Fariba Pajooh , blogueuse iranienne, emprisonnée depuis 2 mois

Le Figaro du 13 octobre fait état de l’emprisonnement et du prochain jugement de Fariba Pajooh, sous la plume de Delphine Minoui. Fraiba Pajooh est une jeune iranienne, journaliste, qui tenait un blog malgré la censure. Elle y parlait d’actualité: du viol de jeunes manifestants, de la fermeture du syndicat des journalistes.

FaribaPajooh.jpg"Fariba Pajooh, ici en reportage avec des enfants de la rue, est incarcérée depuis près de deux mois dans la prison d'Evine,à Téhéran. Cette journaliste, au blog très suivi par les jeunes Iraniens, malgré le filtrage et la censure sur Internet, attend son jugement depuis sa cellule de Téhéran."

«Ma plume, c'est mon totem. C'est ce qu'il y a de plus doux entre mes mains», écrivait-elle, cet été, sur son blog, baptisé « Après la pluie», quelques jours après la réélection contestée d'Ahmadinejad, le 12 juin, élément déclencheur d'une vague de protestation sans précédent dans l'histoire de la République islamique.»

« Incarcérée depuis près de deux mois dans la tristement célèbre prison d'Evine, elle est condamnée au silence. Dans sa cellule aux murs épais, elle attend son jugement, dont elle ignore les tenants et les aboutissants. Son cas n'est malheureusement pas isolé. Arrêtés au début de la contestation, des centaines de détenus - dont 23 journalistes - font toujours la queue dans les couloirs encombrés de la justice iranienne qui les accuse d'avoir voulu fomenter une «révolution de velours». Certains ont même dû se livrer, en pyjama bleu, à l'exercice ingrat des «aveux» forcés devant les caméras de la télévision iranienne dans le cadre de procès collectifs. Parmi eux, trois jeunes hommes viennent d'être condamnés à mort. Ils ont la possibilité de faire appel, mais la sentence en dit long sur la terreur qui règne actuellement à Téhéran.»


Nous, blogueurs de la Tribune qui disposons d’une large liberté d’expression - même les calomniateurs peuvent salir qui ils veulent impunément sur cette plate-forme, nous pouvons penser à elle et dire tout haut que nous soutenons sa demande de liberté d’expression, pour elle comme pour les nombreux autres journalistes emprisonnés en Iran.

Lire la totalité de l’article ici.


PS: Pendant ce temps, les otages suisses de la Libye regardent pousser les papyrus. 15 mois de quasi-détention: ils pourront bientôt en faire du papier et écrire leurs mémoires...

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Commentaires

  • "«Quand je suis arrivée, ils étaient dans le salon, prêts à embarquer ma fille. Ils disaient qu'ils devaient l'emmener avec eux, mais qu'elle serait rapidement libérée», se souvient sa mère"

    Parole d'Islamistes! Parole de Libyens!

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