Genève: mère pédophile ou non?

On apprend aujourd’hui l’acquittement d’une mère jugée pour pédophilie et inceste sur son fils quand celui-ci avait entre 4 et 7 ans. La Tribune résume l’affaire sous la plume de Catherine Focas. Le Tribunal de police a estimé qu’il y avait doute sur les intentions de cette mère, d’où l’acquittement. Le Parquet a fait appel de cette décision.

Les faits tels que transcrits par le jugement ont d’abord été dénoncés par une amie de la mère, témoins des faits, puis reconnus par la mère elle-même. Son fils lui tétait les seins pendant qu’elle le caressait sur tout le corps, y compris le sexe en érection.

pédofemmes1.jpgLa mère s’est défendue en parlant de tendresse sans connotation sexuelle. Il faut dire qu’elle fait partie de la mouvance raélienne, cette secte qui attend les extraterrestres et enseigne l’éducation sensuelle, y compris aux enfants: «Nous devons leur expliquer comment ils peuvent en retirer du plaisir pour eux-mêmes.»

Quelques questions restent après cet acquittement.

1. La présomption d’innocence doit prévaloir et cette femme est acquittée. Mais imaginez que ce soit un père avec son fils ou sa fille qui aurait prodigué ainsi des caresses sur son corps nu: que se serait-il passé? Un passage aux Assises et non au Tribunal de police, avec une peine très lourde de prison ferme. Deux poids deux mesures, les hommes en ont l’habitude en matière de sexualité.

2. Comment peut-on laisser un enfant de 7 ans téter sa mère sous prétexte qu’il a un coup de blues? L’allaitement est limité dans le temps pour éviter une relation infantilisante qui durerait trop longtemps.

3. Comment peut-on caresser le corps nu de son fils de 7 ans, sentir son érection, et prétendre qu’il n’y a aucune intention sexuelle, alors que l’érection est une manifestation sexuelle - pulsionnelle ou relationnelle?

4. «Au foyer dans lequel il a été provisoirement placé, le garçon était heureux de recevoir la visite de sa mère. Toutefois, une éducatrice avait signalé qu’alors que cette femme était assise dans un fauteuil, l’enfant s’était précipité entre ses jambes et avait effectué un mouvement de va-et-vient avec ses hanches. Mouvement qui avait clairement, aux yeux de ce témoin, une connotation sexuelle. Sa mère lui avait dit d’arrêter, ce qu’il avait fait.»

Qu’un enfant de 7 ans se précipite entre les jambes de sa mère pour faire ce mouvement, c’est qu’il sait qu’il ne sera pas empêché de le faire, et c’est une connotation sexuelle que l’on trouve rarement à cet âge. D’où cela lui vient-il?

«En décembre 2008, la prévenue a récupéré son fils. Elle a reconnu devant les juges avoir été trop fusionnelle avec ce dernier et l’avoir allaité trop longtemps. Mais elle a expliqué avoir agi de manière sincère, pleine d’amour maternel.»

L’amour maternel n’est pas la fusion incestueuse. Ou alors il est dangereux. Où est le père dans cette affaire, celui qui peut et doit séparer symboliquement la mère de l’enfant? On n’en parle pas. La mère semble toute puissante et n’a aucune limite. De plus, la référence aux médecines douces faite par cette mère est gravement abusive. A aucun moment la tradition des médecines douces ne prêche une quelconque forme de sexualité. Cela n’entre pas dans les pratiques et cursus traditionnels.

En conclusion, en matière de pédophilie, mieux vaut être femme et mère: l'accusée s’en sort beaucoup, beaucoup mieux, et la justice est très compréhensive dans ces cas.



pedophilie au feminin partie 2
envoyé par jmphoenix2.



PS: L’abuseur politique libyen. M. Kadhafi, garde toujours M. Göldi en otage et en prison à Tripoli.

Catégories : société 10 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Bonjour John. Je suis comme vous choqué par "l'état de douceur" qui règne autour de cette affaire. Parce qu'une mère est maternante, parce qu'elle accouche de ses enfants, parce qu'elle mélange sexualité et tendresse, au contraire de ce qu'elle affirme, on lui accorde le bénéfice du doute. Les curés pourront chercher un refuge du côté de ce jugement. Eux aussi apprennent tout en douceur aux enfants comment Dieu sépare le sexe des anges...

  • Un verdict et une motivation étonnants. A croire que les juges ne décident pas en fonction des faits, mais en fonction de certaines représentations mentales qu'ils ont de la réalité. Apparemment, seul un homme est capable de faire du mal à un enfant, alors qu'une mère peut décider, même contre la loi, ce qui est bien pour son enfant.
    La mère ne devrait, ici, pas tellement pouvoir dire qu'elle-même n'était pas impliquée sexuellement, puisqu'elle encourageait l'enfant à lui téter les seins...
    Par ailleurs, la mère est une ancienne directrice d'école et a donc recherché un contact professionnel quotidien avec des enfants...
    Aucun doute que si l'accusée avait été un homme, non seulement le verdict, mais aussi le traitement policier, judiciaire et médiatique de l'affaire auraient été très différents.
    Et pendant ce temps, on demande la démission du pape sous prétexte qu'il aurait contribué au classement d'une affaire en procédure de droit canonique qui avait déjà été classée par les autorités civiles des années auparavant... Nous vivons une époque de fous.

  • Peut-être que cette femme n'est pas pédophile au sens psychiatrique du terme et que de donner le sein n'était pas perçu par elle, à tort ou à raison comme un acte sexuel. Soit.

    Il n'en reste pas moins qu'elle a caressé le sexe en érection de son fils. C'est là un acte incesteux d'ordre sexuel commis sur la personne d'un enfant, d'un jeune enfant. Un acte criminel.

    Ce jugement a été rendu publiquement. Qui sont les juges ? Qui est cette femme ? A quelle date l'appel ?

  • A Genève en un an c'est la deuxième fois qu'une mère pédophile n'est pas condamnée. Cela commence à bien faire. Vous souvenez-vous de cette femme qui avait séduit un jeune copain de son fils il y tout juste un an ?

    Voilà où nous amène les ravages d'un féminisme à outrance proclamés par de vieilles raclures de bidet.

  • Un homme aurait été condamné pour pédophilie pour moins que ça.
    La société et la justice continue a nié et a occulté la violence féminine, les premières victimes de cette violences sont les enfants (la majorité des violences physique/psychologiques sont le fait des femmes).
    Il faudra bien qu'un jour la société fasse une introspection sur la violence féminine.

    D’un coté la société et la justice inventent de la violence masculine et de l'autre elle occulte la violence féminine.

    Et quand j'entends que le féminisme ne fait pas de mal, je me marre car le féminisme fait tout pour occulter les violences féminines et par conséquent nie les victimes des femmes.

  • @ arist il existe une méthode efficace pour lutter contre la violence féminine envers les enfants. Si par hasard dans un supermarché une "mère de famille bien sous tous rapports" frappe et gourmande son enfant alors prenez votre courage à deux mains et hurler plus fort qu'elle :

    BOURREAU D'ENFANT !

    C'est une excellente méthode pour déstabiliser une créature hystérique.

  • @ Hypolithe

    là je comprends pas tout. comment peut-tu affirmer que ce que fait cette dame c'est de la violence féminine envers enfant.

    cet enfant était peut-être en train de faire un caprice, donc la réaction de cette dame est tout à fait saine et normale. c'est normal quelle donne des limites à cet enfant.

    la vrai violence féminine envers enfant ça se passe pas au supermarché devant tout le monde.

  • @ leclercq au contraire j'ai été témoin à plusieurs reprises de cette violence féminine où dans un supermarché une mère frappe avec violence un enfant.
    A moins que le gosse ne soit blessé on ne peut rien faire qu'hurler :

    BOURREAU D'ENFANT

    Cessez d’être naïf et écoutez donc le sketch de Fernand Raynaud intitulé : Bourreau d’enfants

  • @ Hypolithe

    j'avoue que je suis étonné, avec violence devant du monde !!!

  • Bonjour,

    J'ai voulu en parler sur doctissimo (section pédophilie) ... et à deux reprise on m'a censuré, puis finalement banni.

    Je ne comprends vraiment pas pourquoi on impose la censure ...

    J'ai été violé par une femme, je n'ai jamais osé porter plainte, et puis ... ça date ... hm ...

    Bref. Sur doctissimo, quand un jeune de 15 ans veut parler de sa souffrance, alors qu'il se découvre des attirances pédophiliques, on laisse les haineux s'exprimer et l'insulter .... ceux qui veulent lui tendre la main on les censure ... et puis finalement au bout de 24/48 heures on lui supprimer tout droit à la parole. Et voilà comment on "protège" les enfants ...

    Pour appréhender un phénomène il faut le faire avec les yeux grands ouverts et sans oeillères. Il y a la réalité, et la nier, ce n'est pas lutter contre.

    Voili voilou ... je suis vraiment - encore que - étonné qu'on ne parle pas plus de cette histoire ... c'est scandaleux. Une femme qui abuse d'un enfant ... on lui trouve toutes les excuses, alors qu'à côté de ça ... un homme qui a des rapports sexuels et amoureux avec un adolescent de 13 ans ... celui là ne sera jugé qu'à charges. Non là je ne légitime pas ces relations interdites, je décris la réalité. Il y a vraiment un problème ...

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