Joies et larmes

Hier soirée télé. Bretagne contre Bretagne. Rouge et noir. Couleurs partagées dont l’une des équipes s’est défaite pour la circonstance.

Guingamp.jpgParcours exemplaire jusque là. Volonté, ténacité des deux côtés. Au final, le petit l’emporte sur le grand. Comme David contre Goliath, comme le petit poucet contre l’ogre. Il y a toujours une sympathie envers le plus faible, surtout s’il se hisse à la hauteur du plus fort à force de courage et de savoir-faire.

Hier soir, la finale de la Coupe de France a été un moment de fraîcheur. Guingamp, équipe de L2, a battu Rennes qui évolue en L1. Encaissant un but en deuxième mi-temps, les petits ont égalisé deux minutes après, avant de marquer encore et de terminer le match sur le score de 2 à un.

Il fallait voir la joie des joueurs pour la victoire historique d’un L2 contre un L1. Les sauts de cabris de l’entraîneur.

Il fallait aussi voir la tristesse des vaincus. Même en finale, après un parcours où ils ont forcément été méritants, la défaite vous plonge dans l’abîme. Une sombre, bien sombre tristesse et quelques larmes retenues tirait leurs visages vers le bas. Seule la victoire est belle.

Cette joie des uns, cette tristesse des autres, si lisibles, les ramenaient à leur humanité, à l’enfant en eux. Fraîcheur de la joie éclatante, fraîcheur de la tristesse silencieuse.

Fraîcheur des enfants de footeux venus sur le terrain tenir la main de leur père, sur la pelouse du plus grand stade de France.

Le foot est sympa quand il est aussi naturel, expressif et fair play.

 

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