15 mai 2010

Nouvelle affaire Polanski: la curée?

Que penser des nouvelles accusations d'abus à propos de Roman Polanski? Une ancienne actrice, peu connue, vient de lancer ces graves accusations contre lui pour un supposé abus commis il y a 24 ans, alors qu’elle était âgée de 16 ans. Elle n’a toutefois pas engagé d’action en justice.


charlotte-lewis_bbbdd25d.jpgLa pluie qui vient après les nuages me laisse toujours perplexe. Que sait-on de cette affaire?

Charlotte Lewis est une actrice anglaise. Elle a joué dans le film de Polanski «Pirates». Elle avait alors 19 ans, soit trois ans de plus qu’au moment des supposés faits.

«Je vis avec les conséquences de son comportement depuis que les événements se sont produits», dit-elle. Elle ajoute qu'elle se manifestait aujourd'hui dans l'espoir de peser sur la décision des autorités suisses concernant l'extradition de Roman Polanski.

Soit elle n’a jamais rien dit, et l’on se demande pourquoi. Soit elle aurait perdu la mémoire et l’aurait retrouvée, ce que l’on sait impossible depuis les travaux d’Elisabeth Loftus. Soit elle a des raisons inconnues ou vénales d’agir ainsi. Il y a de l’argent à faire dans ce genre d’histoires, surtout pour une actrice dont la carrière n’est pas allée loin, et les accusatrices même démontrées menteuses ne risquent en principe jamais rien. Le business des fausses accusations et ses stratégies, ses raisons, Charlotte_Lewis_023_438.jpgses risques maîtrisés, commence à être bien connu. Et puis, cela survient au moment où les avocats de Polanski affirment avec insistance que la justice américaine n’a pas livré tous les documents utiles pour justifier l’extradition du cinéaste. Curieux, curieux... Il faut dire qu'il est maintenant une cible idéale. Il a fauté, donc il est criminel et le restera toujours aux yeux de certains. La présomption de culpabilité habituelle contre les hommes dans ces affaires est renforcée par son passé.

Elle dit vivre avec les conséquences depuis lors (24 ans après, ces conséquences doivent être donc terribles, un très grave traumatisme). Mais comment alors aurait-elle pu tourner avec lui pendant 6 mois trois ans après? Comment pourrait-elle avoir été aussi radieuse en sa compagnie à Canne l’année de présentation du film (vidéo ci-dessous)? On voit d’ailleurs sur les photos d’elles à plus de 20 ans combien elle est marquée... Une femme ou un homme abusés ne s’exhibent pas ainsi. Quand un abus a eu lieu et qu’il a laissé un vrai traumatisme, il y a une pudeur et une crainte de tout ce qui touche à la sexualité, cela pour des années (il peut bien sûr y avoir ce genre de craintes sans abus, mais c’est autre chose).

LewisPol2.jpgOn peut voir sur cette vidéo, à la 19e seconde et jusqu’à la 26e, que Charlotte Lewis, trois ans après un supposé abus dont elle vivrait avec les conséquences, ne semble pas très dérangée d’être aux côtés du supposé abuseur, qui est le seul cinéaste ayant cru en elle... Au point, sur la première image, de poser avec douceur sa main sur l’épaule du réalisateur dans une attitude corporelle détendue, souriante, ouverte.

 

 





Elle ne semble pas trop gênée non plus de tourner des scènes très chaudes dans le film «Embrace of the vampire» - étonnant quand on subit un grave traumatisme sexuel:


Alyssa Milano-Charlotte Lewis-Embrace of the Vampire-1of3 - More bloopers are a click away


 

 

 

PS: Pas de cinéma chez les Kadhafi: l'otage suisse est vrai, retenu depuis 21 mois.

15:40 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (47) | Tags : roman polanski, charlotte lewis, viol, abus, sexuel, justice, fausse accusation, festival de cannes, pirate | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Je ne vois pas trop le rapport entre le fait qu'elle se soit tue pendant de longues années, les types de films qu'elle a tourné. En outre, nous savons que les femmes abusées ou violées sont enclines à garder le silence. Personnnellement, après ce que je sais du premier viol et que même M Polansky n'a pas nié, je suis disposé à croire Mme Lewis. je me dis que M Polansky a une façon étrange d'aimer les femmes.

Écrit par : andoe | 15 mai 2010

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encore une belle ordure cette actrice ratée

Écrit par : leclercq | 15 mai 2010

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Entièrement d'accord avec vous HL,
N'oublions pas que nous sommes en plein Carnaval de Cannes. Excellente occasion pour cette demi-mondaine d'attendre des reportages rémunérateurs dans les "journaux" people. C'est très demandé en ce moment.

Écrit par : Rollmops | 15 mai 2010

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Rollmops, j'avais oublié: en effet le festival de Cannes, résonance inconsciente, mise en valeur parce qu'elle y a été à l'époque du film. Gageons qu'elle aurait eu moins d'audience pendant le mondial...

@ andoe: les femmes qui gardent le silence, il en existe, en effet. Ce n'est pas un argument pour autant. C'est trop facile. Sur les types de films, je ne fais pas de lien avec son supposé silence, mais avec le fait qu'un traumatisme qui dure depuis 24 ans ne laisse pas intact, la sexualité n'est plus la même, l'approche du corps est très difficile. Alors tourner de telles scènes même jouées me semble peu compatible.

De plus, parce que Polanski a une fois fauté vous lui attribuez maintenant tous les viols qui vont se déclarer? C'est déraisonnable. Aucun argument sérieux dans votre commentaire.

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2010

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Je viens de la voir au JT sur France 2: elle lit un papier, évite tous les regards, et part très vite sans regarder personne et sans qu'aucune question ne puisse lui être posée.

C'était le premier test programmé par son avocate, qui compte déjà les dollars qu'elle peut gagner. Pour ce premier test elle devait surtout se confronter au stress, sans prendre le risque de commettre d'erreur.

Au prochain test, elle sera mieux préparée à répondre, et elle donnera probablement des détails (détails qu'elle aurait pu donner hier): le lieu plus précis, les circonstances, pourquoi elle n'a pas parlé. Cette fois-là elle n'aura pas de papier. Elle aura répété, fera des arrêts au bord des larmes, et quand elle se sentira prendre de l'assurance elle regardera dans les yeux: elle incarnera son rôle.

Combien d'étapes médiatiques pour entretenir son feuilleton?

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2010

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Au fait, à quoi sert-il de faire une déclaration publique? Si son but est de faire pression sur la procédure d'extradition, la discrétion aurait été plus efficace et plus crédible aux yeux d'un juge. Car maintenant un juge devra évaluer sa crédibilité au vu de la levée de boucliers qu'elle a suscité.

Ou alors c'est une folle, une malade mentale.

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2010

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Je ne sais pas si ce que raconte cette femme est vrai ou pas. Mais le regard que vous portez sur elle, fait froid dans le dos.

Je rappelle juste en tant que femme, que l'on peut occulter pendant des années un traumatisme sexuel même insignifiant aux yeux des autres y compris des femmes, en faisant comme si de rien n'était, et le voir ressurgir à un moment donné de la vie sans aucune raison apparente, pour les autres. Le regard que la femme pose sur elle et son corps et le comment du pourquoi elle réagit, est autrement plus "intime" que ce que les hommes savent, sentent ou perçoivent.

Écrit par : Loredana | 15 mai 2010

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Loredana, moi c'est son comportement, son absence d'expression, sa froideur, son refus d'affronter, son supposé traumatisme alors qu'elle tourne avec lui deux ans plus tard et lui pose gentiment la main sur l'épaule à Cannes, tout sourire, qui me font froid dans le dos.

Il y a des choses que les hommes sentent mieux que les femmes.

Et on ne peut donner crédit sous tous ces prétextes: silence, rapport à son corps, qui au final justifient tout sans aucune preuve et sans la moindre cohérence. Elle aurait simplement pu refuser de tourner Pirates avec lui, si son traumatisme était si fort qu'elle le subirait encore 24 ans après.

Ca va bien de venir 10 ans, 20 ou 30 ans après, en prétextant des comportements inexplicables qui justifieraient après coup le fait d'être victime. Il faut que l'on apprenne aux femmes vraiment victimes à être rapides et claires. Sinon on aura encore longtemps à faire à des menteuses, des malades ou des vénales. On ne peut indéfiniment condamner des hommes sur la pathologie de certaines femmes. Il n'y a pas plus de complaisance à avoir avec de fausses victimes qu'avec de vrai-e-s criminel-le-s. Et la cohérence et le bon sens ne sont pas interdits dans ces affaires.

Aujourd'hui le sexe est ce que la collaboration était dans les années 40, ce que la sorcellerie était il y a 3 siècles, ce que l'athéisme était au temps de l'inquisition. Il faut revenir à la raison.

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2010

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Elle n'avait pas encore 19 quand le film est sorti en France (avant les Etats-Unis), mais 18 ans 1/2. De plus le film a mis de nombreuses années à exister, car Polanski n'arrivait pas à boucler son financement.
Il est donc vrai qu'elle n'avait que 16 lorsqu'elle a été recrutée.
Il se trouve que j'ai parlé avec une amie cinéaste, l'automne dernier, qui a travaillé avec Polanski. Pas comme comédienne. de ce qu'elle m'a dit du bonhomme, il parait très vraisemblable que la jeune fille d'alors ait eu des relations complètes avec le metteur en scène, à la fois pour décrocher le rôle (et le gros chèque concommittent) et peut-être aussi un peu par fascination. Idem de son côté à lui. Il semble que son ego soit tel qu'il s'imagine vraiment qu'on l'aime pour lui... Tout en éprouvant quand même sans doute un plaisir un peu pervers à payer ce qu'il désire - même si c'est sous forme d'un rôle.
Avec aussi des déviations, genre "pour jouer avec le sex appeal qui convient la jolie princesse espagnole, il faut être suffisamment délurée, donc je t'initie..."
Bref ce type se croit effectivement tout permis sous prétexte qu'il est une star, doué d'un vrai talent, ce qui est assez fréquent. Et la gamine a sans doute cru bon de s'offrir à un type nettement plus expérimenté qu'elle pour en tirer la gloire et ou l'argent. Ce qui est également assez fréquent, pas que dans le cinéma. C'est à mon avis une histoire glauque, très à la limite du code. Qui doit d'ailleurs être d'un côté ou de l'autre du code, selon les pays.
Il serait intéressant, juridiquement, de savoir où le for fut constitué ?
Si Melle Lewis était devenue une vraie star, riche et adulée, sans doute n'aurait-elle pas jugé bon de ressortir ce moment honteux. Qui risque de ne lui valoir un intérêt que dans les productions bien glauques...

Écrit par : Séraphin Lampion | 15 mai 2010

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Vous avez raison Hommelibre, vous sentez mieux vous si ce qu'une femme raconte est vrai ou pas !

La femme n'est pas digne d'être crue si elle ne dénonce pas dans les jours que dis-je dans les heures qui suivent, ce qu'elle a subit. Je vous rappelle juste que ces faits se sont déroulés dans les années 80 !! et que la parole d'une femme ne valait que dalle pour les policiers chargés d'enregistrer les "plaintes" d'abus sexuels. Remettez-vous dans le contexte de l'époque, de ce que valait la parole d'une femme (ya pas eu beaucoup d'évolution depuis selon moi ... mais trop selon vous). Aujourd'hui le sexe est à portée des gamines ... mais à l'époque ?

Il est possible que cette femme veuille profiter du battage médiatique, mais de grâce ne la jugez pas avant de connaître tous les tenants et aboutissants de cette histoire ! Ayez une pensée pour les femmes qui n'osent pas dénoncé encore aujourd'hui ce qu'elles ont subit pas plus tard que hier.

Écrit par : Loredana | 15 mai 2010

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Oublié d'ajouter "les femmes ne sont pas toutes des salopes qui veulent profiter des hommes"

Écrit par : Loredana | 15 mai 2010

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Loredana, je dis qu'il y a des choses que les hommes sentent, pas que je sens automatiquement mieux ce qui est vrai ou pas. Les hommes ne sont pas aussi aveugles sur certaines choses.

Bien sûr qu'il y a des femmes qui n'ont pas obtenu justice ou qui se sont tues. Je réagis vite, mais je pense que ce n'est pas pour rien.

@ Séraphin: Bof, on peut dire ce qu'on veut longtemps après, quand l'affaire Polanski fait la une, et on peut interpréter. Vive la rumeur!!! va encore y avoir des morts avec la rumeur. Mais ce qui est bien dans la rumeur, c'est qu'il n'y a pas d'assassin...

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2010

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Oui j'avais bien compris. Le vous est pour certains hommes dont vous faites partie et pas vous seul. Je me suis mal exprimée. Sorry.

Vous HommeLibre, réagissez vite et pas pour rien. Ok pour cela aussi.

Vous toujours, voyez les choses selon votre "genre" et votre vécu ... Idem pour moi. C'était mon regard sur votre billet ... c'est tout.

Sujet clos.

Bonne nuit

Écrit par : Loredana | 15 mai 2010

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Ok. A suivre. Bonne nuit. (=⏅=)

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2010

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Personne ne semble savoir dans quelles circonstances cet abus ou viol aurait commis. Je me permets donc quelques questions : pour une fille de 16 ans, les rapports sexuels sont-ils toujours le résultat de viols et jamais le résultat d'une entente commune ? Les filles de 16 ne peuvent-elle pas avoir envie (de leur plein gré) de rapports sexuels ? Est-ce que ces rapports sont toujours mal vécus, parce qu'une fille de 16 n'a pas de désirs et n'éprouve pas de plaisir lors de l'acte ? Une fille de 16 ans, n'est-elle pas sexuellement majeure et physiquement apte à ressentir du plaisir ? Les "Lolitas", ne jouent-elles pas parfois de leurs charmes sexuels pour atteindre des buts précis ?

Écrit par : benpal | 15 mai 2010

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Bien placé hommelibre !

Écrit par : Corto | 15 mai 2010

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Ce rebondissement et cet acharnement sont très inquiétants, ainsi que les réactions hystériques du public. Quand on lynche un homme, c’est toujours au nom de la « morale ». J'approuve tout à fait ce que vous dites : le sexe est aujourd'hui un crime comme autrefois la collaboration. Depuis le début, on peut voir en filigrane l’action des ligues de vertu féministes anglo-saxonnes, très implantées dans les médias. Si l’on considère que l’attirance pour les femmes jeunes est courante chez les hommes, il s’agit d’une tentative de criminalisation du désir masculin.

Écrit par : Alain | 16 mai 2010

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Oui, Alain, et on nous donne l'impression que le désir sexuel est purement masculin, les femmes étant condamnées à "subir".
C'est tout à fait contraire au crédo de certains cercles féministes qui prônent la libéralisation sexuelle des femmes.

Écrit par : benpal | 17 mai 2010

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En effet Alain et benpal. Je lis aussi ce matin de cette nouvelle accusatrice précise que Polanski aurait abusé d'elle "de la façon la plus sordide qui soit". Et bien, travailler avec lui 2 ans après avoir subi l'abus le plus sordide qui soit... ça laisse perplexe.

Écrit par : hommelibre | 17 mai 2010

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Mouaiii ca sent pas très bon tout ca! bon of course je serais tentée de croire que cette nouvelle victime relève un peu du coup monté pour ce pauvre vieux Polanski.
Bon ce type est visiblement un ancien violeur....pas tout à fait repenti d'ailleurs et il doit répondre de ses actes même après longtemps oui oui..même si il fait de bons films oui oui mais bon je n'aime pas trop cette actrice qui débarque maintenant en remettant une couche sur Roman!

Écrit par : vali | 17 mai 2010

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"cette nouvelle accusatrice précise que Polanski aurait abusé d'elle "de la façon la plus sordide qui soit"
Soit il a eu des rapports avec elle (ou elle avec lui ???) et elle a été consentante, soit elle a été violé. Dans ce dernier cas, elle aurait pu porter plainte. Pourquoi elle ne l'a pas fait dans ce cas est incompréhensible. Encore plus incompréhensible est le fait qu'elle accepte de la part de cet homme "à la façon la plus sordide" un rôle extrêmement érotique qu'elle joue en sa présence.

Ah, la prostitution n’existe pas que dans les rues ....

Écrit par : benpal | 17 mai 2010

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Tout ceci est à replacer dans le contexte actuel. Je pense par ex. au clip grotesque de Marion Cotillard sur les regards masculins dans les décolletés (diffusé lors de la journée de la femme), prétendant les assimiler à du harcèlement sexuel… Je pense aussi à l’amalgame aujourd’hui général entre « tourisme sexuel » adulte, très répandu et parfaitement légal n’en déplaise aux bien-pensants, et tourisme sexuel pédophile, très rare et naturellement réprimé. Voir à ce sujet le « Livre noir de la condition féminine » de notre bonne dame Ockrent. On pourrait multiplier les exemples dans les médias et sur le web montrant que tout ça tend à assimiler le désir masculin à de la violence et de l’immoralité, l’homme à un salaud de naissance et la femme à une victime innocente. Quand Luce Irigaray écrit « Le pénis est une arme », elle ne fait pas autre chose, et exprime inconsciemment sa haine du sexe masculin en croyant émettre une vérité politique. Cf. aussi Valérie Solanas, Kate Millet et, plus près de nous et plus soft, les théories d’une Nancy Huston sur le mâle comme origine du mal. A ce stade là, on peut parler d’offensive puritaine misandrone et de nouvel ordre moral matriarcal.

Écrit par : Alain | 18 mai 2010

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@ Ph. Souaille. User de son aura pour séduire est le principe de toute séduction et n’a rien d’immoral, dès lors qu’il n’y a pas abus de pouvoir ; or, rien ne prouve qu’il y en ait eu ici, puisque Polanski n’était pas l’employeur de la demoiselle. S’il fallait mettre en prison tou(te)s les hommes et femmes qui usent de leur aura pour séduire, il n’y aurait plus beaucoup d’artistes ni de politiques… Il ne m’est pas interdit de coucher plusieurs fois avec des femmes ou des hommes beaucoup plus jeunes que moi, du moment qu’elles/ils sont sexuellement adultes et consentant(e)s. Quand à l’argent, s’il intervient entre adultes (elle était sexuellement adulte) et s’il fascine certaines personnes au point de jouer un rôle dans la séduction, chose courante me semble-t-il, cela n’est répréhensible qu’à l’aulne d’une morale niant la liberté, et pour des moralistes prétendant savoir ce que les autres doivent faire de leur corps, attitude courante elle aussi hélas, surtout par les temps qui courent. Enfin, vous arrangez la loi dans le sens qui vous convient, un sens victimaire. Mais la vraie loi dit que cette fille était responsable de ses actes et à chaque instant libre de dire non. C’est encore cette liberté que vous niez, en chœur avec un certain féminisme partant du principe que l’homme est coupable, la femme victime. Il y a là un mépris inconscient, très répandu lui aussi chez certain(e)s féministes, et qui bien sûr se réclame encore de la « morale », un mot à la mode. Mais une morale fondée sur le mépris est-elle une morale ?

Écrit par : Alain | 19 mai 2010

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Alain, vous me répondez sur ce blog à un commentaire que j'ai fait ailleurs ! Mais bon. je vous réitère en résumant la réponse faite ailleurs. Elle a semble-t-il rencontré Polanski dans le cadre d'un casting pour le 1er rôle du film Pirates. Le fait qu'il se soit passé 3 ans entre le casting et le tournage est, comme le dit SL, du aux difficultés de Polanski à boucler son financement.
Cela étant, si coucher avec la personne à qui vous faites passer un entretien d'embauche (pour un job à durée déterminée, certes, mais assortie d'un chèque avec plein de zéros et l'assurance d'une promotion planétaire)n'est pas une forme d'abus de pouvoir, c'est quoi ? A fortiori lorsque vous obtenez les faveurs de la demoiselle alors que vous n'êtes même pas encore certain de faire le film, donc de pouvoir la payer... On peut aussi y voir une forme de prostitution, d'escroquerie, enfin plein de choses sympas...
Mais à aucun moment je n'ai employé le terme de viol, j'ai même clairement dit le contraire. Cette fille était parfaitement libre de dire non, elle avait juste sacrément intérêt à dire oui... En terme de relations internationales, on dirait qu'il y a abus de position dominante. Maintenant, pourriez-vous expliquer qui ou quoi je méprise ? Sincèrement je ne vois pas.
Pour le reste, si vous voulez défendre la cause des hommes, choisissez d'autres cas. Alors, sans doute je vous soutiendrai. Pour l'attribution de la garde des enfants, par exemple, ou tous ceux qui se font faire des enfants dans le dos, ou encore la logique de la pension alimentaire aveugle etc... Il y a beaucoup à faire.
Mais franchement, là, pas question. Une jeune dinde a rencontré un vieux cochon, et 20 ans après, ils se déchirent comme chien et chat, ce n'est qu'une histoire de basse-cour...

Écrit par : Philippe Souaille | 19 mai 2010

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"En terme de relations internationales [??], on dirait qu'il y a abus de position dominante."
Et qui était dans la position dominante, dans ce cas? Tout est un question d'appréciation de la situation et de choix personnels. La contrainte, s'il y en avait, était dans les têtes des acteurs.

"Une jeune dinde a rencontré un vieux cochon"
Peut-on vraiment associer le désir sexuel à la cochonnerie ou à la dinderie ? Les rapports sexuels en dehors du couple établi sont-ils à proscrire?

Écrit par : benpal | 19 mai 2010

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Alain et benpal, le débat est sur 2 billets à la fois, peut-être avez-vous lu les comm ici:

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/05/17/lewis-polanski-quelque-chose-de-pourri-au-royaume-du-sexe.html

Écrit par : hommelibre | 19 mai 2010

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C'est écoeurant. Il a fait quoi ce polanski pour un tel traitement de faveur??? Des films??? Et alors...??' les prêtres pédophiles aussi vont se mettre a faire des films...?? non sans rire je trouve ca vraiment tres moche puis tous ces acteurs et actrices francais qui prennent sa defense...je trouve ca pathétique...Ei Adjani?? elle a fait quoi pour qu'on porte autant d'importance à ce qu'elle a à dire...?? Quand cest sa fille qui sera abusée elle tiendra le meme discours...?? Polanski...a champ dollon

Écrit par : Lyonnais du 69 | 19 mai 2010

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Philippe : oui, nous sommes sur deux blogs en même temps, mais qui parlent de la même affaire. Alors donc, vous disiez une « dinde » et un « vieux cochon »… Si c’est comme ça que vous voyez les jeunes femmes, et que vous jugez les hommes moins jeunes et leurs désirs, je comprends mieux votre morale… A part ça, ce n’est pas une morale du mépris…
Vous dites par ailleurs sur l’autre blog aimer une femme de 10 ans votre cadette. Vous êtes un homme heureux et j’en suis sincèrement content pour vous, tant ça devient rare… Dix ans sont donc une différence d’âge très morale à vos yeux. Et 10 ½ ? 12 ? 15 ? 20 ? Où est la limite ? Qui la décrète ? De quel droit ? C’est ça le pb avec ce que Nietzsche appelait la moraline : versant dans le flou et l’arbitraire, ignorant les limites pour elle-même bien que prétendant en dicter aux autres, elle amène tout doucement à balayer un jour devant la porte d’autrui.
Quoi qu’il en soit, il va falloir suivre de près l’affaire Polanski-Lewis, car si les accusations de cette dame sont prises au sérieux par les autorités helvètes, c'est-à-dire pèsent sur leur éventuelle décision d’une extradition, alors on va voir fleurir (avec l’aide des ligues de vertu féministes, de journalistes bien-pensants et de bons avocats, et sans doutes aussi d’une bonne partie de l’opinion, à en juger par le nombre de victimologues et autres juges du dimanche qu’on trouve sur Internet), les violées à retardement ; ce qui signifie, messieurs, que vous ne pourrez plus coucher avec une fille sans la menace d’être poursuivi pour viol vingt ou trente ans plus tard par une violée traumatisée au point de n’avoir pu porter plainte sur le moment. Si ce n’est pas la mise en place d’un nouvel ordre moral, pire que l’ancien car encore plus pervers et plus castrateur…
Répétons tous en chœur avec Luce Irigaray : « le pénis est une arme ! ». Et l’heure est venue de désarmer le malfaiteur. Polanski, ce « vieux cochon », est un symbole de ce mal qu’il faut à présent extirper.

Écrit par : Alain | 20 mai 2010

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Alain, ouf!.... Vous avez dit en synthèse tout ce qu'il y a à dire. Il faut prévoir d'inventer le quittancier d'accord pour relations sexuelles consentantes (1 quittance pour chaque relation, signée avant le rapport).

Comme je l'ai déjà dit, je ne fais pas de l'affaire Polanski une affaire personnelle, mais il est en effet devenu le ennième avatar symbolique de la meilleure façon de détruire le masculin, le désir masculin, la sexualité masculine. D'une faute qu'il a reconnue, on lui en attribue une deuxième et la voie est déjà ouverte aux suivantes. Avis aux candidates, venez vous essayez aux fléchettes, au punching ball, au tire-pipe (sans jeu de mot...).

Philippe, le "vieux cochon" et la "dinde", ça n'est pour le moins pas très élégant (là, je fais dans la douceur en parlant d'inélégance)... C'est la morale du "c'est pas bien", soit une morale fondée non pas sur un principe démontré mais sur un jugement de valeur dont on se demande quelle proportion de jalousie l'anime. Anyway c'est la voie royale du lynchage par la meute hurlante.

Écrit par : hommelibre | 20 mai 2010

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Jalousie, vous n'y êtes pas du tout, John. Dans ma situation de producteur réalisateur et plus encore dans mes voyages au long cours, il m'est arrivé à plusieurs reprises d'être en situation d'utiliser ma position pour assouvir mes pulsions sexuelles avec de très charmantes jeunes personnes, aussi affriolantes que Charlotte Lewis... Et figurez-vous que j'y ai renoncé, par principe. Avant qu'il ne soit tard. Au même titre qu'à 17 ans, entraîné dans un traquenard par quelques jeunes élèves de ma classe, j'ai refusé de participer à une tournante et j'y ai mis fin, par mon attitude, avant qu'il ne soit trop tard. pourtant, j'avais très envie, comme les autres, de lui enlever son soutien-gorge, ce qui à cette époque n'était tout de même pas si courant. Cela ne fait pas de moi un saint, juste quelqu'un qui met ses principes moraux avant ses pulsions.
Maintenant, Alain, si j'ai mis en avant la différence d'âge d'avec ma première épouse et mère de mon fils, et plus encore mon état de réalisateur-producteur avec une comédienne, c'est précisément pour marquer combien la question des limites est complexe et peut paraitre floue. C'est tout le problème des limites, dans quelque domaine que ce soit. Il en faut néanmoins selon moi.
Il y a dans tout cela une part de morale et la morale, John, n'est jamais "un principe démontré" et tout au contraire comporte une importante dimension culturelle.
Les sciences humaines ne sont pas des sciences exactes. Elles sont balbutiantes, tâtonnantes. La différence d'âge, par exemple, évolue avec le temps. Ma compagne d'aujourd'hui à 7 ans de moins que moi. Si j'étais sorti avec elle lorsqu'elle en avait 12, j'aurais mérité l'opprobre publique, et sans doute la prison. Aujourd'hui, tout le monde nous trouve bien assorti. 35 ans séparent Polanski de Charlotte Lewis. Elle a aujourd'hui 42 ans, lui 77. Cela fait une grosse différence, mais après tout, Pygmalion si c'est leur truc à tous deux, pourquoi pas ? Sauf que quand elle avait 16 et lui 51, je trouve que les limites sont franchies. A fortiori lorsque l'un détient les clefs de la carrière de l'autre.
Comme je l'ai déjà dit, il y a les limites légales, et les limites morales. Qui ne sont pas les mêmes, mais qui ont toutes deux leurs raisons d'être. La loi se doit d'être plus précise et moins restrictive, pour tolérer plus aisément les cas particuliers, où l'amour vrai se diffuse. Cela existe aussi et c'est différent d'une pulsion sexuelle et de pressions subies/ressenties ou exercées.
Maintenant que cela remette en question la sexualité de certains hommes (et pourquoi pas aussi de certaines femmes), ne me gêne pas du tout. En moins de 50 ans, à peine deux générations, nous sommes passés d'une civilisation patriarcale autoritaire au grand n'importe quoi. Nos jeunes ne savent plus quoi inventer pour pouvoir encore franchir des limites, car il n'y en a plus vraiment. Ici et là on entend des voix remettre en cause le tabou de l'inceste, par exemple. Oui John, si on met une capote, et qu'on ne risque donc pas de faire d'enfants consanguins, quel principe pourrait bien démontrer que cela doit être interdit ? Eh bien, pour moi, même sans principe démontré, coucher avec sa soeur, ou avec sa mère, ou son père, ce n'est pas bien.
Vieux cochon et jeune dinde, je persiste et signe. Et j'ajoute même libidineux au qualificatif porcin, car c'est ce qu'il me semble être sans le connaitre directement, mais connaissant des personnes qui l'on connu de près. J'en ai rencontré, des mecs comme lui, dans diverses professions, mais notamment dans le cinéma. Cela ne justifie certes pas la lapidation, sans doute même pas la prison, mais l'éducation et la protection de ses victimes potentielles, sans doute.
Le regard de certains hommes sur les femmes est carrément lourd, John. Et si l'on veut éviter d'avoir des femmes en burkha, ou tout simplement voilées par choix personnel et non imposé, si l'on veut éviter aussi d'avoir des féministes hystériques, prêtes à raccourcir tous les mecs passant à leur portée, il faut que ces mecs "extrêmes" apprennent à limiter leurs attitudes.
Jalousie, j'y reviens, car vous êtes vraiment à côté de la plaque. Ces types que j'ai rencontré m'inspirent du dégoût. En aucun cas de l'envie. Je n'aimerais pas avoir leur sexualité, je la trouve misérable et triste. J'ai eu la chance d'avoir aimé plusieurs femmes successivement durant de longues années, et des différentes discussions que j'ai pu avoir avec ces hommes chasseurs perpétuels ou avec leurs proies, il m'apparait qu'une relation d'équilibre qui se construit dans le partage est infiniment plus satisfaisante pour les deux partenaires qu'une succession de prédations hâtives. Des quêtes sans fin et sans bonheur.

Écrit par : Philippe Souaille | 20 mai 2010

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Philipe, je ne suis pas convaincu. Le "ce n'est pas bien" ne me suffit pas. Pourquoi ce n'est pas bien? Dans le temps - et parfois encore - on disait bien que l'homosexualité c'est contre la nature et donc "ce n'est pas bien". On dirait que Bien c'est l'ange et mal c'est le diable. La morale devrait être plus raisonnée que cela. Elle n'est pas d'abord un jugement mais une organisation des moeurs qui pose des cadres, des limites, et qui se fonde sur des raisons les moins émotionnelles possibles.

Pour moi dans le cas de l'inceste c'est l'enfermement qui est inadéquat - non seulement biologique mais aussi psychologique et affectif. L'humain se développe en allant à l'extérieur, pas en restant à l'intérieur. Voilà pour moi une raison morale (en ce sens qu'elle organise les moeurs) qui est fondée et pas émotionnelle. Idem pour les enfants: ils n'ont aucune maturité pour vivre une vie d'adulte, sur aucun plan. Donc l'interdit est fait pour leur permettre d'acquérir peu à peu la force qu'il faut pour être adulte. Voilà une raison morale hors du "ce n'est pas bien", fondée, et non émotionnelle.

Mais sur certains individus cela varie. Et d'un abus manifeste, on peut faire dans certains cas une très belle histoire déchirante qui obtient l'assentiment d'une large partie du public: "Mourir d'aimer". Elle aimait vraiment, me direz-vous. Qui dit que Polanski n'aime pas aussi, plus souvent simplement? Dans Mourir d'aimer c'est l'histoire d'une vieille cochone vraiment amoureuse d'un jeune pintadeau....

Non je n'accepte pas de dire vieux cochon. Cliché parmi les clichés! Si cet homme a une forte pulsion reproductrice, que dire de certains vieux lions qui fécondent de nombreuses jeunes lionnes? C'est la nature des choses chez de nombreux mammifères. Chez d'autres animaux la femelle tue et mange le mâle après l'accouplement. Chez l'humain il n'y a pas assez de mâles pour cela, l'espèce serait perdue si les femelles tuaient les mâles après l'accouplement.

On constate plus de culture dans l'espèce humaine, oui. Mais elle n'est pas pour autant coupée de son animalité et de certaines pulsions qui ont dû et doivent jouer un rôle dans la survie de l'espèce. Et les femelles font tout ce qu'il faut pour stimuler cet instinct. C'est ainsi.

Pour le refrain du patriarcat autoritaire, ça il ne faut plus me la faire. Il y a eu le code napoléon, oui, une aberration pour les femmes. Il y a eu aussi une distribution des rôles, des fonctions et des pouvoirs, qui avaient des raisons d'être et n'étaient pas une simple volonté de domination. Ce n'était pas automatiquement autoritaire. Quand j'étais gamin, ma mère et les mères de mes copains avaient la voix au chapitre, géraient souvent l'argent du ménage, décidaient de l'éducation, parlaient entre elles de leur mari, etc.

Et c'est ainsi depuis longtemps. Il y a eu des hommes autoritaires, oui. Il y en a encore. Comme il y a eu et il y a des femmes autoritaires. Qui sont les plus nombreux? On serait surpris si l'on faisait une vraie statistique. Alors je ne sais ce qui vous prend de vous aligner ainsi sur les thèses féministes les plus radicales et les moins démontrées. Je ne sais pas ce que vous tenter de réparer ainsi. Une culpabilité? Un père qui en a trop fait ou qui a été exclu (donc pas d'image positive de l'homme)? Une peur de ne pas être aimé si vous contrez les femmes? Parce que le féminisme est un bon moyen de drague pour les hommes? En tous les cas, cette posture flagellante pour les hommes vous enlève sérieusement du crédit à mes yeux. Je ne comprends pas comment vous, intellectuel parfois audacieux, vous pouvez donner dans ce discours convenu.

Ah; peut-être n'avez-vous pas rencontré assez de vieilles cochonnes expertes, de grosses salopes qui font des trucs pas possibles, et vous pensez encore des les femmes sont des brindilles... :o))) !!!

Je vous imagine tout-à-fait prendre les devants dans la protection, sans attendre que la femme vous la demande. En faire beaucoup pour être presque sûr d'en recevoir au moins un peu. Il y a là quelque chose de l'ordre de l'estime de soi qui tente de se réparer. Je vous vois montrer à la femme combien vous êtes un homme prévenant, moral, tellement attentif aux mauvais côté de l'homme et à l'écoute de la femme plus que de vous-même. Et je vous imagine étouffant, étouffant, et pas vraiment rassurant malgré la première impression... Voyez, l'histoire du type qui va trouver des vierges en Afrique: mais laissez les femmes lui casser la figure. Vous prenez la défense sans connaître la réalité et sans qu'on vous l'ait demandé. Mais laissez donc les femmes se défendre elles-mêmes. Offrez-leur ce respect de penser qu'elles en sont autant capables que vous! Quel paternalisme étouffant Philippe... de l'air! Faites-leur ce cadeau immense, de les laisser dire d'elles-mêmes ce qu'elles souhaitent et de ne pas agir ou penser à leur place (comme vous le faites pour miss Lewis). Ne les précédez pas, ne continuez pas à "marcher devant". Oui il y a des hommes très lourds et je les vomis. Mais il y a plusieurs façons d'être lourd.

Oups, j'ai peut-être été plus loin que ce que vous accepterez. Mais bon, comme vous parlez des hommes et des femmes avec beaucoup d'interprétations sur eux, sur leurs comportements, je me suis permis de faire un peu de même avec un homme (vous) qu'au moins je connais un peu directement - ce qui n'est pas votre cas avec Polanski.

Écrit par : hommelibre | 20 mai 2010

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Un vieux lion peut être un vieux cochon...
Bonne nuit John, et faites de doux rêves. Là au moins nous sommes libres. Pour de bon

Écrit par : Philippe Souaille | 20 mai 2010

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Mes respects, hommelibre, pour le commentaire ci-dessus. Il reflète exactement mes points de vues, mais je n'aurais pas pu l'exprimer avec autant d'éloquence et d'élégance. avec un tel raisonnement bien ancré.

Écrit par : benpal | 20 mai 2010

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Finalement, non je cous réponds.
Je crois, John que je ne vois pas tout simplement les mâles et les femelles comme deux espèces différentes qui devraient rester chacune de leur côté. Je ne vois pas pourquoi je devrais laisser les femmes et seulement les femmes botter le train d'un imbécile. Et pourquoi pas les Sénégalais alors, ou les sénégalaises ? ou juste les sénégalaises de 12 ans de la Casamance où il passait ses vacances ?
Le féminisme, je suis tombé dedans au sortir de l'enfance, quand j'ai commencé à militer au MLAC à 13 ou 14 ans. Et cette prévenance, que j'appelerai moi un certain esprit chevaleresque, elle me vient de mon éducation.
Oui, j'ouvre les portes et je fais la cuisine. Les deux. Et ma compagne travaille et se paie ses voitures elle-même. Et conduit aussi vite que moi sur un circuit, ce qui n'est pas peu dire. Ce qui ne m'empêche ni d'être mec, ni elle nana.
Vous ne détenez pas plus que moi la science infuse de ce qui est juste ou non, de l'attitude correcte ou non, de ce qui est extrémiste ou non. Je ne crois pas avoir aucun antécédent "anormal" dans mes rapports homme femme ou dans ceux de mes parents. Au contraire, il me semble avoir plutôt bénéficié d'un équilibre de bon aloi.
Votre triste histoire fait que malheureusement vous n'êtes pas dans le même cas. Alors évitez de supputer de quelconques raisons psychologistes à la noix pour expliquer que nos comportements et nos analyses diffèrent. Parce que le biais méthodologique dans l'expérience, ce n'est pas chez moi qu'il se trouve.
Mais je le répète, John, douce nuit et faites de beaux rêves.

Écrit par : Philippe Souaille | 20 mai 2010

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J'ajoute que mon père jouait un rôle d'homme des plus classiques à la maison, ni plus ni moins, ce qui d'après ce que vous m'en avez dit, n'est pas non plus votre cas, puisque les femmes jouaient un rôle plus important que la moyenne dans votre enfance. Si j'ai bien tout compris.

Écrit par : Philippe Souaille | 20 mai 2010

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Je suis tout simplement dégoûtée de voir comment certains hommes parlent des femmes. Les femmes sont toujours dépréciées, de la pure chaire à satisfaire les pulsions sexuelles de certains mâles. Les abus de pouvoir des hommes qui en possède un ne sont malheureusement que trop fréquents et manifestes. Merci de votre témoignage M. Souaille. Il y a encore des hommes justes.

Écrit par : Elena | 21 mai 2010

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"La révolution sexuelle recouvre les changements substantiels du comportement et des mœurs sexuels intervenus en Occident à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Ce mouvement est essentiellement marqué par l'émancipation sexuelle des femmes, l'affirmation de l'égalité des sexes et la reconnaissance des sexualités non procréatives et non conjugales."

Elena, voulez vous nous dire que les femmes n'ont pas encore atteint l'état d'auto-détermination de leur sexualité ? Les femmes n'ont elles toujours pas droit aux pulsions sexuelles?
Mon expérience personnelle vous démentit. Il y a beaucoup de femmes qui expriment leurs désirs sexuels librement et qui savent prendre leur plaisir charnel. Il n'y a pas de honte.

Écrit par : benpal | 21 mai 2010

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Elena, de quoi voulez-vous parler précisément? Pouvez-vous en dire plus?

Écrit par : hommelibre | 21 mai 2010

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Hommelibre, vous ne croyez pas si bien dire : depuis les années 80, sur certains campus étasuniens, sévissent paraît-il des règlements obligeant les mâles à informer les femelles de leurs intentions amoureuses, avec des exemples de ce genre en guise de phrases types : « Puis-je poser ma main sur cette partie de votre corps ? Puis-je l’actionner d’un mouvement de va-et-vient ? etc. » (je cite de mémoire). Il n’est pas interdit de rire…
Vous avez raison : c’est aux femmes, et aux femmes concernées, de se défendre elles-mêmes. Mais j’ajouterai à ce propos qu’on ne peut pas demander à des gamines de 13 ans de se défendre, vous en conviendrez, et là, bien que je désapprouve la politique du poing dans la gueule qui est celle du lyncheur, c'est-à-dire de la crapule se voulant vertueuse, on peut comprendre Philippe… En revanche, s’il est une chose qui me hérisse le poil, ce sont bien les conneries que nous assènent régulièrement les journalistes féminisants sur la Thaïlande, pays sur lequel, dans un pays qui laisse crever ses vieux pendant les canicules, il est de bon ton de cracher pour montrer qu’on a de la morale. Car là-bas, contrairement à ce que les escrocs d’Air France montrent dans les clips diffamatoires qu’ils infligent à leurs passagers du haut de leurs certitudes de marchands de tapis (volants), il s’agit de femmes adultes, jeunes ou moins jeunes, parfaitement capables de se défendre sans l’aide de nos chevaliers d’opérettes et de nos amazones des bords de Seine, et qui savent très bien ce qu’elles font. Il y a, chez les féministes de tous sexes, une condescendance infantilisante et inconsciente, un maternalisme dirai- je, qui me fait vomir autant que sa version paternelle. Que papa et maman s’occupent de leurs enfants plutôt que de les envoyer se faire prendre en photo à poil chez Nicholson, et laissent vivre les adultes entre eux, point barre ! Comme dit l’ami Houellebecq, « Qu’on foute un peu la paix aux gens ! »

@ Philippe. Je ne sais pas si vous fréquentez beaucoup d’adolescents, mais nous ne devons pas fréquenter les mêmes, car moi qui suis payé pour ça depuis des années, je les trouve incroyablement conformistes, ce qui, au fond, est normal à cet âge – la figure du « rebelle » étant le dernier avatar du conformisme – et plutôt fleur bleue, ce qui est sympathique au vieux con romanesque que je suis. Ce qui est sûr, c’est que si un jour je traite l’une d’elle de dinde, je démissionne.
L’ado répugnant, amateur de tournante, existe hélas, chez les parents irresponsables notamment, mais n’est majoritaire que dans des coins bien précis, notamment dans les coins de la télé. Il faut rêver la généralisation du mal pour se croire investi du devoir de purifier le monde. C’est une recette journalistique qui se vend bien.
Les jugements, me semble-t-il, doivent être laissés au juges professionnels et à la loi qu’ils incarnent, sans quoi c’est le lynchage et la guerre civile assurés. Pour le reste, que chacun balaye devant sa porte ! Vous trouvez que « les limites sont franchies » ? Au nom de quoi ? Vous êtes au dessus de la loi, qui, elle, dit le contraire ? Et Polanski ! Vous connaissez des personnes qui l’ont connu… Ah ! ben alors vous en savez sur lui… Certes, « ça ne justifie pas la lapidation ». Mais ça y mène tout droit.
Le regard des hommes est parfois lourd, c’est vrai, et quand je les observe, parfois je plains les femmes. Et quand j’observe les femmes, parfois…
Vous vous improvisez juge des autres en vous plaçant, avec la hauteur typique des sermonneurs, sur une estrade qui, contrairement à celle du vrai juge, est une estrade imaginaire. Ceci autorise ceux que vous jugez à n’y attacher aucune importance. Votre combat, tout chevaleresque qu’il se croit, est vain, c'est-à-dire vaniteux. En réalité, vous jouissez de jeter vos anathèmes pour continuer à vous rêver, comme quand vous aviez 13 ans, au dessus du mal, ce qui revient à se croire au dessus des lois puisqu’à se décréter meilleur qu’elles.
En admettant d’ailleurs que vous ayez un tant soit peu raison, j’ai du mal à comprendre pourquoi les désirs des autres, dès lors qu’ils ne se traduisent pas en actes illégaux, vous empêchent de dormir. Je me méfie de ceux qui s’intéressent aux désirs des autres, et quant à moi, m’en foutant complètement puisque les miens me suffisent, je dors assez bien. La lecture de René Girard serait peut-être utile ici, puisqu’on parlait de lynchage… Je reconnais en vous le discours du pur, dont l’homme plus ou moins honnête donc forcément imparfait doit se protéger. On vous retrouve immanquablement, un jour ou l’autre comme celui-ci, se joignant à la meute des "et si c’était votre fille", et des "les femmes sont toujours dépréciées" auxquels, vous l’aurez remarqué, je ne me donne pas la peine de répondre. Tandis que vous, vous avez les moyens de tenir un autre discours…

Écrit par : Alain | 21 mai 2010

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La raison pure dont vous voudriez faire la base de nos comportements et de la morale, John, n'existe pas. Ou plutôt, nous ne pouvons pas l'atteindre, si en revanche, il est juste de tenter d'y parvenir. C'est impossible parce que nous sommes tous le produit de notre éducation, de notre vécu, de nos expériences, de la culture ou des cultures dans laquelle, lesquelles, nous avons baigné. Nous avons certes un libre choix, mais il est conditionné par tout ça.
De plus, nous n'avons pas tous le même niveau de perspicacité ou de détachement intellectuel, et la morale est destinée à être applicable à tout le monde. Comme le permis de conduire, d'où nécessairement une forme de nivellement par le bas, alors que si seuls Juan Manuel Fangio et Sébastien Loeb conduisaient, ce pourrait être beaucoup plus sport. C'est pourquoi, à un moment, on en revient à la notion, éminemment culturelle, de "c'est pas bien", ou "c'est mal".
La frontière entre ce qui est bien ou mal évoluant avec le temps dans un sens ou dans l'autre, de tous temps dans l'histoire des sociétés, dans un constant schéma de balancier, lié indubitablement à des besoins démographiques. C'est frappant en observant l'histoire des bains publics en Europe durant le moyen âge, où ils passent alternativement de l'interdiction pure et simple à lieux de rencontre et de débauche ouverts et tolérés, voire recommandés pour l'hygiène publique et par les curés eux-mêmes. Les cycles sont irréguliers, mais les périodes de débauches suivent généralement des guerres horribles des pestes et des famines... bref lorsqu'il faut repeupler, la société elle-même, inconsciemment, relâche la bride.
La nouveauté de la Révolution sexuelle que nous avons connu, après la seconde guerre mondiale, donc et liée au baby-boom, c'est que la contraception ait venu modifier les choses. En plus, nous n'avons plus vraiment besoin de procréer pour assurer notre niveau de vie, au contraire. Mais sur le fond, historiquement, on constate toujours ce mouvement de balancier. Idem pour des choses qui lui sont liées comme le tabou sur l'homosexualité par exemple, ou même l'inceste, qui furent plus ou moins tolérés selon les époques et les civilisations - ou les époques dans les civilisations - notamment dans les classes dirigeantes.
La sexualité est une affaire d'adultes consentants, je vous l'accorde. Il est confortable, pour les hommes (clients de prostituées beaucoup plus souvent que les femmes de gigolos, ce qui est tout de même significatif) de considérer qu'après tout payer un service sexuel, c'est payer un service comme un autre. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, ici, dans le cas de Polanski qui se paie des minettes ou dans le cas du pékin lambda qui écume les bars de Patpong...
Je maintiens que ma morale, à la fois sexuelle et sociale, ressent d'autant plus négativement la chose que l'écart économique entre le prestataire de services et le donneur d'ordre est grand... C'est paradoxal, je le reconnais, car je suis le premier à dire qu'il faut utiliser la main d'oeuvre bon marché du tiers-monde, puisque c'est le seul moyen pour eux de gagner un peu d'argent, et d'espérer à la fois s'en sortir, et combler peu à peu le fossé économique qui nous sépare.
Mais c'est un peu comme ces femmes (il arrive que ce soit des hommes, mais c'est rare) qui dans presque tous les conflits de l'histoire, se sont retrouvées butin et prise de guerre. Violées vite fait sur le pouce, ou réduites à l'état d'esclaves sexuelles à long terme. Certaines préféraient mourir, d'autres survivre. Les Japonais donnaient le choix à leurs prisonnières occidentales, du moins aux plus jeunes: rester dans les vraiment horribles conditions du camp, ou venir vivre dans des conditions quasi normales, avec nourriture, habits et parfums, dans la villa dévolue au bon plaisir de leurs officiers...
Romanesque, dites vous Alain ? Il se trouve que je suis assez au courant de ce qui se passe chez les ados. Et le côté fleur bleue - dans certains milieux - n'empêche pas qu'ils côtoient la pornographie dès le plus jeune âge et que dans de nombreux milieux, notamment immigrés mais pas que, la situation de la femme est juste scandaleusement rétrograde.
Nous avons atteint la position extrême du balancier du côté "libéralisation des moeurs". Guère possible d'aller plus loin, à moins d'inventer de nouveaux trucs vraiment pas possibles... Il me parait évident que le balancier va nous revenir dans l'autre sens à plus ou moins grande vitesse. Si vous voulez éviter de vous le prendre dans la figure, le plus sage serait d'étudier dès maintenant ce qui est important ou pas, ce qui est tolérable ou pas, ce qui est excessif ou pas, pour tenter d'engendrer une morale adaptée, moderne et libre et durable et compatible avec notre vie moderne.
Sinon, dans dix ou vint ans, nous aurons des exaltés dans les rues qui prêcheront, avec succès, le retour à l'ordre moral, et qui seront entendus. Parce que tout, toujours à ma connaissance, est question de limites et de où on les place. Et si l'on veut qu'elles soient durables, ce ne peut pas être dans une position extrême.

Écrit par : Philippe Souaille | 21 mai 2010

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@ Philippe : « dans de nombreux milieux, notamment immigrés mais pas que, la situation de la femme est juste scandaleusement rétrograde ». Cette situation scandaleuse en effet est largement importée, elle n’a rien à voir avec l’évolution occidentale des mœurs, et s’y oppose ouvertement.

« Nous avons atteint la position extrême du balancier du côté "libéralisation des moeurs". » Pas sûr. La solitude affective et sexuelle est immense chez les Occidentaux « libérés ».

« le balancier va nous revenir dans l'autre sens à plus ou moins grande vitesse » (…) « Sinon, dans dix ou vint ans, nous aurons des exaltés dans les rues qui prêcheront, avec succès, le retour à l'ordre moral » Mais nous y sommes déjà ! Sauf que ce n’est pas un « retour » à l’ordre moral, c’est un nouvel ordre moral qui se met en place : le vôtre.

Écrit par : Alain | 22 mai 2010

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Alain, oui la solitude affective et sexuelle est immense chez les occidentaux libérés et cela confirme/induit l'imminence du retours de balancier. Parce que la libéralisation extrême n'est pas une solution viable, parce que la sexualité a aussi besoin de transgression pour être amusante dans sa répétition et que s'il n'y a plus rien à transgresser, ou si les limites sont hyper loin, on est dans la mouise (pour éviter les allusions déplacées :-).
Quant à "mon" ordre moral, il n'existe encore que virtuellement, et n'est certainement pas celui du politically correct, mais concrétise, comme en toutes choses dans ma démarche intellectuelle, la recherche d'un juste milieu, durable et équilibré, intégrant suffisamment de variabilité et d'imprévu pour ne pas être ennuyeux.
En ce qui me concerne, je ne souhaite en aucun cas imposer ma vision des choses. Je souhaite que ma vision des choses participe et contribue au débat. Démocratiquement. J'offre mes idées en mettant en plus en garde envers le danger qu'il y a à vouloir appliquer au forceps des concepts fermés. Chacun ensuite en fait ce qu'il lui plait.
Merci à vous de rappeler ce danger, que j'évoque largement dans mon livre l'utopie urgente. Depuis Jésus au moins, on sait que les meilleures intentions du monde peuvent dégénérer en totalitarisme insupportable. c'est un danger. Sauf que les sociétés humaines ne peuvent pas plus se passer de systèmes d'organisation sociale que de morale. Donc autant tenter d'en édifier qui soient le moins pire possible. Et cela ne peut pas être la permissivité absolue ou la loi du plus fort ou du plus riche...

Écrit par : Philippe Souaille | 22 mai 2010

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A part ça, Alain, si vous n'utilisiez pas un pseudo, ce serait un peu de solitude affective en moins. Et si les clients des bars de Patpong préféraient faire des efforts de conquête romanesque au lieu de payer - ou acceptaient le vieillissement de leur compagne au lieu de s'enquérir de chaire fraîche - peut-être seraient-ils moins victimes de solitude affective et de misère sexuelles...

Écrit par : Philippe Souaille | 22 mai 2010

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A part ça, Alain, si vous n'utilisiez pas un pseudo, ce serait un peu de solitude affective en moins. Et si les clients des bars de Patpong préféraient faire des efforts de conquête romanesque au lieu de payer - ou acceptaient le vieillissement de leur compagne au lieu de s'enquérir de chaire fraîche - peut-être seraient-ils moins victimes de solitude affective et de misère sexuelles...

Écrit par : Philippe Souaille | 22 mai 2010

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Bon, d’accord, Philippe, à partir de maintenant, je signe de mon vrai nom.
Oh ! oui, Philippe : crachons sur les « touristes sexuels », pour bien clamer devant les foules que nous, nous avons de la morale ! Que nous ne mangeons pas de ce pain-là ! Et pendant ce temps, nous ne parlerons pas de la détresse amoureuse généralisée dans notre Occident libéré, ni des ravages du féminisme, ni de nos banlieues, ni du sort de nos femmes musulmanes, ni de notre taux de divorces, ni des 10 000 morts de l’été 2003, oubliés par des familles bien-pensantes qui, j’en suis sûr, n’étaient pas parties en Thaïlande, elles… Oh ! oui, Philippe, balayons devant la porte des autres, ça nous ferait à tous plaisir…

Écrit par : Manuel Épictète | 22 mai 2010

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@Philippe Souaille

"Et conduit aussi vite que moi sur un circuit, ce qui n'est pas peu dire."

dans ce cas on peu clairement affirmer que c'est une exception. donc cette phrase n'a strictement aucun intéret, puisqu'elle sous entend que ce n'en est pas une.

récemment une revue auto, a sélectionner aprés tests sur circuit deux hommes et deux femmes pour participer a une course auto sur circuit, bien sur tout celà pour respecter le dogme de la parité.

déjà la majorité des femmes qui sonts venues là n'avaient rien à faire là, certaines n'osaient même pas appuyer sur l'accélérateur, résultat à la course, il n'y avait plus qu'une femme, l'autre remplaçée par un homme, et celle qui restait à cassé sa voiture pendant les essais, franchement s'il y avait des michéle Mouton à tout les coins de rue ça se saurait.
pour le reste je m'aligne sur les réponse d'HL
qui a beaucoup plus d'éloquence, et qui manie beaucoup mieux le verbe que moi.

Écrit par : leclercq | 24 mai 2010

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Ah non Lyonnais pas à Champ Dollon, ya plus de place! je te rejoins sur le manque de tact de vouloir absolument faire de Polanski une victime qu'il faut défendre. Qu'on nous fiche la paix avec ce type et que la justice fasse son travail...même très...trop...tardivement.

Écrit par : vali | 25 mai 2010

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