Corps humain: le voyage de l’eau - amaroli, une thérapie qui peut choquer

Qu’est-ce qui mesure environ 100‘000 km de long dans le corps humain? Le système de transport de l’eau! On parle beaucoup de l’eau en période de canicule. Je propose un petit rappel du voyage de l’eau, de ses fonctions, pour insister ensuite sur une approche thérapeutique originale. Prenez vos rames, on démarre.

eau-vaisseau-sanguin_2054_w560.jpgL’eau qui entre

L’eau doit être constamment renouvelée. Le principal apport est la boisson, plus ou moins 1 lire 1/2 selon l’activité et la chaleur extérieure. Les aliments en apportent aussi: fruits et légumes sont les plus riches en eau.

Une fois ingérée l’eau va être absorbée dans le tube digestif. La paroi intestinale est faite pour capter les fines molécules et les faire passer sans le système circulatoire d’abord puis dans l’ensemble des tissus et organes.

Le principal liquide du corps est le sang. C’est de l’eau additionné principalement de globules rouges pour le transport de l’oxygène, de plaquettes pour la coagulation, de minéraux et éléments nutritifs. Cette «eau rouge» est donc véhiculée par les artères, veines et capillaires - 100‘000 km de vaisseaux en tout! Des capillaires elle passe dans les tissus et les cellules où elle sert à les nourrir en nutriments, en liquide et en oxygène. Sans eau les cellules se nécrosent et meurent (gangrène).

Puis cette eau ressort des cellules et de l’espace intercellulaire en emportant des produits dégradés du métabolisme cellulaire, acides métaboliques et autres. Elle se collecte dans les vaisseaux lymphatiques avant de retourner dans le sang et de passer dans les reins pour y être filtrée et stockée dans la vessie. C’est toujours la même eau, seul le contenu a un peu changé. L’eau de la vessie est la même que celle qui était préalablement dans nos cellules.
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En résumé l’eau sert donc à transporter, à dissoudre, à alimenter le métabolisme cellulaire, à drainer hors du corps les produits non utilisés. Le manque d’eau, c’est-à-dire la déshydratation, fait baisser la tension artérielle, fatigue le coeur et peut provoquer un infarctus, peut provoquer une mort cellulaire (une nécrose). L’insuffisance rénale est également une conséquence possible de la déshydratation.


L’eau qui sort et qui soigne

L’eau est donc un paramètre vital dans le maintient de la santé. Cette eau qui a voyagé dans le corps peut faire plus: elle soigne.

Par son voyage au coeur même des cellules l’eau corporelle a été en contact avec toutes les informations du corps. On sait que l’analyse de sang ou d’urine permet une lecture de l’état interne. L’eau qui sort garde avec elle une partie des informations sous forme de produits du métabolisme.

En Europe on connaît l’usage de l’urine en compresses, par exemple sur des eczémas. Elle peut être utilisée comme antiseptique sur des plaies. Em médecine traditionnelle indienne, elle est utilisée en voie interne. Cette pratique s’appelle Amaroli.

On pense généralement que l’urine est sale. C’est faux. C’est l’eau de nos cellules, un peu concentrée en acides métaboliques et autres substances corporelles normales que l’on trouve habituellement dans le sang et dans le liquide intercellulaire. L’urine n’est donc pas un produit «sale», mais son usage demande de dépasser le réflexe culturel de rejet.

eau3-couperein.jpgPourquoi boirait-on sa propre urine? Parce qu’elle contient des informations essentielles sur l’état du corps. Le fait de l’ingérer déclenche les capteurs d’information dès la bouche, informations qui induisent dans le corps une réponse adaptée. Si par exemple une perturbation métabolique a lieu dans un endroit du corps, les cellules où cela se passe ne sont pas forcément outillées pour traiter cette information de manière complète. Le fait de ré-introduire l’eau du corps par voie orale permet cette réaction globale à l’information. Nous réapprenons notre corps en donnant une deuxième lecture des informations contenues dans l’eau des cellules. C’est du moins une des hypothèses.

Les recherches scientifiques manquent encore sur cette pratique, mais l’expérience sur des milliers d’années a permis de constater certains résultats positifs, en particulier dans les maladies chroniques. Comme souvent dans les médecines douces, c’est l’expérience pratique plus que les recherches in vitro qui valident les méthodes. J’ai vu par exemple des asthmes chroniques et des eczémas rebelles disparaître chez des patients ayant préalablement essayé toutes les approches médicales.

Amaroli demande quelques précautions pour être pratiqué: on ne doit pas être en infection urinaire. Les repas du soir doivent être plus légers, si possible avec peu ou pas de protéines animales, afin d’alléger le goût. On peut commencer avec un fond de verre et augmenter progressivement. Sachant que le réflexe culturel de rejet peut être fort, il est possible de boire l’urine mélangée à du jus de légume ou de fruit, et en se pinçant le nez. L’urine choisie est celle du matin, mais pas le tout premier jet. On urine d’abord un peu puis on garde une partie du reste de cette eau cellulaire.

Je sais que certaines personnes peuvent être choquées à l’idée de boire l’urine et trouvent cela dégoûtant. Il faut savoir que dans des situations extrêmes, comme des tremblements de terre, des personnes ont été sauvée de la déshydratation et ont été retrouvées vivantes parfois après 10 jours parce qu’elles ont bu leur urine. Je rappelle aussi, encore une fois, que l’urine est l’eau interne du corps, l’eau de nos cellules, et donc qu’elle ne peut être considérée comme un produit «sale».



(Image1: maxiscience. Image 2: epathologies. Image 3: anatomieludique.)

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Commentaires

  • Excellente leçon hydrique! Bravo!

  • Merci pour ce rappel intéressant. Pourrait-on ajouter que cette théorie apporte de l'eau au moulin de Benveniste... mémoire de l'eau si controversée...

  • Oui, je pense que le concept défendu par Benveniste méritait mieux que la démolition que l'on sait. Par contre je ne peut évaluer l'aspect scientifique de ses recherches car je n'en ai pas la compétence. Mais l'idée de l'information doit être creusée encore.

  • Dans le journal qu'il a tenu durant toute la 1ère guerre mondiale, mon grand-père raconte que certaines fois, faute de désinfectant, ils urinaient sur leurs plaies. De là à la boire, je ne sais pas... Comme vous dites, John, le tabou est très fort! Mais dans certains cas, après avoir tout essayé, pourquoi pas ?
    A propos, j'espère que vous allez bien.

  • Bonsoir Philippe, c'est impressionnant ce tabou quand on sait que c'est l'eau interne du corps, l'eau des cellules!

    En effet, chez nous, pour la boire il faut faire un grand pas. Cela dit je ne suis pas certain que cela se pratique très couramment en Inde sauf dans des milieux comme le yoga.

    Pour moi je vais plutôt bien. Je vois qu'il faut du temps pour que le corps reprenne ses forces. C'est une très grosse opération. J'avais une forte anémie post-opératoire, mais cela va bien maintenant. Moralement je vais bien, les difficultés normales de la vie, le difficile redressement professionnel suite aux dégâts de mon affaire pénale.

    Mais je vais de l'avant et je suis debout dans ma vie. Je vais proposer un programme sur la résilience, pour les personnes qui ont eu une grosse casse et qui peinent à retrouver leur force. Je pense que je suis placé pour cela, et mon expérience professionnelle m'en donne la compétence. Et puis je continue à écrire. Je reconstruis peu à peu ma vie.

    Et quoi qu'il advienne, je n'ai pas de crainte pour l'avenir. J'espère avoir beaucoup de temps devant moi car j'ai encore une hotte de rêves et de projets!

    Bonne soirée

  • bonjour, je pratique amaroli depuis 4 mois. Je bois mon urine plusieurs fois par jour et surtout celle du matin. Je pratique également des massages avec de l'urine vieillie (4ou 5 jours), émise dans un bol et versée dans une bouteille fermée non hermétiquement. Donc, je me masse pendant une 1/2 heure avec l'urine (corps et cheveux) puis j'attends encore une 12 heure avant de me doucher sans savon ni shampooing.Je pratique les massages 1 à 2 fois par semaine. Je sens quand mon être physique et émotionnel en a besoin. J'ai constaté une brillance et une douceur très agréable de ma peau et de mes cheveux. J'ai commencé cette pratique pour soigner du psoriasis que j'ai depuis plus de 30 ans et j'observe une amélioration (disparition des démangeaisons, squames inexixtants, lissage de la peau). En outre, je précise que je ne bois pas d'alcool, que je ne fume pas. Je mange macrobiotique. Je marche et je médite quotidiennement.

  • J'ai entendu parler de Amaroli, j'ai essayé pour mes cheveux blancs pour que ça reprennent la couleur d'origine mais apparememt ça brillent pour le moments mais c'est toujours gris, alors que faire pour que ça soit noir ou un marron.. et en plus comment procéder pour soigner ma mère qui souffre de la paralysie côté gauche (la main et le pied).

  • Hortense,
    Vous soulevez un grand problème des médecines complémentaires. Comme elles présentent un aspect sympathique ou peu cher ou naturel ou à portée de main, on les essaie. En fait, comme dans toutes médecines, il faut porter un diagnostic précis de la dynamique du problème. Si les cheveux sont blancs, c'est un constat mais cela ne dit rien du processus qui les a amenés là.
    L'art de la médecine, c'est d'abord l'art du diagnostic, non pas d'étiqueter une maladie mais de percevoir les causes du ou des symptômes. Alors on peut déterminer la thérapie qui correspond précisément à ce cas.
    En outre, comme dans le cas d'une paralysie , il y a souvent un complexe de causes. Si on veut vraiment y changer quelque chose, il faut utiliser un complexe de thérapies qui couvrent les différentes causes. Ce n'est pas simple mais l'enjeu peut en valoir la peine.

  • Je ne m'attendais pas avoir une suite à mon message, certes pour mes cheveux j'avais l'habitude de les colorer à base des hennés et par après j'ai dû abandonner et voilà mes cheveux sont devenus gris mais une chose est vraie je veux continuer jusqu'à ce que mes cheveux reprennent sa teinture naturelle... si il ya un autre procédé pour teindre mes cheveux à base de mes urines conseillez-moi ...
    Pour ma mère, elle avait fait une hypertension qui lui a causé cette paralysie ça fait bientôt 2 ans... elle fait des kinés sans succès, je recours à l'AMAROLI pour avoir une solution satifaisante mais comment procéder ???? Donnez-moi le mode d'emploi.

  • Bonjour,

    Méthode originale!

    Quelques infos aussi sur:
    - SPCF.fr :
    http://www.spcf.fr/documentation/corps_humain.html
    - Wikipédia.org : http://fr.wikipedia.org/wiki/Corps_humain

    D'autres méthodes à paraître?
    Merci.

  • Bonjour,
    je suis journaliste et recherche actuellement un pratiquant de l'amaroli pour un reportage télé en région parisienne. Le reportage sera réalisé dans le cadre de mon école et ne sera donc diffusé qu'en classe. Vous pouvez me contacter au 0648553614 ou par mail sur axel.dauvergne@gmail.com

    Merci de votre considération
    Axel Dauvergne

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