03 septembre 2010

Faits divers récents: la banalisation de la torture

La torture a toujours existé: en temps de guerre, pratiquée par des militaires, ou dans des dictatures, pratiquée par des agents des services de renseignements. Soit dans des cadres particuliers qui lui confèrent un caractère exceptionnel. Depuis quelques années elle se développe chez des civils, particulièrement des moins de 30 ans voir de jeunes ados.


non violence 2.jpgOn se souvient du «Gang des barbares». Un autre procès vient de s’ouvrir devant la Cour d’assises d’Aix-en-Provence. Six personnes comparaissent pour actes de torture et meurtre, sur le jeune William Modolo. Actes survenus en mai 2006. Ce garçon de 21 ans, très enrobé, solitaire, avait sans doute besoin de se faire des amis. C’est du moins ce qui se dit autour du procès.

Ces «amis», quatre hommes et deux femmes, ont été ses bourreaux: William a été violé avec un objet, on lui a arraché ses dents à vif avant de le tuer à coups de pierre et de couteau. On ne sait pourquoi ils en sont venus à cette cruauté. Ils avaient de 24 à 57 ans.


On apprend aussi que deux garçons de 19 ans ont torturé une adolescente à Montargis dans le Loiret, avec la complicité d’une autre adolescente de 13 ans. 13 ans! Age d’inconscience, mais où l’on sait quand-même faire la différence entre le bien et le mal. Ils allaient noyer leur victime dans un canal quand un passant les a surpris. Le mobile? Une affaire de cigarette, semble-t-il…


Récemment aussi une femme de 29 ans a été violée et torturée par cinq femmes dont quatre mineures, pour une affaire de vengeance amoureuse. Frappée et violée avec des objets, humiliée, son appartement saccagé. Quatre mineures…


En début d’année, à Grenoble, trois adolescentes avaient dséquestré, brûlé et frappé à coups de marteau, de couteau et de fourchette un quinquagénaire pour obtenir le code de sa carte bancaire.


Je ne sais pas si l’on peut comprendre ce qui fait passer à de tels actes. Comment se fait-il que, sur cinq personnes, pas une seule n’ait dit stop? Pas un signal d'arrêt? Cela fait-il partie d’un pourcentage X de personnes dérangées mentalement? Certains parlent d’une société qui perd les pédales et facilite les débordements criminels. Je n'en suis opas sûr. D'une part il n'y a jamais eu de société idéale, d'autre part on ne peut indéfiniment mettre la responsabilité de ce qui ne va pas sur la société. Il y a des individus qui ont à un moment choisi de passer à l'acte. Personne ne les y obligeait.

Sans vraie explication on peut se dire que c’est juste effrayant, terrible, de voir ces actes devenir si banals, et surtout commis ou soutenus par des personnes jeunes, très jeunes mêmes. Mais cela n'explique rien, ne change rien. Ou peut-être, un peu, notre propre conscience. Espérons-le.

Mais la question reste, lancinante: comment en arrive-t-on à un tel point de rupture avec la morale humaine la plus élémentaire, la plus évidente: ne pas faire à autrui ce que l'on ne voudrait subir nous-même? Comment si peu d'empathie, comment aucun sursaut de raison quand on commence à torturer?

11:54 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : violence, torture, agression, mineurs, barbarie, procès, william modolo, aix-en-provence, guerre | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

je me pose la question si ce sonts des personnes en déficit éducatif.

ces comportements peuvent t'ils se rapprocher de celui là.

" A Argenteuil, un gamin de 1' ans a mortellement blessé avec un couteau un autre de 16 ans pour un blouson prêté et rendu sali. "

"l'agressivité est naturelle chez l'être humain. Par contre, la convivialité et la paix sont le fruit de l'éducation. Ce qui est nouveau aujourd'hui, c'est l'absence de crédibilité des adultes pour réguler cette violence et, chez les jeunes, l'absence de repères et de limites"

http://www.uniondesfamilles.org/absence_du_pere.htm

Écrit par : leclercq franck | 03 septembre 2010

moi je dis quil faut infliger les memes tortures à ceux qui ont soumis les victimes aux leurs !!!!!

Écrit par : Magali | 03 septembre 2010

J'ai un peu de mal à souscrire à vos théories.
Des pères manquants à la maison, je pense qu'il y en a eu quelques centaines de milliers en France, en Angleterre, en Italie, en Pologne, en Allemagne, et dans tous les autres pays que les allemands n'ont pas ménagés lors des deux guerres mondiales. La paix revenue, les pères n'étaient pas ressuscités pour autant, ils étaient donc bien partis pour rester définitivement manquants: a-t-on alors constaté une explosion d'actes de barbarie?
Pour ma part, je n'en ai pas entendu parler.

Je pense que les lois de la statistique sont intangibles. Si les sociétés qui se sont structurées au fil des millénaires ont toutes eu recours soit à l'emprisonnement, soit à la peine de mort, c'est qu'elles avaient constaté qu'il y a: des gens créatifs, des gens passifs, des gens productifs, des gens destructifs, des gens respectueux de la vie et de la souffrance... et des gens que l'on ne peut qualifier que d'ordures (pour simplifier l'énumération).

L'europe a subi des traumatismes, et notamment une banalisation d'une forme de peine de mort lorsque les nazis condamnaient à mort certains au seul prétexte qu'ils existaient...
Je crois que nos politiques ont voulu proscrire la peine de mort pour exorciser le passé, mais n'ont pas forcément intégré que la terre continuerait à porter des saloperies. On fait quoi d'un nouvel Hitler aujourd'hui? On s'en débarrasse ou on suit la pensée actuelle qui privilégie le dialogue et la prévention? Qui peut oser penser que les méthodes prônées par les discours angéliques actuels auraient pu transformer les nazis en gens fréquentables?

Par ailleurs, baladez vous sur google, et cherchez un peu à savoir qui était le grand mufti de Jérusalem, et qui étaient ses meilleurs potes: les photos font froid dans le dos.
Qui ose aujourd'hui parler de lui???

La réponse à toutes les tergiversations sur l'origine de la montée de la violence est pourtant limpide: l'Europe a ouvert ses portes à des peuples qui rejettent notre modèle d'humanité et qui banalisent entre autres la lapidation. Non contente de cette brillante idée, l'Europe impose à ses ressortissants un mutisme complet face à toutes les exactions commises sur ses sols par les immigrés. Vous cherchez encore à comprendre pourquoi les crimes les plus ignobles se multiplient? Vous vous demandez encore pourquoi les adultes n'ont plus de crédibilité?
LES PAYS EUROPEENS INTERDISENT LA PLUS MINIME DES CRITIQUES A L'EGARD DES POPULATIONS IMMIGREES QUI SONT A L'ORIGINE DE L'ESSENTIEL DES ACTES DELICTUEUX. Et vous continuez à croire que l'impunité ne crée pas d'émules?

Aux royaume des borgnes, l'aveugle est cocu.

Écrit par : tubalcain131 | 03 septembre 2010

les tortionnaires "présumés" de William Modolo ne sont pas du tout issus de l'immigration, et je vous donne ici leurs noms:
Jean-Pierre PLANQUEEL,originaire du Nord de la France, ancien légionnaire ayant fait le Kosovo...
Arnaud FRAPECH, fils d'un avocat de Nice, enfance dorée...
Franck JULIEN, qui était plombier, avec femme et 3 enfants...
Barbara JEAN-LOUIS, qui était assistante maternelle à Gardanne (13), sa soeur étant auxillaire puéricultrice
Aurélie PITEUX, qui travaillait dans une animalerie à Aubagne, dont sa famille, bourgeoise et sans histoire, est installée dans la région marseillaise

Écrit par : Nicole Du | 04 septembre 2010

@ tubalcain131

"J'ai un peu de mal à souscrire à vos théories.
Des pères manquants à la maison, je pense qu'il y en a eu quelques centaines de milliers en France, "

le probléme maintenant. c'est ça
"parler de crise des porteurs d'autorité."
nous sonnes dans une société maternante, féminisée, où les péres les porteus d'autorité ne sonts plus soutenus..

http://www.lexpress.fr/culture/livre/big-mother_810294.html

http://www.communautarisme.net/Violences-dans-les-banlieues-regarder-la-realite-en-face_a646.html

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

suite

http://www.lexpress.fr/culture/livre/big-mother_810294.html

http://christinetasin.over-blog.fr/ext/http://www.bivouac-id.com/2009/05/15/un-psychologue-danois-%e2%80%9cl%e2%80%99integration-des-musulmans-dans-nos-societes-occidentales-est-impossible%c2%bb/

"les tortionnaires "présumés" de William Modolo ne sont pas du tout issus de l'immigration, et je vous donne ici leurs noms:

que les tortionnaires de william ne soient pas issuus de l'immigration n'enlêve
rien à la réalité que les populations immigrés soient à l'origine de la plupart des actes délictueux.

et d'ailleurs par rapport au probléme éducatif c'est une réalité.

"Jean-Pierre Planqueel, 31 ans, considéré comme le chef du petit groupe qui, pendant plusieurs heures, a torturé à mort le jeune homme, est "celui dont la personnalité s'est le plus mal structurée" avec un père inconnu jusqu'à 21 ans, une errance de foyer en famille d'accueil ou en hôpital psychiatrique puis dans la rue."

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/affaire-modolo-un-sadisme-de-groupe-selon-un-expert-psychiatre-31-08-2010-1050659.php

Arnaud FRAPECH, fils d'un avocat de Nice, enfance dorée...

va souvent de pair avec déficit éducatif.

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

suite

"des histoires familiales mouvementées", "des personnalités mal structurées".

c'est à dire "problémes éducatif".

"Jean-Pierre Planqueel, 31 ans, se prétend baroudeur, ancien légionnaire, dit qu’il a fait le Kosovo, qu’il est maître-chien. Que du pipeau."

planqueel pas légionnaire du tout !!!

http://www.libemarseille.fr/henry/2010/09/william-martyr-de-la-zone.html

"avec des parents qui se séparent ou boivent et des placements en foyer, voire des séjours en psychiatrie, qui ont produit ou témoignent de personnalités «mal structurées».

comfirmation du déficit éducatif.

intéressant.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/parents-de-mineurs-delinquants-la-solution-n-est-pas-la-prison-selon-dray_910068.html

"Quand je rencontre des parents qui sont confrontés à des enfants qui sont délinquants, le plus souvent, la solution, ce n'est pas la prison pour eux", "

""Les familles concernées" par les propositions de M. Ciotti sont "le plus souvent, à 80% des cas, des familles monoparentales"

là on voit clairement la corélation entre l'abscence de pére et le déficit éducatif.

et je ne rappelle avoir lu dans ce forum que les méres étaient souvent plus autoritaires que les péres, ça me fait marrer. mais alors si elle remplaçent si bien les péres que ça pourquoi 80% des voyous viendraient ils de familles monoparenales.

quand on connait la cause principale des séparation. !!!

"Divorce
D'après la sociologue française, Evelyne Sullerot, féministe delà première heure, mais reconvertie après la fondation de l'organisme Retravailler où elle a reçu plus de 500 000 femmes, dont beaucoup étaient divorcées,
«Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation... Et pourquoi la demandent-elles ? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement... Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance : je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie...
s'exclame la
Vous n'êtes pas tendre envers les femmes, journaliste.
Non. Je crois qu'elles n'ont pas très bien géré la formidable liberté qui leur avait été donnée. Je pense que tout cela est rattrapable. Mais je voudrais leur dire qu'elles ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. »"

beau résultat.

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

suite

http://www.fredi.org/index.php/Quelques-pistes/Une-idee-dans-l-air-depuis-10-ans.html

"Les méfaits du divorce seraient davantage liés à l'absence du père qu'à la séparation des parents? Disons que l'adolescent vit une pé;riode «border line», où il change de personnalité . L'existence du référent paternel est alors importante, même si ce père n'est pas là tous les jours. Car il continue d'incarner un peu le bien, le mal, l'interdit. On le voit chez les garçons ¬ plus touchés ¬ car ils vont toujours outrepasser la ligne, y aller de plus en plus fort. Comme s'ils pouvaient inciter, par leurs débordements, le père à revenir leur fixer les limites. Outre la problématique du divorce, nous arrivons aussi au moment où beaucoup d'enfants nés de femmes seules arrivent à l'adolescence. Les garçons surtout, souvent couvés par cette mère, ruent dans les brancards et ne demandent qu'à ficher le camp, ne plus entendre parler de ce duo familial. Les filles ont tendance à reproduire le modèle maternel et à rater leur couple, faute de confiance en l'homme. "

"Quant aux enfants, il semble que le plus profond traumatisme provient de l'éviction du père. "

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

les enfants ont besoin de repères parentaux structurants et rassurants, qu'on pourrait résumer en deux mots: AMOUR ("image maternelle")et AUTORITÉ ("image paternelle"), quand au moins l'un des deux manque...

Écrit par : Nicole Du | 04 septembre 2010

@ Nicole Du

tout à fait d'accord avec toi.

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

merci, Franck

Écrit par : Nicole Du | 04 septembre 2010

Nicole, on revient alors à une distribution des rôles assez classique dans le couple. Pourquoi pas, je pense que le passé n'est pas un sac d'erreurs et que ce qui s'y pratiquait mérite mieux due le mépris que l'on accorde actuellement à ces rôles. Mais vous n'êtes pas dans l'air du temps!

Écrit par : hommelibre | 04 septembre 2010

@ Nicole Du

j'aime bien ce petit texte.

"• La mère est plus concernée par le « nous » dans les relations dans la famille.
• Le père : «il est plus dans la confrontation : le « je », le « moi »

La première mission du père est de séparer: il est le tiers séparateur : quand la mère a une tendance a être trop en symbiose avec son enfant, il demande et questionne : et moi ? Et toi ? Ce n’est pas de la jalousie, il fait ça pour aider et protéger sa femme contre les enfants : la mère parfois ne sait pas dire non.

Le père régule la relation mère/enfant et l’aide à rester une femme, sa femme et pas seulement une maman. Bien des femmes ont perdu leur identité de femme après la naissance
De son coté, la mère doit aussi réveiller le père, lui faire faire attention à ne pas être égoïste, despotique. Il doit être un peu plus tendre, à l’écoute,…il doit observer sa femme et ses enfants pour apprendre à être « nous »."

http://www.lausannefamille.ch/N121820/management-familial-un-pere-ca-sert-a-quoi.html

le rapport du juge Bruel

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=EP&ID_NUMPUBLIE=EP_021&ID_ARTICLE=EP_021_0058

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

suite

http://cidp31.free.fr/CIDP/dossiers/le_pere.htm

"Le processus d’identification à un père dont l’image est dévalorisée sera difficile. Selon Bernard Muldworf, l’enfant éprouvera un sentiment d’insécurité qu’il aura tendance à compenser par une relation de dépendance à la mère. Si elle-même ne sait pas répondre à cette situation, l’enfant risquera de développer une personnalité anxieuse et insuffisamment stable.

Si la relation mère-enfant est trop étroite, le développement de la personnalité de l’enfant dépendra de la personnalité de la mère. Si celle-ci présente un excès de sentimentalisme, l’enfant sera faible, capricieux, exigeant. Si elle est autoritaire et possessive, l’enfant n’aura pas confiance en lui, il ressentira un sentiment d’insécurité constant, au risque d’occasionner un être manquant de caractère, de courage, fuyant ses responsabilité et velléitaire."

" Trop d’absence risque de gêner les processus d’identification. Les efforts de la mère d’assumer les deux rôles (paternel et maternel) seront souvent perturbants pour l’enfant."

" Les enfants peuvent également manifester leur malaise au travers de comportements. Ils réagissent sur un mode réactionnel et évacuent les conflits par des actes. On constate que 75 % des délinquants juvéniles proviennent de familles dont les parents sont séparés. "

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

suite

"L’égalité des statuts est parfois vécue comme une assimilation du père à la mère. Ils deviennent
des semblables, des père- mère bis. Le père doit ainsi éviter de perturber le bonheur présent ou à
venir de son enfant. De fait, beaucoup de pères préfèrent se retirer, renoncer à manifester de
l’autorité plutôt que d’imposer des limites.
L’adolescent, aujourd’hui, se heurte non pas à la difficulté de se construire dans l’opposition, mais
plutôt dans l’impossibilité de trouver une confrontation à des parents acceptant d’occuper des
places différenciées dans le jeu familial."


http://www.hopital-esquirol.fr/xon/references/2797.pdf

L’inadéquation du droit provoque l’éviction légale du père et donne aux mères une toute puissance
dans le fait de pouvoir contraindre ou exclure le père.

http://www.mmmfrance.org/education/etreparent.htm

"3 - Non les rôles ne sont pas interchangeables :
la mère doit être l'avocate des enfants, le père doit être le représentant des lois. C'est plus difficile aujourd'hui, comme tous les 100/150 ans quand la loi n'est pas représentée via les institutions "

Écrit par : leclercq franck | 04 septembre 2010

La justice en France a laissé l'essentiel des actes délictueux impunis s'ils étaient commis par des immigrés. il est normal que des personnalités ayant très probablement des prédispositions à la violence aient pu en déduire qu'il n'y a plus aucune limite. C'est ce mécanisme d'émulation dans la violence qui était prévisible vu le laxisme de la justice française. je ne dis pas que les tortionnaires et assassins de William sont immigrés: je dis que le fait d'avoir toléré tout, n'importe quoi et encore le reste de la part des immigrés ne pouvait que pousser tôt ou tard des criminels nés à passer à l'acte. Que ces criminels soient d'origine française n'enlève rien à la culpabilité des magistrats français, et ne réduit pas la proportions de délinquance d'origine immigrée en France.

Aujourd'hui, c'est la famille MODOLO qui paie le laxisme des politiciens et des juges français.
Pendant ce temps là, les politiciens et les juges français se paient la légion d'honneur.

Écrit par : tubalcain131 | 05 septembre 2010

le laxisme et "l'déologie bobo angélique" de la France a en effet donné la toute puissance aux psychopathes et autres pervers(es)! quand on sait que certains juges libèrent immédiatement des récidivistes, alors que la police avait eu toutes les peines pour les arrêter; quand on sait qu'il suffit qu'un psychopathe en prison fasse du chantage au suicide pour avoir tout le monde à ses genoux, que la presse relaye tout de suite et fasse un scandale quand il y a un suicide de détenu en prison, alors que plein de pauvres gens honnêtes se suicident chaque jour sans même qu'on n'en parle, même dans la rubrique "des chiens écrasés"; quand on voit que toutes les belles associations font de grandes manifestations nationales pour empêcher l'expulsion des "Roms", alors qu'il y a de plus en plus de violence gratuite en France (pas par les Roms, attention!), de tortures, de barbarie sadique; et qu'il faut surtout ne pas en parler...quand est-ce qu'il y aura des grandes manifestations pour dénoncer cette violence???

Écrit par : Nicole Du | 05 septembre 2010

@ tubalcain131

": je dis que le fait d'avoir toléré tout et n'importe quoi"

"4) L'auteur demande enfin de ne pas oublier la prévention par la sanction : en s'opposant fermement à toute transgression de la loi, en refusant le chantage, on rend possible un dialogue réel. Réagir, c'est sanctionner, et non punir, en rappelant les limites et en obligeant à réparer. En sanctionnant un acte, on responsabilise la personne ; tandis qu'en punissant une personne, on se contente de l'humilier. Pour cela, il invite à harmoniser les politiques : remplacer la prévention par la seule dissuasion est insuffisant. L'essentiel reste la prévention, mais s'il y a passage à l'acte, il faut réagir car seule la sanction permet de prévenir la récidive. Toute politique de prévention doit comporter un coté persuasif et un coté dissuasif. Pour développer cette politique de prévention - médiation - sanction, il faut former des professionnels qui soient capables de tolérer les personnes et de sanctionner leurs comportements délictueux. "

"Pour parvenir à cela, J.-M. Petitclerc propose de créer des pôles d'accueil des jeunes pour les aider à mettre en place des projets, de créer des structures d'internat (« Maisons de l'espoir ») pour accueillir les jeunes qui ont besoin d'une mise à distance momentanée de leur quartier. "

ça nos bobo gaucho ne veulent pas en entendre parler, il parait que ça rappele les maisons de correction de l'ancien temps.

mais un adolescent actuellement quand il fait une bêtise, il est juste sermonné 6 mois aprés par un où une juge !!!!
6 mois aprés, mais il ne fait même plus la liaison entre le sermon qu'il reçoit et la bêtise qu'il a faite.

"Jean-Marie Petitclerc

Enfermer ou éduquer ? Les jeunes et la violence

P. Jean-Claude Faivre d'Arcier

Paris, Éd. Dunod, 2004. - (14x22), 160 p., 14,50 €.

Esprit et Vie n°129 - juin 2005 - 1e quinzaine, p. 24-27.

Jean-Marie Petitclerc est prêtre salésien de Don Bosco, polytechnicien et éducateur spécialisé. Il a fondé l'association « Les Messagers », puis l'association pour la promotion des métiers de la ville, « Promévil ». Il dirige actuellement, à Argenteuil, l'Institut de formation aux métiers de la ville (IPMV). Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages, dont Les nouvelles délinquances des jeunes (Éd. Dunod, 2000) et Pratiquer la médiation sociale, un nouveau métier de la ville au service du lien social (Éd. Dunod, coll. « Action sociale », 2002).

« Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s'occuper de vous ! », voilà le slogan que répétait le grand éducateur Jean Bosco dans les années 1880, à l'heure où la révolution industrielle entassaient des milliers de jeunes, à la recherche de travail, dans les faubourgs des grandes villes.

L'auteur de cet ouvrage s'inspire de la « méthode préventive » de J. Bosco, fondée sur :

la confiance en la jeunesse, qui n'est pas d'abord un problème mais une chance pour la société,

une alliance entre les jeunes et l'éducateur, car il ne s'agit pas de « faire pour » mais de « faire avec » les jeunes.

Mais, « à chaque époque de l'histoire, lorsque la société a tendance à se laisser déborder par une part importante de sa jeunesse, des voix se lèvent pour préconiser l'enfermement des adolescents les plus turbulents ». En partant d'une bagarre, très médiatisée, qui a eu lieu au centre commercial de La Défense en janvier 2001, J.-M. Petitclerc souligne deux évolutions récentes de la délinquance des jeunes d'aujourd'hui :

une non-intégration des repères d'une vie en société par les jeunes,

une décrédibilisation des adultes dans leur rôle de régulateurs de la violence.

Si on laisse les jeunes penser que la violence est la manière la plus efficace pour régler leurs conflits, c'est qu'il y a, à la base, un problème d'éducation. C'est donc que le problème de la violence des jeunes est avant tout un problème d'adultes : pourquoi les adultes ont-ils plus de peine qu'autrefois à apprendre aux jeunes générations à gérer leur agressivité et à réguler leur violence ?

Pour répondre à cette question, l'auteur analyse les trois principaux lieux où vivent les jeunes, chacun véhiculant une culture spécifique :

la famille, marquée par ses traditions d'origine,

l'école, inscrite dans la tradition républicaine française,

la rue et la cité porteuses, elles aussi, de valeurs propres comme la loi du plus fort ou le sens de l'honneur.

Trop souvent, au lieu de se valoriser mutuellement, les adultes qui animent ces trois lieux différents, se disqualifient les uns les autres devant les jeunes. Or, l'évolution de notre société provoque une triple crise :

- Une crise de l'autorité qui rend difficile la transmission des repères. Depuis les années 1968, une position de pouvoir ne confère plus, automatiquement, l'autorité ; celle-ci repose aujourd'hui sur la crédibilité de celui qui en est porteur. Or, on assiste à une disqualification des pères pour de nombreuses raisons (chômage, fragilisation du couple parental, déstabilisation devant les évolutions technologiques…). L'échec scolaire, source de dévalorisation, est générateur de violence et amène souvent à remettre en cause la crédibilité des enseignants. L'État lui-même subit une crise de son autorité, directement liée à la perte de crédibilité de ses acteurs institutionnels. On trouve qu'ils n'ont pas de limites, qu'ils sont mal élevés, mais par qui ?  - Une crise de confiance en l'avenir qui n'aide pas à élaborer des projets de vie. Les adultes inquiètent les jeunes en ressassant devant eux leurs peurs du chômage, de la pollution, du terrorisme, etc. (63 % des jeunes interrogés par la JOC, lors de son rassemblement national à Bercy, le 4 mai 2003, se disaient inquiets pour leur avenir). Et les médias jouent un rôle d'amplificateur de ces peurs. Aussi, n'ayant pas confiance en leur avenir, les jeunes sont tentés par les discours et les comportements du « tout, tout de suite » qui sont générateurs de violence. L'adolescent ne sait pas attendre et travailler à la réalisation d'un projet à long terme. Cette situation emmène souvent les jeunes de la « galère » à la « déprime ». Le suicide représente aujourd'hui la deuxième cause de mortalité des jeunes de vingt-cinq à trente-quatre ans, après les accidents de la route.  - Une crise de l'apprentissage de la socialisation qui se manifeste par des difficultés croissantes dans le rapport à la loi. Dans les familles, de nombreux parents cherchent à constituer des îlots affectifs et ils ont du mal à savoir dire non à leurs enfants. Dans notre société individualiste, le citoyen ne se sent plus concerné par l'éducation des enfants des autres et n'ose plus intervenir devant les transgressions des jeunes dans l'espace public. L'adolescent peut faire n'importe quoi dans la rue, personne ne le sait plus à la maison. Il ne reste plus alors que l'école pour assurer un apprentissage d'une responsabilité citoyenne. Or celle-ci n'y est guère préparée : autrefois, les jeunes avaient appris à « vivre ensemble », au moins en groupe, avant de venir en classe ; aujourd'hui, ce n'est plus le cas, et c'est de l'école qu'on attend cet apprentissage. L'auteur, citant l'étude du professeur D.-J. Duché [1], dénonce aussi une féminisation excessive des professions éducatives (p. 62) : « cette évolution rend difficile chez l'adolescent une identification masculine ». Il ajoute : « Les seuls hommes qu'ils rencontrent sont les policiers ! Alors, ils recherchent cette confrontation […]. Les jeunes ont besoin de cette parité homme-femme dans l'accompagnement éducatif. » Devant ces difficultés, la tentation est forte de chercher des solutions faciles comme les « centres fermés », alors que toute l'histoire de l'éducation nous apprend qu'ils ont amené des résultats catastrophiques ! Toute institution fermée est forcément génératrice de violence : c'est une prison, un lieu d'exclusion sociale ; comment pourrait-elle favoriser une réinsertion ?  Alors, comment agir face à cette situation ? J.-M. Petitclerc propose quatre domaines d'action.

1) D'abord, comprendre les jeunes et leurs raisons d'agir, pour les responsabiliser. Comme le souligne Guy Coq, plutôt que de chercher des causes, ne vaut-il pas mieux parler de « prétextes à la violence » ? Le recours à la délinquance peut être provoqué par trois raisons :

l'expression d'un mal-être. Derrière le plus violent se cache souvent le plus souffrant,

une affirmation paradoxale de soi. La violence constitue, pour certains, un appel ou une protestation,

une stratégie d'action, banalisée par la télévision qui déconnecte la violence de la souffrance qu'elle provoque et qui identifie le virtuel au réel. Cette banalisation de la violence médiatisée entraîne un déplacement des normes et une diminution de la culpabilité.

2) L'auteur préconise ensuite de favoriser la prévention par le développement de l'expression sous toutes ses formes, en particulier dans le domaine de la culture et du langage symbolique.

3) Il invite aussi à développer la prévention par la médiation : être médiateur, c'est savoir se placer « au milieu » pour être un pont entre deux partis ; l'intervention d'un tiers ouvre une relation triangulaire dans laquelle la communication redevient possible pour passer d'une logique du « toi ou moi » à une logique du « toi et moi », seule capable de construire la paix.

4) L'auteur demande enfin de ne pas oublier la prévention par la sanction : en s'opposant fermement à toute transgression de la loi, en refusant le chantage, on rend possible un dialogue réel. Réagir, c'est sanctionner, et non punir, en rappelant les limites et en obligeant à réparer. En sanctionnant un acte, on responsabilise la personne ; tandis qu'en punissant une personne, on se contente de l'humilier. Pour cela, il invite à harmoniser les politiques : remplacer la prévention par la seule dissuasion est insuffisant. L'essentiel reste la prévention, mais s'il y a passage à l'acte, il faut réagir car seule la sanction permet de prévenir la récidive. Toute politique de prévention doit comporter un coté persuasif et un coté dissuasif. Pour développer cette politique de prévention - médiation - sanction, il faut former des professionnels qui soient capables de tolérer les personnes et de sanctionner leurs comportements délictueux.

Enfin, il faut promouvoir la cohérence sur tous les plans : le premier droit de l'enfant, aujourd'hui, n'est-il pas le droit à la cohérence des adultes qui l'accompagnent ? Cela demande de développer le dialogue entre l'école, la cité et la famille, d'y promouvoir le rôle des parents, d'éviter les ruptures en mettant en place une vraie coopération entre les adultes qui s'occupent d'un jeune et de déployer une notion de « trajet » qui unifiera les différentes étapes de sa vie.

Pour parvenir à cela, J.-M. Petitclerc propose de créer des pôles d'accueil des jeunes pour les aider à mettre en place des projets, de créer des structures d'internat (« Maisons de l'espoir ») pour accueillir les jeunes qui ont besoin d'une mise à distance momentanée de leur quartier. Afin d'enrayer la spirale de la violence des mineurs, il estime qu'un bon programme devrait reposer sur trois priorités : recréer les conditions de l'innovation, travailler les réponses à la primo-délinquance et repenser la formation des personnels éducatifs.

Pour lui, une politique de la jeunesse doit avoir comme priorité l'apprentissage du « vivre ensemble », par la découverte et le respect des différences, par l'instauration d'une mixité sociale qui ne peut pas être obtenue seulement par une politique du logement, mais aussi par une politique de l'éducation. Pour y parvenir, il propose un certain nombre d'idées comme : revoir la carte scolaire, développer les internats, proposer un mois de service civil durant l'été de ses dix-huit ans… Conclusion : l'urgence éducative est l'affaire de tous !

J'ai lu avec intérêt ce livre qui récapitule un certain nombre de réflexions qui circulent dans le milieu des éducateurs spécialisés. Sans apporter de nouveauté particulière, il propose tout simplement une attitude de bon sens, faite d'écoute, de respect et de recherche commune de la part de tous ceux qui ont la responsabilité d'accompagner les jeunes aujourd'hui, en les invitant à soutenir, avant tout, les parents dans leur tache difficile.

[1] D.-J. Duché, Le mal-être des adolescents, Paris, Éd. Hermann, coll. « Ouverture médicale », 1994.

Écrit par : leclercq franck | 05 septembre 2010

suite

http://www.voltairenet.org/article10074.html

"Deuxième difficulté, il nous faut sortir du faux dilemme, du faux débat entre prévention et répression dans lequel, depuis quarante ans, on a enfermé la réflexion sur la délinquance dans notre pays. Il faut réhabiliter la sanction d’un point de vue éducatif, et je rangerai la sanction du côté de la prévention. Sortons de ce faux débat qui nous a conduits à avoir un corps, celui des éducateurs, voulant éduquer sans sanctionner, et un autre corps qui aurait la prétention de sanctionner sans éduquer."

"Je rencontre beaucoup d’adolescents maghrébins multirécidivistes. Certains magistrats ont tendance à psychiatriser le problème, et pourtant, lorsque ces jeunes passent un mois d’été « au pays », comme ils disent, ils cessent toute activité délinquante. Comme quoi ce style de délinquance est aussi lié à une excellente connaissance des failles de notre système ! "

"Je pense pour ma part qu’il nous faudrait développer des réponses de proximité sous l’égide du maire et, bien sûr, sous contrôle du procureur. Il me semble tout à fait normal qu’un principal de collège ait le pouvoir de convoquer un gamin qui a cassé le CDI, de convoquer ses parents et d’organiser la sanction. Je ne crois pas que la République serait en danger si un délégué du maire avait le pouvoir de convoquer un gamin qui a commis un petit délit sur la voie publique, de convoquer ses parents et d’organiser la sanction. Nous avons trop affaibli le pouvoir disciplinaire de nos institutions, si bien que nous assistons à un véritable encombrement de la justice des mineurs, laquelle, bien sûr, va alors traiter les choses graves, ne traite plus la primo-délinquance : la spirale infernale commence à jouer. Tous les adolescents multirécidivistes que j’ai rencontrés ont deux caractéristiques communes : leur premier délit était de faible importance, et il n’a pas appelé de réponse. "

"Ces nouveaux dispositifs exigeront de nouveaux professionnels. Il nous faut sortir de l’éducateur spécialiste qui, au nom de ses compétences, réussira là où les autres ont échoué ; sortir de tout ce corporatisme qui voit chacun se créer sa propre déontologie, et c’est le gamin qui fera les frais de la confrontation à des déontologies différentes ; sortir de ces présupposés idéologiques selon lesquels il faudrait ne jamais enfermer, ne jamais éloigner... Non, il nous faut retrouver un certain type de pragmatisme si nous voulons être capables d’inventer les réponses pertinentes."

"Depuis 1970, le pouvoir disciplinaire de nos institutions s’est beaucoup fragilisé, et la justice elle-même y a largement contribué. Aujourd’hui, lorsqu’un enseignant gifle un élève, même si ce n’est pas selon moi la meilleure réponse qu’il puisse apporter, il risque d’être traduit devant la justice."

ça va peut-être finir par changer.

"Cher ami,
En politique, rien ne bouge si personne ne bouge.
Et c'est conscient de ce principe de base que vous avez eu le courage de signer des pétitions avec SOS Éducation, transférer des messages à votre entourage, écrire à votre député, lui téléphoner personnellement pour lui demander d'agir contre la violence à l'école, et peut-être même de contribuer personnellement aux dépenses engagées par l'association pour défendre l'avenir des élèves.
Et aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous donner plusieurs nouvelles qui prouvent que vos efforts portent leurs fruits :
Inévitablement, le ministre de l'Éducation Luc Chatel a senti que la donne était en train de changer.
« Je suis favorable à ce que, dans le cadre du respect du professeur et de l'incarnation de l'autorité, les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe » a-t-il déclaré hier sur RTL.
« Les violences verbales feront l'objet d'une procédure disciplinaire », a-t-il dit au Figaro le 26 août. « Toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline. ».
Et la création des premiers internats disciplinaires pour les pré-délinquants qui gangrénaient l'ambiance dans bon nombre de classe est (enfin !) en train de devenir réalité.
Ces changements sont un signe clair que nous commençons à être entendus. Les 131 députés que vous avez convaincus de se mobiliser avec nous ont une influence.
Alors permettez-moi de vous remercier du fond du cœur de votre action. Sans éducation, il n'y a pas d'avenir, et vous jouez vraiment un rôle vital pour le futur de nos enfants et élèves."

"Autre exemple : une information a été faite dans les collèges d’Argenteuil auprès de tous les enfants de sixième sur le numéro d’appel 119. Tous connaissent ce dispositif, ce qui n’est malheureusement pas le cas des parents, qui n’assistent pas aux réunions. Imaginez une famille réunie autour de la table pour le repas. Le père lève la main et fait mine de vouloir frapper son fils. Aussitôt, celui-ci menace son père d’appeler le 119. Si nous, professionnels, savons que son appel n’aura aucune conséquence, le père, lui, ne le sait pas. Dans sa représentation du 119, il imagine qu’un travailleur social peut débouler chez lui et, s’il répond mal aux questions, être convoqué chez le juge..."

"Si nous voulons faire de l’éducatif, il nous faut être conscients que l’éducateur, lui, ne peut travailler que sur le contrat, c’est là son originalité, et que l’important est de pouvoir prononcer des sanctions lorsque le contrat est rompu. Sachons que, dans l’histoire de nos centres, après les maisons de correction, les premiers centres ouverts qui ont fonctionné disposaient tout de même de cachots, c’était le mot de l’époque, si bien que si le jeune ne respectait pas le contrat, pour une durée limitée, une contention était possible. Je pense que ces jeunes ont besoin de contention."

http://pastoralefamiliale.free.fr/pfcongresvichyanatrella.htm

"Je voudrais souligner ici que c'est la fonction paternelle qui a été progressivement désinvestie socialement alors que, la plupart du temps, dans la réalité les pères jouent leur rôle auprès des enfants. Mais les images sociales qui minimisent ou dévalorisent le père atteignent sa fonction symbolique et laissent entendre que l'on pourrait se passer de se passer de celle-ci. Il serait simplement supprimé. La négation du père entraîne aussi la dépréciation du mâle qui provoque automatiquement le dépréciation de tous les produits de l'évolution, y compris la culture, le langage et le sens de ia loi et des limites. La négation du père est aussi le déni de tout principe d'autorité et de transmission que l'on constate aussi bien à l'école que dans la famille. La vie familiale est souvent comparée à une société démocratique où tout doit se discuter et se décider ensemble, entre parents et enfants. En réalité ce modèle n'est pas tenable. S'il convient bien entendu de savoir écouter et parler avec ses enfants, ceux-ci n'ont pas à imposer leurs exigences. C'est la loi de la société et celle des adultes qui régule les rapports à l'intérieur de la famille. Sinon l'enfant va croire que tout est négociable et à la libre disposition de ses désirs. "

Écrit par : leclercq franck | 05 septembre 2010

Sociétés de "l'enfant-roi", dans la toute puissance, supporté par "les droits de l'enfant", qu'on n'a plus le droit de sanctionner...Sociétés sans repères, avec des règles contradictoires, de type "injonctions paradoxales"...Sociétés occidentales moribondes...

Écrit par : Nicole Du | 05 septembre 2010

@franck leclercq:
C'est très intéressant. mais j'ai de gros doutes sur le réalisme de ces théories. S'il suffisait de "re-socialier" les générations dont l'éducation ratée a abouti à des comportements hyper violents, pourquoi n'a-t-on pas tenté un dialogue avec le jeunesse allemande des années 30? Le challenge aurait été intéressant.
Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait que la famille, l'école et la cité sont les trois piliers de la socialisation. Quand c'est raté, on fait quoi? Vous croyez réaliste de tenter un retour en arrière pour recentrer la vision de la société et repartir dans le droit chemin?
Allez socialiser les bourreaux qui ont martyrisé William, et venez nous faire part de vos succès, on est friands de vos informations en ce sens.
Allons, cessez de rêver: il y a des êtres asociaux, il y en a toujours eu, et c'est pas parti pour finir demain matin.
Il y en a beaucoup plus lorsqu'on montre à tous, y compris aux plus velléitaires d'entre eux qu'ils peuvent y aller et se défouler sur des innocents car ils ne risqueront jamais rien.
Les politiciens ont accepté (probablement en échange de pots de vin monstrueux) une immigration bas de gamme (on ouvrait les portes des prisons pour remplir les bateaux à destination de la France).
Les politiciens, soucieux de préserver cette manne pour le moins contestable, ont toujours nié l'existence d'une délinquance d'origine immigrée.
Le fils d'un médecin poignardé à marseille par un jeune maghrébin: je connais un des policiers qui ont été forcés d'aller menacer le père de représailles s'il parlait d'immigration....sans commentaires.
Ahmed REZZALA: venu d'algérie se prostituer dans les toilettes des trains, et qui assassinait les femmes au prétexte qu'elles mobilisaient son lieu de travail. là dessus quelques commentaires. L'ensemble de la classe politique, talonnée de près par les médias le gratifiaient d'un SID, qui est un titre nobiliaire: pas mal pour un prostitué tueur en série, non?
Les polices de france mises en défaut et qui laissent cet as de l'évasion traverser les frontières: qui peut y croire? Pour finir ce seront les portugais qui régleront le problème, certains qu'ils étaient qu'une extradition vers la France se solderait à court terme par la remise en liberté de l'individu.
un gamin assassiné sur l'île de la bartelasse pour un cyclomoteur: la liste est monstrueuse, et les statistiques sont les suivantes: au fichier canonge (les personnes fichées par la police pour faits avérés de délinquance), plus de 97% des fiches concernent des nord africains.
Comme ceux-ci écopent presque systématiquement de peines minimes, vos théories sur l'homogénéité du front éducatif entre famille, école et cité sont nécessairement vouées à l'échec.
Les politiques, qui pour des raisons inavouables sont favorables à une immigration de peuplement, les juges laxistes et les profs qui ont depuis longtemps baissé les bras devant une violence scolaire où ils ne sont jamais soutenus: voilà un bon trio pour aboutir à la situation actuelle.

Encore une fois, ne vous étonnez surtout pas qu'un fils d'avocat, un plombier, une aide puéricultrice, un pseudo ex légionnaire, une pseudo toiletteuse pour chiens et une autre épave se retrouvent sur le banc des accusés pour une seule et même affaire.
ils avaient les uns avec les autres un lien extrêmement fort: le sentiment d'impunité.

Le vrai dénominateur commun à tous les tortionnaires est le même: ce sentiment d'impunité qui fait qu'un médiocre petit prof de maths se met à organiser les camps de la mort, et qu'un neveu de ministre africain organise le rapt et la torture à mort d'un vendeur de téléphones; qui fait que six débiles légers se retrouvent pour leur grand messe à eux: le massacre William MODOLO; qui fait que le quartier des invalides est livré aux hordes de pillards des heures durant pendant les "grèves" contre le CPE et que des gamins en ressortent dans le coma, qui fait qu'un fils de médecin marseillais (encore lui) est assassiné par un délinquant libéré 3 jours avant le meurtre, et qui avait déjà tenté de tuer 5 petites semaines auparavant...
Il avait tenté de tuer un autre gamin 5 semaines auparavant, mais le couteau avait été arrêté par le portefeuille de la victime. Du coup, pas de sang, pas de peine: étant torse nu, la victime suivante ne pouvait pas en réchapper, son meurtrier savait où frapper, et avait toujours ce sale sentiment d'impunité.
Continuez à croire que punir est inutile et le crime de sang aura de beaux jours devant lui.

Écrit par : tubalcain131 | 05 septembre 2010

@ tubalcain131

merci d'avoir lu avec intêret les propositions et l'analyse de jean maie petit clerc.

je pense ce qu'il faut retenir c'est le pourquoi on en est arrivé.

mais de là à croire qu'on peut resocialiser les assassins de william modolo il y a encore de la marge. le but est de comprendre comment à jouer l'éducatif dans les assassins de william, pas de les excuser et surtout de les punir.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/08/25/peine-de-mort-initiative-retiree-on-a-rate-le-meilleur.html#more


6. Le caractère dissuasif de la peine de mort est statistiquement démontré

L’argument abolitionniste sur le caractère non dissuasif de la peine de mort est intellectuellement indigent : il évoque des cas particuliers d’individus non dissuadés de passer à l’acte par l’existence de la peine de mort. Ces cas existent, bien sûr. Mais il existe aussi des individus qui sont dissuadés. Et cela seul suffit pour que des vies humaines soient épargnées. Ceci n’est pas une affirmation de principe mais le résultat d’études économétriques nombreuses réalisées aux Etats-Unis : la pluralité de politiques suivies sur des périodes différentes, dans les différents Etats, offrant une moisson de statistiques dont l’interprétation consistant à vérifier des corrélations entre les exécutions et le nombre des meurtres va toujours dans le même sens.

Ainsi, étudiant la période 1933-1967, Ehrlich montre, en 1975, que chaque exécution sauvait huit victimes de meurtres. D’autres études conduites depuis ont confirmé et amplifié ces conclusions, par exemple :

•celle de Paul R. Zimmerman, portant sur les années 1978-1997, estime qu’une exécution capitale dissuade 14 meurtres (« Journal of Applied Economics », mai 2004) ;
•celle de Hashem Dezhbakhs, conduite à l’échelle des comtés, évalue à 18 le nombre de meurtres évités par une exécution capitale (« American Law and Economics Review », 2003).


Toutes les études économétriques vont dans le même sens, quelles que soient les références géographiques retenues (impact géographique sur la criminalité dans le cadre étroit du comté ou dans celui, plus vaste, de l’Etat ; impact temporel dans le mois ou l’année qui suit une exécution).

On ne peut mieux faire que renvoyer aux nombreux textes scientifiques consultables sur le site Internet :
http://www.cjlf.org/deathpenalty/DPDeterrence.htm

Derrière la froideur des chiffres émerge une réalité particulièrement déplaisante pour les abolitionnistes : en protégeant la vie des criminels, ils sacrifient des vies humaines innocentes. A chaque fois que la vie d’un criminel est épargnée, cela envoie à la mort plus d’une dizaine d’innocents.

Les véritables humanistes ne sont donc pas ceux qui le prétendent ! Les belles âmes aussi ont de facto du sang sur les mains, et qui plus est du sang d’innocents ! Voilà pourquoi les partisans de la peine de mort n’ont pas de raison d’accepter d’être culpabilisés et diabolisés.

Le refus de la peine de mort pour des raisons religieuses ou ethiques peut se comprendre mais il ne confère aucune supériorité morale car c’est un choix qui est coûteux pour la société et qui apporte en pratique le malheur à des familles qui auraient pu en être épargnées. Il n’y a donc pas d’impératif catégorique devant conduire à l’abolition de la peine de mort.

Il y a, au contraire, libre choix de décisions à exercer par des Etats souverains.


http://www.polemia.com/article.php?id=1394

Écrit par : leclercq franck | 05 septembre 2010

@ tubalcain131

"Continuez à croire que punir est inutile et le crime de sang aura de beaux jours devant lui."

nulle part il n'est écrit que punir est inutile.

""Deuxième difficulté, il nous faut sortir du faux dilemme, du faux débat entre prévention et répression dans lequel, depuis quarante ans, on a enfermé la réflexion sur la délinquance dans notre pays. Il faut réhabiliter la sanction d’un point de vue éducatif, et je rangerai la sanction du côté de la prévention. Sortons de ce faux débat qui nous a conduits à avoir un corps, celui des éducateurs, voulant éduquer sans sanctionner, et un autre corps qui aurait la prétention de sanctionner sans éduquer."

il est bien question de sanction au dessus, et qu'on ne peut pas éduquer sans sanctionner.

Écrit par : leclercq franck | 05 septembre 2010

une éducation sans sanction est une éducation sans limites posées, donc ce n'est pas de l'éducation, ce n'est qu'un mot vide que les technocrates emploient pour faire bien...

Écrit par : Nicole Du | 05 septembre 2010

@ tubalcain131

merci d'avoir lu avec intêret les propositions et l'analyse de jean marie petit clerc.

je pense ce qu'il faut retenir c'est le pourquoi on en est arrivé là.

l'analyse de jean marie concerne, l'éducatif les réponses à donner à la délinquance des ados.

Écrit par : leclercq franck | 06 septembre 2010

Il est vraiment ultra chiant ce leclerq... toujours un cas dramatique... toujours incapable de se forger sa propre personnalité ou de se faire une opinion sans régurgiter bêtement ce qu'il lit sur le net... pauvre imbécile... :(

Écrit par : Boo | 06 septembre 2010

@ Nicole Du

tout à fait vrai nicole. nos éducateurs actuellement s'imaginent que la sanction n'est plus utile !!!

http://www.voltairenet.org/article10074.html

"Un tel système, dans lequel, pour ne courir aucun risque, il ne faut plus sanctionner, a contribué à décrédibiliser les adultes, qu’il s’agisse des parents, des enseignants ou des animateurs. C’est un système paradoxal où l’on ne tolère plus aucune sanction mais où la justice est complètement débordée par les plaintes qui lui sont transmises. "

http://pastoralefamiliale.free.fr/pfcongresvichyanatrella.htm

Écrit par : leclercq franck | 06 septembre 2010

banalisation de la torture, faits quotidiens des cités & zones de non droit :

Qu'en est-il pour vous tous de la LAPIDATION?

De cette iranienne condamnée à être TUEE PAR LAPIDATION PAR SES PAIRS?

Votre manque de conscience donne la nausée !

N'avez-vous eu à lire LA NAUSEE, LA PESTE, Camus, Sartres ou autres écrivains...

Écrit par : grandmère | 06 septembre 2010

Ah bon? Nous manquons de conscience?
Le débat est parti sur la banalisation de la torture: Cela ne veut absolument pas dire que les méthodes employées nous laissent froids.
Je n'ai nulle part ici lu que les intervenants se foutaient de la lapidation. Petite précision à ce propos: désormais, pour que ce soit plus "fun", les suppliciés sont enfermés dans un sac en toile, afin que ceux qui lapident ne puissent identifier la tête et "abréger" l'agonie.

Que ce soit la lapidation, ou la "décapitation" que nous autres occidentaux avons tendance à associer à la guillotine, sachez que le maximum de souffrance est systématiquement recherché. Regardez donc la scène de "décapitation" de Nicholas BERG. En réalité, ce que l'on appelle "décapitation" consiste à découper à vif la gorge puis la tête AVEC UN COUTEAU OU AVEC UNE SCIE!!!
Non contents de tuer arbitrairement, ils découpent leurs victimes à petit feu. Ils sont monstrueux. Et les cris qui accompagnent le supplice sont toujours les mêmes: les hurlements de souffrance des victimes, les rires gras des bourreaux.

Un grand bravo à tous ceux qui prônent la tolérance.

Écrit par : tubalcain131 | 06 septembre 2010

@tubalcain131

Vous prônez la tolérance à la lapidation des femmes?
c'est ce qui ressort de votre réponse

ne vous en déplaise,
je suis une femme
j'ai subi la lapidation
chez quelques uns de ces nouveaux ressortissants devenus détenteurs de passeport CH

vieille suisse d'origine,
je ne peux qu'avoir la nausée à vous lire,
votre texte vos lignes, promulguant le fun de ces pratiques,
provoquant et produisant tant de toxicité dans vos parages

Écrit par : grandmère | 06 septembre 2010

Grandmère: il semble que vous n'avez RIEN compris à ce que j'ai écrit.
J'ai simplement singé l'attitude des politiques occidentaux qui cherchent sans cesse des excuses aux exactions islamiques.
Je suis en réalité outré de la lâcheté européenne face à l'islam. je trouve les comportements musulmans majoritairement inhumains, que ce soit sur la lapidation ou sur l'égorgement.

Je ne vais plus vous répondre car vous donnez l'impression de vouloir en découdre plus que de vouloir comprendre ce que les uns et les autres expriment ici.

Une dernière fois: la pseudo justice musulmane me dégoûte et me révulse. Ne venez plus me raconter que je l'approuve.
Bonne nuit grandmère.

Écrit par : tubalcain131 | 06 septembre 2010

grandmère, vous êtes un peu flippée, là. Bon, si vous regardez les archives, j'ai fait un billet le 17 août sur Sakineh:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/08/17/lapidation-sakineh-et-les-autres.html

Et un autre il y a deux ans. Alors informez-vous avant d'agresser comme vous le faites. Et Sakineh n'empêche pas de se soucier des drames ici. Mais ça visiblement vous vous en moquez.

Écrit par : hommelibre | 06 septembre 2010

tout à fait d'accord avec vous, "hommelibre", il me semble aussi que "grandmère" semble se moquer éperdument de ce qui s'est passé pour William MODOLO et les autres martyrs non médiatisés de crimes analogues, qui se passent à côté de chez nous...

Écrit par : Nicole Du | 06 septembre 2010

Je souhaite sortir du débat sur Grandmère, qui sait faire un bon café, mais n'en boit pas assez pour se réveiller.
La question que je me pose est la suivante: Nous sommes ici hébergés par la tribune de Genève, (qui nous offre un espace d'expression que la France ne nous donne pas).
Les opinions exprimées ici sont elles majoritairement Suisses? Les opinions Françaises sont elles de la même orientation?
Nous avons en effet ici un débat qui sort de l'ordinaire français. Mon pays a la lâcheté de démissionner sans cesse face aux exactions de toutes importances (de la primo délinquance jusqu'aux crimes de sang), et j'ai la frustration de penser que les Suisses sont beaucoup plus courageux face à ce problème que les Français...Ce n'est pas une jalousie al placée, c'est la sensation que le France tournera encore en rond trop longtemps, et que chaque crime impuni fait le lit de nombreux crimes à venir.
Cette question

Écrit par : tubalcain131 | 06 septembre 2010

je peux idéaliser, mais j'ai l'impression que la Suisse vit beaucoup moins de violences que la France, même si on constate une augmentation ces derniers temps, et surtout moins de violences "gratuites", où on torture pour "s'amuser" (je n'en ai jamais entendu parler dans les "squats" de Genève) ou qu'on tue pour une cigarette ou suite à un refus de prendre en auto-stop,ou encore pour un constat d'accident...

Écrit par : Nicole Du | 06 septembre 2010

@ tubalcain131: Une connaissance me disait un jour, en boutade: "Quel est le dernier pays soviétique d'Europe? La France". C'est vrai qu'en France il est très difficile de parler librement. On est tout de suite catalogué, stigmatisé, c'est pénible. Je tiens un blog sur Mediapart où je remets les billets que j'écris d'abord ici, mais les réaction sont infectes dans leur majorité. Je me suis fait quasi traité de nazi. On ne peut parler d'un sujet sans qu'on soit classé politiquement ou idéologiquement. C'est la sclérose française. Je ferai bientôt un billet sur ce thème.

Ici il y a une autre attitude, moins de clivages. Il y a aussi des crispations, mais elles n'ont pas l'enracinement qu'on trouve en France.

Écrit par : hommelibre | 06 septembre 2010

Alors que la Suisse est une vraie démocratie, bien plus que la France, quel orgueil de celle-ci de venir donner des leçons aux suisses, comme d'ailleurs la France le fait pour le reste du monde, elle qui fait cocorico en se targuant d'être le pays "des droits de l'Homme", et qui ne respecte même pas ses citoyens honnêtes!

Écrit par : Nicole Du | 06 septembre 2010

Pouvons nous imaginer démontrer (via des forums du genre de celui-ci) la volonté de la population qui respecte la loi?
J'ai du mal à poser les bases d'un concept qui nous permettrait de faire comprendre à nos politiciens qu'ils n'ont pas tous les droits. Alors si déjà la phase conceptuelle me pose problème, je sais que la mise en pratique est loin de ma portée.... tant pis, je dis néanmoins ce que j'ai sur le coeur:

Si nous élisons nos gouvernants, c'est sur le programme qu'ils nous présentent. Le problème est qu'une fois élus, ils oublient que ce programme a des bornes:
La toute première, c'est le fondement originel de la société: assurer la sécurité de chacun. L'abandon de la notion primordiale de sécurité réduit la société à un service de voirie et de ramassage des poubelles.

La seconde borne à ne pas dépasser est la suivante: les décisions hors programme électif devraient faire l'objet de référendums. Ainsi de l'immigration, ainsi de la création de nouvelles aides sociales, ainsi du blanchiment de la dette de pays du tiers monde, etc.
En fait, tout ce qui a tendance à affaiblir économiquement le pays par un emploi non initialement prévu des fonds publics devrait faire l'objet de référendums

Cette façon désinvolte de nos gouvernants de disposer d'un pouvoir que nous ne leur avons pas octroyé facilite les transvasements de milliards d'euros. L'immigration de peuplement est devenue un paravent qui permet de détourner des sommes colossales; et la négation des problèmes de sécurité que nous rencontrons depuis le fameux "regroupement familial", (géniale idée de Giscard) est une malhonnêteté destinée à entretenir ce système de détournement de fonds publics. C'est tout le système policier et judiciaire qui a été forcé de se mettre au diapason mensonger des politiciens corrompus. Le crime n'est plus poursuivi, ou si mollement, que la notion même de société nous semble perdue, ou tout au moins très inutile.
Je sors sans doute pas mal du débat initial, mais je reste profondément convaincu que c'est avant tout la corruption de la classe politique qui est à l'origine de l'explosion de violence que connaît la France.

Écrit par : tubalcain131 | 07 septembre 2010

je pense comme vous que c'est un facteur non négligeable de cette violence gratuite, même s'il n'en est pas le seul. Les français ont besoin d'un "père de la nation"qui doit représenter une certaine morale, une certaine intégrité et beaucoup de charisme. Quand l'identification ne se fait plus (à l'instar des images parentales pour l'enfant) il n'y a plus de "modèle", ou le "modèle" est complètement perverti, corrompu et cynique, ce qui est encore pire!

Écrit par : Nicole Du | 07 septembre 2010

@ tubalcain131

"C'est tout le système policier et judiciaire qui a été forcé de se mettre au diapason mensonger des politiciens corrompus."

moi je pense que les politiciens corrompus ce n'est qu'un des facteurs mais pas le principal.

on est dans une société post-soixante huitarde, une société maternante , matriarcale décribilisant les porteurs d'autorité. qui eux mêmes ne se soutiennes plus entre eux.

"Et ces trois catégories d’adultes, qui, qu’on le veuille ou non, font référence et transmettent des repères, sont dans un discours de discrédit mutuel : les enseignants parlent des parents démissionnaires et des voyous de la rue ; les parents disent que les enseignants ne savent plus faire leur travail et ne sont même plus capables d’assurer la discipline, et parlent de la mauvaise influence de la rue ; les aînés disent : « Que tu travailles ou que tu ne travailles pas au collège, tu es dans un collège sans avenir », et, malheureusement, le fossé s’est creusé entre collèges des quartiers sensibles et collèges des centres-villes. Les aînés disentégalement : « tes vieux sont d’une autre génération, ils ne comprennent plus grand chose à grand chose ».

Autrement dit, l’enfant ou l’adolescent grandit dans trois lieux marqués par trois cultures différentes : la sphère familiale, encore influencée par la culture d’origine ; la sphère scolaire, influencée par la culture républicaine ; la sphère de la rue, influencée par la culture des banlieues."

http://www.voltairenet.org/article10074.html



http://www.uniondesfamilles.org/absence_du_pere.htm

d'ailleurs la société algérienne qui est aussi une société avec des politiciens corrompus, quand nos jeunes des banlieus vonts au bled ils se tiennent à carreau.

"Je rencontre beaucoup d’adolescents maghrébins multirécidivistes. Certains magistrats ont tendance à psychiatriser le problème, et pourtant, lorsque ces jeunes passent un mois d’été « au pays », comme ils disent, ils cessent toute activité délinquante. Comme quoi ce style de délinquance est aussi lié à une excellente connaissance des failles de notre système ! "


mais la structure familiale musulmane n'est pas délitée comme chez nous !!!
et puits chez eux les forces de l'ordre sonts respectées.

il n'y a pas des torchons pour crier à la bavure pour un oui où pour un non.

"F. Caviglioli. - Oui, on veut maintenant refabriquer là-bas du père, mais c'est après avoir complètement assassiné les pères musulmans. Après les avoir transplantés loin de leur famille, avec la complicité des entreprises françaises. Le regroupement familial de 1974 n'aura pas restauré leur autorité, bien au contraire. Leurs enfants étaient devenus des étrangers, maîtrisant des codes auxquels, eux, tournaient le dos. Et c'est assez compréhensible. Le père musulman appliquait sans le savoir le théorème de Tocqueville : aucun individu n'accepte de fondre ses valeurs dans celles d'une société dominante s'il a la conviction qu'il n'occupera que le dernier rang dans le nouveau système. Du reste, la situation se perpétue... Pendant les émeutes de 2005, on n'a entendu que les mères. Les pères sont restés aussi silencieux et désarmés que leurs pères il y a vingt-cinq ans, ces pères de l'exil envers qui ils s'étaient montrés si sévères."

"A. Naouri. - Ces migrants venaient de pays dans lesquels les enfants devaient plaire aux parents. Ils se sont retrouvés dans une France où le mot d'ordre était inverse : c'est vous qui devez plaire à vos enfants. D'où de profondes perturbations. Mais les phénomènes de banlieue ne sont au fond que la pointe avancée de ce qu'on observe désormais dans l'ensemble des couches de la société. Il y a aussi de plus en plus d'enfants-tyrans, et même à Neuilly."

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2217/articles/a342204-au_nom_du_p%C3%A8re.html

Écrit par : leclercq franck | 07 septembre 2010

La grande histoire humaine est faite de tortures, massacres, pillages, pédophilie, guerre des croisades, évangélisation, inquisition, crimes contre l'humanité, homophobie, tracasseries administratives,racismes de tous cotés, collaborations avec le nazisme etc...etc...Cherchez, les religions n'ont rien à se reprocher?

Écrit par : NOËL pierre | 13 septembre 2010

l'être humain n'a même pas besoin de religion pour cela: nazisme, communisme, etc...

Écrit par : Nicole Du | 13 septembre 2010

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