La vie rêvée des bonobos

A la demande unanime de Loredana, je présente ici les bonobos. Ces singes végétariens, proches des chimpanzés, vivent en groupes dans la région du Congo.

bonobos-sexual.jpgIls sont particuliers à plus d’un titre, pour nous les humains. D’une part, ils sont génétiquement très proches de nous, plus proches que les chimpanzés. Leur organisation sociale est élaborée. Et, raison qui les a rendus célèbres, ils pratiquent une sexualité conviviale, non exclusive, fréquente, et bisexuelle.

«Il y a tout au plus quelques centaines de milliers de bonobos dans la nature. Ils vivent tous dans les forêts tropicales du bassin du Congo. Ils ont une sexualité beaucoup plus libre et originale et des rapports sexuels plus fréquents que leurs cousins, les chimpanzés. Quand deux communautés de bonobos se rencontrent en forêt, les femelles de chaque tribu s’accouplent avec des mâles de l’autre clan. À l’inverse quand deux groupes de chimpanzés se rencontrent, les contacts sont extrêmement violents. Il n’est pas rare que quelques-uns se blessent ou perdent la vie. Les sociétés des chimpanzés sont dirigées par des mâles dominants despotiques. Ceux-ci battent les femelles pour afficher leur dominance. Les sociétés des bonobos favorisent l’égalité entre les sexes.»
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«Ils semblent tout droit issus du mouvement hippie et avoir adopté leur adage : faire l’amour et non la guerre. Ils sont très aimables les uns envers les autres, jamais agressifs et possèdent plusieurs traits psychologiques que nous admirons : l’altruisme, la compassion, l’empathie, la sensibilité et la patience.»



«Chez les bonobos, les relations sexuelles, feintes ou réelles, sont plus souvent utilisées comme mode de résolution des conflits, à côté des mécanismes de domination. Les études suggèrent que les 3/4 des rapports sexuels entre bonobos n'ont pas des fins reproductives, mais sociales, et que presque tous les bonobos sont bisexuels. Des scientifiques ont appelé cette méthode d'accouplement le "sexe convivial" [3].

Par exemple, il est courant qu'un membre du groupe pratique des actes sexuels dans le but de plaire à un autre membre ou pour réduire les tensions sociales (par exemple, un individu subordonné peut utiliser des actes sexuels pour calmer un autre individu plus fort ou plus agressif). Mais si la fréquence des rapports est exceptionnelle dans le règne animal, et supérieure à celle de tous les primates, les accouplements sont rapides et furtifs, sans aucun geste préparatoire, et ne durent en moyenne qu'une quinzaine de secondes. Leur seul tabou sexuel serait l'inceste, bien que les relations sexuelles incluent également les juvéniles.[réf. nécessaire]

bonobos-ventral-cop-by-fransdewaal.jpgÀ côté des pratiques sexuelles variées dont la sexualité orale, le baiser avec la langue et les rapports homosexuels (le primatologue Frans de Waal préfère d'ailleurs parler de "pansexualité", et non pas d'homosexualité, pour insister sur le fait que la sexualité du bonobo est totalement ouverte à toutes les relations, et n'est pas orientée vers un seul sexe, un seul genre), le bonobo serait l'un des seuls, à pratiquer, comme l'homme, le coït ventro-ventral (face à face).»

Concernant leur sexualité, elle semble plus fréquente en captivité qu’en liberté. Leurs rapports sexuels peuvent de reproduire chaque heure et demie.

Vu de l’oeil d’un bonobo, la société humaine doit être bien curieuse, avec sa monogamie, la fréquence des rapports sexuels, les guerres incessantes et les rancunes que rien ne semble pouvoir faire cesser.

A se demander quelle est socialement l’espèce la plus évoluée…


 

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Catégories : société 49 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Hello Hommelibre,

    Merci pour ce moment de réflexion relaxant en ces temps crispés.

    A la lecture de la vie sociétale des Bonobos (l'anglais n'étant pas my cup of tea, je n'ai pas tout saisi dans la vidéo) je me dis qu'une exposition sur le monde des bonobos ferait tout autant de bien que celle sur Titeuf à nos futurs adultes !!

    (o_^)

  • @homme libre
    Je peux comprendre votre fascination pour nos cousins bonobos, qui sont en effet bien sympathiques et doivent absolument être protégés, même par les croyants les plus puritains. Il me semble pourtant que vous avez omis de mentionner que des exemples de violence existent chez eux, même s'ils sont nettement moins fréquents et, semble-t-il jamais mortels pour leurs semblables. Plusieurs cas de chasse portant sur des mangabeys ont aussi été observés; ceux-ci ont été mis à mort et dévorés. Comme quoi, mais cela ne vous étonnera pas, la perfection n'existe nulle part.

  • @ Hommelibre :

    Merci de nous avoir fait partager ces moments de détentes absolues - si je puis dire -, de nous avoir plongés de cet univers "bonobos-kama-soutresque" ...

    Ah, quelle santé ces bonobos !!!

    :o)

  • @ Mère: en effet, ils connaissent aussi la violence. Mais comme vous le soulignez, les chercheurs ont conclu à une violence moins fréquente, moins grave que chez d'autres espèces (en tous les cas entre eux).

    Décidément, rien n'est parfait.

    ... hum hum... peut-être devraient augmenter encore la fréquence de leurs rapports... ???...

    N'empêche, je trouve qu'il y a quelque chose d'intéressant philosophiquement, même si ma culture humaine rendrait pour moi assez difficile un tel choix de société.

  • Mouais, c'est bien les hommes, ça....si c'est sexuel, ça fait tiiiiiiiilt, vie rêvée, etc....
    Ce n'est pas le côté "paisible" qui les fait rêver (il y a beaucoup d'autres animaux paisibles mais pas "obsédés sexuels") mais bien le côté sexuel.....
    :)))))))))

  • Toutes les 90 minutes ! Enfoncés, Brigitte Lahaie et Rocco Siffredi. Et il y a pas photo, depuis des millénaires

  • la mère fait les poubelles et elle ferme les commentaires, bravo petite bourge conventionnelle

  • @ Maurice: les trolls et insultes, c'est fini sur mon blog. Vu le peu d'intérêt de vos commentaires (voir ci-dessus, et j'en ai déjà supprimé ce soir de pires où vous vous exprimiez avec votre habituelle délicatesse), et les insultes, je n'ai pas envie de vous laisser vomir chez moi. La liberté d'expression est une belle chose, mais je reste maître dans ma maison - dans mon blog. Je n'ai pas à faire preuve de compréhension envers quelqu'un qui s'en fout pas mal. Vous aimez foutre la merde? Cherchez une poubelle ailleurs.

  • @ légensontétranges: ... :o)... comment? Les femmes ne seraient pas intéressées par le sexe? Heureusement qu'il y a les hommes alors!!!

    ;o)))

    Mais si, mais si, il y a des moments paisibles appréciables, entre les coïts!

  • "A se demander quelle est socialement l’espèce la plus évoluée…"

    Hommelibre, sexuellement serait plus juste! Apparemment leur cerveau se situe en dessous "de la ceinture" de l'humain!

    "la fréquence des rapports sexuels,"

    Même les humains préhistoriques ne pouvaient se contenter que du sexe!

    ".. la société humaine doit être bien curieuse, avec sa monogamie,"

    Vous prônez la bigamie? lolll vous allez en faire des heureux chez les Islamistes!

    les guerres incessantes et les rancunes que rien ne semble pouvoir faire cesser.

    Ils sont trop préoccupés par "les plaisirs" que leur permet leur captivité!

    "A la demande unanime de Loredana,"

    Unanime?

    Ceci dit, je n'ai pas compris ce que faisait le petit qui a sauté sur le mâle durant l'accouplement? Il lui a servi de balançoire? Lollllllll

    :)

  • "Je vous ai appppoooorté des Bonoobos"... Teufel!

  • Après "La vie rêvée des Bonobos", basée comme par hasard sur des observations des années 1970, voici "le réveil des bobos", ou plus simplement la suite de l'article que wikipedia consacre à ces grands singes:

    "Des études récentes mettent cependant à mal le mythe d'une société pacifique et harmonieuse, où la sexualité débordante des bonobos serait le remède contre la violence en général, et où le fait que la société soit dirigée par les femelles (une rareté chez les singes) renforcerait encore cette non-violence des bonobos. Si la société des bonobos fonctionne sur un mode matriarcal, cette société n'est pas pour autant exempte de conflits. Les agressions infligent généralement des blessures au niveau des doigts ou des orteils, voire des parties génitales, tout comme chez le chimpanzé commun, ce qui est « logique » : les doigts parce que l'agressé se protège, les orteils parce que l'agressé fuit ; les parties génitales (surtout les testicules des mâles) sont des points stratégiques : si on peut empêcher son adversaire de se reproduire, on lui fait perdre de l'importance dans la hiérarchie du groupe.
    Le primatologue allemand Gottfried Hohmann en particulier a remis en cause ce mythe du pacifisme du bonobo, dû selon lui à une étude de l'animal uniquement en captivité. Il était déjà avéré que les bonobos n'étaient pas semblables au mythe qu'on voulait en faire."

    N'y a-t-il pas dans le mythe du bonobo quelque chose du mythe du bon sauvage, une fois de plus la recherche nostalgique de l'élément qui a corrompu notre nature? comme dans l'admiration que nous vouons à un peuple imaginaire ("le peuple tibétain", "le peuple palestinien").

  • @ Patoucha: le petit? Peut-être qu'il vient apprendre comment on fait...

    Mais m'auriez-vous pris au premier degré?

    "La demande unanime de Loredana": ben bien sûr qu'elle est unanime, puisqu'elle est seule à l'avoir faite... :o), mais en même temps elle ne peut pas être unanime, pour la même raison qu'elle est la seule à l'avoir faite...

    :o)))

    Prôner la bigamie? Celle-ci ne ferait pas des heureux chez les musulmans, puisque la femme aussi pourrait avoir deux maris (bigamie s'adressant aussi bien aux femmes qu'aux hommes).

    Mais en l'occurrence, comparée aux bonobos, la bigamie serait encore très limitée. Parlons de polygamie! Mais vous savez, les gens qui étant en couple ont des amants ou des maitresses, la pratiquent déjà la bi- ou polygamie. Elle est seulement non officielle. Et pour la religion catholique, pour laquelle on ne se marie qu'une fois dans sa vie, le divorce et remariage est une forme de polygamie successive.

    Vu la culture des humains, je doute que l'on puisse appliquer le modèle de vie des humains, d'ailleurs j'ai précisé plus haut que je ne pense pas en être capable. Mais c'est intéressant d'observer que dans ces groupes de singes, il y a peut-être un lien entre leur sexualité abondante et très libre et le fait qu'il y ait relativement peu d'agressivité entre eux.

    Comme le dit l'article que j'ai partiellement reproduit, c'est: "Faites l'amour, pas la guerre".

    (ô√=)

  • @ Lord Acton: en effet il y a eu révision de l'analyse de la société bonobo, sans toutefois remettre formellement en cause le fait qu'il y a moins d'agressivité que par exemple chez les chimpanzés, où l'organisation sociale fonctionne davantage sur le dominant. De plus, l'interprétation anthropocentriste n'est peut-être pas la plus adéquate.

    Mais plutôt qu'un mythe du bon sauvage, auquel je ne souscris pas plus que vous (idem pour le Tibet), je trouve qu'il y a matière soit à rire (mon billet est dans la catégorie Humour), soit à imaginer ce que pourrait être une société humaine basée sur ce mode de relations et à se poser des questions:

    - en aurions-nous envie?
    - pourrions-nous le gérer?
    - quid de la jalousie?
    - peut-on transformer la notions d'appartenance mutuelle avec son cortège de souffrances en non-appartenance et que celle-ci soit joyeuse?
    - accepterions-nous que nos enfants soient ceux de tout le monde?

    et surtout cette question essentielle: qui passe l'aspirateur dans l'arbre après les bacchanales?

    (=|=)

  • En dehors du fait que les bonobos ne sont pas vraiment végétariens puisqu'ils chassent et dévorent d'autres espèces de petits singes, leurs voisins, il y a toujours plusieurs lectures possibles. Ainsi, le fait que les dominés offrent leurs faveurs sexuelles aux dominants pour apaiser les conflits peut-être considéré comme un signe de sophistication sociale et de pacifisme... Ou comme une sorte de droit de cuissage. Promotion canapé ou sexual harassment?

  • Philippe, vous soulignez bien le risque d'une interprétation trop anthopocentique des bonobos, auquels nous attribuons ce que nous projetons sans savoir si c'est bien la réalité. Cela rejoint le comm de Lord Acton.

    Mais l'amusant est justement la subjectivité que leur comportement appelle dans le regard de l'humain. Et laisser les deux hypothèses ouvertes (sophistication sociale et pacifisme, ou droit de cuissage et promotion canapé) permet de se questionner. Car la promo canapé, nous connaissons déjà, chez les humains. Rien de nouveau ni d'intéressant.

    Toutefois, si la thèse de la promo canapé est juste, c'est curieux qu'ils offrent leur faveurs à d'autres qu'au ou à la dominant-e. Ca, nous n'avons pas encore inventé...

  • Hoommelibre, j'ai bien compris que vous répondiez à l'attente unanime de Loredana et que ce qui était attendu n'était évidemment pas un exposé scientifique sur les bonobos, mais plutôt la mise en abîme de certains éléments choisis - l'exercice est réussi.

    Indépendamment de l'humour et de la vie des bonobos, je trouve très instructif et intéressant de voir que certains scientifiques ont réussi à donner vie au mythe du bonobo - il est intéressant de voir que de tels mythes existent toujours, et je me demande pourquoi nous avons apparemment besoin de croire que d'autres sociétés ont trouvé le secret d'une existence simple, innocente et heureuse.

    Sur vos questions:

    - en aurions-nous envie?
    Première réaction: bien sûr. Mais à y regarder d'un peu plus près, j'en suis moins sûr, car le système veut que l'on s'accouple aussi à des individus qui ne nous attirent pas (pour leur faire plaisir ou pour les apaiser). Si elle a une fonction essentiellement sociale, cette sexualité n'est pas du tout basée sur l'épanouissement de l'individu. Une vieille guenon vous fait des avances et vous voyez que cela la décevrait que vous refusiez - que faire? (La bonne nouvelle, c'est que cela ne dure que quinze secondes).

    - pourrions-nous le gérer?
    A court terme oui. A long terme non. Le côté sympathique que nous trouvons à ce système à première vue serait très vite contre-balancé par la contrainte sociale.

    - quid de la jalousie?
    La jalousie (sur le plan sexuel et affectif) serait un détail par rapport à la contrainte sociale. Mais je doute qu'un tel système s'accommode de la jalousie.

    - peut-on transformer la notion d'appartenance mutuelle avec son cortège de souffrances en non-appartenance et que celle-ci soit joyeuse?
    Manifestement les bonobos n'ont pas de besoin de se couper du monde, de créer leur petite société familiale au sein de la société plus large de leur clan. Je ne pense pas que les bonobos soient joyeux. Ils ont souvent faim et ils mangent souvent (et vite).

    - accepterions-nous que nos enfants soient ceux de tout le monde?
    Si nous réussissions à nous épanouir dans le système bonobo, le problème de la paternité ne serait pas un problème. C'est d'ailleurs pour cela que la société des bonobos est matriarcale: mater semper certa, alors que les mâles n'ont aucun moyen de savoir quels sont leurs petits et s'en fichent complètement - d'ailleurs le tabou de l'inceste ne peut s'appliquer qu'aux femelles puisqu'un mâle ne sait pas quels sont ses enfants.

    Quelle est la société la plus juste: celle dans laquelle le mâle est jaloux, veut avoir l'exclusivité de sa femelle pour être sûr d'être le père de ses enfants, ou celle dans laquelle le mâle se contrefiche de sa progéniture et va librement d'une femelle à l'autre? Il y a là-dessous quelques questions fondamentales sur la responsabilité du mâle en réponse à l'injustice fondamentale de la nature qui veut que seule la femelle soit certaine d'être la mère de ses enfants.

  • @ Lord Acton:

    Merci pour ce développement et ces réponses.

    Je donne mon sentiment sur vos réponses.

    - En effet, la notion d'épanouissement de l'individu est devenue importante dans notre société. Je ne crois pas qu'elle puisse être un but en soi, mais elle ne peut être exempte du couple. En ce sens, l'épanouissement dans le couple suppose l'épanouissement du plus grand nombre d'aspects: sexuel, émotionnel, intellectuel, social. Pour réaliser cela il y a besoin de temps, de durée, de passages à vide, de grands rapprochements. Sans la durée, un couple ne remplira pas cette fonction d'épanouissement global. Enfin c'est ainsi que je le vois. Et donc, une multisexualité permanente ne conduit pas forcément à cet épanouissement. mais on peut aussi imaginer que dans une multisexualité, les besoins d'épanouissements seraient autres. On peut aussi accepter que dans la société humaine actuelle, certaines personnes se sentent bien dans une multisexualité.

    - Il est vrai que toute organisation sociale peut devenir une obligation, une contrainte. Une organisation de la sexualité telle que nous l'attribuons aux bonobos devrait contenir la possibilité de ne pas participer à la multisexualité. Sans que ceux qui ne la pratiqueraient pas soit exclus pour autant. En fait, cela pose le problème de l'exclusion ou de la conformité, problème sur lequel les humains travaillent avec plus ou moins de réussite.

    - La jalousie, je l'interprète plus comme une peur de perdre que comme une volonté de posséder. Peur de perdre l'autre c'est peur de perdre un lien privilégié qui nous donne valeur, place et reconnaissance. Cette perte induit souffrance. Mais peut-être que dans une société sexuellement collectiviste, ces notions perdent de leur importance car chacun peut avoir des moments de cette place privilégiée représentée par l'intimité de la relation sexuelle. A voir... Car la notion d'attachement, forte chez les humains, ne serait pas forcément absente du système bonobo, et donc la question de la souffrance sera encore présente.

    - Sur la question de la non-appartenance des enfants, la place du père est historiquement fragile, pour les raisons que vous développez. Un système de type bonobo ne changerait rien à cela. Mais là aussi, peut-être que la notion de groupe prendrait le pas sur la notion d'individu, ce qui n'est pas notre évolution.

    Les bonobos, dans les projections que nous faisons sur eux, ont le mérite de nous permettre de nous interroger sur nous-mêmes.

  • interessant ce petit descriptif de la vie des bonobos. Je ne dirais pas que c'est la vie rêvée mais en tout cas leur sexualité débridée et finalement si proche de l'homme, pour autant que celui-ci assume, est assez idéale non? pas de tabou, sauf l'inceste ouf là je suis rassurée, mais le plaisir, puisqu'il s'agit de cela, l'apaisement par le sexe, la bisexualité, une notion de fidélité toute relative, bien ma foi je crois en la réincarnation donc....je vais revoir mes vies antérieures afin de voir si une bonobo ne dormirait pas en moi!
    Leur ressemblance physique est assez troublante avec nous quand même! ceci dit bien sûr je rejoins l'avis de lesgenssontetranges, bien entendu il existe d'autres espèces paisibles ou le sexe n'est pas mis autant en avant et HL nous offre ici un clin d'oeil humoristique plus que philosophique...quoique...
    c'est primaire, animal, instinctif moi je vote pour.
    La sexualité chez l'homme est nettement plus troublée, confuse, intellectualisée, pervertie parfois, on ferait mieux de laisser parler nos instincts "bonobesques"

  • @Lord Acton,

    Petite mise au point.

    Je n'avais pas d'attentes spécifiques, étant donné que, au départ, je n'en ai fait aucune demande.

    Pour plus de précision, voir le billet "le mâle placide ...".

    Bien à vous

    (o_o)

  • @Loredana: effectivement, vous aviez davantage pris note (en exprimant votre intérêt) de l'annonce d'un prochain billet sur les bonobos, que réclamé le billet.

    Sinon, mon opinion sur les bonobos est faite:
    - Les bonobos sont stressés par la captivité, ce qui dérègle leurs habitudes sexuelles naturelles (d'autres espèces réagissent différemment, par exemple en cessant de se reproduire, ou en se masturbant (c'est le cas de l'être humain mâle)).
    - En captivité, les bonobos n'ont pas besoin de se préoccuper de leur subsistance. La sexualité n'a donc pas besoin d'avoir son caractère ordinaire de rétribution (alors que d'ordinaire la chasse, le partage de la nourriture et le sexe sont liés - chez l'immense majorité des espèces, dont l'être humain) et elle peut s'exercer tous azimuts.
    - Dès lors que l'occidental moderne cherche la cause de ses problèmes dans la société (à la suite de Rousseau puis de Sartre ("L'enfer, c'est les autres")), certains scientifiques occidentaux ont cru voir - parce qu'ils ont voulu voir - dans l'état pathologique des bonobos en captivité un modèle de société idéale.

    Vouloir vivre la vie rêvée des bonobos, c'est vouloir vivre en captivité.

  • @Lord Acton
    Désolé d'en m'en mêler (en trois mots) encore une fois, mais les observations sur le comportement des bonobos dont il est question ont été faites en milieu naturel. Je ne me prononce pas sur vos commentaires concernant les êtres humains.

  • @Mère:
    Je ne suis pas un spécialiste des bonobos. Mais le peu que j'ai lu sur internet me conforte dans l'idée que (i) la vie sexuelle des bonobos en liberté est quasiment inconnue et que (ii) tous les scientifiques actuels émettent de larges réserves quant à l'idéalisation qui a été faite des bonobos. Pour moi, cette perception valorisante d'une autre espèce idéalisée correspond à la perception valorisante que nous avons d'autres peuples idéalisés. La question la plus intéressante à mon avis étant: pourquoi avons-nous besoin de croire à ces idéalisations?

  • @ Loredana: en effet, vous aviez seulement manifesté votre intérêt, et c'est moi-même qui me suis proposé pour faire ce billet. Mais je trouvais amusant de débuter comme je l'ai fait.

    N'y voyez qu'un clin d'oeil, et avec mes excuses si vous avez pu ne pas apprécier.

    Bien à vous.

  • @Lord Acton
    "La question la plus intéressante à mon avis étant: pourquoi avons-nous besoin de croire à ces idéalisations?"
    Ne vous méprenez pas: je ne me désintéresse pas des questions que vous soulevez quand aux besoins de l'être humain de se créer des mytes, des religions et toutes sortes d'autres formes de croyances, parmi lesquelles les différentes sortes de sociétés idéalisées, matriarcales notamment, qui font l'objet de l'anthropologie et de l'histoire des religions surtout, que j'ai abondamment (mais jamais assez, bien entendu) pratiquées. Je me suis simplement très souvent exprimé sur divers blogs sur ces questions et ne ressens pas le besoin, pour l'instant d'y revenir.
    Nous avons simplement d'autres sources quant à ceux des comportements des bonobos qui sont à l'origine de l'intérêts et de la fascination exprimées sur ce blog. N'étant pas primatologue spécialisé dans cette espèce, je me réfère simplement aux divers témoignages dont j'ai pris connaissance dans les écrits et les documentaires accessibles à chacun et ceux-ci m'ont donné à penser que ces comportements ne sont pas des exemples de déviations engendrées par la captivité. Quoi qu'il en soit dans la réalité, seule une partie de vos commentaires deviennent ou deviendraient caduques, et le reste garde tout son intérêt et sa pertinence.

  • Dans les îles Trobriand, selon Malinowski, la liberté sexuelle était telle que la notion de père n'existait pas. Cétait l'oncle (frère de la mère) qui assumait le rôle du référent mâle dans l'éducation des enfants. Ceci dit là-aussi, des ethnologgues modernes contredisent Malinowski en prétendant qu'il a exagéré, mais ce qu'il y a de certain c'est qu'entre les constatations de Malinowsky et celles de ses détracteurs modernes, les missionnaires ont pris position dans l'île en modifiant profondément les moeurs locales...

  • Petite précision quand au titre du billet: c'est un pastiche de "La vie rêvée des anges", film sorti il y a quelques années et où il n'y avait ni anges ni vie rêvée...

  • Philippe, insinuez-vous que des missionnaires soient allé vivre dans des groupes de bonobos pour en modifier les moeurs? Et si oui, comment les ont-ils modifié? Ou bien sont-ce leur propres moeurs qui se sont modifiées?

    (≈¿*)

  • @HommelibreHommelibre. (je sais je sais !)

    Pas de souci, j'avais bien compris que ce n'était que pour "lancer" le billet, mais je me suis dites, et cela n'a pas loupé, que d'autres personnes le lirait autrement, la perception de ce qu'on lit étant très différente d'une personne à l'autre. D'où ma mise au point.

    Si cela m'aurait contrariée, je vous l'aurais fait savoir... lol

    (o_~)

  • @ Loredana: ok, merci. C'est vrai qu'après les comm, je pense que j'aurais pu le tourner autrement.

  • Les trolls, les bonobos, j'ai dû me tromper d'adresse, excusez !

  • Oh, mais c'est pas vrai, a peine dehors, je tombe sur un énorme gorille à dos argenté, mais c'est vraiment pas possible, où suis je ¨!

  • Chez les hyménoptères, les reines doivent de faire féconder par un maximum de mâles différents pour assurer la bonne santé de la colonie à venir... Ce système répond à un besoin génétique de survie de l'espèce.

    Chez l'humain, les études sur les phéromones ont montré que l'attirance la plus forte va vers le partenaire au système immunitaire de plus différencié : cela aussi répond à un besoin génétique de survie de l'espèce.

    Dans leur vaste majorité, les oiseaux sont non seulement monogames mais fidèles à vie : seule la disparition du partenaire poussera le survivant à en trouver un autre.

    Chez les dauphins, il me semble bien que les couples sont monogames et fidèles. Par contre les femelles se mettent toutes ensemble pour l'éducation des jeunes, passé le sevrage. Et les couples se choisissent, d'où problèmes à accoupler des dauphins en captivité qui peuvent très bien se déplaire au point de refuser de procréer, à l'encontre de l'instinct quasi universel de procréation.

    Bref, la sexualité et la reproduction ont des formes variées dans le monde du vivant. Mais néanmoins ces diverses formes ont toutes un point commun : d'une manière ou d'une autre, elles permettent la survie de l'espèce.

    Ceci dit, l'humain n'est pas le seul animal à avoir des relations sexuelles en dehors du seul but de la procréation. Par contre, c'est à coup sûr (ehe...) le seul à tant se prendre la tête pour cela, et la seule raison logique à cela vient des religions...

    Donc, mettez un Pape et une télé chez les bonobos, et je vous parie mes gonades qu'en 2 temps 3 mouvements, ils iront se cacher pour procréer et que la natalité s'effondrera !

  • Dites-moi, à Genève c'est toujours aussi dangereux !
    Des trolls, des gorilles et en plus des bonobos, bon ceux là ils ont l'air un peu plus infencofs, mais pas tant que ça si 'kon vous lis attentivment !

  • pardon, faute de frappe, pas tant que ça si l'on vous lis attentivment

  • dites moi sur les quais au bord du lac, c'est des bonobos ou des trolls d'al quaida !

  • Non, je pose la question parcequ'ils n'ont pas tous la barbe, mais ils ont vraiment l'air polygames !

  • Excellent Greg !

    Faudrait demander aux chercheurs d'explorer cette mise en boîte !

  • Greg: MDR!!! Peut-être qu'on pourrait mettre le pape et la télé au bord des étangs de Camargue, il y aurait moins de moustique...

  • corto: je ne vais plus sur les quais, trop dangereux.

  • CMoi non plus, c'est un copain de bamby. l'ours qui lui a dit !

  • Mais keski fo faire ?

  • Il faut:

    marcher sur des oeufs
    tourner ses yeux 7 fois dans les sens opposés
    plier bagages
    danser face à la mer
    chevaucher un rhinocéros

    après normalement ça va

  • @ hommelibre

    " Sur la question de la non-appartenance des enfants, la place du père est historiquement fragile, pour les raisons que vous développez. Un système de type bonobo ne changerait rien à cela. Mais là aussi, peut-être que la notion de groupe prendrait le pas sur la notion d'individu, ce qui n'est pas notre évolution."

    c'est vrai différents systémes onts existés à travers le globe, pour gérer les enfants.

    "Ce que je viens de décrire et d'illustrer permet de com¬prendre pourquoi nos semblables sont moins fous qu'on ne pourrait le craindre. Il peut, en effet, « y avoir du père » même en l'absence totale du personnage : la fonction paternelle s'avérant atomisable et pouvant être exercée simultanément ou à des moments différents par quantité d'instances ou de personnages. Est en effet de l'ordre de la fonction paternelle - et en produit l'effet - tout ce qui, de quelque manière que ce soit, est perçu par l'enfant comme limitant le pouvoir qu'il est porté spontanément à attribuer à sa mère. Combien fréquemment n'ai-je pas vu, dans les familles recomposées, l'excellent effet sur les enfants d'une entente sur leur éducation entre le père et le nouveau com¬pagnon de la mère - ce qui implique que soient dépassées les susceptibilités narcissiques.
    On peut vérifier au demeurant ce type de préoccupation en faisant retour aux systèmes de parenté. Un tel détour permet de comprendre la manière dont les différentes sociétés, à la surface du globe, se sont évertuées à trouver des règles de gestion pour ces différents pouvoirs. Il suffi¬rait, pour n'en reprendre qu'un ou deux exemples, de mentionner le système hawaïen qui, dans le souci de pré¬server l'enfant de la confrontation interparentale, l'invite à nommer « mère » toutes les femmes des lignées de sa génitrice et de son géniteur, et « père » tous les hommes des mêmes lignées, ou bien le système iroquois qui l'invite à nommer « mère » toutes les femmes de la lignée de sa génitrice, et « père » tous les hommes de la lignée de son géniteur."

    Extrait du livre d’Aldo Naouri les pères et les mères, passé au logiciel de reconnaissance de texte ABBYY

  • ""Je vous ai appppoooorté des Bonoobos"... Teufel!"

    EXCELLENT! c'est du redBrel ! :)))))))))

  • @ Patoucha: le petit? Peut-être qu'il vient apprendre comment on fait...

    Lol merci pour l'info. Aujourd'hui il doit lui donner des leçons! :))))))

    Mais m'auriez-vous pris au premier degré?

    Même pas au millième °! :)))))))

    "La demande unanime de Loredana": ben bien sûr qu'elle est unanime, puisqu'elle est seule à l'avoir faite... :o), mais en même temps elle ne peut pas être unanime, pour la même raison qu'elle est la seule à l'avoir faite...

    MDRR MDRRRRRR pour une explication c'est une explication... vous faites dans La Palice... Lolllllll

    Prôner la bigamie? Celle-ci ne ferait pas des heureux chez les musulmans, puisque la femme aussi pourrait avoir deux maris (bigamie s'adressant aussi bien aux femmes qu'aux hommes).

    Je plaisantais! Mais là apprendre que la bigamie s'adresse aussi à la femme musulmane?! C'est une GRANDE nouvelle et j'ignore d'où vous tenez cette info?!!!!!!!!!!

    Mais en l'occurrence, comparée aux bonobos, la bigamie serait encore très limitée. Parlons de polygamie! Mais vous savez, les gens qui étant en couple ont des amants ou des maitresses, la pratiquent déjà la bi- ou polygamie. Elle est seulement non officielle. Et pour la religion catholique, pour laquelle on ne se marie qu'une fois dans sa vie, le divorce et remariage est une forme de polygamie successive.

    Successive mais pas simultanée :)))))))))

    "... Mais c'est intéressant d'observer que dans ces groupes de singes, il y a peut-être un lien entre leur sexualité abondante et très libre et le fait qu'il y ait relativement peu d'agressivité entre eux.

    Mdrrrrrr c'est le pied! ils ne pensent qu'à ça ! :))))))))

    Comme le dit l'article que j'ai partiellement reproduit, c'est: "Faites l'amour, pas la guerre".

    A adresser aux dictateurs, aux Politiques et aux féministes nouvelle vague! :))))))))

  • mdr :D

  • lol

  • il et esitier la en oui en oui

    je suis une fille qui cherche un mec

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