Déshabiller nos épouvantails

La semaine du Voyage intérieur, stage que j’anime en Haute-Provence, se termine ce matin. Semaine de travail sur les quatre éléments comme grille de lecture des tendances psycho-physiques et du mode de fonctionnement personnel.

epouvantail2.jpgBeaucoup de moments forts, comme le Jeu des animaux où l’on incarne en pleine nature un animal dont on cherche à s’approprier les qualités. Un intense travail de développement personnel en même temps qu'une séquence ludique.

De tout ce qui s’est vécu et partagé une phrase reste plus que d’autres: déshabiller nos épouvantails.

Les épouvantails, ce sont des peurs, des réticences à prendre sa place ou à s’exprimer face au monde, des freins à trouver sa dynamique personnelle ou de thérapeute. Ce peuvent être aussi des croyances: il faut être comme ceci ou comme cela, alors qu’au fond l’on n’y adhère pas parce que c’est inadapté au réel vécu ou à notre nature propre.

Ce sont aussi des mémoires: éducation reçue, chocs vécus et pas entièrement digérés.

Quand on accepte de regarder ces épouvantails en face, ou de passer outre la crainte qu’ils suscitent, on voit que ces représentations n’ont d’autre réalité que celle que nous leur accordons. Une fois défaite leur emprise sur nous il ne reste que quelques défroques et deux ou trois bouts de bois. Il n’y a plus de peur mais à la place une plus grande liberté d'être et plus de créativité.

Ensuite le travail consiste à déterminer ce qui dans notre vie fait office d’épouvantail, et de se préparer là aussi à «déshabiller l’épouvantail»: aller dans la peur pour qu’elle se volatilise d’elle-même.

Un beau stage, dans ce si beau paysage du plateau d’Albion.

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