Hypocrisie de l’anti-racisme

Je reviens sur la polémique autour du racisme, polémique dont Eric Zemmour est la cible actuellement. Court rappel: M. Zemmour a dit à la télé que si les noirs et les arabes sont plus contrôlés en France c’est parce qu’ils sont plus nombreux dans la population carcérale.

prison.jpgJ’aimerais d’abord souligner une chose: lors de mes voyages en Afrique noire, j’ai toujours été contrôlé dès que les policiers voyaient ma couleur de peau à l’approche des chek points. Je ne les passais en général qu'en payant un pot de vin.

On est souvent l’autre de quelqu’un. Apprivoiser cet autre n’est pas automatique. Reconnaître la différence fait partie de cet apprivoisement. Voir une personne à peau noire et faire comme si elle n’avait pas la peau noire, ne pas penser à son origine ethnique et donc à son parcours sur Terre, est illusoire et irréel. Idem en sens inverse quand je suis blanc parmi des personnes à peau majoritairement noire.

Cela ne signifie nullement que la couleur de la peau influe sur les qualités personnelles, les compétences, l’intelligence, la sensibilité. La reconnaissance d’une différence visible, comme la couleur de peau, les cheveux, le nez, ne sont pas constitutifs d’une position raciste. La reconnaissance d’une appartenance de langue, de coutumes et de religion (définition d’une ethnie) n’est pas stigmatisante ni constitutive d’un délit de racisme.

Et pourtant les statistiques ethniques dans les prisons françaises sont considérées comme une incitation à la haine raciale. Quelle hypocrisie, alors que la sociologie a besoin de données de toute nature pour comprendre la société. Quelle hypocrisie alors que les groupes de rap ou de reggae d’origine ethnique (censuré) peuvent impunément faire de l’appel à la haine raciale et à la violence anti-blancs, à l’homophobie, sans qu’une association anti-raciste n’intervienne. On en trouve une collection en tapant «rap raciste anti-blanc» sur google.
racisme2.jpg
Quelle est la population carcérale de la prison de Champs-Dollon près de Genève? Elle est disponible ici sur un pdf, dont voici quelques données:

Pour les religions :
- 57.8 % sont musulmans
- 20,3 % catholiques
- 9,8 % sans religion
- 9,1 % sont orthodoxes
- 2,5 % sont protestants
- 0,6 autres

Pour les nationalités :
- Afrique du nord : 20,6 %
- Europe de l'est : 20,5 %
- Autre Afrique : 19,4 %
- Autre europe (UE) : 17,4 %
- Suisse (il y en a quand même) : 9,5 %
- Moyen orient : 7,8 %
- Amériques : 3 %
Asie océanie : 1,7 %

Il n’y a rien de raciste à évoquer ces chiffres. Cela donne une direction de recherche pour tenter de comprendre et de solutionner cette situation. Le racisme serait de dire que tous les africains sont des criminels, ou que tous les suisses le sont. Il y a une grande confusion dans certains esprits, et une propension à la censure spontanée ou imposée. Quelle hypocrisie dans les indignations de pacotille de quelques européens qui refusent de voir une vérité qui dérange.

zemmour2.jpgRefuser les statistiques ethniques dans les prisons françaises, c’est du racisme à l’envers, de l’angélisme déplacé, qui un jour devra bien être payé par quelqu’un, une nouvelle génération. Le prix sera cher d’avoir choisi l’aveuglement. La politique de l’autruche n’amène pas la paix là où il y a tension. Ne pas nommer les choses et les gens c’est leur refuser la reconnaissance et l’existence. C’est ne pas reconnaître le malaise de ceux qui sont majoritaires dans les prisons. C’est les mépriser en ne leur reconnaissant pas leur responsabilité d’humains. C’est leur imposer la double peine: la peine judiciaire et la peine morale du déni.

Les angélistes devraient parfois réfléchir un peu plus loin que le bout de leur nez. Car dire que la France n’a pas mal à son immigration c’est faire oeuvre de bêtise et d’aveuglement. Que sous prétexte de ne pas vouloir donner raison à Le Pen on nie une réalité, quelle faiblesse intellectuelle!

Et quand je constate le peu d’épaisseur ou de crédit des arguments de ceux qui traitent Zemmour de raciste, je me prends à l’apprécier de plus en plus. Je sais que ce discours n’a pas la côte actuellement et que le fait de le tenir  contient une menace de stigmatisation. Peu importe où l’on me classifie ensuite: cela ne change pas la réalité des prisons. Les classifications ne servent que de paravent à ceux qui en font usage, de bandeau sur leurs yeux. N’ayant aucune envie ou besoin de faire plaisir à ceux-là, leur avis est au final très secondaire.

 

PS: pensée pour Max Göldi, en prison en Libye.

Catégories : Politique 25 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • John,

    je vous propose une piste de réflexion supplémentaire à suivre sur ce sujet :

    La censure, l'auto-censure. Et le politiquement correct qui en découle.

    Car refusez d'appeler les choses par leur nom est devenu plus qu'une mode, c'est devenu une nécessité. Donc plus d'aveugles, mais des non-voyant. Les sourds sont seulement mal-entendant, les concierges deviennent agents d'exploitation, les balayeurs techniciens de surfaces, les apprentis apprenants, etc...
    Il faut absolument, semble-t-il, se débarrasser de toutes les anciennes terminologies qui de près ou de loin comportaient la moindre connotation négative, voire discriminatoire.

    Et parfois je me demande si cela ne nous est pas venu des dérives du système légal des USA et de ses procès à buts lucratifs. Donc, il faut s'auto-censurer pour éviter les ennuis.

    Encore une fois, ceci n'est qu'une réflexion personnelle, elle n'engage que moi.

  • Dans ce contexte, il faut souligner de rappeler que le fait d'être un étranger sans résidence en Suisse peut être un élément déterminant pour amener les autorités judiciaires compétences à prononcer une mise en détention avant jugement afin de limiter le risque de fuite.

    Étrangers résidant à l'étranger 66.5 %
    Étrangers résidant en Suisse 24.1 %
    Suisses 9.5 %

  • CEDH: merci de citer ces précisions, qui nuancent probablement les statistiques citées dans mon billet. Mais on ne sait pas dans quelles proportions, car cela dépend aussi de la gravité des actes commis. Mais sur un nombre d'environ 550 détenus, cela peut jouer un rôle.

    Greg: Oui il y a une réflexion à suivre sur ce thème. La peur de dire de manière directe, la peur des mots et des connotations, la fragilisation qui en résulte. Je vais y réfléchir pour lancer une base de discussion.

    Pour Johann, peut-être avez-vous raison, mais bon je tire un trait.

  • Je pense que Zemmour n'y a pas mis les formes nécessaires, fait fondamentalement son propos est juste.

    Il est vrai que les pays cités exportent en Suisse et à l'étranger, beaucoup de délinquance et de criminalité.

    A titre de comparaison, 195 Suisses étaient emprisonnés à l’étranger à fin 2008, alors que, rien qu'à Genève, il y a dans notre prison cantonale, plus de 200 personnes provenant du continent africain!

    Il y a bel et bien une réalité qui ne peut pas être dissipée juste en criant au racisme !

    WAX911

  • Le problème, John, c'est que même si ce n'est pas votre cas, ce genre de statistiques sont immédiatement utilisées par quelques abrutis pour établir un lien entre le taux de criminalité et la couleur de peau, ou la religion... Sans tenir compte des tas d'autres raisons qui expliquent ces chiffres : sous-développement des pays d'origine, manque de qualification des immigrés, situation illégale de fait des sans-papiers, luxe omniprésent à Genève agissant comme un aimant sur les petites frappes de la Terre entière etc...
    Ces abrutis là sont beaucoup plus dangereux et proches de notre quotidien que vous ne le pensez. Des abrutis fachos du genre du président bien connu d'un certain parti genevois qui assurait il y a peu sur les ondes d'une radio matinale, que les habitants d'un certain pays situé au sud de la Mare Nostrum d'Astérix étaient des macaques...
    Propos d'une bêtise abyssale que tout le monde s'est efforcé de gommer discrètement pour essayer de faire en sorte qu'ils ne tombent pas sous les yeux de ressortissants de la contrée en question, dirigée par un très hospitalier mécène des arts et des lettres... de prison.
    Par ailleurs, les gens de couleur ou de religion musulmane étant plus souvent contrôlés que les autres, quelle est selon vous l'importance du biais que cela introduit dans les statistiques du nombre d'arrestation ? Contribuant ainsi à renforcer le déséquilibre de la statistique.
    Et que croyez vous que cela produit, dans la représentation du monde que se fait un jeune homme de couleur, de savoir que le douanier ou le flic qui le contrôle après avoir laissé passer 4 ou 5 blancs de souche le fait uniquement parce qu'il est davantage bronzé ?
    Zemmour est un tonton flingueur des mots. C'est aussi un raciste. C'est discutable, je vous l'accorde sur ce seul exemple stricto sensu, mais cela transpire de tout son discours usuel. Il pense qu'en tant que sioniste (ce qui n'est pas synonyme de juif) il lui faut attaquer le lobby pro-palestinien et défendre l'occident judéo-chrétien contre le lent envahissement arabao-blacko-musulman. Les sites racistes style français de souche ne s'y trompent pas, qui en ont fait leur idole. C'est devenu son fond de commerce.
    Mais comme le lui a fait remarquer récemment le Président de la Licra, peu suspect d'anti-sémitisme, il semble oublier qu'il s'allie là avec les gens qui, 70 ans plus tôt, gazaient volontiers ceux qui s'appelaient Zemmour et venaient d'Afrique du Nord. Historiquement, les juifs et les noirs ont lié leurs combats pour l'émancipation. Mieux vaudrait pour tout le monde qu'ils s'en souviennent au lieu de commencer à se haïr. Même si c'est déjà fait !

  • @ Pepe le Moko:

    Merci pour cette contribution. C'est au travers de plusieurs regards différents et complémentaires que peu à peu une idée se précise et évolue. En tous cas je fonctionne assez bien avec cette dynamique.

    Je comprends les paramètres que vous introduisez, comme la pauvreté face à la richesse étalée de nos rues marchandes. Je comprends aussi que la couleur de peau peut induire un biais dans le volume des arrestations. Cela aussi contribue à relativiser en partie les chiffres de la population carcérale.

    Il y a cependant quelque chose qui me dérange et qui n'est pas pris en compte: c'est la dimension morale de l'éducation. Pauvre ou riche, le respect ne devrait-il pas être une valeur fondamentale? Peut-on justifier l'abandon de valeurs morales et sociales sous prétexte de pauvreté? Des riches volent des riches, volent des pauvres, des pauvres volent des pauvres, volent des riches. Peut-on indéfiniment tout excuser? Ce n'est pas l'avis des grandes traditions d'éducation. Et puis la pauvreté n'explique pas toute la délinquance. La criminalité des cols blancs est bien existante. Elle n'est pas dépendante de l'achalandage de nos rues marchandes.

    Ce que je crains, dans cette vision, c'est que l'on n'en vienne à justifier des comportements destructeurs socialement en leur trouvant à chaque fois une raison. Ma vision sur ce point est peut-être plus théorique que pratique mais je porte en moi le souhait qu'une éthique soit universelle et suffisamment indépendante des contingences. C'est cela qui fait de l'individu un humain responsable sur lequel on peut compter dans la construction de la société. La réalité est probablement empreinte de plusieurs regards différents, et chaque cas est à analyser en soi. C'est peut-être aussi là un risque d'une statistique: c'est d'avoir tendance à généraliser. Mais c'est aussi un point de départ d'une réflexion.

    Pour ce qui concerne le risque de reprise d'un questionnement sincère par des gens (politiciens) mal intentionnés, bien sûr, cela existe, hélas. Je n'ai pas entendu l'épisode du macaque, mais cela ne m'étonne pas dans la bouche du personnage. Plus il fait d'efforts pour paraître lisse, plus ses éructations sont bruyantes.

    Notez bien qu'il fera dire aux statistiques ce qu'il voudra en dehors de ce que moi ou d'autres pouvons dire. Mais devrais-je éviter de parler franchement à cause de tels personnages? C'est un problème pour moi. Dois-je me censurer parce que certains font du racisme leur fond de commerce? Dois-je me censurer parce que me poser et poser ouvertement certaines questions va me faire cataloguer par certains dans un camp où je ne suis pas? Quelle liberté de parole et de pensée reste-t-il si l'espace public du débat est à ce point miné? Il est miné, je ne suis pas naïf, mais ne faut-il pas prendre le droit de dire les choses comme on les pense, quitte à évoluer si notre pensée peut être amendée ou complétée, plutôt que d'être trop prudent? La question n'est pas tranchée définitivement pour moi, et si je préfère en général prendre la parole plutôt que me censurer, je n'exclus pas la prudence ni de marcher sur des oeufs dans certains cas.

    Sur Zemmour, je n'en ai pas la même perception que vous. Je l'ai d'abord vu et entendu comme critique littéraire, et je lui trouve un certain talent dans ce domaine même si sa critique confine parfois à une certaine systématisation (comme celle de Naulleau, job oblige). J'ai donc une vision plus positive de lui au départ, ce qui fait que je ne suis pas aussi tranché dans mon appréciation de la sortie qui cause polémique.

    Comme le dit WAX911, il a peut-être dit les choses de manière un peu trop brutes, cela méritait un autre débat, plus circonstancié, comme nous le tentons ici.

    Bien à vous.

  • Racisme...
    Lors d'un contrôle routier proche de la frontière suisse j'ai été contrôle par un policier de couleur... et je dois avouer que ce mec transpirait le racisme lorsqu'il m'a vu dans costume trois pièces, mes mocassins luisants et surtout mon véhicule automobile. Le noir tout naturellement se mit à me tutoyer en utilisant des termes dignes d'un charretier du début du siècle précédent.
    Il ne cessa ses vociférations que lorsqu'un policier dans la cinquantaine m'ordonna de continuer mon chemin.
    J'en ai gardé un excellent souvenir en me remémorant que n'importe quel homme peut être frustré et devenir raciste sans le vouloir,

  • Racisme...
    Lors d'un contrôle routier proche de la frontière suisse j'ai été contrôle par un policier de couleur... et je dois avouer que ce mec transpirait le racisme lorsqu'il m'a vu dans costume trois pièces, mes mocassins luisants et surtout mon véhicule automobile. Le noir tout naturellement se mit à me tutoyer en utilisant des termes dignes d'un charretier du début du siècle précédent.
    Il ne cessa ses vociférations que lorsqu'un policier dans la cinquantaine m'ordonna de continuer mon chemin.
    J'en ai gardé un excellent souvenir en me remémorant que n'importe quel homme peut être frustré et devenir raciste sans le vouloir,

  • John, je n'excuse pas, j'explique. Par ailleurs mon amie Casque d'Or, qui lit par dessus mon épaule me fait remarquer qu'aux Etats-Unis par exemple, il est prouvé qu'à faute égale, un noir sera plus sévèrement puni qu'un blanc, ira plus facilement en prison, sera plus facilement condamné à mort, etc...
    Je ne dis pas qu'il en va de même dans notre bonne ville à l'abri comme on le sait de toute erreur judiciaire (encore que... :-) mais je me souviens avoir assisté à la conversation débridée de jeunes gendarmes genevois, en civil à la piscine, qui se gargarisaient du terme de "gris" pour désigner tout ceux qui n'étaient ni noirs ni blancs. Je ne suis pas sûr que si je n'étais pas blanc, j'aimerais tomber entre leurs mains. Même s'ils sont en principe très sourcilleux et corrects sur ces questions...

  • Un petit lien instructif. http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=444024

  • Bonjour. Unn autre lien intéressant:

    http://www.rue89.com/2010/03/19/noirs-arabes-et-delinquance-retour-sur-zemmmour-143594

  • Vous vous efforcez de traiter ce sujet de manière rationnelle. Or, comme vous le savez bien, il ne l'est pratiquement jamais par personne, tant les enjeux sont ou paraissent importants pour tous, qu'ils soient témoins ou acteurs, hommes de la rue ou politiciens, laïques ou religieux, individus ou institutions.
    Nous avons donc à faire dans presque tous les jugements et toutes les déclarations à des positions de combat, si ce n'est pas à de simples manifestations d'ignorance, celles-ci nourrissant parfois celles-là. Et à la guerre (comme en amour disent certains) tous les coups sont permis.

  • "C'est plutôt un acte manqué. En grandissant dans une plus grande précarité, ils n'ont pas intériorisé la notion de limites. »"

    http://www.rue89.com/2010/03/19/noirs-arabes-et-delinquance-retour-sur-zemmmour-143594

    le manque de limites ne vient pas de la précarité mais du manque de péres.

    http://www.uniondesfamilles.org/absence_du_pere.htm

    "N. O. - Ce «déficit de père» explique pour certains de nombreux phénomènes contemporains de violence. François Caviglioli, vous évoquez dans ce livre le cas des émeutes en banlieue de novembre 2005...
    F. Caviglioli. - Oui, on veut maintenant refabriquer là-bas du père, mais c'est après avoir complètement assassiné les pères musulmans. Après les avoir transplantés loin de leur famille, avec la complicité des entreprises françaises. Le regroupement familial de 1974 n'aura pas restauré leur autorité, bien au contraire. Leurs enfants étaient devenus des étrangers, maîtrisant des codes auxquels, eux, tournaient le dos. Et c'est assez compréhensible. Le père musulman appliquait sans le savoir le théorème de Tocqueville : aucun individu n'accepte de fondre ses valeurs dans celles d'une société dominante s'il a la conviction qu'il n'occupera que le dernier rang dans le nouveau système. Du reste, la situation se perpétue... Pendant les émeutes de 2005, on n'a entendu que les mères. Les pères sont restés aussi silencieux et désarmés que leurs pères il y a vingt-cinq ans, ces pères de l'exil envers qui ils s'étaient montrés si sévères.
    A. Naouri. - Ces migrants venaient de pays dans lesquels les enfants devaient plaire aux parents. Ils se sont retrouvés dans une France où le mot d'ordre était inverse : c'est vous qui devez plaire à vos enfants. D'où de profondes perturbations. Mais les phénomènes de banlieue ne sont au fond que la pointe avancée de ce qu'on observe désormais dans l'ensemble des couches de la société. Il y a aussi de plus en plus d'enfants-tyrans, et même à Neuilly."

    "A. Naouri. - Autre exemple. Lorsque le juge Bruel a remis un rapport sur la violence des banlieues en 1998, sa conclusion était : il y a manque du père. Qu'a-t-on fait alors ? Eh bien, pour recréer du père, on s'est mis en tête d'inventer... le congé paternité ! Encore une façon pour le législateur d'ignorer totalement la spécificité du rôle paternel."

    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2217/articles/a342204-au_nom_du_p%C3%A8re.html

    nos assistantes sociales avec leur bien-pensance, dans leur lutte contre la maltraitance infantile, bafouent la loi de fer des péres musulmans, ils ne peuvent plus donner des roustes à leurs garçons.

  • extrait du premmier sexe d'éric Zemmour

    "C'est cette société que les jeunes Arabes vomissent.
    Leur père fut ouvrier chez Renault ou Michelin ; il est devenu chômeur vivant de la charité publi-que ; dès que ce père diminué, humilié trois fois, parce qu'il était arabe, ancien colonisé, ouvrier, leur mettait une rouste, le voisinage, les assis-tantes sociales, la justice arrêtaient la main ven-geresse. La loi de leur père fut donc humiliée, bafouée, interdite. Leur mère, qui craignait et admirait leur mari au pays, a vécu cette castra¬tion de la puissance virile non comme une libé¬ration, mais comme une suprême humiliation. La famille maghrébine a explosé. La loi du père a été foulée aux pieds. Le père est absent physi¬quement - il a abandonné sa famille pour une autre femme, une autre vie, un autre pays par¬fois - ou symboliquement : dévirilisé par le chô¬mage, il a renoncé à imposer sa loi de fer, à ses garçons en tout cas. Leurs amis venus d'Afrique noire connaissent eux aussi, pour des raisons différentes - polygamie ou multiplication des familles pudiquement appelées monoparen¬tales -, la même absence de référence paternelle. Les pères inexistants, et les mères vivant de l'aide sociale, quand ce n'est pas des trafics de leurs rejetons, personne ne tient ni ne structure ces enfants qui, déstabilisés, titubant entre deux cultures, errent dans ce qu'Emmanuel Todd appelle un « no man's land anthropologique ». Pour lui en effet, les structures familiales de cha-que pays sont le substrat décisif des structures économiques et politiques. La famille inégali-taire anglaise donnerait le libéralisme et le régime parlementaire ; la famille égalitaire du
    bassin parisien serait à l'origine du culte égalita-
    riste français ; la famille autoritaire germanique,
    la source des régimes longtemps autocratiques
    imposés par la Prusse. Si cette thèse, sommaire¬
    ment résumée ici, est fondée, les transforma¬
    tions familiales dans les pays occidentaux - du
    divorce de masse aux familles monoparentales
    et jusqu'à l'homoparentalité - provoqueront à
    terme des tsunamis politiques et sociaux. En
    France, la révolte des banlieues en novem¬
    bre 2005 en serait le terrifiant prodrome. Les
    bandes de jeunes garçons sont un substitut à
    la famille d'autrefois. Il y règne la loi du clan,
    des caïds, le rapport de forces, la fascination
    pour l'argent et la frime. Le sentiment affectif
    d'appartenance est reporté sur son immeuble,
    son quartier, sa bande. Leur langage est étique,
    reflet de leur pensée sommaire. Volontairement
    sommaire. Voluptueusement sommaire.
    Comme une preuve supplémentaire de virilité,
    toute subtilité de pensée et d'expression étant
    assimilée à une preuve manifeste de décadence
    féminine. Cette société française féminisée, qui
    ne supporte pas la violence, l'autorité virile, les
    exhorte à entrer dans son doux giron. De s'inté¬
    grer. En 1974, lors de la crise pétrolière, les auto- j
    rites françaises ont hésité entre le renvoi dans '
    leur pays de ceux dont on n'avait plus besoin
    dans nos usines et l'accueil de ces futurs chô¬
    meurs. Nous avons choisi la solution « huma- j
    niste ». Notre société féminine ne supportait pas
    la cruauté de la rupture. Nous avons refusé la
    solution d'hommes, qui renvoient ceux qu'ils
    considèrent inconsciemment comme des rivaux
    dans la compétition pour la conquête des femmes.
    Nous avons préféré la douceur d'une solution féminine, l'accueil, l'intégration. Ce mot devint incantation, religion, conjuration. Il remplaça le modèle traditionnel français de l'assimilation. Renoncer à assimiler les immigrés et leurs enfants, c'était renoncer à leur imposer - virile¬ment - notre culture. Devant cette ultime preuve de faiblesse française, si féminine, les enfants de ces immigrés préféreront renouer avec la loi de leur père idéalisé, les venger. Leur mère les approuvait. Ils seraient leur revanche. Pour cela, ils transgresseront allègrement la loi française, cette marâtre qu'ils haïssent. Ils seront, eux, des hommes, dans cette société de « zessegon ». Ils vont « niquer la France ». La France, cette femme, cette « salope », cette « putain ». Eux, les hommes. Ils vont brûler, détruire, immoler les symboles de sa douce protection maternante, les écoles, les transports en commun, les pompiers. Ils vont caillasser les seuls hommes qu'elle leur envoie pour la défendre : les policiers. Ces flics qu'ils « haïssent ». Les seuls qui osent les affronter encore dans un combat entre hommes. Un combat où est en jeu la domination virile. Un combat qui ne peut être qu'à mort."

  • Je constate avec plaisir qu'il est possible de tenir un débat sur un thème ultra sensible comme celui-ci sans qu'il y a d'invectives, d'insultes ou de pathos émotionnel.

    A lire toutes les informations posées dans les comm, il semble évident qu'il n'y a pas de réponse simple. J'apprécie de savoir que certaines études existent. Les liens cités par Zorg apportent une réelle contribution.

    La piste de l'explosion des familles immigrées et de l'amoindrissement de la fonction paternelle, décrite par Aldo Naouri, me semble aussi importante.

    Il me semble pourtant qu'il manque toujours quelque chose pour avoir une perception utilisable des choses. Une des choses qui manque c'est de mieux connaître l'environnement et l'histoire des enfants d'immigrés récents qui réussisent professionnellement et socialement.

    J'en connais beaucoup, et qui ne sont pas initialement sortis de familles riches. Ils ont bossé à l'école, ont été clean, ont gagné le respect, au point où personne ne remarque vraiment une origine ethnique: on voit d'abord l'individu. Je pense que nous en connaissons tous, certains à la télé (Rachid Arab et d'autres), certains dans les grandes surfaces, certains dans le sport, etc.

    Qu'est-ce qui a été déterminant pour qu'ils ne virent pas à la délinquance alors qu'ils n'étaient pas forcément favorisés au départ?

    Ensuite il faudrait tempérer les statistiques selon les remarques citées dans les comm.

    Tout cela me paraît important puisque ce que dit Zemmour est partagé par de nombreuses personnes et que cela alimente des tensions irrationnelles. Mais cela suppose que la France arrête de s'interdire telle ou telle approche. Pour y voir clair il ne faut pas craindre d'aller dans le problème.

  • Il est bizarre que les anti-racistes n'ont pas évoqués un racisme envers Max Göldi qui n'avait malheureusement pas un nom arabe comme son compagnon d'infortune qui lui aurait été bénéfique de la part d'une justice d'un pays arabe.

    Il est clair qu'il n'en est rien jusqu'à preuve du contraire. Mais imaginons l'inverse et dans un pays blanc et chrétien. J'imagine pas les suspicions des anti-racistes sur le sujet.

    Zemmour a toujours dénoncer ce politiquement correct qui étouffe le débat sur certain sujets. Quand la France en 1998 a gagné la coupe du monde de foot; les biens pensants et autres anti-racistes on vu la victoire de l'intégration avec leurs fameux " black, blanc, beur: Ce qui faisait marrer Zemmour; car selon lui les joueurs de couleur ou d'origine arabes étaient français depuis 3 générations. Je ne crois pas que de dire cela est l'oeuvre d'un raciste. En tout cas pas comme de dire qu'il y a trop de noirs en équipe de France.

    D.J

  • Homme libre, vous avez bien parlé. J'ai en souvenir l'émission de Rucier avec Moix. Et bien, il a défendu la Suisse comme aucun de nos CF aurait fait! Même le fils de Klarsfel, l'a soutenut Zemmour!

  • En France on parle de Zémmour et en suisse nous avons un missionaire africain, marié à une Suisse qui se fait son cinéma, qui nous dit comme la Suisse est un pays de misère et que lui il attend que ses enfants soit grand, qu'ils aient le passpport Suisse et que leurs écoles soit faites pour repartir! Se Monsieur est du pain bénnit pour les médias. Il ne sait même pas que la Suisse n'est pas une république etquelle n'a jamais colonnisé qui que se soit! En plus il pratique les censure comme l'on utilise le coupcoup dans son pays! Une honte!

  • Homme libre, vous avez bien parlé. J'ai en souvenir l'émission de Rucier avec Moix. Et bien, il a défendu la Suisse comme aucun de nos CF aurait fait! Même le fils de Klarsfel, l'a soutenut Zemmour!

  • @ hommelibre

    "Qu'est-ce qui a été déterminant pour qu'ils ne virent pas à la délinquance alors qu'ils n'étaient pas forcément favorisés au départ? "

    oui mais ceux là, le pére n'est pas démissionnaire, il applique la loi de fer, les garçons prennent des roustes, ils onts de bonnes notes à l'école, ils ne doivent pas décevoir leur pére, je retranscris texto ce qu'est en train de me dire ma femme qui les a cotoyé il y a peu d'années au lycée.
    en même temps ces jeunes sonts provoc, ils n'acceptent pas quand ils sonts en groupe d'être regarder dans les yeux, ils se sentent supérieurs, en réalité ils sonts irrespectueux par rapport aux français. ils sonts racistes anti-blancs.

    ils haîssent cette faiblesse française si féminine, eux qui respectent la force.
    ex : leur pére. "Ils seront, eux, des hommes, dans cette société de « zessegon ».

  • "Or pour Schneider, les «sauvageons» de la banlieue ont besoin d'intégration économique, pas de la lancinante plainte médiatique qui les pose en victimes."

    ils onts besoin d'apprendre le respect, d'être punis quand ils fautent et détruisent, pas de passer pour des victimes, ce que fait notre bonne société maternante.

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/big-mother_810294.html

  • Exercice difficile que cette réflexion sur l'hypocrisie, de l'antiracisme en spécifique.

    Amusant que ce test psy des années 60 soit ressortit maintenant - "le jeu de la mort", repris sur TV française, médiatisé sur d'autres ...

    8 sur 10 des gens obéissent à l'ordre, se conforme à la hiérarchie
    2% ou moins,
    c'est bien ce qu'était la résistance sous les nazis, non?

    Tandis qu'après la guerre, c'était bien 80% des gens qui se disaient avoir été résistants ou sympathisants, non?

    Tandis que maintenant, c'est bien 99,9% des gens qui se disent être anti-
    quelque chose

    Condition humaine? Mieux vaut en rire.

  • finalement la réalité des familles d'immigrés, où les jeunes deviennent des voyous, ce n'est que le fonctionnement exacerbé des familles actuelles, femmes divorcées familles monoparentales, péres qui ne jouent pas leur rôles, leur compagne ayant confondu, autorité parentale partagé, égalité entre conjoints, avec contestation du rôle du pére, avant nous avions une minorité de péres qui étaient autoritaristes, ce qui est trés néfaste dans l'éducatif, au lieu d'avoir une saine autorité, de donner quand il y a lieu les limites d'on les enfants onts besoin, maintenant il y a 40% d'enfants en manque éducatif, ce qui est finalement pire.

  • D'où le danger de publier des statistiques brutes de coffrage qui, comme chacun le sait, sont menteuses... Pourquoi y a-t-il autant de gens de couleur dans les prisons genevoises ? Voila la vraie question qui ne saurait se satisfaire d'une seule réponse à connotation raciste !

  • @ Fred Oberson

    "d'une seule réponse à connotation raciste ! "

    quel est cette réponse à connotation raciste , je ne vois pas !!!!!

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