25 octobre 2010

Affiche Calvin Klein 2010: incitation au viol ou néo-puritanisme féministe?

L’Australie vient d’interdire la nouvelle affiche publicitaire de la marque Calvin Klein. Le Bureau de Vérification de la Publicité estime en effet qu’il s’agit d’une incitation au viol. Voyons de quoi il s’agit. (Cliquer sur les images pour les agrandir)


Klein1.jpg1. La décision australienne

«Selon l’organisme chargé de valider les publicités, le visuel représentant une femme au milieu de trois hommes, dont l’un penché sur elle, le pantalon déboutonné, est une «incitation au viol et à la violence» envers les femmes. «Nous considérons que cette image est dégradante pour les femmes car elle suggère qu’elle (le mannequin de la publicité) est le jouet de ces hommes», explique l’Advertising Standards Bureau.

Il a donc opté pour l’interdiction pure et simple de la campagne, après plusieurs jours de controverse. Plusieurs associations de protection des femmes et d’accompagnement de victimes de viols s’étaient en effet émues de ce visuel.»

2. Le contexte

La marque de Jean Calvin Klein fait depuis 30 ans des affiches provocatrices. La connotation érotique y est quasi permanente. Cela a commencé en 1980 avec Brooke Shields. Certains se rappellent peut-être cette pub: «Qu’y a-t-il entre mon jean et moi? - Rien» (voir vidéo 2 en fin d'article). La vidéo 3 montre une autre pub avec un homme et deux femmes: nul doute qu'il y a là une incitation à violer l'homme!

On aime ou non. On peut trouver cela exhibitionniste, immoral, ou au contraire représentatif de la passion amoureuse qui inclut une sexualité assumée.
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Les précédentes affiches de la marque montrent souvent des couples dans une attitude assurément suggestive et consentente. Dans aucune des affiches il n’y a de signe de violence, tant dans les gestes que dans les expressions du visage. La seule violence est celle de la passion et du désir. La marque n’a donc jamais produit d’affiches laissant supposer qu’elles représentent un viol.


3. L’affiche

Analysons cette affiche (image 1). Trois hommes, une femme. L’un des grands fantasmes féminins, une relation avec plusieurs hommes.

Sur les trois hommes, l’un, presque déshabillé, est penché sur la femme. Il tient sa taille par-dessous: aucune contrainte. La chemise est enlevée, signe d’un dénudement progressif, sans violence.

Les autres hommes sont relax, sans aucun signe de violence à l’égard de la femme. Elle-même n’a pas de geste de défensive ni d’expression de souffrance ou de rejet. Son soutien-gorge n’est pas déchiré. La cuisse d’un des hommes lui sert de coussin pour sa nuque, et sa main est posée détendue sur le dos du second. Le troisième fume tranquillement une cigarette. Or ils sont dehors (voir les grillages) donc dans une situation où ils pourraient être surpris s’ils violaient. Comment pourraient-ils être aussi détendus si la relation n’était pas libre et consentie par tous?

Rien donc qui laisse suggérer un viol. Rien qui démontre que la femme soit le jouet des hommes. Ce n'est que le fantasme en boucle du féminisme qui étale encore une fois sa pensée mécanique.

 

klein91-jeans-hiver-2010-2011-2.jpg4. Les autres affiches et le clip

Cette affiche fait partie d’une série de plusieurs affiches (images 2 et 3) de la marque destinées à être montrées dans la même période. Aucune affiche de cette série ne suggère un viol.

Le clip ci-dessous complète également la campagne de publicité. Le film se passe dans le même lieu et avec les mêmes acteurs. On ne peut donc se tromper: la référence aux affiches ne laisse planer aucun doute.

L’attitude de la femme, sa gestuelle, montrent non seulement son consentement mais son désir actif.

 



5. Mais alors pourquoi cette censure?

Parce que des associations féministes ont fait leur lobbying auprès du gouvernement australien et sont arrivées à leurs fins.
sexisme2.jpg
Ce faisant, elles font bien sûr passer les hommes pour des violeurs, forcément, alors même que rien dans les images ne permet de l’imaginer. Deuxièmement elles culpabilisent les femmes qui veulent vivre leur sexualité librement.

Ah, les féministes de 2010 sont en train d’enterrer sous un bitume néo-puritanisrte le courant libertaire dont elles se sont servi en 1968 et après!

Ce ne sont plus des féministes, ce sont des ligues de vertus qui n’ont rien à envier aux ligues chrétiennes d’extrême-droite ou islamistes.

Car de deux choses l’une: ou bien on accepte de vivre dans une société qui met en scène le corps - féminin et masculin - tant dans la publicité que le cinéma et la littérature, soit on interdit toute référence explicite au corps en tant que lieu du désir érotique. Et si l’on considère que cette affiche est abou-ghraib2.jpgune incitation au viol, je m’étonne que les féministes n’aient jamais réagi à ces images violentes (ci-contre) montrant la domination d’une femme sur un homme - dont celle d'Abou-Ghraib à la connotation sexiste très marquée.

La pensée unique féministe (homme forcément bourreau - femme forcément victime) continue sa croisade. Deux poids deux mesures: on commence à avoir l’habitude avec ce féminisme qui à force d’être allé à gauche revient par l’extrême-droite. Elles vont bientôt adhérer au parti de Le Pen, seul défenseur de la «bonne» morale... Messieurs, le monde puritain et autoritaire du féminisme est en marche. La ceinture de chasteté vous guette!

 

Et Mesdames des ligues de vertus, pensez à cacher la marque de votre jean Calvin Klein quand vous sortez en boîte: on pourrait y voir une incitation...





Vidéo 2: Brooke Shields 1980:

 

 

Vidéo 3: un homme deux femmes

 

Autres affiches de la marque:

 

Klein3.jpg



























klein7.jpg

































Klein8-Jeans-4.jpg

Commentaires

D'accord que c'est idiot d'interdire cette pub où on ne voit un viol que si on a l'esprit mal tourné. Mais quand même, cette polémique cache une autre réalité: cette pub et toutes celles que vous montrez sont bêtement racoleuses et ne méritent qu'une chose: le dédain. L'amour et la sexualité au service des gains commerciaux. Beurk.

Écrit par : Kad | 25 octobre 2010

Bonsoir Kad,

Ça, pour être racoleuse, c'est sûr! Mais la pub est par nature et par vocation racoleuse. Qu'elle invoque les bons sentiments, la maternité, l'amour, la sexualité, l'hygiène intime, le sentiment de puissance par une belle voiture, les mauvais sentiments (jalousie, etc), au fond ce n'est pas si différent.

Et la pub raconte une histoire. Ça m'inspire à faire un billet sur la pub des années 50: on racontait déjà des histoires qui n'avaient parfois qu'un lien indirect avec le produit. C'est cela qui permet d'accrocher l'attention.

Écrit par : hommelibre | 25 octobre 2010

J'ajoute qu'en langage pub, on associe le produit à une notion autre. Ici c'est la passion. Et la passion passe par le corps.

Écrit par : hommelibre | 25 octobre 2010

J'ai du mal a saisir la passion dans cette pub et je ne pense pas non plus que cette dernière passe forcément par le corps mais ce ne doit être qu'une question d'appréciation...

Écrit par : lyonnais du 69 (le vrai) | 25 octobre 2010

A chacun son appréciation de la passion. Mais pourquoi l'appréciation d'un fonctionnaire de l'état (Bureau de Vérification de la Publicité) vaudrait plus que la mienne?
Je ne vois aucune incitation à quoi que ce soit dans ces images, mais surtout pas au viol et à la violence.

La vu d'un couteau ne m'a jamais incité à massacrer mes convives, la vue d'une bouteille d'alcool ne m'a jamais incité à me soûler, la vue d'une femme (même dénudée) ne m'a jamais incité à la violer ... Je me demande alors si les fonctionnaires du dit bureau ne souffrent pas tout simplement du problème psychologique qu'on appelle la projection (http://fr.wikipedia.org/wiki/Projection_%28psychanalyse%29); ils s'imaginent que tout le monde pense comme eux.

Écrit par : benpal | 25 octobre 2010

benpal, si vous avez raison et si c'est de la projection, il faut embastiller séance tenante ces gens du Bureau de Vérification de la Publicité pour leur éviter de passer à l'acte.

Tien d'ailleurs, ce terme fait assez Big Brother...


@ lyonnais: la passion est liée entre autre à l'intensité du désir, ce qui semble être le cas ici.

Écrit par : hommelibre | 25 octobre 2010

@benpal "ils imaginent que tout le monde pense comme eux"...c'est exactement ce que vous faites...personne n'interprétera de la meme maniére une bouteille d'alcool, une femme dénudée ou un couteau...ca parait évident

Écrit par : lyonnais du 69 (le vrai) | 25 octobre 2010

tout a fait mais quel rapport avec le corps??

Écrit par : lyonnais du 69 (le vrai) | 25 octobre 2010

Le corps est le lieu où la passion s'incarne. Elle a besoin du corps pour exister pleinement. Sans le corps elle reste à l'état d'intention, virtuelle.

Écrit par : hommelibre | 25 octobre 2010

mouais

Écrit par : lyonnais du 69 (le vrai) | 26 octobre 2010

Je ne me sens pas concerné par ce genre de pub et si ces affiches ne m'indisposent pas personnellement, je trouve quand même qu'elles reflètent le manquent de limites de ceux qui sont chargés de faire vendre à tous prix.
Car là où je ressens le malaise, c'est que des affiches dans la rue, sont visibles autant par des adultes, qui peuvent apprécier où pas, mais il y a déjà quelque chose qui peut être intrusif, que par des enfants de 3, 6,8 ou 10 ans qui sont bien éloignés de la passion corporelle. Là c'est un peu space. C'est dans ce manque d'attention basique que je vois un effet pervers.

J'avais déjà écris que nous ne protégeons pas assez le monde de l'enfance, car ce sont les premiers qui prennent en pleine poire le monde sans filtre des adultes avec toutes les fausses interprétations qui peuvent mariner en eux.

C'est ce qui m’apparaît le plus sur ce sujet.
Bien qu'effectivement, on verra plus des censures pour protéger la dignité de la femme que de l'homme. Je trouve que la banalisation des images qui induit toujours plus d'excès pour faire réagir le public manque singulièrement de poésie et d'imagination.

Écrit par : aoki | 26 octobre 2010

@ aoki: Je comprends et partage en partie le point de vue de ce qu'on met sous le nez des enfants. Tout en me demandant quel est le véritable impact sur eux. Ils ne voient pas tout, et voient beaucoup plus les images qui sont en rapport avec eux. Surtout que cette image ici est compliquée à saisir d'un coup. Une vache Milka dansant la salsa attirera bien plus leurs regards que la blonde de l'affiche.

Et puis, à 5 ans ils ne la voient même pas, et à 10 ils en savent déjà plus. Moi à 9 ans j'ai embrassé (sans la langue...) ma petite voisine qui s'appelait Gisèle, et plusieurs fois, on remettait ça. Et on a aussi joué à se montrer nos différences anatomiques. Plusieurs fois! Elle y était autant intéressée que moi.

Pour ce qui est de la limite à dépasser ou non dans la pub, je vois les choses autrement. La pub doit d'une manière ou d'une autre dépasser une limite pour attirer l'attention et inciter à l'achat. Il y avait je ne sais plus quelle pub où un personnage ment (il y en a pas mal comme ça), et cela fait rire, et la pub a réussi à capter notre attention. Pourtant mentir et faire rire en mentant est-il plus moral que montrer une scène érotique? Je me pose la question. Il y a d'autres exemples de pub qui à leur manière transgressent, c'est leur rôle. Et toutes les transgressions sont loin d'être anodines. Rendre un personnage ridicule ans une pub est-il moral? Un enfant peut la prendre au premier degré.

Concernant les images et la poésie, personnellement j'y vois plus un rapport à West Side Story version moderne. D'ailleurs les clips de pub pour Calvin Klein font souvent référence à d'autres films connus et revisités. Pour l'homme avec deux femmes, avec ces couleurs pastels et ces bandes horizontales, c'est je ne sais plus quel film d'Antonioni sauf erreur.

Sur la question féminine, la position australienne me paraît totalement abusive. Eux sont clairement abusifs! La femme de l'affiche n'est pas du tout un objet, elle désire elle aussi cette relation. Elle y a même le pouvoir comme on le voit dans le clip. L'interprétation est donc inversée à cause de groupes féministes.

Le biais contre les hommes n'est pas simplement qu'on ne protège pas leur dignité. Il est qu'on les suspecte par principe, contre même l'évidence des images, d'être des agresseurs. Je sais où cela mène et tant que je serai vivant je me lèverai contre cela, qui est cause d'une grave perturbation de l'identité masculine, de la place de l'homme, de l'équilibre de la société, des repères, de l'éducation, de l'égalité hommes-femmes. Et ce qui est grave c'est que des gouvernements suivent ce biais sans état d'âme.

Ce qui se passe là est une destruction culturelle systématique et systémique du masculin au profit de groupes d'idéologues marxistes recyclées qui ont fait leur fond de commerce de cela, qui exploitent les femmes (en prétendant parler au nom de toutes alors qu'elles ne parlent qu'en leur propre nom) comme les hommes pour s'enrichir et prendre le pouvoir sur l'homme.

Cette escroquerie détruit des hommes à la pelle. Et la lâcheté des politiques face à ces groupes de pression fait penser à la lâcheté des dirigeants en d'autres époques.

Je comprends bien ce que ma position peut avoir de dérangeant par sa force et sa détermination dans l'analyse et dans l'ampleur qu'elle donne au phénomène, voire dans le risque de généralisation. Mais si dans les faits il n'y a pas de généralisation, il y en a une dans la politique, dans les tribunaux, dans l'éducation.

Ce féminisme-là doit être déconstruit, avec force, et il a de l'avance il ne faut donc pas être tiède. Avant qu'il ait inspiré encore plus de lois liberticides et anti-hommes pour réduire ceux-ci à l'état de toutous obéissants et peureux.

Écrit par : hommelibre | 27 octobre 2010

Un adulte garde sa vie corporelle et ses passions dans des endroits intimes ou réservés, pourquoi il serait juste de les placarder au vu de tous ? La pub aurait tendance à nous rendre un peu schizo ?

Les enfants gardent une trace subliminale de ce qu'ils voient et sans être prude je ne vois ce genre de pub très saine.

Les images sont belles techniquement, mais c'est de la mise en scène, du théatre avec de faux airs, durs, désabusés voir ravagés (en ce qui concerne les premières affiches). Tout ceci en relation au corps et à la sensualité. Moi je vois le message d'une attitude désabusée connotée à la relation corporelle. Rien qui induit la passion solaire et euphorisante. Elle est là la violence du message que je trouve nocive même pour des ados, mais tellement banalisée.
Je parierais que les enfants de 10 aujourd'hui ont des jeux moins innocents que les votre au même âge.
Mais bon peut être que je deviens un vieux con ?


Le problèmes des abus des ligues femino-marxistes est légitimement contestable et préoccupant. Mais il faut bien avouer qu'à force de chercher à aller toujours plus loin les publicitaires prêtent bêtement bien le flanc à ce genre de réaction.
Je comprend bien la volonté d'être un peu une sentinelle pour dépister rapidement cette espèce de lobbyng féministe qui culpabilise la masculinitude. Mais j'aimerais comprendre; c'est qu'elles aient gagné une partie en Australie qui vous fait bondir ou est-ce que c'est la pub interdite qui vous chagrine ? J'ose croire que c'est la première question qui est la bonne ;-)

Écrit par : aoki | 27 octobre 2010

En ce qui me concerne j'apprécie quand même les jolies courbes de Cindy Crawford !
-_-

Écrit par : aoki | 27 octobre 2010

"Un adulte garde sa vie corporelle et ses passions dans des endroits intimes ou réservés, pourquoi il serait juste de les placarder au vu de tous ?"

Je ne vois pas beaucoup de vie corporelle dans ces images. J'en vois beaucoup plus en flânant le long des quais du Léman en été ; et mes enfants aussi.


"Les enfants gardent une trace subliminale de ce qu'ils voient ..."
Et c'est forcément un trace négative ?
Faut-il cacher aux enfants toute vie corporelle et toute passion jusqu'à l'age de 16, 18, 20 ans? Les enfants vivent dans un corps, découvrent le monde à travers leur corps et sont en contact avec beaucoup d'autres corps. Et un enfant sans passion, quelle horreur.

Écrit par : benpal | 27 octobre 2010

"Un adulte garde sa vie corporelle et ses passions dans des endroits intimes ou réservés, pourquoi il serait juste de les placarder au vu de tous ?"

Je ne vois pas beaucoup de vie corporelle dans ces images. J'en vois beaucoup plus en flânant le long des quais du Léman en été ; et mes enfants aussi.


"Les enfants gardent une trace subliminale de ce qu'ils voient ..."
Et c'est forcément un trace négative ?
Faut-il cacher aux enfants toute vie corporelle et toute passion jusqu'à l'age de 16, 18, 20 ans? Les enfants vivent dans un corps, découvrent le monde à travers leur corps et sont en contact avec beaucoup d'autres corps. Et un enfant sans passion, quelle horreur.

Écrit par : benpal | 27 octobre 2010

Wieso, HL, vous avez traité Nicole Kidman de... de... Parce qu'elle avait montré ses seins dans Eyes Wide Shut,(et accessoirement mis en cause les mecs si caïns) et vous vous mobiliser pour une marque de jean's. Etonnant nein? aurait dit... Cyclopède.
Bien à vous
=@=rb
Ps: De toute façon fur mich la pub EST de la prostitution. Quelle que soit l'imache.

Écrit par : redbaron | 27 octobre 2010

En tant qu'homme qui sait apprécier de belles images, et en même temps atterré par le raz de marée de puritanisme ouvert et revendiqué de l'Australie (contrôle du contenu porno des PC entrant en douane, lois débiles, producteurs d'art erotique/porno obligés de se délocaliser ...), ben je peux comprendre leur point de vue. Cette affiche craint.

J'admets qu'une analyse subtile étaye votre argumentaire comme quoi la fille n'a rien à craindre, mais un coup d'oil rapide (c'est de la pub quand même) montre une fille dénudée au milieu de 3 hommes eux aussi dénudés, dont un qui la surplombe et un qui est en position de la contrôler ... il n'en faut pas plus.
La vision d'une affiche innocente est je pense réservée à un public éclairé, qui vit sa sexualité pleinement et sans complexe. Je m'autorise à penser que ce n'est pas la majorité de la population, et que quiconque ayant un jour ne serait-ce que vaguement approché la violence sexuelle puisse être choqué. Viscéralement. Et ça on devrait le respecter.

Sans parler de féminisme, la redondance de l'exposition du corps érotisé à des fins marketing, ça commence à me faire vomir quand le produit n'a rien à voir. Il n'y a rien de moins érotisant au contraire, ça fout tout en l'air.

Écrit par : Luj | 28 octobre 2010

@ redbaron: Vous savez bien que dans ces deux interventions (Billy the Kidman et Jean Calvin le Petit), le propos mis en exergue est celui qui comme d'hab criminalise les hommes par principe et par généralisation, et qui n'a plus aucune objectivité - et partant plus de légitimité.

Sur la publicité je n'ai pas le même point de vue. J'en ferai un billet proximalement.

Bien à vous!
heu... comment on dit?... né... nai... (pas néné, bon sang, m'enfin, le gouvernement australien nous regarde, entouré de ses cerbères en jupons)...

ach ya, nächste! Ya, gut, schön! Wunderbar!

Écrit par : hommelibre | 28 octobre 2010

@benpal
"Et un enfant sans passion, quelle horreur."
De quelle type de passion parlez-vous pour les enfants ?
Du reste vous semblez d'accord avec moi pour dire que ces affiches ne reflètent pas vraiment la passion. Pas un peu contradictoire tout cela ?

Écrit par : aoki | 29 octobre 2010

Il faut remettre les choses dans leurs contextes on parle de l'Australie, un pays ou un projet de loi pour interdire les porno et images avec des femmes qui ont des seins trop petit, en fait l'idée était de sous entendre que les hommes qui aiment les femmes avec une faible poitrine on des tendances pédophiles, je pense qu'a partir de la on comprend aisément l'ambiance qui règne dans ce pays.

Pour la pub en elle même je la trouve sympa (le concept est bien rodé) on met en gros plan la passion charnel, ce désir qui est créé grâce aux vêtements Calvin Klein qui érotise le corps des femmes et des hommes.

Écrit par : igloo | 29 octobre 2010

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