Un naturopathe à l’hôpital

Une anecdote amusante. Hier matin je parlais avec l’nfirmière chef à propos des médicaments anti-douleurs.

hopital-576_478.jpgIl faut savoir qu’en principe le réveil d’une telle opération est très douloureux, et les jours qui suivent restent douloureux. La douleur provient d’une part des cicatricesà vif, et d’autre part de la posture gardée plusieurs heures sur la table d’op, en particulier dans le bas du dos.

Le plus souvent on fait une péridurale au milieu du dos, qui reste plusieurs jours. On a tenté de me la faire mais pour des raisons que j’ignore encore cela n’a pas marché. J’ai donc été sous calmants dès mon réveil. Plusieurs calmants différents.

L’infirmière me dit que cela se sert à rien de souffrir et même qu’en crispant le corps cela retarde la guérison. Ce que je conçois bien. Comme j’avais déjà pris plusieurs médicaments différents, elle m’en fait la remarque en rapport à la naturopathie qui réduit autant que possible la consommation de remèdes et propose des remèdes naturels.

Je lui répond que dans la mesure où j’ai fait ce choix de l’opération et que c’est un choix réfléchi, je dois jouer le jeu. Le personnel médical connaît son boulot et je ne viens pas pour lui opposer une résistance ou lui faire une leçon.

Elle acquiesce et me dit que cela avait soulevé une discussion avec ses collègues quand j’ai été hospitalisé. Plusieurs s’inquiétaient de mes réactions intellectuelles et de mon positionnement face aux médicaments. Elles craignaient que je ne fasse de la résistance.

Mais elle, elle avait très vite compris que ce ne serait pas le cas. Quand elle m’a fait passer la visite médicale d’admission, ma tension artérielle était parfaite et ma pulsation calme.

- Cela veut dire qu’avant de venir vous aviez bien digéré ce choix et que vous étiez en accord.

Ce qui était le cas, comme je m’en explique dans mon billet de mercredi.

Cela m’a d’ailleurs confirmé que mon corps était en accord avec ce choix.

Par contre, côté sonde naso-gastrique, c’est pas la joie ce soir.



PS: Pas la joie non plus pour les otages suisses retenus depuis 18 mois en Libye.

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Catégories : Santé 7 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Bonsoir John,
    Le naturopathe a pris le dessus sur le malade ou c'est le contraire?
    Amitié

  • John,

    Je vous souhaite bonne route pour la suite.

    Vous n'êtes pas en cause bien sûr, ni PS à qui je dédie ce documentaire sur le libre échange:

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&program=147789#program=147789;tab=loadprogram;vid=11573993

    mais je vais partir en voyage et donc bye bye pour plusieurs semaines. Sans regret, puisque ces blogs (pas le vôtre donc) sont devenus un merdier pas possible avec quelques trolls fascistes qui y prennent leurs aises, avec délations, intimidations, menaces, diffamations et calomnies. Rien que ça.

    C'est peut-être drôle un moment. Mais pas trop longtemps.

    "Il faut vivre comme on pense, sinon on finit par penser comme on a vécu."

    A+

  • Bonjour John, welcome back... Content de vous savoir en forme.
    L'expérience que j'ai du personnel soignant de l'hôpital est excellente. Je n'en dirais pas forcément toujours autant du personnel administratif, à qui il arrive de commettre de grosses boulettes. Genre :"ah j'ai oublié de vous envoyer le rendez-vous avec le médecin que vous deviez voir le 1er et il n'est pas disponible avant le 25? Pas grave, on va prolonger votre arrêt de travail jusqu'au 25..."
    Johann, c'est pas bien de partir comme ça, en laissant des messages chez les copains. Je vais tout de même vous répondre deux ou trois choses, sur ce doc très intéressant, que je viens de regarder.
    1) L'odeur des cochons est une infection, c'est sûr. Mon oncle en élevait 2 à 3000 dans le sud ouest de la France, et j'ai toujours l'odeur en mémoire. De même que la petite porcherie qui vient d'être démolie, sur la route de Douvaine... Alors 100 000 concentrés en un seul lieu, je n'ose pas imaginer.
    2) Les virus n'ont pas attendu l'industrialisation pour passer du porc à l'homme et vice versa. J'ai fait un exposé d'histoire au lycée, il y a 40 ans, pour expliquer comment un virus de grippe porcine amené par les conquistadores au Mexique (déjà !) y avait muté et tel un boomerang était revenu en Europe sous forme de... syphilis ! Avec un développement passionnant sur les noms attribués à la maladie en Europe, en fonction des guerres et des occupations qui la propageaient: mal espagnol en Italie, Mal de Naples en français, mal français en Angleterre, etc...
    3) Il est évident que l'exploitation porcine dans cette région du Mexique est excessive. Comme c'est le cas en Bretagne, où le gouvernement finalement, mais très tardivement, prend des mesures de protection de l'eau. La mondialisation des échanges n'est pas exempte de problèmes et d'inconvénients et celui-ci en est un de taille. Mais ce que je répète dans mes livres et dans mes films, c'est qu'il faut davantage de mondialisation pour en contrer les excès, à savoir la mise en place d'un pouvoir de régulation mondial, capable de rétablir les déséquilibres et de veiller au respect des intérêts minimaux des populations, qui dans la situation actuelle, ne peuvent pas être valablement protégés dans un cadre national. Les rivalités entre Etats bloquent en effet la machine, comme c'est le cas pour la finance.
    Les fameux trois pouvoirs doivent être assez puissants pour équilibrer le 4ème, devenu le plus puissant, qui lui est complètement international, l'argent. La seule façon pour que tout soit équilibré, c'est que les trois pouvoirs judiciaire, exécutif et législatif puissent s'étendre et se développer à l'échelle mondiale. De manière démocratique.

  • Bonjour John,

    Contente que tout se passe en harmonie. Preuve que le mental est important.

    Pour la sonde, je compatis :-) J'en connais un autre qui l'a arrachée (si!si!) ;-)
    Mais patience, chaque jour vous emmènera vers la guérison.

    Sympa l'attitude du personnel, qui semble respecter le fait que vous soyez aussi un professionnel.

    Bien à vous

    :-B

  • Bonjour John,

    Prisonnier de la sonde.... quelques jours à supporter, un mauvais moment à passer ensuite, l'oubli! L'infirmière m'avait dit: "Il ne souffre pas.." je comprends.. à présent le pourquoi avec ce(s) remède(s) de cheval pour ne pas "souffrir"!

    Bon rétablissement.

  • @ Johann:

    J'ai lu l'article sur le père privé de sa fille. Cela ressemble bien à une cabale et une histoire de fou de plus. Je verrai si j'en fais un billet. Pour e que vous disiez ailleurs à propos des métatases: il est probable qu'il n'y en ait pas, l'opération prise au début est faite de telle manière pour les éviter. C'est aussi pour cela qu'ils enlèvent un bon bout.

    Bon voyage et bon vent!

    @ Pascale:

    : oui, c'est bien que cela se passe ainsi. Il y a respect mutuel chacun dans ses compétences.

    @ Patoucha:

    Oui c'est ce que je me dis: patience et cela appartiendra au passé. Je pense ausi que j'ai maintenant le contrecop de l'opération. Normal. Confiance.

  • Sympathique travail, merci pour les conseils, et je suis pleinement d'accord avec vous... Permettez-moi d'insister, votre travail est bien bon, il me faut maintenant découvrir le reste de votre site... Je vais tenter de vous faire un peu de publicité auprès de mon entourage, vous l'méritez !

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