Quel besoin Dieu remplit-il, et y a-t-il mieux?

Dans un mémoire de fin d’études sur la pensée symbolique, un étudiant décrit la transition de la pensée religieuse mythologique à la pensée symbolique dans la Grèce des grands philosophes. La pensée religieuse était incarnée dans la mythologie et les dieux qui la peuplaient, racontant l’histoire humaine comme on peut la lire dans diverses cosmogonies: proche de la science-fiction.

aristote.jpgLa pensée symbolique a commencé à distinguer le fait religieux de la connaissance de la nature et de l’humain. L’observation du monde environnant a progressivement remplacé la croyance dans les mythes. La pensée grecque, le «miracle» grec comme on le nomme, a permis de porter la pensée humaine à un haut niveau d’abstraction et de mettre en place les fondements de sciences comme les mathématiques et l’astronomie.

La Grèce est passée du «Mythos» au «Logos», soit à une pensée plus rationnelle et argumentée.

Il m’intéresse de savoir qu’à cette époque ancienne déjà, de nombreux humains ont eu besoin de se distancer des croyances liées à une foi invérifiable et de se tourner vers une démarche de connaissance du monde et de soi plus rigoureuse et si possible démontrable.

Le polythéisme, comme l’animisme, laissent à l’humain une grande liberté par rapport aux religions monothéistes révélées. Globalement elles sont manichéennes: il n’y a pas d’autre espace que le Bien ou le Mal. Avec comme injonction la soumission à Dieu sous peine de sanctions possiblement éternelles. Aucune religion ne devrait utiliser la peur, la menace, la sanction. Ce ne sont pas des religions d’amour. Quelles que soient les contorsions intellectuelles utilisées pour justifier la fureur de Dieu, il n’y a aucun intérêt à suivre une religion qui vous met sous pression, vous juge, est prête à vous envoyer en enfer, joue au chantage - car la promesse de béatitude pour les «bons élèves» et de punition pour les «mauvais» est le chantage habituel que l’on connaît dans toute éducation. A cela je ne pourrais plus jamais adhérer. Pour une religion d’amour dépouillée de toute menace et sanction, il faut encore attendre.

Quand donc Dieu parlera-t-il aux humains comme à des adultes?

Le polythéisme ou l’animisme offrent des variantes par rapport au manichéisme: les dieux ne sont ni tout bons ni tout mauvais, il y a plus de nuances, et ils sont plus nombreux, représentant diverses facettes de l’humain. Il y a donc plus d’espace de choix pour l’humain.

Comment donc envisager dieu dans l’ensemble des représentations du monde faites pour trouver du sens à notre existence? En général, on naît dans une religion et on y reste parce qu’il est difficile de mettre en question quelque chose que l’on vit depuis l’enfance. On croit parce que d’autre croyaient avant nous ou autour de nous.
dieu1.jpg
Pourtant on pourrait envisager la quête d’un sens à la vie sous l’angle suivant: Dieu offre-t-il une réponse satisfaisante ou non? Et y a-t-il mieux? Car on peut très bien comparer les religions entre elles comme des produits. Dans la mesure où elle annoncent chacune des améliorations ou des compléments par rapport à la précédente, elles se placent dans une logique de marché. Y a-t-il mieux que Dieu? Quel besoin Dieu remplit-il, que je pourrais remplir autrement et de manière plus aboutie?

Si la religion est la réponse pour certains, c’est leur choix. Pour autant que ce soit un choix libre et non une contrainte du milieu ou une peur de la damnation. Dans les religions révélées, Dieu s’impose sans discussion. Je préfère discuter et soupeser raisonnablement.

Si Dieu doit remplir un besoin de sens, je n’ai pas trouvé de réponse à ma quête dans les religions. Je trouve plus de clarté dans la philosophie et la science que dans les religions, et j’accepte de vivre sans avoir toutes les réponses. A part de revivre d’éventuelles réminiscences de mon enfance, je ne sais pas à quoi Dieu pourrait me servir, et encore moins les religions.

Envisager Dieu sous l’angle du besoin éventuel qu’il peut remplir, c’est sortir de cette dualité stérile de savoir s’il existe ou pas. Si je n’en ai pas besoin il n’existe pas pour moi. Dans le cas contraire il existe.

Mais, à dire vrai, je ne sais pas si les humains pourraient se gouverner sans la peur de la damnation, sans la terreur ou la sanction.

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Commentaires

  • Excellent résumé et présentation du "problème".

    A quoi il sert? Pour moi - à répondre à l'angoisse de la mort pour ceux qui sont incapables d'aimer la vie. Vain espoir. Ou pour combler une ignorance sur l'origine des choses ou/et sur leur devenir. Donner un sens à sa vie pour quelqu'un qui est incapable de le trouver en lui-même. Pour quelqu'un qui a toujours besoin qu'on lui dise ce qu'il doit penser parce qu'incapable de penser par lui-même, comme un enfant qui ne grandit, ni ne s'émancipe jamais. Une sorte d'atrophie du cerveau terrorisé qui se met à croire les fables les plus incroyables et à justifier les actes les plus terribles pour apaiser sa terreur.

    Pour moi, sortir de l'animalité consiste à prendre conscience de la réalité en acquérant le plus possible de connaissances scientifiques (le surnaturel sert en grande partie à expliquer ce que les gens ne comprennent pas, à combler des vides) et à envisager les chose rationnellement. Ni dieu, ni maître. Je suis ma propre cause.

  • Tous les humains n'ont pas votre lucidité alors soyez indulgent et respectueux du choix de ceux qui ne vous imposent pas le leur.

  • lucide, je n'avais pas l'intention d'être irrespectueux envers les croyants dans ce billet. Une réflexion critique me paraît faire partie de ce qui peut s'échanger entre humains. Dans mon métier j'entends parfois des critiques sur les méthodes que je pratique, par des personnes qui n'y croient pas. Au début cela me touchait car c'est une vocation, mais j'ai appris à accepter et confronter s'il le faut.

    Je pense que les croyants cherchent une forme de vérité, moi aussi, et cela est important. Mais je pense aussi que les mécanismes des religions jouent trop sur la peur.

  • "Tous les humains n'ont pas votre lucidité alors soyez indulgent et respectueux du choix de ceux qui ne vous imposent pas le leur."

    Le big problème est qu'une certaine religion n'est nullement respectueuse de mes choix et qu'elle se montre très menaçante quant à ma liberté d'expression. A son égard je n'ai pas à me montrer indulgent ou respectueux. Mentir à soi-même ne me pose pas de problème, mentir aux autres en faisant du prosélytisme et en remettant en question les valeurs d'une société démocratique me pose un problème.

  • Est si les mécanismes des religions jouait sur la peur, où se situe le problème? Il y a bien des femmes et des hommes qui aiment nager dans le sadisme, d'autres dans le masochisme ou les deux, ou je ne sais quelle folie ou quel délire. Si les religieux veulent vivre avec la peur et l'angoisse, ça les concerne. Qui de nous reprochera à un ami ou un voisin d'aimer le sado-masochisme par exemple? Si je ne veux pas qu'il se mêle de ma vie intime, je ne vais pas m'occuper de la sienne! Toutes les croyances ont ça de particulier: c'est qu'elles sont du domaine du privé et de l'intime, et c'est ce qui fait la richesse des êtres humains. Imaginez une seconde que si on était tous des clones dans nos sentiments et nos croyances? Quel monde ennuyeux cela aurait été!

  • corr jouaient, voilà ce qui arrive quand on écrit très vite et sans se relire!

  • Pas grave lucide, c'est le risque avec les comm! Oui, je peux vous suivre tant que la religion en effet reste du domaine privé. Ce n'est pas le cas partout.

    Mais cela va quand-même plus loin qu'un choix personnel. Les religions ont des vocations généralistes et sociales.

    Cela dit je ne pense pas que tout soit à jeter, il y a une transmission de valeurs auxquelles je peux reconnaître une forme d'universalité. Par exemple, dans les dix commandements, il y a toutes les bases d'une société civilisée.

    Sur la peur par contre, même dans le privé, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne pédagogie. A nouveau, chacun choisit sa voie. Mais je parle en général, comme on débattrait de pédagogie à l'école et de la valeur ou de l'efficacité des méthodes utilisées.

    En tous les cas, pour ma part, je ne fonctionne pas avec cette pédagogie. Comme je l'écris, j'aimerais - s'il fallait adopter une religion - suivre un enseignement qui n'utilise pas la menace. Je suis réfractaire à cela.

    Si je devais imaginer une vie après la mort telle que suggérée par les religions monothéistes, je me vois arriver devant Dieu, et Dieu me regarde et me dit: "Bienvenue! Tes erreurs ou tes bienfaits je m'en fiche. On n'est plus dans la comptabilité, dans le bilan des pertes et profits. On est dans la liberté, dans la totale bienveillance qui seule effacera toute mémoire des souffrances que tu as subies ou fait subir. Bienvenue au paradis. Le paradis pour tous! Ici il n'y a plus personne qui continue à infliger une souffrance, même aux injustes. Personne n'ira en enfer. Ici c'est le grand pardon."

  • Wiki, quoi qu'on en dise, Dieu est un virus informatique, il a laissé son empreinte sur tous les blogs de la tdg, nouvelle annexe de la fac de théologie. Pouf!Pouf!Pouf!"@#__=?

    @hommelibre
    Scusez cette intrusion, un peu de nostalgie ;-)

    :-B

  • Je pense qu'il faut placer la question dans un contexte plus large et ne pas ignorer, par exemple, le chamanisme. Aussi, je pense qu'il faut commencer par définir les religions comme

    "Des organisations qui supposent au fondement de la réalité empirique, l'existence d'une réalité supra-empirique (Dieu, dieux, esprits, âmes..) avec laquelle il est possible de communiquer par des moyens symboliques (prières, rites, méditations, etc.) de manière à procurer une maîtrise et un accomplissement dépassant les limites de la réalité objective."

  • Pascale,

    Cool cette nostalgie!

    Le virus informatique... raaahhhh.... je suis sûr que c'est une blonde aux cheveux bruns...

    Fichtre, serais-je aussi touché? J'essaie de trouver une position par rapport à cette question, suite justement à cette lecture que j'ai faite. J'aimerais que l'on puisse situer la notion de Dieu dans la perspective du regard de l'Homme (et de la femme). Plutôt que de dire que Dieu EST et donc que nous sommes déjà ses enfants perdus, se demander quelle est le rôle de cette notion dans l'humanité.

    Pour les prêches sur les annexes de la fac de théologie, c'est comme vous dites... Doit y avoir une boutique d'encens dans le coin. Ce ne sont plus des explications mais des sermons du week-end tous les jours.

    CEDH: en fait ce qui m'a intéressé dans ce que j'ai lu c'est l'émergence d'une approche anthropologique de dieu. Pour les religions, elles ont joué un rôle dans l'émergence des valeurs qui construisent les civilisations, certainement. Mais alors, pour une religion qui dépasse les limites de la réalité objective, une religion sans diable, sans enfer, sans menace, sans punition - parce que cela, les humains savent très bien le faire.

  • "me regarde et me dit: "Bienvenue!"

    Quelle chance nous avons, il parle français! ;-)


    "Toutes les croyances ont ça de particulier: c'est qu'elles sont du domaine du privé et de l'intime,"

    Méconnaissance du dar-el-islam où rien n'est privé et où le contrôle social de la religion est total.

  • "Quelle chance nous avons, il parle français! ;-)"

    Réflexion faite... et il même des cordes vocales et nous des oreilles! C'est merveilleux. ;-)

  • Oui Johann, c'est un vrai coup de bol!... (Ω‿Ω)

    Des fois les choses sont bien faites. Notez aussi qu'il aime Nespresso.

  • dieu est en nous et pour tout le monde,mais ayant achevé son oeuvre,il se reposa le dimanche ,la suite ne dit pas s'il poursuivit le lundi,mais je présume qu'en voyant le résultat il préféra s'en aller se disant ,ils finiront bien par tous comprendre, une phrase dit aussi,cherchez,mais plus vous chercherez moins vous trouverez,la vie est bien assez compliquée et en couple il vaut mieux avoir les mêmes affinités religieuses,cela simplifie,sinon il peut y avoir de graves conséquences ,on le voit avec ces gens qui veulent se séparer de leur église et qui sont sous la coupe de gourous pouvant les mener à commettre des gestes graves,ceci dit je voulais juste faire un petit clin d'oeil de sympathie à Hommelibre,car des hommes et des femmes il y en a des bons et des mauvais ,il suffit juste de ne pas être trop pressé pour découvrir l'autre,l'ordinateur a, je crois faussé le jugement de beaucoup d'humains,tout ce qui est relationnel a pris un sérieux coup dans l'aile,et la perfection n'a jamais existé .La preuve,les cimetières sont remplis de gens perfectionnistes,bon week'end

  • "La preuve,les cimetières sont remplis de gens perfectionnistes,bon week'end"

    Comment??? Ces gens ne sont pas au paradis??? On nous aurait menti!!! ;-)


    "Notez aussi qu'il aime Nespresso."

    Alors là c'est pas de chance pour moi, je ne bois pas de café... ;-)

  • lovsmeralda: merci pour le clin d'oeil, je prends, et je suis convaincu que vous avez raison. Dans mon combat pour plus de justice je fais la part des choses.

    Johann, si vous voulez le rencontrer (avec Clooney en plus) il faudra vous y mettre. Un p'tit déca? :O)

  • Encore un excellent article sur ce problème souvent mal posé! L'envisager sou l'angle du besoin montre qu'il est bien le fruit de notre imaginaire et que son existence ou sa non-existence reste une question vaine parce que mal posée, d'autant qu'en bonne logique, rien ne peut la prouver ou son contraire (comme le justifient finement Kant & Cie).

    Par conséquent, aucune relgion ne force le respect si elle se fonde sur un être chimérique, confondant réalité et fiction. Etant très vite un instrument de pouvoir pour écraser l'autre, s'enrichir sur son dos, dénigrer autrui en montrant qu'on est un vrai X ou Y ou encore Z, la religion n'a jamais à avoir avec un sentiment spirituel, (composante qui pourrait nous prouver notre élévation par rapport à notre animalité première).

    Fondamentalement, le fait de croire en Dieu nous révèle notre condition tragique d'humain (dont la terreur de la mort est la principale disposition psychologique, laquelle dicterait le reste, comme le besoin d'amour, son système préférentiel, la recherche du pouvoir, des honneurs, des richesses, etc) plutôt que l'existence d'un être hors de soi, qui s'est créé lui-même (au contraire de nous), qui ne connaîtrait ni commencement ni fin (contrairement à nous qui sommes limités dans le temps et dans l'espace), infaillible (alors que l'être humain a beoin d'être éduqué et qu'il demeure néanmoins le seul être qui ne sache user de sa liberté).

    Tous ces besoins qui torturent l'âme humaine sont à la base de la croyance religieuse mais ne peuvent constituer en soi des preuves.

  • Une manière d'aborder les religions consiste à imaginer que la hiérarchie des besoins de Maslow soit fondamentalement juste.

    Donc, les religions ne sont là que pour une raison évidente : combler un besoin.
    Et le besoin en question en devient évident : ce n'est que l'une des facettes du besoin de sécurité.

    C'est marrant, la plupart des enfants qui passent par la période de peur des fantômes finissent en devenant adulte par ne plus en avoir peur.
    Ces mêmes adultes qui n'ont plus peur des fantômes et des monstres cachés sous leur lit ont par contre encore souvent des peurs qu'ils refusent d'affronter, et pour ces peurs-là les religions sont une sécurité.

    Mais cela n'est qu'une (partie de ma) réflexion personnelle...

  • Sécurité, oui, salut, protection. Je pense aussi qu'il y a le besoin de se survivre, de continuer après la mort pour ne pas que tout cela s'arrête. Peur de l'inexistence. Même l'enfer vaut mieux que rien: c'est toujours survivre.

    Pourtant on peut imaginer que nous survivons sans religion et sans préserver notre conscience individuelle; nous survivons dans les atomes et les particules. Et qui sait ces particules sont peut-être marquées par notre expérience et la transmettrons à quelqu'un d'autre qui, grâce à nous, partira d'un peu plus loin dans l'évolution.

  • "Lucide" tu te trompe!Les croyances sont du domaine privé certe. Mais dans ce domaine privé, il y a ou il n'y a pas les connaissances suffisantes pour constater la véracité des écrits religieux qui nous racontent: "que la terre est plate et qu'elle est le centre du monde,"et plouf" tu as trois milliards d'imbéciles pour "croire" (mot terroriste pour l'inconscient)plutôt qu'étudier la réalité! Croyant en un dieu, ils croient aux religions qui les ont entrainés à croire, ils finissent par croasser tellement faux, que les grenouilles de bénitier ce font de plus en plus rares!

  • @ Johann : pour quelqu'un qui affirme "envisager les choses rationnellement", il est tout de même curieux de prétendre une ligne plus bas que "je suis ma propre cause".

    Si vous raisonnez de manière purement rationnelle, l'acte sexuel de vos parents, qui vous a conçu, est la seule cause objective de votre existence.

    Cela dit, on pourrait admettre la validité de votre allégation au plan subjectif, mais à condition de donner au terme "je" une définition particulière (et trop étendue à mon avis, mais ça peut se discuter).

    Quant à se fier uniquement aux sciences actuelles pour établir votre représentation de ce que vous êtes et de l'univers, cela me semble très aléatoire, vous feriez mieux de l'établir sur la base de vos expériences personnelles, après tout l'histoire des sciences modernes n'est qu'une longue suite de théories erronées, régulièrement remplacées par d'autres théories un peu moins erronées, lesquelles sont à leur tour remplacées par d'autres théories un peu moins erronées et ainsi de suite, cela n'est pas prêt de s'arrêter.

    Les sciences actuelles contiennent encore bien trop d'erreurs et d'incertitudes pour fonder une représentation, même approximative, de ce que vous êtes en réalité.

    Par exemple, nos physiciens quantiques ont désormais constaté que deux particules de matière sans aucune relation physique entre elles peuvent interagir l'une sur l'autre quelles que soient leurs positions respectives dans l'espace si certaines conditions sont remplies, ce que les scientifiques du 19ème siècle auraient considéré comme une absurdité, une impossibilité absolue.

    Aujourd'hui, nos scientifiques savent créer les conditions permettant une telle interaction, mais ils se perdent en conjectures pour expliquer la nature de cette dernière.

    Leurs lacunes sont flagrantes en ce qui concerne leur connaissance de la matière, qu'ils s'efforcent pourtant de disséquer depuis plus de 200 ans : ils ont royalement méprisé les occultistes qui affirmaient depuis plus de 2000 ans, que la matière et l'énergie sont deux états possibles de la substance qui compose notre univers et que cette substance comporte encore plusieurs autres états possibles.

    Il a fallu attendre qu'un obscur fonctionnaire de l'Office fédéral de la propriété intellectuelle dans le canton de Berne, qui n'était même pas considéré comme un vrai scientifique par ses pairs, publie 5 lettres en 1905 pour démontrer au plan théorique que ces occultistes avaient raison, et il a fallu attendre 40 ans de plus pour que les scientifiques le démontrent au plan pratique, ne trouvant rien de mieux pour cela que de tuer quelques dizaines de milliers de personnes en faisant sauter la première bombe atomique sur Hiroshima.

    Lisez la lettre de protestation que Monsieur Einstein a écrite après cette première explosion nucléaire : voulez-vous vraiment fonder votre représentation de l'univers sur ce genre de science sans conscience ?

    Il a fallu attendre encore plus de 50 ans pour que les scientifiques admettent que la substance composant notre univers peut se trouver dans d'autres états, différents de la matière et de l'énergie que nous connaissons sur terre, ainsi que les occultistes l'affirmaient.

    Aujourd'hui, les scientifiques admettent que plus de 90 % de la substance composant notre univers est très différente de la matière ou de l'énergie que nous connaissons sur terre, et ils admettent en outre qu'ils ne savent absolument rien de cette substance, qu'ils ont baptisée la "matière noire".

    Et vous voulez fonder votre représentation de l'univers sur une science qui admet elle-même être totalement ignorante de ce qui compose plus de 90 % de cet univers ?

    Les occultitstes précités ont aussi affirmé que le corps humain contient une substance plus fluide que la matière et qui n'est pas de l'énergie non plus, que cette substance forme chez chaque humain un "second corps" doté d'organes parfaitement fonctionnels et utilisables pour la personne qui est consciente de leur présence.

    Nos scientifiques ont toujours nié cette réalité et parce que vous vous fondez sur leurs allégations vous la niez également, mais ils devront un jour réviser leurs théories à ce sujet et admettre la réalité que les occultistes ont expérimentée et décrite depuis plus de 2000 ans, tout comme ces scientifiques ont dû le faire en ce qui concerne l'énergie et la matière.

    Pourquoi attendre que ces scientifiques prennent conscience de leur erreur à ce sujet pour modifier votre représentation de l'univers, alors que vous pouvez sans attendre expérimenter ces questions par vous-même et apprendre à utiliser ce "second corps" comme tous les humains le feront dans quelques siècles ?

    Chaque humain est libre de "prendre de l'avance " sur le rythme d'apprentissage moyen de l'humanité, c'est notre droit et toute personne, autorité, religion ou scientifique qui prétend le contraire vous trompe et retarde ainsi votre évolution personnelle.

    C'est notre droit mais ce n'est pas une obligation, parce qu'un rythme d'évolution spirituelle trop rapide qui serait imposé à un humain contre son gré aboutirait à des expériences absolument terrifiantes pour lui, des expériences insupportables qui le mèneraient à la folie et plus probablement à la mort du corps physique.

    C'est pourquoi je souris lorsque je lis la sempiternelle affirmation selon laquelle les humains ont inventé un Dieu personnel et antropomorphique en raison de l'angoisse provoquée par la perspective de leur mort : cette angoisse est peu de chose en comparaison de celles que cette invention a provoquées depuis plus de 2000 ans, et cette angoisse n'est rien en comparaison de celle que provoque la découverte de certaines réalités occultes.

    Il y a bien des choses dont la perspective est pire que celle de la mort du corps physique, qui n'est pas si terrible puisqu'elle signifie aussi la fin de la souffrance, et je ne vois pas pourquoi les humains auraient, pour se préserver d'une petite angoisse, créé des religions qui suscitent des angoisses beaucoup plus fortes et plus nombreuses.

    Je ne veux pas dire par là que les humains agissent toujours de manière logique, bien au contraire, je veux dire qu'une religion naît pour des raison bien plus prosaïques : dès que le membre d'une tribu quelconque déclare qu'il a fait une expérience spirituelle que les autres n'ont pas encore faite, les autres membres de cette tribu en nient la possibilité et tentent de justifier cette négation en établissant des règles soit disant dictées par Dieu, et voilà une nouvelle religion est née.

    Il faut ensuite attendre qu'une bonne majorité des membres de cette tribu ait également fait l'expérience spirituelle en question, ce qui prend des siècles ou plutôt des millénaires, pour que la tribu dans son ensemble comprenne que la religion qu'elle a ainsi fabriquée n'a rien de divin, et la laisse tomber en désuétude.

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