Surprises à Florac

Tôt le matin les villes sont calmes. Un moment favorable pour faire des découvertes sans la pression des indigènes et des touristes. La lumière, si elle n’a pas la chaleur du plein soleil, est claire de la fraîcheur du jour qui vient. (Cliquer sur les images pour les agrandir).

Florsc1.jpgJe n'ai pas fait de billet sur l'anniversaire d'Hiroshima. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, ma chanson et le clip que j'ai réalisé sur le thème sont disponibles sur ma page youtube:

http://www.youtube.com/profile?user=hommelibre999#p/u/5/I5FZOOh3M3I

Suite au vol d'initiation en planeur (voir mon billet d'hier), visite de Florac.

Florac est une petite ville de Lozère d’environ 2’000 habitants, posée dans une vallée nord-sud entre Alès et Mende. Flanquée à l’est et au sud des montagnes des Cévennes, à l’ouest du causse Méjean, le matin y est respirable même au mois d’août: 10° à 7 heures! Il est vrai que ce début août n’est pas particulièrement chaud sur l’Europe de l’ouest.

Cette petite ville réserve quelques surprises pour peu que l’on y traîne à pied sans trop savoir où l’on va: excellent moyen pour faire des découvertes.

Les environs: une nature magnifique, brillante dans le soleil du matin.

 

 

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Vrai ou faux?

Façade d’une grande maison de village, avec cour et bancs. Il n’y a ni café ni restaurant. C’est une petite place où les gens peuvent se rencontrer.

Sur la façade, détail de fenêtres où le ciel se reflète.

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Le ciel, vraiment?

Et bien non: c’est un trompe-l’oeil. Toute la façade est peinte!

 

 


 

 

Florac5.jpgAnimal aquatique

Au pied de l’église, une fontaine. Avec un drôle d’animal dont on ne sait s’il bave ou s’il pleure. Disons qu’il bave.

- Mais non, il pleure!

- Non, il bave, l’eau coule par sa bouche.

- Elle jaillit derrière ses yeux: il pleure.

- Il bave!

- Il pleure!


Florac9.jpgThéâtre antique

Place au Beurre, des gradins comme pour y recevoir le public. On attend les bateleurs, Andromaque ou Hamlet! C’est Florac côté cour:

HAMLET. - Où veux-tu me conduire ?. Parle, je n'irai pas plus loin.

LE SPECTRE. - Ecoute-moi bien.

HAMLET. - J'écoute.

LE SPECTRE. - L'heure est presque arrivée où je dois retourner dans les flammes sulfureuses qui servent à mon tourment.



Florac92.jpgCôté jardin

Sur le bord de la rivière Tarnon, un jardin coloré et soigné comme le parc du château de Versailles. Enfin, presque...

«C'est un jardin extraordinaire:
Il y a des canards qui parlent anglais.
Je leur donne du pain, ils remuent leur derrière
En me disant "Thank you very much, Monsieur Trenet.»

(Trenet)

 

 

Florac6.jpgLa source dans la ville

Comme par une fente un gros ruisseau traverse la ville. C’est la source du Pêcher. Une eau qui vient du causse par infiltration avant sa résurgence dans la ville.

«En occitan "pesquié" (= vivier), est une résurgence qui sort d’un gros éboulis par plusieurs venues d’eau, les "griffons", dont aucune n’a pu être pénétrée jusqu’à présent. La source jaillit au contact des couches imperméables du sol (marnes, schiste...) à la base des calcaires. En effet, la roche calcaire possède de nombreuses cavités, petites ou grandes, qui s’imprègnent d’eau jusqu’à en stocker des quantités considérables. Obstinée, cette source traverse l'épaisseur du causse (500m) et même une couche de marnes imperméables !» (Wikipedia)


Florac 93.jpgL'orthographe du soldat

Au-dessus de la ville, comme des soldats de pierre, les parois calcaires du causse Méjean veillent. Le plus pelé des causses, et le plus haut.

«Pour de nombreuses personnes, l'orthographe exacte de « Méjean » est en fait « Méjan » car, en effet, le mot vient du latin medianus (du milieu). L'écriture « Méjean » proviendrait d'une analogie avec le prénom Jean. L'orthographe juste est alors reprise par de nombreux scientifiques.

En réalité, l'orthographe est un phénomène récent (XIXe siècle). Il n'était pas rare, avant, de trouver différents orthographes d'un même mot dans un même texte, à plus forte raison pour des noms propres. La langue est une réalité vivante et elle évolue. Il semble alors plus juste d'adopter l'usage des habitants du pays. Or les « locaux » utilisent plus volontier « Méjean », même si cet ancien terme occitan a subit les influences du français.
»

Catégories : Divers 4 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • L'obstination du gros ruisseau est magnifique, merci et bonne soirée Homme Libre.

  • @ Hommelibre :

    Merci pour ces deux superbes billets sur le Pays Cévenol. Florac qui est en effet une magnifique petite ville un peu austère à l'image de Parpaillots qui l'ont peuplée, ainsi que ce vol au-dessus du Causse Méjean et des Gorges du Tarn.

    Un bien beau pays qui j'aime pour sa rusticité. Rusticité décrite notamment par Robert Louis Stevenson, l'auteur de "L'Île au trésor", dans son récit de voyage au XIXème : "Voyage avec un âne dans les Cévennes". Le parcours décrit par Stevenson a été réhabilité il y a quelques années et l'on peut aujourd'hui louer des ânes et cheminer sur les traces de Stevenson tout en passant la nuit dans des relais aménagés pour les hommes et les ânes ...

    Vos billets m'incitent à y retourner le plus tôt possible ...

    Bien à vous !

  • Merci, très joli reportage sur notre ville, on apprécie :)

  • Marc, content que cela vous plaise. J'avais envie d'en parler avec une touche d'originalité parce que la ville m'a séduit.

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