qui m'anime!

  • Tiens, Lala, je crois que ce comm vaudrait de devenir un prochain billet sur ce thème.

  • Vous êtes sensible à ce féminisme anti-hommes, déplaisant, je vous l'accorde.
    Mais je reste convaincue qu'il y a encore besoin de progresser, pour la condition des femmes sous certains aspects, et pour celle des hommes sous d'autres. Ici, aujourd'hui, en Suisse.

    La révolution ne devrait pas être "masculine" mais mixte. Pour corriger les erreurs de jeunesse d'une liberté nouvelle ou retrouvée.

    Ou prendre en compte les changements de société que la "libération de la femme" (je suppute que vous détestez cette expression...) a engendré, de même que les incohérences (comme celle de réclamer la participation des pères et ensuite de les empêcher d'être un père à part entière).

  • @ Hommelibre:

    « (...) Jeunes hommes, le féminisme n’est pas bon pour les hommes. (...) »


    Le petit pépère des peuples (des blogs de la TdG) permet-il au jeune homme que je suis, de décider par lui-même ce qui est bon pour lui..??? ;o)

    Ou bien désire-t-il absolument me tenir la... main, par exemple jusque dans l'isoloir..?!? (Grand fou, va!!)


    Je trouve votre plaidoyer assez maternant (!)... mais ce n'est que mon avis.


    Bonne soirée.


    =:oB

  • @ Brian: pas de souci. De toutes façons chacun décide par lui-même. Mais il est bon de transmettre quelque chose et de pas les laisser sans balises. Après ils feront ce qu'ils voudront.

    Mais au moins ils auront eu deux visions plutôt que la seule vision dominante. Et il est bien que les jeunes hommes entendent qu'ils peuvent être fiers d'être des hommes quoi qu'en dit le discours officiel, et qu'ils sachent que leur histoire n'est pas la caricature à la mode féministe.

    Croyez-vous sérieusement que la vie est plus facile pour les hommes que pour les femmes? A part pour une petite minorité? Combien croyez-vous qu'il y a eu d'hommes ayant le pouvoir sur leur vie et la liberté de choix pendant les derniers milliers d'années? Il faut réajuster les lunettes, là. La vie a été aussi dure et aussi peu libre et décidante pour les hommes.

    Et quand ils allaient défendre le clan, ou ils gagnaient, ou ils crevaient.

    Je rejoins Lala plus haut sur la mixité. Mais cela suppose de dégagez le féminisme et de traiter tout point par point, ensemble, sans privilégier qui que ce soit ni discriminer qui que ce soit.

    D'ici là je continuerai inlassablement à dire aux hommes qu'ils ont des choses à travailler mais qu'ils peut aussi être fiers d'eux. Je connais les mensonges du féminisme et ses dégâts. Je vois ce qu'il a développé comme idéologie. Non merci.

  • @ Hommelibre:


    Ouf...! J'ai eu peur d'avoir rué dans les brancards un peu fort...

    Mais lorsque vous écrivez en début d'article « Tout à la célébration du suffrage féminin voté en 1971, on ne parle à aucun moment du suffrage masculin », j'ai bondi de ma chaise...!!

    Je me suis dit: Quel rapport?!? En quoi se réjouir de tel ou tel événement en annihilerait-il un autre...?!? Le raisonnement me semble douteux.

    Pour prendre une analogie techno-scientifique, lors des célébrations du 40ième anniversaire du premier Homme (aïe!) sur la Lune, on n'a pas fêté en même temps le premier vol des frères (encore!) Wright, que je sache..!!! (Encore que certaines sources parlent de pionniers allemands comme pères (ça suffit..!) fondateurs de l'aviation...)


    Après, concernant les carcans sociaux, moraux, politiques, génétiques, etc..., le moins il y en aura, le mieux ce sera! Pour les femmes comme pour les hommes!


    Bonne soirée.


    =:oB

  • @ Brian: le rapport? Ce serait une mise en perspective comparée des deux suffrages. On ne célèbre jamais le suffrage masculin en tant que tel, comme une libération, une avancée démocratique. Quand on parle du suffrage féminin c'est avec en arrière-plan le discours que les femmes étaient exclues des responsabilités, cantonnées à leur cuisine. Et les hommes? Avant de voter, ils étaient exclus, cantonnés à leurs vaches, leur usine et leur caserne.

    La dissymétrie est flagrante, le vote des femmes s'appuyant sur un discours sous-jacent de domination masculine: l'un rappelle l'autre même implicitement, non seulement à cause du discours sous-jacent mais parce que l'on en fait par définition une affaire de genre. Ce qui était une répartition des rôles dont les raisons historiques ne sont certainement pas la volonté des hommes de dominer les femmes, devient après-coup un hold-up permanent des hommes au préjudice des femmes. Là c'est plutôt un hold-up historique et intellectuel qui est fait. Bourdieu, "le grand simplificateur", est passé par là.

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