Ils étranglent leur voisin, soupçonné de pédophilie

Bézier est une petite ville de l’Hérault, entre Montpellier et Narbonne. C’est là que j’ai assisté à la seule corrida de ma vie. La seule, parce que j’ai vu que le taureau n’a aucune chance, et j’ai ressenti son abandon peu avant sa mort. Il était l’objet sacrificiel d’un rituel de pacotille.

beziers.pngJe repense à ce taureau en lisant cette info. La nuit du 8 décembre 2009, un retraité de 69 ans était découvert carbonisé sur son lit dans son appartement en flamme. Après enquête la police découvre qu’il a été assassiné par étranglement et que le feu a été mis volontairement pour détourner l’attention.

Les assassins, un homme et deux femmes, ont été arrêtés mardi.

«Au cours de leurs gardes à vue, les trois voisins incriminés ont expliqué s'être rendus chez le retraité pour obtenir des explications suite à un comportement douteux. Toujours selon eux, Philippe Pouillet avait l'habitude de recevoir chez lui de jeunes enfants, dont les filles , âgées de huit et neuf ans, des deux femmes mises en examen, qui se seraient plaintes d'attouchements. Là, la conversation aurait dégénéré et deux des trois voisins auraient alors étranglé le vieil homme à mains nues. Ils seraient ensuite revenus un petit peu plus tard pour mettre le feu à son appartement.

Mais, selon les informations de RTL, dans l'immeuble où s'est déroulé le drame, la théorie d'une tendance pédophile de la part du retraité laisse perplexe. «Cette rumeur de pédophilie ne tenait pas jusqu'à ce matin, pour nous, en tout cas, et ca ne tient toujours pas», explique ainsi Nordine, qui habite sur le même palier que la victime. Le procureur de Béziers, Patrick Mathé, émet aussi des doutes : «a priori, il n'y aucun fait de cette nature antérieurement, déclare-t-il. C'est le mobile que les parents avancent, il appartient à l'institution judiciaire de vérifier ces allégations, qui ne peuvent être qu'un prétexte».


La suspicion de pédophilie pousse maintenant au meurtre. Il fallait s’y attendre: la déraison gagne du terrain, et l’objet sacrificiel par excellence est aujourd’hui tout désigné: le pédophile potentiel. Quand en plus les gens font leur justice eux-même, sans enquête ni vérification, on verse dans la criminalité la plus sordide.




PS: Max Göldi, otage suisse en Libye, est aussi un objet sacrificiel. Depuis 20 mois.
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Catégories : société 32 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • ça me rappelle le meutre filmé en direct par les caméras de trafic routier qui se trouvent à la Route des Jeunes..il y a quelques années, un type au volant de sa voiture s'est fait descendre par une mystérieuse voiture venue à sa hauteur durant quelques instants...avant de disparaitre...on n'a jamais retrouvé les auteurs de cet assassinat, et on a appris quelques temps plus tard que le type descendu était un ancien pédophile qui avait sévit durant de nombreuses années en Suisse Alémanique, avant de venir se racheter une nouvelle vie à Genève...Beaucoup pensèrent que le coup venait des familles de victimes qui considéraient que la justice s'était montrée trop clémente pour ce bourreau d'enfants ...

  • Les meurtriers veulent ce servir de l'hystérie collective sur la pédophilie(en référence à Outreau).
    Tué un homme qui a presque 70 ans et qui est sous respirateur c'est minable.
    Comme je l'ai dit le spectre de la pédophilie pédophilie est une excuse de la part des tueurs, ils l'ont tué pour un autre raison, j'espère que les policiers feront bien leurs travail et qu'ils trouveront le mobile de ce meurtre.

  • Ce que je comprends, à la lecture d'autres articles :

    - il gardait les filles des deux femmes, à leur demande : rien que de très banal.

    - les filles se sont plaintes d'attouchements, sans doute sans fondement, simplement parce qu'elles sont imprégnées du climat actuel qui veut que les pédophiles sont partout et que tous les hommes sont pédophiles. Sans doute pour elles un jeu, une occasion de se faire mousser.

    - les parents, qui sont manifestement des demeurés, sont eux aussi imprégnés de l'idée que la chasse aux pédophiles est ouverte, que sur ce sujet les enfants disent toujours vrai et qu'il est légitime de faire justice directement sans passer par la loi.

    Et voilà le résultat de 15 ans d'intoxication.

  • "Et voilà le résultat de 15 ans d'intoxication"

    je suis de l'avis d'Antisthéne sur cette affaire.

    "C’est là que j’ai assisté à la seule corrida de ma vie. La seule, parce que j’ai vu que le taureau n’a aucune chance, "

    ce ne sonts plus des taureaux dans les corridas, et ils n'onts éffectivement aucune chance. ils sonts sélectionnés pour être des taureaux dits "artistes", le vrai taureau brave est en pleine dégénérescence.

    http://pagesperso-orange.fr/Don.Miguel/anecdotes.html

    lire le taureau Gorrete Chaparro aussi

  • les remarques sur ce blog sont absolument lamentables. Il y A des pédophiles, et pour des attouchements, la plupart s'en tirent avec 3x rien.
    Il faut être malade dans sa tête pour affirmer d'emblée que les fillettes se seraient plaintes sans fondement!

    Ici, jamais une pensée pour les victimes éventuelles.

    En 10 ans sur un lotissement pas si loin d'ici, il y a eu 4 cas de pédophilie AVERES portant sur plusieurs enfants dont un en grande souffrance. Et les enfants ne s'étaient pas tous plaints.

    Heureusement que ces choses commencent à être prise au sérieux!

    Pour une fausse accusation, combien de vraies? Et combien qui ne seront jamais poursuivies pour toute sortes de raisons?

  • Il faut être malade dans sa tête pour affirmer d'emblée que les fillettes se seraient plaintes sans fondement!

    ==> Les fausses accusation sont la majorité des accusations.
    Au vue des faits rapportés par les journaux locaux (les mieux informés) l'affaire serait louche et l'homme mort n'a probablement jamais touchés les fillettes.

    A cela j'ajoute que ce sont les parents qui disent que les fillettes ont été touchés, rien ne dit que les fillettes ont dit quoi que ce soit a leurs parents, ce sont peut être (probablement) les parents qui ont inventé cela.

  • @légensontétranges

    "Il y A des pédophiles"

    Quelqu'un a dit le contraire ? C'est si difficile de penser qu'il y a à la fois des vrais pédophiles ET des gens faussement accusés de pédophilie ?

    "jamais une pensée pour les victimes éventuelles"

    Je vous renvoie le compliment : la victime, ici, c'est un vieillard assassiné.

    "Il faut être malade dans sa tête pour affirmer d'emblée que les fillettes se seraient plaintes sans fondement!"

    A Outreau, des dizaines d'enfants se sont plaints sans fondement. Il faut être hyper sous-informé pour croire encore que "les enfants ne mentent jamais". Cela n'empêche pas qu'il y en a aussi qui disent la vérité.

    Allez, lisez un peu la littérature sur la question.

  • Il était peut-être pédophile et en plus amateur de corrida!!! :-)
    Je plaisante. Triste histoire. Pauvre victime et tristes voisins. Pauvre victime et tristes spectateurs . L'une est dans un immeuble, l'autre au milieu de l'arène. Moi aussi, HommeLibre, j'ai assisté une fois à une corrida, en Arles. Je n'ai pas touché mon appareil photo. Pas envie d'avoir ces scènes sur ma pellicule, et encore moins de les retrouver sous mon agrandisseur N/B... J'avais surtout honte pour mes semblables, assis à mes côtés... Leurs cris, leurs visages tendus par cette passion... m'attristaient. Terriblement. J'étais du côté du taureau. Il n'a pas choisi d'être là. Il n'a rien fait pour mériter cette mort sous les regards de haine. tout comme ce vieil homme... Laurent.

  • Laurent, j'ai eu le même sentiment à la corrida. L'excitation et les applaudissements des gens au moment de la mise à mort était difficilement supportable. Et le taureau s'est couché sur ses pattes, il était déjà ailleurs, il ne regardait plus l'arène. L'abandon de l'animal qui sentait la mort venir. J'étais aussi du côté du taureau.

    Et le souvenir de cette corrida à Bézier qui revient à la lecture de cette info, et ces deux choses qui se collisionnent: la mort du taureau, la mort de l'homme.

    J'étais dans la région d'Arles à Pâques, il y a la Feria avec des corridas. J'ai lu dans les journaux locaux que les taureaux n'avaient pas été à la hauteur et qu'il avaient comme gâché la fête. C'était la faute aux taureaux s'ils avaient été mis là en victimes non consentantes!

  • @ légensontétranges:

    C'est vrai, il est peu question des enfants victimes sur mon blog. Mais ne croyez pas que les vraies victimes ne m'importent pas. Pour moi il est clair qu'il y a des prédateurs.

    Votre remarque m'interpelle. Sans céder à la violence émotionnelle autour ce ce crime, je pense avoir déjà exprimé mon profond désaccord, désaccord argumenté.

    Il se trouve que Outreau, entre autres, a révélé les dégâts de fausses accusations. Il a révélé la facilité de ces fausses accusations. Depuis l'affaire Dutroux, en effet il y a une forme d'hystérie. Combien de pères ai-je vus qui n'osaient plus toucher leur enfant. Combien d'instits qui ne restaient jamais seul en classe avec un élève. Combien d'instits accusés à tort suite à cela plus la circulaire Royal entre 97 et 02. Nombre des fausses accusations? 73%!... Combien de pères coupés de leurs enfants lors de divorces conflictuels et accusés faussement d'attouchement ou de viol. A la moindre accusation, avant même qu'il y ait enquête de justice, le père est éloigné par principe. Il ne revoit ses enfants qu'une heure ou deux sous surveillance. On a vu que les enfants peuvent être influencés.

    Alors, il faut bien que quelqu'un parle d'eux, de ceux qui sont cassés à vie, qui parfois se suicident, qui perdent famille, travail. Il y a d'autres personnes qui parlent des enfants victimes, et je partage leur engagement. Mais on croit si peu que l'on peut accuser à tort qu'il faut faire un peu le contrepoids.

  • Bien sûr, Homme Libre, mais certaines remarques se basant sur les articles circulant dans la presse sont clairement "les fillettes ont sûrement menti".

    Et là, cela devient exagéré, très clairement. Poser la question, tout le monde se la pose, et tout le monde, après Outreau, a justement tendance à se méfier de toute accusation venant d'enfants, facilement manipulables comme on le sait. Surtout dans les affaires de divorce conflictuels.

    Outreau a gravement nuit à des adultes innocents. Il a aussi nuit aux vraies victimes, alors que des situations jusqu'alors étouffées commençaient à sortir au grand jour.

    C'est dramatique de part et d'autre.

    L'assassinat de ce monsieur est également un drame, et rien de justifiait cet acte.

    Mais de là à accuser toutes les victimes de potentielles menteuses est aussi grave que d'accuser tous les hommes de potentiels voleurs!

    Comme par rapport à Zeymour: vous justifiez ses remarques èar le fait qu'elles reflètent la réalité. Pourtant, si on mentionne sur ce blog que la plupart des incarcérés sont des hommes, la quasi totalité des viols sont commis par des hommes, la quasi totalité des crimes "conjugaux" sont commis par des hommes, là, c'est le hola immédiat, surtout ne ps faire d'amalgame!

    Si on suit la logique de votre défense de Zeymour, on devrait au contraire dire qu'il est normal que l'homme soit soupçonné en premier et qu'on croit facilement les crimes qu'on lui attribue parfois à tort, étant prouvé que l'homme est plus violeur, plus violent et plus criminel que les femmes.

    Il faut un peu raison garder dans ces histoires.

    A part quelques "folles" qui prétendent que l'homme est un prédateur, peut-être pour avoir souffert des choses que l'on ne connaît pas, les hommes sont bien considérés dans nos sociétés, à la tête de la plupart des grandes entreprises et fonctions, y compris celles pour lesquelles on vote.

    Tout cela pour dire que c'est une insulte aux victimes potentielles d'actes de pédophilie d'affirmer à longueur de temps sur ce blog que ce sont sûrement des menteuses (ou menteurs)

    Bon w-e!

    LGSE

  • @ légensontétranges

    "les fillettes ont sûrement menti".

    ça été écrit par rapport à ça.

    "Mais, selon les informations de RTL, dans l'immeuble où s'est déroulé le drame, la théorie d'une tendance pédophile de la part du retraité laisse perplexe. «Cette rumeur de pédophilie ne tenait pas jusqu'à ce matin, pour nous, en tout cas, et ca ne tient toujours pas», explique ainsi Nordine, qui habite sur le même palier que la victime."

    "Et là, cela devient exagéré, très clairement"

    non ce n'est pas exagéré d'écrire que ces fillettes sonts des menteuses, vu le passé de ce viel homme.

    "et tout le monde, après Outreau, a justement tendance à se méfier de toute accusation venant d'enfants, facilement manipulables comme on le sait. Surtout dans les affaires de divorce conflictuels"

    tout le monde, Ah bon tes affirmations sonts tolalement gratuites et n'engagent que toi.

    la justice familiale est au mains des femmes, le coté émotionnel joue beaucoup,
    l'objectivité passe aprés, finalement sans objectivité ce n'est plus de la justice.

    "la plupart des incarcérés sont des hommes, la quasi totalité des viols sont commis par des hommes, la quasi totalité des crimes "conjugaux" sont commis par des hommes"

    et alors le fonctionnement des hommes et des femmes est différents, les responsables de la plupart des ruptures familiales sonts bien des femmes, ruptures qui sonts responsables de la destruction d'hommes, de beaucoup de suicides d'hommes, ah oui c'est vrai ce n'est pas comptabilisé, ruptures
    responsables du tiers des crimes conjugaux.
    viols, évidement que ce sonts les hommes, une femmme ne va pas violé un homme, c'est du simple bon sens. les méthodes des femmes pour détruire les hommes sonts moins violentes, plus insidieuses mais tout aussi efficaces.

    "A part quelques "folles" qui prétendent que l'homme est un prédateur, peut-être pour avoir souffert des choses que l'on ne connaît pas"

    tu trouve même des excuses au féministes radicales extrémistes, c'est encore de la faute des hommes bien sur.

    " les hommes sont bien considérés dans nos sociétés, à la tête de la plupart des grandes entreprises et fonctions"

    que les femmes aient moins d'ambition, fasse passer leur bien être et leur famille, avant leur avancement c'est encore bien-sur de la faute aux hommes.
    ça serait sois-disant d'aprés toi parce qu'ils sonts moins considérés.

  • "J'ai lu dans les journaux locaux que les taureaux n'avaient pas été à la hauteur et qu'il avaient comme gâché la fête. C'était la faute aux taureaux s'ils avaient été mis là en victimes non consentantes! "

    cette phrase ne veux pas dire que c'est la faute aux taureux. mais que de sélectionner des taureaux soso, "artistes" pas dangereux, fait perdre toute l'âme de la corrida, ce ne sonts plus que des passes insipides qui s'enchainent
    sans tension, sans danger.

    le vrai torero, je pense est le représentant de l'âme espagnole, la fierté, le courage la bravoure du guerrier, qui pense que mieux vaut une vie courte faite de bravoire, vie de trompe la mort qu'une vie longue et fade où tout péril sera éviter, telle que le prone, la mentalité occidentale actuelle.

    "Et le taureau s'est couché sur ses pattes, il était déjà ailleurs, il ne regardait plus l'arène. L'abandon de l'animal qui sentait la mort venir. J'étais aussi du côté du taureau."

    dans les fers durs, plus de la moitié des taureaux meurent aprés des combats où l'homme ne peut pas intervenir, combats à mort pour la domination du troupeau.

    le toro brave n'existerait plus ne serait plus élévé s'il n'y avait plus de corrida, et actuellement mous sommes choqués en voyant la mort ça ne fait plus parti de notre quotidien d'homme occidental. et pour moi aussi ça n'a pas été facile la premiére fois fois que j'ai servi, sanglier et chevreuil.

    http://www.cafebabel.fr/article/21237/eduardo-davila-miura-un-torero-ne-pense-jamais-a-l.html

    Lui a quand même une famille et des enfants et exercer un métier aussi dangereux finit par poser un problème : il a déjà échappé à la mort huit ou neuf fois. Que répondrait-il si son fils voulait un jour suivre ses traces et devenir torero ? Dávila Miura reste un moment interdit avant de lancer : « J’aurai très peur pour lui car c’est une vie difficile et dangereuse. Mais je lui donnerai ma bénédiction car cela reste le plus beau métier du monde ».

  • Leclercq, vos derniers écrits sont juste nauséabonds.

  • @ légensontétranges

    nauséabonds pauvre bichette !!!! tu a une sensiblerie toute féminine, quel manque d'ouverture d'esprit de ta part de considérer que ce type de fonctionnement féminin doit prédominer, quel négation du masculin, en d'autre temps les belles se pamaient quand un homme montrait son courage, maintenant que le féminin prédonine, elle lui dise mon chéri, surtout ne prends aucun risque.

    j'en profite pour rectifier quelques erreurs.

    "ça serait sois-disant d'aprés toi parce qu'ils sonts plus considérés."

    "une vie courte faite de bravoure"

    "des ruptures familiales sonts bien le fait des femmes"

    et tu vois moi je trouve que ton attitude de considérer que finalement quoiqu'ils fassent où ne fassent pas c'est toujours de la faute des hommes est très nauséabonde.

    finalement tu n'est jamais qu'un nouveau troll

  • @ Leclercq: pas d'accord sur la corrida. Je ne vois pas l'utilité d'envoyer à la mort programmée des taureaux devant des gens qui crient et applaudissent. L'âme espagnole? Je préfère le flamenco, représentatif à la fois du drame, de l'expressivité, de la fierté qu'on attribue à l'âme espagnole.

    Je veux bien que l'on attribue aux hommes plus de masse musculaire et donc qu'on les mette sur les champs de bataille, mais est-ce bien nécessaire de se la jouer guerrier comme ça partout? Ce n'est pas ma vision du masculin: trop systématique, trop schématique pour moi. J'ai une vision plus complexe des hommes et des femmes.

    Et de toutes façon, je n'aime pas la corrida, machine à fric et à sang.

  • Leclercq, je vous savais borné, sans éducation et macho, mais là je vous trouve juste....con.

  • @ légensontétranges:

    Oui, les hommes occupent majoritairement les prisons. Cela me pose aussi question: est-ce l'éducation qui pousse les hommes à user majoritairement de violence? Est-ce biologique et mal géré?

    Oui, les viols sont commis très majoritairement par les hommes. Et pour moi aucune raison ne peut justifier cela.


    Les hommes ont toujours été mis en avant pour les tâches violentes: guerre, bagarres, protection, éducation (père sévère et punissant, mère compatissante), etc. Je me pose toujours la question du pourquoi.

    Pour d'autres violences, par contre, les femmes sont majoritaires: violences psychologiques, maltraitance aux enfant. Il y a des enquêtes et statistiques sur ces points. Pour la violence conjugale, hormis les homicides conjugaux qui sont plus le fait des hommes, les femmes sont presque égales aux hommes selon les pays.

    Pour la pédophilie, la femme qui a créé le premier centre pour femmes battues en Angleterre, Erin Pizzey, affirme qu'elle a vu plus de femmes pédophiles que d'hommes. Mais officiellement on parle surtout les hommes.

    Je connais où mène la criminalisation de principe des hommes. Mais je suis d'accord: sur la base des informations données sur le crime dont je parle dans mon billet, on sait seulement le fait que les voisins proches ne peuvent souscrire à une éventuelle pédophilie chez cet homme. Mais on a trop peu d'éléments sur les filles et les parents pour affirmer qu'elles ont menti délibérément.

    D'accord sur un autre point: Outreau est une catastrophe pour les hommes et femmes innocents comme pour les enfants vraiment victimes. Mais peut-être cela incitera-t-il à étudier ces dossiers avec beaucoup plus de circonspection. Parce que ce genre d'accusation tue.

  • "Je veux bien que l'on attribue aux hommes plus de masse musculaire et donc qu'on les mette sur les champs de bataille, mais est-ce bien nécessaire de se la jouer guerrier comme ça partout?"

    Souvent ceux qui jouent aux guerriers tout le temps avec un besoin de reconnaissance le font parce que dans la tête il y a pas grand chose à mettre en avant... hein Leclerq ... ahahahaha

    Perso j'aime que mon homme me parlent de ses doutes, de ses peurs, qu'il ait des moments d'incertitude et de tristesse... c'est humain... je n'ai pas besoin d'un rambo près de moi... mais d'un homme... et pour moi le rôle d'un homme ne se limite pas à avoir de gros biscotos, jouer au dur, et être "protecteur"...

    Pour légensontétranges... bon courage :)

  • @ Boo

    les femmes fuient les hommes qui ne parlent que de leur doutes de leurs peurs, de leurs incertitudes.

    les femmes onts besoin d'un homme protecteur courageux qui assume, qui fait face.

    @ légensontétranges

    "Leclercq, je vous savais borné, sans éducation et macho, mais là je vous trouve juste....con."

    ce genre de phrases insultante ne m'étonne pas de toi.

    extrait de l'éternel masculin de jacqueline Kelen

    "INTRODUCTION
    L'Épée, le Livre, la Fleur
    Les hommes féminins
    Les temps sont flous, les cartes brouillées et le désir se perd. Depuis une vingtaine d'années que l'on ressasse les « valeurs fémini-nes » après avoir « tué le père » et que les hommes — par facilité ? pour souffler un peu ? pour plaire aux femmes ? — se sentent obligés de « développer leur féminin », personne ne s'y retrouve et surtout pas les hommes.
    Au milieu de tous ces hommes qui glosent sur leur « part féminine », sur leur « anima » ou sur leur « grande sensibilité », je suis obligée de préciser que moi j'ai envie de parler des hommes... masculins, de leur donner la parole. Ils se font rares, il est vrai, ils ont été recouverts, submergés parfois, par les vagues successives des gentils nouveaux pères (dont l'horizon se réduit au bébé, avec bain, petits pots, crèche et papouilles), des amants copains (sans problème et sans souvenir) et des hommes à la maison (guère entreprenants mais si tendres, si cocoonants), par les adeptes « new-ageux » d'une spiritualité désincarnée (ils ne feraient pas de mal à une mouche, ni à une femme), par les torturés de la psychanalyse (quand ils auront fini de vider leur poubelle, leur temps d'existence aura expiré), par les intellectuels qui ne font l'amour qu'avec les concepts et ne flirtent qu'avec Pouvoir et Célébrité, et puis par la cohorte des anges, hermaphrodites et indécis qui se complètent et se complaisent entre eux.
    Au secours, Barbe-Bleue, Hercule, Don Juan, Grand Méchant Loup ! Héros y es-tu ? Éros m'entends-tu ?...
    Je comprends Lady Chatterley. Devant tous ces hommes féminins et flous, fades et inoffensifs, perdus dans leurs brouillards, leurs circonvolutions cérébrales ou leur auto-analyse, je m'empresserais de rejoindre le palefrenier. On dit que c'est un homme sauvage. En fait il a gardé la vie en lui, le désir, la force, la spontanéité. Oui, à défaut de chevalier, de troubadour, de grand seigneur, je choisis le palefrenier ou le bûcheron. C'est plus sain. Hôlderlin l'a dit avant moi : « Il est pour l'homme deux états idéaux : l'extrême simplicité [...] et l'extrême culture. »
    Quant à ceux qui restent des hommes masculins, il leur faut affronter divers périls ou tentations : on les qualifiera rapidement de « machos », de misogynes ; leur énergie pourra se dévoyer en violence et destruction ou devenir caricature dans le muscle, la finance et la grosse voiture. Et certains ne se sentiront jamais hommes qu'au-dessous de la ceinture.
    Tandis que de nombreuses femmes déplorent : « il n'y a plus d'hommes ! », moi je dirai : nous avons enterré ou oublié les mythes masculins, la culture masculine avec ses valeurs et ses modèles propres. Nous, c'est-à-dire non seulement des féministes exacerbées et des mères abusives, mais une société unisexe et uniforme, une culture de masse affligeante, une civilisation industrielle et technologi¬que faisant fi de l'humain, une pensée indigente et généralisante, et aussi les hommes eux-mêmes qui ont déserté, renié leur idéal, qui ont préféré avoir à la maison une nounou ou une bonne plutôt que d'être seuls, et qui devant les femmes dites fortes ou libérées se sont comportés en lâches ou en petits garçons.
    Les valeurs masculines ayant été décrétées odieuses et patriarcales, envisagées sous un aspect exclusivement négatif (la guerre, le viol, le football et diverses cruautés), il ne restait à l'homme qu'à développer et à « intégrer » son féminin. L'homme idéal, l'homme nouveau ne pouvait être que féminin, et l'homme actuel un spectre de femme.
    Beaucoup de femmes sont tombées dans le piège. Après s'être un temps attendries devant ces hommes si fragiles, ces hommes-enfants, elles en ont eu assez de les bercer, de les nourrir, de les écouter et de les réconforter. Elles ont compris un peu tard que cette délicieuse fragilité n'était que de l'immaturité et une fuite devant la vie. Quant aux hommes, ils ont saisi en grand nombre cette planche de salut que représentait la fameuse « part féminine », se dispensant du même coup de courage, de responsabilité et d'élan, de grandeur et d'affirmation de soi. Pour ceux-là, explorer leur féminin ce fut abdiquer et moins se rapprocher des femmes que trahir l'éternel masculin.
    C'est comme si la masculinité était devenue honteuse et, partant, les modèles masculins historiques, légendaires, familiaux se sont il a gardé la vie en lui, le désir, la force, la spontanéité. Oui, à défaut de chevalier, de troubadour, de grand seigneur, je choisis le palefrenier ou le bûcheron. C'est plus sain. Hôlderlin l'a dit avant moi : « Il est pour l'homme deux états idéaux : l'extrême simplicité [...] et l'extrême culture. »
    Quant à ceux qui restent des hommes masculins, il leur faut affronter divers périls ou tentations : on les qualifiera rapidement de « machos », de misogynes ; leur énergie pourra se dévoyer en violence et destruction ou devenir caricature dans le muscle, la finance et la grosse voiture. Et certains ne se sentiront jamais hommes qu'au-dessous de la ceinture.
    Tandis que de nombreuses femmes déplorent : « il n'y a plus d'hommes ! », moi je dirai : nous avons enterré ou oublié les mythes masculins, la culture masculine avec ses valeurs et ses modèles propres. Nous, c'est-à-dire non seulement des féministes exacerbées et des mères abusives, mais une société unisexe et uniforme, une culture de masse affligeante, une civilisation industrielle et technologi-que faisant fi de l'humain, une pensée indigente et généralisante, et aussi les hommes eux-mêmes qui ont déserté, renié leur idéal, qui ont préféré avoir à la maison une nounou ou une bonne plutôt que d'être seuls, et qui devant les femmes dites fortes ou libérées se sont comportés en lâches ou en petits garçons.
    Les valeurs masculines ayant été décrétées odieuses et patriarcales, envisagées sous un aspect exclusivement négatif (la guerre, le viol, le football et diverses cruautés), il ne restait à l'homme qu'à développer et à « intégrer » son féminin. L'homme idéal, l'homme nouveau ne pouvait être que féminin, et l'homme actuel un spectre de femme.
    Beaucoup de femmes sont tombées dans le piège. Après s'être un temps attendries devant ces hommes si fragiles, ces hommes-enfants, elles en ont eu assez de les bercer, de les nourrir, de les écouter et de les réconforter. Elles ont compris un peu tard que cette délicieuse fragilité n'était que de l'immaturité et une fuite devant la vie. Quant aux hommes, ils ont saisi en grand nombre cette planche de salut que représentait la fameuse « part féminine », se dispensant du même coup de courage, de responsabilité et d'élan, de grandeur et d'affirmation de soi. Pour ceux-là, explorer leur féminin ce fut abdiquer et moins se rapprocher des femmes que trahir l'éternel masculin.
    C'est comme si la masculinité était devenue honteuse et, partant, les modèles masculins historiques, légendaires, familiaux se sont était fait leur trésor, quels arbres et quelles fleurs pouvaient naître de leurs coeurs, ils ne s'étaient pas interrogés sur les ressources et les merveilles de leur corps : que pouvaient-ils donc sauvegarder et savourer pour eux-mêmes ?
    Le chevalier portait un casque, une cuirasse, un bouclier qui désignaient son désir de lutter, son courage — de même que le masque antique fut d'abord porte-voix. Aujourd'hui beaucoup d'hommes ont troqué la noble armure de l'énergie contre la carapace de la peur, pensant se protéger, ne pas s'impliquer. Si on passe ce type d'homme moderne à la radiographie, voici ce que l'on verra: cuirassé, imperméable ou violent à l'extérieur, et à l'intérieur — la part féminine aidant ! — faiblesse, mollesse et peurs. Qu'est-ce qui est dur à l'extérieur et mou à l'intérieur si ce n'est un crustacé, un mollusque ? Un crabe qui marche de côté, une écrevisse à reculons...
    Laissons en paix les féministes et toutes celles qu'on a, horrible-ment, désignées comme castratrices. Je suis persuadée que d'autres facteurs bien plus redoutables ont joué et que certains ont eu intérêt à faire passer les valeurs masculines à la trappe. La fragilité de l'identité masculine, le désarroi et l'absence de repères pour les hommes sont le résultat d'un laminage social qui ne supporte pas les individualités, toujours rebelles, et dont l'artillerie lourde se compose ainsi : culture de masse et pensée de groupe (la télévision, le loto et le sport pour tous ; on se définit en termes de « génération » — Mitterrand, Écologie, Benetton... On est tous des potes et des supporters); mode de l'indifférencié, de l'unisexe, de la platitude sinon de la laideur et du sale ; morale de la productivité, de l'efficacité économique sous la férule de Pépouvantail Progrès, au nom de quoi tout individu est sacrifié corps et âme sans hésiter; enfin pensée matérialiste, laïque, c'est-à-dire non reliée, réductionniste et désespé¬rante: psychanalyse, idéologie politique sécurisante, inflation du biologique après la marée sexologique.
    On comprend que tant d'hommes aient sombré.
    Je veux insister sur cette idéologie navrante qui a étouffé ou sapé le masculin bien plus sûrement que le mouvement féministe, et qui a fait sur les esprits et les corps bien plus de ravages que n'en fit jamais le judéo-christianisme, sans cesse incriminé : la collusion de la psychanalyse, du terrorisme biologique et d'une « morale » politique et sociale qui n'exprime que la médiocrité et la peur sous couvert de f tolérance, sécurité, droits pour tous et assurance sur tout. La psychanalyse freudienne qui réduit l'individu masculin à pénis, pulsions, œdipe, castration et deux-trois autres fanfreluches; la L'ÉPÉE, LE LIVRE, LA FLEUR

    17

    psychanalyse jungienne qui noie le poisson et l'homme itou, en ne parlant que de polarité, d'animus et d'anima, d'intégration, d'individuation et autres doulces abstractions en regard de quoi les coctions alchimiques paraissent réalité solide et simple ; laissons de côté psychanalystes rivaux et dissidents qui emboîtent de nouveaux concepts et brouillent encore plus les repères masculins. Comme on a besoin de preuves un peu plus consistantes que ces élucubrations sur le psychisme, on se tourne dès lors vers la biologie, vers la génétique et l'embryologie pour avoir la réponse définitive : qu'est-ce qu'un homme ? un individu masculin (et non un animus, un pénis plus ou moins ambulant) ? Et les chantres de cette science exacte d'annoncer que tout s'explique par les chromosomes, les gènes, les neurotransmetteurs, les hormones et, plus tard, par l'état des tuyauteries. On n'y peut rien. Dès le départ, d'ailleurs, l'homme est flou, il n'a pas encore choisi sa voie, son sexe, il baigne dans le féminin. Il est ambivalent, ce qui permet toutes les excuses, toutes les dérobades et toutes les niaiseries pontifiantes qu'on assènera sur son compte.
    Je serais un homme, je me rebellerais avec véhémence contre tous ceux qui veulent réduire ma « nature » masculine à des attributs sexuels, à deux chromosomes distincts, à une prédominance de testostérone ou à un œdipe surmonté. Eh bien non, la grande majorité des hommes contemporains ont l'air ravis qu'on les définisse ainsi. Tout leur paraît clair maintenant, rien ne dépend de leur volonté, de leur énergie, de leur sens de la beauté, de leur créativité ou de leur imagination. Ce sont des organismes biologiques, bêtement biologiques et mécaniques, que demander de plus ?
    Au secours ! À moi, Lancelot, Merlin, Don Quichotte, Faust, Sindbad ! Ne disparaissez pas dans la forêt des contes, dans les livres refermés par des enfants désabusés ! Les femmes ont besoin de vos rêves, de vos prouesses d'amour, de vos aventures périlleuses et de votre démesure. Revenez pour leur montrer que vous n'êtes point figures du passé, mortes ou poussiéreuses, mais que vous êtes l'éternelle jeunesse des hommes, que vos diverses apparitions fomen-tent la naissance perpétuelle du masculin.
    Ainsi les hommes de la société industrielle se sont fait voler comme dans un bois, ils ont été méthodiquement vidés de leur substance par la société matérialiste et ses divers sbires. L'homme est devenu fantomatique, il a vendu sa virilité et s'est retrouvé figurant de l'Histoire. Docile, esclave puisque dépouillé d'espérance. Pâle et mortifère puisque privé de sens. Sans vigueur parce que sans amour. Triste parce que sans désir. 18

    L'ÉTERNEL MASCULIN



    Alors, pour ne plus penser au désastre, les hommes se sont tournés vers l'avoir et le pouvoir. Ils se sont rués dans l'activisme, les affaires et la politique. Ils ont investi, géré, épargné. Ils ont fini de se persuader que l'honneur, la générosité, l'ardeur et l'élégance, l'enthousiasme et la courtoisie étaient des concepts obsolètes et ils ont perdu leur visage. Ils ont été dépouillés de leurs valeurs viriles et, plutôt que de se révolter, ils ont compensé cette perte par l'acquisition de biens matériels, l'ambition rapace, le confort intellec¬tuel et sentimental. Ce n'étaient plus des vivants mais des figurants.
    À la question innocente « où sont les hommes aujourd'hui ? »
    on peut suggérer: à leur bureau, dans leur voiture, devant la
    télévision, dans les stades vociférants ou, mezza-voce, dans la chambre
    des enfants. Ils sont tous « débordés », autant dire qu'ils ne se sont
    pas encore eux-mêmes rencontrés.
    ^ Où sont les hommes en France ? Une enquête récente (INSERM,
    ' INSEE) répond sans ambages : au cimetière, à l'hôpital ou en prison. Qu'il s'agisse de mort violente, de décès dus au tabac et à l'alcool, de suicides et d'accidents de la route, les hommes l'emportent de très loin sur les femmes. Sans compter qu'ils vivent en moyenne huit ans de moins qu'elles et qu'ils forment 95 °7o de la population des prisons.
    On déduira hâtivement qu'ils sont victimes de leur violence et de leur agressivité, bref de leur virilité, tandis que les femmes, douces, pacifiques... Je m'élève contre cette analyse simpliste. C'est au contraire parce qu'ils ont renié ou dévoyé leur virilité que les hommes en sont arrivés à creuser leur propre tombe ; parce qu'ils n'ont plus d'idéal ni d'espoir. Parce qu'on leur a fait croire qu'ils n'étaient que des rouages économiques, des bêtes politiques ou sexuelles, des machines à sous, des organismes biologiques et neuronaux, et que les élans du cœur et la hardiesse de l'âme étaient des notions vétustés, voire dangereuses.
    Le paradoxe douloureux de notre société moderne, qui persiste à rechercher l'immortalité physique, tient en ceci: plus augmente l'espérance de vie, plus s'accroît le nombre de suicides, et en particulier chez les adolescents et les jeunes. Quant à l'héroïne, à la cocaïne et au LSD si répandus de nos jours, ils sont tout sauf des drogues d'immortalité. Ainsi les mensonges et tricheries de la société matérialiste, avec ses zélés supporters, se révèlent : en abreuvant et ^ en abrutissant les gens sous couvert de sécurité, de confort matériel >; et d'acquis sociaux, elle en a fait des hommes vides et elle les a spoliés de ce souverain bien que le jeune Pic de La Mirandole considérait comme la dignité essentielle de l'homme: la liberté. La grande débâcle de notre société actuelle c'est que personne ne se sent L'ÉPÉE, LE LIVRE, LA FLEUR

    19

    plus responsable — de sa vie, de ses choix, de sa parole et de ses actes. Or un homme qui refuse toute responsabilité, qui se défile, qui ne prend aucun engagement est un homme qui a perdu sa liberté.
    « Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain [...]. Car une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non sur ce qui leur est fourni. » Saint-Exupéry en appelle toujours à la grandeur et à la soif de l'homme. C'est la valeur de l'individu qui fait la qualité d'une société et non l'inverse. Oscar Wilde le rappelle clairement : « La Renaissance fut grande parce qu'elle ne chercha à résoudre aucun problème social et ne s'occupa point de questions de ce genre, mais laissa l'individu se développer librement, magnifique¬ment, et naturellement, et ainsi eut des artistes grands et individuels et des hommes individuels et grands. »
    Parlons donc du printemps. Les signes de renouveau sont nombreux. Quelques exemples récents suffiront : l'immense succès remporté auprès des adolescents par le film américain de Peter Weir Le Cercle des poètes disparus. Le propos était simple : oser être soi, X oser ressentir et vivre par soi-même, suivre sa voie et se tenir debout au lieu de courber l'échiné. Et aussi le personnage généreux, exalté, de Cyrano de Bergerac dont l'ampleur et le panache séduisirent tant de lycéens actuels. Je pense aussi à ces étudiants, âgés de vingt et un à vingt-trois ans, à qui j'ai posé la question: «Quelle personne aimeriez-vous rencontrer ? » et dont les réponses les plus fréquentes furent : Merlin, Jésus, Léonard de Vinci, Socrate, Pasteur, Christophe Colomb, un extraterrestre ou, rare contemporain, Théodore Monod. Ces jeunes gens ont envie d'admirer et non d'être assistés. Et puis il y a tous ces hommes, âgés de trente-cinq à cinquante ans environ, qui ne supportent plus d'être agressés ou pris en pitié par les femmes, qui ne se sentent ni faibles ni lâches et souhaitent à leur tour revendiquer leur autonomie, leurs valeurs propres, au lieu de bêler avec leurs congénères sur le malaise masculin et l'indispensable recours aux valeurs féminines.

  • "pas d'accord sur la corrida. Je ne vois pas l'utilité d'envoyer à la mort programmée des taureaux devant des gens qui crient et applaudissent."

    la corrida est en décadence

    "Ce qui m'a particulièrement frappée, c'est la charge que l'auteur assène à ce qu'il nomme la corrida décadente. Dans ce livre, écrit en 1938, l'auteur ne cesse de critiquer la nouvelle corrida : elle est pour lui un spectacle "tape à l'œil, abusant d'effets stylistiques et de procédés peu glorieux. Il regrette le temps où les toreros prenaient des risques réels, où les taureaux étaient de vraies bêtes sauvages.
    À le lire, on peut comprendre les attaques des anti-corrida, puisqu'insidieusement, le combat entre l'homme et la bête s'est transformé en simulacre."

    http://www.biblioblog.fr/post/2008/03/11/857-mort-dans-l-apres-midi-ernest-hemingway

  • mes excuses il manque la page 15

    "INTRODUCTION
    L'Épée, le Livre, la Fleur
    Les hommes féminins
    Les temps sont flous, les cartes brouillées et le désir se perd. Depuis une vingtaine d'années que l'on ressasse les « valeurs fémini-nes » après avoir « tué le père » et que les hommes — par facilité ? pour souffler un peu ? pour plaire aux femmes ? — se sentent obligés de « développer leur féminin », personne ne s'y retrouve et surtout pas les hommes.
    Au milieu de tous ces hommes qui glosent sur leur « part féminine », sur leur « anima » ou sur leur « grande sensibilité », je suis obligée de préciser que moi j'ai envie de parler des hommes... masculins, de leur donner la parole. Ils se font rares, il est vrai, ils ont été recouverts, submergés parfois, par les vagues successives des gentils nouveaux pères (dont l'horizon se réduit au bébé, avec bain, petits pots, crèche et papouilles), des amants copains (sans problème et sans souvenir) et des hommes à la maison (guère entreprenants mais si tendres, si cocoonants), par les adeptes « new-ageux » d'une spiritualité désincarnée (ils ne feraient pas de mal à une mouche, ni à une femme), par les torturés de la psychanalyse (quand ils auront fini de vider leur poubelle, leur temps d'existence aura expiré), par les intellectuels qui ne font l'amour qu'avec les concepts et ne flirtent qu'avec Pouvoir et Célébrité, et puis par la cohorte des anges, hermaphrodites et indécis qui se complètent et se complaisent entre eux.
    Au secours, Barbe-Bleue, Hercule, Don Juan, Grand Méchant Loup ! Héros y es-tu ? Éros m'entends-tu ?...
    Je comprends Lady Chatterley. Devant tous ces hommes féminins et flous, fades et inoffensifs, perdus dans leurs brouillards, leurs circonvolutions cérébrales ou leur auto-analyse, je m'empresserais de rejoindre le palefrenier. On dit que c'est un homme sauvage. En fait il a gardé la vie en lui, le désir, la force, la spontanéité. Oui, à défaut de chevalier, de troubadour, de grand seigneur, je choisis le palefrenier ou le bûcheron. C'est plus sain. Hôlderlin l'a dit avant moi : « Il est pour l'homme deux états idéaux : l'extrême simplicité [...] et l'extrême culture. »
    Quant à ceux qui restent des hommes masculins, il leur faut affronter divers périls ou tentations : on les qualifiera rapidement de « machos », de misogynes ; leur énergie pourra se dévoyer en violence et destruction ou devenir caricature dans le muscle, la finance et la grosse voiture. Et certains ne se sentiront jamais hommes qu'au-dessous de la ceinture.
    Tandis que de nombreuses femmes déplorent : « il n'y a plus d'hommes ! », moi je dirai : nous avons enterré ou oublié les mythes masculins, la culture masculine avec ses valeurs et ses modèles propres. Nous, c'est-à-dire non seulement des féministes exacerbées et des mères abusives, mais une société unisexe et uniforme, une culture de masse affligeante, une civilisation industrielle et technologi¬que faisant fi de l'humain, une pensée indigente et généralisante, et aussi les hommes eux-mêmes qui ont déserté, renié leur idéal, qui ont préféré avoir à la maison une nounou ou une bonne plutôt que d'être seuls, et qui devant les femmes dites fortes ou libérées se sont comportés en lâches ou en petits garçons.
    Les valeurs masculines ayant été décrétées odieuses et patriarcales, envisagées sous un aspect exclusivement négatif (la guerre, le viol, le football et diverses cruautés), il ne restait à l'homme qu'à développer et à « intégrer » son féminin. L'homme idéal, l'homme nouveau ne pouvait être que féminin, et l'homme actuel un spectre de femme.
    Beaucoup de femmes sont tombées dans le piège. Après s'être un temps attendries devant ces hommes si fragiles, ces hommes-enfants, elles en ont eu assez de les bercer, de les nourrir, de les écouter et de les réconforter. Elles ont compris un peu tard que cette délicieuse fragilité n'était que de l'immaturité et une fuite devant la vie. Quant aux hommes, ils ont saisi en grand nombre cette planche de salut que représentait la fameuse « part féminine », se dispensant du même coup de courage, de responsabilité et d'élan, de grandeur et d'affirmation de soi. Pour ceux-là, explorer leur féminin ce fut abdiquer et moins se rapprocher des femmes que trahir l'éternel masculin.
    C'est comme si la masculinité était devenue honteuse et, partant, les modèles masculins historiques, légendaires, familiaux se sont il a gardé la vie en lui, le désir, la force, la spontanéité. Oui, à défaut de chevalier, de troubadour, de grand seigneur, je choisis le palefrenier ou le bûcheron. C'est plus sain. Hôlderlin l'a dit avant moi : « Il est pour l'homme deux états idéaux : l'extrême simplicité [...] et l'extrême culture. »
    Quant à ceux qui restent des hommes masculins, il leur faut affronter divers périls ou tentations : on les qualifiera rapidement de « machos », de misogynes ; leur énergie pourra se dévoyer en violence et destruction ou devenir caricature dans le muscle, la finance et la grosse voiture. Et certains ne se sentiront jamais hommes qu'au-dessous de la ceinture.
    Tandis que de nombreuses femmes déplorent : « il n'y a plus d'hommes ! », moi je dirai : nous avons enterré ou oublié les mythes masculins, la culture masculine avec ses valeurs et ses modèles propres. Nous, c'est-à-dire non seulement des féministes exacerbées et des mères abusives, mais une société unisexe et uniforme, une culture de masse affligeante, une civilisation industrielle et technologi-que faisant fi de l'humain, une pensée indigente et généralisante, et aussi les hommes eux-mêmes qui ont déserté, renié leur idéal, qui ont préféré avoir à la maison une nounou ou une bonne plutôt que d'être seuls, et qui devant les femmes dites fortes ou libérées se sont comportés en lâches ou en petits garçons.
    Les valeurs masculines ayant été décrétées odieuses et patriarcales, envisagées sous un aspect exclusivement négatif (la guerre, le viol, le football et diverses cruautés), il ne restait à l'homme qu'à développer et à « intégrer » son féminin. L'homme idéal, l'homme nouveau ne pouvait être que féminin, et l'homme actuel un spectre de femme.
    Beaucoup de femmes sont tombées dans le piège. Après s'être un temps attendries devant ces hommes si fragiles, ces hommes-enfants, elles en ont eu assez de les bercer, de les nourrir, de les écouter et de les réconforter. Elles ont compris un peu tard que cette délicieuse fragilité n'était que de l'immaturité et une fuite devant la vie. Quant aux hommes, ils ont saisi en grand nombre cette planche de salut que représentait la fameuse « part féminine », se dispensant du même coup de courage, de responsabilité et d'élan, de grandeur et d'affirmation de soi. Pour ceux-là, explorer leur féminin ce fut abdiquer et moins se rapprocher des femmes que trahir l'éternel masculin.
    C'est comme si la masculinité était devenue honteuse et, partant, les modèles masculins historiques, légendaires, familiaux se

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    effrités — brûlés comme effigies de carnaval ou jetés en pâture à des citoyens soucieux d'égalité au point de tout niveler. L'autorité, la puissance, la grandeur, le respect ont été tellement combattus ou raillés que les hommes qui incarnaient encore ces valeurs ont commencé à se sentir coupables, rejetés puis très seuls. Et comme les femmes ont revendiqué et conquis une bonne part du territoire des hommes, elles ont du même coup accaparé ou incarné les valeurs masculines traditionnelles, et d'abord le courage, la ténacité, l'endu-rance. Que restait-il aux hommes si ce n'est faire allégeance à ce féminin triomphant — comme Hercule jadis se rangea aux pieds d'Omphale —, devenant lâches, passifs, jardinant leur part féminine comme avant eux le vaillant héros fila la laine sans conviction ? Ou encore, profaner les vertus viriles en faisant par exemple de la force morale, intérieure, une force brutale et du preux chevalier un « battant » sans foi ni loi ?
    Que restait-il, pourtant, si ce n'est résister ? Faire confiance aux modèles et aux mythes masculins, et oser porter les valeurs masculines
    — loyauté, courage, honneur et droiture, ardeur et goût de la quête...
    Il ne s'agit pas de déterrer la hache de guerre et de relancer le ridicule combat entre sexes. Il s'agit plutôt d'inciter tout homme à retirer Excalibur du bloc de pierre où l'épée magique est restée fichée K
    — par facilité, indifférence, et désertion des champions. Autrement
    dit, de retrouver le désir et la joie — l'ivresse même —, d'être un
    homme en quête de perfection, de devenir un homme accompli pour
    soi-même et non pour plaire à une femme, à une mode, à une société.
    Les ravages du déterminisme
    On ne s'attardera pas sur les diverses causes, non-excuses, de la déroute et du malaise masculins. Il est plus vivifiant de parler du printemps que de ressasser l'hiver passé. Mais il est important de signaler que les femmes ne sont pas les seules et éternelles responsables de tous les maux et souffrances du monde et des hommes. Ainsi les féministes et les femmes autonomes n'ont dévirilisé que des hommes qui déjà doutaient de leur force, elles ont fait peur aux hommes qui n'avaient pas confiance en leur valeur propre. Si ces hommes n'avaient pas, d'abord, été inconsistants, ils auraient fait face au lieu de fuir. Ils auraient affronté les femmes, ils auraient répondu au lieu d'abandonner (puis de gémir ou ronchonner dans leur coin). Ils ont donc fui, pour la plupart, croyant protéger leur trésor ou leur jardin secret, leur virilité ou leur liberté ; en fait ils ne savaient pas de quoi
    était fait leur trésor, quels arbres et quelles fleurs pouvaient naître de leurs coeurs, ils ne s'étaient pas interrogés sur les ressources et les merveilles de leur corps : que pouvaient-ils donc sauvegarder et savourer pour eux-mêmes ?
    Le chevalier portait un casque, une cuirasse, un bouclier qui désignaient son désir de lutter, son courage — de même que le masque antique fut d'abord porte-voix. Aujourd'hui beaucoup d'hommes ont troqué la noble armure de l'énergie contre la carapace de la peur, pensant se protéger, ne pas s'impliquer. Si on passe ce type d'homme moderne à la radiographie, voici ce que l'on verra: cuirassé, imperméable ou violent à l'extérieur, et à l'intérieur — la part féminine aidant ! — faiblesse, mollesse et peurs. Qu'est-ce qui est dur à l'extérieur et mou à l'intérieur si ce n'est un crustacé, un mollusque ? Un crabe qui marche de côté, une écrevisse à reculons...
    Laissons en paix les féministes et toutes celles qu'on a, horrible-ment, désignées comme castratrices. Je suis persuadée que d'autres facteurs bien plus redoutables ont joué et que certains ont eu intérêt à faire passer les valeurs masculines à la trappe. La fragilité de l'identité masculine, le désarroi et l'absence de repères pour les hommes sont le résultat d'un laminage social qui ne supporte pas les individualités, toujours rebelles, et dont l'artillerie lourde se compose ainsi : culture de masse et pensée de groupe (la télévision, le loto et le sport pour tous ; on se définit en termes de « génération » — Mitterrand, Écologie, Benetton... On est tous des potes et des supporters); mode de l'indifférencié, de l'unisexe, de la platitude sinon de la laideur et du sale ; morale de la productivité, de l'efficacité économique sous la férule de Pépouvantail Progrès, au nom de quoi tout individu est sacrifié corps et âme sans hésiter; enfin pensée matérialiste, laïque, c'est-à-dire non reliée, réductionniste et désespé¬rante: psychanalyse, idéologie politique sécurisante, inflation du biologique après la marée sexologique.
    On comprend que tant d'hommes aient sombré.
    Je veux insister sur cette idéologie navrante qui a étouffé ou sapé le masculin bien plus sûrement que le mouvement féministe, et qui a fait sur les esprits et les corps bien plus de ravages que n'en fit jamais le judéo-christianisme, sans cesse incriminé : la collusion de la psychanalyse, du terrorisme biologique et d'une « morale » politique et sociale qui n'exprime que la médiocrité et la peur sous couvert de f tolérance, sécurité, droits pour tous et assurance sur tout. La psychanalyse freudienne qui réduit l'individu masculin à pénis, pulsions, œdipe, castration et deux-trois autres fanfreluches; la L'ÉPÉE, LE LIVRE, LA FLEUR
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  • "la Corrida en dépit de toutes les critiques qui lui sont adressées apparaît comme une pratique sinon attachante, du moins captivante. Elle dérange, elle bouscule les catégories les mieux admises, les classements binaires. Elle s'oppose radicalement à la vision aseptisée d'un monde où la violence, la mort et le désordre sont évacués, dans des non-lieux ou des hors-lieux loin des regards. De ce point de vue, elle a quelquechose de revigorant."

    http://riennepresse.blogspot.com/2007/08/philosophie-de-la-corrida.html

  • A bas Freud et ses idées réductrices!

    "La psychanalyse freudienne qui réduit l'individu masculin à pénis, pulsions, œdipe, castration et deux-trois autres fanfreluches"

    Je dois ajouter qu'il n'est pas moins réducteur dans sa vision des femmes...

    Pourtant, si on fait un tour sur les sites de rencontre, on s'aperçoit que la grande question sous-jacente dans la plupart des annonces masculines c'est "est-ce que tu baises"...


    Si on fait un tour sur chat-roulette, on tombe inévitablement sur des "bites à l'air"...

    Oui, Leclercq, les hommes sont différents des femmes, mais honnêtement, on demande autant aux femmes de se masculiniser EN PLUS de rester dans leur rôle traditionnelement féminin (femmes cheffes de famille, ramenant les sous à la maison, etc)

    Que la société évolue vers moins de valeurs violentes ne peut être que positif pour l'humanité. Les hommes n'ont pas besoin d'être des lavettes pour être non-violents.

    Gandhi était un homme, Martin Luther King aussi, et bien d'autres. Etaient-ce des lavettes?

    Les hommes doux ne sont pas plus féminins que les autres. Les hommes machos sont par contre généralement moins intelligents que les autres, incapables de se remettre en question.

    Homme Libre, je pense que l'éducation y est forcément pour quelque chose (au moins dans les modèles dont elle nous imprègne) mais attention de ne pas sauter le pas en rejetant la faute une fois de plus uniquement sur les mères...:o)

    Halala, ce sujet est vraiment intarrissable....

    Bonne journée!

    LGSE

  • @ légensontétranges.

    "Que la société évolue vers moins de valeurs violentes ne peut être que positif pour l'humanité. Les hommes n'ont pas besoin d'être des lavettes pour être non-violents."

    Jacqueline Kelen ne prone pas l'homme violent mais "loyauté, courage, honneur et droiture, ardeur et goût de la quête..."

    "les hommes sont différents des femmes, mais honnêtement, on demande autant aux femmes de se masculiniser "

    oui c'est vrai, mais qu'avont nous a y gagner en masculinisant les femmes et en féminisant les hommes ?

    "Les hommes machos sont par contre généralement moins intelligents que les autres, incapables de se remettre en question."

    mais y a t'il autant de macho que les féministes veulent nous faire croire, je pense que ce terme est dévoyé, actuellement un homme est appelé macho s'il ne fait pas allégeance à la propagande féministe.

    bonne journée légensontétranges

  • Leclercq, pourquoi, au lieu de chercher des modèles dans des tonnes de citations, ne pas vivre au mieux, selon VOS idées, pas celle des autres dans un sens ou dans l'autre, VOTRE personnalité, qui de nature est unique?
    Et si vous avez une copine, avec assez de compromis pour que vous vous entendiez, sans infliger de modèle ni à l'un ni à l'autre?

    Se donner le droit d'exister tel qu'on est....sans se conformer , homme ou femme, à un quelconque diktat des idées des autres...

    "loyauté, courage, honneur et droiture, ardeur et goût de la quête..." ne sont certainement pas des valeurs plus masculines que fémnines!

    Et puis, loyauté ...heu...envers qui? loyauté tout seul, cela ne veut juste rien dire....A la limite, la loyauté peut amener à commettre des crimes, à cacher des crimes, à agir contre sa conscience....

    L'honneur quant à lui est un concept tout aussi abstrait et on sait les dégâts qu'il produit dans certaines familles (crimes d'honneur)

    Ces deux termes sont tous aussi "vagues" l'un que l'autre et peuvent définir tout et n'importe quoi. Ils sont utilisés dans les pires propagandes guerrières.

    Alors, cette dame, à mon avis, est plus une démagogue cherchant à vendre son bouquin on surfant sur la vague, qu'un maître à penser que l'on pourrait suivre....

    Comme je disais....sujet intarrissable....

  • "Leclercq, pourquoi, au lieu de chercher des modèles dans des tonnes de citations, ne pas vivre au mieux, selon VOS idées, pas celle des autres dans un sens ou dans l'autre, VOTRE personnalité, qui de nature est unique?
    Et si vous avez une copine, avec assez de compromis pour que vous vous entendiez, sans infliger de modèle ni à l'un ni à l'autre?"

    Leclerq aura une personnalité propre le jour ou les poules auront des dents :) ... il ne sait pas ce que le mot "individualité" veut dire... à part régurgiter ce qu'il lit pensant qu'il lui faut à tout prix se conformer à des idées dignes d'un autre siècle, il ne sait rien faire... et il faut croire que ça le rend bien malheureux pour qu'il ressente le besoin de rabâcher tout le temps la mm chose...

    "loyauté, courage, honneur et droiture, ardeur et goût de la quête..." ne sont certainement pas des valeurs plus masculines que fémnines"

    Oui on pourrait croire... mais pour Leclerq valeurs féminines c'est "soumission, niaiserie,fragilité, maternité" voilà... parce que impossible pour lui de concevoir une femme forte... pour lui les 2 ne vont pas de pair... il nous faut toujours être faible, fragile, imbécile... comme il faut toujours à l'homme être fort, conquérant etc etc... en fait il nous faudrait tous être des robots, ou avoir des puces ds le cerveau afin de ne plus nous conduire comme des individus avec des envies et des rêves propres... il faudrait nous conformer à l'idée leclerq... :) tout un programme...

  • @ Boo légensontétranges

    je suis très heureux que les écrits de jacqueline Kelen vous aient passionnées.

  • Leclercq,

    Pour Lady Chatterley, je ne suis pas certain que l'exemple soit le mieux trouvé, vu que le roman décrit la mutation d'une société autant voire plus que cette histoire de couple. Histoire banale de désappointement et d'adultère à cause d'un mari paralysé, rehaussée par la différence de classe. Constance est la dominante de fait de par sa classe sociale, son rapport à l'homme ne peut être représentatif des schémas habituels ou de l'attente des femmes.

    Je trouve qu'il y a un peu trop de schémas dans tout cela. Moi je cherche l'humain (homme ou femme) multiple et non réduit à un ou deux rôles. Mais dans tous ces schémas et citations je ne le trouve pas, cet humain multiple. Mon expérience personnelle ne recoupe pas automatiquement les analyses schématiques sur l'homme et la femme. Les hommes n'ont pas besoin d'être des caricatures de Conan le Barbare. Les femmes n'ont pas besoin d'être des caricatures de Lady Chatterley.

    Ah, LGSE, sujet intarissable, en effet!

  • @Homme Libre:

    votre citation:"Oui, les viols sont commis très majoritairement par les hommes. Et pour moi aucune raison ne peut justifier cela. "

    ...lol, si les femmes avaient des pénis, peut-être qu'elles violeraient autant?

  • @légensontétranges
    ouh tu t'attaques à un sujet sensible sur ce blog en affirmant en plus qu'il y A des pédophiles et plus de cas avérés que fantasmés.....bien entendu je rejoins entièrement ton point de vue sur ce "génocide" de l'enfance qui ne s'arrêtera qu'avec une vraie prise de conscience et des agissements durs envers les auteurs de ces crimes.
    Ressortir invariablement l'affaire d'Outreau pour dire *hein z'avez vu comme ils se sont trompés, tout ca c'était du faux" ^me semble bien triste. En effet à la naissance de cette grande prise de conscience débutée avec l'affaire Dutroux, des maladresses ont été commises par la justice qui s'est trouvée tout à coup débordée par le nombre de cas révélés mais il me semble que l'on progresse et heureusement d'ailleurs, autant dans la prise en charge de tels dossiers nauséabonds que dans le respect de la présomption d'innocence.
    Parler de nombreux suicides d'hommes injustements accusés oui on peut je suis d'accord c'est atroce....le nombre de suicides chez les anciennes victimes d'abus sexuels est incalculable....certains ne se suicident pas mais finissent alcooliques, dépressifs, tombent dans la prostitution, l'anorexie etc....

  • "la Corrida en dépit de toutes les critiques qui lui sont adressées apparaît comme une pratique sinon attachante, du moins captivante. Elle dérange, elle bouscule les catégories les mieux admises, les classements binaires. Elle s'oppose radicalement à la vision aseptisée d'un monde où la violence, la mort et le désordre sont évacués, dans des non-lieux ou des hors-lieux loin des regards. De ce point de vue, elle a quelquechose de revigorant."

    http://riennepresse.blogspot.com/2007/08/philosophie-de-la-corrida.html

    même avec les taureaux dits "artistes" les risques peuvent être encore là, pour preuve l'accident de josé Tomas, j'ai vu l'extrait vidéo de l'encornage c'était imprévisible.

    http://www.minutebuzz.com/Le-celebre-torero-Jose-Tomas-gravement-blesse-au-Mexique_a1813.html

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