Climat: des scientifiques demandent une réforme du GIEC

Le Giec fait-il de la science ou de la politique? C’est ce que certains se demandent de plus en plus ouvertement. L’organisation mise en place par l’ONU pour étudier le réchauffement climatique fait l’objet de critiques grandissantes.

climat2.jpgOn sait que de nombreux chercheurs ont questionné certaines conclusions établies par le Giec. Le fait par exemple d’avoir délibérément modifié la courbe des températures à long terme pour obtenir le fameux effet en canne de hockey est un des étonnements majeurs, qui n’a jamais reçu d’explications.

Plus récemment, l’interception par des hackers de courriels dont certains recommandent de modifier des données pour les faire correspondre aux modèles souhaités a déclenché un tollé, au point où l’on parle de Climatgate. L’aveu du manque de contrôle sur les données de la fonte des glaciers de l’Himalaya a été une bavure de plus. L’estimation des pertes économique due au réchauffement fait également l’objet de contestation.

La Hollande a officiellement demandé des éclaircissements: 55% de ce pays a été placé à tort sous le niveau de la mer.
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Les conflits d’intérêt sont également mis en avant. Un certain nombre de chercheurs du Giec sont liés directement à l’industrie verte ou sont issus d’organisations et d’ONG liées à l’écologie.

Dans un article récent paru dans la célèbre revue scientifique Nature, et résumé dans la Tribune papier de ce jour, cinq chercheurs demandent la refonte du Giec, voire sa dissolution et son découpage en trois entités distinctes dont chacune serait dévolue à un aspect particulier du réchauffement. Cela pourrait éviter l’adhésion automatique à des modèles discutés. Un autre demande que soit garanti une plus grande indépendance à l’égard des ONG, lobbys et groupes de pression.

Les critiques et contestations contre le Giec s’amplifient donc et se précisent. Affaire à suivre.

 

 

PS: 577 jours de rétention pour les deux otages suisses en Libye.

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Catégories : Météo 4 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Réforme ou dissolution ? Pour toutes les autres sciences, il suffit de se faire publier dans les revues peer reviewed. Alors pourquoi faut-il un autre type de publications pour la climatologie ? Pourquoi ce qui marche très bien pour toutes les autres sciences serait insuffisant pour celle-ci ? Le GIEC est un organisme politique qui cherche à fédérer des scientifiques. Or seule la diversité permet à la science d'avancer. Le regroupement provoque forcément le développement d'idées préconçues. (le fameux "consensus")

  • A propos de la Hollande et des méthodes compilatoires du Giec, ces précisions parues dans Libération:

    "Haro sur le Giec, acte II. Après l'affaire des glaciers de l'Himalaya, voici venues les terres inondables néerlandaises. Hier, le Groupe ... Lire la suite l'article

    intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a admis avoir hâtivement estimé que 55% du territoire des Pays-Bas se trouvaient sous le niveau de la mer, précisant qu'il s'agit en fait des terres «risquant d'être inondées». Le gouvernement néerlandais avait annoncé le 5 février qu'il allait demander des «éclaircissements» aux experts après que ce chiffre, inexact selon La Haye, avait été révélé. Il figurait dans une phrase du quatrième rapport du groupe, publié en 2007, et qui avait déjà été critiqué pour avoir prévu que les glaciers de l'Himalaya auraient fondu «d'ici 2035, voire avant». Le Giec avait reconnu sur ce cas «une regrettable erreur». A propos des Pays-Bas, il refuse néanmoins d'endosser l'erreur, soulignant que ce chiffre de 55% lui a été fourni par un organe gouvernemental, l'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale, «que le Giec considère comme une source scientifique digne de confiance». Selon un porte-parole du ministère de l'Environnement, la rectification de ce chiffre avait été «mise plusieurs fois à l'ordre du jour», mais en vain. Il a aussi regretté «un non-respect de la procédure» par le Giec."

  • Une nouvelle qui date de quelques jour:
    Les Étasuniens ont lancé un satellite dont le but sera d'acquérir des données sur le Soleil.
    ... pour pouvoir connaitre l'effet du Soleil sur les variations climatiques.
    .
    Mieux vaut tard que jamais:
    On a fait un grand show au Danemark, sans même avoir commencé à connaitre la plus grande source d'énergie qui alimente l'atmosphère de notre planète.
    .
    Comme le GIEC a fait passer wson message, il ne sert plus à rien et on doit former une entité qui étudiera les causes sidérales des variations climatiques.

  • 121 tonnes d'équivalent CO2.....c'est ce que consomme par ans M, Pachauri, accessoirement président du GIEC, certes sur un siège éjectable en ce moment.

    Faite ce que je dis pas ce que je fais, voila le crédo du gourou indien du GIEC, 121 tonnes, env. 18 fois ce que consomme un Suisse et pourquoi me direz-vous pour aller toucher ses jetons de présence dans la centaines de conseils d'administrations auxquels il est convié...La télé conférence ça existe si jamais.

    Et ça prétend faire la pluie et le beau temps au sein du GIEC alors qu'il ne comprend strictement rien au climat. Le pognon qui est lié à cette escroquerie, ça oui, il le comprend.

    Il est temps M. Pachauri de retourner jouer au petit train, M. l'ingénieur en chemin de fer et laisser enfin les spécialiste du climat, qui n'ont pas les mains liées par la corruption du GIEC, faire leur travail.

    Juste pour mémoire et pour amener de l'eau au moulin de M. Claude Allegre qui disait que ces Messieurs du GIEC ont cinquante ans de retard sur la science du climat, je le confirme et même je le trouve plutôt gentil.

    Car voici deux exemples issus de l'esprit génial et intuitif de monstres de la science.

    L'idée que les éruptions solaires influencent le climat de notre Terre n'est pas nouvelle. Ainsi, en 1801, un astronome anglais, Sir William Herschel (le découvreur de la planète Uranus et du rayonnement infrarouge qu'il avait trouvé en plaçant un thermomètre derrière un prisme) avait remarqué que le prix du blé semblait directement contrôlé par le nombre de taches (éruptions) solaires qu'il observait avec son télescope (réf : Phil. Trans. Roy. Soc. London, 91, 265 (1801)). Il pensait que la couverture nuageuse était plus importante quand il y avait moins d'éruptions solaires et donc moins de blé, dont les prix montaient ! A noter, comme vous allez le voir, que William Herschel qui utilisait des moyens très réduits, avait un sens très profond de l'observation. Il avait déjà presque tout pressenti ! C'était un génie, sans doute bien meilleur que bien des climatologues d'aujourd'hui ! Voici exactement ce qu'il dit en 1801 ::“I am now much inclined to believe that openings [i.e., sunspots] with great shallows, ridges, nodules, and corrugations, instead of small indentations, may lead us to expect a copious emission of heat, and therefore mild seasons.” Autrement dit : "Je suis maintenant très enclin à penser que les taches (NDLR : les éruptions solaires) avec des bordures profondes, des nodules et des rayures, plutôt que de légères indentations, doivent nous conduire à attendre une copieuse émission de chaleur et donc à des saisons plus douces" . L'histoire raconte que la déclaration de William Herschel sur la corrélation entre le cours du blé et l'intensité des taches solaires, prononcée devant l'honorable Royal Society de Londres, déclencha une tempête de rires et qu'il fut contraint de quitter la salle sous les quolibets. Lord Brougham alla jusqu'à utiliser le qualificatif de "grand absurdity" pour qualifier cette hypothèse. Et pourtant, ce n'était pas du tout absurde comme allaient le montrer les recherches effectuées quelques 2 siècles plus tard.
    Pour leur part, plus récemment et en relation avec les observations de William Herschel, deux chercheurs Israéliens (Lev A. Pustilnik et Gregory Yom Din) ont vérifié, en 2003 et 2004, en utilisant des moyens modernes, cette frappante corrélation entre le prix du blé et la variation des cycles solaires entre 1249 et 1703. Plus extraordinaire encore, ils ont analysés les variations du prix du blé aux Etats Unis entre 1900 et 2000 et ils ont encore trouvé une excellente corrélation avec les cycles solaires (référence accessible) et les hausses et les baisses du marché du blé. Cet aspect de la phénologie (cad l'étude de l'influence du climat sur la croissance des végétaux, mise en vedette par Emmanuel Leroy Ladurie, en particulier) est très intéressant. Une aussi éclatante corrélation (qui n'est pas raison !) ne peut être due au hasard.

    Plus près de nous mais toujours dans la série de grands précurseurs ou visionnaires, je ne peux manquer de vous citer une phrase particulièrement prophétique due à l'Abbé Théophile Moreux . Elle figure à la page 64 de son oeuvre maîtresse, "Le Ciel et l'Univers" ( Gaston Doin et moreux, Paris 1928). L'Abbé T. Moreux (1867-1954) était, tout à la fois, un astronome remarquable (il a donné son nom à un cratère de la planète Mars et il était un spécialiste des taches solaires), un météorologue passionné et un vulgarisateur hors-pair. Outre un certain nombre d'articles scientifiques et quarante années de relevés météorologiques, il nous a laissé une centaine de livres de réflexions sur divers aspects de la science. L'Abbé Moreux est toujours honoré de nos jours et notamment dans la ville de Bourges où il a passé une grande partie de son existence et construit, successivement, deux observatoires. A noter que l'Abbé Moreux prit part à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale et qu'il fut arrêté par les Allemands. Un officier Allemand, astronome amateur, qui avait lu ses livres, le fit libérer in extremis.
    Voici ce que Théophile Moreux a écrit dans le livre cité plus haut.

    "...Tous ces phénomènes ( NDLR : résultant de l'activité solaire) ont une répercussion sur l'état d'ionisation de la haute atmosphère et retentissent sur notre climatologie. Les détails de cette action puissante nous échappent encore, mais les physiciens, n'en doutons pas, sauront un jour ou l'autre en démêler les lois, malgré quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu'il faut regarder plus haut." Théophile Moreux, 1928.

    C'était déjà une tentative d'explication assez prophétique. On se demande quels étaient, en 1927, les "quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu'il faut regarder plus haut" mais on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la situation actuelle....

    Donc ce n'est pas cinquante ans de retard, aux mieux 83 ans, au pire 209 ans.
    Et depuis 1997, les détails de cette action puissante sont connus.

    Il serait donc temps de faire enfin taire ceux qui regardent en bas et laisser la parole a ceux qui regardent en haut.

    Le bénéfice pour l'humanité des résultats de ces recherches serait immense, bien plus que la mise en place de restrictions criminelles pour les pays en développements.

    climat sceptique depuis 1989

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