23 octobre 2010

Violence domestique (4): l’homme castré

Si l’époque est marquée entre autres par la déconstruction d’anciennes croyances, il est tout aussi important de déboulonner les nouvelles croyances. Si l’on veut poser peu à peu les bases d’une nouvelle société, il faut faire table rase des idées et idéologies qui perpétuent les anciens systèmes. La volonté de pouvoir est l’un de ceux-là.


femrad1.jpg1 femme = x hommes

L’inégalité hommes-femmes devant la justice, que je soulignais hier suite au procès du père infanticide dans le Jura suisse, est une démonstration de l’inversion des valeurs de notre société.

Aujourd’hui, la parole d’une femme vaut celle de plusieurs hommes devant les juges. Une simple accusation par téléphone détruit pour des années la relation d’un père avec ses enfants, sans compter les spoliations qu’il subit: argent, maison, voiture, etc.

Il est devenu clair ces dernières années que le féminisme radical, d’obédience rouge vif, se fait passer pour «le» féminisme dans le seul but de prendre le pouvoir sur la société et la modeler à sa seule volonté. Pour y parvenir il faut démolir l’homme et prendre sa place. Et ce n’est pas que dans le domaine social, culturel ou juridique: en matière de violence les filles rattrapent aussi les garçons, une manière d’asseoir leur pouvoir sur leur entourage.

La destruction de l’homme a commencé dans les années 60 quand les féministes marxistes traitaient toute relation sexuelle initiée par l’homme de viol. On dénie aux hommes toute spécificité propre, on l’évacue ou le remplace sans vergogne dans la fonction de père, on le culpabilise à outrance en lui attribuant tous les maux de la Terre, on le désigne comme seul coupable de la violence - en particulier celle de couple. Le lobby féministe radical a réussi à contaminer les instances judiciaires et gouvernementales dans de nombreux pays et la toxine a même muté pour atteindre des hommes a priori de bonne foi mais aveuglés par le reniement de la masculinité et par la culpabilité introjectée.


Le sexe, arme de destruction massive des hommesBaléares.jpg

On sait bien comment détruire les hommes: par l’évidence de leur identité propre, leur sexe et partant leur sexualité. La criminalisation du comportement sexuel masculin est devenue une sorte de mantra mystique qui célèbre la hargne contre les hommes. Regarder une femme quelques secondes, l’inviter à manger, peut valoir un procès pour harcèlement. Il faut castrer l’homme, lui couper l’attribut qui le différencie de la femme. Il faut faire de l’homme une femme. D’ailleurs les fausses accusations, sous-produit du féminisme radical et élément de terrorisme culturel moderne, est devenu l’arme invisible des empoisonneuses, lesquelles sont toujours protégées par les juges quand leur action terroriste est démasquée par un non-lieu ou un acquittement.

Ceci n’a rien d’excessif. Le féminisme radical, qui se fait passer pour «le» féminisme, tient un discours ouvertement dénigrant et culpabilisant des hommes. Avec un aplomb que l’on croyait réservé aux plus lourdingues des machos incultes.

Mais comment cela a-t-il pu prendre? Comment cette escroquerie morale et financière du féminisme radical a-t-elle pu se développer au ce point d’imprimer sur les hommes une image si négative et dénigrante. Comment en est-on arrivé à croire à cette version soviétique de l’histoire selon laquelle l’homme ne cherche qu’à exploiter et dominer la femme depuis la nuit des temps? Comment des hommes intelligents donnent-ils dans ce panneau sans plus aucun sens critique?


femrad3.jpgSur la piste du monde à venir

Peut-être faut-il chercher les raisons dans une illustration inconsciente de la puissance féminine. Si la puissance masculine des hommes est visible - dans le pouvoir politique et militaire, dans son pénis en érection, celle de la femme n’est pas visible, à l’instar de sa génitalité.

Je reprends ici un commentaire fait à l’intention d’aoki sous un précédent billet:

J'ai souvent eu l'impression que notre époque, depuis les années 50, est dans une sorte de no man's land. Pourrions-nous tenir suffisamment longtemps dans le no man's land, sans guerre, sans tyrannie, sans religion dominante, pour que des idées nouvelles aient le temps de former peu à peu un nouveau fleuve, un nouveau livre, un nouveau logos sans propriétaire, une perspective de société intégrant la science la plus pointue, la neuro-psychologie, et bien d'autres choses encore? Le génie humain s'exprime aujourd'hui dans tant de domaines: espace, physique, sciences en général, technologie, poésie, etc, bon sang qu'il serait regrettable que cela n'aboutisse pas et qu'un nouvel obscurantisme - religieux ou autre - vienne imposer sa loi à la demande d'une majorité d'humains angoissés n'ayant su prendre leur vie en main. Des humains dont le manque de père et de re-pères ouvre grande la porte à de nouveaux sauveurs-oppresseurs.

C'est d'ailleurs bien le risque d'un certain féminisme agressif et puritain, qui contrairement à ce qu'il prétend n'est pas une libération humaniste: il présente le risque d'ouvrir la porte aux nouveaux tyrans, aux ersatz de père, aux chimères dévoreuses et pourvoyeuses d'incohérence. La tyrannie du père a ceci de bien qu'elle est visible et que l'on peut s'y opposer. La tyrannie de la mère est invisible et quand bien même on pourrait en prendre conscience il serait déloyal - et donc culpabilisant -- et donc désespérant car de nature à nous rendre impuissants par inhibition - de s'y opposer.

L'ambivalence maternellefemrad5-1273665314.jpg

En effet la mère suscite l'inceste par l'aspect corporel du contact (allaitement, soins, tendresse), et elle l'interdit en même temps. Terrible ambivalence! Ambivalence par nature castratrice. Je n'invente pas. Regardons ce qui s'est passé avec l'affaire Dutroux: les hommes, les pères ne touchaient plus leurs enfants. Le contact de l'homme est perçu comme pervers, pas celui de la femme. La castration masculine est la seule solution d'impunité. Quand des féministes américaines affirmaient que la pénétration masculine était par nature un viol, ou quand on criminalise un regard de l'homme sur la femme comme du harcèlement, l'homme ne peut être innocenté qu'au prix d'une soumission volontaire à la castration psychologique et à l'abandon de sa pulsion vitale et sexuelle, qui est une part importante dans la survie de notre espèce et une part importante de son identité propre et de sa psychologie.

La castration morale, psychologique, judiciaire, sociale des hommes est en route à grande échelle. Si les hommes occidentaux, riches d’une longue évolution philosophique et d’un questionnement profond sur le monde, aimant les femmes et les hommes, partisans de l’égalité dans la différence et le respect, ne se réveillent pas, ce seront d’autres cultures ou des néo-cultures pensées par des jeunes hommes frustrés de respect et viscéralement rebelles, qui remettront en avant l’homme dans ce que sa masculinité a de plus détestable: la violence et le mépris de la femme au nom des «couilles». Cela a déjà commencé.

Commentaires

Bien écrit sur le fond et sur la forme. L'égalité devant la justice entre homme et femme est effectivement aléatoire en 2010. Lors d'un divorce, on serait tenté à dire que la justice doit démonter un édifice, représentant l'homme et la femme unis, et de le démonter pour en créer deux nouveaux, certes plus petits, distincts, indépendants, mais tout aussi solides l'un et l'autre. Une situation gagnant-gagnant ou perdant-perdant si vous voulez mais, c'est rarement le cas. La spoliation intervient par forcément où elle est le plus visible, l'argent. Par exemple, dans le cas d'une femme qui élève les enfants du couple pendant que l'homme travaille, la justice considèrera qu'élever ces enfants a plus de valeur, surtout financière, et l'homme devra payer. C'est une fausse bonne idée car c'est une spoliation morale qui entraîne l'inégalité ! Pourquoi et comment peut-on donner plus de valeur à une femme élevant ses enfants par rapport à l'homme qui a fait vivre sa famille en travaillant ? Je ne parle pas ici d'argent ou de pénibilité, juste d'égalité de traitement. C'est pour cette raison, que la spoliation morale est tout autant identique, et inadmissible, cette fois plus visible au niveau financier, dans la différence de traitement salarial, pour un poste-compétences-expériences identique, entre une femme et un homme. La conclusion est claire, c'est aux hommes occidentaux de se réveiller s'ils aiment les femmes, personnellement je les aime, mais laissons-les aussi se défendre avec les diversités extérieures à l'Occident qui ont un rapport homme-femme bien différent ! Laissons le mot de la fin à Pessoa qui disait : Essayer de comprendre une femme c'est comme se suicider contre une fleur !

Écrit par : Gilles BERNARD | 23 octobre 2010

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Voila un article très subversif qui met le doigt la ou ça fait mal.
Les féministes radical ont fait une erreur de calcule, la guerre contre les hommes ne peut être gagné qu’à court terme à long terme c’est une défaite assurée.
Pendant combien de temps encore les hommes tolérerons une société matriarcal misandre qui dans ça plus grande hypocrisie ce dit égalitaire (le patriarcat avait au moins l’honnêteté de ce dire inégalitaire et ne rabaissez pas les femmes d’une manière aussi perverses).

J’ai sourit quand vous avez parlé de « l’ambivalence », de l’inceste etc.… vous avez effleuré de la main le sujet tabou par excellence, a mon avis ce sujet c’est la VRAI bombe dont même les psy les plus subversif ont peur.

Détruire le patriarcat pour le remplacé par un matriarcat très pervers qui lui-même sera détruis (question de temps, 40 ans que les hommes baissent la tête et se taisent, je ne suis pas sur que ça va duré encore bien longtemps).
Quelle gâchis, que d’occasion manqué pour faire une société équilibré la ou les hommes et les femmes auraient put s’épanouir librement.


PS : je dis féminisme radical mais le féminisme radical n’aurait aucun pouvoir si il ne serait pas soutenu par une majorité de femmes.

Écrit par : sierra | 23 octobre 2010

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Je ne pense pas que l'ambivalance maternelle soit un bon argument dans ce contexte, surtout si on laisse supposer que c'est une responsabilité de la mère.
Je crois que c'est même très mal choisi.

Un nouveau né, jusqu'à la petite enfance à un besoin vital de contact. Pour son équilibre physique et psychique. On ne peut pas reprocher à des mères de faire ce job. Ce serait l'inverse qui serait très dure. Le tabou de l'inceste se place progressivement et non de manière simultanée. C'est comme si on disait que les parents qui donnent à manger à leur petits sont ambivalents parce qu'ils ne s'en occupent pas toutes la vie!
A l'adolescence l'éros se tourne à l'extérieur du foyer, c'est tout aussi vital. Comme il est vital que le jeune adulte prenne son envol progressivement en dehors de la maison. C'est la voie de la maturation que l'on retrouve aussi chez les animaux. Même les chimpanzé le tabou de l'inceste est très fort ! Mais les câlins tout autant.

Dénoncer les excès du féminisime radical, oui !
Tomber dans les mêmes travers sous ce prétexte, non !

Écrit par : aoki | 23 octobre 2010

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bonjour, pour vivre un équilibre dans la vie. Il faut suivre les paroles de dieu, il nous as donné le bon conportement les drois et le rol de chacun.
lui il nous as crée alors il sait comment chacun de nous réfléchi.
alors cherché dans le saint coran vous trouveraiez surment une réponce méme si vous n'étes pas mousulment."nulle contrainte en religion! car le bon chemin s'est distingué de l'égarement."

Écrit par : NAHIDA | 25 octobre 2010

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Re à :Aoki

Je suis d'accord avec votre citation concernant les travers, les extrêmes ne sont jamais très bon.

Re à :HAHIDA

Si j'ai bien lu et surtout compris, il s'agit de suivre les paroles de Dieu en lisant le Saint Coran. Votre approche est des plus louables mais laissez-nous alors le choix si cela ne vous dérange pas ! En effet, chacun est libre d'utiliser tous les livres Saints des religions monothéistes, Judaïsme, Christianisme, et utiliser tout autant les religions polythéistes ; l'hindouisme, le bouddhisme, le shintoïsme, le taoïsme, et pour compléter, le confucianisme - la liste est incomplète - ont des réponses tout aussi complète et complémentaire.

Écrit par : Gilles BERNARD | 25 octobre 2010

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Bonjour les gens.
A mon avis, ce n'est pas en castrant l'homme que l'on en fera une femme :-)
Tout a plus un homme castré se désinteresse de la femme et devient libre de ses mouvements justement ?

Écrit par : pabo le vilain | 27 octobre 2010

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Bon article qui dresse un constat triste mais juste.
Toutefois, vous omettez d'expliquer que le féminsime est avant tout un mensonge bati par la société de consommation:

On dit à la femme qu'elle doit être indépendante en travaillant comme l'homme (souvent pour un salaire plus bas, mais bizarrement, à ce sujet, les femmes se taisent alors que ce serait pourtant une excellente raison pour elles d'aller manifester dans la rue.Mais bon...).

On leur dit qu'elle ne doit pas se sentir obligée de se marier ou de faire des enfants.Donc, elles est souvent seule et elle consomme plus qu'une femme mariée (frais de coiffure, de maquillage, de vêtement, bijoux, shopping, etc...).

La femme est passée, en 40 ans, de la domination du mari à la domination du patron.
Mais qui sont les grands vainqueurs, dans tout ça ?????

Réponse: Le patronat , les banques privées et la société de consommation.

Voilà pourquoi on fait croire ,depuis 40 ans, à la femme que son pire ennemi est l'homme.Et ça évite aussi de trop réfléchir sur la crise,les VRAIES inégalités sociales, la lutte des classes et les abominations du mondialisme néo-libéral.

Écrit par : Vincent | 23 décembre 2010

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