16 novembre 2009

Scènes d’émeute hier à Paris

Hallucinant. Un site internet s’est fait un coup de pub en annonçant une distribution gratuite d’argent sur le Champs de Mars à paris. La distribution était prévue hier après-midi, dans des sachets contenant de 5 à 500€. 7‘000 personnes étaient présentes. Beaucoup plus que prévu.


émeute2.jpgLa société Mailorama a alors décider d’annuler la distribution pour éviter des incidents, à cause du nombre insuffisant d’argent semble-t-il.

L’annulation a provoqué des réactions violentes.  Les incidents ont tourné à l’émeute pendant quelques moments. Une voiture de la police a été retournée, un bus caillassé.,des journalistes présents attaqués, jetés à terre, battus à coups de pieds. On leur a volé argent et portables. (Cliquer sur les images pour les agrandir).

Des commerces ont également été attaqués, vitrines brisées, caisses volées.

Là je me dis que les limites et les règles les plus élémentaires sont piétinées. D’abord, donner de l’argent gratuitement n’a aucun sens. C’est même une initiative destructrice. On gagne sans rien émeute1.jpgfaire. Cela va de pair avec la célébrité factice obtenue sans effort par les acteurs de la téléréalité. Cela va aussi avec les traders pour qui l’argent est devenu un but en soi au prix des manipulations financières les plus dénuées de sens éthique, de préservation des biens des épargnants, avec des conséquences dramatiques pour l’ensemble de la société.

Agresser en pleine rue, à coups de pieds, et voler l’argent de gens sans défense, est hallucinant. Et cela devant des centaines de personnes dont aucune ne lève le petit doigt pour empêcher cette sauvagerie. Tous complices.

émeute3.jpgGrosse colère devant cela. Quand je vois cette foule hargneuse qui estime légitime de tabasser, casser et voler pour compenser sa frustration, comme si l’argent leur était dû, je me dis: «Retournez les fusils». Mais pas contre les banquiers cette fois, comme le proposait Jean Ziegler. Contre ces tabasseurs qui n’ont pas plus de respect de l’humain et des valeurs fondamentales qu’un Madoff.

On n’est plus devant une légitime révolte, qui dénonce et reconstruit. On est devant une pure et simple criminalité. Sans alibi.

Casseurs parisiens - Madoff: même combat, combat de chiens.



PS: Pas d’argent pour le terrorisme d’Etat en Libye, qui retient les deux otages suisses depuis 16 mois.

01KadhaVamp.jpg

02:57 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : paris, mailorama, émeute, casseurs, ziegler, madoff | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Genre de scennes classique en France et ceci pour tout types de manifestation (Sportive, politique ou festive). Regardez ce qui s'est passé à Marseille et ailleurs après la défaite de l'Algérie contre l'Egypte au foot : des émeutes.

La France de Sarkozy est en plein débat (censuré) sur l'identité française... et ben y'a du pain sur la planche! Etant franco-Suisse, je suis convaincu que la France est en train crever. Il y a un territoire peuplé d'un espèce de cocktail de nations, avec des zones de non-droits, une industrie dévastée et des institutions à des années lumière de la vie des citoyens.

Écrit par : Riro | 15 novembre 2009

très belle exemple de société maternante lire le livre de michel Schneider
Big Mother très instructif.

ces casseurs ne supportent pas la frustration, tout leur est du, en bon narcissiques qu'ils sonts.

Écrit par : leclercq | 15 novembre 2009

Effrayantes, ces scènes. Peu importe l'évènement déclencheur (distribution d'argent), cette manifestation de haine, de volonté destructrice de violence et d'agression physique fait peur.
On peut se demander pourquoi il y avait un tel rassemblement de personnes violentes. Ils croyaient vraiment qu'on allait leur distribuer des fortunes et que cet argent leur était dù? Une personne normale ne se serait certainement déplacée.

Écrit par : benpal | 16 novembre 2009

La jeunesse en général vit très mal les promesses (ici marketing) mais en général politiques pas tenues. Beaucoup de jeunes pensent que la société française a été trop longtemps un distributeur d'aides de toute sorte et la réalité est terrible : chômage des jeunes, non intégration de certains, désoeuvrement dangereux qui pourrait être récupéré par des mouvements mal attentionnés, échec scolaire, discrimination à l'emploi bref, ces sociétés multiculturelles ne marchent qu'en plein emploi, si l'on gagne la coupe du monde mais dans la vie de tous les jours, il est en autrement.

Écrit par : demain | 16 novembre 2009

Oui, benpal, effrayant. Et comme le souligne Riro ce n'est plus un cas isolé. Ces gens-là ne représentent pas l'ensemble de la société française, mais le symptôme se banalise. Inquiétant.

Demain, le contexte joue son rôle, c'est certain. Mais on ne peut pas mettre tout sur le dos de la société. Comment les actes de violence, à l'égard des personnes en particulier tels qu'ils ont eu lieu, pourraient-ils ne pas être du ressort de la conscience de l'individu? L'éducation est absente. La plus élémentaire morale sociale est jetée aux orties. Ce comportement est de plus encouragé par une mouvance du rap, qui prétend qu'il faut niquer la France, prendre son argent, etc.

Écrit par : hommelibre | 16 novembre 2009

Mais jusqu'ou ira t-on? quelle idée marketing lamentable! mais pire c'est d'autoriser cette opération...les débordements étaient presque innévitables en effet. Qui dit mouvement de foule dit malheureusement presque automatiquement infiltration de bandes de casseurs prêts à en découdre avec tout et tout le monde sans distinction.
La violence est aujourd'hui un moyen de s'exprimer pour une jeunesse dénuée d'éducation, de notions de respect, de civisme et d'accompagnement.
A qui la faute? pris un par un ces jeunes sont souvent des anges..mais en meute ils deviennent des loups.

Écrit par : vali | 16 novembre 2009

Non, vali, cette manifestation de violence n'a rien à voir avec un marketing quelconque. Ce n'était que le prétexte bienvenu. N'importe quel évènement peut servir de déclencheur, même une blague aussi évidente que de distribuer de l'argent.
Franchement, si quelqu'un annonçait de vouloir distribuer des billets de mille francs sur la place du Molard, je ne me déplacerais pas. Et encore moins ça me mettrait en colère contre ... qui ?
C'est trop facile de mettre ces agissement sur le dos de la société, d'autant plus que moi et beaucoup d'autres ne se réclament pas de CETTE société. Dans le cas en question, le terme "société" se limite à la "société" que ces casseurs se sont créés eux-mêmes. Une société qui n'a ni de valeurs (et je ne parle pas d'argent; la valeur, ça se crée dans la tête), ni de projets.
Dans une des scènes de la vidéo, on voit un petit groupe de jeunes s'attaquer à une femme (quel héroïsme), la jeter par terre et puis la piétiner. Qu'est-ce qui se passe dans la tête de celui qui donne les coups de pieds contre la tête de cette femme?

Écrit par : benpal | 16 novembre 2009

"Mais jusqu'ou ira t-on? quelle idée marketing lamentable! mais pire c'est d'autoriser cette opération...les débordements étaient presque innévitables en effet."

Presque en effet, puisque des opérations de même nature se sont déroulées sans incidents au Canada et aux Etats-Unis.

Écrit par : Scipion | 16 novembre 2009

@ benpal:

les images de cette femme à terre sont insupportables. Et la séquence a visiblement été coupée, car il y a un saut d'image et on la voir repartir accompagnée. Que s'est-il passé entretemps?

Les revoir aujourd'hui me fait penser à Orange mécanique.

Et l'on ne peut seulement incriminer un noyau de casseurs. Ils sont à 4 ou 5 sur elle, et autour ils sont des centaines à regarder sans rien faire. Personne pour empêcher cela. Ils sont donc objectivement tous complices.

Écrit par : hommelibre | 16 novembre 2009

@benpal
Je dis simplement que cette opération marketing est absolument dégoutante mais je ne dis pas que c'est celle-ci qui a généré les troubles. Comme je le dis, malheureusement les mouvements de foule quelconque sont un prétexte pour des casseurs de venir s'infilter et se "défouler".
Je n'excuse en aucun cas ces agissements, je fais un constat simplement d'une certaine jeunesse qui ne sait s'exprimer que dans la violence et y trouve ainsi une certaine "importance ou valorisation".
Le fait que ce genre d'opération se soit déroulée calmement ailleurs ne m'enlève pas de l'idée que c'est un procédé plus que douteux.

Écrit par : vali | 16 novembre 2009

@vali: on est d'accord

Écrit par : benpal | 16 novembre 2009

Arrêtez vos conneries hommelibre. D'abord il agit d'un homme et non d'une femme est ensuite, si vous étiez plus honnête vous verrez bien qu'il un autre jeune homme noir qui intervienne et empêche que l'autre con continue à le piétiner. Des gens qui tergiversent la réalité comme vous le faites, ne valent pas plus que ces racailles.

Ensuite, je suis presque certain, que si vous y étiez, vous non plus vous n'aurez pas bougé le petit doigt, de peur bien sur qu'ils ne s'en prennent à vous.

Écrit par : antiracaille | 16 novembre 2009

quand on aura compris que tous ces suédois et norvégiens sont en France pour être des assistés. On leur aurait proposé un boulot où il faut se lever tous les matins à 6h30 pour gagner 1400€... ils ne seraient pas venu ces fainéants. Au nom de la France des droits de l'homme nos biens pensants hommes politiques et autres acteurs bobo font de ce pays un refuge pour toute sorte de gens qui ne respectent rien. On à jamais vu des supporteurs français saccager un quartier parce que leur équipe avait perdu. S'ils ne sont pas capable de respecter les biens de la république française qui leur donne à manger, on les renvois en Suède ou en Norvège. Un chien qui mort la main qui le nourrit est puni et apprend l'autorité et le respect. C'est marrant que dans une famille normale, où les parents s'occupe de leur enfant en leur inculquant des principes, le respect et une éducation, les enfants ne trainent pas en rien faire et surtout font moins de conneries. Mais non ces gens là ne travaillent pas et n'ont pas le temps de s'occuper de leur gagne allocations familiales. Si au bout d'une récidive on enlevai tous les avantages des parents j'en connais qui se calmerai. Au fait pardon pour les vrais suédois et norvégiens.

Écrit par : POISSON | 16 novembre 2009

"Ensuite, je suis presque certain, que si vous y étiez, vous non plus vous n'aurez pas bougé le petit doigt, de peur bien sur qu'ils ne s'en prennent à vous."
Et vous antiracaille? Hommelibre aurait bien raison de ne pas intervenir. Il n'a qu'ne vie, et il tient à la préserver. Il n'aurait aucune chance contre une bande de trois ou quatre casseurs déchaines et peut-être armés.

Écrit par : benpal | 16 novembre 2009

@antiracaille: regardez la première photo ci-haut. Il y a combien de personne qui interviennent ? Vous trouvez ça normal de porter des coups de pieds contre la tête d'une personne couche par terre ?

Écrit par : benpal | 16 novembre 2009

@ anti-cacaille:

On dirait que vous y étiez... Bon, la personne aux cheveux roux qui prend les coups de pieds sur la tête et ailleurs a une queue de cheval et un sac de style féminin. Quand, après coupure, on la voit s'éloigner ses cheveux sont défaits. Quand à celui qui interrompt les coups, que met-il dans sa poche arrière dans les images suivantes? Le portable ou le porte-feuille, puisque des personnes ont été agressées et dépouillées?

@ benpal: me connaissant, je ne suis pas sûr que je me serais préservé et resté sans rien faire.

Écrit par : hommelibre | 16 novembre 2009

"@antiracaille: regardez la première photo ci-haut. Il y a combien de personne qui interviennent ? Vous trouvez ça normal de porter des coups de pieds contre la tête d'une personne couche par terre ?"

Je suis contre la racaille d'où qu'il vienne, d'outre mer, locale, de souche u.s.w.

Écrit par : antiracaille | 16 novembre 2009

@ Poisson : Je ne suis, en aucun cas, du côté de ces délinquants "suédois et norvégiens" (sic), mais j'ai juste une question : Et vous, vous lèveriez-vous à l'aube pour 1 400 euros mensuels? ;-)

Écrit par : KIissa | 16 novembre 2009

@Klissa: Ces 1400€ ne tombenet pas du ciel, donc quelqu'un doit se lever tous les matins pour les gagners. Je comprends qu'il est plus facile de rester au lit pendant que quelqu'un autre plante les patates pour votre souper.

Écrit par : benpal | 17 novembre 2009

@ benpal:

C'est exactement ça. L'argent distribué gratuitement est pris ailleurs, à d'autres qui bossent pour le produire. Et ma foi, il y a des millions de gens qui se lèvent pour 1400€, ou moins, pour vivre, nourrir un enfant, et qui restent dignes.

Écrit par : hommelibre | 17 novembre 2009

@scipion...

sauf qu'aux USA et au Canada... l'opération promotionnelle en question, basée surl'exploitation de la crise actuelle..., n'a pas été annulée à la dernière minute...! ca change un peu le contexte.

de plus, aux USA les organisateurs ont fait ça "correctement". Il y avait un mini casting avec les personnes les plus touchés par la crise qui témoignaient publiquement et en fonction de la gravité de leur situation, touchaient une somme plus ou moins élevée d’argent.

Là, les organisateurs ont prévu de jeter des miettes aux pauvres pour se faire de la com, avec bien entendu l’accord de la Mairie de Paris et de la préfecture, et au dernier moment, ne plus donner les miettes pour avoir encore plus de com.

Mr Boukris l'un des organisateurs est désormais connu pour son sens particulier du marketing... en effet, l'année dernière c'est déjà lui qui avait annoncé le lancement du site "faismesdevoirs.com" sur lequel en contrepartie d'une certaine somme d'argent un prétendu collège de professeurs émérites corrigeait les devoirs des élèves... or le site a été interdit et on a découvert qu'en fait de collège d'expert il s'agissait de quelques uns de ses amis sans compétences particulières...!!!

voila la réalité des choses... exploitation de la misère a des fins marketing honteuses!!! ces gens là devraient assumer les dégâts!

ceci étant loin de moi l'idée d'excuser de tels débordements...

Écrit par : matthieu | 17 novembre 2009

@ benpal : Personnellement, je n'attends pas d'un autre qu'il aille travailler à ma place. De plus, je ne suis pas contre le fait de me lever le matin, à condition cependant que ce ne soit pas à une heure indue.

@ hommelibre : Certes, des millions de personnes, dans le monde, travaillent pour même beaucoup moins de 1 400 euros, quoique la plupart d'entre elles ne vivent pas dans la région parisienne.

Enfin, pour que ces casseurs se lèvent à l'aube, encore faudrait-il que quelqu'un daigne leur proposer un emploi...

Écrit par : Kiss | 17 novembre 2009

Mais arrêtez... fils d'ouvrier je me suis levé tôt, j'ai entrepris des recherches, j'ai même repris mais études à 26 ans pour trouver un bon job. Je n'ai rien attendu de personne pour faire quelque chose de ma vie. Des assistés je vous dis.

Écrit par : POISSON | 17 novembre 2009

@ Kiss:

"je ne suis pas contre le fait de me lever le matin, à condition cependant que ce ne soit pas à une heure indue."

Ben tiens! Demandez aux chauffeurs de bus et de trains qui vous transportent quotidiennement, aux pilotes qui vous emmènent en vacance de nuit, aux paysans qui fournissent vos céréales, votre lait, votre viande, etc, etc, demandez-leur ce que sont des heures indues. Il faut arrêter d'assister et de materner. Faut se bouger les fesses.

Quand à attendre qu'on leur propose du travail, que font les indépendants? Ils créent eux-mêmes, ils n'ont aucune aide. Et ceux qui créent des coopératives pour créer leur boulot, ils n'attendent pas que ça tombe tout seul. Le temps passé à casser des vitrines, à tabasser et voler les gens, ou à brûler les voitures des ouvriers en banlieues, peut être utilisé à autre chose. Les casseurs ne sont pas des victimes de la société.

@ POISSON: C'est exactement ça.

Écrit par : hommelibre | 17 novembre 2009

@ Poisson : C'est tout à votre honneur, bien que reprendre ses études à seulement 26 ans ne soit pas un exploit. Quoi qu'il en soit, on ne peut que vous féliciter pour vous être si bien débrouillé tout seul. Beaucoup possèdent aussi votre volonté mais n'ont, hélas, pas la chance de trouver un emploi, surtout en cette période de crise. Nul ne peut obliger, sous la menace d'une Kalachnikov, un employeur à l'engager.

Écrit par : Kissa | 17 novembre 2009

Hommelibre, ayant un statut d'indépendante, je sais fort bien que rien ne tombe tout cuit dans le bec. Je n'ignore pas non plus qu'il faut disposer d'un capital, si minime soit-il, pour débuter une activité. On sait aussi que bien des indépendants font faillite. Quant à ces jeunes casseurs, je ne les défends surtout pas mais me contente de constater : leur situation est à la fois désespérée et désespérante, car ils n'ont pratiquement aucune chance de s'en sortir, à moins d'un heureux et extraordinaire hasard. Pour clore ce sujet, j'ajoute encore que tout travailleur, qu'il commence son labeur au lever du jour, au crépuscule ou au milieu de la nuit - peu importe -, mérite le respect et, aussi et surtout, un salaire décent.

Écrit par : Kissa | 17 novembre 2009

@Kissa: si les places de travail font défaut, c'est ceux qui se bougent, qui se présentent, qui prennent des initiatives qui prennent les places disponibles. Et oui, même la chance, on peut la pousser. Mais pas en trainant dans la rue, pas en restant au lit. Si on ne soigne pas les contacts, personne ne saura qu'on cherche du boulot et personne va nous proposer une place.

En ce qui concerne le salaire décent: quand on est dans le besoin et on n'a pas beaucoup de qualifications à proposer, on prend le travail et le salaire qu'on trouve. Celui qui exige un salaire "décent" avant même de commencer le boulot et montrer ce qu'il est capable de faire, n'a rien compris.

Avant d'être licencié pour des raisons économiques, j'avais le salaire d'un cadre supérieur. N'ayant pas trouvé d'autre job, j'ai galèré pendant 2 ans, avec de petits jobs (pas de salaire décent), avant de trouver une opportunité pour me mettre à mon compte. Et là non plus, pas de salaire décent. En plus je m'étais trouvé une associée qui était d'accord de se joindre à moi, sans exiger un salaire décent.

Écrit par : benpal | 18 novembre 2009

Sur les clichés, on voit le tabassage d'une violence inouï de passants (blancs) en ordre par quelques jeunes de banlieues mais on voit aussi que d'autres interviennent, c'est réjouissant car tout n'est pas perdu...En France, il y a une haine des jeunes africains et beurs sans formation envers les blancs de la capitale, étudiants. Chaque manifestation se termine avec vol de portables, biens et castagne par des foules qui ne craignent ni punition car l'identification est impossible.

Écrit par : demain | 18 novembre 2009

Un bon service civile d'aide ou dans le cadre de la coopération à l'étranger serait une solution pour que les jeunes se sentent utiles pour la République et pour ceux qui sont border line au lieu de les mettre en prison.

Écrit par : sirène | 18 novembre 2009

Comprenons d'abord bien que le monde dans lequel nous vivons tous n'est pas rose. Comprenons qu'il est une foule de personnes qui n'ont effectivement plus de repères. Et ce peut être particulièrement vrai pour des enfants d'immigrés: nés en France de parents étrangers. Beaucoup d'entre-eux n'ont jamais connu d'autre pays que la France, pas même leur pays d'origine. Et beaucoup sont aussi rejetés par la France (discrimination spatiale, raciale etc.). Oui, il s'agit bien là de personnes sans repères qui ne savent pas bien d'où elles viennent ni encore moins où elles vont. La faute à qui? A un gouvernement français qui a fait preuve d'incompétence et de mauvaise volonté concernant l'intégration des étrangers.
Ajoutons à un contexte déjà favorable à l'égarement moral la crise d'ordre économique. Vous avez des gens qui sont jeunes (inexpérimentés), perdus (sans repères mais peut-être pas sans "valeurs") et pauvres. En outre, la politique de la ville a très longtemps conduit à entasser ces populations loin des français dits "normaux" favorisant deux phénomènes symétriques : la peur des uns d'être envahis par une ordre d'étrangers sauvages auxquels ils ne comprennent rien (autrement dit, la peur de l'autre = le racisme) et la peur des autres de ne pas être acceptés par les premiers. Oserait-on encore s'étonner qu'un climat de haine s'installe (dans un clan comme dans l'autre)? Oserait-on croire que les discours politiques d'extrême droite et la ghettoisation & le communautarisme ne se répondent pas? Continuer à stigmatiser ces gens et les traiter d'assistés, c'est les pousser à la violence.
Je ne défends pas les casseurs et les assistés. Mais je préfère essayer de les comprendre plutôt que de gober des discours haineux bourrés de raccourcis erronés. Je préfère essayer de comprendre parce que ce sont (avant d'être des casseurs et des assistés) des hommes. Comme nous. Et je me garderai bien de penser que le clivage "France qui se lève tôt" VS "France des assistés" est une réalité. Ce n'est pas parce que la TV le dit que c'est vrai. Des études très sérieuses montrent le contraire.
En outre, la démarche de distribution d'argent de la sorte est particulièrement honteuse en son fondement. On n'achète pas des hommes sur la place publique de la sorte. La valeur travail en prend un coup: ne doit-on pas mériter ce que l'on gagne? Est-ce de la faute de ceux qui sont venus pour prendre cet argent? Je ne crois pas. Il aurait sûrement mieux valu ne jamais en proposer. Comment veut-on prétendre former des individus moraux munis de valeurs si notre société elle-même est remplie de tentations amorales?
La société, elle, est la vraie coupable. Pas un groupe ethnique d'assistés.

Écrit par : ESTHER | 14 janvier 2011

Il est vrai que la (non)distribution d'argent sans contre-partie et sans effort est une provocation pour une certaine jeunesse française issue de l'immigration du Sud vivant dans des conditions difficiles, qui n'ont pas fini leur cursus scolaire, dont les familles et parents, eux-mêmes au chômage, en précarité et à l'aide sociale, ont jeté l'éponge et qui vivent en clans dans les banlieues getthoïsés de France. Ce coup de marketing râté est pour une eux une sorte d'offense et de manque de respect de plus. (ces deux éléments auxquels ils se raccrochent souvent) et la haine explose, ils se déchaînent de manière brutale et parfois barbare aidée par le phénomène grégaire où ils se sentent impunis, forts en nombre, presque invincibles. Ce sont d'ailleurs ces jeunes de banlieues, imprévisibles donc dangereux, sans foi, ni loi qui viennent braquer lourdement armés, les banques et commerces en Suisse, pays des merveilles comme ils aiment le dire. La tragédie, c'est qu'ils sont des milliers dans ce cas qui sont autant de bombes à retardement qui
peuvent exploser à la moindre frustration ou incident.

Écrit par : Demain | 14 janvier 2011

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