29 juin 2009
Procès en appel de Khalid Naji: début, et rapport sur les fausses accusations
Chaumont, au nord de Dijon. Soleil de plomb sur cette jolie petite ville posée sur la plaine. Au fond de la salle d’audience, des arbres.
D’abord l’acte d’accusation. Terrible, horrible, comme d’hab. Le rouleau compresseur, impitoyable.
Mais ensuite, les premiers témoins de Khalid. Qui commence à recadrer les faits: une histoire de couple, deux amoureux, envie de construire, projet d’achat d’un appartement. Khalid, dont la famille est aisée, est venu en France pour elle, et pour se faire lui-même sans l’aide financière de son père. Courageux, bosseur, généreux. Dans le box fermé de l’accusé, on se demande ce que fait là ce jeune homme au visage doux, aux paroles réservées, cachant son émotion. Un peu un extraterrestre. Dans la salle, sa mère, femme au visage doux et au regard tendre. Les yeux mouillés de larmes de voir son fils dans ce décor insensé.
Ce que l’on sait déjà, c’est que le mariage social (pas le civil) était voulu par la belle-famille, mais que Khalid y a renoncé parce qu’elle voulait un dot trop élevée. C’était une affaire d’argent, alors que pour lui c’était une affaire d’amour.
Voilà pour ce matin. A suivre.
Rapport sur les fausses accusations
J’ai mis en forme un rapport succinct sur les fausses accusation, que l’on peut télécharger plus bas.
En surfant sur le site de l’Association Solidarité Femmes en France, je lis que le chiffre sur la violence conjugale et le viol en France datent toujours de l’enquête de l’ENVEFF de 2000.
On y lit ainsi que 10% des femmes subiraient de la violence conjugale et que 50‘000 femmes seraient violées chaque année.
Comment, à partir d’un objectif louable qui est de venir en aide aux femmes victimes, en arrive-t-on à de tels dérapages dans les chiffres?
Il faut savoir que l’enquête mentionnée a été faite selon une méthodologie contestée, avec des questions parfois ambiguës, et en incluant par exemple la simple critique dans la violence conjugale. Elisabeth Badinter a elle-même dénoncé les chiffres et le rapport. En ce qui concerne la véritable violence, soit les coups, les menaces récurrentes, le terrorisme conjugal, on arrivait à environ 2,5% de femmes victimes.
Sur le site des Chiennes de garde, le chiffre de l’ENVEFF est repris: 50‘000 femmes violées par année en France. Pourtant il y est reconnu aussi qu’il y a moins de 2‘000 condamnations par année (1770 en 2001). L’enquête de l’ENVEFF aux questions inductives et extensive multiplie donc ce chiffre par 30!
Je crois que l’on ne cherche pas la vérité, mais la psychose, pour faire de l’argent avec les subventions, pour faire de l’homme, des hommes, un épouvantail. Les fausses accusations, crime en plein essor, sont un des résultats de cette politique de psychose.
Rapport sur les allégations infondées:
RapportAllégationsInfondées2.pdf
13:37 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : khalid naji, justice, fausse accusation, féminisme, viol


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Commentaires
Effectivement, le mouvement MLF des années 70 a certes libéré les femmes (droit de vote, à l'avortement, égalité des sexes, autonomie...) mais a aussi mouliné les hommes. ce mouvement certes a eu des débordements castrateurs notamment pour la justice et le jugement 9 fois sur 10 en faveur des femmes. Dès le années 80-90 jusqu'à nos jours, ces décisions de justice ont paupérisé les pères en leur faisant payer des pensions alimentaires exagérées au-delà de leurs revenus assorties de conditions frustrantes pour eux. Bien sûr un grand nombre a craqué certains se sont enfouis, d'autres n'ont payé qu'une fois sur deux. Et de nombreuses familles monoparentales (avec femme et enfants) se retrouvent ainsi à l'aide sociale ou subventionnées d'où de nombreux problèmes sociaux. Une justesse et un rééquilibrage dans le jugement lors de séparation seraient à revoir. Assommer les hommes avec des pensions exagérés a amené dans certains cas à des conséquences qui aujourd'hui sont visibles : des enfants qui ont des problèmes scolaires, de discipline, de concentration, d'autorité et pour certains qui prennent le chemin de la petite délinquance.
Ecrit par : demain | 29 juin 2009
Bon le point de vue de Monsieur Goetelen on le connaît, quant aux fausses accusations, c'est moche évidemment tout autant que des acquittements injustifiés....
Le point de vue de demain prête plus à sourire même si cela se veut sérieux. Les enfants en échec scolaire et futurs délinquants car leur papa paye un peu trop de pension alimentaire....ca fait pas très sérieux ca comme argument.
Les pensions alimentaires sont fixées selon des barêmes précis au niveau des revenus et des charges et je trouve bien entendu comme vous que parfois c'est complètement abusif pour les pères....qui ne veulent pas se plaindre car ils ont l'impression ensuite d'être des pères qui n'assument pas! ca c'est moche.
Mais bon, il y a aussi des pères qui n'assument rien et qui s'en tapent royalement de leur progéniture.....le SCARPA peut vous renseigner là dessus
Ecrit par : vali | 29 juin 2009
@Vali. Merci de me faire partager votre point de vue. Evidemment je parle de cas que je connais et ce qui est frappant c'est que malgré des pensions disproportionnées, ils ont gardé de bons contacts et sont présents pour leurs enfants. Bien sûr des géniteurs qui ne paient ni pension, ni élèvent leurs enfants, ni parfois les reconnaissent à leur naissance, cela existe aussi. Sur l'échec scolaire difficile de généraliser, j'en suis certain mais si les conditions optimales de présence physique et d'aide financière du père ne sont pas là, c'est plus difficile pour les gamins.. mais là aussi des exceptions existent...
Ecrit par : demain | 29 juin 2009
@ vali
"Le point de vue de demain prête plus à sourire même si cela se veut sérieux. Les enfants en échec scolaire et futurs délinquants car leur papa paye un peu trop de pension alimentaire....ca fait pas très sérieux ca comme argument."
ce qui est réel ce sonts les dégats que fonts l'abscence des péres.
http://www.uniondesfamilles.org/absence_du_pere.htmLe rôle du père
et les raisons pourquoi les femmes demandent le divorce.
"Divorce
D'après la sociologue française, Evelyne Sullerot2, féministe delà première heure, mais reconvertie après la fondation de l'organisme Retravailler où elle a reçu plus de 500 000 femmes, dont beaucoup étaient divorcées,
«Il ne faut pas oublier que ce sont les femmes, dans trois cas sur quatre, qui demandent la séparation... Et pourquoi la demandent-elles ? Diverses études montrent que la cause numéro un est le désappointement... Elles ne supportent pas le quotidien sans la romance : je m'ennuie, donc je veux refaire ma vie...
s'exclame la
Vous n'êtes pas tendre envers les femmes, journaliste.
Non. Je crois qu'elles n'ont pas très bien géré la formidable liberté qui leur avait été donnée. Je pense que tout cela est rattrapable. Mais je voudrais leur dire qu'elles ne sont pas les propriétaires de leurs enfants. » "
extrait du livre homme et fier de l'être d'yvon dallaire
Ecrit par : Leclercq | 30 juin 2009
erreur
http://www.uniondesfamilles.org/absence_du_pere.htm
Ecrit par : Leclercq | 30 juin 2009
@leclercq
L'absence de pères aimants et responsables bien sûr peut engendrer des dégats sur les enfants, parfois cette absence est préférable..
Oui les femmes je suis assez d'accord avec vous demandent plus souvent la séparation que les hommes.....elles sont aujourd'hui moins dépendantes financièrement puisque souvent travaillent donc peuvent s'assumer financièrement plus facilement et puis elles ont, me semble t-il, plus de peine à rester dans une situation conjugale décevante et non épanouissante, que les hommes qui hésitent et préfèrent prendre une maîtresse mais rester quand même.
Je n'en tire aucune conclusion mais c'est un fait qui me semble assez établi non?
Yvon Dallaire je connais peu mais de ce que je peux en constater c'est un homme qui s'adresse aux hommes.....
@demain
Vous avez raison, aucune généralisation mais bien sûr il est difficile de parler d'un sujet sans partir de nos propres expériences ou de "cas" qui nous touchent...et c'est là où réside le danger d'une généralisation.
Merci de ne pas vous être offusqué par mes réflexions sur votre texte qui ^m'a fait sourire...j'ai beaucoup de respect et de sympathie pour les pères dignes de ce nom.
Ecrit par : vali | 30 juin 2009
Quand les mensonges font forces de lois…
Des études très poussées démontrent qu’il y a +- 70 % de fausses accusations et quasi aucune plainte à l’encontre du « criminel » qui a accusé faussement une personne qui, trop souvent, a été détruite sur le plan social, économique, affectif,… Et ça, ce n’est pas normal ! En fait, il y aurait bien +- 30 % de plaintes réelles, fondées... qu'il faut bien sûr prendre en considération sachant que la violence conjugale n'a pas de sexe... et que les femmes sont tout autant violentes que les hommes!
En souhaitant obtenir « Justice », si Khalid réussi, par son appel, ce sera – à ma connaissance -- le deuxième procès en France pour fausses accusations de la part d’une femme à l’encontre de son « ex ».
Le premier cas porté à ma connaissance, est celui-ci, lu par des milliers de lecteurs et toujours au TOP 5 des articles publiés par le Blog :
http://laviedeperes.over-blog.com/pages/UNE_MERE_CONDAMNEE_POUR_FAUSSES_ACCUSATIONS_DE_VIOLENCES-34866.html
Le conseil est bien de déposer plainte, immédiatement, au pénal, lors de fausses accusations. Ce conseil est bien expliqué à la page
http://laviedeperes.over-blog.com/article-16967115-6.html#anchorComment (58 commentaires).
Cordialement,
Ecrit par : CLVDP | 30 juin 2009
@ Vali
"http://www.lien-social.com/spip.php?article251&id_groupe=5"
je dirais a de grandes chances d'en engendrer.
http://www.lien-social.com/spip.php?article251&id_groupe=5
Extrait du livre d’Aldo Naouri les pères et les mères, passé au logiciel de reconnaissance de texte ABBYY
Retour au père
La définition que je viens d'élaborer du père fonctionnel permet de comprendre encore mieux le caractère négli¬geable du géniteur et du père social face à lui. Elle permet aussi de comprendre comment et combien les « beaux-pères » - auxquels il est regrettable que notre droit ne confère en général aucun statut - peuvent parfois apporter aux enfants de leur compagne le complément de paternité qui leur a manqué du fait de la dissension du couple qui leur a donné naissance. Un cas clinique, particulièrement édifiant, permet de le comprendre.
De quel côté situer la délinquance ?
Je soignais depuis quelques années déjà la dernière enfant d'une mère psychanalyste qui avait déjà des jumeaux d'une précédente union quand elle m'a parlé d'eux juste¬ment. Ils avaient une quinzaine d'années, ils étaient en troisième, et elle se faisait du souci parce que leurs résul¬tats scolaires avaient chuté et qu'ils avaient été repérés comme dealers de haschich. Elle s'en était ouverte à son analyste contrôleur qui avait conseillé un confrère dont les enfants n'avaient tout simplement pas voulu entendre parler en déclarant que « la psychanalyse, ras-le-bol, on en a assez comme ça à la maison ». Elle me proposait de me les conduire au motif de rappels de vaccins à prati¬quer. Il y avait en effet des rappels à faire. Mais, compte
tenu de la manière dont les choses avaient été présentées, j'ai accepté de les recevoir pour les vaccins sans m!engager plus loin. Je ne m'attendais pas à la fascina¬tion que j'allais éprouver pour eux. Ils ont dû la percevoir parce qu'ils m'ont investi autant que je l'avais fait d'eux. La séance de vaccination a d'ailleurs été déterminante à cet égard, et les adolescents ont accepté de se prêter au jeu d'échanges informels que nous avons dès lors instauré, en présence de leur mère, à raison d'une fois tous les quinze jours. L'expérience me plaisait d'autant plus que je prenais un réel plaisir à voir ces vrais jumeaux, difficiles à distinguer l'un de l'autre, se renvoyer la balle à leur guise en profitant de leur incomparable complicité et de la fiabilité peu ordinaire de leur communication. Ils se réjouissaient de déjouer ma stratégie, que je rendais à des¬sein plus grossière et plus repérable encore. Ils ont fini par m'avoir à la bonne et par manifester un réel plaisir à nos rencontres tout en déniant aussi bien la délinquance dont les accusait leur mère que le caractère préoccupant de leurs performances scolaires. C'était toujours la mère qui ouvrait la séance par une plainte dont nous analy¬sions aussi bien le bien-fondé que la pertinence. Un jour, environ trois mois après le début de notre travail, ce fut un avertissement du conseil de discipline qui vint sur le tapis. La mère, soucieuse de montrer combien elle était consciente de ses devoirs, me déclara avoir aussitôt averti leur père de la gravité de la situation. J'entendis alors l'un des deux, que j'avais repéré comme le plus audacieux, lui rétorquer que ce n'était pas la première fois qu'ils ten¬taient de lui faire entendre qu'ils n'avaient que faire de l'opinion ou des réactions de leur père. Et il ajouta : « Qu'est-ce que tu crois, qu'il nous fait peur, papa ? Nous, on adore le voir, et lui aussi d'ailleurs ! On se régale avec lui, on prend notre pied ! Il n'est pas comme toi, lui. C'est pas à la pizzeria du coin qu'il nous emmène. Il connaît plein de restaus chouettes et il nous apprend à apprécier le bon vin. On s'en met plein la panse ! Bon, à un moment, il place bien le couplet que tu lui as soufflé. Mais, lui comme nous, on sait à quoi s'en tenir. Tu
comprends pas, Huguette (ils appelaient toujours leur
mère par son prénom, ce qui donnait parfois à leurs
propos un curieux ton protecteur), nous, ce que peut
nous dire papa, on s'en fiche ! Ce qui compte pour nous, '
c'est ce que pourrait dire Gabriel ! » (C'était le prénom du
nouveau compagnon de la mère.) J'ai alors vu bondir et
hurler cette femme comme je n'aurais jamais imaginé
qu'elle aurait pu le faire. Elle ne cessait pas de marteler :
« Votre père est votre père, Gabriel n'est pas votre père ! » I
Puis, des sanglots ont vite entrecoupé ses propos avant
qu'elle ne s'effondre alors que le second jumeau, qui
n'avait pas encore ouvert la bouche, lui répétait d'une
voix douce et presque mot à mot ce que lui avait dit son
frère. J'intervins à mon tour pour lui demander
d'entendre ce qui lui était dit. C'est alors à moi qu'elle
s'en prit. Au point que je dus moi-même hausser le ton et
lui déclarer que je la prenais en flagrant délit de refus de
la solution au problème qui avait motivé sa démarche. Ce
furent de longues minutes d'un débat violent et houleux
dont je ne voyais pas l'issue. Elle a quand même fini par >
se calmer. Elle accepta alors ma proposition de rapporter
à Gabriel le contenu de la consultation et de me dire la
réponse qu'il entendait donner à la demande de ses j
beaux-enfants. A la séance suivante, ils furent quatre à
venir. Gabriel posa les conditions de son entrée en jeu
dans la vie des jumeaux, conditions que ces derniers
acceptèrent sans la moindre difficulté. Les troubles dispa- '
rurent assez vite. Les garçons devinrent brillants. Ils
firent de belles études, et j'eus le bonheur de les voir
l'un et l'autre me conduire leurs propres enfants.
Je n'ai jamais cherché à approfondir le motif qui avait j
valu à la mère de se faire sourde à la demande de ses
jumeaux. Etait-ce en raison d'une confusion d'origine
sémantique, dont elle était avertie mieux que quiconque,
sur la place et le rôle dévolus au géniteur de ses jumeaux,
ou bien avait-elle cherché, en laissant Gabriel de côté, à
rester seule maîtresse d'un jeu pour lequel ses jumeaux
pensaient qu'elle n'avait pas la stature ? Auraient-ils
« délinqué », eux, pour dénoncer son comportement lui-même guère éloigné de la délinquance ?
Ce que je viens de décrire et d'illustrer permet de com¬prendre pourquoi nos semblables sont moins fous qu'on ne pourrait le craindre. Il peut, en effet, « y avoir du père » même en l'absence totale du personnage : la fonction paternelle s'avérant atomisable et pouvant être exercée simultanément ou à des moments différents par quantité d'instances ou de personnages. Est en effet de l'ordre de la fonction paternelle - et en produit l'effet - tout ce qui, de quelque manière que ce soit, est perçu par l'enfant comme limitant le pouvoir qu'il est porté spontanément à attribuer à sa mère. Combien fréquemment n'ai-je pas vu, dans les familles recomposées, l'excellent effet sur les enfants d'une entente sur leur éducation entre le père et le nouveau com¬pagnon de la mère - ce qui implique que soient dépassées les susceptibilités narcissiques.
On peut vérifier au demeurant ce type de préoccupation en faisant retour aux systèmes de parenté. Un tel détour permet de comprendre la manière dont les différentes sociétés, à la surface du globe, se sont évertuées à trouver des règles de gestion pour ces différents pouvoirs. Il suffi¬rait, pour n'en reprendre qu'un ou deux exemples, de mentionner le système hawaïen qui, dans le souci de pré¬server l'enfant de la confrontation interparentale, l'invite à nommer « mère » toutes les femmes des lignées de sa génitrice et de son géniteur, et « père » tous les hommes des mêmes lignées, ou bien le système iroquois qui l'invite à nommer « mère » toutes les femmes de la lignée de sa génitrice, et « père » tous les hommes de la lignée de son géniteur.
"situation conjugale décevante et non épanouissante" moi je dirais où il n'y a plus la passion, mais la passion n'est qu'une étape dans la vie de couple.
donc l'éducation des enfants est sacrifiée, au nom que la femme estime que la relation de couple ne doit pas continuer parce que le couple n'aura pas su passer cette étape où qu'il n'y a que ce type de relations qui l'intéresse dans la vie de couple, ce comportement ne découle t'il pas d'un certain égoisme.
le comportement de l'homme est-il plus répréhensible parce qu'il prend une amante ? lui au moins ne brise pas sa famille.
il est de loin préférable pour les enfants un couple qui reste uni qu'un divorce.
P.S. : Que voulez vous dire lorsque vous écrivez " De même l'Etat n'a pas à rémunérer, par le biais de la politique familiale, les parents séparés " ou " L'argent public n'est pas là pour remplacer un conjoint défaillant ou un conjoint repoussé. ". Le titre de votre ouvrage prendrait-il tout son sens ici ?
C'est vrai : la famille est une affaire privée dans le sens que les gens sont libres de s'aimer, de se marier ou pas, de faire des enfants ou pas, et en même temps, c'est une affaire publique car l'avenir de la société ce sont des enfants qui ne sont pas des petits atomes isolés, mais qui vivent dans des familles. Il est tout à fait légitime que la puissance publique aide les familles à élever leurs enfants, mais elle n'a pas vocation à aider les gens dans leur mode de couple : cela ne regarde pas la collectivité. Elle fait déjà beaucoup pour traiter les divorces, assurer les placements d'enfants quand les parents sont défaillants, etc. Il faut savoir qu'1/3 des dépenses du Ministère de la Justice sont consacrées à la gestion des instabilités familiales. L'Etat dépense pour les enfants, pourquoi " récompenserait "-il un adulte qui se sépare de son conjoint ? Il est vrai qu'on sent encore l'empreinte des mentalités des années 1975-2000 pendant le'squelles les adultes se sont dit qu'ils pouvaient tout faire dans leur vie privée, que l'Etat providence les aiderait. Je pense que les choix de vie privée restent du domaine privé, et que chacun reste responsable de son enfant quoiqu'il arrive. J'ai travaillé sur la très grande pauvreté avec le Père Joseph Wresinski et Geneviève De Gaulle, respectivement Fondateur et Présidente d'ATD Quart Monde. Dans leur combat contre le retrait des enfants des familles pauvres, pour les placer, ils disaient : " La famille est la dignité de tout pauvre : être parent, c'est le seul lien que personne ne pourra lui retirer ".
P.S. : En cas de rupture, la mère qui garde l'enfant voit son niveau de vie baisser de 25 à 35 % à court terme. " En France, on sait la chute du niveau de vie qui affecte les foyers monoparentaux, majoritairement féminins. La situation des pères séparés est parfois elle aussi très précaire. " : Vous reconnaissez que les problèmes financiers peuvent provoquer des drames ?
On pourrait retourner la phrase : " Les drames des couples provoquent des problèmes financiers. ". La pénurie de logements vient beaucoup des divorces et des séparations Ceux qui n'avaient qu'un logement en veulent deux. Il y a 120.000 divorces par an, dont 65 % avec enfants. Le divorce étant judiciarisé en France, il est requis, pour avoir droit de recevoir son enfant, d'avoir une pièce par enfant : le problème est alors d'avoir un logement assez vaste !. Les mères gardiennes ont de lourds problèmes et la trilogie divorce, dépression, chômage ou divorce, chômage, dépression frappe très fréquemment les pères non gardiens. En ce qui concerne les mères, elles doivent concilier leur vie professionnelle et la garde des enfants (souvent, elles conservent le logement). Durant 30 ans, avec la jubilation de la liberté conquise de la vie privée, on n'a plus voulu parler des conséquences du divorce sur les enfants. Il faudrait développer la médiation avant et après le divorce, de façon à ce que les deux parties puissent se projeter dans l'avenir pour se rendre compte de tout ce qu'il y aura à solutionner (traites de la maison, garde des enfants, voiture…). Dans des pays où la médiation est développée, il arrive que des couples renoncent à divorcer en prenant conscience des conséquences. Les gens de niveau d'éducation peu élevé n'arrivent pas à planifier leur futur au moment même où ils sont pleins de griefs et de blessures. D'où l'utilité du médiateur pour les accompagner.La médiation permet également d'organiser la séparation de manière plus rationnelle et plus apaisée. Malheureusement, les avocats n'ont pas intérêt à voir se développer la médiation, par crainte de perdre des affaires…
P.S. : Vous dites qu'on ne fait pas assez cas de " l'impact très négatif de la séparation et du divorce sur la réussite scolaire ", où même pour des parents séparés issus de l'enseignement supérieur, le taux d'échec de leurs enfants double, passant de 7 à 15 % : cela fait peur. Dès le départ, les enfants de parents séparés sont handicapés à vie ou peut-on espérer qu'une bonne entente entre les parents, malgré la séparation, pondère les choses ?
En tant que sociologue, je dis que sur de grands nombres d'enfants ayant vécu la séparation de leurs parents sur une période de plus de 20 ans, il est possible de faire des statistiquesqui les comparent aux enfants vivant avec leurs deux parents unis. Dans de nombreux pays et en France. En Suède, il apparaît qu'en cas de divorce ou de séparation des parents, ou de très mauvaise entente, la santé des enfants est affectée (anorexie, boulimie, médicaments, dépressions, tentatives de suicide…), la prise de risques est exagérée, la violence accrue et la consommation d'alcool, de cigarettes et de cannabis supérieure à celle des enfants de familles unies.. Mais tous les enfants de parents séparés ne présentent pas ces difficultés. Elles apparaissent surtout en cas de séparation quand l'enfant est jeune, de séparation conflictuelle, de remises en cause du mode de garde à répétition ou d''absence de contact de l'enfant avec son père. S'agissant des résultats scolaires, l'absence de relations avec le père joue de façon très nette, même si la mère est très cultivée. Les pronostics peuvent être améliorés par la pratique de la médiation, de la reparentalisation (groupes de paroles de parents) pour réapprendre les rôles parentaux, de sorte que les gens organisent leur séparation de façon à ce que les enfants en souffrent le moins possible.
P.S. : " La Mère seule ne retournera au travail que si le salaire proposé est incitatif, en comparaison des aides sociales et si elle peut faire garder ses enfants. ". Pourtant le taux d'activité des mères de famille monoparentale (25-49 ans) est déjà extrêmement élevé (92%) ?
Comment une femme qui touche, avec l'A.P.I., pratiquement l'équivalent du SMIC peut-elle aller travailler sachant qu'elle aura des frais supplémentaires de garde ? Concernant l'allocation très importante qu'est l'A.P.I., personnellement, j'aimerais qu'elle soit totalement remodelée. En effet, il est logique d'aider une femme seule parce qu'elle est pauvre, mais il n'est pas concevable que la collectivité lui donne de l'argent sous prétexte qu'elle est isolée, car cela donne lieu à des abus, des mensonges, des effets pervers, ainsi il errive qu'elle demande au père de ne pas reconnaître son enfant pour qu'elle touche l'API. Les travailleurs sociaux ne peuvent pas jouer les inquisiteurs pour vérifier la réalité de l'isolement de la femme. En outre, en fin de droits à l'A.P.I., rien n'est prévu, donc certaines femmes refont un enfant pour en bénéficier à nouveau.
Evelyne sullerot
"cela ne regarde pas la collectivité. Elle fait déjà beaucoup pour traiter les divorces, assurer les placements d'enfants quand les parents sont défaillants, etc. Il faut savoir qu'1/3 des dépenses du Ministère de la Justice sont consacrées à la gestion des instabilités familiales. L'Etat dépense pour les enfants, pourquoi " récompenserait "-il un adulte qui se sépare de son conjoint"
evelyne a raison l'état n'a pas à remplacer l'homme qui a été éjecté.
http://mmetoutlemonde.canalblog.com/archives/la_vie_de_couple/index.html
Ecrit par : Leclercq | 30 juin 2009
Monsieur Leclercq, vous avez fait une admirable description d'une société en dérive... je suis à 100 % d’accord avec vous. Sauf 1 point : il y a des milliers, voire des millions d’enfants du divorce (dans le monde occidental) qui n’ont pas eu la chance d’avoir un beau-père qui a « remplacé » la défaillance du père géniteur. Il ne faut donc pas faire de généralités. En 15 ans d’études, j’ai pu constater que des enfants, devenus adolescents, ou adultes ont été désocialisés, désintégrés sur les plans socioéconomique et affectif, dont une grande partie vivent dans la précarité, la pauvreté, voire l’exclusion… à la rue,… ou encore… morts dans la misère… ou morts par suicide… tout cela à moins de 40 ans ! Tout cela, parce qu’ils n’avaient qu’un beau père qui ne faisait le beau que pour leurs mères.
Combien de papas n’auraient-t-ils pas tout perdu, en cas de séparations / divorces conflictuels ?… S’ils avaient bénéficié de la solidarité de leurs « deux parents » ?
En Espagne, la crise mondiale (et celle du logement) semble avoir moins décimé de familles, car il y a moins de divorce.
En France, et ailleurs, où les taux de divorces sont très élevés, combien de papas n’ont-ils pu se réfugier chez leurs mères et leurs beaux-pères ? Se réfugier durant le temps nécessaire pour qu’ils puissent organiser leurs défenses et se réorganiser socio économiquement ? Et pour qu’ils puissent continuer à vivre de manière décente avec leurs enfants ? Sachant que la « Trilogie du divorce conflictuel » est 1° l’expulsion de leurs foyers sans que la justice ne s’inquiète du bien fondé des accusations des épouses, ni du désarroi des jeunes enfants privés d’un père attentionné. – 2° Condamné à payer des pensions alimentaires impossible à payer au risque de se retrouver à la rue – 3° Diabolisés, ces pères sont écartés, trop souvent de manière définitive de la vie de leurs enfants, sous de fausses accusations d’attouchements sexuels sur leurs enfants, selon les accusations types / systémiques pour gagner un divorce ou une séparation. Il y a plus de 2 millions de Sites et Blogs de pères violés et spoliés… On se demande jusqu’où ces dérivent iront-elles ? C’est pour quand, une réelle égalité en justice ?
Il y a pourtant des solutions simples et peu coûteuses à mettre en place pour éviter autant de destructions familiales.
En France, un semblant de prises de consciences permet une avancée pour prendre, à bras le corps, (semble-t-il) la problématique de la violence conjugale (violence intrafamiliale)... C’est à suivre.
Nous manquons cruellement d'humanistes comme vous pour mener à bien, en Europe, et outre Atlantique, une lutte contre les mensonges et pour plus d'égalités entre les femmes et les hommes ! Et surtout pour lutter contre le phénomène généralisé de diabolisation des hommes et de la victimisation des femmes...
Venez nous rejoindre pour ce combat urgent, afin de tirer la société vers le haut. Il en va de l'avenir du monde occidental. Mes meilleures salutations
Ecrit par : CLVDP | 30 juin 2009
@ CLVDP
" Sauf 1 point : il y a des milliers, voire des millions d’enfants du divorce (dans le monde occidental) qui n’ont pas eu la chance d’avoir un beau-père qui a « remplacé » la défaillance du père géniteur."
j'en ai bien conscience. dans l'état d'esprit actuel, je pense qu'une femme n'a pas conscience quelle doit investir son nouveau compagnon de l'autorité de proximité. déja qu'actuellement, les méres onts du mal à investir les péres de leur rôle.
http://www.la-cause-des-hommes.com/spip.php?article92
"En France, un semblant de prises de consciences permet une avancée pour prendre, à bras le corps, (semble-t-il) la problématique de la violence conjugale (violence intrafamiliale)... C’est à suivre. "
je pense que les clips de sensibilisation ne sonts pas une bonne voie trop orientés violences faites aux femmes.
beaucoup de violences est de la schimogénése complémentaire. mais cette réalité est dénié par le féminisme. ça ne va pas dans leur sens. de victimisation de la femme.
http://209.85.229.132/search?q=cache:OFp82nm12DwJ:www.parolesdhommes.com/2005/C1_Feminisme_YvonDallaire.doc+La+schismog%C3%A9n%C3%A8se+compl%C3%A9mentaire&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr
un autre type de violent les pervers narcissiques.
vient souvent d'un manque éducatif, d'un manque de pére.
http://www.lien-social.com/spip.php?article212&id_groupe=5
"Venez nous rejoindre pour ce combat urgent, afin de tirer la société vers le haut. Il en va de l'avenir du monde occidental. Mes meilleures salutations"
proposition intéressante à suivre.
Ecrit par : Leclercq | 30 juin 2009
@LECLERCQ
J'ai tout lu...attentivement....oui c'est vrai vous écrivez fort bien et pas de choses fausses.
Vous aurais-je par hasard laissé penser que je jugeais les maris infidèles?
Si tel est le cas, je le regrête car cela n'est absolment pas le cas. J'ai rencontré suffisemment d'hommes mariés pour comprendre leur désarroi parfois légitime.
Quant à évoquer l'égoisme des femmes qui ne pensent qu'à leur bien être en divorcant sans se soucier des dégâts d'une telle rupture sur leurs enfants....non là je ne puis être d'accord avec vous. Soyons égoistes! et pensons à notre bonheur...ah oui alors..une femme épanouie est une femme qui distille cet épanouissement autour d'elle, alors pour une mère c'est idem!
Le sacrifice, non merci...bon alors je préfère de loin l'option amant!
De là à dire que de prendre une maîtresse est synonyme de conserver un couple uni...là il y a quand même un léger antonasme! pour ne pas faire souffrir les enfants....croyez-vous les enfants stupides pour ne pas se douter du désamour de leurs parents...ils le sentent parfois bien avant eux!
.....la médiation existe pour les couples, il faut cependant que les deux partenaires soient d'accord pour l'entamer
.....Je partage complètement votre point de vue sur le rôle malheureusement pas assez reconnu des beaux-parents (je préfère dire beaux-parents si vous permettez plutôt que beau-père) et de leurs droits par rapport aux enfants qu'ils entourent affectueusement. D'où votre petite histoire vécue....ben oui là ya pas grand chose à dire d'autre que cette malheureuse femme ne donnait pas la place qui lui revenait à son conjoint, c'est clair.
.....vous citez "la famille est la dignité de tout pauvre" moui pour autant que cette famille soit digne...et là pas de généralité socioculturelle.
Les enfants ne souffrent pas plus des situations de divorces que des consensus familiaux désatreux. Ce qui les fait souffrir c'est le conflit autour de ladite séparation...il est des divorces heureux croyez-moi.
@CLVDP
Toujours beaucoup de rancoeur dans vos propos...faites évoluer votre souffrance vers quelque chose de plus apaisé....
Ecrit par : vali | 30 juin 2009
« Toujours beaucoup de rancoeur dans vos propos...faites évoluer votre souffrance vers quelque chose de plus apaisé.... ». Il s’agit d’un défaut de pensée.
Ce n’est pas de la « souffrance qui s’agit de faire évoluer vers quelque chose de plus apaisé » (comme vous le prétendez) mais bien d’avoir assez d’honnêteté et de courage pour s’attaquer à ce fléau destructeur d’humanité.
« vali », Vous écrivez vraiment n’importe quoi !!! Le CLVDP est un réseau de pères violés, spoliés, par une justice mercantile qui exploite les filons des familles en détresses, comme jadis, l’on exploitait les filons des mines… par les familles !!!
Il n’y a donc aucune rancœur dans « mes propos » lesquels sont tirés en conclusions sur des milliers / millions de cas dénoncés depuis plus de 15 ans. Le CLVDP est « ma » fondation. Laquelle dénonce, avec d’autres, depuis plus de 15 ans, les dérives d’une société qui exploite les détresses humaines (lors des séparations / divorces conjugaux et autres).
Je note donc, que pour vous, le fait de décrire / dénoncer des réalités horribles, inhumaines,… sont les faits de ma souffrance ( !?!).
Je cautionne à 100 % les propos de Monsieur ou Madame Leclercq qui écrit, lui (elle) aussi des réalités. Enfin, le CLVDP est aussi constitué de féministes, lesquelles ont le cœur à la bonne place. Ces femmes, comme les hommes, du CLVDP, font toujours les constats d’être rabaissés dans leurs combats par des gens ignorants (le fait de parler sans réelles connaissances), ou stupides, voire malhonnêtes. Toute la société solidaire, mondiale, est basée sur la confiance et régie par des lois.
Ecrit par : CLVDP | 30 juin 2009
@ CLVDP
Mai je sais très bien qui vous êtes mon cher et je connais ce mouvement qui est vôtre.
Mais ne me faites pas croire que cette "oeuvre" n'est pas le fruit résultant de votre propre expérience car là j'aurais de la peine à vous croire.
Donc c'est bien ce que je dis, vous faites de votre expérience un combat.
C'est important en effet de donner un sens aux épreuves et de faire partager cette expérience sous diverses formes, notamment la fondation d'une association ou autre, mais il est plus important encore de ne pas le faire avec hargne.
D'autre part, je ne suis ni féministe, ni anti féministe...ni quoique ce soit, je suis un être humain qui défend autant les hommes que les femmes...et pour ce qui est de parler sans réelles connaissances....cela n'engage que vous de le penser....pour ma part je pense que mes connaissances sont très largement suffisantes pour évoquer certains sujets...mais ceci n'engage que moi
Ecrit par : vali | 30 juin 2009
@Leclercq
"j'en ai bien conscience. dans l'état d'esprit actuel, je pense qu'une femme n'a pas conscience quelle doit investir son nouveau compagnon de l'autorité de proximité. déja qu'actuellement, les méres onts du mal à investir les péres de leur rôle."
100 % d'accord et sur tout le reste.
(Je connais bien Yvon Dallaire). :-)
Des projets d'éducations des parents peuvent apporter de bons résultats. Pour confectionner correctement de bons mets (repas, confitures, soupes,...) on utilise des bonnes recettes... mais pour éduquer des enfants... c'est du n'importe quoi. Il en est de même dans les relations conjugeles... Voici deux des principales dérives de nos sociétés occidentales. Bien cordialement
Ecrit par : CLVDP | 30 juin 2009
@ vali :
« Mais ne me faites pas croire que cette "oeuvre" n'est pas le fruit résultant de votre propre expérience car là j'aurais de la peine à vous croire. ».
Qu’est ce que ça vient faire ici, dans la discussion ? Sur le sujet de Khalid ?
Mais je vous réponds quand même… mais est-ce bien utile ?
« A propos de mon expérience personnelle » ?
C’est bien sûr à partir du moment où j’ai pu rencontre 2, puis 3, puis 30,… pères (6 SDF / 8 en 1994) qui furent violés et spoliés, tout comme moi… dans les mêmes conditions… que nous avons constitué un groupe d’SDF dès 1994. Ce groupe, disparaissant au fil du temps, en raison des errances, des décès prématurés, des suicides,… de ces pères, âgés de 25 à moins de 40 ans, lequel groupe s’est toujours reconstitué / désintégré (au fil du temps) jusqu’il y a quelques années où j’ai pu retrouver quelques survivants de cette hécatombe. Actuellement le CLVDP fait partie d’un réseau mondial de pères violés et spoliés.
« Donc c'est bien ce que je dis, vous faites de votre expérience un combat. »
Pas tout a fait vrai !!! Mais ayant subi – moi-même -- les mêmes barbaries que tant d’autres, on est beaucoup mieux au courant de ces dérives spécifiques.
Maintenant, il suffit de lire des livres écrits depuis quelques années à peine pour que quiconque puisse -- un tout petit peu -- s’en rendre compte.
Si l’on ne met pas les mots justes sur des souffrances, personne ne pourra réaliser l’importance de cette barbarie.
C’est donc, effectivement, à la suite de mes constats d’une multitude d’expériences d’autres pères de familles (similaires aux miennes) que j’ai choisi de réagir – avec eux -- contre ces formes d’inhumanités, en formant un espèce de « Comité » à l’instar des habitants lésés qui créent leurs comités de quartiers.
J’aurais très bien pu choisir ce combat, tout en n’étant pas concerné ! Soit par simple disponibilité. Soit pour raison humanitaire.
Mais… si l’on n’a pas connu – soi-même – ces horreurs, l’on ne peut pas réaliser combien ces horreurs sont destructrices d’humanité. Car nous sommes des témoins des destructions familiales des « autres ». En effet, dans la situation de la « Trilogie du Divorce Conflictuel) l’homme est TOUJOURS diabolisé. Il est alors méprisé à tel point que personne ne veut défendre des gens méprisables. Parce qu’ils n’ont pas assuré leurs devoirs.
Même les services sociaux n’aident pas les gens qui ont failli à leurs devoirs. « Vous avez des droits, mais vous avez aussi des devoirs » nous disent-ils.
En 1995, une responsable d’un grand département de service social m’avoua qu’elle avait connaissance de l’ampleur (prenant de plus en plus d’ampleur) de cette barbarie à l’égard de hommes en situations de ruptures conjugales.
Ma proposition lui fut faite de l’aider à créer une structure d’accueil, d’écoute et d’aide à la personne. Je n’ai reçu aucune réponse favorable.
Tous les services sociaux ainsi que tous les élus politiques sont au courant de cette barbarie envers les hommes (et leurs enfants). Alors… la question restée sans réponse officielle est bien celle-ci : pourquoi, rien ne change, en bien ? Et pourquoi, ça va de plus en plus mal pour les familles en ruptures ?
Pour ma part, il suffirait que 1.000 ou 10.000, voire davantage de pères séparés, d’enfants du divorce, de grands parents, de familles, TOUS victimes de cet arbitraire descendent UNE BONNE FOIS dans la rue, pour crier leurs colères contre ces ignominies… Ça commencerait à changer !
J’ai mes raisons de m’investir – comme tant d’autres -- dans cette cause, comme pour d’autres causes que j’ai à cœur (comme tant d’autres) de défendre. Le CLVDP n’a aucun subside, aucune aide pour fonctionner. Nous travaillons tous bénévolement et sur nos fonds propres. Bien à vous.
Ecrit par : CLVDP | 30 juin 2009
@ Leclercq
" -- un autre type de violent les pervers narcissiques.
vient souvent d'un manque éducatif, d'un manque de pére.
http://www.lien-social.com/spip.php?article212&id_groupe=5 -- »
Vous nous donnez ici la preuve (une vielle publication n° 700 du 11 mars 2004) que les psy peuvent très facilement déceler « Quel est le profil de l’homme violent ».
Compassion et violence sont-elles compatibles, ensemble ?
Alors… on avance ? Bien cordialement,
Ecrit par : CLVDP | 30 juin 2009
Il faut lutter jour et nuit contre l arbitraire et contre tous ces expliqueurs diplomes ,je me tiens a votre disposition pour que triomphe une vraie justice ,et selon mes moyens Jose
Ecrit par : Jose Renard | 04 février 2010
Merci José. Avez-vous lu mes derniers billets?
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/02/04/cancer-fin-et-renouveau.html
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/02/03/un-de-plus-condamne-a-36-ans-pour-viol-acquitte-par-l-adn.html
Ecrit par : hommelibre | 05 février 2010
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