La différence d’âge dans les couples

En lisant un commentaire sous un de mes billets, je réalise combien les préjugés sont encore tenaces dans les relations hommes-femmes, que ce soit contre les hommes ou contre les femmes.

couple1.jpgLe commentaire en question est celui-ci:

«Les hommes qui traitent leur femme comme une boniche, puis les quittent pour des plus jeunes sont légion, me semble-t-il.»

A quoi j’ai répondu:

«Je ne sais pas, avez-vous une statistique ou est-ce un préjugé dans l'air du temps?»

En visant ainsi la différence d’âge dans le couple, le commentateur visait les hommes suspectés de se ficher pas mal de leur femme et de rechercher simplement de la chair plus fraîche.

Cela sonne assez faux à une époque où les différences d’âges se multiplient et s’affirment dans les deux sens: Madonna, Demi Moore, Claire Chazal et bien d’autres femmes sont en couple avec un homme parfois beaucoup plus jeune qu’elles. Si l’on dit des hommes qu’ils cherchent de la chair fraîche, que faudrait-il dire des femmes qui prennent des hommes plus jeunes? Qu’elles veulent juste des sex toys, des objets sexuels? La différence dérange souvent: que n'a-t-on pas dit il y a une vingtaine d'année sur les couples de couleur ou de religion différentes?
couple2.jpg
D’abord, cela regarde le couple et seulement le couple. Je ne vois pas selon quelle morale plan-plan on se permettrait de juger. L’amour, le désir, les affinités, les sentiments, ne sont pas automatiquement le fait d’une proximité d’âge.

Cette proximité d’âge a du sens, bien entendu. Elle permet d’avoir un projet à long terme, un projet familial, personnel ou professionnel. Et être deux parents de même tranche d’âge facilite sans doute l’éducation des enfants et les charges du quotidien car l’énergie des partenaires est plus proche. Toutefois, partager une vie de couple peut-être moins longue mais tout aussi riche quand il y a une différence d’âge, cela peut aussi être un choix de vie réfléchi. Et à une époque où la durée de vie d’un couple est beaucoup plus courte que par le passé au vu du nombre de divorces, je ne vois pas où est le problème.

Mais je reviens à ce commentaire désobligeant pour les hommes. Il faut se dire que dans le passé, la majorité des hommes et des femmes mouraient jeunes. les hommes à la guerre ou par maladie, les femmes aussi à cause des guerres ou en couches. S’il n’y a plus d’homme jeune disponible, les hommes plus âgés prennent le relais.

couple4.jpgIl faut tenir compte d’un autre aspect, biologique. La femme a une horloge dans son corps, l’horloge de la maternité. Elle sait qu’il y a une fin à cela. Or, la reproduction de l’espèce est un instinct normalement incontournable. Cette horloge, cette notion du temps et de sa limite est peut-être la raison pour laquelle les femmes sont souvent plus vite mûres et responsables que les hommes. L’homme a le temps.

Car l’homme n’a pas de limite biologique pour procréer. Les couples où l’homme est plus âgé ont donc un fondement biologique, et c’est très réducteur d’imaginer que l’homme veut simplement de la chair fraîche. Pendant longtemps, une descendance nombreuse a été signe de richesse, de puissance et de développement. Mais cela profitait plus à l'homme. Aujourd'hui c'est moins ce critère de descendance qui est en premier plan que celui de la relation amoureuse.

Les choses ont changé, et à notre époque la sexualité n’a plus pour fonction première la reproduction, mais l’intimité et le partage dans le couple. De plus la mortalité des enfants et des femmes en couches étant presque éradiquées les couples font moins d’enfants. Il n’est donc pas étrange de voir des couples où la femme est plus âgée, soit parce qu’elle aura des enfants plus tardivement soit parce qu’elle en a déjà d’une précédente union.

Je me demande parfois ce qui passe par la tête des gens qui critiquent les choix de couple des autres. Ne peut-on simplement vivre et laisser vivre?




PS: une pensée pour Max Göldi qui, bien qu’isolé dans sa cellule comme prisonnier politique, n’est pas seul.

desert-04.jpg

Catégories : société 14 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • J'ai 40 ans, mon mari en a 26. Nous sommes si heureux !

  • Et bien Louise, c'est formidable! Comme quoi les préjugés ne valent pas grand chose devant la réalité et les sentiments partagés.

  • Pour vivre heureux vivont cachés! Le regard désaprobateur des autres n'est que de l'envie ou de la frustration mal gérée!
    De plus en plus d'hommes jeunes recherchent une femme plus mûre.
    Il faut faire en sorte que la différence d'âge ne "saute pas aux yeux" et tout le monde y gagne et personne ne vous embête!

  • A cela on peut rajouter que 80% des cas les divorces sont demandé par les femmes.
    Donc c'est les femmes qui quittent les hommes.

    donc le coup de l'homme qui va chercher des jeunes femmes ne tient pas trop la route.

  • mais si les femmes trompées demandent le divorce, et les femmes qui trompent aussi .. les hommes eux trompent sans état d"ame ..

  • @ lili

    "D'après la sociologue française, Evelyne Sullerot, féministe delà première heure, mais reconvertie après la fondation de l'organisme Retravailler où elle a reçu plus de 500 000 femmes, dont beaucoup étaient divorcées,
    «Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation... Et pourquoi la demandent-elles ? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement... Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance : je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie...
    s'exclame la
    Vous n'êtes pas tendre envers les femmes, journaliste.
    Non. Je crois qu'elles n'ont pas très bien géré la formidable liberté qui leur avait été donnée. Je pense que tout cela est rattrapable. Mais je voudrais leur dire qu'elles ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. »"

  • Je voudrais juste relever un élément qui commence à devenir un peu anachronique de nos jours: "les femmes ont une horloge biologique qui les guident et les soumettent à l'impératif de la maternité", ce qui déjà est discutable et les reglèguerai exclusivement à nos fonctions biologiques alors que ds les jeunes générations elles sont de plus en plus nombreuses à ne plus vouloir d'enfant.

    Mais surtout c'est la deuxième partie qui est erronée est extrêmement anachronique " l'homme a le temps" et bien selon les dernières avancées scientifiques non un homme n'a pas le temps et selon les urologues cette limite là se situerai autour de 52 ans (un projet de loi est même en cours pour légiférer sur le sujet et limiter l'âge des FIV où le monsieur est plus âgé). Si par hasard miraculeusement grossesse il y'a, ces grossesses sont extrêment surveillées (classées type 3) et considérées à risques du fait d'un qualité médiocre du sperme et de l'accroissement exponentiel de problèmes génétiques.

    Entre 50 et 60 ans les hommes perdent l'essentiel de leurs fonctions reproductrices, ceux qui ont des enfants l'ont après des traitement hormonaux très lourds et plusieurs FIV et encore (d'où projets de loi car peu d'essais fructueux et les essais sont financés par l'état).

    La qualité du sperme décroit dès 30 ans chez les hommes et à cause de ce mythe de fertilité éternelle on se voit des fois dans la très incofortable et délicate position de devoir expliquer cela à des messieurs de 50+, qui croyaient qu'ils avaient tout leur temps...

    Sachant que l'âge moyen de la ménopause en France est de 51 ans on se rend finalement compte que la nature a plutôt bien prévu les choses.

    Les couples qui ont une grande différence d'âge sont ensemble juste par amour, car si on fait entrer la biologie en compte alors tout les sépare et si les femmes en âge de procréer n'avaient que ce seul but elles se tourneraient alors vers des hommes à la fertilité aussi vaillante que la leur et qui auraient donc leur âge...

    L'amour est l'amour, la biologie elle prévoit des couples du même âge.

  • Amusant, ce commentaire décalé de deux ans. C'est peut-être le sujet qui veut cela ... C'est un bon commentaire et la phrase finale est en même temps belle et vraie. Mais, comme peut l'attester quelqu'un que je connais mieux que personne, l'amour entre des personnes d'âge très différent peut entraîner un désir de procréation, ne serait-ce que lorsque l'homme plus âgé, et déjà père, estime qu'il serait indigne de son amour de priver sa jeune femme de ce qui est un accomplissement pour elle.
    A cet égard, et parce que j'ai le témoignage de quelqu'un que je connais mieux que quiconque, la limite de bonne fécondité mentionnée pour l'homme me paraît quelque peu basse, car la personne à laquelle j'ai fait allusion plus haut a conçu (et cela sans aide médicale) des enfants à 63 et 65 ans. Sans vouloir ériger (?) ce cas particulier en règle générale, il ne me semble pourtant pas si rare, à la lecture de témoignages offerts par la presse générale.
    Mais enfin, pour en revenir à votre propos plus général, les réactions aux unions entre des gens d'âge très différents sont rarement aussi généreuses et ouvertes que les vôtres, et cela dans le monde entier. Les vieux réflexes persistent, aussi bien dans le public en général que dans les administrations qui ont à traiter d'elles. Les couples en question ne demandent pourtant qu'une chose: l'égalité avec les autres quant aux jugements que l'on porte sur eux, et non une réaction a priori qui véhiculent tous les clichés négatifs les plus éculés et les plus irrespectueux.

  • Il s'agit de cas très rares (en termes de proportions) et surtout très diffusés en termes de communication, car venant renforcer un vieux reliquat patriarcal... comparativement est ce qu'on parle autant de cette femme de 60 ans qui est tombé enceinte et a accouché naturellement aux états unis il y'a un an ou deux (et ss don d'ovocyte)?(et oui les femmes peuvent tomber enceinte jusu'à la ménopause, la moyenne de cette dernière étant à 51 ans , certaines en ont une tardive autour de 60 ans et peuvent dc procréer jusue là) ou encore de ces plusieurs de centaines de grossesses spontanées chez des quinquagènaires en France? ces sujets sont beaucoup plus tabous et pourtant ils existent tout autant mais ont communiquent beaucoup moins autour, c'est plus tabou et ça ne correspond pas à notre histoire culturelle.

    Et surtout dans ces cas là on parle beaucoup et à bon escient des risques et de l'inconscience médicale de vouloir procréer à ces âges là, et pourtant elles tombent bien enceintes naturellement...

    Je vous donnais la réalité scientifique de la fécondité pour 95 % d'hommes et de femmes, à partir du milieu de quarantaine c'est terminé pour les 2 sexes ou du moins médicalement il vaut mieux, mais à la cinquantaine c'est tout bonnement plus possible pour les 2 sexes en terme de réalité médicale tout simplement, ensuite ils résident quelques exceptions comme ces hommes et femmes qui procréent après ces "dates limites".

    C'est une réalité médicale , c'est même une réalité trop peu communiquée et qui engendre bcp de désillusions! et j'en connais un bon rayon: la fertilité masculine est mon métier et annoncer à des hommes éberlués que le temps a passé est encore plus difficile que si seulement ils avaient été informés de cette réalité, comme on le fait pour les femmes.

    Les praticiens intervenant sur la fertilité masculine sont tous unanimement en faveur de cette loi posant la limite à 52 ans et pour la majeure partie d'entre nous il s'agit là de l'extrême limite d'âge (avec plusieurs facteurs pris en compte)

    cette loi permettrait de mieux informer des réalités médicales et de clarifier la situation véritable de la fertilité masculine en communiquant dessus avec transparence.

    Voilà pourquoi j'ai répondu à ce billet on devrait plus informer les hommes sur les limites de leur fertilité, certaines désillusions sont cuisantes et cruelles, l'information pourrait grandement y pallier.

    Il existera tjrs des exceptions hommes et femmes pour faire des enfants à 50 ans mais ils représentent bcp trop peu en termes de statistiques pour en faire une norme et informer permet de mieux préparer les gens aux différentes étapes de la vie.
    Je souhaitais juste rectifier une information erronée qui contribue à rendre mon métier beaucoup plus difficile tout simplement.

    Les couples avec bcp de différence d'âge sont basés comme les autres sur l'amour et le respect par contre la réalité biologique posée par les écarts d'âge est une réalité, et elle est malheureusement incontournable.

  • Il s'agit de cas très rares (en termes de proportions) et surtout très diffusés en termes de communication, car venant renforcer un vieux reliquat patriarcal...

    Comparativement est ce qu'on parle autant de cette femme de 60 ans qui est tombé enceinte et a accouché naturellement aux états unis il y'a un an ou deux (et ss don d'ovocyte)?(et oui les femmes peuvent tomber enceinte jusu'à la ménopause, la moyenne de cette dernière étant à 51 ans , certaines en ont une tardive autour de 60 ans et peuvent dc procréer jusue là) ou encore de ces plusieurs de centaines de grossesses spontanées chez des quinquagènaires en France? ces sujets sont beaucoup plus tabous et pourtant ils existent tout autant mais ont communiquent beaucoup moins autour, c'est plus tabou et ça ne correspond pas à notre histoire culturelle.

    Et surtout dans ces cas là on parle beaucoup et à bon escient des risques et de l'inconscience médicale de vouloir procréer à ces âges là, et pourtant elles tombent bien enceintes naturellement...

    Je vous donnais la réalité scientifique de la fécondité pour 95 % d'hommes et de femmes, à partir du milieu de quarantaine c'est terminé pour les 2 sexes ou du moins médicalement il vaut mieux, mais à la cinquantaine c'est tout bonnement plus possible pour les 2 sexes en terme de réalité médicale tout simplement, ensuite ils résident quelques exceptions comme ces hommes et femmes qui procréent après ces "dates limites".C'est une réalité médicale , c'est même une réalité trop peu communiquée et qui engendre bcp de désillusions! et j'en connais un bon rayon: la fertilité masculine est mon métier et annoncer à des hommes éberlués que le temps a passé est encore plus difficile que si seulement ils avaient été informés de cette réalité, comme on le fait pour les femmes.

    Les praticiens intervenant sur la fertilité masculine sont tous unanimement en faveur de cette loi posant la limite à 52 ans et pour la majeure partie d'entre nous il s'agit là de l'extrême limite d'âge (avec plusieurs facteurs pris en compte)

    cette loi permettrait de mieux informer des réalités médicales et de clarifier la situation véritable de la fertilité masculine en communiquant dessus avec transparence.

    Voilà pourquoi j'ai répondu à ce billet on devrait plus informer les hommes sur les limites de leur fertilité, certaines désillusions sont cuisantes et cruelles, l'information pourrait grandement y pallier.

    Il existera tjrs des exceptions hommes et femmes pour faire des enfants à 50 ans mais ils représentent bcp trop peu en termes de statistiques pour en faire une norme et informer permet de mieux préparer les gens aux différentes étapes de la vie.Je souhaitais juste rectifier une information erronée qui contribue à rendre mon métier beaucoup plus difficile tout simplement.

    Les couples avec bcp de différence d'âge sont basés comme les autres sur l'amour et le respect par contre la réalité biologique posée par les écarts d'âge est une réalité, et elle est malheureusement incontournable.

    Il faut jauger ces couples seulement à l'aune de leur amour, car si on essaie de faire entrer des paramètres biologiues en compte, ils seraient malheureusement et simplement contre nature...(d'ailleurs dans la vie réelle et pas dans les journaux ces couples ue l'homme ou la femme soit plus âgée sont bien souvent sans enfants)

  • Excellents compléments d'information. Merci. Je ne me rendais simplement pas compte à quel point le cas de la personne que je connais mieux que quiconque était statistiquement rare. Je suis certain que, consciente du privilège biologique dont elle a joui, elle chérira encore plus, si c'est possible, son épouse et ses enfants.

  • Bonjour
    Je viens juste de découvrir votre blog sur ce sujet qui me parait de plus en plus d'actualité. J'ai parmi mes connaissances et amis de plus en plus de couples avec de grandes différences d'âge et cette année l'un d'eux m'a amenée à repenser ma conception du couple au point de vouloir écrire un roman sur l'éthique et les étiquettes de la relation amoureuse.
    Ce couple est exeptionnel à plus d'un titre et s'est longtemps caché de leur entourage en raison du jeune âge de l'homme ( 24 ans) et des 48 ans de madame, mère de deux enfants.
    Il se trouve que les circonstances leur permettent aujourd'hui de vivre librement leur union et bien qu'assez étonnée au début, j'observe que contrairement aux aprioris que j'avais, il ne vivent pas cette relation mère-fils souvent décrite: monsieur travaille et madame reste au foyer pour la bonne raison qu'elle souffre d'une maladie incurable qui l'invalide physiquement.

    Je me garderai de parler plus longuement de leurs rapports puisqu'ils feront l'objet de mon livre. Par contre,je voudrais savoir si parmi le lecteurs de votre blog certains qui vivent ce genre de situation exeptionnelle ou se voient contraints de s'en cacher accepteraient de m'envoyer leurs témoignages en expliquant très sincèrement ce qui d'après eux fait la force de leurs couple?

    En vous remerciant d'avoir lancé ce sujet en ligne et merci aussi à tous ceux qui ont fourni des information fort intéressantes dans leurs commentaires.

  • Bonjour
    Je viens juste de découvrir votre blog sur ce sujet qui me parait de plus en plus d'actualité. J'ai parmi mes connaissances et amis de plus en plus de couples avec de grandes différences d'âge et cette année l'un d'eux m'a amenée à repenser ma conception du couple au point de vouloir écrire un roman sur l'éthique et les étiquettes de la relation amoureuse.
    Ce couple est exeptionnel à plus d'un titre et s'est longtemps caché de leur entourage en raison du jeune âge de l'homme ( 24 ans) et des 48 ans de madame, mère de deux enfants.
    Il se trouve que les circonstances leur permettent aujourd'hui de vivre librement leur union et bien qu'assez étonnée au début, j'observe que contrairement aux aprioris que j'avais, il ne vivent pas cette relation mère-fils souvent décrite: monsieur travaille et madame reste au foyer pour la bonne raison qu'elle souffre d'une maladie incurable qui l'invalide physiquement.

    Je me garderai de parler plus longuement de leurs rapports puisqu'ils feront l'objet de mon livre. Par contre,je voudrais savoir si parmi le lecteurs de votre blog certains qui vivent ce genre de situation exeptionnelle ou se voient contraints de s'en cacher accepteraient de m'envoyer leurs témoignages en expliquant très sincèrement ce qui d'après eux fait la force de leurs couple?

    En vous remerciant d'avoir lancé ce sujet en ligne et merci aussi à tous ceux qui ont fourni des information fort intéressantes dans leurs commentaires.

  • @Melita
    Je connais certains aspects de la situation que vous évoquez et des réactions qu'elle peut entraîner, à ceci près que la différence d'âge est de 31 ans et que c'est l'homme qui est plus âgé, ce qui qui est beaucoup plus fréquent. Sont impliqués aussi 6 enfants en tout et une certaine différence culturelle.
    Un ami australien me disait, lorsque je lui ai posé la question du racisme dans ce pays, *les gens ne sont pas racistes avec ceux qu'ils connaissent." Les gens sont aussi mieux capables de comprendre la relation entre partenaires dissemblables lorsqu'ils les connaissent bien. Sinon prévalent tous les clichés possibles ramassés aussi bien dans les faits divers que dans les souvenirs d'une psychanalyse de rebut.
    Il ne faut donc pas s'attendre, en général, à ce que l'amour figure en bonne place dans les raisons que les spectateurs projettent sur la situation.
    Il m'est arrivé de faire une escale à Bankok lors d'un voyage d'étude vers l'Australie; un passager masculin n'a pu, sans y être invité du tout, s'empêcher de m'expliquer qu'il faisait un voyage de ce que l'on nomme "tourisme sexuel" par an, tout en faisant croire à son épouse restée en Italie que c'était "pour affaire". Il va de soi qu'il me considérait quasiment comme un compagnon de voyage engagé dans le même genre d'aventure que lui.
    On ne juge donc pas seulement en fonction de ce que l'on est soi-même, mais aussi, semble-t-il, en fonction de certains fantasmes que l'on tien en réserve dans son esprit et trouvent tout à coup l'occasion de s'incarner dans une personne ou un couple réel.
    Bonne chance pour votre entreprise.

Les commentaires sont fermés.