Différences hommes-femmes: le cerveau a-t-il un sexe?

Le sujet ne semble pas épuisé: les cerveaux d’une femme et d’un homme sont-ils différents? Plus précisément: y a-t-il ou non dans la configuration de nos cerveaux respectifs des éléments qui fonderaient des différences de comportements, de sensibilités, de manière de penser ou de réagir?

homme-femme-2.jpgDifférences hommes-femmes et spécialisations

Les différences entre les hommes et les femmes sont-elles «naturelles» ou «sociales»? Y a-t-il quelque chose de l’ordre du biologique ou serait-ce uniquement des éléments transmis qui font nos différences? Ces différences, si elles sont «naturelles» ou biologiques, engendreraient-elles des prévalences, des spécialisations de rôles dans la société selon que l’on est de sexe masculin ou féminin?

Personnellement je ne suis pas convaincu par l’indifférenciation des genres. Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de différences ainsi que certaines spécialisations. On pourrait bien sûr renverser l’idée: pourquoi y aurait-il des différences et des spécialisations?

Parce que nous somme anatomiquement pourvus de différences importantes, et qu’il y a au moins une spécialisation propre à chaque sexe: c’est la reproduction. La spécialisation est au minimum anatomique et hormonale. Pourquoi dès lors ne pourrait-il pas y en avoir d’autres? Cela n'a rien de scientifique mais pour moi c'est une vraie question.

Une des branches du féminisme réfute l’idée de différences et de spécialisations naturelles. Les différences seraient une transmission, une élaboration culturelle et sociale. Il y a beaucoup de vrai dans cette vision des choses. Mais tout n’y est peut-être pas. Et je me méfie d’instinct de toute théorie qui veut apporter une réponse globale et unique aux questionnements humains - c’est entre autres pour cette même raison que je me méfie des religions qui veulent apporter une réponse totale et définitive au sens de la vie. La comparaison entre la religion et la doctrine féministe est ici intentionnelle. Le totalitarisme intellectuel n’est jamais loin de ces tentatives de réponse globale. Le réel me semble être plus complexe et plus nuancé que nos besoins de lui apporter une réponse unique.

Développement du cerveau à l'adolescence

Certaines études sur le cerveau tendent à dire qu’il n’y a pas de différence ni de spécialisation selon le sexe biologique. D’autres disent le contraire. L’une d’elles a mis en évidence des modifications autour de l’adolescence:

homme-femme3-030.jpg
«À l'adolescence, les comportements changent. On dit souvent les filles plus mûres que les garçons, et ces derniers plus turbulents. Ces « dictons » ont-ils le moindre fondement ? Et si des modifications du cerveau en étaient responsables ? Effectivement, sous l'effet des hormones, le cerveau évolue différemment chez les filles et les garçons, conférant des capacités cognitives contrastées.

Jay Giedd, du Centre américain de la santé de Bethesda, a établi le « film » de la maturation cérébrale de 284 adolescents, filles et garçons, âgés de 9 à 22 ans, en rassemblant des clichés irm de leur cerveau. Chaque cerveau a été analysé en plus de 40 000 points permettant de mesurer l'évolution de l'épaisseur du cortex à une échelle inférieure au dixième de millimètre.

Ces données montrent que le cortex des filles s'épaissit comparativement à celui des garçons dans certaines zones clés intervenant dans le langage et le contrôle des émotions. Le cortex des garçons devient plus épais que celui des filles dans des zones dédiées à la visualisation tridimensionnelle et aux opérations mentales, telles les rotations virtuelles d'objets complexes.

Si les garçons adoptent plus de comportements à risque que les filles à l'adolescence, c'est que les parties du cerveau contrôlant la maîtrise des émotions et des impulsions se développent moins. Les différences de comportement observées dans les groupes d'adolescents, où les garçons se défient dans des simulacres de combat ou font des acrobaties à scooter pendant que les filles font mine de les ignorer et sont davantage préoccupées par l'échange verbal, ne sont donc pas des clichés. Elles reflètent l'évolution du cerveau sur des voies développementales différant selon le sexe.»


hommes-femmes1.jpgLa poule ou l'oeuf

L’article dont je cite un extrait est paru au mois de novembre et annonce la publication de l’étude. Je n’ai trouvé de documentation (ici) qu’en anglais et je n’ai pas la capacité d’en traduire la technicité. On peut attendre que des analyses critiques de cette étude soient également publiées. Et l’on ne doit pas en conclure trop vite des certitudes: sans une sollicitation extérieure les zones du cerveau ne fonctionnent pas forcément à plein; les connexions entre neurones ont besoin d’une stimulation pour s’établir, stimulation que je suppose être d’ordre culturel. A moins que les comportement d'adolescents et de séduction ne soient plus instinctifs, "naturels" que socialisés, et que la socialisation n'en soit que le polissage extérieur et pas le mécanisme fondamental. Mais, sans préjuger de ces analyses critiques, l'étude citée pose à nouveau la question de différences anatomo-physiologiques et de spécialisation.

Comment d'ailleurs savoir si c'est le culturel qui a modelé le cerveau, ou si le cerveau, par les étapes programmées de son développement, a engendré ou modelé le culturel à son image et à son besoin?

Enjeux sociaux

Cette question de l’indifférenciation des genres a son importance: l’enjeu est d’en finir avec la distribution traditionnelle des rôles hommes-femmes dans la société, du sexisme qui les aurait tenues prisonnières du ménages et des tâches domestiques, et de leur permettre d’accéder - entre autres - à des postes de direction et de décision. L'enjeu est que les différences, s'il y en a, ne portent pas atteinte à la notion de droit qu'est l'égalité et ne soient pas des raisons de discrimination.

Comme je les comprends. Si elles savaient combien les hommes en ont eux aussi assez d’être perçus comme des pourvoyeurs, de simples agents de sécurité affective, des brutes épaisses, etc. Si elles savaient combien d'hommes aimeraient aussi avoir un poste de décision et de direction! La quête d’un poste de pouvoir et d’argent n’est certes qu’un combat petit-bourgeois, mais il vous pose en société: cela fait bien quand on dit «Madame Untel, PDG d’Areva» plutôt que «caissière de supermarché», ou «M. Chose, président du Conseil d’Etat» plutôt que «manoeuvre sur un chantier». De ce point de vue le féminisme reconduit et amplifie la structure verticale inégalitaire de la société et de ses privilèges.

Alors je veux bien que les femmes tiennent des rôles identiques à ceux des hommes. Pas de souci. Les agricultrices que je connais en Haute-Savoie le font: comme leur mari elles se lèvent à 5h30, bossent toute la journée, mettent les pieds dans le purin, élèvent les enfants, discutent les revenus et le budget ainsi que les investissements à faire. Elles ne sont pas brimées à la cuisine à subir les décisions et les humeurs de leur patron de mari.

Mais s’il y avait quand-même des spécialisations et des différences biologiques, où serait le problème? Différence ne veut pas dire inférieur/supérieur. Personnellement je tiens à mes différences. On me dit souvent que j’ai une sensibilité très féminine: j’écoute, j’ai une grande empathie, un peu hypersensible. Mais si je me sens proche des femmes, je ne me sens pas femme pour autant.

Mais qu’est-ce que se sentir femme, et homme? C'est un autre débat. J’y reviendrai.

Catégories : société 24 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Encore un article fort, soutenu par des arguments logiques.
    "d’en finir avec la distribution traditionnelle des rôles hommes-femmes dans la société, du sexisme qui les aurait tenues prisonnières du ménages et des tâches domestiques, et de leur permettre d’accéder - entre autres - à des postes de direction et de décision."

    Ma mère était une de ces prétendues "prisonnières du ménage". Pendant toute sa vie, elle ne s'en était jamais plainte. Au contraire, elle ne tenait pas à passer sa vie façon "métro-boulot-dodo" avec la très distante probabilité d'atteindre un poste dans la direction ou dans le conseil d'administration d'une entreprise. Elle n'en avais tout simplement pas la prétention. En plus, à l'époque un seul salaire était largement suffisant pour entretenir une famille entière, elle n'était donc pas non plus "prisonnière" de la course à la carrière professionnelle et à l'argent.

    Il paraît que dans notre société "moderne" une femme qui ne se bat pas pour atteindre un poste haut-placé dans une entreprise n'a plus beaucoup de valeur. Et les hommes?

  • "Personnellement je ne suis pas convaincu par l’indifférenciation des genres."

    et pourtant cette théorie est de plus en plus présente envahissante présentée par ses adeptes comme une vérité incontournable, elle envahie l'éducation nationale.

    http://webu2.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/mixite.html

    http://www.creteil.iufm.fr/ressources/service-commun-de-documentation/dossiers/dossiers-thematiques/egalite-filles-garcons-femmes-hommes/bibliotheque-de-liens/


    "La relative éviction des filles des filières scientifiques et techniques est un phénomène connu de tous, à tel point qu'il peut sembler "naturel", que les filles semblent moins aptes ou moins attirées que les garçons par les sciences ou les techniques. La question de leur compétence en maths est alors souvent posée. De nombreuses recherches anglo-saxonnes se sont intéressées aux différences entre filles et garçons en matière d'attitude et de réussite dans les domaines scientifiques. A partir de certaines de ces recherches, qui se sont déroulées dans un contexte d'idéologie dominante masculine, on s'accorde à considérer comme valablement démontrées des différences telles qu'une meilleure aptitude verbale chez les filles, de meilleures aptitudes visuelle et spatiale chez les garçons. Cependant, l'unanimité à leur sujet n'est pas totale chez les psychologues et beaucoup de résultats de recherches, qui ne parviennent pas à mettre en évidence de différence selon le sexe, ne sont jamais publiés."

    "A partir de certaines de ces recherches, qui se sont déroulées dans un contexte d'idéologie dominante masculine"

    mais bien sur !!!

  • Deux blondes jouent au jeu d’échec, l’une dit à l’autre : tu as les règles dans la tête? et l’autre de répondre : pourquoi? je saigne du nez?

  • Bon 1) classer tous les féminismes ensemble, c'est très très réducteur. 2) Se questionner sur la différenciation et l'indifférenciation biologique, c'est dépasser. Ne serait-ce que parce que la biologie en tant que science est une activité sociale, et que par conséquent ses catégorisations ne sont pas indépendantes de ses conditions socio-historiques de production. 3) Il ne s'agit pas de prétendre que tout le monde est pareil, mais de lutter contre une vision binaire de la différenciation (le sexe n'est pas lié à la capacité de reproduction). 4) La distinction entre social et biologique est elle-même une construction qui peut être utile mais qui n'a aucune réalité.

  • La biologie est une activité sociale ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Biologie

  • Les petites phrases assassines dites depuis des siècles par des hommes "influents":
    "les femmes ressemblent aux girouettes, elles se fixent quand elles se rouillent" Voltaire
    "la femme, assure la Bible, est la deuxième chose que Dieu a faite, il a dû la faire le samedi soir. On sent la fatigue" Alexandre Dumas, fils.
    "Celui qui cherche une femme belle, bonne et intelligente, n'en cherche pas une, mais trois" Oscar Wilde
    etc etc

    Les petites phrases récentes des féministes, encore sur la défensive comme Benoite Groult: "Le féminisme n'a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours".
    ou
    "On naît pas femme, on le devient" Simone de Beauvoir.

    Je préfère, l'assurance retrouvée de la femme, avec ma citation:
    Dans la manipulation, la femme a dépassé son Maître

  • Qu'est-ce qu'une "vision binaire de la différenciation" lorsqu'il s'agit précisément d'étudier les éventuelles différences entre DEUX sexes ?
    Et depuis quand le sexe n'est-il plus lié à la capacité de reproduction ??? Alors qu'il existe précisément pour elle, même si avec le temps, les zêtres zhumains (et les bonobos, entre autres) ont appris qu'il pouvait être amusant d'utiliser son sexe à d'autres fins que la reproduction.

  • @ Dominique: Ah, enfin un peu de doctrine féministe!

    - De quel courant?
    - Je ne sais pas il n'a pas décliné son identité. Et vu que tous les courants, groupes et groupuscules parlent tous au nom du Féminisme, comment les distinguer?
    - Alleluia mon frère, qu'importe la chapelle, pourvu qu'on ait le sermon!
    - Oui, quel que soit le flacon, c'est toujours du vin.

    Ça c'est pour répondre à votre point 1. Etant donné le mélange des genres (si j'ose dire...) qu'il y a dans le discours féministe sous la même bannière, je parle à la bannière.


    Mais je peux préciser. Des trois courants du féminisme tels que résumés par Louise Toupin, chargée de cours en études féministes, ( http://netfemmes.cdeacf.ca/documents/courants0.html#qqf ), ce sont les courants du féminisme radical et du féminisme marxiste que je mets en cause habituellement. Ces courants ne sont d'ailleurs pas si étanches et un kyrielle de sous-courants met un peu plus de confusion dans le débat.

    Je ne parle en général pas du courant libéral réformiste car je suis d'accord avec ses principes: égalité de droits entre hommes et femmes, ce que le code Napoléon avait tordu en assujétissant la femme à l'homme.

    Bon, je ne vais pas trop m'étendre sur ce sujet. Votre remarque sous le point 2: se questionner sur la différenciation ou l'indifférenciation n'est pas dépassé, c'est au contraire en plein dans le sujet puisque c'est toujours présenté comme un objectif ( http://www.lesinfluences.fr/Il-voulait-liberer-les-femmes.html : "... l’indifférenciation constitue une chance pour l’humanité de se débarrasser des rôles et des patrons millénaires.").

    L'inspiration anti-patriarcale de ce courant est manifeste et ressort du féminisme radical. Il y aurait un débat à faire sur la question des rôles et les raisons de vouloir les supprimer, mais cela reviendra par ailleurs. Je commente simplement votre remarque.

    J'ajoute propos de la biologie en tant que science sociale: votre remarque est en partie pertinente. Selon les époques le biologiste a posé un regard de jugement sur la chose examinée. Mais nous n'en sommes plus là. La recherche fondamentale, et dans une moindre mesure la recherche appliquée, sont aujourd'hui capables d'examiner un fait biologique sans le rattacher à une idéologie ou à un modèle déjà formaté. Si je vous suivais sur cette remarque il n'y aurait plus aucune possibilité d'appréhender le biologique en lui-même. Bref, argument assez alambiqué.

    Votre point 3: "Il ne s'agit pas de prétendre que tout le monde est pareil, mais de lutter contre une vision binaire de la différenciation (le sexe n'est pas lié à la capacité de reproduction)". Ce point est commenté ci-dessus, je complète en m'étonnant de cette affirmation: le sexe n'est pas lié à la capacité de reproduction. Il y a des individus sexués différemment justement pour aboutir à la reproduction. La fonction première du sexe est la reproduction. Après, comme le dit Séraphin, vivent les bonobos et les bas résille!

    Votre point 4: Là on est devant la pure doctrine, un peu comme en islam: le coran féministe est incréé et rien ne peut faire douter ses ayathollates. S'il est dit qu'il n'y a pas de réalité à vouloir distinguer le social du biologique, c'est ainsi, point barre. Donc, même pas de discussion.

  • "On me dit souvent que j’ai une sensibilité très féminine: j’écoute, j’ai une grande empathie, un peu hypersensible. Mais si je me sens proche des femmes, je ne me sens pas femme pour autant."

    Ce sont là des traits de caractère.... Il existe, et il a toujours existé, des femmes bien moins sensibles....

  • la fumeuse théorie GENDER envahie vraiment tout

    http://www.fabula.org/actualites/article35219.php

  • Une p'tite chanson pour détendre l'atmosphère?

    http://www.dailymotion.com/video/x2vbkw_renaud-miss-maggie_music


    Ahhh, Renaud! Toute mon enfance! (Merci à mon grand frère...!)


    Promis, la prochaine fois, je posterai le « Horst Wessel Lied »... Histoire de contenter également les blogeurs(-euses?) allergiques aux gauchos-féministes...


    Et une giclée d'huile (de mauvaise foi) sur le feu, une! C'est con, mais qu'est-ce que ça me fait rire...



    =:oB

  • Ça Brian! Vous aimez Renaud-Démago? Naaaaannnnnnnn...... Pas possible...... Et vous l'avez bien écouté? Il rêve ou quoi? Pas une qui sera aussi conne qu'eux à se taper dessus... Wouarfffffffeeeee! Et pas une assez vulgaire pour faire le doigt d'honneur.... Mouahahahahahahahahahaha!!!!!!

    Franchement, je comprends pourquoi il est tombé dans l'alcool: c'est quand on la opéré de la myopie. Il a vu... Aussi conne qu'eux, aussi guerrières, aussi vulgaire, avec les mots, les gestes, la castagne.

    Et heureusement. Après tout les femmes sont des hommes comme les autres.
    Allez, une petite démonstration:

    http://www.abrutis.com/video-course+poursuite+avec+une+folle+furieuse-21778.html

    Raaaaahhhhh........

    Et celle-ci n'est pas mal non plus:

    http://www.koreus.com/video/footballeuse-elizabeth-lambert.html


    Je les soupçonne d'être des fémino-gaucho (heu... sorry pour le pléonasme).


    Bonne nuit! ;-))

  • Oh là...! Tout doux! J'ai plutôt bien visé, apparemment, non? Bon, en même temps ça m'apprendra à agiter un drap rouge devant le taureau Hommelibre... ;o)


    Eeeeeehhhh oui, j'aime bien Renaud le chanteur (mais beaucoup moins l'amateur de Beaujolais!)... Sa poésie, sa mélancolie, son humour! Et dire que même Zemmour l'apprécie... Suis-je tombé si bas?!?

    C'est vrai, je vous l'accorde, Renaud-du-Magot n'a pas le courage du "maquisard" Sardou (Pffffff..!! Ha-ha-ha!!!), l'intelligence d'un Johnny, la subversion d'un Michael Jackson... Pas plus n'a-t-il la capacité à bouffer autant de foin qu'un Lennon ou que les miss, les troubadours dont vous nous faites profiter dans certains de vos articles... ;o)

    Bon, allez... 1 partout, balle au centre. Ok?


    Si l'on évoque l'objectivité de Renaud concernant « la femme », il me semble qu'elle n'a pas grand chose à envier à la votre quant au féminisme. D'acc' ou pas d'acc'...? (On n'avait pas dit balle au centre?!?)

    C'est vrai que les femmes peuvent être aussi con(ne)s que les hommes (y'en a même dans l'armée!!!)... C'est ça le progrès...! Mais si on s'en tient aux statistiques, comme tous bons scientifiques ;o), force est de constater que les criminels, les voleurs, les dictateurs, les terroristes, les pédophiles, les néo-nazis, les staliniens, les hooligans, etc..., etc... sont des hommes dans 90-95% des cas.

    Évidemment, certains viendront affirmer que si Attila, Hitler, Stalin, Franco, Pol Pot, Mao ou Ben Laden furent/sont si "méchants" (sic!), c'est de la faute des femmes ou des féministes... Ou encore que tous ces braves messieurs sont en fait des « Drag Kings », des femmes déguisées en homme...

    À noter la mésaventure (!) du conseiller national UDC Hans Fehr, violemment agressé par des hommes... et secouru par des femmes...!!! Les connes! (Je plaisante...)


    Bref... Quant à l'alcoolisme de Mr. Renaud, il ressemble à tous les alcoolismes: une déchéance perpétuelle, qui frappe indifféremment les hommes comme les femmes, les riches comme les pauvres. Séchand à son chemin de vie... comme vous avez le votre, et moi le mien. Amen..! ;o)


    Bonne journée.


    =:oB

  • Si on s'en tient aux statistiques: on sait que la majorité des victimes de violences conjugal sont les hommes, que l'écrasante majorité des infanticdes sont fait par les femmes (d'ailleurs si tous les infanticides était connue il y aurait plus de femmes en prison pour meurtres que d'hommes), la majorité des violences faites aux enfants sont le faits des mères, etc..
    Et puis on dit souvent que derrière chaque grand hommes il y a une femme, pour Hitler, Mussolini et compagnie c'est pareil, une émission était passé il y a quelque jours en disant que les femmes et maitresse de ses hommes était beaucoup plus cruel et barbare que les hommes eux mêmes.

  • "blogeurs(-euses?) allergiques aux gauchos-féministes..."

    Hommelibre, soyons perspicaces :)

    "@ Audrey:


    Un seul mot: B-R-A-V-O !!!!


    Nous ne nous connaissons ni d'Ève ni d'Adam (pas terrible cette expression...), pourtant je vous félicite d'avoir sauté le pas et d'avoir décidé d'ouvrir un blog!!!

    J'ai pu vous lire par le passé... Vos contributions sont pertinentes, argumentées, pétries de bon sens ainsi que toujours courtoises, mais fermes, lorsqu'il s'agit de certain(e) blogeur-euse excité(e)!!!

    Votre pugnacité m'impressionne... car non seulement vous devez vous "battre" contre les gros beaufs rétrogrades de service, mais également contre certaines 'faibles' femmes, perdues qu'elles sont, sans un père/un frère/un mari à leur côté pour leur dire quoi penser et quoi faire...!!


    Bref, tout ce bla-bla pour vous souhaiter bon courage pour votre nouveau blog!


    Au plaisir de vous lire.


    Cordialement.


    =:oB

    Ecrit par : L'avis de Brian | 31.01.2010


    Coucou :) suis là. Quelle surprise, n'est-il pas?!

  • Nan, on est pas franchement surpris...

    Et tiens puisqu'on en parle, dommage qu'Audrey n'ait plus donné signe de vie. Je l'aimais bien aussi.

  • Patoucha, je sais, mais que voulez-vous j'ai une sympathie pour Brian. Il y a une connivence au-delà de nos différences - différences sévères sur certains points. Et je crois qu'il ne pensait pas à moi en parlant de gros beaufs.

    Et puis, au fond, il sait bien que j'ai raison... ;-))) ou il s'en rendra compte tôt ou tard. Quand ça lui tombera dessus. :)))

    Lala, à propos d'Audrey, je n'ai pas trop apprécié l'un de ses derniers comm du mois de septembre:

    "Il y a un bon petit bout de temps que j'ai compris que votre position sur ce sujet ne pouvait évoluer, le but de mon intervention ne visait donc qu'à expliquer, à l'usage des autres lecteurs et lectrices, ce qu'avait vraiment voulu dire la sociologue par sa citation et ne pas vous laisser en faire une simple phrase misandre. Ceci étant fait, je vous laisse donc à votre guerre des sexes pour en revenir aux nuages sur lesquels j'étudie celui des anges."

    Voulait-elle donc me convertir? N'était-ce que pour cela qu'elle a mis tant d'énergie et de temps? Au début peut-être, et je comprends bien qu'après elle m'a utilisé pour parler aux autres lecteurs-trices tout en laissant penser qu'elle parlait à moi.

    Manipulatrice, Audrey.

    Pour son blog, oui dommage qu'elle n'ait pas continué. je pense qu'elle était plus créatrice en phase de réactivité à mes billets, et qu'elle est moins à l'aise pour initier un débat en profondeur.


    Et cet autre partie de son comm m'a étonné:

    "Pour vous qui soutenez par contre la plasticité limitée des normes de genre, cela sera par contre plus difficile à motiver. Soit il existe en effet une nature pré-existante qui détermine des caractères et qualités particulières selon les sexes, auquel cas cette nature justifie effectivement une répartition des rôles relativement rigide pour une optimisation de la productivité (la position de Leclercq), soit cette nature pré-déterminante n'existe pas et cette répartition des rôles est un construit qu'on peut donc tout à fait discuter et changer. Votre position, qui va un peu dans les deux sens n'est pas honnêtement tenable (qui décide des caractères qui ne sont pas fixes, dans quelle mesure, etc.?), mais il est vrai qu'elle vous permet de légitimer la reproduction du système de genre selon certain de ses aspects (travail domestique, éducation différenciée, etc.), tout en vous faisant passer pour ouvert aux changements, et donc beaucoup moins repoussant que le dogmatisme d'un leclercq: c'est ce qu'on appelle ménager la chèvre et le chou. "

    Elle est dans le OU/OU (soit/soit), je suis dans le ET/ET, et je suis bien plus en situation de débattre aussi loin qu'il le faut sur ces sujets pour trouver une pensée qui réunisse, qu'en position d'affirmer de manière indiscutable. Je m'étonne qu'elle ne l'ait pas perçu - ou bien elle avait un intérêt à me stigmatiser, intérêt dont j'ignore la nature.

    J'ai été très ouvert et très franc et honnête avec elle. Mais à voir que cela se ramène à une manipulation, l'épisode est fini. Pour une fois, là, oui, je tranche. (J'apprends quand-même un peu de mes expériences).

    Certes j'ai émis des mots qu'elles n'a pas non plus apprécié sur les salons des universités. mais quand je vois au final que tout cela se termine en manipulation, je pense que je n'avais pas tort.

    Le billet et son comm sont ici:

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/09/18/violence-domestique-2-le-clip-detourne.html

  • @ L'avis de Brian: Non, pas le sentiment d'un drapeau rouge. Disons que cette chanson particulière de Renaud est très démago. Surtout qu'elle n'est pas vraiment au second degré. Elle angélise les femmes en diabolisant les hommes, elle va bien dans la suite d'Aragon et sa phrase lèche-botte sur l'avenir de l'homme et sur le dénigrement du masculin et la culpabilité masculine qui ont fait le lit à un féminisme revanchard et idéologique.

    C'était l'époque où un argument de drague était de survaloriser les femmes. Les hommes ne s'assumaient plus. Il y a encore des résidus de cette époque, et un biais culturel qui a démoli beaucoup d'hommes, de pères, et le concept même du masculin. Tout en plaçant la femme tellement haut que c'était l'enfermer dans une cage dorée et dans une position insoutenable. Ah mais j'y suis: au fond Renaud était misogyne; devant une femme tellement idéalisée, la réalité allait être moche. Les femmes ne seraient jamais à la hauteur. L'enfer des femmes vient de la phrase d'Aragon, pas de leur cuisine...

    Cela change peu à peu.

    Tiens, j'ai lu sur un comm récent sous l'un de mes billets sur Zemmour, une femme qui trouve que vouloir plaire c'est encore pour la femme s'aliéner au méchant dominateur homme. J'en prépare un billet, je trouve cela assez étrange. S'il faut que les femmes ne cherchent plus à faire plaisir, à plaire, à se mettre en valeur pour l'homme, à le séduire, s'il faut qu'elle soient à chier, il n'y aura plus besoin de contraception: elle auront tellement intégré le pire du masculin qu'elles ne donneront plus envie de faire des enfants - ni même de faire simplement l'amour pour le plaisir.

    Innénarable, n'est-il pas?

  • "qu'elle(s) n'a pas non plus apprécié sur les salons des universités"

    Des cours par correspondance hommelibre. Si vous relisez ses commentaires dans d'anciens billets, elle le dit elle-même "je me considère comme étudiante". Je ne crois pas un seul instant qu'elle ait fait l'UNI, contrairement à sa soeur qui a changé moult fois de religion.... :)))))))

  • @ Patoucha:


    Ach! Oufrez! Z'est la polize!

    Revoici l'« Obersturmführerin » du blog de la TdG...


    Apparemment, vous avez toujours autant de mal avec le second degré, l'ironie. Je me suis expliqué avec Hommelibre concernant mon commentaire sur l'ancien (?) blog d'Audrey... Vous n'avez pas un compte-rendu détaillé de cet échange dans vos fiches??? Ch'uis déçu... la Stasi n'est plus ce qu'elle était..!!! :´oD


    Par contre, lorsque j'évoquais « certaines 'faibles' femmes, perdues qu'elles sont, sans un père/un frère/un mari à leur côté pour leur dire quoi penser et quoi faire...!! », je parlais de VOUS, nombril de mes fesses!!! (Attention, il y a un triple sens à cette expression...)



    =:oB

  • @ ygo:


    Une image valant mieux qu'un long discours, voici la réaction que m'inspire la lecture de vos billevesées, dont la crétinerie semble insondable:

    http://www.youtube.com/watch?v=4k_XUDQk0ec&

    (J'espère que cela rappellera de bons souvenirs à certain(e)s! ;o) ...)


    Bonjour chez vous!


    =:oB

  • @ Hommelibre:

    « Et puis, au fond, il sait bien que j'ai raison... ;-))) ou il s'en rendra compte tôt ou tard. Quand ça lui tombera dessus. :))) »



    Je veux, mon n'veu!!! « It's Raining WOmen! Hallelujah! - It's Raining WOmen! A(wo)men! » ;o)

    Exactement, j'aime apprendre par moi-même... Je ne suis pas du genre à regarder le doigt de celui ou de celle qui montre la lune... Contrairement à certaines! Mais chut! Les murs ont des oreilles... ;o) Je regarde la lune directement, moi! Et au télescope! (Aaaaarrrggghhhhh! Y' a tellement de jeux de mots, de calembours à faire avec la lune!!! C'est trop dur de se retenir... Je souffre le martyre!)


    Pour en revenir aux chanteurs(-euses), à la musique, je dois avouer que j'aime également Philippe Jaroussky et sa voie de contre-ténor... Aïe!!! Est-ce grave docteur??? Fais agravant, Éric Zemmour en est égallement fan...!

    Néanmoins, je ne partage absolument pas (est-il utile de le préciser??) son hypothèse sur la fascination pour le répertoire de musique pour castrats, sur le boom actuel de la musique baroque...

    Vous vous doutez bien que selon lui, cet engouement a pour explication la féminisation rampante de la société!! Tenace le Zemmour!! Et tellement convaincu qu'il se contredit, une fois de plus, ou du moins il décrédibilise sa théorie fumeuse, en tombant en pâmoison devant l'organe (si j'ose dire!) de Jaroussky, en devenant tout chose face à cette voix, telle une groupie acnéique... À mourir de rire...!!!

    La vidéo de l'émission de Ruquier:

    http://www.youtube.com/watch?v=fd_nVhNU85w



    Bonne soirée.


    =:oB

  • Brian, avez-vous eu l'occasion de regarder la Boîte à musique cet été ou l'été précédent? Là il y a de tout, sur une base classique très ludique, et plein de choses épatantes modernes, improbables, mais voici une petite surprise pour vous:

    http://www.youtube.com/watch?v=C5viQz0lfO4

  • Merci beaucoup pour la vidéo!!


    Une petite constatation un rien étrange (?): je trouve que le fait que Jaroussky chante en français, brise un peu la magie, non? Cela me donne la même sensation quand il chante « Music for a while » de Purcell... Oh, ce n'est qu'un très léger bémol, mais ma préférence va au répertoire en italien (ou en latin).

    Cela viendrait-il du fait que je ne parle pas couramment italien?? Vaut-il parfois mieux ne pas comprendre certaines choses, pour mieux les apprécier??? Y' a peut-être un article à faire là-dessus, non?... ;o)


    À mon tour de faire un p'tit cadeau; le (trop court) « Stabat Mater Dolorosa » de Pergolesi (Oui, je sais... Une œuvre musicale religieuse de la part d'un athée acharné (moi!), ça fait tache!!):

    http://www.youtube.com/watch?v=2AfIpwxVq8Y

    Philippe Jaroussky accompagne ici la charmante! soprano Valerie Gabail et la délicieuse pianiste Hélène Couvert... (Ouuuuuhhhh..! Espèce de macho sexiste obsédé!!! (triple pléonasme?!?))

    Malheureusement, la vidéo a été "YouTubée" à la hache! (Quelle bande de sagouins!)


    Passez un doux et agréable week-end.


    =:oB

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