Partage du travail hommes-femmes: égalité

Reprenons le cours des choses. Le Matin d’hier a proposé un long article sur la double journée de travail des femmes, sous la plume de Marie-Claude Martin. Et bien, cette double journée est un mythe! Plus précisément: oui les femmes en font beaucoup, mais les hommes en font autant. L’image d’Epinal de l’homme qui rentre et se met les pieds sous la table ou sur le divan avec sa canette est un mythe. Un de plus qui s’effondre!

aspi3.jpg«C’est ce que révèle l’étude publiée par l’Office fédérale de la statistique. Non, les hommes ne travaillent pas moins que leurs compagnes! Non, ils ne gigotent pas forcément devant leur wifi pendant que leur moitié passe l’aspirateur. Et s’il faut parler de double journée, elle est autant le fait des hommes que des femmes. Sauf que la nature du travail n’est pas le même, sa valeur non plus.»

Chacun fait du 72 heures par semaine. Les hommes passent plus de temps au travail qui produit de l’argent, mais ils en passent aussi au travail qui produit du bien-être dans la maison. Les femmes gèrent davantage l’organisation de la maison sans être les esclaves que l’on nous a parfois décrit. Il y a de fait une répartition des rôles, le plus souvent voulue (seulement 10,3% des femmes voudraient travailler plus). Et cette répartition ne crée pas de situation dominant-dominé. Si les hommes produisent plus d’argent que de bien-être, cet argent va à la famille. Il reste cependant une précarité pour la femme à l’âge de la retraite qui a forcément moins cotisé.

Bien sûr il y a encore cette remarque sur la dépendance financière de la femme si elle produit moins d’argent que le mari. Mais qui veut nous faire croire que l’homme, rapportant son salaire, exige de sa femme qu’elle le supplie à genoux pour en recevoir quelques miettes?aspi1.jpg

Cette statistique devrait un peu éclaircir les débats futurs, je l’espère. Enfin pas sûr. La salve suivante se prépare:

«On peut calculer le temps passé à faire les courses ou à passer l’aspirateur, mais pas celui voué à la responsabilité du travail domestique et à sa charge mentale», dit Katja Branger

Bien. Comment calcule-t-on la charge mentale? Qui doit penser à quoi et avec combien de neurones pour parler d’égalité? Là je trouve que l’on pousse le bouchon un peu loin.

A quand la création d’une police du mental?


P,S: J’en entends déjà qui vont me dire: «Waow, encore le coup de l’aspirateur! Noooon!!!» (voir divers billets précédents sur ce blog, chez Blondesen et redbaron).

Ben moi, ce que j’en dis, c’est que les hommes ont encore des efforts à faire pour être sexy en passant l’infernale machine symbole d’oppression, et s’ils veulent que leur femme quitte la lecture des «Aventures de Proust à la Redoute» pour les regarder avec désir...

 

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Catégories : société 43 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Selon les théoriciennes du féminisme, il faut nécessairement que les femmes soient exploitées. C'est amusant. "[Le temps] voué à la responsabilité du travail domestique et à sa charge mentale" - voilà ce qui compte soudain: la charge mentale, et évidemment que les femmes sont les seules à la connaître!
    Notons au passage que cette femme affirme que la responsabilité du travail domestique incombe à Madame - imaginez le scandale si un homme avait dit cela!
    Sur le fond: comme si les hommes n'emportaient pas aussi, à la maison, le souci de leur travail (ou, pire, la responsabilité écrasante, angoissante, de la poubelle qui se remplit et qu'il faudra descendre dans deux jours, du gazon qui pousse sans arrêt, inexorablement, à chaque seconde du jour et de la nuit et qu'il faudra tondre samedi).
    Ce qu'on oublie de dire, c'est que les femmes arrivent à faire plusieurs choses à la fois. Etonnant que les théoriciennes du féminisme n'aient pas encore prétendu qu'il faut donc compter le temps des femmes à double, ou à triple... Ce sera peut-être cela, la salve qui suivra la prochaine? Si les hommes étaient pareillement de mauvaise foi, ils pourraient prendre l'argument à rebours et dire: moi, tu le sais bien, je n'arrive à faire qu'une chose à la fois - je ne peux pas passer l'aspirateur maintenant, je suis en train de supporter la charge mentale liée à ma responsabilité de la tonte du gazon.

  • "la lecture des «Aventures de Proust à la Redoute»"

    Lolllllll EXCELLENT! Hommelibre, vous devriez écrire un bouquin humoristique sur ce sujet. Vous ferez un malheur!

  • @ Patoucha: merci, bonne idée. En plus je serais peut-être un peu plus riche! J'étais assez content de cette formule en l'écrivant, content que vous l'appréciez. Dans le genre collision de stéréotypes j'aurais pu dire pour un homme: "La lecture de L'Equipe cachée dans les pages du Monde", entre autres (entre beaucoup d'autres...).

    (=_o)

  • @ Lord Acton:

    L'article exprime aussi que le travail à la maison, producteur de bien-être (je tiens à cette formule positive), n'est pas un statut social. Il y a là, hors de toute polémique, une vraie question conceptuelle.

    D'abord la notion de statut social. Celui-ci serait associé au statut professionnel et non au statut d'humain quelle que soit sa fonction ou sa profession.

    Ensuite l'activité de bien¨être familial est dévalorisé par rapport à l'activité professionnelle. Je comprends bien que cela ait eu un sens pour des femmes. Mais ne serait-il pas temps de mettre en question cette croyance sur le statut social? Comment convaincre les hommes de partager les tâches familiales si celles-ci sont à ce point symbole d'inexistence?

    Valorisons toute activité humaines utile comme bonne, nécessaire, précieuse, qui que ce soit qui la remplisse. Remercions ceux et celles qui produisent des ressources financières et ceux et celles qui produisent des ressources de bien-être.

  • ""La lecture de L'Equipe cachée dans les pages du Monde","

    Playboy serai plus drôle hommelibre. :)

    Je cours dans les bras de Morphée.

    Bonne nuit

  • Bonjour Patoucha, vous avez raison: ce serait nettement plus drôle!

    Bonne journée.

  • @ Lord Acton
    Quel plaisir que d'occuper une dame qui se charge de l'entretien de mon ménage 3 fois par semaine. Je la paie très correctement. Ainsi je suis à l'abri des éternelles jérémiades des féministes invétérées et ne risque pas de tomber dans les filets d'une de ces perfides créatures.
    C'est drôle, lorsque je suis en compagnie d'une représentante de la gente féminine nombre d'entre elles aimeraient se substituer à la place de ma femme de ménage. Certaines la trouve trop âgée, d'autres trop lente... quelles guêpes va !

  • Sans polémiquer sur le reste, puisque nous savons déjà ce que nous pensons respectivement et que nous l'avons abondamment argumenté chacun de notre côté il y a une phrase que j'aime bien:

    "Seulement 10,3 % des femmes aimeraient travailler plus"

    On aurait aussi pu dire, "Tout de même 10,3%", ou encore "10,3% des femmes sont en sous-emploi"...première petite interlude sur ce qui ressemble, avouons-le à un jugement de valeur. Seulement revenant à estimer que si 10,3% des femmes s'affirment ouvertement mécontente de cette répartition, ce n'est après tout pas grand chose, et que les autres nagent forcément dans un bonheur total.

    Partie statistique maintenant: 10,3% de quelles femmes? Toutes les femmes de 18 à 64 ans? Seulement celles qui sont en couples? Seulement celles qui ont des enfants? Car évidemment l'interprétation n'est pas là-même dans une population diluée ou non. On sait que le sous-emploi augmente et diminue corrélativement selon les situations de vie, respectivement pour les femmes et pour les hommes. J'avais déjà transmis à cet effet un tableau de l'OFS qui montre la corrélation "positive" entre le sous-emploi des femmes et le fait d'être en couple, encore aggravé par la présence d'enfants et leur âge, corrélation au contraire "négative" dans le cas des hommes (pour être tout à fait claire, le sous-emploi des femmes augmente dès leur mise en couple, puis avec la présence d'enfants, et diminue pour les hommes selon les mêmes caractéristiques). Donc 10,3% de quelles femmes, et comparé à quel pourcentage d'hommes? Sans oublier de regarder comment la question est posée. Si c'est, "dans votre situation actuelle, aimeriez-vous pouvoir exercé plus de temps à l'activité professionnelle? "et que Mme. est en charge d'un enfant de 1 an, la réponse peut-être fortement biaisée par le fait que les journées ne sont malheureusement pas extensibles et qu'elle n'a pas forcément envie de travailler 14h par jour. En revanche si la question est: "si vous aviez la possibilité de réduire votre travail ménager, aimeriez vous passer plus de temps à une activité professionnelle?" Les chiffres doivent être valables.

    Pour le reste je ne trouve rien de très nouveau dans cette "révélation", déjà bien présente dans d'autres publications ofs antérieures.

    Toujours pas regardé pour la rubrique "femme de..."? La TSR en cache apparemment certaines non présentes sur le site de l'émissions (couleurs locales plus précisément) et qu'il faut trouver manuellement, mais d'autres sont directement à disposition.

    Enfin il est sûr que si l'on réduit la prise en charge des enfants à descendre des poubelles, parler de charge mentale semble risible. Ca donne une belle idée de ce que nombre pensent encore du statut social du travail domestique...C'est sûr que jongler avec les nombreux rendez-vous, activités extra-scolaires et maladies des enfants qui impliquent des prises de congés c'est à très peu de choses prêt comme de se torturer à savoir si l'on va descendre la poubelle cinq minutes plus tôt ou plus tard, avec la main gauche/droite, ou encore les deux.

    Si quelqu'un a déjà essayé de cumuler deux 50% et de s'y investir pleinement il doit pouvoir comprendre que c'est rarement la même chose qu'un 100%, même si mathématiquement 4+4 font toujours 8.

  • Vous avez pensé à la "Semaine du Hamac"? Vous le posez dans le salon. Ensuite vous invitez votre belle en lui disant que vous avez monté un camp indien, que le ménage pourra attendre, que la télé, vous l'avez foutu par la fenêtre, et que l'ordi, il est planqué dans l'armoire à aspirateur. Après, je vous laisse libre cours à votre imagination. Cela n'est pas trop difficile... commencez par proposez de fumer le calumet de la paix à votre princesse:)))

  • @ Audrey:

    Enfin! J'attendais votre venue. Plusieurs choses. Ok, 10,3% peuvent être vus comme peu mais aussi comme important, en effet. Surtout si on le voit en terme d'individus et non de simple statistiques abstraites. L'étude ne donne pas de précision sur la manière dont les questions ont été posées. Peut-être votre suggestion est-elle appropriée, si cela n'a pas été fait, mais là on est dans les suppositions.

    Cette étude n'est pas en effet un scoop, ces chiffres circulent depuis un certain temps dans les associations de pères par exemple, mais ils ont souvent été contestés. L'intérêt de cette étude et de l'article est de poser la réalité sur la place publique.

    Quels que soient les considérations, on doit constater que pour beaucoup de couples un choix s'est fait, peut-être classique, mais ni forcé ni destiné à imposer une dépendance économique aux femmes. Un couple c'est un seul bateau avec deux personnes à bord qui naviguent dans la même direction. L'apport de chacun contribue à la marche du bateau, et je crois que c'est ainsi que la majorité des couples vivent les choses.

    Après, que chacun ait des attributions spécifiques et choisies, je regretterais qu'on l'attribue à un système de domination. Que l'on préconise que la femme peut aussi produire de l'argent et pas seulement du bien-être, qu'elle soit indépendante financièrement, pas de problème. Mais on ne se pose pas la question de l'indépendance financière de l'homme, qui remet son salaire à la famille et non sur un compte privé personnel: ce n'est pas vraiment un signe d'indépendance.

    Je déborde un peu, mais:

    - se peut-il que dans un couple les deux partenaires gagnent exactement le même salaire? C'est rare, cela dépend du type d'activité exercée, des diplômes, etc, autant que du temps partiel ou du plein temps;

    - pour assurer l'indépendance de chacun, faut-il que chacun ait son compte privé, avec un compte commun que chacun alimente de son côté? Si oui, qui met combien? Le même montant, ou bien au pro-rata de ce qu'il gagne (ce qui serait inégalitaire)?

    - si pour diverses raisons l'un gagne moins que l'autre pendant une période (chômage, reconversion, etc), doit-il être pénalisé, ou l'autre peut-il assumer de compléter le compte commun pour le bien de tous?

    - n'y a-t-il pas une solidarité fondamentale dans le couple, y compris financière? La loi, en cas de séparation, rétablissant la part de chacun aux bien communs?

    Vaste, vaste débat. Personnellement je ne connais pas beaucoup d'hommes qui gardent leur salaire sur un compte perso: ils mettent cela pour le couple ou la famille.

    Pour moi, comme je le dis dans un comm plus haut, il est regrettable de ne pas considérer toute activité productrice (d'argent, de bien-être ou autre) comme participant à un statut social. J'estime que quand la mère s'occupe plus des enfants et travaille moins à produire de l'argent, elle est impliquée vis-à-vis de l'école, d'asso de parents, vis-à-vis du médecin, et je pense que cela est un statut social à part entière.

    Je regrette que l'on mette la production d'argent comme référence du statut social, même si c'est assez dans l'air du temps. La production d'éléments artistiques et culturels, philosophique, de bien-être, font tout autant partie d'un statut de "contribuant" à la famille, à la société, à la civilisation. C'est pourquoi je place l'équilibre du couple non dans l'égalité financière mais dans l'égalité de valeur et de respect, dans la reconnaissance de l'importance mutuelle. Tout en appréciant que des cadres légaux préservent les uns et les autres en cas de séparation.

    Pour ce qui est de l'idée que 2 x 50% font plus que 100%, je suis d'accord.

    Non, pas encore eu le temps de regarder "Femmes de". J'essaie cette semaine, mais si vous trouvez un lien sur le site tsr je pourrai le regarder plus vite.

  • la prise en charge des enfants fait-elle partie des taches domestiques ?
    et est-ce une tache spécifiquement féminine je ne le crois pas, a contrario de ce que veulent nous faire croire les féministes.
    de toute façon, toute enquête qui parle du partage du travail homme-femme en ne parlant que des taches domestiques est bidon et biaisé, et ce volontairement par le tapage féministe.

  • @ hommelibre

    "Je regrette que l'on mette la production d'argent comme référence du statut social" oui la production d'argent est la référence du statut social.

    " La loi, en cas de séparation, rétablissant la part de chacun aux bien communs?

    mais la loi en cas de séparation donne 50/50 à chacun des époux mariés sous le régime de la communauté universelle. quel que soit leur apport personnel. ça en arrange bien certaines, en cas de divorce "dont la seule cause est le désappointement".

    la loi rétablie bien la part de chacun mais uniquement sous le régime de la séparation de biens, qui est aussi le régime appliqué au concubins et pacsés.

    la part de chacun est un apport pécunier où résulte de travaux éffectués par l'indivisaire pour améliorer le bien commun.

  • Un peu hâtive votre conclusion sur l'égalité, hommelibre...

    Je ne comprends pas très bien les chiffres. Je vois par exemple que les femmes seules sans enfants passent en moyenne 28h au travail et 19 au ménage. Je trouve ça très étonnant, les femmes seules que je connais travaillent à plein temps ou sont au chômage, mais aucune ne peut se permettre (qui le peut à Genève) de travailler à temps partiel... Ou alors celles de l'enquête sont toutes institutrices :-)

    Il n'y a aucune corrélation entre le niveau social et le temps de travail homme/femmes professionnel/domestique. Dommage.

    Et enfin, les chiffres concernant les femmes et les hommes élevant seuls un ou des enfant(s) de 0 à 6 ans: ni les hommes ni les femmes ne travaillent à plein temps! Euh.. mais dans quel quartier cette enquête a-t-elle été menée?

    :-B

  • @ hommlibre

    "résulte de travaux éffectués par l'indivisaire pour améliorer le bien commun."

    il n'y a eu qu'un jugement fait dans ce sens qui doit faire jurisprudence, évidement ce jugement est très peu connu du milieu notarié, surtout des femmes clercs de notaire comme par hasard.

    http://www.onb-france.com/familia/Immeuble-indivis-Travaux-d.html

    " Tout en appréciant que des cadres légaux préservent les uns et les autres en cas de séparation."

    que-veux-tu dire par là ?

  • @ leclercq: Dans un couple où la femme fait le choix de ne pas produire d'argent mais du bien-être et de l'éducation pour les enfants, elle doit évidemment recevoir une part des avoirs du couple en cas de divorce. Et de la part de l'Etat une aide à la réinsertion. Imagine qu'un couple se soit marié sous le régime de la séparation des biens, et par exemple qu'un appartement ait été acheté au nom du mari pendant leur union. Elle doit bien sûr recevoir la moitié du prix de revente de cet appartement, ou une compensation adéquate si le mari veut garder l'appartement. Et si c'est elle qui garde l'appartement c'est le mari qui doit recevoir une compensation. A voir de cas en cas bien sûr.

  • @ Padscale: d'accord avec vous qu'il manque des éléments dans cette enquête, comme justement le facteur chômage. Je pense qu'elle concerne les couples qui vivent ensemble et travaillent. Dans un couple séparé, la répartition des temps d'investissement et des tâches me semble un peu plus aléatoire...

    Cela dit je connais des femmes élevant seules leurs enfants qui travaillent à 80%. Là tout dépend en effet du quartier, du prix des loyers, du type de travail.

  • Oups... Padscale: je ne voulais pas dire: Pas de squale...

    (-_-)

  • oula Leclercq, en Suisse le système matrimonial d'office (c'est-à-dire qui s'applique lorsque les époux n'émettent pas un désir de communauté de biens, ou de séparation de biens) est celui des acquêts. Chacun garde ce qu'il avait avant le mariage, ce ne sont que les biens et dettes contractées pendant la durée de la relation conjugale qui sont partagées. Pas de communauté universelle d'office chez nous.

    Pour le reste homme libre, je serai assez partante pour mon couple de l'option d'un compte commun calculé au prorata du salaire. Je ne vois pas trop où est l'inégalité même en cas de différentiel de salaire. Si tous les deux travaillent à 100% et que l'un a la chance d'avoir trouvé un job qui paye plus, ma foi ça arrive. Après il est vrai que mon ami et moi disposons d'un niveau de formation plus ou moins équivalent ce qui devrait nous amener à des jobs qui payent plus ou moins la même chose, quoique suivant les secteurs (finance) notamment, les salaires puissent être largement différents même à niveau de formation égal. Si nous rencontrons des périodes de disette, et même si l'autre peut combler ce manque, j'opterais pour un serrage de vis au niveau des dépenses, mais il est évident que je ne le laisserais pas à la rue pour chômage. En fait j'aurais plus de problèmes existentiels à être dans la situation inverse.

    Le problème, même en cas de couple parfait, aimant et généreux reste tout de même au niveau de l'AVS, des congés maladies, de l'assurance accident du chômage etc., qui ne prennent toujours pas en compte le travail domestique et ne sont pas, ou ne peuvent pas forcément être compensés par le conjoint.

    A ma connaissance ces chiffres ne sont pas contestés dans les milieux féministes, c'est l'interprétation qui en est faite qui diffère largement par contre. Comme vous le reconnaissez, deux 50% font plus qu'un 100% et des temps de travail similaires ne témoignent pas d'une charge mentale similaire, d'autant qu'on ne peut y compter les nombreuses prises de congé pour maladie de l'enfant, d'autant plus fréquentes selon le nombre d'enfants qui alourdissent d'autant la charge mentale que certains comparent malheureusement à la planification des poubelles.

    Autre chose, je pense qu'une grande partie est aussi à faire dans la mentalité des entreprises. Il faut reconnaître aujourd'hui que certains pères seraient prêt à s'investir plus dans la prise en charge des familles, mais que les temps partiels/congé pour maladie de l'enfant sont largement moins acceptés que lorsqu'il s'agit de femmes. Une question intéressante pourrait dès lors être celle du "sur-emploi" (;-)) des hommes, savoir combien désireraient consacrer plus de temps au travail domestique s'ils en avaient la possibilité. C'est aussi une manière de prendre le problème par l'autre bout de la lorgnette et qui montre qu'il ne s'agit pas de mettre en accusation les hommes, mais bien un système.

    C'est un problème qui convoque une analyse véritablement multidimensionnelle et qui ne se solde pas que par des préférences personnelles. Les couples réfléchissent aussi avec les contingences de notre pays, du marché de l'emploi, des allocations présentes ou non, des systèmes d'imposition, des systèmes de valeurs. En tous cas le sujet est riche. Inépuisable peut-être.

  • @ Hommelibre

    "Dans un couple où la femme fait le choix de ne pas produire d'argent mais du bien-être et de l'éducation pour les enfants, elle doit évidemment recevoir une part des avoirs du couple en cas de divorce"

    c'est bien de faire le choix de ne pas produire d'argent mais est-ce égalitaire?
    les familles sonts beaucoup moins nombreuses qu'avant, les foyers possédent beaucoup d'appareils électroménagers, une femme au foyer avec deux enfants en appartement a quand même un rythmme de vie plutôt cool.
    et puis actuellement le conjoint doit avoir un salaire correct pour compenser l'inexistence du deuxiéme salaire, ce qui n'était pas le cas il y a 30 ans.

    " Imagine qu'un couple se soit marié sous le régime de la séparation des biens, et par exemple qu'un appartement ait été acheté au nom du mari pendant leur union. Elle doit bien sûr recevoir la moitié du prix de revente de cet appartement"

    s'il a été acheté au non du mari, c'est le seul indivisaire et elle n'aura rien
    mais c'est rarement le cas, il y a toujours un pourcentage d'indivision, qui dépend de leurs apports personnels.

    et que la compagne récupére la moitié de la valeur du bien c'est toujours le cas dans le cas du mariage sous la communauté universelle.

    dans le cas où un homme répare une maison (où en construit une) passe pendant deux ans tout son temps disponible, les soirs j'usqu'a minuit, les weeks-ends de 7h du matin à minuit, c'est une situation inégalitaire temporaire. il le fait pour sa famille, pas pour son ex conjointe, qui décide de le quitter par désappointement.
    j'estime normal que dans ce cas là, son pourcentage dans l'indivision soit différent de celui de sa compagne. et ce cas n'est pas si minoritaire que l'on peut croire. s'il était le même, s'il veut racheter le bien, il faudrait qu'il paye à son ex compagne, les heures de travail qu'il a effectué. c'est quand même un peu fort, et c'est actuellement un sujet épineux dans ce type de séparations.

  • @ leclercq:

    le cas de figure de ta fin de comm est en effet épineux. Le temps passé pour refaire une maison est une économie réelle. Il devrait être calculé au tarif horaire d'une entreprise, plus les matériaux. Bon, c'est clair que quand on fait cela on n'est pas dans l'idée de divorcer... mais si le divorce survient et qu'il y a contestation sur le temps passé, pfff. Faut-il compter ses heures et les faire contresigner par son épouse? Cela induit déjà la possibilité du divorce. Pas très sympa comme perspective.

  • Eh bien si mon mec passe tous ces w-e à retaper une baraque au lieu de s'occuper de sa famille... c'est CLAIR que je le quitte.... ahahahahahhaha.... non mais!!!! heureusement qu'on est pas dans la petite maison sur la prairie!!!
    Et pendant qu'il retape la baraque au lieu de donner un coup de main à la maison je me peins les ongles peut-être??!!

    Ahahahahahahaha

  • @ Boo: vu sous cet angle, bien sûr...

  • @ hommelibre

    c'est vrai c'est pas trés sympa comme perspective. c'est clair que quand on fait cela on n'est pas dans l'idée de divorcer... oui mais la propension des femmes à divorçer par désapointement !!!

    mais il n'y a pas à s'inquiéter de tout ça quand on répare, il suffira de saisir la justice en temps voulu.

    http://www.lexinter.net/JPTXT4/JP2005/indivision_et_indemnite_d'occupation.htm

    "Le temps passé pour refaire une maison est une économie réelle. Il devrait être calculé au tarif horaire d'une entreprise, plus les matériaux. "

    c'est la plus value apportée au bien qui est prise en compte !!!

  • @ Boo

    je suis assez étonné par ta réponse.

    " Le temps passé pour refaire une maison est une économie réelle."
    tu n'a pas l'air de bien t'en rendre compte.

    "Et pendant qu'il retape la baraque au lieu de donner un coup de main à la maison je me peins les ongles peut-être??!!

    la grand majorité des femmes quand leur conjoint retape une maison ne fonts pas grand chose dedans, elles assument seules momentanément les enfants et les taches ménagéres, elles fonts ce quelles savent faire et dont elles exigent actuellement un partage équitable.

  • "une femme au foyer avec deux enfants en appartement a quand même un rythmme de vie plutôt cool."

    Une question me taraude toujours, puisqu'apparemment le travail domestique est si tranquille, comment se fait-il qu'on ne voit toujours pas plus d'hommes réclamer d'être hommes au foyer? Comment se fait-il que la "guerre des sexes" ne se soit pas encore orientée autour du fait de savoir qui aura le droit de rester à la maison pour se la couler douce plutôt que le contraire?

    A moins bien sûr que les femmes apprécient la glande tandis que l'âme masculine serait poussée par nature au labeur et à l'esprit de sacrifice...

  • @ Audrey

    "A moins bien sûr que les femmes apprécient la glande tandis que l'âme masculine serait poussée par nature au labeur et à l'esprit de sacrifice..."

    pour preuve quelles n'apprécient pas la gland puisque la grand majorité veulent travailler.

    et puis s'occuper des enfants en bas âge est plus leur rôle, puique à cet âge il onts plus besoin d'être maternés que paternés, l'homme n'est pas une mére bis

  • @ leclerq....

    "elles fonts ce quelles savent faire"

    je connais des femmes qui savent faire autre chose qu'à manger et s'occuper de leur maramille ne vous déplaise...

    je sais ... c'est choquant :)

  • @ leclerq...

    quelle barbe avec votre histoire de mère bis c'est pas possible!!!!!! personne à dit ca alors arrêtez please c'est piiiiiiiire barbant!!!

  • Boo, le mot "barbant" me fait penser à Barbie... Une Barbie qui se fait les ongles et se prépare pendant des heures à m'accueillir, qui me vampe quand, harassé et sentant le fauve, je reviens enfin au lit conjugal, qui me rappelle qu'elle aime "glander..." avec moi (hum hum)... pas mal comme programme...

    (=_o)

  • Oui mais la question ne portait pas sur le rôle leclercq, mais sur la nature du travail domestique, que vous semblez qualifier de "très tranquille". L'être humain est sensé être rationnel, dès lors vouloir maximiser ses plaisirs et diminuer ses déplaisirs. Si dès lors le travail domestique est "plutôt cool", tandis que le travail rémunéré est "rude", les hommes devraient rationnellement réclamer à pouvoir passer plus de temps au travail domestique plutot qu'au boulot et les femmes idem, plutôt que la situation contraire que vous releviez très justement. On devrait donc assister à une bataille dont l'enjeu ne serait plus le travail rémunéré, mais au contraire la lutte pour le travail domestique, ce qui aurait un côté assez humoristique. Dès lors, est-ce vraiment si cool? Et si cela l'est, quel est l'intérêt supérieur à exercer une activité rémunérée qui motive que bien que plus rude on le fasse ou le désir quand même? (Exceptons évidemment la nécessité matériel d'avoir un salaire qui n'explique pas pourquoi les hommes exerceraient plus d'activité rémunérée que les femmes)

  • Boo: heureusement qu'elles savent faire autre chose, voir mon comm juste au-dessus...

  • Audrey:

    Ben, les hommes aiment souffrir, tiens... A part cela s'occuper des enfants c'est un vrai job, très prenant, pas si cool que ça. Il peut autant fatiguer psychiquement qu'un travail rude fatigue physiquement.

  • @ boo

    "je connais des femmes qui savent faire autre chose qu'à manger et s'occuper de leur maramille ne vous déplaise...

    je sais ... c'est choquant :)"

    Telle Rachida (Franck Dubosc) dans les petites annonces, j'ai envie de dire: "J'suis choooo-quéee hen"

    Bon sur le clavier ça le fait moins :-)

  • "Il peut autant fatiguer psychiquement qu'un travail rude fatigue physiquement."

    Et vice et versa je dirais...

  • @ Boo

    "je connais des femmes qui savent faire autre chose qu'à manger et s'occuper de leur maramille ne vous déplaise..."

    ben heureusement qu'il y en a ce serait un comble qu'il n'y en ai pas, j'ai d'ailleurs échangé avec l'une d'elle sur un autre forum sur le même sujet, elle a d'ailleurs reconnu s'être fait mal en ayant aidé son compagnon aux taches assez physiques.

    "A part cela s'occuper des enfants c'est un vrai job" mais temporaire dans la vie d'une femme au foyer.

    le treme mére Bis a été creé par Aldo Naouri.

  • Pour le plaisir d'être choquée;-)

    http://www.youtube.com/watch?v=RVui7swAkk4&feature=PlayList&p=3E9DB68E57D992E7&playnext=1&playnext_from=PL&index=15

    Pour la rubrique "femme de..."

    http://www.youtube.com/watch?v=RVui7swAkk4&feature=PlayList&p=3E9DB68E57D992E7&playnext=1&playnext_from=PL&index=15

    Cliquer sur la 4e vidéo

  • @ Audrey: je vais regarder.

    J'ai oublié de vous dire: vous avez ouvert un sésame chez moi dans l'un des comm plus haut, avec le mot "multidimensionnelle": convoquer une analyse multidimensionnelle. Là nous trouvons forcément un terrain d'entente, car au fond un de mes désaccords avec une certaine vision féministe est d'analyser les rapports hommes-femmes presque uniquement sous l'angle de la domination. Ce qui me paraît insuffisant et réducteur pour les deux parties, sans compter les stigmatisations mutuelles que cela génère..

    Mais la multidimensionnalité suppose un débat dont on voit moins facilement la fin, et qui nécessite des synthèses intermédiaires beaucoup plus nuancées. Peut-être pourrions-nous dorénavant débattre dans cet esprit. Cela n'empêche pas d'avoir des positions, et des regards critiques sur ces positions, c'est nécessaire. Mais cela veut dire que la finalité n'est pas d'imposer une vision contre l'autre.

    Et comme vous le dites, le sujet est riche et peut-être inépuisable.

  • Je ne trouve pas "Femmes de..." dans ces vidéos (2e lien), c'est toujours Semoun et d'autres.

  • arf, moi et les copier coller...

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=210500#

    4e vidéo, j'espère que ça marche!!! Sinon www.tsr.ch, rubrique info, rubrique couleurs locales, par date, 14 septembre, 4e vidéo ouf ;-)

  • De passage et m'arrête sur la photo du couple... Une féministe qui lirait la communiste féministe extrémiste de Beauvoir?

    Si j'étais la mère de cet imbécile et que j'assiste à un tel spectacle, il aura droit à deux baffes avec ces mots: J'ai mis au monde un homme pas une femme de ménage!

    Pffffff

  • @ Patoucha.... Parce que nous femmes naissons automatiquement femme de ménage???

    Donc vous sous-entendez que les taches domestiques sont viles et dégradantes? Trop d'ailleurs pour être effectuées par un homme??

    Et bien perso il arrive que chez moi ce soit mon homme qui passe l'aspirateur (entre autre choses...) et il ne me viendrait pas à l'esprit de le considérer comme une femme de ménage...
    De même quand ses affaires personnelles sont sales au lieu de venir geindre vers moi il fait le tri et met un lessive!! je sais.... affligeant... quelle homme s'abesserait à de telles taches ingrates??!!

  • Ouf... s'abaisserait bien sûr....et non pas s'abesserait...

    Il est encore tôt :/

  • @ hommelibre

    des difficultées de l'indivision

    http://www.patrimoinorama.com/Actualites/Actualite-juridique/La-determination-des-parts-dans-une-indivision-ne/166212213.html

    autre source pour ce sujet pour plus de clarté

    http://www.onb-france.com/familia/Immeuble-indivis-Travaux-d.html

    http://www.defrenois.fr/services/revue_presse/e-docs/00/00/12/9D/document_revue_presse.phtml

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