28 novembre 2009

Anne-Catherine Menétrey et la violence dans le couple


Très beau témoignage de la députée verte vaudoise dans une interview réalisée par Muriel Jarp et publiée dans Le Matin du 28 novembre.


borderline1.jpgBeau parce que sensible, lucide, tendre presque à l’égard de ce compagnon de 25 ans, qui lui a apporté bonheur et souffrance.

«- La problématique du borderline, c'est sa vulnérabilité. Il est très narcissique. Quelques mots suffisent pour que l'humiliation soit très profonde.

- Mais vous tentez de l'excuser?

- Non, ça ne l'excuse en rien. C'était juste un mécanisme d'autodéfense. Si je réussissais à comprendre ce qui déclenchait cette violence, alors je serais capable de la prévenir. Alors je faisais attention.»

Elle a connu la violence imprévisible, les coups parfois, tout en étant fascinée par cet homme:

«- Qu'est-ce qui vous a fascinée chez lui?

- Sa grande avidité, son immense curiosité. Il voulait tout voir, tout comprendre. La nature, les gens, tout ce qui l'entourait. Je pense que les gens qui souffrent de ces troubles développent des ressources incroyables, une sensibilité nouvelle.»
borderline2).jpg
- Pourtant, on a l'impression d'une certaine froideur. Il avait peu de gestes de tendresse envers vous.

- Notre relation était très forte. Sexuellement aussi, ça marchait très bien. C'était un homme très beau, vraiment séduisant. Mais, lorsqu'il était en dépression, il devenait tout raide, incapable de tendresse. C'était impossible de le prendre dans mes bras, il aurait eu l'impression de se retrouver dans une toile d'araignée, phagocyté.»


Suivent les questions: pourquoi être restée si longtemps dans une relation largement pathologique? Pourquoi cette culpabilité à son égard? Elle expose aussi avec compassion la souffrance de cet être aimé. Elle en témoigne dans un livre: «Borderline - A un compagnon disparu», Ed. d'En Bas»

Je me suis senti interpellé par ce témoignage, puisque l’ex-compagne qui m’a accusé faussement a été diagnostiquée borderline. Pourtant rien n’était visible. Elle n’avait pas d’antécédents psychiatriques, pas de médicaments, pas de comportement visiblement pathologique. J’ai encore des doutes sur le diagnostic, sachant de plus, selon une de ses amies, qu’elle voulait se venger d’un litige financier contre moi qu‘elle avait perdu. En même temps, pour aller aussi loin qu’elle est allée, sa maladie est plausible. Et à la lecture de cet interview je comprends un peu plus que cette pathologie est déroutante.

Je m’y suis un peu intéressé depuis. J’ai pensé à ce que des femmes et des hommes m’ont décrit en parlant de leur vie. J’ai aussi observé autour de moi: j’ai vu plusieurs couples où l’un ou l’autre des partenaires pourrait être borderline.

N’ayant pas le goût à voir la pathologie partout, je reste prudent. Mais un tel témoignage peut aider certains et certaines à comprendre les dysfonctionnements de leur couple, la violence, l’impossibilité d’une communication équilibrée. A comprendre comment un homme ou une femme en vient à la violence, aux coups, au mensonge, à la déstructuration.

Ce livre fera partie de mes lectures de Noël.



PS: Pas de pathologie visible chez Kadhafi: seulement du terrorisme d’Etat contre les deux otages suisses retenus depuis 16 mois...

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22:53 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : borderline, anne-catherine menétrey, violence conjugale, psychiatrie | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

J'imagine que vous le connaissez déjà, mais je me permets de proposer un site bien documenté sur le trouble borderline: http://www.aapel.org/bdp/borderline.html.

Écrit par : Audrey | 29 novembre 2009

Une maison pour hommes (battus) en Argovie. Témoignage (en allemand):
http://www.nzz.ch/nachrichten/schweiz/die_meisten_frauen_sind_gut_aber_es_gibt_ausnahmen_1.4078255.html

Écrit par : benpal | 29 novembre 2009

@benpal
merci pour ce lien. Pas plus tard qu'hier une féministe outrancière prétendait haut et fort que ce n'était pas vrai et que les femmes sont toujours des victimes.

Écrit par : Hypolithe | 29 novembre 2009

@ benpal:

Excellent lien. La traduction Reverso est aléatoire mais suffisante pour comprendre. Voilà une violence systématique, répétée, et pour l'homme le déni de la société. Il ne faut pas s'étonner que relativement peu d'hommes déposent plainte.

@ Audrey:

Oui je connaissais ce lien pour les borderline. Un peu touffu, parfois contradictoire, mais j'y ai trouvé des pistes utiles.

Écrit par : hommelibre | 29 novembre 2009

Borderline… borderline… voilà un nouveau qualificatif qui servira à rabaisser l’autre…
Après l’usage du pervers narcissique, ça fait CLASSE…

Ne rentrons pas trop dans la vulgarisation des termes scientifiques servant à détruire l’image de quelqu’un ! La psychologie n’est qu’une science inexacte après tout. Ce siècle bat tous les records de dépressions et de suicides…
La définition du trouble de personnalité limite est appelée à subir certaines modifications dans le futur avec l’acquisition d’une plus grande compréhension qu’on tirera des recherches. Elle se transformera probablement dans le DSM-V prévu pour l’an 2010 en diagnostic établi par dimensions en continuité avec la personnalité normale. On tentera aussi d’utiliser la recherche en biologie moléculaire, en génétique comportementale pour déterminer le nombre de traits primaires à la base des variables comportementales plus fines.
Bien cordialement,

Écrit par : CLVDP | 30 novembre 2009

Attention ! Le lundi 7 décembre, sur M6 à 20h40, dans "Générations famille", "Violence dans le couple, comment s'y opposer, comment en sortir ?". Dans la notice de présentation, il n'est question que de femmes victimes...

http://www.m6.fr/emission-generations_famille/emission-07122009-emission-60496.html

Écrit par : Antisthène | 01 décembre 2009

Bonjour antisthéne

merçi pour le lien, il me semble qu'il y aura marie france Hirigoyen
la spécialiste des PN, je pense que la violence conjugale où les deux partenaires sonts co-auteurs et co-créateurs de la violence dans le couple sera
complétement passé sous silence. en plus la nouvelle mode actuellement c'est la violence psychologique, (bientôt une nouvelle loi, qui promet de belles dérives, quand on connait le pourcentage de fausses accusations), le but à mon avis est de faire croire que ce type de violences, est le fait de PN suffisament malins pour ne pas passer à la violence physique, mais on sait quand même ce qu'il en est, un excellent billet d'hommelibre nous a récemment éclairé sur le sujet.

de mon coté je pense que le nombre de PN n'est pas prés de baisser, vu les problémes éducatifs actuels.

"L’éducation peut jouer un rôle très important, en permettant aux individus de prendre une mesure des effets dramatiques que la violence peut avoir. De ce point de vue, il faudrait peut-être commencer par faire comprendre aux jeunes l’existence de limites, et leur montrer comment ces limites font partie de la condition humaine. "

http://www.lien-social.com/spip.php?article212&id_groupe=5

Écrit par : leclercq | 02 décembre 2009

Eh bien je ne me suis pas trompé la violence conjugale où les deux partenaires sonts co-auteurs et co-créateurs de la violence dans le couple a été
complétement passé sous silence. en plus la nouvelle mode actuellement c'est la violence psychologique.
la violence féminine complétement passé sous silence. le procureur de douai a bien gobé le discours de marie-france hirigoyen, il ferait bien d'imiter son collégue de valencienne. qui utilise la médiation, mais la médiation on en parle pas dans les nouvelles directives, et oui ça suppose la femme co-créatrice de la violence dans le couple, ce qui ne cadre de pas avec la théorie de l'homme toujours coupable.

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-08-22/violences-conjugales-a-qui-la-faute/1597/0/268422

on peut faire un calcul, le nombre annoncé de 480 000 femmes victimes de violences conjugales est une extrapolation du pourcentage trouvé dans l'enquête OND, ramené à la population.
cette même enquête trouve 1,6% de femmes victimes de violences physiques.

dans mon lien ontrouve 133 couple qui se sonts présentés à la médiation sur 169, donc 22% ne sonts pas venus, on peut supposer qu'il y a des PN dans le lot, puisque ce sonts des personnes qui culpabilisent l'autre et eux mêmes ne se sentent pas coupables du tout.
on arrive à environ 0,35% de femmes victimes de PN.
alors que dans l'émission on nous parle de 10% de femmes victimes de violences.
sous entendu, 8,4 de violences psychologiques, de PN qui n'utilisent pas la violence physique.
ça fait pas très net tout ça un tel écart entre les deux types de PN, alors qu'on nous serine que la violence est d'abord psychologique et va fatalement plus loin !!!!
et évidement les femmes qui sonts plus coutumiéres que les hommes de la violence psychologique, c'est complétement passé sous silence dans l'émission,
pourtant elles savent où ça fait mal.
l'attitude des femmes à douai est complétement passée sous silence, bizarre.

Écrit par : leclercq | 07 décembre 2009

suite

entre 10% de taux de violences conjugales transformé 10% de femmes subissent de la violence conjugale (ENVEFF), et la violence psychologique qu'imflige un où une PN pour détruire qu'elqu'un c'est pas du tout la même chose, le travail du PN est un travail quotidien de sape de dénigrement d'insultes.
tandis que dans le rapport ENVEFF, c'est un amalgame de tout et de n'importe quoi, avec effectivement des actes qui rentrent dans le fonctionnement du PN, mais qui sonts isolés, alors que les actes de PN sonts répétés dans le but de détruire l'autre.

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article203 Homo mulieri lupus ? Marcela Iacub, Hervé Le Bras. Les temps modernes, n° 623, février 2003

de judiciariser à ce point la violence conjugale et de punire uniquement les hommes ne résoud pas le probléme.

une violence qui suit des disputes de couple a besoin d'une médiation pour se résoudre.

et pour les PN, les punir ne sert à rien puisque qu'ils ne se sentent pas coupables, c'est d'un suivi thérapeutique qu'ils onts besoin.

http://www.lien-social.com/spip.php?article212&id_groupe=5

"Je crois que la tentative de résoudre le problème de la violence par une pénalisation toujours plus dure et plus violente des auteurs d’actes de violence n’est pas une réponse adéquate. Ce que l’on fait, en effet, c’est répondre à la violence par la violence, sans considération aucune du fait que les hommes violents sont des individus qui n’ont probablement pas pu développer chez eux ce que Freud appelle la « compassion ». Pour Freud, la compassion est l’une des « digues psychiques » qui structurent la subjectivité des individus, une « digue » qui s’oppose à la « cruauté ». Or, les hommes violents sont des individus qui, en général, n’ont pas de compassion vis-à-vis des autres, et notamment des femmes. "

le probléme est à la base il est éducatif.

"L’éducation peut jouer un rôle très important, en permettant aux individus de prendre une mesure des effets dramatiques que la violence peut avoir. De ce point de vue, il faudrait peut-être commencer par faire comprendre aux jeunes l’existence de limites, et leur montrer comment ces limites font partie de la condition humaine."

la judiciarisation de la violence conjugale sert surtout à une chose, à assurer
l'inpunité des actes féminin, elles peuvent se permettre d'être insuportable
parce que quoi qu'il fasse, l'homme sera toujours coupable.

on voit bien l'inpunité de celles qui fonts de fausses accusations de violences conjugales (30%) elles ne risquent rien.

une association féminine voulait même faire voter une loi leur assurant l'inpunité totale. je cite

"Campagne pour la modification du délit de dénonciation calomnieuse

Note sur la nécessaire modification législative du délit de dénonciation calomnieuse
C. Le Magueresse, AVFT
le 13 février 2006 Autres articles
Lecture critique des débats devant le Sénat le 24 janvier 2006

Amendement pour modifier l’article 226-10 du Code pénal sur la dénonciation calomnieuse
1. Les dispositions en vigueur
1. 1. L’article 226-10 du Code pénal dispose :

« La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d’un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l’on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu’elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 300.000 francs d’amende.

La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d’acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclarant que la réalité du fait n’est pas établie ou que celui-ci n’est pas imputable à la personne dénoncée.

En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci. »


1. 2. Les éléments constitutifs du délit
Il appartient au tribunal statuant en matière de dénonciation calomnieuse de caractériser les éléments constitutifs du délit, à savoir :

ÉLÉMENTS MATÉRIELS :
• Une dénonciation spontanée
• Une dénonciation calomnieuse

ÉLÉMENT INTENTIONNEL :
• La mauvaise foi du dénonciateur

Il résulte des ‘dossiers’ suivis par l’AVFT, que des femmes victimes de violences sexuelles et déboutées de leur plainte par une ordonnance de non-lieu ou par une décision de relaxe de l’auteur des violences désigné, sont condamnées pour dénonciation calomnieuse en violation du principe de la présomption d’innocence.
Ces condamnations sont possibles parce que la rédaction de l’article 226-10 les favorise.

Donc si je comprends bien le but de ce site féministe AVFT, mais il ne le dit pas, c’est de permettre aux femmes qui fonts une fausse accusation de ne pas être inquiétées

ce que j'écris est d'ailleurs arrivé à un ami, pour le provoquer, elle a brûler devant lui un billet quelle lui devait, il là giflé, elle là menacé de porter une plainte de violence conjugale, depuis il ne sait plus quelle attitude adopter, résultat, elle lui manque de respect devant les gens se moque de lui, il ne pipe mot. beau résultat.

elle le domine, voilà à quoi sert le tapage sur la violence conjugale à foutre le bordel dans le couple.

et un homme pas respecté par sa compagne, ne peut pas jouer son rôle éducatif
par rapport à l'enfant puiqu'elle ne l'investit pas de ce rôle en ne le respectant pas, elle ne respecte pas sa parole auprés de l'enfant.

la vrai violence conjugale psychologique ce sonts des actes répétés en vue de détruire l'autre. ne faisont pas rentrer dans cette définition des actes séparés, isolés, de conflits passagers de couples de tous les couples.

on en arrive alors à du grand n'importe quoi, on en arrive à un systéme où les femmes onts toute inpunité de dominer les hommes avec les lois mises en place
par les féministes.

Écrit par : leclercq | 08 décembre 2009

"Dossier intéressant dans Psychologies de décembre, qui pour une fois fait montre d’un peu d’audace, puisque l’un des paragraphes censés répondre à la question s’intitule : La tyrannie des valeurs féminines."

une personne aurait-elle plus d'information sur cet article paru dans psychologie ?

http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?rubrique76

Écrit par : leclercq | 10 décembre 2009

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