Obama casse la baraque: Wall Street sous contrôle!

La baraque à frites des banques, qui sent l’huile frelatée, qui vend aussi des pizzas périmées, ne pourra plus empoisonner l’air sans rendre de comptes. Barak Obama a proposé un arsenal de mesures destinées à réorganiser et encadrer l’activité des plus grandes banques américaines. Ces mesures ont été votées par le Sénat américain. Wall Street ne sera plus hors contrôle comme il l’a été.

obama-11-04-001-obama.jpgLa presse, dont la Tribune de Genève et 24 heures sous la plume d’Elisabeth Eckert, relate cette série de mesures et ses incidences. Quand on apprend que les Etats de la planète ont emprunté 14’000 milliards de dollars pour tempérer une crise sans précédent, la position du gouvernement américain est légitime.

Le politique reprend sa place face aux marchés. Les purs libéraux misent sur la régulation des marchés par eux-même. Bien que comprenant leur logique, je n’y crois pour autant pas. Pour que ce soit le cas il faudrait que les acteurs du marché aient de l’éthique. Mais quand on découvre le comportement financier de traders, soutenus par leur banque, on peut douter que ce soit le cas:


«Cela m’est arrivé de pousser des petites sociétés vers le bas, de spéculer à la baisse sur elles, je n’avais pas d’états d’âme, on le faisait tous, on est conditionné pour ça, on est payé pour ça et si on ne le fait pas, on se fait engueuler.»

Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Pour une régulation spontanée du marché il faut non seulement un intérêt égoïste bien pesé, mais aussi des objectifs non-égoïstes comme le soucis des gens qui travaillent afin d’éviter qu’ils ne soient jetés à la rue par la simple spéculation, l’intérêt pour le long terme, la bonne santé de l’économie. De plus les acteurs du marchés devraient s’interdire de spéculer sur la dette des Etats. C’est inacceptable. Les fluctuations actuelle en Europe ne sont qu’un jeu pour gagner encore plus grâce à la déstabilisation du climat politico-économique.
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Ces acteurs ne seront désormais plus seuls à tout décider, à façonner le monde. Ils devront rendre des comptes. L’arbitrage de l’Etat reprend sa place. La proposition d’Obama est particulièrement significative par le fait qu’elle a obtenu le soutien de certains républicains, habituellement opposés à tout engagement de l’Etat. Peut-être ont-ils compris qu’entre une poignée qui s’enrichit - même en jouant à la roulette les économies de leurs clients - et les foules de chômeurs victimes de la spéculation mondiale, il y avait un tout petit peu mieux à faire que de laisser aller en se voilant la face.

Aux européens maintenant d’amplifier le mouvement de retour du politique. Angela Merkel a commencé. Aux autres, Sarkozy en tête, de continuer et de mettre de l’ordre dans la maison.

La baraque de frites qui sent l’huile frelatée et qui vendait des pizzas périmées va prendre un bon coup de Kärcher.



PS: Max Göldi, otage en Libye depuis 22 mois, pense à vous. Pensez à lui.

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Commentaires

  • Ce type n'a peur de rien ! Il tient toutes es promesses — et même au-delà. Vouloir surveiller ainsi ceux qui se croient au-dessus des lois est assez admirable. Où s'arrêtera Barack? On voit aussi que les USA sont une grande nation, car elle permet l'accession au pouvoir de personnalités d'exception. Bonne Pentecôte !

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