Sexe, politique et misandrie

En marge de l’histoire du politicien vaudois qui organise des gangs bangs, un sondage est sorti récemment en France sur les pratiques sexuelles non conventionnelles - en particulier celles impliquant plus de deux personnes. Je propose d’en prendre connaissance avant de poser quelques question sur l’affaire de ce politicien UDC.

sexemultiple2-party.jpgCe sondage a été réalisé par l’IFOP. Voici ce qu’il révèle:

- 64% des hommes aimeraient faire l’amour à trois avec deux femmes, et 17% avec une femme et un autre homme. 10% reconnaissent avoir déjà avoir déjà pratiqué cela.

- 31% des femmes envisageraient une telle relation, 5% l’ont déjà pratiquée.

Deux fois moins de femmes que d’hommes sur ce fantasme, mais quand même un tiers.

«Par ailleurs, l'enquête indique que l'échangisme est un fantasme bien plus répandu qu'il n'y paraît. Près d'1 homme sur 3 envisagerait de faire l'amour avec sa partenaire et un autre couple, contre seulement 13% des femmes. Mais, si nombreux sont les Français que l'échangisme fait fantasmer, ils ne sont, en réalité, que 7% à l'avoir déjà pratiqué.

A noter également que pour 55% des sondés le libertinage aurait un effet positif sur la fidélité et la pérennité du couple.»

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Même si ceux et celles qui reconnaissent avoir vécu des relations impliquant plus que deux personnes sont encore relativement peu nombreux (5% à 10% selon le cas), c’est loin d’être négligeable. Si l’on compte ceux qui en ont le fantasme et envisageraient de le faire ils sont très nombreux.

On est donc bien loin de pratiques marginales. Que l’on aime ou non n’est pas la question. Ce qui importe ici ce sont des souhaits ou les possibilités envisagés par la population.


Revenons à l’élu UDC qui organise des gangs bangs. Il a démissionné de son parti et de ses fonctions suite à la révélation journalistique de cette activité.

La question qui se pose est: un politicien doit-il être parfait? Et si oui jusqu’à quel point? Doit-il se soumettre au syndrome du voyeurisme moral qui consiste à aller fouiller les poubelles parce que ça fait lire et vendre, tout en condamnant ce qu’on y trouve?

sexemultiple7-partouze-1944d7c.jpgOn lit différents commentaires dans la presse sur le gang bang: «glauque mais pas illégal», «légal mais réprouvé par la morale». Par la morale de qui? Par quelle astuce le journaliste arrive-t-il à parler de sexe d’une manière très croustillante tout en jouant au censeur? Surfer sur le sexe en se drapant de bonne conscience, est-ce glauque, hypocrite ou vertueux? Veut-il dresser une partie de la population contre une autre, avec le sentiment d’agir pour la morale publique? Faut-il mettre une étoile jaune sur les habits de ceux qui se donnent des libertés en matière sexuelle? A-t-il été enquêter sur les adultères cachés? Quel est son plaisir secret, inavoué, à jouer à Big Brother?

On peut bien sûr épiloguer sur l’aspect commercial de ces gangs bangs. La femme est rémunérée. Ce qui signifie qu’elle n’y prend peut-être pas de plaisir, ou pas autant que les hommes. Mais elle a sa contrepartie: elle est payée et choisit cette activité sans contrainte. On prétend souvent que le sexe tarifé est une exploitation de la  femme. Si l’on va dans ce sens, il est aussi une exploitation vénale des désirs masculins.

On voit dans 24 Heures comment la sexualité masculine est perçue: «Une jeune femme est rémunérée 1000 francs pour subir les assauts de cinq hommes.» Les assauts: c’est ainsi que le désir masculin et son expression physique est présenté, comme une manoeuvre militaire visant à anéantir l’autre. Belle démonstration de misandrie et de culpabilisation du désir masculin.
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Les hommes semblent avoir plus de fantasmes érotiques non conventionnels que les femmes. A voir. Cela pourrait bien n’être que culturel. Et selon le sondage cité en début de billet elles sont quand même nombreuses à en avoir. Et si ma foi les hommes ont peut-être réellement plus d’envies dans ce domaine, où est le problème? En quoi cela ferait-il d’eux des violeurs en puissance (qui pratiquent «l’assaut»)?

En tous les cas, Mesdames, Messieurs, vous avez bien compris la morale ultime de la délation faite par le journaliste: SO-YEZ DIS-CRETS. Faites ce que vous voulez mais ne vous faites pas pincer.

Le politicien dénoncé à la vindicte publique a eu un seul tort: ne pas se cacher, assumer ouvertement. Il est décidément un bien mauvais politicien...



 

Un peu de fraîcheur et de beaux sentiments:

CouvDiable.jpg

 

Catégories : société 43 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • "Le problème, avec la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres" (Léo Ferré).

    La seule chose qui dérange, dans cette histoire, c'est que ce parti prône une morale assez rigide. C'est un peu: "Faites ce que je dis, pas ce que je fais". C'est toujours un peu raide les donneurs de leçons qui ne s'appliquent pas leurs propres préceptes.

  • Il est vrai que cela devient de plus en plus un leitmotiv récurrent dans vos billets. Sexe et politique aurait pu suffire comme titre vous croyez pas ? Je ne vois pas trop ce que vient faire la misandrie là dedans. Mais bon.

    La discrétion c'est devenu ringard,. Actuellement il est de bon ton d'étaler sa vie, ses pratiques, son corps, sa religion. Et malheur à ceux qui osent dire que cela les gênes, on les traitera de coincés, fermés, obtus, j'en passe et des meilleurs

    (o_o)

  • Les "libertins" qui parlent de leurs activités hors-norme n'assument pas. Au contraire. Ils cherchent à être approuvés, et c'est en cela que leur conduite est illogique et perverse. Assumer le libertinage, c'est savoir ne pas en parler, et savoir porter seul le poids de ses expériences, sans vouloir les faire reconnaître à tout prix comme "normales" par le reste de la communauté. Si vous être libres, ne cherchez pas l'approbation générale.
    Ce qui dérange chez cet élu, ce n'est pas sa sexualité. C'est le fait qu'en nous en parlant, il veut nous faire reconnaître que ce qu'il fait est bien. Qu'il fasse ce qu'il veut. Mais qu'il ne nous demande pas de l'approuver.

  • @ Michael: réflexion intéressante. En fait il ne s'est pas vraiment étalé sur la place publique, c'est le journaliste qui l'a fait pour lui. Mais en agissant sous son nom il prenait ce risque. Et là, du coup, je me demande sa motivation: exhibitionnisme inconscient ou sincérité?

  • @ Zorg: Le "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" est en effet l'élément cocasse de l'affaire. Mais, on peut être pro famille et inviter les voisins après le JT du soir quand les enfants sont couchés...


    @ Loredana: Vous trouvez? C'est vrai que c'est un thème que je ne suis pas prêt d'abandonner. Mais quand je lis "les assauts" sexuels des hommes, je trouve que l'on entretient encore le cliché des salauds s'acharnant sur la pauvre femme, le cliché du brutal sur la sans-défense.

    Bon sang, pourquoi le désir masculin ne serait-il pas vu comme beau, légitime, doux et puissant? Et pourquoi la femme est-elle encore présentée comme subissant alors qu'elle est assez grande pour choisir et être responsable de ses choix? En fait je devrais aussi parler de misogynie dans ce cas parce que la femme est autant déconsidérée que l'homme. Je crois qu'il y a là une nouvelle misogynie.

  • Il est de bon ton, comme dit Loredana, de prôner la transparence comme valeur morale; cependant, rien n'est plus liberticide que cette course à l'indiscrétion permanente. Cela pousse les uns à vivre sur ses gardes et les autres à se comporter comme des porcs sous prétexte de 'sincérité'. Et, pour finir, le "c'est mon choix, donc c'est mon droit", est à la base de nouvelles interdictions. Le quidam qui exhibe ses pratiques sexuelles appartient à la même volée que ceux qui boivent, mangent, se coupent les ongles ou parlent au téléphone dans le bus, c'est à dire, des gens qui exposent leur vie privée sans aucun égard pour le regard des autres, sans le moindre processus de communication, car il y a ceux qui s'expriment (ou se répandent) et ceux qui subissent, toujours en sens unique, ceux qui osent se plaindre étant d'office classés parmi les passéistes, ringards etc... Si ce comportement vient d'un élu, il faut qu'il soit singulièrement niais pour ne pas comprendre que ses pratiques peuvent choquer une partie de leur électorat, d'une part,(donc, on représente un collectif, pas ses propres particularités, de là un besoin de neutralité qui peut paraître ennuyeux ou faux) et que, d'autre part, personne n'a envie de faire confiance à quelqu'un incapable de garder un secret...

    Ce que certains appellent hypocrisie n'est en réalité que le fonctionnement normal de toute société. Aux adeptes de la transparence, je proposerais le test suivant: dire tout ce qui leur passe par la tête pendant une journée. Si à la fin de la journée ils ne sont toujours pas enfermés, ils commenceront à apprécier les vertus de la discrétion.

  • Inma, vous faites fort avec votre test! Même pas besoin d'attendre la fin de la journée! (:o)) Je suis pourtant adepte d'une certaine transparence - mais pas de toute transparence. Il y a des choses qui n'appartiennent qu'à moi. Non pas qu'elles soient répréhensibles mais je ne veux pas donner à d'autres le droit de s'emparer de ma vie. Et ce monde n'est pas idyllique, on ne sait ce qui peut passer par la tête des gens.

    Pareil sur Facebook: j'ai une page où je vais rarement. Cela m'a permis de retrouver des personnes. Mais j'y donne un strict minimum d'informations.

    Par transparence, il m'arrive par exemple sur mon blog de témoigner de quelque chose de personnel, comme le cancer dont j'ai été opéré cet hiver. J'ai partagé mes réflexions. Dans ce cas il s'agit plus de contribuer à démonter la peur de la maladie et d'encourager à la résilience. Pourtant c'est très personnel.

    D'accord avec vous sur ceux qui parlent à leur portable dans le tram comme s'ils étaient en train de donner une conférence. La réflexion sur le privé et le public m'intéresse. On ne parle pas à tous les gens que l'on rencontre de comment on a fait l'amour la nuit dernière, dans quelle position, la durée, etc.

    Et en effet ce politicien est assez niais. Mais je vois plus l'hypocrisie chez le journaliste qui, tout en parlant de ce que la morale réprouve, s'étale sur le sujet.

    A part cela, il me paraît parfois difficile de définir un champs bien délimité entre public et privé. Par exemple, un patin bien amoureux et bien baveux entre une actrice et un acteur ressort du privé ou du public? (Indépendamment du fait que c'est du cinéma). On admet le French Kiss en public (enfin, plus ou moins), on le prolonge au cinéma: où est la démarcation entre public et privé?

    Cette séparation public-privé doit être délicate quand on est une personne connue. Même en étant très discret il y a des gens payés pour vous traquer, et si possible "chercher la faute" pour vous donner en pâture.

    Et c'est ce dernier point qui me dérange le plus dans cette histoire.

  • Coucou Hommelibre! Rien ne vous échappe, décidément ... Tous les sujets sont toujours traités avec tant d'aplomb! Dans cette grotesque histoire, le "faites ce que je dis mais pas ce que je fais" a dû être à la base du dénouement final. Les citoyens sont souvent déçus et se sentent floués par leurs élus, tant l'écart entre les grands principes prônés, ayant statut d'impératif. L'exemplarité fait souvent défaut.

    Loin de moi de porter un jugement sur cette histoire (ou de discuter sur la sphère privée des personnalités publiques, des rleations entre morale et politique, de l'exigence du modèle, etc) mais force est de constater qu'il existe des codes établis, peut-être difficiles à déjouer ... Les perveristés sexuelles sont-elles plus ou moins condamnables que les vices de forme effectués par certains présidents de parti qui se croient tout permis (choix arbitraires, discriminatoires pour l'érection des listes électorales, manoeuvres machiavéliques internes aussi bien qu'externes) comme s'ils n'avaient pas de compte à rendre à leurs membres.

    L'échelle des valeurs - et des vices - reste encore bien flutuante. Qui sais?

    Excellente journée!

  • Mais elle a sa contrepartie: elle est payée et choisit cette activité sans contrainte. On prétend souvent que le sexe tarifé est une exploitation de la femme. Si l’on va dans ce sens, il est aussi une exploitation vénale des désirs masculins.

    ==> Comme je le dis souvent celui qui est exploité n'est pas celle qu'on croit (la prostituée), mais c'est la prostituée (libre) qui exploite la misère affective et sexuelle des hommes.

    La sexualité masculine mal vue ? On pourrait allez plus loin que ça, certain parle de criminalisation de la sexualité masculine.

    Histoire de se faire une petite idée entre la sexualité masculine et la sexualité féminine.
    Cas concret :
    Les sextoys féminins, c'est fun, c'est branché, c'est le plaisir de la femme libéré.
    Les sextoys masculins, c'est pour les pervers, les obsédés, les frustrés.
    Ce sont des faits authentique, et on voit une très nette différence entre les deux, la sexualité masculine est quelque chose de sale, de pervers tandis que la sexualité féminine c'est quelque chose de propres, de morale (libération).
    Et on peut continué les exemple...

    Et pour en revenir au politicien hommes ou femmes ils font appelles a des services sexuelles payant, rien de nouveau, et je ne considère pas qu'une personne politique ait des comptes a rendre aux peuples sur sa vie intime, tant qu'il ne prends pas dans la caisse de l'état.

    PS : pour les sondages sur la sexualité ils n’ont pas de valeur car ils représentent que ce que les gens veulent bien dire. En général sur ce qui touche a la sexualité les hommes sont plutôt franc tandis que les femmes c’est totalement l’inverse et n’hésite pas a mentir.

  • @Hommelibre, vous avez raison, à la niaiserie de l'un correspond la mauvaise foi de l'autre, le journaliste qui est, dans l'histoire, le véritable adepte de la transparence. Malheureusement pour la frontière entre public et privé, un certain flou est entretenu déjà à l'école, ou beaucoup d'élèves se conduisent comme s'ils étaient à la maison, souvent avec le soutien des parents. Dans ces circonstances il peut être difficile, une fois adulte, d'établir ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, car il ne suffit pas de connaître les codes, il faut aussi les accepter pour que cela tienne (ou ne pas les accepter, mais alors, comme dit Michael, il ne faut pas chercher l'approbation). Par rapport au caractère représentatif, j'en reste à la phrase de La Fontaine "C'est la robe qu'on salue", ce qui veut dire que, la plupart du temps, la personnalité doit s'effacer derrière la fonction, et cela concerne tous les domaines, pas seulement la vie privée.

  • Hommelibre, entre abandonner et mettre à toutes les sauces il y a un milieu qui englobe sans user de termes que je trouve forts et pas utiles.

    Vous reconnaissez vous-mêmes que vous auriez du, aussi, employer le terme de misogynie ici. Donc ces termes sont inappropriés dans ce contexte car au final ils s'annulent l'un l'autre.

    Quand à la vision qu'une femme a du désir masculin ... bin je n'en dirai rien. Question de discrétion, morale et bienséance ;o)

  • Inma, vous touchez en plein quelque chose avec quoi je n'en n'ai pas encore fini: "la plupart du temps, la personnalité doit s'effacer derrière la fonction".

    J'ai grandi dans l'idée que le cloisonnement est une réduction de la globalité de l'individu. Je suis en quête d'une certaine globalité (d'où la phrase de Allais: N'être qu'un, oui, mais lequel?). J'ai aussi développé un regard critique sur les contradictions entre le comportement visible, public, et le comportement privé.

    Ayant cherché à aligner les deux, j'ai eu besoin de décloisonner - et donc d'unifier les champs public et privé. De même dans mon approche professionnelle je recherche comment la personne peut améliorer sa situation par ses propres ressources, quand c'est possible. Je veux dire par là que je ne me satisfais pas toujours de traiter un symptôme visible mais et que je tente de dynamiser des éléments qui sont d'un ordre plus personnel et qui peuvent jouer un rôle dans la problématique de la personne (sans faire un travail de psy pour autant). Pareil dans la formation: je demande aux étudiants une part de travail sur soi - donc une part limitée de transparence - pour faire le tri entre leur histoire et celle des autres, et pour être à même d'accompagner le client sur ce chemin quand c'est utile.

    Donc, déjà par choix, je fais des délimitations moins rigides que ce que j'ai connu quand j'étais gamin. D'autre part, ma personnalité a été partie prenante dans ma fonction. Créer une voie là où il n'y avait quasiment rien, traverser le scepticisme de la société, pour trouver peu à peu une place, il a fallu que j'y mette mes tripes, ce qui débordait de ma fonction.

    De plus il y a de bons aspects à mettre aussi ma personnalité dans mon travail - mais il y en a aussi de moins bons que j'ai appris à connaître. J'ai bien fait quelques brouettes d'erreurs, et j'en fais encore, mais j'avance et les brouettes sont de plus en plus petites!

    ):o)

  • Loredana: à réfléchir, ok. Je vous entends. Il y a peut-être un autre langage à trouver, en effet, qui sorte de l'accusation mutuelle. Je suis peut-être encore trop réactif sur ce sujet. Vous me stimuler à renouveler mon regard, et ça c'est le genre de challenge que j'apprécie, et de plus j'entends ce qu'il y a de fondé dans votre critique.

    Je ne prends pas facilement les critiques, j'ai besoin d'évaluer leur fondement, mais là cela a du sens. A réfléchir donc.

    Pour la vision qu'à une femme du désir masculin, je constate presque tous les jours les malentendus, attentes décalées, blessures diverses, qui entachent les relations hommes-femmes. Mais seulement dans la vision que l'on a du désir de l'autre mais dans différents domaines.

    C'est une chose que je vais proposer à travailler dès cet automne en créant un groupe de parole sur le thème: hommes-femmes mode d'emploi. Le but sera de faire le point sur ses attentes, croyances, idéaux, et de ramener cela au réel. Ce sera un groupe mixte. Je crois beaucoup au couple et en général à la relation homme-femme, et j'ai bien envie de contribuer à clarifier cela. Mais bien sûr, dans un tel cadre, ce sera sans polémiquer.

  • J'ajoute, Inma, que je comprends quand-même le bien-fondé de laisser la fonction prendre le pas sur la personnalité.

  • Loredana: NON seulement dans la vision...

  • Entièrement d'accord avec le commentaire de Zorg. Si ce Monsieur affectionne les pratiques sexuelles à plusieurs moyennant la tarification de ces ébats avec une prostituée, qu'il n'en dégoute pas les autres dans un discours politique opposé!Je ne vois donc pas où il assume pleinement ses fantasmes là....personnellement je ne vais certainement pas m'engager dans l'apologie du végétarisme en ayant tous les soirs un bout de bestiolle dans mon assiette!
    Les assauts des hommes....ben moi je n'y vois rien de péjoratif...oui c sur que les hommes sont souvent des hussards mais il n'y a que vous pour relever cet état de fait....nous autres femmes on ne s'en plaind pas...enfin là je prêche pour ma paroisse! la sexualité et les fantasmes des hommes et des femmes diffèrent en effet mais se rejoignent aussi souvent à mon avis lorsque pas imposés par l'un ou l'autre.
    D'autre part, le sexe tarifé est une exploitation de la femme évidente dans certains cas il serait absurde de prétendre le contraire...suffit d'aller papoter un brin avec ces dames des Paquis...elles qui ont toutes pour la plupart un "souteneur" qui ne les soutien en rien par ailleurs. Mais pour certaines autres, en effet, là il s'agit d'un choix et je suis d'accord avec HL l'exploitation de nous autres femmes du désir de l'homme!

  • Tant mieux si je contribue à faire avancer le schmilblick sur les relations humaines Hommelibre ;o)

    La proposition de créer un groupe de discussion sur le thème du mode d'emploi dans les relations est pas mal. Les hommes étant plus réticents à évoquer, en public, les questionnements ou doutes qui les habitent que les femmes et si en plus ils doivent essayer d'en placer une devant un parterre de pies jacasseuses ;o) Je doute du succès de la mixité ;o)

    Mais je serai ravie d'apprendre que je dois revoir ma copie sur la réticence des hommes à s'exprimer publiquement sur des sujets, somme toute, intimes ;o)

    Bien à vous

    (o_~)

  • Loredana, j'espère qu'il se trouvera des hommes qui verront l'intérêt d'une telle démarche. Il peut y avoir aussi des couples. Et pour les pies, vous êtes bien dure Loredana. Mais bon, je prendrai un chrono si besoin! (-_o)

    Pour ce qui est de s'exprimer devant d'autres personnes, d'abord un tel groupe doit garder la confidentialité de ce qui s'échange, c'est une condition pour créer la confiance. Ensuite il ne s'agit pas non plus de tout dévoiler.

    J'espère que ce projet prendra corps. Je pense qu'il y a dans la société beaucoup à réparer des relations hommes-femmes, et que cela en vaut vraiment la peine.

  • Hommelibre, je n'ai aucun doute sur le fait que des hommes trouvent intéressante une telle démarche. Cela est, en revanche, plus difficile pour eux de vaincre les réticences qu'ils peuvent avoir à les exprimer (le coté homme fort qui ne doute de rien est encore très présent dans la gent masculine quoiqu'en pensent certaines et certains ;o))

    Je vous souhaite de mener à bien ce projet


    p.s.: pour les pies j'suis pas dure mais lucide ... ;o))

    (o_~)

  • "J'ai grandi dans l'idée que le cloisonnement est une réduction de la globalité de l'individu. Je suis en quête d'une certaine globalité (d'où la phrase de Allais: N'être qu'un, oui, mais lequel?). J'ai aussi développé un regard critique sur les contradictions entre le comportement visible, public, et le comportement privé."

    J'ai aussi subi cette néfaste idéologie tendant à nier toute vie privée, mais je m'en suis débarrassée dès l'âge de raison et je ne lui reconnais aucune vertu. Mettre l'accent sur les contradictions entre le comportement public et le comportement privé veut dire qu'il ne devrait pas avoir de différence entre les deux comportements, donc que chacun devrait avoir un comportement idéal ayant gommé toutes les failles, toutes les imperfections, en public comme en privé, vivant dans une éternelle représentation. C'est une idée dangereuse, et en lisant l'oeuvre de Milan Kundera, par exemple, on voit que l'idéologie de la transparence est à la base des systèmes totalitaires, qui cherchent précisément le fantasme d'un homme idéal ou nouveau.
    Cela dit, on peut parler de soi sans être indiscret. La limite entre public et privé peut être culturelle (importance de la famille dans certaines cultures, du milieu social dans d'autres), mais elle est surtout une question de respect de l'autre. Il y a quelque temps, en lisant les conditions générales d'utilisation d'une plate-forme de blogs, j'ai trouvé une définition intéressante, quelque chose comme, "si vous avez des doutes concernant ce que vous pouvez ou non publier, imaginez que vous devez soumettre votre publication à votre patron, vos collègues de travail ou à vos parents". Il est clair que tout ce qui sortirait de ce cadre-là devrait être considéré comme privé, parce qu'on prend en considération le fait de vivre avec les autres, pas seulement à côté d'eux. Une autre considération, mienne cette fois, est "je pourrais parler de ce que je n'ai pas choisi". En parlant de votre maladie, vous n'êtes pas indiscret, vous n'envahissez l'espace de personne, c'est vous qui avez été envahi, et votre expérience peut être utile ou rassurante pour d'autres personnes confrontées au même problème. Ainsi, appartiendrait au domaine public tout ce qui relie les gens, les expériences communes, pour autant que les gens veuillent les partager. Je me situe donc toujours à l'opposé de l'idéologie de la transparence, qui nie la liberté de garder le silence ou de se cacher. Le cloisonnement est pour moi une promesse de liberté.

  • La transparence à tout crin est certainement une forme de tyrannie. Big brother est là qui nous guette. Google vient d'acheter un programme capable de retracer nos pas et nos dires. Qui s'en offusque, si ce n'est sous le ton de la rigolade.

    Le hic réside dans le fait qu'un homme public est plus exposé. S'il faut vivre caché pour vivre heureux, c'est aussi un problème. Chacun a droit à sa personnalité mais cette crise de régime ou de gouvernance tend quand même à nous interroger sur le pouvoir d'édicter des règles, des principes ou de promouvoir des valeurs et le fait d'y déroger ... Les citoyens ont marre peut-être du cynisme ambiant. Sans tomber dans un moralisme crétin, c'est sûrement la seule question à se poser dans le domaine public.

    À mn humble avis, j'ai de la peine aussi de voir qu'on puisse faire carrière au PS, grâce aux locataires et être soi-même un riche propriétaire, méprisant, suffisant. De qui se moque-t-on? Qui est abusé?

    Plus que la transparence, c'est le respect qui manque le plus dans la cité, pour un meilleur vivre-ensemble.

    La question du pouvoir reste au centre de cette interrogation.

  • Bonsoir. Une personne exposée publiquement risque toujours de voir un jour ou l'autre sa vie privée tumultueuse être étalée à la première page des médias. En se cachant, un homme politique protège sa sphère privée mais risque un grand déballage médiatique inopiné. Il suffit, par exemple, d'une petite fellation au volant et d'un accident banal pour faire éclater une bulle de partouzards en goguette. Alors quand un politicien se risque à vivre au grand jour sa vie sexuelle pas forcément très ragoutante, je trouve idiot de le rejeter de cette manière. Cela pousse les gens à vivre dans le secret et avec la culpabilité intime qu'ils commettent naturellement le mal. Hors le mal ne sera jamais l'expression de la misère que vous faites subir à votre (vos) partenaire(s) de jeu. Alors que le bien s'exprime par le rayonnement que vous offrez à des personnes qui vous aiment et vous apprécient. Vous pouvez faire le mal dans un couple banal lors d'une relation sexuelle non désirée d'un des deux partenaires. Alors que vous pouvez donner du bien à une fille avec deux garçons ou l'inverse. Sinon qu'est-ce que l'hédonisme, la liberté de jouir comme on en a envie? A part ça, d'après mes propres expériences amoureuses, je pense désormais qu'il est du plus grand bien de s'engager amoureusement et sexuellement auprès d'une seule et unique personne. C'est tellement plus profitable au bonheur d'un couple et d'une famille. Merci pour ce billet, John, et pour les commentaires.

  • "La question du pouvoir reste au centre de cette interrogation."

    Micheline, MDR votre phrase m'a fait penser, quand bien même il n'y aurait aucun rapport, à la position des trois chats ci-dessus.... Parce que moi, le centre de mon interrogation reste le chat roux...?! LOLLLLLLLL

    ________

    @Hommelibre

    "- 64% des hommes aimeraient faire l’amour à trois avec deux femmes, et 17% avec une femme et un autre homme."

    Cela relève du fantasme!

    " 10% reconnaissent avoir déjà avoir déjà pratiqué cela."

    Moins frustrés que les précédents et là je m'interroge sur le rôle tenu par ces 10%?

    Mais, si nombreux sont les Français que l'échangisme fait fantasmer, ils ne sont, en réalité, que 7% à l'avoir déjà pratiqué.

    Et combien de divorce à la clé?

    A noter également que pour 55% des sondés le libertinage aurait un effet positif sur la fidélité et la pérennité du couple.»

    J'ai vu il y a quelques jours une émission sur ce sujet. Cela ne m'a guère étonnée à voir la dégaine vulgaire de ces couples et leur g... de vicieux.

  • Pour une fois... je suis bien d'accord avec patoucha... j'ai vu cette même émission et franchement j'ai été sidérée qu'on nous parle de ces pratiques sexuelles comme si il n'y avait rien de plus normal alors qu'elles sont pratiquées par une toute petite minorité!
    Pour le reste.... si ce monsieur ne voulait pas que sa vie publique soit étalée au grand jour... il ne fallait pas qu'il rentre en politique!

    Homme libre... pour les relations hommes femmes, je dois dire que j'ai bien plus de mal à comprendre le fait que les hommes n'assument pas le fait que certaines femmes puissent choisir d'avoir des relations sexuelles avec des partenaires multiples et les dénigrer pour ce simple fait...

    @ Pet (o)

    "==> Comme je le dis souvent celui qui est exploité n'est pas celle qu'on croit (la prostituée), mais c'est la prostituée (libre) qui exploite la misère affective et sexuelle des hommes."

    C'est une détresse morale d'être frustré sexuellement et de pas savoir garder son pénis dans son pantalon?
    Vous savez... à chaque fois que je dis que je trouve qu'on devrait amender les clients des prostituées on me répond "si c'était le cas il y aurait plus de viols" ... c'est rassurant!!!! (et c'est des HOMMES qui me répondent ça ... comme si il n'y avait rien de plus normal!!!)
    Bref...

  • Très intéressant débat. Inma, le désir - ou l'idéologie - de transparence, je ne l'ai pour ma part pas subie, je l'ai souhaitée. En fait ce n'était pas d'être en représentation et en supposée perfection qui me motivait, c'était plutôt d'être moi-même. Donc pas d'alignement sur une image ou une représentation: la représentation, l'image visible, était le produit du fait d'être moi-même.

    L'équation qui sous-tend cela est: transparence = sincérité = honnêteté.

    J'entends bien le risque de dictature de la transparence. Est-ce que j'y cherche un Homme nouveau, idéal? Je ne peux totalement le nier, mais ce serait malgré moi. C'est amusant car j'ai justement fait un billet sur le mythe déraisonnable de l'Homme nouveau ("De l'impossibilité de n'être rien").

    Mais tout cela porte à réflexion.

    Cette idée en particulier: "Ainsi, appartiendrait au domaine public tout ce qui relie les gens, les expériences communes, pour autant que les gens veuillent les partager." Il y a là une piste pour délimiter les choses.

    Avec encore la conscience que la transgression de ces limites a souvent accompagné l'art (Michaud, Rimbaud, et bien d'autres), et cette transgression ouvre aussi des portes, montre que l'on peut partager un peu plus que ce qui était jusque là admis.

    Mais encore une fois je ne vois pas l'intérêt à exposer sa vie sexuelle sur la place du marché. Ou alors on en fait un livre ou une pièce de théâtre et cela devient un objet commercial.

    Je retiens encore ceci, qui bouscule certaines de mes croyances: "Le cloisonnement est pour moi une promesse de liberté." Je ne dis pas que j'adhère, mais je suis intéressé par cette prise de position. Je pense comprendre intellectuellement cette position. Je ne sais pas si elle pourrait me satisfaire. Et pourtant, quoi que j'en dise, je pratique aussi un certain cloisonnement. Je garde des espaces privés que je ne communique pas, où à de rares personnes de confiance.

    En tous cas, si la transparence devenait une obligation, une tyrannie, alors je la refuserait.

  • @ Boo:

    "j'ai bien plus de mal à comprendre le fait que les hommes n'assument pas le fait que certaines femmes puissent choisir d'avoir des relations sexuelles avec des partenaires multiples et les dénigrer pour ce simple fait"

    D'accord avec vous. Femme ou homme, chacun choisit sa vie.

  • Patoucha, le chat roux, oui... !!! Quoique le tigré c'est pas mal non plus.

  • Hommelibre... à la nuance près est que le tigré semble être un mâle tandis que le roux.... :)))))))

  • @Patoucha

    Hum hummm .... et vous le déduisez sur quoi que le tigré est un mâle et pas le roux ?? (c'est juste pour le plaisir de vous le voir écrire .... ;o))))

    (o_~)

  • La position du caht roux montre qu'il est le mâle suprême ... LOL ;) Qui dit mieux?

  • Pas à dire, les chats ressemblent plus aux zumains que les nescargots...

    |∅∆∅|

  • @Micheline

    Par sa position dominante ... sûrement ;o). Mais vu le manque d'expression de son ou sa subalterne directe je ne pense pas qu'il soit si suprême que cela ... ;o))

  • @ Loredana : bien dit! Comme quoi, le plaisir de l'Autre est la preuve ultime de cette prétendue suprématie tant décriée ...;o)

  • L'élu UDC a raté sa vocation: il aurait dû montrer des spectacles animaux dans un cirque érotique. Ça aurait mieux passé...

  • Oh oh Micheline... Alors là, je dois être le maître de l'univers...

  • "Pas à dire, les chats ressemblent plus aux zumains que les nescargots"

    Heu ... pourquoi Hommelibre ? Parce que quand on pense b...er quelqu'un on ne s'aperçoit pas que l'on se fait b....r à son tour ?

    Ok je sors ;o))

  • Mdr!!! Non, je pensais à l'anthropomorphisme des chats, comparativement aux escargots bien sûr: des bras, des jambes, des cris, des postures conquérantes.

  • Ah oui effectivement, les bras, jambes et cris. Pour les postures, par contre, je ne vois pas ce que -dans ce cas précis- elles ont de conquérants ;o))

    Cette fois je sors définitevement ;o))

    Bonne nuit à toutes et tous

    (o_~)

  • @ Hommelibre:


    Anelka "le fils indigne (sic!) mal élevé", Ribéry "le péripatéticienne-ophile" (?), et l'élu UDC "gang banger": même combat???


    Personnellement, j'ai toujours eu un peu de peine à respecter les hommes/les femmes qui par lâcheté ou par honte d'avouer leur(s) fantasme(s) à leur(s) conjoint(s) (?), monnaient leur(s) jouissance(s) personnelle(s), et se servent de "domestiques du sexe" pour assouvir leurs pulsions sexuelles...

    Ca fait très Ancien Régime, avec son droit de cuissage... Ou voyage "touristique" en Thaïlande, avec cette empathie raffinée (!), toute occidentale; il faut décidément donner du "travail" à ces pauvres hères!!


    Je serais curieux de savoir quelle est la proportion d'individus ayant subis des abus sexuels dans leur enfance parmi les femmes ou les hommes qui se prostituent...


    Mais bon, c'est certainement mon fond anarchiste, rêvant de relations humaines sans aucune forme de hiérarchie, qui me fait juger de la sorte l'égoïsme des nantis de la braguette (?!?)...


    C'est marrant, mais pour certain(e), leur liberté a bien plus d'importance que celle d'autrui.... surtout si ce(cette) dernier(-ère) est socialement "inférieur(e)" à Monsieur/Madame... Il faut croire que chez ces Messieurs-Dames, on a également recours à des domestiques pour se faire torcher le cul...



    Ah là là! Je ne suis décidément pas né sur la bonne planète....


    Bonne soirée.


    =:oB

  • Hello LaB, perso je suis pareil: je n'aime pas les relation hiérarchiques. Mais en effet, sur cette planète, la majorité est configurée pour cela, alors ... pffff.....

    D'accord avec vous: je préfère dire mes envies à ma légitime plutôt que d'aller ailleurs. Ça ne m'a d'ailleurs pas toujours porté chance, mais au moins j'ai été honnête.

    Good Naïte.

  • @Loredana

    Hum hummm .... et vous le déduisez sur quoi que le tigré est un mâle et pas le roux ?? (c'est juste pour le plaisir de vous le voir écrire .... ;o))))

    Ben... il n'a pas l'air d' en tirer autant de plaisir que sa partenaire... qui semble, elle, au septième ciel.... LOLLL

    Je n'aimerais, non plus, pas être à la place du rouquin quand le tigré se rendra compte de ce qui lui arrive.... mdr mdrrrrr

    Juste de passage :) excellente nuit à vous.

  • @Patoucha

    (o_~)

  • "Pour le reste.... si ce monsieur ne voulait pas que sa vie publique soit étalée au grand jour... il ne fallait pas qu'il rentre en politique !"

    -> Désolé mais non, entrer en politique signifie d'abord exprimer des convictions dans le but de changer la société, pas de sacrifier sa vie privée uniquement parce que le pouvoir des médias est trop important pour espérer garder encore un statut d'être humain qui a droit à sa vie privée en toutes circonstances.

    "C'est une détresse morale d'être frustré sexuellement et de pas savoir garder son pénis dans son pantalon?"

    -> C'est typiquement le genre de discours humiliant, blessant et réducteur, que seules des femmes féministes d'un genre paternaliste et simpliste, avec un grand mépris teinté de psychologisme de masse, et mal placées, peuvent tenir, parlant de "frustration" quand on parle de besoins, dénotant une incapacité à se mettre à la place du sexe opposé tout en le stigmatisant et en prétendant savoir mieux que lui ce qui est adéquat et bien pour lui. Avec ce raisonnement, on peut traiter quelqu'un de frustré quand il a besoin d'aller aux toilettes et qu'il ne peut pas y aller. À ce rythme-là, on va bientôt aussi traiter les "pauvres" de frustrés en arguant qu'ils peuvent survivre malgré leur incapacité à vivre décemment. Bref, depuis 40 ans qu'on ne parle que de condition féminine sans envisager de débat sur la condition masculine, c'est finalement devenu normal pour les gens comme vous, bénéficiant de tribunes partout dans la société pour se victimiser à outrance sur tout et n'importe quoi, de prendre des grands airs et de vouloir à présent empêcher les hommes de s'exprimer sur leur sort par vos intimidations morales et vos procès d'intention. Personnellement, je trouve que le gynocentrisme ambiant est un problème, c'est inquiétant, car toute société démocratique ne doit pas ignorer les besoins et le confort des uns et des autres.

    La prostitution est un rapport de force où les deux sexes s'exploitent l'un l'autre pour différents motifs. Les hommes pour compenser leurs besoins sexuels, les femmes pour s'enrichir ou survivre. Après, faut-il hiérarchiser la manière d'exploiter l'autre ? Je ne crois pas. En réalité j'ai toujours pensé que seule la mise en place de structures pour la condition masculine, aussi bien que la condition féminine (au final, la condition humaine) serait une solution pour accompagner les gens dans leur épanouissement. En tant qu'homme, je confirme que l'incapacité à trouver une femme est un handicap sérieux, à la fois social, sexuel et psychologique, qui ne se limite d'ailleurs pas à des besoins sexuels, mais aussi à des besoins affectifs, ce dont tout être a besoin. Car contrairement aux clichés véhiculés, il n'y a pas que les femmes qui ont besoin de tendresse et d'amour.

    "Vous savez... à chaque fois que je dis que je trouve qu'on devrait amender les clients des prostituées on me répond "si c'était le cas il y aurait plus de viols" ... c'est rassurant!!!! (et c'est des HOMMES qui me répondent ça ... comme si il n'y avait rien de plus normal!!!)
    Bref..."

    Pour compenser leurs besoins, je pense en effet que la délinquance sexuelle augmenterait, mais de là à imaginer que tous les hommes sont des délinquants potentiels, je crois qu'il faut nuancer, et que c'est un piège dans lequel il ne faut pas tomber. Et ce ne sera pas le seul problème ; les hommes se suicident déjà en masse, souvent abandonnés par la société, ce qui sera certainement aggravé avec cette mesure totalitaire.

    J'ai remarqué que la pénalisation des clients était justifiée en politique par le combat contre le proxénétisme et le trafic d'êtres humains, mais il s'agit d'une escroquerie intellectuelle, de démagogie pure, puisque seuls les gens honnêtes seront criminalisés (cela m'évoque d'ailleurs assez ces discours socialistes sur leur volonté de désarmer les citoyens pour espérer faire baisser le taux de suicides ou de criminalité). Les riches pourront toujours acheter la justice et acheter des prostituées en toute clandestinité.

    Par ailleurs, cette problématique, d'une manière qui ne me surprend même pas, est abordée avec une légèreté et une simplicité où les hommes sont d'emblée regardés comme des bourreaux et les femmes comme des victimes, gommant toute la complexité des réalités. On ne s'intéresse pas aux racines du problème, simplement par peur de bousculer des schémas de pensée confortables et prééminents en mettant sur la table l'état de la condition masculine, dévoilant au grand jour toute l'imposture du féminisme médiatique qui se prétend garant de tous les êtres humains en parallèle. Évidemment, la remise en cause serait énorme, et bien trop dangereuse pour les lobbys et la ploutocratie.

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