Challenger: le drame en direct

L’exploration spatiale n’est pas sans risques. L’accident de la navette Challenger, transmise en direct aux télévisions du monde entier, en a été une démonstration dramatique.

Challenger1.jpgLe 28 janvier 1986, la navette décollait avec son équipages, dont une femme. La nuit qui précédait l’envol avait été très froide. Les joints des propulseurs n’avaient jamais été testés par temps très froid. Le réservoir a explosé et l’habitacle de la navette est tombé dans la mer avec des survivants. Ceux-ci ont été tués par le choc à la surface de l’eau.

Voici ce qu’en décrit Wikipédia. Les images sont tirées de ce site. Cliquer dessus pour les agrandir.


"L'accident a été provoqué par la rupture de l'un des joints toriques d'un des deux propulseurs à poudre accolés au réservoir principal d'hydrogène. Il avait souffert de conditions climatiques particulièrement froides au cours de la nuit précédant le tir. Les joints en question, développés par la compagnie américaine Morton Thiokol, située au nord des États-Unis, n'avaient pas été testés en conditions de grand froid. Les concepteurs considéraient que le lieu de tir, la Floride, bénéficiait d'un climat toujours ensoleillé. Le fait est qu'un phénomène météorologique touchant assez fréquemment la Floride avait fait descendre la température bien en dessous de 0°C au cours de la nuit précédant le tir.Challenger2.jpg

Les ingénieurs de Morton Thiokol avaient néanmoins de sérieux doutes sur la capacité de résistance du joint au froid, à cause notamment d'incidents remarqués au cours de certains vols précédents. Mais le joint n'ayant pas été formellement testé puisque la question du froid ne s'était même pas posée, ils furent incapables de prouver la faiblesse de cette pièce au directeur de tir.

Une simple intuition n'avait pas sa place dans la rationalité des très complexes procédures de prise de décision de la NASA. L'enquête révélera également que les ingénieurs de sécurité de la NASA estimaient les probabilités d'accident de l'ensemble du dispositif à environ 1 % alors que les directeurs de tirs, prenant la décision finale, tablaient des probabilités mille fois inférieures. Dans ces deux contextes, l'information concernant la solidité du joint ne prenait pas la même ampleur. Les directeurs de tirs décidèrent donc de passer outre et d'effectuer le tir. Funeste décision qui coûta la vie à sept astronautes.

Challenger3.jpgLa rupture progressive du joint sur le propulseur d'appoint solide (SRB) de droite laissa passer une flamme dirigée vers des éléments structuraux du réservoir de carburant principal. Vers 72 secondes, la structure du réservoir principal et des propulseurs d'appoints commence à lâcher et se désintègre vers T+73,124 s. L'orbiteur, encore intact, pivote de son orientation optimale pour résister aux forces aérodynamiques intenses et se déchire immédiatement en morceaux (73 s).

Challenger n'a pas été détruite par une explosion. Après la désintégration due aux forces aérodynamiques, le combustible qui se trouvait dans l'orbiteur et le réservoir principal brûle en quelques secondes, créant une boule de feu massive.

L'habitacle, toujours largement intact, est retombé vers l'océan.Challenger4.jpg

Il a été prouvé qu'au moins quelques astronautes ont survécu au choc initial (une bouteille d'oxygène de secours a été retrouvée percutée), et qu'ils sont décédés lors de l'impact de la cabine avant (dont la structure avait résisté) sur la mer. La chute dura 36 secondes."


2009, Année Mondiale de l’Astronomie.
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Les otages suisses en Libye aimeraient bien prendre une navette vers l’aéroport, puis un avions, et rentrer chez eux. Depuis plus de 14 mois...

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Commentaires

  • Un bien triste souvenir... surtout pour les élèves de l'institutrice qui avaient suivi l'envol de leur maîtresse en direct en classe. Ils ont dû rester traumatisés un bon moment.

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