Forcer un blocus est un acte de guerre

Après 6 jours, l’accès de fièvre politique étant moins aigu, quelles sont les informations objectives sur l’arraisonnement du bateau turc en route pour Gaza?

Humanitaire2.jpgLes règles de comportement des humanitaires

Je souhaite d’abord revenir sur les règles de comportement des humanitaires sur le terrain. Un délégué d’une organisation humanitaire peut-il faire ce qu’il veut? Non. Il faut d’abord considérer qu’Israël et le Hamas sont en guerre. Le blocus est un acte militaire. De plus les chartes tant du Hamas que du Likoud doivent être considérées comme des déclarations de guerre permanentes.

L'humanitaire est tenu de n'avoir aucune action politique et de ne pas prendre position dans un conflit. Dans le cas des bateaux, le but devait être d'apporter des biens, des vivres et des médicaments. Pas de forcer une situation politique et encore moins une situation militaire. Rien que cela, c'est une provocation. Si des humanitaires vont sur le terrain, et s'ils veulent forcer une situation, ils prennent au mieux le risque de se faire expulser - et l'ONG avec - ou au pire la prison ou une balle. Le principe même des humanitaires est de ne pas forcer les situations politiques ou militaires. C'est ce qui a permis à Henri Dunant de créer la Croix Rouge et de voir aujourd'hui cette institution mondialement implantée et relativement respectée.

De plus, il y a trop d'ONG qui agissent séparément. Il faut regrouper sous une ONG faîtière, sans quoi on ne sait pas qui fait quoi et dans quel but. La déclaration du Hamas faite la veille de l’arraisonnement (si Israël agit comme un pirate nous aurons gagné), puis son refus du matériel en provenance des bateau, fait questionner la réelle intention de la flottille.


Ce que dit le CICR

Vérifions ce que dit le CICR à propos du comportement des délégués humanitaires en zone de conflit:

"À tout moment de la journée, ils sont appelés à se rendre dans des zones qui ont été le théâtre de combats ou à traverser des lignes de front entre parties opposées. Ils rencontrent les porteurs d’armes les plus divers – des militaires à la police, des forces paramilitaires aux rebelles, des enfants-soldats aux mercenaires – et ils négocient ou traitent avec eux. "

"...dans un environnement ainsi polarisé, on a tendance à attendre de chaque intervenant qu’il prenne parti. Il doit être ami ou ennemi, allié ou adversaire. Des acteurs qui, comme le CICR, invoquent des principes d’indépendance et de neutralité ont donc d’autant plus de mal à faire passer leur message. La perception de la légitimité de l’action humanitaire, et en particulier du mode de fonctionnement neutre et indépendant du CICR, n’en devient que plus importante. "

"Un autre risque est celui d’être instrumentalisé, autrement dit d’être intégré, par certains acteurs étatiques".


Il est donc admis que les délégués peuvent traverser les lignes de front, mais qu'au cas où ils rencontrent des militaires ou des groupes armés, ils doivent traiter ou négocier avec eux. Ils doivent également respecter une neutralité. Cela semble évident: ils ne peuvent prendre parti s'ils veulent être acceptés et efficaces.

De plus, les délégués qui négocient appartiennent à des organisations qui sont expressément mandatées sur le terrain.

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Un acte de guerre

Les responsables de l'IHH n'ont ni traité ni négocié avec Tsahal, au contraire ils se sont clairement opposés, et rien ne démontre qu'ils étaient expressément mandatés sur le terrain. Un blocus est une situation de guerre. Forcer un blocus est intervenir directement dans les opérations militaires. C'est s'impliquer dans la guerre. Il n'y a plus la condition primordiale de l'humanitaire: la neutralité.

L’IHH a donc bien tenté de s’impliquer dans une guerre, avec comme armes principales des armes psychologiques: l’humanitaire et le pacifisme. Elle ne sont pas moins efficaces que des fusils, comme on peut le constater depuis une semaine. Mais cette implication dénie toute vérité au supposé but humanitaire mis en avant. Je ne peux pour ma part plus utiliser le terme «humanitaire» pour qualifier cette flottille.

Et si l’on continue à utiliser l’humanitaire pour intervenir de manière partisane dans les conflits, ce sera bientôt la fin de l’humanitaire.

 

La version du président de la fondation islamiste turque IHH

Sur l’assaut, peut-on aujourd’hui être un peu plus objectif? Difficile encore. Les vidéos prises du bateau sont peu explicites, à part la préparation et l’attaque par le groupe d’hommes sur le pont. On ne peut situer cette séquence dans le temps. On a aussi la vidéo israélienne où l’on voit les militaires tabassés dès leur arrivée sur le pont. Mais on ne voit pas ce qui se passe avant ni après.

Sur les tirs qui seraient survenus avant la descente de militaires depuis l’hélico, un passager témoin, Manuel Tapial, affirme dans un article du nouvelobs.com:

«...au moment où le premier soldat israélien a été attaqué par les hommes à bord lorsqu'il a posé le pied sur le bateau en descendant d'un hélicoptère, "il y avait déjà deux ou trois morts à cause des tirs depuis les Zodiac".»

Dans le même article, le président de la fondation islamiste turque IHH organisatrice du convoi, Bulent Yildirim, affirme ceci:

«Les soldats israéliens ont d'abord fait usage de balles en caoutchouc avant de passer aux balles réelles lorsque des passagers les ont pris à partie à coups de bâtons et de chaises.»

Venant du responsable de la flottille présent sur le Mavi Marmara, et président de l’IHH, cette version est la plus crédible du côté des passagers du bateau. Or ici il est question de balles en caoutchouc avant les coups contre les soldats. Les balles en caoutchouc ne tuant pas, ceci contredit totalement l’affirmation précédente. Il ne pouvait y avoir de morts avant la descente des soldats depuis l’hélico. L’usage de balles réelles n’a été fait qu’après que les soldats soient pris à partie.

Bulent Yildirim reconnaît aussi que, contrairement à ce qui a été dit par l'IHH lundi dernier, les armes d’une dizaines de soldats ont été saisies, puis auraient été jetées à la mer. 10 soldats: cela montre la force du comité d’accueil sur le bateau. Quand aux armes jetées à la mer, on ne pourra donc savoir si elles ont été utilisées.

J'ajoute encore ceci: le quotidien Libération a fait paraître hier sur 4 pages le journal de bord du romancier suédois Henning Mankell. Or il faut savoir que le romancier n'était pas sur le bateau où s'est passé l'incident, le Mavi marmara, mais sur le Sofia. Il n'a donc rien vu de près. De plus il y a un an ce romancier proposait le démantèlement pur et simple de l'Etat d'Israël. On peut donc douter de son objectivité dans cette affaire. Par contre on ne doute pas qu'il se fasse un bon coup de pub sur le dos des palestiniens.

Dernière minute: voir aussi tout en bas les photos publiées en Turquie.

 

humanitaire4-1112664-745177.jpgPas d'angélisme, ni d'un bord, ni de l'autre

D’autre part on apprend aujourd’hui que les morts du bateau ont été tués à bout portant, selon l’autopsie pratiquée par des médecins turcs. Cela confirme qu’ils n’ont pas été abattus depuis un Zodiac. 30 balles pour 9 personnes, cela fait trois balles par personne. C’est beaucoup pour une simple neutralisation. Saut un qui a reçu 5 balles, dont deux de dos. Alors, réaction disproportionnée de la part des soldats? Possible en effet. Une telle unité d’élite n’aurait pas dû faire de morts. A moins que cela n’arrange autant le gouvernement israélien que le gouvernement turc et le Hamas.

Il y a eu des soldats blessés, dont semble-t-il un par balle au ventre. Il serait utile d’avoir des informations sur ce soldat: son état, quelle type de balle, par exemple.

Sur le fond, le blocus devrait être remplacé par la mise en place d’une force d’interposition. Les marchandises pour Gaza pourraient être contrôlées depuis le lieu de chargement puis accompagnées par des délégués par exemple de l’ONU ou du CICR afin de vérifier qu’elles ne soient pas changées contre des armes en route.

Tant que personne ne manifestera contre le Hamas ou les attentats suicides (personne n’a manifesté contre les milliers de rockets, ni contre les attentats qui ont fait plus de 1’000 morts civils israéliens en 10 ans) l’indignation sera suspecte. Tout mettre sur le dos d’Israël est une injustice. A l’inverse, si seul Israël était soutenu, il faudrait écrire en faveur des palestiniens.

J’ai reçu quelques insultes pour mes précédents billets sur le sujet. J’efface les moins intéressantes, celles qui ne contiennent aucun argument. La polarisation extrême sur ce conflit rend toute objectivité difficile et l’émotion remplace la réflexion. Mais il faut tendre pas à pas vers cette objectivité.

Comme j’ai cité la version du turc président de la fondation islamiste IHH, je cite un des commandos israélien dans le quotidien hébreux, le Jérusalem Post:

«Les commandos Shayetet descendus à bord du bateau turc étaient donc attendus par "une foule de mercenaires". S. raconte qu'en regardant sur les côtés du navire, il aperçoit trois de ses commandants jonchant sur le sol, blessés - un premier blessé par un coup de feu à l'estomac, un deuxième au genou, le troisième, inconscient, aura le cerveau fracturé par un coup porté par une barre en métal.» Lire la suite ici.


Et à terme aussi, ce qui faut, c’est:

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(Images: 1: ano. 2: globalvoice. 3: AP/KAREL PRINSLOO Congo).






PS: J -6 pour l’otage suisse en Libye.

 

PS2: dernière minute: ces photos publiées par un journal turc et mises en lignes sur le site de Demir Sönmez (http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2010/06/06/images-sans-equivoque-le-commando-israelien-qui-pleure.html) montrent des soldats israéliens blessés et en détresse alors que les "humanistes" filment tranquillement. Cela confirmerait-il la version israélienne?

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Catégories : Politique 24 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • "Mais on ne voit pas ce qui se passe avant ni après."

    TAKYA! Outre les vidéos, voilà en photos ce qui s'est passé:

    Le quotidien turc Hurriet a publié des photos de soldats de l'unité Shayetet 13, violemment battus, dimanche matin. Selon le journal, ces images avaient d'abord été censurées en étant supprimées des cartes-mémoire lorsque les autorités israéliennes ont confisqué les appareils photos des activistes.

    http://fotogaleri.hurriyet.com.tr/GaleriDetay.aspx?cid=36...

    Des photos sont déjà sur le billet:"Images sans équivoque ! Le commando israélien qui pleure" de Demir Sönmez


    J'en connais d'autres qui vont hurler de rage.....

    Et "Tout vient à point à qui sait attendre"!

  • Je viens de découvrir ces photos et je les ai rajoutées en fin d'article. Ce sont des documents importants.

  • OPINIONS Jeudi3 juin 2010
    Le droit international de la mer ne justifie aucunement le raid israélien

    PAR MARCELO KOHEN,
    Marcelo Kohen, professeur de droit à l’IHEID de Genève, analyse le raid mené lundi par la marine israélienne contre la «Flottille de la liberté» sous l’angle du droit international de la mer
    Le Temps: L’intervention israélienne en haute mer auprès d’une flottille d’aide humanitaire qui tentait de se rendre vers Gaza est-elle légale?

    Marcelo Kohen: L’argument juridique israélien est le suivant: Israël est en état de conflit armé avec le Hamas. Dans ce cadre, il a le droit de décréter un blocus maritime par rapport à la bande de Gaza et d’empêcher des navires de le rompre. J’estime ces arguments infondés. Primo, il n’existe pas techniquement parlant un «état de conflit armé». Le Hamas n’est pas un Etat, il existe par ailleurs un cessez-le-feu et même les violations de celui-ci n’autorisent pas à parler de l’existence d’hostilités établissant un «état de guerre». Dans cette logique, on pourrait maintenir éternellement un blocus maritime, il suffirait que l’une des parties se considère toujours en «état de guerre». Secundo, même s’il y en avait un, un tel blocus maritime de caractère presque permanent serait contraire au droit international. Paradoxalement, le gouvernement israélien répète ici l’argument qu’il critiquait – à juste titre – avant la guerre des Six-Jours, face au blocus par l’Egypte du golfe d’Aqaba. Tertio, l’arrestation des navires turcs en haute mer est une violation grave à la liberté de navigation.

    – Le blocus maritime est-il toutefois une pratique tolérée?

    – Non, par sa résolution 3314 définissant l’agression, l’Assemblée générale des Nations unies l’a précisé. Parmi les situations définies dans la résolution comme des actes d’agression figure notamment le blocus des ports et des côtes.

    – Le droit de la mer ne reconnaît-il pas un droit d’arrestation des navires en haute mer dans certaines circonstances?

    – Nous sommes dans une situation très différente de celle reconnue à l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Il s’agit d’un droit de visite par un navire de guerre si l’Etat en question a de sérieuses raisons de soupçonner entre autres que le navire étranger se livre à la piraterie, au transport d’esclaves ou qu’il n’a pas de nationalité. Il permet au navire de guerre d’effectuer une inspection, mais en bonne et due forme, «avec tous les égards possibles». Dans le cas qui nous intéresse toutefois, nous ne sommes pas dans l’exercice du droit de visite. Israël a clairement dit que son objectif n’était pas de vérifier la cargaison du bateau, mais de l’empêcher d’accoster le long de la bande de Gaza.

    – Chypre n’a apparemment pas accepté que la «Flottille de la liberté» se regroupe dans ses eaux territoriales. Certains avancent pourtant qu’elle avait un droit de passage inoffensif.

    – Il existe un droit de passage inoffensif dans les eaux territoriales des Etats côtiers, mais un Etat peut suspendre temporairement ce droit, notamment pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, les navires se livrant à ce droit de passage doivent respecter les réglementations de l’Etat côtier, ce qui, dans le cas présent, n’a apparemment pas été le cas.

    – On parle aussi des eaux territoriales de Gaza. De quelle souveraineté relèvent-elles?

    – C’est une mer territoriale de 12 miles marins qui fait partie intégrante du territoire palestinien. La souveraineté n’en incombe pas à Israël.

    – Les Gazaouis ont-ils une zone économique exclusive de 200 miles prévue par le droit de la mer?

    – Non, une telle zone doit être déclarée par l’Etat côtier et pour l’heure, il n’y a pas d’Etat palestinien qui a pu procéder à une telle déclaration.

    – Le droit international de la mer est-il plus bafoué que d’autres droits?

    – Non, hormis les récents épisodes de piraterie au large de la Somalie ou de l’Indonésie, il est globalement respecté. Mais ce genre d’intervention musclée en haute mer m’inquiète, tout comme la persistance du blocus maritime. Un Etat ne peut pas s’arroger un droit unilatéral de réglementer la navigation maritime internationale.

    – La Convention de l’ONU sur le droit de la mer prévoit-elle des sanctions?
    – Ni Israël ni la Turquie ne sont des Etats parties à la Convention. Mais les règles régissant la navigation en haute mer leur sont applicables. C’est du droit coutumier. Si la Turquie et Israël avaient ratifié ou adhéré à la Convention, un mécanisme obligatoire de règlement des différends aurait pu être suivi. Cela aurait pu passer par le Tribunal du droit de la mer à Hambourg, par la Cour internationale de justice ou par l’arbitrage. Malheureusement, ce ne sera pas le cas.



    © 2009 LE TEMPS SA

  • Mr. Beau: Merci pour ces précision. La question tourne autour de l'état de guerre. Et là, malgré les conventions internationales, les parties font malheureusement ce qu'elles veulent.

    Et puis il y a eu guerre en janvier 2009, et deux ans de tirs de rockets. Et comme je le dis dans le billet, j'ajoute les chartes des deux parties qui sont une déclaration d'intention qui a justement déjà abouti à des actions militaires concrètes.

    En Casamance il n'y a officiellement pas de guerre. Et pourtant:

    http://www.tv5.org/TV5Site/webtv/index.php

    Il y a des morts, des blessés, des populations déplacées, des mines, etc. Cela a tout d'une guerre.

    Le pragmatisme vaut mieux que la théorie en pareille situation.

    Et je pense de plus en plus que cette affaire arrange fort la Turquie dans ses changements d'alliances.

  • @ Mike: Ici nous ne pouvons rien prouver, nous devons nous contenter de naviguer de supposition en démenti, de version en version. Toutefois il est troublant que ce soit la Turquie qui les publie. La Turquie n'aurait aucun intérêt à une mise en scène, et vu que les militants islamistes sur le bateau ont pu prendre ces photos, ils auraient pu prendre celles de personnes décédées s'il y en avait eu. C'eût été l'intérêt de la Turquie.

    Et puis comme je l'analyse dans mon billet, le responsable de la flottille affirme qu'il n'y a pas eu de balles réelles tirées avant que les soldats ne soient pris à partie (frappés). Venant de quelqu'un qui n'est pas supposé travailler pour Israël, ce témoignage est troublant.

  • @ Mr. Bean Le Troll Porphyre et ainsi de suite

    Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 23:23
    Israël avait elle le droit d'araisonner les bateaux ?

    Observation du droit international : Israël avait elle le droit d'arraisonner les bateaux, par Jean-Patrick Grumberg

    Photos des armes trouvées sur le Mavi Marmara

    knivesmarmara.jpg


    Le manuel de droit international applicable aux conflits armés en mer, ou Manuel de San Remo précise à son article 67 :

    67. Les navires, vaisseaux, naviguant sous drapeau d'un Etat neutre ne doivent pas être attaqués à moins que :


    (a) il existe des raisons sérieuses de croire qu'ils transportent de la contrebande ou qu'ils tentent de briser un blocus. Ou si, après plusieurs avertissements, ils refusent catégoriquement de s'arrêter, ou qu'ils résistent clairement et intentionnellement à toute visite ou fouille ou capture.


    Voici le texte original, publié sur le site de la croix rouge internationale. Merci de le transmettre au Quai d'Orsay qui doit en ignorer l'existence.

    Jean-Patrick Grumberg

    J'ajoute et aux journaux qui ont tronqué cet article!

    CA COMMENCE A BIEN FAIRE!!!!!!!!

  • HOMMELIBRE ce message est les fait d'un TROLL certainement pas de MIKE BERKER, dont le blog a du reste "sauté" ou été fermé par son détenteur depuis hier........
    Vous êtes prié de sévir et pourquoi pas dénoncer son IP et son adresse émail,à comparer avec le Troll Benoît Marquis. Il a fait la même chose avec moi chez DJ:

    Ces photos ne signifient rien du tout. Elles peuvent être le résultat d'une mise en scène ou bien avoir été prises alors que les soldats avaient déjà tué plusieurs activistes.

    Ecrit par : MIKE BERKER | 06 juin 2010

    D.J Ce message n'est pas de moi aussi, je vous demanderai de mettre l'IP de cet usurpateur que je subodore être Mouchkito,Porphyre ou encore Fatima! ET JE DIS MARRE DE LAISSER DES MESSAGES PASSER SANS VERIFIER L'ADRESSE EMAIL DES INTERVENANTS ET OUVRIR LA PORTE A CES TROLLS ISALMISTES ANALPHABETES MALFAISANTS!

    "Je pense qu'elle mérite bien ce qui lui arrive par traitresse !

    Ecrit par : Patoucha | 05.06.2010

    Ecrit par : Patoucha | 06.06.2010

    Cela doit être le même Troll qui a signé ses insultes sous Benoît Marquis 02 juin 2010 et cela n'est pas la première fois qu'il usurpe ce pseudo.

    Ils sont aux abois...

    Nous détenons à présent assez de preuves de la manière dont ces islamos-intégristes sont passés maître dans l'art du mensonge, de la tricherie, de la falsification falsification, de la déformation des informations, et truquage de vidéos en ligne chez les islamo-intégristes et sur les blogs.

    TAKYA quand tu nous tiens?!!!

  • Err: est "le" fait

  • "Toutefois il est troublant que ce soit la Turquie qui les publie. "

    Hommelibre, c'est pourtant facile à comprendre, mais c'est vrai qu'il faut déjà connaître la mentalité de ces gens, rien que le titre "Le commando israélien qui pleure" en dit long sur les intentions de la publication de ces photos. L'opinion internationale étant acquise, Israël condamné de toute part, la fanfaronnade aidant, ils voulaient démontrer que les soldats Israéliens n'étaient pas si forts que cela... regardez-les "pleurer"(sic)! C'est ça la mentalité ignorée par l'Occident de ces gens. C'est oublier qu'ils font une victoire de chaque défaite. J'ai posté un rapport d'étude sur leur mentalité chez Rose de Tel-Aviv: "L'éthique du blogueur". Je vous le recommande vivement.

  • Difficile, dans cet imbroglio, de savoir qui manipule qui. Les deux côtés sont passés maîtres dans l'art de la désinformation. Mais votre billet est excellent. Il essaie de se tenir sur l'arête du conflit. Amitiés.

  • l'interview d'un chercheur zurichois présent sur le bateau

    "J'ai été traité comme un animal"Nikola Kosmatopoulos, chercheur à l'Université de Zurich, se trouvait sur la flottille humanitaire à destination de Gaza. Arrêté par les forces israéliennes puis expulsé vers la Grèce, il dit avoir été traité "comme un animal".

    Les forces israéliennes ont escaladé son bateau à l'aide d'échelles et en ont pris le contrôle, raconte l'ethnologue de 34 ans, qui rédige une thèse sur les experts pour la paix au Proche-Orient.

    "Nous n'avons pas opposé de résistance, si ce n'est que nous avons plusieurs fois crié aux soldats qu'ils enfreignaient les Conventions de Genève en prenant d'assaut une mission humanitaire", affirme Nikola Kosmatopoulos.

    Les Israéliens avaient des caméras et ont filmé toute l'action, ajoute-il. "Il ne s'agissait pas seulement d'une opération militaire mais aussi de propagande", selon lui.

    "Même les blessés ont été forcés de dormir par terre, comme des animaux", s'indigne-t-il. "Le pire dans tout ça, c'est l'impuissance; qu'un individu seul ne peut rien contre cette puissance", relève-t-il. Lui-même n'a pas subi de violence physique mais un de ses amis a été frappé et souffre de plusieurs fractures.

    Les déclarations d'Israël selon lesquelles les activistes auraient été violents sont un mensonge, affirme-t-il. "Comment aurions nous pu nous défendre? Chacun de nous était entouré de vingt policiers armés".

    Après trois jours de détention, l'ethnologue a enfin pu partir vers Athènes avec les autres activistes grecs. Son passeport ne lui a été rendu que quelques minutes avant le décollage. Ses bagages sont eux toujours en mains israéliennes.

    La flottille a eu un effet positif, estime-t-il. "Le gouvernement israélien a montré au monde comment il traite les Palestiniens. Ce qu'il a fait avec nous, la population des territoires occupés le vit depuis plus de 60 ans".

  • Arraisonnement en eaux internationales.

    Il s'agit d'un acte d'arraisonnement commis par l'armée israélienne, dans les eaux internationales.

    Point barre.

  • @ Porphyre:

    Sur quel bateau se trouvait-il? Ce n'est pas précisé. En ce qui concerne le bateau où il y a eu des morts, il y a aujourd'hui plusieurs vidéos et les photos publiées par la Turquie, qui à tout le moins amènent à se poser des question sur la rigueur des témoignages. Ses déclarations sont très différentes de ce que l'on voit sur les vidéos et les photos.

    Quand un passager dit qu'il y avait des tués par balles depuis les Zodiac, et que le président de l'IHH fait des déclarations qui annulent cette affirmation, que croire, qui croire, quels témoignages sont fiables?

  • Vous doutez et croyez encore à ces mensonges hommelibre?

    François Celier, écrivain:

    Planifiée à l’ombre des madrasas, des officines terroristes et des services de propagandes occidentaux en connivences médiatiques, ce dernier montage spectaculaire devant Gaza occasionnée par une flottille prétendument humanitaire, élaborée selon une recette goebbelsienne, vient d’illustrer un nouveau naufrage éthique, à grand tintamarre planétaire.

    Le véritable objectif.

    Dans ce torrent de condamnation unilatérale, le bruit d’une source ne se fait guère entendre, si ce n’est du ciel et des consciences honnêtes. Rappel du contexte que même la diplomatie française dut admettre concernant la situation humanitaire de Gaza, à savoir, qu’elle n’était en rien dramatique. L’aide financière internationale s’y écoule comme un grand fleuve tranquille au point que la Bande de Gaza vit quasiment un boom économique.

    Par ailleurs, omerta politico-diplomatique oblige, les autorités européennes n’ignoraient pas que l’objectif de cette flottille pour Gaza était une savante provocation politicienne sous couverture « humanitaire », très tendance pour les opinions publiques en défaut de conscience. Cela constitua un permis d’agresser, et tuer si possible, les soldats chargés d’arraisonner la flottille (attaques sauvages de lynchage par les passagers armés du Marmaris, contraignant ces derniers à ouvrir le feu pour se défendre).

    Autre but recherché.

    L’empoisonnement par l’amour du mensonge (1) est devenu tel dans les sociétés arabes (religieusement médiévalistes) et les sociétés occidentales s’estimant civilisées ; dans leurs opinions publiques, travaillées en menterie avec la complicité politicienne -gauche et droite confondues- nous venons d’assister à un énième avatar médiatique exaltant un déluge de haine contre Israël, et de clouer au pilori du monde, cette insupportable et minuscule démocratie.

    Le monde devrait savoir que l’un des bateaux était chargé d’en découdre à coups de barres de fer et de couteaux contre les soldats israéliens venus les contrôler, afin qu’il y eut du sang, ce qu’affectionnent les barbaresques, drapés sous voile humanitaire, mais aussi les médias. Or, c’est précisément-là où cette stratégie de diffamation planétaire d’une flottille devant Gaza prend une tournure métaphysique…

    En tant qu’homme de foi en l’Eternel, observer tant de bassesse d’âmes civilisées, usant de subterfuges compassionnels analogues à ceux de la cruelle takkyia, est choquant pour l’Ethique des Droits et Devoirs de l’homme. Bien que je ne sois pas juif et apolitique de surcroît, j’ai honte de constater ce déchaînement généralisée d’hostilité mensongère et systématique à l’encontre d’Israël et du peuple juif.

    Certes, mes paroles n’atteindront pas les armateurs et instigateurs de cette flottille trompeuse, ni l’engeance arabo-turco-palestino-gauchiste qui en furent les passagers, mais du fond de mon être jaillit une parole d’anathème contre tous ceux qui se repaissent, qui propagent et se réjouissent de cette violence du mensonge.

    Oui, je lance un anathème contre ces fourbes, ces maîtres du mensonge, ces faux humanitaristes, ces colporteurs de haine et de violence, ces politiciens et diplomates corrompus qui les soutiennent, ces commentateurs-menteurs sur les ondes et dans la presse qui rêvent en secret du scoop de l’hallali d’Israël et du peuple juif.

    Rien de nouveau sous le soleil. Il en fut de même en 1938.

    Quant aux intellectuels juifs, renégats de la terre promise, apostats de la foi de leurs pères, aussi haute que soit leur renommée, qu’ils se revêtent de sacs et de cendre, qu’ils se repentent publiquement, avant qu’un châtiment de Dieu ne

    brûle l’herbe sèche qu’ils sont devenus.

    Que ceux qui veulent entendre écoutent ce que dit le prophète Zacharie 12:3 : « En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une

    pierre pesante pour tous les peuples ; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle ».

    Foncièrement hostiles à Israël et à Jérusalem, de nombreuses nations pour diverses raisons, et des peuples entiers, maintenus dans l’ignorance ou asservissement mahométan; d’autres

    encore par réalisme d’Etats ; par truchement onusien et Instances Institutionnelles, mettent en place dès à présent les bases

    d’une guerre mondiale infiniment plus dévastatrice que ne fut la

    dernière.

    Que Ha chem bénisse et fortifie Israël.

    François Celier

  • Les "HUMANITAIRES POUR LA PAIX....."


    Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /2010 20:39

    Révélations : les liens entre les "activistes" de la flotille et Hamas, Al Qaeda -

    Jean-Patrick Grumberg

    Nous recevons en ce moment même une première liste de noms d'activistes présents sur le bateau Mavi Marmara, et qui ont des liens très étroits avec des organisations terroristes. Ils font partie des passagers du navire qui ont tendu un piège sanglant aux soldats israéliens, arrivés sans armes sur le bateau en pensant rencontrer des pacifistes, et qui s'est terminé par la mort de neuf terroristes.



    Fatimah Mahmadi (née en 1979), iranienne, résidente des Etats Unis. Elle a été appréhendée pour avoir tenté de passer en contrebande des composants électroniques à Gaza. Elle est membre active de l'organisation “Viva Palestine”.



    Ken O’Keefe (né en 1969), est américain et citoyen britannique. Activiste radical et anti-Israélien, il est membre de l'organisation terroriste Hamas. Il a été appréhendé pour tenter d'entrer à Gaza pour former et entraîner une unité de commando pour le Hamas.



    Hassan Iynasi (né en 1982), est citoyen turc, et membre d'un organisme de charité qui sert de couverture à des opérations de financements d'organisations terroristes. Il a notamment collecté des fonds pour le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique.



    Hussein Urosh, citoyen turc et activiste de l'organisation écran IHH, dénoncée par le juge Brughière comme étant une couverture qui sert au financement d'organisations terroristes partout dans le monde, se rendait à Gaza pour implanter une cellule opérationnelle d'Al Qaeda dans la bande.



    Ahmad Umimon (né en 1959), français et citoyen marocain, membre du Hamas.



    On ajoutera à cette liste des ONG comme le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), dont sont membres la majorité des Français présents sur la flotille, qui a son siège en France, et qui finance le Hamas. Elle est interdite aux Etats-Unis.

  • Je ne suis pas BHL ni A. Finkielkraut et pourtant....


    "ÉPOPÉE MISÉRABLE"

    Bernard-Henri Lévy tente tout d'abord de rectifier les explications du blocus données notament par les médias français. "Le blocus, il ne faut cesser de le rappeler, ne concerne que les armes et les matériaux pour en fabriquer", avance-t-il. Il s'attaque ensuite à la politique du Hamas à Gaza, selon lui passée sous silence, "en France comme ailleurs". "Qui se risque à expliquer que s'il y a à Gaza, un preneur d'otage, (...) ce n'est pas Israël, mais le Hamas ?" demande-t-il.

    Les deux hommes s'en prennent directement aux organisateurs de la flottille. Une "épopée misérable", selon Bernard-Henri Lévy, "caricature" des actions symboliques comme les "bateaux pour le Vietnam", qu'il rappelle avoir contribué à créer. Pour Alain Finkielkraut, ce sont les organisateurs eux-mêmes les responsables des débordements du 31 mai. "Les Israéliens ne voulaient pas de ce bain de sang. Ils sont tombés dans un piège. Ce bain de sang a été délibérement provoqué par les organisateurs", estime-t-il, accusant directement la Turquie, "où Mein Kampf est un best seller", dit-il, de jeter de l'huile sur le feu.

    Les deux hommes dénoncent enfin "les bataillons de tartuffes regrettant qu'Israël se dérobe aux exigences d'une enquête internationale", comme l'écrit Bernard-Henri Lévy. "Il y a dans cette attitude un mélange de mauvaise foi et d'angélisme qui me fait très peur", explique Alain Finkielkraut, alors que Bernard-Henri Lévy défend la position israélienne : "Ce que refuse Israël c'est l'enquête demandée par un conseil des droits de l'homme des Nations unies où règnent ces grands démocrates que sont les Cubains, les Pakistanais et autres Iraniens."
    Le Monde.fr

  • La TURQUIE ETAT ISLAMISTE VOYOU ET ASSASSIN!

    Allez les HUMANISTES et tous ceux prompts à condamner Israël à vos postes:
    Les Kurdes sont des rebelles, et le hamas n'est pas terroriste! Appréciez la "bonne" foi de l'Islamiste Turc!

    L'aviation turque bombarde des positions de rebelles kurdes en Irak

    LEMONDE.FR avec AFP | 07.06.10 | 19h40 • Mis à jour le 07.06.10 | 20h36

    L'aviation turque a bombardé lundi 7 juin plusieurs positions des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak selon la chaîne de télévision d'informations NTV. La chaîne cite le site Internet de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien, Jalal Talabani.

    Les six avions de combat qui ont participé aux opérations ont visé des positions du PKK, une organisation armée kurde de Turquie, dans la zone de Zap-Khakurk, dans la région autonome kurde du nord de l'Irak, selon le site. Ce raid est intervenu au lendemain de la fin d'une visite en Turquie du président de la région irakienne autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, qui s'est engagé auprès des autorités turques à déployer "tous les efforts" possibles pour empêcher les attaques des rebelles kurdes en Turquie depuis son territoire.

    L'armée n'avait pas diffusé de communiqué dans l'immédiat. Ce raid, le deuxième en moins de vingt jours, le dernier remontant au 20 mai, fait suite à une série d'attaques du PKK contre des cibles militaires dans le sud et le sud-est de la Turquie, peuplé en majorité de Kurdes. Plusieurs soldats ont été tués dans ces attaques.

    Le printemps marque chaque année la reprise des affrontements entre le PKK et les forces de sécurité, la fonte des neiges permettant aux rebelles de quitter leurs bases des montagnes turques et du nord de l'Irak. L'armée turque a lancé une série de raids aériens contre les bases du PKK en Irak depuis décembre 2007 et a mené une opération terrestre d'une semaine en février 2008. Ankara évalue à environ 2 000 le nombre de rebelles du PKK retranchés en Irak.

  • Trop tard Messieurs, vous avez fait preuve de naïveté en diabolisant la politique du Gouvernement Israélien vous êtes en partie responsables de cette déferlante haineuse. Votre Appel est du pain béni pour les Islamistes et tout est parti depuis ledit Appel JCALL instrumentalisé par les Islamistes qui se sont lancés en mer........ pour le justifier!

    lundi 31 mai.LEMONDE.FR avec AFP

    Les intellectuels français Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy réagissent vivement aux accusations portées contre Israël après l'arraisonnement de la flottille pour Gaza,

    "Je vois la haine, soudain, se donner libre cours", a réagi Alain Finkielkraut à propos des réactions de la communauté internationale face à l'intervention israélienne, vendredi 4 juin sur la chaîne télévisée Public Sénat. Bernard-Henri Lévy s'élève, lui, dans une tribune dans le quotidien Libération contre la "désinformation" à propos du blocus de Gaza.


    Les deux hommes, signataires de "l'appel à la raison", rédigé par des juifs français et exhortant Israël à reconsidérer sa politique envers les Palestiniens, disent ne pas soutenir l'opération israélienne contre la flotille. *"Je continue de juger 'stupide' (...) l'assaut contre le Mavi Marmara", écrit Bernard-Henri Lévy dans sa tribune intitulée Pourquoi je défends Israël. Mais ils disent voir dans les réactions internationnales un déchaînement "délirant" contre l'Etat hébreu. "Je ne veux pas servir de caution juive à une haine, à une diabolisation d'Israël", explique Alain Finkielkraut.

    *Patoucha @ BHL:

    Arrêtez avec vos déclarations bien planqué à Paris, vous avez fait assez de dégâts!. N'en rajoutez plus à moins que suite aux preuves "insoutenables" vous ayez décidé de faire amende honorable à votre jugement stupide!

  • BHL @ Patoucha

    Mme/M. Je vous prie de cesser vos commentaires stupides qui dénotent bien une personnalité inhibée et misérable. Défoulez-vous ailleurs et surtout AUTREMENT...ce ne peut que vous faire du bien...

  • hihihi bien fait

  • Le Troll qui blêmit à chacune de mes interventions sur JCALL, allez vous faire voir cher les Grecs...et les Turcs!


    C'est valable pour vous aussi le hi, au hihihi jaune! :))))))))))

  • "CHEZ"

  • De quel BLOCUS parle-t-on?


    Scoop : les palestiniens refusent la levée du blocus de Gaza - Jean-Patrick Grumberg

    Azzam al-Ahmed, un officiel du Fatah, vient de déclarer qu’il est totalement opposé à la levée du blocus de Gaza tant que le Hamas refuse la réconciliation. Il a insisté sur le fait qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza, car l’autorité palestinienne envoi de l’aide à Gaza par Israël.

    Cette mise au point hallucinante mais fondamentale pour la bonne compréhension sera, n’en doutons pas, totalement occultée par les médias, car elle est non seulement très humiliante pour les journalistes et politiques qui décrivent le conflit proche oriental de façon binaire : israéliens = bourreaux, palestiniens = victimes, mais elle est surtout insoutenable à s’en étrangler pour les « défenseurs des droits de l’homme » qui réclament la levée immédiate et sans condition du blocus de Gaza par Israël. Sur quelle base réclamer la fin du blocus, si les palestiniens eux mêmes la refusent ?

    La levée du blocus de Gaza par l’Egypte la semaine dernière (il était temps, car ce cruel blocus de Gaza par l'Egypte n'avait aucune raison d'exister, contrairement à celui imposé par Israël, suite à la prise violente du pouvoir par le Hamas, pour se protéger de nouvelles attaques terroristes), intervenue après l’attaque contre Israël par la mer, montée par une pseudo organisation humanitaire soutenue par le gouvernement turc, et qui s’occupe en fait de financer le terrorisme, représente un danger énorme et imminent, explique l’Autorité Palestinienne.

    La direction de l’autorité Palestinienne a déclaré être très mécontente que la Turquie ait apporté son soutien au Hamas, spécialement dans une tentative de levée du blocus de Gaza qu'elle ne veut pas. « Les choix de la Turquie renforcent le Hamas et minent l’Autorité Palestinienne » a déclaré un cadre du Fatah au journaliste palestinien KHALED ABU TOAMEH dans le Jérusalem Post1 du 8 juin 2010.

    « Nous voulons rappeler aux gouvernements Turc et Egyptien qu’avant la prise de pouvoir par le coup du Hamas en 2007, la frontière était contrôlée par l’Autorité Palestinienne » indique l’officiel du Fatah. « Si le point de passage de Rafah (avec l’Egypte) doit rouvrir, cela doit se faire en coordination avec nous. Pas avec le Hamas »

    Le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est rendu d’urgence hier lundi 8 juin à Istanbul pour rencontrer le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Il lui a fait par de son inquiétude du rapprochement entre la Turquie et le Hamas.

    Je le dis et le répète, et je le martèlerai longtemps encore : si les médias européens n’étaient pas là pour cacher la réalité, masquer les bassesses et les crimes des Palestiniens contre Israël mais aussi et surtout contre leur propre peuple, mentir sur la situation, inverser les rôles en présentant les palestiniens comme les victimes des israéliens, ces derniers profiteraient depuis longtemps d’une paix confortable, d’une économie fleurissante, et d’une relation normale avec leur voisin juif. A qui profite le crime ? A qui profitent les mensonges des médias ?

    1 http://www.jpost.com/MiddleEast/Article.aspx?id=177779

  • flotillegaza

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