23 décembre 2010

L’union extraconjugale, ou l’amour séparé

- Chérie, je t’aime. On s’appelle?

Ah, ne vivre que le meilleur dans le couple: le désir et le plaisir. Sans les inconvénients: les humeurs, l’habitude, enfin ce qui selon certains tuerait l’amour. La solution: ne pas vivre ensemble.


couple-dans lit.jpgCe modèle de couple a ses adeptes. Chacun vit chez soi et l’on se voit quand les deux en ont envie. Cela s'appelle l'union extraconjugale. Selon l’écrivain Stéphane Rose:

« La promiscuité tue le désir. Un matin, on se réveille à côté de son amoureuse, devenue en fait sa colocataire. Se voir doit être le fruit d’un désir commun, non pas d’une fatalité. L’éloignement crée un manque, qui joue un rôle-moteur dans la relation. Vivre à deux tue l’individu : penser à deux, recevoir à deux, faire tout à deux. C’est la disparition de l’altérité. »

L’analyse se discute. Mais voyons d’abord les aspects pratiques. Cela suppose deux appartements, et pas mal de choses à double. Il faut avoir des moyens. Il y a aussi, en principe, renonciation aux enfants. Je vois en effet mal les parents séparés se partager les gamins lorsqu’ils s’aiment!

Un point m’interpelle dans la citation: la disparition de l’altérité. Quelle curieuse conception. Je crois au contraire que c’est l’éloignement confortable qui fait disparaître l’altérité. Pas besoin de s’adapter à l’autre, de l’écouter quand on n’a pas envie, de le soutenir quand il-elle rentre fatigué-e et que notre feuilleton préféré passe à la télé. Ne recevoir, ou ne prendre l’autre que quand on veut bien et qu’il veut bien, c’est écarter les problèmes. C’est-à-dire ne pas avoir à les régler. Ne pas sortir vraiment de soi pour aller vers l’autre.
couple-mon-pote-01-12-2010-16-g.jpg
Sur le reste de la citation, c’est assez bateau et bien triste comme vision du couple: «la promiscuité...», comme si choisir de partager sa vie était une promiscuité. Si on pense cela autant vivre totalement seul. «Fatalité», «manque», «tuer l’individu»: pour ma part je n’ai pas cette conception du couple. Me réveiller le matin avec la personne aimée est un délice auquel je ne saurais me soustraire par principe purement égoïste. Passer du temps, parler à l’improviste, se faire à câlin à point d’heure: en vivant séparément et donc en prenant rendez-vous, il n’y a plus vraiment de spontanéité dans l’amour, ni de continuité dans le couple. Tout ce qu’on se dit le soir en s’endormant? Disparu! Certains voudraient voir dans l'union extraconjugale une préservation de la pureté du désir. Moi j'y vois la difficulté d'assumer les ajustements normaux du couple.

J’imagine l’agenda: «Lundi, sport. Mardi, cinéma avec ma chérie. Mercredi, pizza dans le quartier avec mon frère. Jeudi crac-crac...» Et puis, à chaque fois: «Chéri, je reste ou je rentre après?» Quelle tristesse.

Pour moi il n’y a pas là de couple.

19:57 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : amour, couple, homme, femme, extraconjugal, désir, altérité, aliénation, sexualité | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

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Les couples qui vivent en "single", drôle de paradoxe, sont comme des chercheurs, des avant-gardistes, des éclaireurs peut-être. Car la notion même d'intimité est récente, et qui sait où elle s'arrêtera...

Jusqu'au XVIIe siècle, la vie quotidienne se déroulait sous le signe de la promiscuité. L'idée même de retraite personnelle aurait choqué. Les premiers signes d'indépendance apparaissent au XVIIIe siècle dans l'aristocratie, avec le cabinet de lecture pour monsieur, le boudoir pour madame. Mais à l'âge contemporain de l'individualisme triomphant, il n'y a rien d'étonnant à cette revendication d'un espace pour soi. Les sociologues, toutefois, minimisent le phénomène. "Former un couple et vivre chacun chez soi, c'est dans l'air du temps et des médias, mais c'est un phénomène très rare, temporaire, et qui n'est généralement pas voulu, mais imposé par des contraintes professionnelles" souligne Catherine Villeneuve-Gokalp, de l'Institut National d'Etudes Démographiques. Ce chercheur a publié une étude sur le sujet dans la revue Population, en 1997. Avant d'abandonner ses recherches, faute de combattants. "J'étais partie de mon expérience personnelle. Autour de moi, plusieurs couples vivaient séparément. Mais je n'en ai guère trouvé d'autres... Pour deux raisons : économiquement, ce n'est pas tenable. Et quand on a des enfants, on a envie de vivre avec eux". "Pour définir un couple, il n'est pas indispensable que les conjoints vivent ensemble en permanence. Mais à peine plus d'une union non cohabitante sur dix dure plus de cinq ans ; les autres, quand elles ne sont pas dissoutes, sont transformées en unions cohabitantes", conclut-elle dans son étude. Il n'en reste pas moins vrai que ce désir d'indépendance sans renoncer au couple, s'il reste très difficile à concrétiser, affleure de plus en plus souvent dans les conversations.

"Mais à peine plus d'une union non cohabitante sur dix dure plus de cinq ans ; les autres, quand elles ne sont pas dissoutes, sont transformées en unions cohabitantes",

Écrit par : leclercq | 23 décembre 2010

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tout à fait d'accord avec toi, je l'ai vécu pendant trois ans et j'ai fini par prendre le large.

www.confidentielles.com/ttopic-8292-vivre-ensemble-chacun-chez-soi.htm

www.doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag1013/se_2631_vivre_couple_pourquoi.htm

Vivre en couple, pour quoi faire ?

Entre les défenseurs du "chacun chez soi" et ceux qui ne rêvent que d'un doux foyer commun, le torchon brûle ! Mais vivre ensemble, est-ce la décision indispensable à une vraie relation de couple, ou au contraire, un véritable "tue-l'amour" ?


Vivre ensemble, hors de question !

"Je refuse de partager mon espace vital", "j'ai besoin de ma liberté" : certains couples refusent la cohabitation systématique, et les deux partenaires vivent chacun de leur côté, ne se retrouvant que quelques jours par semaine.

S'il s'agit généralement d'un choix délibéré, ce peut être aussi une décision forcée (mutation professionnelle, notamment), alors souvent plus douloureuse qu'épanouissante, mais limitée dans le temps. Certains choisissent aussi de vivre séparément, par peur de l'engagement, mais, peu à peu, s'installent chez l'un ou l'autre, l'air de rien…

Ça ressemble à un couple…

Mais peut-on nouer une relation solide quand on ne partage que quelques soirées par semaine ? Si cela semble possible à certains amoureux (une minorité), selon les spécialistes, on ne peut pas parler alors de couple proprement dit. C'est ce que l'on appelle "le mariage de week-end, les deux partenaires ne se retrouvant que pour partager des activités agréables, explique Robert Neuburger, psychiatre et thérapeute de couple et de famille. Mais cette formule convient souvent aux couples qui n'en sont déjà plus". Difficile, semble-t-il, de ne pas partager le quotidien, les petites joies et les grandes peines, les jours de fatigue, ou de maladie, les factures et l'aménagement du nid commun ! Ces couples affirment ne vivre que le meilleur, sans connaître le revers de la médaille. Mais dans les faits, souvent, ils idéalisent la relation, et, comme au début d'une rencontre, jouent un rôle, dissimulent leurs défauts et points faibles pour ne montrer d'eux qu'une image lisse et idéale… qui n'est qu'une partie de leur personnalité.

Une histoire terminée avant d'avoir commencé

De plus, il serait faux de croire que cet amour à temps partiel évite les problèmes. "La difficulté provient parfois de ce manque de partage, de l'absence de marqueurs d'intimité que sont un territoire commun ou des finances partagées", explique R. Neuburger. La vie commune se réduit alors à la vie affective et sexuelle. Cette solution, parfois adoptée pour éviter des problèmes lors d'une séparation éventuelle, pose problème dans la construction du couple puisque la séparation est tellement anticipée qu'elle n'est parfois plus nécessaire… dans la mesure où le couple n'existe pratiquement pas !

Les aléas de la vie de couple

Pourtant, si vivre en ensemble semble essentiel à la majorité des couples, le quotidien à deux est loin d'être un long fleuve tranquille ! "Des difficultés sont liées aux rapports entre les espaces d'intimité de chacun, et l'intimité du couple, explique R. Neuburger. Ceux qui ont longtemps vécu seuls avant de s'installer, éprouvent de pénibles sensations d'envahissement de leur intimité. Il faut laisser une place à l'autre, là où on se débrouillait très bien tout seul, transformer un territoire qui nous appartenait exclusivement, en copropriété".

Vivre en couple, pour quoi faire ?

(Page 2 sur 2)


Que celui ou celle qui n'a jamais connu les disputes au sujet du choix musical, du programme de télévision, des activités de week-end ou de la place dans le lit jette la première pierre…Car les occasions ne manquent pas !

Isabelle Delaleu



"Les territoires de l'intime, l'individu le couple, la famille" et "Nouveaux couples" de Robert Neuburger, Editions Odile Jacob, respectivement 19,82 €uros et 19,05 €uros .

"Libres ensemble, l'individualisme dans la vie commune" de François de Singly, Editions Nathan, 21,19 €uros.
J'ai 48 ans et je suis divorcé depuis 8 ans.

je vis chacun chez soi depuis trois ans avec mon amie et je dois dire que je trouve cela insupportable. J'ai l'impression que nous ne formons pas un vrai couple mais avons juste une liaison.

Quand les week ends de famille, les voyages professionnels et les éventuelles disputes se conjuguent pour nous séparer on peut passer plus de quinze jours sans se voir.

En cas d'oubli il faut refaire 1h de route pour aller chercher un document important, des vêtements, des médicaments. On dépense peut être 30 % de plus.

On n'a rien construit dans la vie, pas de projet commun, pas de projection dans l'avenir, pas de soutien mutuel pour les choses de la vie. Rien à moi chez elle, rien à elle chez moi.

Quant à la fameuse usure du quotidien que l'on est censé éviter, une forme d'usure s'installe de toute façon. On se connait par coeur et le désir devient problématique comme dans n'importe quel couple.

Comme on se voit rarement on en profite pour se voir en tête à tête et du coup on ne voit plus nos amis.

Nos enfants sont étonnés pour eux ce n'est pas non plus l'idéal du couple.

Le seul avantage est que mon logement actuel est pratique pour mes enfants car pas trop loin de chez leur mère.

Mon amie dit qu'elle a besoin de temps pour se reconstruire après son divorce. Mais en fait je pense que les femmes de plus de 40 ans n'ont plus envie de vivre en couple. Un moment j'ai mis en cause son amour, son engagement mais je pense maintenant que ce n'est pas de cela qu'il s'agit, juste que ce mode de vie lui convient mieux.

Et bien sûr, en cas de séparation c'est pratique ça se fait tout seul.

P.

mot pour mot Alerter
les modérateurs


Auteur : verso54
Date : 20/08/2006 à 20:24:08
Contenu : je partage mot pour mot cette analyse...de plus cette histoire ressemble à la notre, sauf que la notre a fini par s arrêter, comme tu le dis dans ta conclusion, c est tellement simple d en finir quand rien nous retiens....même pas un meuble...
j ai tendance à dire que c est un choix de femme plus que d homme, en tout cas moi je suis contre il ne peut y avoir véritable histoire d amour sans quotidien..

Écrit par : leclercq | 23 décembre 2010

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ah oui les mots doux du natel faisant tomber en pavoison les jeunes et moins jeunes et qui ensuite téléphonent aux voyants ou astrologues pour savoir pourquoi celle ou celui tant sublimé durant quelques semaines ne répond plus ou offre subitement des petits cadeaux pour se faire pardonner quelques incartades,ah oui l'amour de ce petit natel qui dit des je t'aime,devenu soudainement autiste,que de pleurs et rancoeurs à l'horizon et que de séparations à venir,allons les humains vous en faites pas tous comme les petits vous avez eu votre console!ou comment se faire consoler ensuite grâce à des jeux de divinations,dont la spirale infernale vous conduira peut-être aux services sociaux,par ruine sentimentale,les relations n'ont jamais été faciles,mais le natel les aura transformées en affaires de sous et parfois de gros sous,résultats que de soucis à venir,et que de pleurs inutiles aussi!
bien à vous et bonne journée

Écrit par : lovsmeralda | 24 décembre 2010

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Mais par pitié cessez de faire des enfants,ceux nés de parents divorcés supplient les jeunes se mettant en ménage d'attendre deux ans avant de procréer,merci pour eux ,car ceux spoliés et brimés à vie ,marqués de la rancoeur à vie aussi ensuite se souviendront de leurs géniteurs et risquent pour beaucoup d'en vouloir à l'humanité toute entière et ce sur plusieurs générations,l'enfant ne doit jamais être le résultat d'un* je t'aime* ces mots comme dit la célèbre chanson,,sont stupides de sens,l'amour le vrai dure toute la vie et ce surtout dans les moments les plus douloureux qu'un couple traverse inéluctablement!

Écrit par : lovsmeralda | 24 décembre 2010

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@ lovsmeralda, comme vous je tombe des nues avec ces numéros de natel où l'on va apprendre si le petit copain la trompe, etc... C'est assez dégueulasse comme système. Tiens, je devrais en faire un billet un de ces jours.
Bonne journée.

Écrit par : hommelibre | 24 décembre 2010

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Belle analyse.
Pour le reste ce type de couple semble basé surtout sur la passion, problème la passion s'atténue avec le temps et encore plus qu'en l'autre n'est pas la pour soutenir (car c'est aussi ça être en couple).

Écrit par : mero | 24 décembre 2010

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Hommelibre,en fait je suis presque certaine après le nombre de plaintes entendues par de jeunes rêveurs, de l'amour parfait existant grâce d'après eux grâce au natel ou facebook, remplis d'illusion de pauvre gens dont la mentalité reste accrochée aux feuilletons à l'eau de rose américains,mais le plus surprenant des gens souvent dépendant d'anxiolitiques ou autres substances,ayant remplacé la drogue par de faux sentiments,c'est tout un travail relationnel qu'il faut mettre en route,le hic,la même réponse fuse de générations fort différentes,le dialogue n'existe plus et des discussions intelligentes non plus.Alors il sont prêts à débourser des sommes d'une importantance tellement inimaginable,qu'il faut vraiment le vivre pour être convaincu de la véracité de leurs dires,n'oublions pas que la voyance existe depuis des lustres,en 1949,les horoscopes abondaient dans les journaux féminin,le fameux Confidence de l'époque attirait déjà les lectrices grâce à ce piège fumeux!un scout sait jouer à l'âne pour se frotter aux expéditions les plus saugrenues pour se faire une idée exacte de ce qu'on viendra ensuite lui raconter!du moins ceux de notre génération d'ou la fameuse phrase,seuls ceux l'ayant vécu peuvent témoigner,il y a trop de mouvances sectaires,de là vient une grande partie des maux actuel!

Écrit par : lovsmeralda | 24 décembre 2010

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Et si chaque couple était libre de prendre la route qui lui convient !?
3,8 millions de Français partagent leur vie... à distance. Ils sont appelés VCCS (couple « vivant chacun chez soi ») par les Québécois, LAT ( living apart together) (« vivre ensemble séparément »), par les Anglo-Saxons. Ce n'est surement pas une solution de facilité car effectivement cela a un coup ce qui explique certainement que l'on rencontre ce type de couple majotitairement dans les couches sociales moyennes et supérieures.

Écrit par : Fmr | 25 décembre 2010

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@ Fmr
moi je pense plutôt que ce type de couples n'est pas viable à terme. l'enquêtrice au-dessus n'a pas pu continué sur le long terme, fautes de couples.

"j ai tendance à dire que c est un choix de femme plus que d homme, en tout cas moi je suis contre il ne peut y avoir véritable histoire d amour sans quotidien.."

est-ce un choix féminin qui veut faire durer la passion par l'absence de l'être aimé.

"Ces couples affirment ne vivre que le meilleur, sans connaître le revers de la médaille. Mais dans les faits, souvent, ils idéalisent la relation, et, comme au début d'une rencontre, jouent un rôle, dissimulent leurs défauts et points faibles pour ne montrer d'eux qu'une image lisse et idéale… qui n'est qu'une partie de leur personnalité."

où les femmes pensent t'elle écarter leur nouveau compagnon de l'éducatif de leurs enfants.
c'est une erreur car leur nouveau compagnon doit être investi par elles de l'autorité de proximité auprés de leurs enfants.

en réalité ce type de relation est un piége pour les hommes. la meilleure solution pour eux est de mettre un ultimatum à leur compagne, "la vie à deux où la quitter sans plus donner de nouvelles"

en réalité ce type de couples n'en est pas un puiqu'il ne se construit rien.
c'est une liaison puiqu'il n'y a que l'affectif et le sexuel.

"Mais par pitié cessez de faire des enfants,ceux nés de parents divorcés supplient les jeunes se mettant en ménage d'attendre deux ans avant de procréer,merci pour eux"

n'y a t'il pas trop d'attente dans le couple, qui doit être parfait, amour rimer avec toujours, les divorces sonts demandées en majorité par les femmes et la raison principale est un manque de romance dans le couple.
alors par pitié ces femmes cessez de faire des enfants !!!

Écrit par : leclercq | 25 décembre 2010

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Curieux cette théorie qui ferait que ce type de couple serait le fait des femmes !?
Mais peut-être en ont-elles assez d'être prise pour les bonnes à tout faire par bon nombre d'hommes qui quitte le confort maternelle (lavage, repassage et petits plats) pour autant qu'une femme aimante assure le relais au foyer familiale...tandis que Monsieur après qq temps prendra du bon temps avec une maitresse tellement plus disponible pour Lui.
J'ajouterai que deux toits n'excluent certainement pas le quotidien, j'admets par contre que ce type de situation n'est pas à priori adéquat à une vie avec enfants bien que dans nos contrés où 50% des couples divorces les enfants se voient imposés des doubles domiciles!
De nombreux couples cohabitants finissent par plus se voir ni se parler tandis que si un couple "living aparté together" traverse les années c'est bien un souhait de chacun des partenaires.
Mais surtout gardons nous d'opposer les uns aux autres et de faire du prosélytisme, je souhaite du bonheur à chacun dans le contexte qui lui convient...

Écrit par : Fmr | 25 décembre 2010

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@ Fmr

"Mais peut-être en ont-elles assez d'être prise pour les bonnes à tout faire par bon nombre d'hommes qui quitte le confort maternelle (lavage, repassage et petits plats)"

on voit que les enquêtes féministes mensongéres sur le partage des taches familiales sonts trés efficaces.

http://justice.pa-pa.normandie.over-blog.com/article-31512256.html

"N’y a-t-il pas propagande et même sexisme,


quand « 80% du noyau dur des tâches domestiques (cuisine-vaisselle-ménage-linge) » devient « 80% des tâches domestiques » ou « 80% du travail à la maison » ou « les femmes travaillent deux fois plus que les hommes » ?

D’après les mêmes chiffres si les femmes font effectivement 80% du noyau dur des tâches ménagère, elles ne font plus que 65,2% de l’ensemble des tâches domestiques (et les hommes 34,8%). Si l’on additionne le temps passé pour l’ensemble des tâches domestiques et pour les activités professionnelles, les femmes font 51,8% de l’ensemble du travail contre 48,2% pour les hommes. La différence existe bien mais on est loin des 80% - 20%."

"tandis que si un couple "living aparté together" traverse les années c'est bien un souhait de chacun des partenaires."

si l'enquête citée ci-dessus n'a pas trouvé de couples non cohabitants qui traversaient les années. où, ils se séparent où ils vivent ensemble au bout de guére plus que cinq ans.

" Les sociologues, toutefois, minimisent le phénomène. "Former un couple et vivre chacun chez soi, c'est dans l'air du temps et des médias, mais c'est un phénomène très rare, temporaire, et qui n'est généralement pas voulu, mais imposé par des contraintes professionnelles" souligne Catherine Villeneuve-Gokalp, de l'Institut National d'Etudes Démographiques. Ce chercheur a publié une étude sur le sujet dans la revue Population, en 1997. Avant d'abandonner ses recherches, faute de combattants. "J'étais partie de mon expérience personnelle. Autour de moi, plusieurs couples vivaient séparément. Mais je n'en ai guère trouvé d'autres... Pour deux raisons : économiquement, ce n'est pas tenable. Et quand on a des enfants, on a envie de vivre avec eux". "Pour définir un couple, il n'est pas indispensable que les conjoints vivent ensemble en permanence. Mais à peine plus d'une union non cohabitante sur dix dure plus de cinq ans ; les autres, quand elles ne sont pas dissoutes, sont transformées en unions cohabitantes", conclut-elle dans son étude. "

"dans nos contrés où 50% des couples divorces les enfants se voient imposés des doubles domiciles! "

oui les divorcés parce que les péres onts le droit suivant la loi de voir leurs enfants 4 jours par moi, et l'éducatif de ces enfants est catastrophique.
80% des délinquants sonts issus de familles monoparentales !!!

et lovsmeralda en souligne bien les méfaits ci-dessus.

http://www.fredi.org/index.php/Quelques-pistes/Une-idee-dans-l-air-depuis-10-ans.html

"tandis que Monsieur après qq temps prendra du bon temps avec une maitresse tellement plus disponible pour Lui."

peut-on en faire une généralité, est-ce si courant je ne crois pas.

tandis que ça c'est devenu normal.

" les divorces sonts demandées en majorité par les femmes et la raison principale est un manque de romance dans le couple."

je rappelle qu'un tiers des couples divorçent, et la moitié en région parisienne. aprés qq temps.

"Mais surtout gardons nous d'opposer les uns aux autres et de faire du prosélytisme, je souhaite du bonheur à chacun dans le contexte qui lui convient..."

ben je constate que l'amour séparé n'a pas l'air de convenir à grand-monde
puisque on en connait peu qui durent.

Écrit par : leclercq | 26 décembre 2010

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@ Fmr

"D’après les mêmes chiffres si les femmes font effectivement 80% du noyau dur des tâches ménagère, elles ne font plus que 65,2% de l’ensemble des tâches domestiques (et les hommes 34,8%). Si l’on additionne le temps passé pour l’ensemble des tâches domestiques et pour les activités professionnelles, les femmes font 51,8% de l’ensemble du travail contre 48,2% pour les hommes. La différence existe bien mais on est loin des 80% - 20%."

et encore dans cet argumentaire, il n'est fait état que des taches domestiques, en réalité il faut prendre en compte toutes les taches inhérentes au fonctionnement d'un foyer, réparations diverses, maisons voitures, améliorations et construction de la maison.

Écrit par : leclercq | 26 décembre 2010

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suite

http://www.france5.fr/on-n-est-pas-que-des-parents/index.php?page=debat&id_rubrique=461&id_article=767

"Choisir une vie à distance, est-ce plus l’apanage des femmes ?

G. C. : Oui et ces résultats de l’enquête vont contre les idées reçues. Ce sont les hommes qui tiennent le plus au couple. Une fois stables professionnellement, ils veulent d’avantage s’installer. L’enjeu pour eux, c’est de montrer que, conformément à ce que l’on attend d’eux, ils sont capables de faire vivre un foyer et une famille. En même temps, cohabiter va leur permettre de poursuivre des projets individuels en les mettant "au service" du couple et de la famille. "

"Dans tous les cas, il est très rare que le choix de vivre chacun chez soi soit un mode de vie revendiqué pour perdurer. "

Écrit par : leclercq | 29 décembre 2010

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je m'excuse mon lien qui datait de plusieurs années a été supprimé.
je mets donc l'interview en entier.

Avec toi, pas sous le même toit

Une fois chez toi, une fois chez moi, c’est le credo de certains couples qui s’aiment mais qui ont décidé de ne pas vivre ensemble. Individualistes ou idéalistes : pourquoi choisit-on de faire toit séparé et comment le vit-on au quotidien ?



Qui sont ces couples qui décident de vivre ensemble mais à distance ?

Gilda Charrier : Globalement, on retrouve deux grands types de profil.

On trouve d’un côté les jeunes. Ils sont en train de se construire professionnellement et dans leur vie amoureuse. Jusqu’à la trentaine, ils ne sont pas dans la construction d’une famille.

Et de l’autre côté, les personnes ayant déjà connu une union avec un ou des enfants, qui décident de vivre les histoires d’amour suivantes à distance, pour respecter la famille qu’ils ont fondée.

Dans ces deux cas, c’est la qualité de la relation que l’on cherche à protéger : la relation amoureuse dont on parle ici, mais aussi la qualité des autres relations. On ne s’engage pas dans une mise en ménage car on ne souhaite pas tant une vie conjugale cohabitante que se construire dans l’histoire. Et dès lors, s’installer n’a pas de sens.

Choisir une vie à distance, est-ce plus l’apanage des femmes ?

G. C. : Oui et ces résultats de l’enquête vont contre les idées reçues. Ce sont les hommes qui tiennent le plus au couple. Une fois stables professionnellement, ils veulent d’avantage s’installer. L’enjeu pour eux, c’est de montrer que, conformément à ce que l’on attend d’eux, ils sont capables de faire vivre un foyer et une famille. En même temps, cohabiter va leur permettre de poursuivre des projets individuels en les mettant "au service" du couple et de la famille.

Pour les femmes, il existe un décalage de calendrier. Elles sont généralement plus jeunes et moins pressées de se stabiliser. Elles savent aussi ce que va leur coûter une installation, qui prélude souvent à la fondation familiale : la construction d’une famille viendra bouleverser leur vie professionnelle, la suspendre ou la réduire au temps partiel. Elles ont donc tendance à repousser leur mise en couple pour gagner du temps et rester femme active à temps plein et dans la profession qu’elles ont choisie aussi longtemps que possible.

Plus tard, quand on a déjà eu des enfants, on ne voit pas forcément l’intérêt de se remettre en couple cohabitant.

Le couple fusionnel reste-t-il un idéal ?

G. C. : C’est une référence. Il y a le plus souvent un moment de l’histoire conjugale où l’on cohabite. Mais ceci signifie qu’il y a aussi un ou des temps de vie chacun chez soi pour entretenir la relation tout en restant soi-même, c’est-à-dire engagé dans d’autres projets, d’autres relations, dont les relations familiales.

Dans tous les cas, il est très rare que le choix de vivre chacun chez soi soit un mode de vie revendiqué pour perdurer. C’est quelque chose de vrai uniquement après la retraite, où il n’y aura guère d’installation commune. L’arrivée d’un enfant met généralement fin à cette situation de non cohabitation. Certains persévèrent mais c’est très rare. C’est souvent parce qu’ils ont essayé la cohabitation et que ça n’a pas marché, qu’ils reviennent alors à la non cohabitation pour préserver leur histoire.

Ou bien ce sont des couples qui n’ont pas intérêt à s’installer ensemble parce que leurs métiers les obligent à être très mobiles. S’ils s’installaient, ça ne correspondrait pas à leur identité sociale.

Parmi les personnes qui ont déjà connu une union qui s’est défaite, beaucoup se remettent aussi en ménage. Aujourd’hui, après une séparation ou un divorce, on a encore tout le temps de refaire sa vie.

Alors oui, le couple "fusionnel" au sens de cohabitant reste une référence, même si on se dit qu’à la deuxième ou troisième union, on ne rejouera pas son histoire de la même manière, que l’on fera peut-être plus attention à l’autre et à soi.

Vivre ensemble mais séparés, est-ce juste une autre façon de vivre son couple ?

G. C. : Oui, ce qu’il faut vraiment comprendre, c’est que ces couples ne sont pas des non couples ou des couples qui sont contre les valeurs de la société. Cette non cohabitation correspond seulement à un moment de la vie.

S’ils vivent séparément, c’est le plus souvent momentané et toujours pour de bonnes raisons : préserver au mieux les siens ou leur relation au nom de tout ce qu’ils s’étaient promis. Ce ne sont pas des marginaux qui n’auraient pas les mêmes valeurs que les autres : ils souhaitent être stables, responsables, autonomes et vivre égaux. À certains moments, vivre chacun chez soi leur a paru la meilleure adaptation à leur histoire.

Comment s’organise le quotidien dans ces couples ?

G. C. : Contrairement à ce que l’on s’imagine - et c’est aussi la grande surprise de nos enquêtes -, c’est que tout est en effet très organisé. Il y a davantage d’imprévus dans la cohabitation car vous savez de toute façon que vous vous retrouverez à la maison. Entre les conjoints qui ne vivent pas sous le même toit, le portable est fondu dans la relation. On projette, on anticipe, on organise. On s’imaginait au départ que c’était vrai quand les couples avaient un enfant mais on s’est rendu compte en fait qu’ils sont tous très organisés. Quand on vit à distance, il faut prendre rendez-vous si on veut se voir. On s’invite.

Finalement, la routine s’installe aussi chez ces couples ?

G. C. : Nous l’observons, mais eux ne la vivent pas nécessairement. Ils ont le sentiment que rien n’est prévu à l’avance, que tout peut être rejoué. Et si prévoir les rencontres peut éventuellement ennuyer, cela préserve aussi : arriver à l’improviste suppose bien la spontanéité que l’on valorise dans une relation, la liberté pour celui (ou celle) qui vient quand il/elle veut. Mais c’est aussi une forme d’irrespect s’il arrive alors que l’autre est investi dans une autre relation, son travail... Convenir avec l’autre d’un moment est alors plus respectueux de chacun.

Ces couples sont-ils plus exposés aux risques d’infidélité et de jalousie ?

G. C. : C’est en effet théoriquement plus facile hors du "contrôle" de la vie en commun, mais ce n’est pas forcément plus fréquent. La fidélité reste une valeur à laquelle les couples, même à distance, restent très attachés. On continue à croire au couple monogame.

Et s’il y a jalousie, souvent elle est tue car c’est très mal vu socialement. On est supposé avoir confiance. Si on remet ça sans cesse sur le tapis, ça n’a plus de sens de vivre séparément.

Sait-on si ce choix de couple non cohabitant augmente ou diminue le risque de rupture ?

G. C. : Si la non cohabitation intervient juste après une séparation, que l’idée est de vivre une histoire dans la légèreté et que l’on a d’abord envie d’être confirmé affectivement, là oui, le risque de rupture est grand. La relation ne s’est pas nouée pour durer.

Sinon, ce n’est pas plus risqué. Certains couples vivent ainsi depuis très longtemps, même des jeunes.

Donc, ce n’est pas la non cohabitation qui entraîne les ruptures mais le contexte de cette non cohabitation.

On rencontre des couples qui ne se voient que toutes les trois semaines et qui tiennent depuis longtemps. Ce qui compte dans ces histoires, c’est de savoir au service de quoi est mise la distance. Si c’est au service de la relation, alors la situation peut durer des années.

Écrit par : leclercq | 29 décembre 2010

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Bonjour,
Journaliste pour la télévision française, je prépare un reportage sur les couples non-cohabitants, qui entretiennent une vie de couple voire de famille mais "chacun chez soi". L'objectif du reportage est de vous donner la parole, de montrer comment vous vous organisez au quotidien et en quoi c'est pour vous la meilleure façon de vivre deux. Si vous êtes concernés, n'hésitez pas à me contacter à cdj@lignedefront.com
Peut-être à bientôt ?
Bien cordialement
Céline

Écrit par : Céline | 22 avril 2011

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"L'objectif du reportage est de vous donner la parole"

Ouais.

Vous savez que nous sommes très lents n'est-ce pas ? De ce fait, la novlangue nous est encore inconnue mais je crois tout de même décrypter que vous recherchez quelques animeaux de foire à exhiber non pas lors d'un dîner mais plutôt lors d'un débat.

Les poubelles françaises seraient-elles vides pour que vous tentiez de venir faire du tri sélectif dans notre si petite Romandie ?

Écrit par : Giona | 22 avril 2011

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