Travail domestique, république des juges et capitalisme triomphant

Je reprends dans ce nouveau billet un thème abordé dans celui que j’ai publié vendredi: Les hommes sont des taches. Il s’agit de la question des activités domestiques considérées ou non comme un travail.

balai3.jpgLe mot travail a bien des définitions. Je passe sur son étymologie romaine: tripallium, instrument de torture utilisé contre les esclaves...

Son sens courant est associé à la production de biens ou de services, dans une activité salariée dépendante ou indépendante. La finalité du travail est de générer un produit qui se vend.

Pour moi je reste très perplexe quand à son utilisation dans les activités domestiques. Il n'y a pas de produit qui se vend - à moins de considérer les enfants comme un produit ou la vaisselle comme un service qui se vend.

La confusion entre une activité au service de la famille et une autre activité de production de produits est assez étrange. Je connais la revendication féministe sur ce point, certaines allant jusqu'à demander un salaire pour cette activité domestique. Mais où est le produit qui se vend? Et dans un couple, si l'un des deux seulement travaille, le salaire de l'autre sert l'ensemble de la famille? La personne qui ne travaille pas dans le sens de faire un produit vendable, n'est-elle pas rémunérée par le salaire de l'autre? Demander une valorisation marchande de l’activité domestique n’est-il pas une dérive capitaliste?

L’argument psychologique qui consiste à dire que les activités domestiques sont dénigrées est un bien mauvais argument. En quoi s’occuper de sa famille et de sa maison serait-il dévalorisant? Ce sont les féministes des années 70 qui ont dénigré cette activité. Et celles des années 2000 s’appuient sur cette idée pour en demander une revalorisation marchande. Le système tourne en rond sur lui-même.
aspirateur1.jpg
Au plan pénal, les association féministes font un insistant lobbying pour judiciariser la vie du couple. En définissant la violence conjugale d’une manière extensive elle jette la suspicion sur le moindre comportement de l’homme. Pour mémoire, les critères de violence conjugale tels qu’on les trouve dans l’enquête de l’ENVEFF de 2000 incluent la critique sur le mode vestimentaire, le fait d’avoir au moins une fois avoir été suivie par un homme, ou encore:

«le conjoint " a exigé de savoir avec qui vous étiez ", " n’a pas tenu compte de vos opinions " et " a fait des remarques désagréables sur votre apparence physique " et où plusieurs fois il " a critiqué ce que vous faisiez. "

Au plan économique, le féminisme pousse à une marchandisation de plus en plus vaste de la vie quotidienne. Le féminisme est un très bon soutien du capitalisme, introduit dans les actes les plus privés.

Le féminisme actuel, (pas celui - légitime - de l’égalité des droits et de valeurs) c'est la fin de la vie privée et le triomphe de la république des juges et du capitalisme marchand, c’est mettre le regard du juge et la négociation marchande au-dessus de l'amour.

 

 

PS: Les otages suisses de Kadhafi aimeraient bien donner un coup de balai sur ces 16 mois de rétention. Mais la justice libyienne ne s'embarrasse pas de Droit, seulement de vengeance au service du "guide suprême"...

désert--.jpg

Catégories : société 18 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Pourriez-vous me dire la différence - hormis le fait que dans un cas il ne se vend pas - entre un repas confectionné pour la famille et un repas préparé dans un restaurant, entre laver le linge à la maison et dans une buanderie, etc.?

    Dans chaque cas il y a un service identique dans sa nature. Qu'il fasse l'objet d'un échange marchand ou non n'est finalement qu'anecdotique. Dans les deux cas, il y a bien service et donc travail.

    Ce n'est pas le féminisme qui est responsable de l'évolution vers la rémunération de service auparavant gratuits, mais la société marchande dont le but est de tout transformer en services payants de manière à réaliser des profits. C'est aussi cette société marchande (et capitaliste) qui a poussé les femmes vers des emplois. La seule question est dans les couples dont les deux travaillent comment sont répartis les tâches ménagères. Je suis persuadé que dans la majorité des couples cette répartition est très inégale.

  • Le repassage, la lessive, la préparation des repas, l'éducation des enfants, etc., sont bien des services qui se "vendent" en dehors du foyer. A moins de penser que ceux qui travaillent dans les restaurants, pressing, crèches, écoles le font bénévolement.

    En outre il y a peu de valeur ajoutée à la société qui puisse se comparer à ceux qui se dévouent à l'éducation de leurs enfants et en font des citoyens et travailleurs performants. Bien sûr cela n'est pas "mesurable". Reste qu'il s'agit d'un temps investi qui se trouve être diablement productif pour l'Etat qui en récoltera plus tard les fruits sous forme d'impôts et de côtisations. Sans oublier que ceux qui font des enfants sont aussi ceux qui oeuvrent pour le financement de notre vieillesse. Le fait est que chaque travailleur aujourd'hui loue sa "force" de travail. Evidemment que les parents n'éduquent pas leurs enfants pour l'Etat mais par amour. Reste que ne pas reconnaître cette valeur productive n'a pas de sens.

    On peut bien sûr s'énerver contre le côté capitaliste de la chose, disserter sur la valeur non monétaire de l'amour. Reste que vivre d'amour, de dévouement et d'eau fraîche est quelque peu difficile dans notre société. J'imagine que dans vos activités de coaching vous nouez aussi des liens avec les gens qui sont au-delà de la simple valeur marchande. Mais vous avez besoin comme tout le monde de manger.

    Celle ou celui qui n'a pas, ou peu, exercé d'activité professionnelle pour se consacrer au soin de sa famille et se retrouve veuf/veuve à 50ans avec des enfants à charge risque de tomber dans une précarité extrême. A moins évidemment que le salaire du/de la défunte ait été tel qu'il permette à lui seul de mettre sa famille à l'abri du besoin en cas de malheur, ce qui reste très rare.

    Enfin, au-delà de la valorisation marchande du travail domestique il y a la question de l'absence total de soutien aux familles. Combien de personnes (en majorité des femmes) s'arrêtent de travailler après la naissance des enfants en prenant en compte qu'avec l'absence de spliting, le coût des crèches et autres substituts éducatifs, le fait de travailler en extérieur finit par être très peu avantageux à court terme?

    De même il ne me semble pas qu'avant le féminisme des années 70 on trouvait une reconnaissance et une valorisation du travail domestique sur le marché du travail, qui demande pourtant un réel savoir faire ne serait-ce qu'en terme d'organisation. Aujourd'hui ce sont ces mêmes féministes qui travaillent à cet effet pour que ce travail soit pris en compte comme années d'expérience en cas de réinsertion.

    Un bon exemple de cette question de valorisation a été donné par Christine Delphy en se basant sur la prise en compte des pratiques d'auto-consommation dans le monde agricole. En prenant l'exemple de l'auto-consommation du cochon, Delphy explique que ne sont prises en compte dans la comptabilité nationale française que les activités de transformations du cochon qui ne relèvent pas du dit travail ménager. Alors même que, comme elle le fait remarquer, on mange rarement du cochon cru. La société fait donc bien une différence de valeur productive au sein même de ce qui est produit et consommé dans la sphère privée.

  • "Reste qu'il s'agit d'un temps investi "

    Sans aucun doute! Où l'on ne compte ni son temps, ni ses efforts.

    Maintenant devinons pourquoi certaines personnes choisissent de ne pas avoir d'enfants... ou font tout reposer sur les femmes!

    Quant au travail obligatoire et non rémunéré, n'est-ce pas une définition possible de l'esclavage?


    "et se retrouve veuf/veuve à 50ans"

    Ou bien plus souvent larguée par le mari qui s'envoie en l'air avec une jeunette. (Bon mais à 50 ans, généralement les enfants sont majeurs...)

  • Bonsoir Audrey

    "Aujourd'hui ce sont ces mêmes féministes qui travaillent à cet effet pour que ce travail soit pris en compte comme années d'expérience en cas de réinsertion"

    il faudrait que les années d'expérience alors soient toujours prise en compte dans le travail rénuméré ce qui est loin d'être le cas.

    "Combien de personnes (en majorité des femmes) s'arrêtent de travailler après la naissance des enfants en prenant en compte qu'avec l'absence de spliting, le coût des crèches et autres substituts éducatifs, le fait de travailler en extérieur finit par être très peu avantageux à court terme?"

    tout à fait vrai, la femme de mon covoitureur, a fait le calcul.

    "Celle ou celui qui n'a pas, ou peu, exercé d'activité professionnelle pour se consacrer au soin de sa famille et se retrouve veuf/veuve à 50ans avec des enfants à charge risque de tomber dans une précarité extrême. "

    il y a une pension qui est égale à la moitié de la retraite qu'aurait touché le mari, qui est versé à 55 ans, à part ça rien !!!

    Johann

    "La seule question est dans les couples dont les deux travaillent comment sont répartis les tâches ménagères. Je suis persuadé que dans la majorité des couples cette répartition est très inégale."

    que dans un couple, la répartition de toutes les taches inhérentes au foyer est très inégale, ça reste franchement à prouver.

    parce que ne parler que des taches ménagéres est une façon de voir les choses assez malhonnête. mais l'honnêté des personnes qui fonts les enquêtes ne les embarasse peut-être pas beaucoup. en réalité les conclusions quelles fonts de leur enquêtes doivent correspondre à un message quelles veulent faire passer avant que l'enquête soit faite !!!

  • Dans le poste précédent, quelqu'un a laissé le commentaire que c'est comme "boire ou conduire il faut choisir" ou encore patoucha qui cite qu'il ne faudrait pas faire une société d'assistés en parlant de l'aide aux familles.

    A l'heure actuelle, il me semble que c'est à la société de déterminer le choix: "aider les famille ou partir vers une société sans enfants" favorisant uniquement le travail.
    Pour le reste; même s'il existe effectivement une tendance actuelle à la culpabilisation masculine, cela ne doit pas masquer le fait qu'homme ou femme en pleine possession de ses moyens a besoin de se sentir avoir une place active dans la société. Celui qui reste à la maison peut vite ressentir un sentiment d'exclusion. Celui qui assume de gagner la croûte familiale est quand à lui facilement stressé par l'ambiance actuelle dans le travail qui est toujours plus exigeante.
    Chacun des deux est frustré. Il me semble en tous les cas logique que la solidarité familiale devrait faire que l'argent gagné à l'extérieur appartient autant à l'un qu'à l'autre. Puisque chacun prend une part indispensable à l'ensemble. Ceci sans parler d'un salaire sous la forme employeur /employé car là, on sort de cette cohérence familiale.

    A mon sens ce problème est détaché (ou devrait l'être) des conflits masculin/ féminin.

  • "(Bon mais à 50 ans, généralement les enfants sont majeurs...)"

    Avec le recul de l'âge au moment du premier enfant c'est de moins en moins sûr. Ce n'est plus une rareté d'avoir un enfant vers 35-38, voire 40 ans (notamment pour le/la cadet-te. Sans compter que les parents ont le devoir d'entretenir leurs enfants jusqu'à 25 ans si celui-ci est en étude.

  • @ Audrey et Johann:

    En effet un repas préparé dans un restaurant est un produit que l'on vend. Mais je ne saurais en faire un lien d'équivalence avec ce qui se fait à la maison. Le fait que les actes soient les mêmes ne les rend pas équivalent sur le plan marchand. L'intention, l'objectif diffèrent. Dans la famille cela fait partie d'un ensemble d'activités indispensable à la satisfaction des besoins primaires et dont la valeur est fondée sur la bienveillance mutuelle.

    Si j'aide une personne âgée à porter ses sacs, je fais ce qu'un aide familial fait aussi en se faisant payer. Pourtant je ne me fais pas payer. Idem si je vais faire des courses pour un voisin malade, je ne me fais pas payer. Si j'écoute ma compagne quand elle vit un stress qui la déstabilise, je fais le travail d'un thérapeute ou d'un coach, pourtant je ne me fais pas payer.

    Pourquoi? Parce que, même si on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, il y a des valeurs d'amitié, de solidarité et d'amour plus fondamentales que les valeurs marchandes.

    Je pense qu'il faut garder le domaine privé hors d'une trop grande marchandisation. Sans quoi, on va aller vers des situations assez amusantes voire délirantes.

    - La valeur du partage dans l'activité domestique doit être fixée selon chaque activité: taux de rétribution horaire d'un cuisinier, pris du nettoyage dans un self, prix d'une femme de ménage, etc.

    - S'il s'agit de bricolage, il faut évaluer le prix horaire d'une personne de métier. Remplacer une prise électrique, compte tenu du déplacement de l'électricien: entre 80.- et 120.-. Pendant que l'un remplace la prise, l'autre doit faire 3 ou 4 heure de repassage pour que la valeur marchande soit équivalente.

    - Il faudra mettre le couple au pointage pour évaluer les heures de chacun, avec une évaluation du temps moyen d'une activité pour éviter que l'un ou l'autre "flemme" pendant son temps de travail.

    - Le salaire du conjoint qui s'occupe de la maison et des enfants est versé par qui? Si c'est par le salaire du conjoint qui travaille, cela ne change rien à la majorité des situations. D'ailleurs, je rejoins aoki: le salaire du conjoint qui travaille doit appartenir aux deux. Mais si le salaire est versé par l'Etat, d'où viendra l'argent? D'impôts supplémentaires, qui appauvriront de toutes façons le couple? D'une TVA supplémentaire, qui renchérira encore la vie du couple? Des entreprises, dont ce ne serait en aucun cas le rôle? Et si l'Etat verse un salaire, en cas de revendication pour une augmentation, les personnes à la maison feront la grève des activités ménagères au détriment de la famille? Et comme l'Etat serait l'employeur, il aura le droit de s'immiscer dans la famille pour vérifier si l'activité domestique est réellement remplie pour justifier le salaire, comme dans toute entreprise?

    Bonjour l'ambiance...

    - Si je conduis ma compagne à une exposition ou au travail, je lui demande le prix du taxi?

    - Et si, dans un rapport sexuel, l'un a plus envie que l'autre et a plus de plaisir, l'autre lui fait payer à quel tarif sa prestation vu qu'il n'y a pas égalité de désir et de plaisir?

    )

  • Bout sauté:

    S'il n'y a pas une motivation de coeur plus importante que la valeur comptable, je ne donne pas cher du couple.

    Mais peut-être est-ce une bonne manière de diminuer la surpopulation mondiale...

  • "Mais si le salaire est versé par l'Etat, d'où viendra l'argent? D'impôts supplémentaires, qui appauvriront de toutes façons le couple? D'une TVA supplémentaire, qui renchérira encore la vie du couple? Des entreprises, dont ce ne serait en aucun cas le rôle?"

    Vous conviendrez comme moi qu'entre porter le sac d'une mamy un jour dans la rue pendant 10 min et s'occuper d'un parent grabataire quotidiennement il y a un certain monde qui fait toute la différence entre le fait
    de rendre service à l'occasion et d'effectuer bénévolement la charge d'un vrai travail. Ceux qui ne trouvent pas de place pour leurs parents trop âgés connaissent bien ce problème. Cela ne les empêche pas d'aimer leurs parents, reste que dans cette affaire l'Etat fait des économies mal placées. En 2003 une étude (http://www.egalite.ch/creche-rentable.html) a pu prouver qu'au contraire de représenter un coût, les crèches étaient économiquement bénéfiques à la société. A se demander pourquoi les partis de droite continuent à nous bassiner avec le manque de moyens et sortent nos cosettes nationales que sont les PME pour faire pleurer dans les chaumières.

    Depuis Keynes on sait quand même que les dépenses publiques sont rarement de l'argent perdu. En offrant une simple prime aux revenus modestes qui désireraient bénéficier d'aide domestique pour pouvoir continuer à travailler (ou en introduisant le spliting comme cela a été fait récemment à Genève), on créerait non seulement des emplois, mais qui plus est on permettrait à de nombreuses personnes de rester dans l'activité économique. On augmenterait donc d'autant les recettes fiscales et la consommation, avec des réactions en chaîne plus que prévisibles.

    Accessoirement on permettrait aussi que les enfants de parents qui triment parfois jusqu'à tard le soir pour joindre les deux bouts ne soient pas laissés à eux-mêmes. Gageons qu'il s'agirait certainement d'une mesure bénéfique pour réduire le décrochage scolaire et les incivilités qui font perdre beaucoup d'argent à terme à la société.

    Enfin on fait beaucoup moins de chichis lorsqu'il est question de débloquer des sommes folles pour quelques habitants à Vésenaz, pendant que les habitants de la rue des deux-ponts peuvent continuer à suffoquer dans leur coin. L'argent apparemment est donc là, la question est de savoir comment on veut l'utiliser comme le disait Aoki.

    Ce qui est une bonne manière de diminuer la surpopulation mondiale c'est de croire qu'on fait des enfants comme cela, sans aucun calcul économique. Pratique qui a peut-être cours chez quelques personnes, mais qui ne se retrouve malheureusement pas dans la majorité de la population qui n'a peut-être pas les moyens, et d'autant moins à Genève quand on connaît les prix de l'immobilier, d'élever 3 enfants avec un unique salaire de 5000 francs bruts. A noter que ce sont généralement les mêmes qui refusent la participation de l'Etat au nom du dévouement et de l'amour qui fustigent ceux qui ne savent pas prendre économiquement la responsabilité de leur amour. Je ne dis pas cela pour vous, je ne connais pas votre position là-dessus, mais je crois qu'il faut sérieusement envisager cette phrase:"S'il n'y a pas une motivation de coeur plus importante que la valeur comptable" d'une façon un peu plus pragmatique.

    Je crois que nous sommes tous d'accord pour dire que l'amour n'a pas de prix. Ensuite il y a la réalité matérielle.

  • Bonsoir Johan

    "Ou bien plus souvent larguée par le mari qui s'envoie en l'air avec une jeunette."

    cas de figure peu courant quand même. la réalité des divorces c'est qu'ils sonts en majorité demandés par les femmes, et la cause principale c'est quand même le désapointement, elles ne supportent pas le quotidien sans la romance.

  • Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes:

    http://www.rmc.fr/edito/talk/95080/les-couples-impliques-dans-les-taches-menageres-feraient-plus-souvent-lamour/


    "cas de figure peu courant quand même."

    Très courant dans les couples que je connais, enfin connaissait... vu que ces couples ont éclaté... Et je ne connais aucun cas où c'est la femme qui est partie...

    Il y a aussi des cas célèbres, tenez le dernier en date Eric Baisons...
    Mais c'est vrai, il y a un contre exemple célèbre aussi, Nicolas le Petit, mais là c'est pas étonnant. D'autres exemples?


    A propos de travail rémunéré et travail bénévole, il y a l'exemple de ces blogs... A ma connaissance, il n'y en a qu'un qui soit rémunéré directement: JFM. (Les partis, je ne sais pas.) Prenons un exemple: hl: il consacre un temps faramineux à enrichir ses blogs de ses commentaires, et rien! Pas de rémunération de la part de la TdG alors que le trafic suscité est tout bénéfice pour elle. Mais bon, peut-être qu'hl va me répliquer que ce n'est pas du "travail"...

    J'espère pour lui qu'il y a quand même quelques retombées. Tout travail mérite salaire, sous une forme ou une autre.

  • Rebonsoir Johan

    ""cas de figure peu courant quand même."

    Très courant dans les couples que je connais, enfin connaissait... vu que ces couples ont éclaté... Et je ne connais aucun cas où c'est la femme qui est partie...
    Il y a aussi des cas célèbres, tenez le dernier en date Eric Baisons...
    Mais c'est vrai, il y a un contre exemple célèbre aussi, Nicolas le Petit, mais là c'est pas étonnant. D'autres exemples?

    bien sur d'une femme qui a cotoyé beaucoup de femmes divorcées.

    "Divorce
    D'après la sociologue française, Evelyne Sullerot, féministe delà première heure, mais reconvertie après la fondation de l'organisme Retravailler où elle a reçu plus de 500 000 femmes, dont beaucoup étaient divorcées,
    «Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation... Et pourquoi la demandent-elles ? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement... Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance : je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie...
    s'exclame la
    Vous n'êtes pas tendre envers les femmes, journaliste.
    Non. Je crois qu'elles n'ont pas très bien géré la formidable liberté qui leur avait été donnée. Je pense que tout cela est rattrapable. Mais je voudrais leur dire qu'elles ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. »

  • @ Johann:

    En effet je passe du temps sur mon blog, entre une et deux heures par jour. Pour moi c'est autre chose qu'un travail: une prise d'existence. Je suis payé par la chance d'avoir une audience qui m'étonne de mois en mois. Il y a un peu de réparation d'un passé récent dans cela.

    Etre autant lu et commenté est un cadeau, même quand les désaccords sont vifs. C'est normal. Mon "travail" est de respecter les gens et d'être authentique. C'est donc en effet un investissement réel, pas un simple passe-temps. Il n'y a pas - pas encore? - de "retombées" professionnelles, pas exemple. J'ai une pudeur à me vendre. Mais il y a une retombée en écoute et en interaction, et cela est loin d'être négligeable.

    Je suis conscient qu'en générant du trafic cela génère des retombées publicitaires pour la TdG (les pubs qui apparaissent en haut de la liste des blogs doivent être indexées au volume de visites). J'espère que ma persévérance m'ouvrira un jour d'autres portes.

    @ Audrey:

    Je vais y réfléchir. Je serai moins disponible pendant quelques jours, cause santé, mais j'essaierai de venir quand je pourrai. Les billets de demain sont programmés d'avance, pendant que je serai dans une autre histoire.

  • "J'espère que ma persévérance m'ouvrira un jour d'autres portes."

    C'est tout le mal que je vous souhaite.


    "cause santé"

    Mes voeux de rétablissement rapide.


    «Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation..."

    Désolé, je n'y crois pas. Dans les cas que je connais, le mari se barrait, laissant la femme seule et se satisfaisant très bien de ne pas officialiser la séparation (pas de pension alimentaire, par exemple). Les femmes espéraient dans tous les cas que leur mari reviendrait (voilà pour le côté romantique) et quand finalement elles comprenaient qu'elles s'étaient faites des illusions, alors oui, elles ont demandé le divorce. Comme quoi ces hommes ce sont comportés comme des lâches incapables de prendre leurs responsabilités.

  • Bonjour Johan

    "«Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation..."
    Désolé, je n'y crois pas.

    "65 % à 85 % des demandes de divorce sont faites par les femmes"
    "la sociologue féministe française, Évelyne Sullerot, pointe le " désappointement " des femmes face à leur couple comme principale cause des demandes de divorce par les femmes, cause hautement subjective"

    http://www.philo5.com/Textes-references/DallaireYvon_ReactionAuRapportPB-IB-MCP_030811.htm

  • suite

    "D’après la sociologue française, Evelyne Sullerot (2), féministe de la première heure, mais reconvertie après la fondation de l’organisme Retravailler où elle a reçu plus de 500 000 femmes, dont beaucoup étaient divorcées,
    « Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation… Et pourquoi la demandent-elles ? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement… Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance : je m’ennuie, donc je veux refaire ma vie…
    Vous n’êtes pas tendre envers les femmes… s’exclame la journaliste."

    http://laviedeperes.over-blog.com/article-18606917.html

  • suite

    "D'autant que les femmes auraient tendance à plaquer leurs compagnons pour des motifs puérils. N'oublions pas non plus que ce sont les femmes qui, trois fois sur quatre, demandent la séparation. Diverses études montrent que la cause numéro un est... le désappointement. Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance. "Je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie."

    http://www.immigrer-contact.com/main.php?action=tribune&option=lecture&mpseudo=yannt&tid=10&t=Les_hommes_du_Qu%C3%A9bec_en_ont_assez!

  • suite

    "Encore les pères qui trinquent? Oui... Je suis depuis plusieurs ann&eacutte;es assez attentivement les pères après rupture ¬ il y en a des milliers qui ont créé des associations. Et je vois chaque années que les suicides d'après divorce ne sont que des suicides d'hommes. Le divorce semble pour eux bien plus difficile, principalement, quand des enfants sont en jeu. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation... Et pourquoi la demandent-elles? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement... Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance. Je m'en suis aperçue aussi quand j'ai fondé un organisme qui s'appelle Retravailler où j'ai reçu 500 000 femmes ¬ dont beaucoup de divorcées. Ces dernières années, très souvent, elles disent: «Je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie...» "

    "Les méfaits du divorce seraient davantage liés à l'absence du père qu'à la séparation des parents? Disons que l'adolescent vit une pé;riode «border line», où il change de personnalité . L'existence du référent paternel est alors importante, même si ce père n'est pas là tous les jours. Car il continue d'incarner un peu le bien, le mal, l'interdit. On le voit chez les garçons ¬ plus touchés ¬ car ils vont toujours outrepasser la ligne, y aller de plus en plus fort. Comme s'ils pouvaient inciter, par leurs débordements, le père à revenir leur fixer les limites. Outre la problématique du divorce, nous arrivons aussi au moment où beaucoup d'enfants nés de femmes seules arrivent à l'adolescence. Les garçons surtout, souvent couvés par cette mère, ruent dans les brancards et ne demandent qu'à ficher le camp, ne plus entendre parler de ce duo familial. Les filles ont tendance à reproduire le modèle maternel et à rater leur couple, faute de confiance en l'homme. "

    "Les garçons surtout, souvent couvés par cette mère, "

    "L'existence du référent paternel est alors importante, même si ce père n'est pas là tous les jours. Car il continue d'incarner un peu le bien, le mal, l'interdit. On le voit chez les garçons ¬ plus touchés ¬ car ils vont toujours outrepasser la ligne, y aller de plus en plus fort. Comme s'ils pouvaient inciter, par leurs débordements, le père à revenir leur fixer les limites."

    à méditer

    http://www.fredi.org/index.php/Quelques-pistes/Une-idee-dans-l-air-depuis-10-ans.html

Les commentaires sont fermés.